Articles Tagués ‘Super-Héros’

Rock Star

En soi, Rock Star est un petit film sur l’univers de la musique sympathique. Le genre de truc vite vu, vite oublié avec une Jennifer Aniston en mode automatique et une présence scénique de Mark Wahlberg impeccable (guère étonnant, je rappelle à tout hasard qu’il a été chanteur dans une autre vie). Là où ça devient intéressant, c’est quand on commence à lire entre les lignes du film et à s’intéresser à sa genèse. Être fan du groupe Judas Priest aide aussi. En effet, Rock Star « s’inspire » du passage de Tim Owens dans le groupe, ou comment un fan dans un groupe spécialisé dans les reprises de Judas Priest se retrouve propulsé Lead Singer pour remplacer Rob Halford. Et pour ceux qui en douterait, le titre de développement de Rock Star était « Metal God« . Du coup, il est facile de remonter la piste des coïncidences entre le film et la réalité : le départ d’Halford dû aux tensions dans le groupe, le processus créatif dans les mains du guitariste/bassiste… Bon après, on est assez loin de l’histoire « normale » d’Owens et Judas Priest n’avait aucun contrôle créatif sur le scénario. Donc en attentant un vrai biopic sur Judas Priest, Kiss ou Black Sabbath, il faudra se contenter des miettes qu’on jette aux métalleux. Bien évidemment, la bande son déchire.

4/5

Major League 1 & 2

Une petite madeleine de Proust, toujours agréable à regarder. Si vous aimez les comédies sur le sport et le baseball en particulier, je pense que Major League est un indispensable.

4/5

On l’appelle (toujours) Trinita

Il se trouve que les films sont sur youtube, en entier… J’étais tombé par hasard dessus, et de la même façon que je tombe par hasard sur un film de Terence Hill et Bud Spencer sur la TNT, je ne peux pas m’empêcher de regarder. C’est peut-être la nostalgie qui parle, mais contrairement à pas mal de films de la même époque, je ne trouve pas ce que ces productions aient pris un coup de vieux et je ne m’en lasse jamais !

4.5/5

Logan

Vous n’êtes pas sans savoir que j’ai ma dose de films de super héros, je les accueille désormais comme ils viennent, sans enthousiasme. Logan ne déroge pas à la règle, d’autant plus qu’on sait comment il se termine vu que Hugh Jackman a raccroché les griffes. Pour le chant du cygne du personnage, j’avoue que j’en attendais bien plus. Il y a bien quelques bonnes idées, mais globalement c’est bien sans plus. Pas à la hauteur, encore une fois, ni dans le propos ni dans les ambitions.

2.5/5

XXX: Le retour de Xander Cage

Pas grand chose à en dire sinon que c’est à la hauteur de la bande-annonce : particulièrement débile ! Un scénario à base de punchlines et de grosses ficelles qu’on voit venir de très loin. Je pense qu’on est au niveau zéro de ce que peut produire Hollywood…

0.5/5

Lego Batman, le film

C’était moins bien que Lego, La Grande Aventure, mais sympathique tout de même. Un poil trop orienté kids et trop d’auto-références pour plaire aux néophytes. Je recommande plutôt l’autre film Lego donc. Et avant que le gimmick ne perde déjà sa saveur (Ninjago…)

3/5

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Tokyo Fiancée

Je ne suis pas fan d’Amélie Nothomb. J’ai dû lire un ou deux de ses bouquins qui traînaient sur un coin de table chez ma meilleure pote. Livres que j’ai oubliés à un détail près : ils étaient courts, écrits en gros caractère et semblaient remplis de vent. Mais bon, l’auteure étant amoureuse du Japon, je pouvais bien faire l’effort de mater un film inspirée d’un livre à haute teneur en autobiographie. Et c’était pas terrible. En fait, le rendu final est assez proche d’un « Amélie Poulain au pays nippon », avec une voix-off totalement insupportable qui raconte ce que des images devraient suffire à comprendre. On aura bien compris la désillusion amère est au cœur de l’expérience tokyoïte de Nothomb et c’est assez bien retranscrit dans le film, mais non sans une lourdeur pathologique à cause de cette foutue voix-off. Et pour pourtant Pauline Etienne est mimi et colle parfaitement à l’idée du personnage. C’est juste… globalement insipide. Et mou. Ca pue l’adaptation bête et méchante d’un livre qui n’a pas grand chose d’intéressant à raconter de base (comprendre « le film manque d’enjeux et de conflits »). Au mieux, on profitera des paysages de Tokyo et de quelques moments qui font sourire. A noter que je l’ai maté juste après Les Délices de Tokyo, donc on est clairement dans « deux poids, deux mesures ».

2/5

Kickboxer Vengeance

Jean-Claude Van Damme a ma sympathie. Il ne fait que des films pourris en Europe de l’Est depuis des années, pourtant, je suis attaché à mon idole de jeunesse. Et puis de temps en temps, il sort des ovnis géniaux comme JCVD ou Welcome in the Jungle. Du coup, j’ai accueilli ce remake de Kickboxer avec un minimum de méfiance, genre « allez, on est fous, pourquoi pas ». Et là c’est le drame. Je m’attendais pas à un chef d’oeuvre, j’avais même déjà ma note en tête après la bande-annonce : 2. Et bien c’est pire ! C’est filmé avec les pieds. Ou monté avec les pieds (je ne comprends toujours pas pourquoi on s’obstine à monter les films de bagarre à l’occidentale quand Jackie Chan a montré pendant 40 en Chine la façon de filmer un film de karaté…). Dire que l’acteur principal a le charisme d’une huître est faire injure à l’ensemble des lamellibranches ! Le méchant est… Drax, des Guardiens de la Galaxie, histoire de bien continuer le white-washing en cours à Hollywood. Pour un film en Thailande, ça la fout mal. L’histoire est… à peu près la même. Les références au premier opus sont lourdes (« vous avez vu, on défonce un jukebox dans un bar, hahaha, c’est drôle ») Et JCVD… JCVD… sérieusement… J’ai beau fouillé dans mon capital sympathie engrangé depuis les années 80, je ne peux rien faire pour défendre son rôle. Un belge maître en arts martial d’asie du Sud Est à la rigueur, parce que la suspension d’incrédibilité à bon dos. Mais il s’approprie tellement le film, faisant passer le supposé héros comme son faire-valoir dans toutes les scènes où ils sont ensemble, qu’il en devient insupportable. Il avait l’occasion de prouver une palette de jeu plus vaste, plus en retrait, mais les muscles de Bruxelles ont un besoin évident de satisfaire un ego en manque de bons scénarios. Et puis ça balance des généralités à tour de bras, depuis « je n’ai pas envie de perdre deux fils » jusqu’au discours de motivation en combat final les moins crédibles de l’histoire du film avec des combats finaux. Je ne parlerai même pas des lunettes de soleil qu’il porte tout le temps, parce que – moi, je sais, j’ai vu sa télé-réalité – monsieur JCVD ne veut pas qu’on voit qu’il vieillit avec ses pattes d’oie. Le meilleur du film, c’est le début du générique de fin où on voit la scène de danse du premier film. Faites-moi plaisir, allez revoir l’original.

0/5

Pas de BA pour les étrons, juste celle des bons films massacrés sur l’autel des remakes.

Captain America – Civil War

Je pense que j’ai officiellement atteint le point de non-retour en ce qui concerne les mecs en collants. Sur le papier, le troisième opus consacré au boy-scout Marvel a tout pour faire un bon divertissement, avec de la bagarre, de la course poursuite, des blagues… mais j’en peux plus. La note n’est pas réflexive de ce que j’ai éprouvé au fond : de l’ennui. Toutes les aventures chez Marvel – hormis les « origin stories » telle que Iron Man – manquent d’enjeux, les films ne sont plus que de gigantesques bandes annonces promouvant les films à venir tout en se reposant paradoxalement sur une demi-douzaine de films passés. On ne pige pas spécialement ce qui se passe entre les personnages si on a pas vu les films d’avant et on s’en cogne de ce qui se passe dans le film actuel puisqu’il n’apporte fondamentalement rien aux personnages. J’ai maté ce Cap en mode automatique, à base de « ah… », « bagarre bagarre », « oh… », « bagarre bagarre », « et ? ». Le plus excitant dans le film, c’était Spider-Man, qui va juste revivre sont troisième reboot en 10 ans. C’est dire… Je m’en tamponne de Rogers, de Starks, de Tchalla, de… de tous en fait. C’était chiant. Encore un film charnière pour annoncer l’homme araignée, Black Panther, accessoirement Thor/Hulk, et le méga bloubiboulga que sera le dyptique Avengers.

3/5

Ouais, non, en fait 1.5/5

X-Men: Apocalypse

Et encore des mecs en collants… Deux dans le même mois, c’est désormais trop. Mais je dois avouer que je partais plus confiant que pour le Captain car Days of the Future Past (le deuxième épisode de cette deuxième trilogie sur les mutants de la Fox) était sympa. Et j’ai vite compris que ce serait le drame… On se tape une exposition qui dure presque une heure, le temps de rappeler à nos bons souvenirs qui sont les gentils d’avant (Xavier, Mystique, Magneto, Quicksilver, Moira, Havok, le Fauve), qui sont les nouveaux gentils (Jean Grey, Cyclops, Nightcrawler), qui sont les nouveaux méchants (Apocalypse, Storm, Angel, Pyslocke). L’air de rien, ça fait déjà 14 personnages. Une fois que c’est fait, il est largement temps de rajouter la dose de fan service : la séquence « ralenti et musique cool » de Quicksilver (l’unique moment bien du film) et le moment Wolverine. Après, il faut s’inquiéter de la continuité de la licence, on a déjà commencé avec Wolverine pour expliquer comment il est devenu amnésique, il faut s’occuper des cheveux de Xavier par un artifice bidon. Une petite séquence de bagarre, et hop, emballé c’est pesé. Encore un film bien ennuyeux qui souffre de la présence d’un mauvais scénariste à la barre (Simon Kinberg) qui se contente d’appliquer ce qui a bien marché par le passé et de faire passer l’aura de la l’acteur avant l’intérêt des personnages (d’où Mystique en héroïne désintéressée, Magneto repentant pour la sixième fois, Sansa Stark surexposée et à contrario Jubilee littéralement en potiche par exemple). Apocalypse ne donne pas l’impression d’être le grand vilain qu’il devrait être, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux tout en donnant un côté kitch à l’ensemble… Bref, c’était long, mal rythmé, pas intéressant et avec des personnages qu’on ferait bien de mettre au placard pour passer à autre chose…

1/5

Warcraft

Duncan Jones est un réalisateur que j’apprécie (Moon). En revanche, et ça s’est un peu vérifié avec Source Code, dès lors que des gros studios mettent la main dans ses projets, sa démarche en tant qu’auteur s’en retrouve lésée pour un résultat somme toute moyen. Du coup, un projet comme Warcraft avait toutes les chances de le tourner en « Yes Man ». Fort heureusement, le gars est un joueur et s’est battu pour imposer sa vision de l’adaptation vidéoludique. C’est peut-être la raison pour laquelle on évite le naufrage complet. Les enjeux sont clairement présentés en s’éloignant de l’écueil « tout ce qui n’est pas humain est forcément méchant », les personnages sont intéressants sauf les héros humains et même si on y connait rien comme moi à l’histoire du jeu Warcraft, on pige ce qui se passe dans le film. Sur ce point-là, on ratissait large pour le grand public. Mais le film se vautre complètement sur l’esthétique héritée du jeu qui donne un cachet ultra-kitch à l’ensemble. Surtout chez les humains. Il suffit de regarder l’armure du roi pour s’en rendre compte… Encore une fois, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux et si les orcs en imposent, tout le reste fait carton-pâte numérique (notamment les décors). Je prédis que le film vieillira très mal. Quand on voit ce que Peter Jackson à réussir à faire en décor naturel, je m’étonne encore qu’on choisisse la solution cheapos du fond vert dans tous les coins pour les films fantasy. Ajoutons à cela les acteurs les moins investis du monde du côté des humains (les moins investis ou les plus gênés par les fonds verts), un combat final expédié et un scénario pensé pour amorcer une trilogie qui ne verra probablement jamais le jour et vous avez pour moi une dépense d’argent bien dispensable… et vous avez un film juste très moyen.

2.5/5

Blind Dating

Ca ne révolutionnera pas l’histoire de la comédie romantique mais on pourra souligner un certain effort sur les personnages avec un aveugle et une exilée indienne en Amérique dans le duo de charme. Un effet de « nouveauté » qui passera trop vite sur les réels problèmes inhérents au handicap pour l’un et au poids des traditions pour l’autre quand l’amour est en jeu. On passera allègrement aussi sur le fait que – comme toutes les romcoms – le cœur de l’intrigue repose sur 2 idiots qui n’arrivent pas à communiquer… Reste des petites vannes marrantes grâce au frère du héros, le plus développé des personnages secondaires quand les autres font de la figuration avec une caratérisation qui tient sur un timbre poste. Au final, je ne peux même pas vous le recommander…

2.5/5

Central Intelligence

Comment dire… C’est vraiment un mois très moyen au niveau des films que je m’enfile. Rien d’excitant, de nouveau, de wow!, de fun… Central Intelligence est dans la norme des films capitalisant sur le potentiel sympathie de The Rock et Kevin Hart pour attirer les spectateurs dans les salles. Une fois dedans, la place payée, on n’a guère de scrupules à leur proposer un scénario mâché, digéré, déféqué et remâcher derrière. Du coup, le film est porté uniquement par le duo d’acteurs. Et encore, il faut vraiment faire abstraction du caractère idiot de celui de Dwayne Johnson qui jamais, ô grand jamais, n’aurait pu entrer à la CIA compte tenu de son caractère obsessionnel intrinsèque. A noter que je suis tombé sur une version unrated malgré moi, donc plein de blagues improvisées par les acteurs et de plans inutiles, alourdissant de fait le rythme du film qui n’en possède que peu.

2/5

Bad Neighbors 2

Et c’est parti pour la suite commerciale d’un film que personne n’attendait et qui a plutôt bien fonctionné au box-office. Film qui était divertissant, cela dit en passant. Donc on prend les mêmes et on recommence. Même formule, même scénario, même enjeux, pas du tout le même intérêt. Ca commence à se sentir que je suis fatigué de chroniquer des films bordeline pourris ce mois ?

2/5

Ghostbusters, le reboot

Non. Non-non-non-non. Non ! Juste non !

0.5/5

Macross Delta

Au milieu d’un mois tout pourri niveau film, je me suis dit que j’allais sauver cet article grâce à une valeur sûre : Macross. Et que même si c’était moyen, mon côté fanboy prendrait la relève et encenserait le dernier anime en date de licence. Sauf que voilà, j’ai beau être hardcore et vénérer Macross, Delta franchit un cap dans le mix mécha-romance-musique. Il faut dire que mettre l’équivalent science-fiction des magical girls, c’était couillu et ça a dû prendre pas mal de monde en route. Maintenant, on envoie carrément des jeunes filles en fleur avec des jupettes à réaction chanter sur les champs de bataille pendant que les Valkyries combattent autour. C’était osé. Mais j’ai dit « allez, pourquoi pas ». On fait connaissance avec un groupe de chanteuse « idols » comme on en trouve des tonnes au Japon, un p’tit qui veut voler dans le ciel bien évidemment, l’habituel triangle amoureux et puis une nouvelle race d’humains qui vient faire la guerre au reste sous des prétextes plus ou moins fallacieux… Bref, du Macross. Et si le début est péchu en dépit de choix scénaristiques déconcertants, ça part vite en cacahuète. C’est bien simple à partir de l’épisode 13-14 (soit à la moitié de la série, hein), il ne se passe plus rien. Finis les combats spatiaux (hormis deux-trois escarmouches histoire de dire), la romance passe au second plan (avec deux-trois mièvreries histoire de dire et un final (abo)minable) et les chansons passent quant à elles en boucle au point de devenir fatigantes (et pour le coup, c’est vraiment très pop japonaise… le genre de truc que vous entendez sur une borne de DDR). Pendant ce temps, la politique et les tarabiscotages associés s’expliquent et se font expliqués jusqu’à un final mou et sans enjeu. C’est triste à dire, mais je me suis fait chier devant Macross Delta

2/5

Mike and Dave Need Wedding Dates

Qui l’eût cru ? Le meilleur des films du mois est une comédie avec la moitié du cast de Dirty Granpa et la moitié du cast de Pitch Perfect… A croire que les rôles de débiles siéent (ouh, c’est pas une conjugaison qu’on a l’habitude de faire dis donc) à Zac Efron et Anna Kendrick (assez proche de ce qu’on a vu dans l’excellent Mr Right, d’ailleurs) ! Car oui, le film est débile mais ça m’a fait marrer. Largement plus que des comédies à gros budget sus-vues. C’est le moment de débrancher le cerveau et passer un moment sans complexe dans le canapé.

3.5/5

Star Trek Beyond

Le premier épisode était divertissant, le second une abominable bouse. Autant dire que j’en attendais pas grand chose. D’autant moins que je ne suis pas trekky pour deux sous. Somme toute, c’était à la hauteur du premier opus : divertissant. Je crois qu’on peut remercier Simon Pegg de s’être penché sur le scénario pour éviter un naufrage à la Khan et à Justin Lin pour son sens de l’action (c’est monsieur Fast & Furious). Honnêtement, vues toutes les daubes que je me suis farcies ce mois, je ne suis peut-être pas hyper objectif mais ça reste un excellent film pop-corn auquel on pardonnera les raccourcis scénaristiques…

4/5

Splash

Quand j’étais petit, c’était un de mes films préférés. Et je crois que je ne l’avais pas vu depuis 20 ans. Du coup, difficile de rester objectif, dans un sens ou dans un autre. Je suis surtout étonné de voir qu’aucun remake de ce film n’a encore été annoncé. Ce qui est plutôt étrange puisque c’est la mode de ruiner les films des années 80’s. Le film n’a pas spécialement pris de coup de vieux, il est juste bourré de CDLS. Pourquoi la sirène ne peut rester qu’une semaine ? Pourquoi ne peut-elle par revenir ? Comment Tom Hanks respire sous l’eau ? Comment ont-ils fait rentrer cette fontaine dans la chambre ? Pourquoi Hanks n’est pas pétrifié à l’idée d’avoir une stalkeuse ? Et j’en passe. Les années 80 : là où tout était plus simple !

3/5 (facteur nostalgie)

Ghost In The Shell – The Movie

Ghost in the Shell est l’un de mes animes favoris. Le deux est une bouse. J’avais bon espoir de regarder un revival correct. Echec. Long, intéressant, confus, sans génie… Une perte de temps, globalement. A noter que je n’ai pas encore vu Stand Alone Complex, je ne sais pas si là série est connecter à ce film ou si elle peut expliquer ce qui se passe en méta dans le film. Pris en temps que tel, le film ne vaut pas un clou que ce soit sur le scénar, la qualité de la réal, la musique… Bien évidemment, il souffre de la comparaison avec son illustre ainé, mais même sans ça, ça reste un anime générique sans âme. Bouh !

1/5

Justice League vs Teen Titans

Le dernier dessin animé de DC est connecté – une fois de plus – aux derniers Batman produits (Bad Blood et compagnie). Et c’est un run que je n’apprécie par particulièrement, la faute à Damian Wayne qui mérite des baffes et à un Batman sans attrait. Mais ça, je ne le savais pas au début. Du coup, j’ai dû faire abstraction de mes a priori en découvrant le Robin tête-à-claque. Notons également que si je suis team DC, je n’ai pas de connaissances poussées en matière de Teen Titans, je ne peux pas juger de la cohérence des personnages par rapport à leurs canons comics. Ceci étant dit, j’ai passé un agréablement moment ! Nettement plus qu’en compagnie des derniers Batman. Les Titans sont cools et rafraichissants dans un DC-verse qui lorgne globalement du côté de la ténébritude. C’était rigolo, punchy et il y a de l’espoir pour Damian s’ils continuent encore de l’utiliser. Bref, du bon ! Et je pense qu’au moment du Rebirth DC, j’irai voir ce qui se passe chez les Titans.

4.5/5

Battle of the Year

Ma seule excuse pour mater ce film s’appelle Caity Lotz. Tout comme elle est ma seule excuse pour mater Legends of Tomorrow en dépit du caractère très nul de cette série. Malheureusement, le temps de présence à l’écran de la blonde est aussi ridicule que la globalité du film. Non pas que le sujet soit mauvais (un concours de dance hip-hop…), c’est pas le premier film avec un concours et la formation d’une équipe par un entraineur désabusé que je vois, ni le dernier (ça s’apparente globalement à une trame archi-éculée d’un film de sports d’équipe, genre Major League pour citer le premier qui me vient à l’esprit). Sauf que là, c’est très mal écrit, joué en mode automatique, réalisé sans grand talent et monté avec les pieds. Maximum combo pour une bouse sans intérêt !

0.1/5

Neighbors

J’ai vu passer la bande-annonce du 2 alors que j’attendais pour une vidéo sur Allociné. Ca avait l’air rigolo, alors ma curiosité m’a poussé à voir le premier (en dépit du fait que c’est pas l’équipe de This is the End, un très mauvais film). Et bien, c’était une bonne surprise. Ca ne va pas révolutionner le monde de la comédie, mais ça reste sympathique pour conclure un week-end. Je ne m’attendais pas à trouver Zac Effron supportable, mais il s’avère que la comédie lui sied plus que la rom-com d’ados.

3/5

Dirty Granpa

Du coup, j’ai enchaîné sur un autre film avec Zac Effron dans lequel son image de bogoss en prendrait un coup. Comme Neighbors, ça se laisse regarder avec le plaisir coupable de mater un truc un peu ras des pâquerettes. En fait, le film vaut surtout pour la prestation à contre-emploi de De Niro en grand-père iconoclaste (j’ai l’impression que le trash-light est à la mode en ce moment dans les couloirs des productions hollywoodiennes – bientôt l’overdose ?). Sans grande prétention, ça tient la route.

3/5

42

Je ne suis pas spécialement fan de biopics à moins qu’ils touchent par effet de bord un sujet que j’aime (genre biopic + musique = The Runaways/Control). Du coup, comme le film parle de baseball et notamment du premier Noir en Major League dans une Amérique pré-Luther King, je me suis laissé tenté. Et j’ai aimé. Après, si vous n’êtes pas fan de sport, vous pourrez toujours vous raccrocher au ségrégationnisme historique que les USA ont connu (ça fait pas de mal de rappeler qu’ils reviennent de loin côté droits civiques, les amerloques). Sinon, je doute que le film intéressera beaucoup de monde dans notre hexagone tellement le sujet est loin de notre culture. Pour les fans uniquement.

4/5

A Life Less Ordinary

Je m’en souvenais plus. Le film est nettement plus bizarre que dans mon souvenir avec les anges et ce kidnapping qui tourne étrangement. Après le film reste intéressant, étrange mais intéressant. Et il repose essentiellement sur le couple d’acteurs et la caméra de Danny Boyle.

3/5

Deadpool

Tout le monde s’est extasié devant Deadpool, criant Eugénie à qui voulait l’entendre. Je vais garder un avis plus réservé, en dépit de la bonne note que je lui attribuerai. A cela plusieurs choses. D’une part, c’est une n-iène origin-story, et ça commence à me saouler (en fait, les films de super-héros en général commencent à me saouler – on va s’en taper encore jusqu’en 2020 mais j’espère que la mode va passer, comme les westerns) (au passage, j’aimerais bien que les westerns reviennent… les vrais, pas des trucs qui font peur comme le remake des 7 Mercenaires…). Cette origin-story me semble être difficilement insérable dans le X-Men-verse en terme de date vis-à-vis de l’Arme X, mais seuls les puristes auront fait le calcul. D’autres part, on m’a survendu le caractère irrévérencieux du film/personnage et honnêtement, c’est pas spécialement le cas. A ce propos, je vous engage tous à voir Super, voilà un vrai film de super-héros trash ! J’ai trouvé aussi que de mettre le film interdit au moins de 18 ans était abusé (en Amérique tout du moins, il en faut plus pour choquer les Français qu’une paire de fesses à l’écran) et que le scénario se laissait aller à la facilité sous prétexte de montrer que « vous avez vu ? on est vulgaire ! ». Encore une fois, Super fait un meilleur boulot que Deadpool. Et j’ai peur que le succès de Deadpool fasse des petits qui se mettent à cloner les gimmicks « je parle à la caméra pour dire des trucs rigolos » sans comprendre l’intérêt de le faire. Ceci étant dit, on passe vraiment un super moment : c’est fun, décomplexé, brainless et on en demande pas plus d’un Deadpool ! Et puis Negasonic Teenage Warhead est cool !

4/5 (objectivement, moins)

American Hero

Je disais que les films de super-héros commencent à me saouler. Je suis donc aller regarder du côté des indés. Ce film est à mi-chemin entre Deadpool et Hancock. L’excuse du 4ème mur est ici cautionnée par un documentaire sur un super-héros local, super-héros trash qui boit, fume, déconne et j’en passe. Le film souffre malheureusement d’un scénario poussif qui ne va pas au bout des choses et ne donne pas un sentiment d’accomplissement à la fin du film. Dommage, c’était une bonne idée sur le papier et ça faisait plaisir de revoir Stephen Dorf. Un film indé qui restera probablement dans la DVDthèque de complétionnistes sur le genre.

2.5/5

File:Batman- Earth One.jpg

Earth One: Batman est un comic-book créé par Geoff Johns et Gary Frank, l’équipe créative derrière Superman: Origines Secrètes.

Si vous n’êtes pas familier de DC comics (on ne sait jamais, vous n’avez peut-être jamais posé un oeil sur mon blog), du multivers et de la Terre 1 en particulier, je me fais fort de vous rediriger vers un précédent article qui explique les bases. Si vous avez oublié, même tarif.

Maintenant que tout le monde est à peu près au point, intéressons-nous à cette nouvelle mouture de Batman. Comme le Superman sus-lié, Batman n’existe pas en tant que tel. Terre 1 étant un univers où les super-héros ne sont pas encore sortis du placard, il faut bien commencer par les bases. Comme le Superman, nous allons donc découvrir les origines de Bruce Wayne et ses plus proches collaborateurs (Gordon, Alfred…).

Encore des origines… C’est un peu la lubby du moment. Entre les films, les séries et le reboot, on aura eu le droit à quasiment que ça ces dernières années. Certes, elles sont nécessaires, mais Batman restant Batman, difficile de faire aussi original que ce que j’avais pu lire dans le Superman: Earth One ou voir avec Arrow. Johns joue donc sur les mêmes traumas que la trame historique (meurtre des parents) et utilise des « canons » instaurés par la dernière trilogie Nolan : Lucius Fox, l’entrainement, l’exil, premiers échecs… Quand on sait que Batman Begins s’inspire très largement de Batman: Year One, on finit par instinctivement comparer ces « nouvelles » origines avec celles de Year One. Le constat est sans appel : le travail de Frank Miller surpasse celui de Johns, un peu fainéant sur le coup. Exactement le même problème que sur le Superman: Secret Origins ! La peur de déstabiliser les anciens lecteurs tout comme les potentiels nouveaux qui ne connaissent que les films. Alors sur la gamme Earth One, tout est permis.

On a déjà eu un Batman amateur un peu loser, un Alfred balèze, une Gotham City crade mais pas trop. Bref, ça sent le réchauffé et c’est dommage. Reste un vilain révisité plutôt sympathique mais, qui encore une fois, rappelle par bien des aspects un certain Batman: Le défi de Tim Burton. Finalement, ce que j’ai presque préféré, c’est Gordon, son nouveau partenaire et un Alfred plus bad-ass qu’il ne le devrait et son conflit avec cet idiot de Batman.

Les dessins de Gary Frank s’adaptent beaucoup mieux au chevalier noir qu’au boy-scout et côté graphisme, c’est vraiment très agréable à regarder, notamment beaucoup de planches pour unique dessin. Alors certes c’est très joli, mais côté narration BD, on m’empêchera pas de penser – encore une fois – que c’est un peu fainéant. Reste que Frank possède un style particulier, notamment sur les visages, et qu’il faudra se faire sa propre idée. Néanmoins, sur Batman, ça fonctionne très bien et on ressent parfaitement tout le côté « humain » derrière le masque.

L’avantage de la gamme Earth One, c’est qu’elle sort une fois tous les 36 du mois. Elle ne ruine pas le budget et elle n’a pas besoin d’une continuité pour s’apprécier. En revanche, elle n’est disponible qu’en anglais et, aux dernières nouvelles, c’est pas prêt d’arriver par chez nous ! L’offre Batman étant suffisamment riche sous nos vertes contrées, notamment avec l’édition de la Cour des Hiboux ou les ré-éditions du couple Loeb/Sale (Long Halloween, Amère Victoire…), il y a de quoi faire sans s’embarrasser d’un nouveau type de Batman mi-rétro, mi-moderne et mi-rétro derrière. Earth One: Batman s’adressera donc aux plus complétionnistes des fans de la chauve-souris. En plus, bien que de qualité au-dessus de la moyenne pour un graphic novel, celui-ci ne déborde pas de bonus.

J’attendais beaucoup plus de ce Earth One pour Batman. Plus de folies, plus de nouveautés, plus de Earth-onittude. Pour moi, Goeff Johns est passé à côté de son sujet et nous a pondu un truc certes très maîtrisé mais sans risques et bien trop propre pour mériter un achat, surtout comparé à l’offre existante. Les puristes et ceux qui veulent un truc équivalent (mieux mais moins mainstream) se tourneront vers le Batman: Year One (en bundle avec le dessin animé, en plus !) sans se poser plus de questions.

Justice League #1: Origin est le premier recueil des nouvelles aventures de la Justice League (fascicule 1 à 6), avec Geoff Johns au scénario et Jim Lee aux dessins.

Avant la Justice League, il n’y avait que des super-héros dans leur coin. Sous la menace de Darkseid, Green Lantern, Flash, Batman, Superman, Wonder Woman et Aquaman vont s’allier pour sauver la terre…

Le pitch est minimaliste, je vous l’accorde. En même temps, pour la première histoire du grand reboot DC, il valait mieux faire simple pour ne pas perdre des lecteurs « ancienne génération » et glaner un maximum de nouveaux portefeuilles ! Ce premier recueil se place 5 ans avant les premières aventures aventures de la grande refonte de l’univers DC (oui, on reboote et on fait des préquelles au reboot dans le reboot… quand je vous disais que les lecteurs DC devaient nécessairement être dotés d’une intelligence supérieure pour tout piger à ce qui se passe !). Faisant table rase du passé (ou presque, mais j’y reviendrais), ce Justice League a la lourde tâche de réintroduire les personnages phare de l’univers avec des bouts de leurs nouvelles origines, des bouts de leurs nouvelles psychologies et des bouts de nouvelles relations.

De fait, très honnêtement, l’histoire d’invasion extra-terrestres orchestrée par Darkseid, on s’en bat l’oreille. C’est pas très futé, très linéaire et franchement, pas le plus intéressant du livre. L’intrigue est menée tambours battants, quasiment sans pause dans les torgnolles distribuées entre deux super-héros ou entre un gentil et un vilain. En gros, c’est comme si vous lisiez un comic-book réalisé par Michael Bay, non par Michael Mann… Ca explose dans tous les sens ; on frappe avant, on discute après ; on démonte tout ce qui a plus de 4 membres sans distinctions et on s’exprime par onomatopées pour se faire comprendre (j’exagère un peu, mais c’est pour montrer que vous n’allez pas l’acheter pour la finesse de l’histoire). Au final, j’aurais à reprocher à Goeff Johns l’espèce de même naïveté que j’ai pu lire dans Les origines de Superman.

L’important dans cette préquelle, c’est la reprise de contact avec des personnages qu’on connaît mais qui ont changé ! L’équipe de base est déjà bien fournie, même si on note l’absence du Martian Manhunter. Revue d’effectifs :

  • Batman : A priori, c’est l’un des personnages qui a le moins été affecté par le reboot. La plupart de ces histoires d’avant sont conservées. Il est toujours sans pouvoir (ce qui lui vaut les railleries de ses nouveaux potes), il est toujours aussi taciturne et solitaire (je mets pas encore « psychopathe », mais c’est sûrement une question de temps…). Il y a tout de même une chose super surprenante au sujet de ce personnage… mais j’en dis pas plus pour ne pas spoiler.
  • Green Lantern : De tous, c’est normalement le personnage dont la continuité est directe par rapport à avant le reboot. Hal Jordan est un gros déconneur, le trublion du groupe qui fait des blagues et se la pète ! En gros, il est drôle et énervant à la fois, à l’image de ce film pourri (rassurez-vous, en papier, ça passe nettement mieux qu’avec Ryan Reynolds !).
  • Wonder Woman : J’ai bien aimé ce personnage. Elle vient tout juste de débarquer de son île, n’y connaît rien aux choses modernes (pas même aux ice creams…) et tout ce qu’elle aime, c’est taper sur des trucs. Le personnage est rigolo dans sa candeur et déboite au combat.
  • Flash : De base, je ne connais pas grand-chose à Flash. Mais visiblement, on garde le flic qui a eu un accident électrique et devient une pile électrique. Il est moins guignol que dans les dessins animés et se révèle au final très policier, tant dans sa façon d’agir que dans celle de penser.
  • Aquaman : Il n’a pas un rôle très important pour apparaître assez tard dans l’aventure, mais le peu qui a été dévoilé donne un aperçu assez intéressant du personnage. A noter que la série régulière d’Aquaman est aussi écrite par Geoff Johns et pourrait mériter de s’y attarder lors des prochains recueils.
  • Cyborg : Sauf dans le dernier dessin animé que j’ai chroniqué, normalement, Cyborg ne fait pas partie du line-up original. On découvre donc personnage finalement assez intéressant, notamment dans sa relation avec son père et son changement « physique » malgré lui. Une bonne surprise et un ajout intéressant pour la League (et puis un type qui touche sa bille en informatique, ça peut être utile…)
  • Superman : Bon, cela n’aura échappé à personne, Superman n’a plus son slip ! Sans aucun doute le plus gros changement polémique du reboot (ça et le pantalon de Wonder Woman… visez la hauteur du débat) ! Hormis cela, le personnage semble plus prétentieux qu’avant, plus sûr de lui et nettement plus téméraire. Honnêtement, j’attends de lire les premiers recueils pour mieux juger de la refonte du personnage.

L’équipe doit donc faire face à ses premiers conflits d’intérêts et de personnalités. L’ensemble est bien rendu, quoique qu’on note un côté tout de même bien adolescents dans le comportement des personnages. Parfois, on aurait l’impression de lire un truc de la Young Justice… C’est dire. Mais les interactions entre les super-héros sont bien trouvés, avec des répliques sympas, donc, on passe dessus. Les personnages sont aussi mis dans un monde qui découvre les super-héros et se méfie d’eux (euphémisme) ; ils doivent faire aussi faire à l’opinion publique qui ne verse pas spécialement de leur côté et mélange allègrement vilains extra-terrestres et gentils héros (tiens… encore comme dans la Young Justice…).

Jim Lee aux dessins fait du Jim Lee. C’est propre mais ultra-calibré mainstream, sans surprise, sans changement de style par rapport à ce qu’il avait fait sur Hush. Du Jim Lee quoi. On aime ou on aime pas, mais ça reste joli, très dynamique, et supporte le scénario comme il se doit.

J’ai choisi de les lire en anglais. Le recueil concerné est cartonné avec une jaquette, des couvertures alternatives, des crayonnés et des recherches de costumes à l’intérieur. Ce même tome est également sorti en français chez Urban Comics, mais je n’ai aucune idée de son contenu ou de la qualité de la traduction (commentaires bienvenus, merci).

Justice League fut un énorme carton au relaunch de l’univers DC (7 ou 8 ré-impressions déjà pour le premier fascicule). Ce premier recueil me semble réellement être un indispensable pour qui souhaite se lancer en douceur dans le (nouvel) univers DC. Un must !

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