Articles Tagués ‘Mariage’

John Wick 2

John Wick revient, et c’est toujours aussi bon ! Un rôle taillé pour le monolithique Keanu Reeves, un univers de hors-la-loi codifié qui va se voir décliné en série (probablement à juste titre tant ça parait vaste). La recette Wick n’a pas changé, perd en panache et en surprise sans pour autant nuire au plaisir coupable de mater cet actioner.

4.5/5

Table 19

J’avoue que je mate par défaut les films avec Anna Kendrick, bon ou mauvais. Celui-là, fort d’un postulat de base pourtant intéressant, est globalement très moyen et la sauce ne prend jamais. Ce n’est pas spécialement drôle non plus. A éviter.

1.5/5

Sleepless

Remake d’un film français que je n’avais pas vu, Sleepless est un actioner sans grand intérêt, vu et revu qui ne tient vaguement la route que par la présence au casting de Jamie Foxx.

2/5

Mine

Au delà des effets de manches bien lourdaux (notamment sur le mariage, genou au sol), Mine est une agréable surprise. Une espèce de huit-clos psychologique en plein désert, assez intéressant.

3/5

Chips

C’est débile, mais ça détend. Mais c’est bien débile. De là à dire que ça a entaché les rares souvenirs d’enfance que j’avais de la série, il n’y a qu’un pas.

2/5

War on Everyone

Petite comédie noire passée relativement inaperçue, mais très divertissante. En tout cas, dans la liste que je vous propose ce mois, c’est la plus intéressante…

3.5/5

Kong: Skull Island

Franchement, j’en attendais vraiment rien. Essentiellement à cause du précédent film de Peter Jackson que j’avais trouvé chiant à mourir. Et bim, la bonne surprise dans une ambiance poisseuse à la Apocalypse Now. Le casting principal (Tom Hiddleston et Brie Larson) est complètement effacé par les rôles secondaires (Samuel L. Jackson en tête). Pas hyper convaincu par les grosses bestioles méchantes, je suppose que c’est fait exprès… A voir, d’autant plus qu’il boote une série de kaiju américains.

4/5

La Folle Histoire de Max et Léon

Je suis assez mitigé sur le Palmashow. Leur dernière soirée sur la TNT laissait un arrière goût dans la bouche : celui d’avoir perdu deux heures de votre vie. Et de l’autre côté, j’aime bien leurs sketchs situationnels. Fort heureusement, on était plus dans la deuxième catégorie pour Max et Léon. Bon, après, je crois qu’il vaut mieux revoir la Grande Vadrouille, hein…

3.5/5

Alibi.com

Je me suis dit : « Tiens, ça fait longtemps que j’ai pas maté une comédie française ! » J’en ai pris une au hasard, certains de tomber sur un truc de beauf bien calibré pour sa cible. Et puis non, Alibi.com est vraiment drôle sans verser dans les gimmicks « comédie française » comme les films qui vont suivre… à l’exception de l’adultère, bien entendu.

4/5

Radin

La comédie française au summum de sa forme : clichés, personnage antipathique et surjeu. Ne manquait plus qu’une histoire d’adultère pour un Bingo gagnante. Ce n’est pas spécialement drôle, vire carrément au drame sur la fin (et me fait penser qu’un traitement complet de ce type aurait été finalement plus approprié, mais comme on aime la grosse rigolade chez nous…). Bref, nul.

1.5/5

A Fond

Consternant. Il n’y a pas vraiment d’autres mots… Oh, et bien sûr adultère.

0.5/5

Papa ou Maman 2

Dans la lignée du 1. On va pas donner autre chose au public, ce serait les perturber… Et bien sûr adultère.

2.5/5

Seuls

Un film de SF/fantastique français, ça mérite qu’on s’y attarde. Adapté d’une BD sympatique, encore plus. Au final… Bah c’est mou du genou et hyper-intellectualisé (alors que c’est markété comme un film jeunesse). Pas hyper intéressant en fait, limite avec un gout de déjà vu. Dommage.

2.5/5

Sword Art Online – Saison 1

Suite à la sortie du long métrage, j’étais vraiment hypé et j’avais envie de le voir. Sauf que le film requiert d’avoir vu les deux premières saisons. Donc, acte. C’était nettement mieux que ce à quoi je m’attendais et, de fait de mon métier dans le jeu vidéo, c’est toujours rigolo de s’attarder à un média qui le traite. Après, on va pas se mentir, c’est très léger, limite superficiel, avec une énorme dose de fan-service (plan boobs, plan fesses…). Pour infos, la première saison regroupe les 2 premiers romans parus chez Ofelbe et rend leur lecture dispensable… Ou vice-versa.

3.5/5

L’Attaque des Titans – Saison 2

En manga, je peux pas. C’est vraiment horrible. En anime, c’est vraiment hyper bien foutu. Bon, ça charcle vraiment dans tous les sens, mais ça fait partie du charme. Je recommande vraiment de mater la saison 1, au moins les premiers épisodes pour se faire une idée.

4.5/5

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Tokyo Fiancée

Je ne suis pas fan d’Amélie Nothomb. J’ai dû lire un ou deux de ses bouquins qui traînaient sur un coin de table chez ma meilleure pote. Livres que j’ai oubliés à un détail près : ils étaient courts, écrits en gros caractère et semblaient remplis de vent. Mais bon, l’auteure étant amoureuse du Japon, je pouvais bien faire l’effort de mater un film inspirée d’un livre à haute teneur en autobiographie. Et c’était pas terrible. En fait, le rendu final est assez proche d’un « Amélie Poulain au pays nippon », avec une voix-off totalement insupportable qui raconte ce que des images devraient suffire à comprendre. On aura bien compris la désillusion amère est au cœur de l’expérience tokyoïte de Nothomb et c’est assez bien retranscrit dans le film, mais non sans une lourdeur pathologique à cause de cette foutue voix-off. Et pour pourtant Pauline Etienne est mimi et colle parfaitement à l’idée du personnage. C’est juste… globalement insipide. Et mou. Ca pue l’adaptation bête et méchante d’un livre qui n’a pas grand chose d’intéressant à raconter de base (comprendre « le film manque d’enjeux et de conflits »). Au mieux, on profitera des paysages de Tokyo et de quelques moments qui font sourire. A noter que je l’ai maté juste après Les Délices de Tokyo, donc on est clairement dans « deux poids, deux mesures ».

2/5

Kickboxer Vengeance

Jean-Claude Van Damme a ma sympathie. Il ne fait que des films pourris en Europe de l’Est depuis des années, pourtant, je suis attaché à mon idole de jeunesse. Et puis de temps en temps, il sort des ovnis géniaux comme JCVD ou Welcome in the Jungle. Du coup, j’ai accueilli ce remake de Kickboxer avec un minimum de méfiance, genre « allez, on est fous, pourquoi pas ». Et là c’est le drame. Je m’attendais pas à un chef d’oeuvre, j’avais même déjà ma note en tête après la bande-annonce : 2. Et bien c’est pire ! C’est filmé avec les pieds. Ou monté avec les pieds (je ne comprends toujours pas pourquoi on s’obstine à monter les films de bagarre à l’occidentale quand Jackie Chan a montré pendant 40 en Chine la façon de filmer un film de karaté…). Dire que l’acteur principal a le charisme d’une huître est faire injure à l’ensemble des lamellibranches ! Le méchant est… Drax, des Guardiens de la Galaxie, histoire de bien continuer le white-washing en cours à Hollywood. Pour un film en Thailande, ça la fout mal. L’histoire est… à peu près la même. Les références au premier opus sont lourdes (« vous avez vu, on défonce un jukebox dans un bar, hahaha, c’est drôle ») Et JCVD… JCVD… sérieusement… J’ai beau fouillé dans mon capital sympathie engrangé depuis les années 80, je ne peux rien faire pour défendre son rôle. Un belge maître en arts martial d’asie du Sud Est à la rigueur, parce que la suspension d’incrédibilité à bon dos. Mais il s’approprie tellement le film, faisant passer le supposé héros comme son faire-valoir dans toutes les scènes où ils sont ensemble, qu’il en devient insupportable. Il avait l’occasion de prouver une palette de jeu plus vaste, plus en retrait, mais les muscles de Bruxelles ont un besoin évident de satisfaire un ego en manque de bons scénarios. Et puis ça balance des généralités à tour de bras, depuis « je n’ai pas envie de perdre deux fils » jusqu’au discours de motivation en combat final les moins crédibles de l’histoire du film avec des combats finaux. Je ne parlerai même pas des lunettes de soleil qu’il porte tout le temps, parce que – moi, je sais, j’ai vu sa télé-réalité – monsieur JCVD ne veut pas qu’on voit qu’il vieillit avec ses pattes d’oie. Le meilleur du film, c’est le début du générique de fin où on voit la scène de danse du premier film. Faites-moi plaisir, allez revoir l’original.

0/5

Pas de BA pour les étrons, juste celle des bons films massacrés sur l’autel des remakes.

Captain America – Civil War

Je pense que j’ai officiellement atteint le point de non-retour en ce qui concerne les mecs en collants. Sur le papier, le troisième opus consacré au boy-scout Marvel a tout pour faire un bon divertissement, avec de la bagarre, de la course poursuite, des blagues… mais j’en peux plus. La note n’est pas réflexive de ce que j’ai éprouvé au fond : de l’ennui. Toutes les aventures chez Marvel – hormis les « origin stories » telle que Iron Man – manquent d’enjeux, les films ne sont plus que de gigantesques bandes annonces promouvant les films à venir tout en se reposant paradoxalement sur une demi-douzaine de films passés. On ne pige pas spécialement ce qui se passe entre les personnages si on a pas vu les films d’avant et on s’en cogne de ce qui se passe dans le film actuel puisqu’il n’apporte fondamentalement rien aux personnages. J’ai maté ce Cap en mode automatique, à base de « ah… », « bagarre bagarre », « oh… », « bagarre bagarre », « et ? ». Le plus excitant dans le film, c’était Spider-Man, qui va juste revivre sont troisième reboot en 10 ans. C’est dire… Je m’en tamponne de Rogers, de Starks, de Tchalla, de… de tous en fait. C’était chiant. Encore un film charnière pour annoncer l’homme araignée, Black Panther, accessoirement Thor/Hulk, et le méga bloubiboulga que sera le dyptique Avengers.

3/5

Ouais, non, en fait 1.5/5

X-Men: Apocalypse

Et encore des mecs en collants… Deux dans le même mois, c’est désormais trop. Mais je dois avouer que je partais plus confiant que pour le Captain car Days of the Future Past (le deuxième épisode de cette deuxième trilogie sur les mutants de la Fox) était sympa. Et j’ai vite compris que ce serait le drame… On se tape une exposition qui dure presque une heure, le temps de rappeler à nos bons souvenirs qui sont les gentils d’avant (Xavier, Mystique, Magneto, Quicksilver, Moira, Havok, le Fauve), qui sont les nouveaux gentils (Jean Grey, Cyclops, Nightcrawler), qui sont les nouveaux méchants (Apocalypse, Storm, Angel, Pyslocke). L’air de rien, ça fait déjà 14 personnages. Une fois que c’est fait, il est largement temps de rajouter la dose de fan service : la séquence « ralenti et musique cool » de Quicksilver (l’unique moment bien du film) et le moment Wolverine. Après, il faut s’inquiéter de la continuité de la licence, on a déjà commencé avec Wolverine pour expliquer comment il est devenu amnésique, il faut s’occuper des cheveux de Xavier par un artifice bidon. Une petite séquence de bagarre, et hop, emballé c’est pesé. Encore un film bien ennuyeux qui souffre de la présence d’un mauvais scénariste à la barre (Simon Kinberg) qui se contente d’appliquer ce qui a bien marché par le passé et de faire passer l’aura de la l’acteur avant l’intérêt des personnages (d’où Mystique en héroïne désintéressée, Magneto repentant pour la sixième fois, Sansa Stark surexposée et à contrario Jubilee littéralement en potiche par exemple). Apocalypse ne donne pas l’impression d’être le grand vilain qu’il devrait être, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux tout en donnant un côté kitch à l’ensemble… Bref, c’était long, mal rythmé, pas intéressant et avec des personnages qu’on ferait bien de mettre au placard pour passer à autre chose…

1/5

Warcraft

Duncan Jones est un réalisateur que j’apprécie (Moon). En revanche, et ça s’est un peu vérifié avec Source Code, dès lors que des gros studios mettent la main dans ses projets, sa démarche en tant qu’auteur s’en retrouve lésée pour un résultat somme toute moyen. Du coup, un projet comme Warcraft avait toutes les chances de le tourner en « Yes Man ». Fort heureusement, le gars est un joueur et s’est battu pour imposer sa vision de l’adaptation vidéoludique. C’est peut-être la raison pour laquelle on évite le naufrage complet. Les enjeux sont clairement présentés en s’éloignant de l’écueil « tout ce qui n’est pas humain est forcément méchant », les personnages sont intéressants sauf les héros humains et même si on y connait rien comme moi à l’histoire du jeu Warcraft, on pige ce qui se passe dans le film. Sur ce point-là, on ratissait large pour le grand public. Mais le film se vautre complètement sur l’esthétique héritée du jeu qui donne un cachet ultra-kitch à l’ensemble. Surtout chez les humains. Il suffit de regarder l’armure du roi pour s’en rendre compte… Encore une fois, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux et si les orcs en imposent, tout le reste fait carton-pâte numérique (notamment les décors). Je prédis que le film vieillira très mal. Quand on voit ce que Peter Jackson à réussir à faire en décor naturel, je m’étonne encore qu’on choisisse la solution cheapos du fond vert dans tous les coins pour les films fantasy. Ajoutons à cela les acteurs les moins investis du monde du côté des humains (les moins investis ou les plus gênés par les fonds verts), un combat final expédié et un scénario pensé pour amorcer une trilogie qui ne verra probablement jamais le jour et vous avez pour moi une dépense d’argent bien dispensable… et vous avez un film juste très moyen.

2.5/5

Blind Dating

Ca ne révolutionnera pas l’histoire de la comédie romantique mais on pourra souligner un certain effort sur les personnages avec un aveugle et une exilée indienne en Amérique dans le duo de charme. Un effet de « nouveauté » qui passera trop vite sur les réels problèmes inhérents au handicap pour l’un et au poids des traditions pour l’autre quand l’amour est en jeu. On passera allègrement aussi sur le fait que – comme toutes les romcoms – le cœur de l’intrigue repose sur 2 idiots qui n’arrivent pas à communiquer… Reste des petites vannes marrantes grâce au frère du héros, le plus développé des personnages secondaires quand les autres font de la figuration avec une caratérisation qui tient sur un timbre poste. Au final, je ne peux même pas vous le recommander…

2.5/5

Central Intelligence

Comment dire… C’est vraiment un mois très moyen au niveau des films que je m’enfile. Rien d’excitant, de nouveau, de wow!, de fun… Central Intelligence est dans la norme des films capitalisant sur le potentiel sympathie de The Rock et Kevin Hart pour attirer les spectateurs dans les salles. Une fois dedans, la place payée, on n’a guère de scrupules à leur proposer un scénario mâché, digéré, déféqué et remâcher derrière. Du coup, le film est porté uniquement par le duo d’acteurs. Et encore, il faut vraiment faire abstraction du caractère idiot de celui de Dwayne Johnson qui jamais, ô grand jamais, n’aurait pu entrer à la CIA compte tenu de son caractère obsessionnel intrinsèque. A noter que je suis tombé sur une version unrated malgré moi, donc plein de blagues improvisées par les acteurs et de plans inutiles, alourdissant de fait le rythme du film qui n’en possède que peu.

2/5

Bad Neighbors 2

Et c’est parti pour la suite commerciale d’un film que personne n’attendait et qui a plutôt bien fonctionné au box-office. Film qui était divertissant, cela dit en passant. Donc on prend les mêmes et on recommence. Même formule, même scénario, même enjeux, pas du tout le même intérêt. Ca commence à se sentir que je suis fatigué de chroniquer des films bordeline pourris ce mois ?

2/5

Ghostbusters, le reboot

Non. Non-non-non-non. Non ! Juste non !

0.5/5

Macross Delta

Au milieu d’un mois tout pourri niveau film, je me suis dit que j’allais sauver cet article grâce à une valeur sûre : Macross. Et que même si c’était moyen, mon côté fanboy prendrait la relève et encenserait le dernier anime en date de licence. Sauf que voilà, j’ai beau être hardcore et vénérer Macross, Delta franchit un cap dans le mix mécha-romance-musique. Il faut dire que mettre l’équivalent science-fiction des magical girls, c’était couillu et ça a dû prendre pas mal de monde en route. Maintenant, on envoie carrément des jeunes filles en fleur avec des jupettes à réaction chanter sur les champs de bataille pendant que les Valkyries combattent autour. C’était osé. Mais j’ai dit « allez, pourquoi pas ». On fait connaissance avec un groupe de chanteuse « idols » comme on en trouve des tonnes au Japon, un p’tit qui veut voler dans le ciel bien évidemment, l’habituel triangle amoureux et puis une nouvelle race d’humains qui vient faire la guerre au reste sous des prétextes plus ou moins fallacieux… Bref, du Macross. Et si le début est péchu en dépit de choix scénaristiques déconcertants, ça part vite en cacahuète. C’est bien simple à partir de l’épisode 13-14 (soit à la moitié de la série, hein), il ne se passe plus rien. Finis les combats spatiaux (hormis deux-trois escarmouches histoire de dire), la romance passe au second plan (avec deux-trois mièvreries histoire de dire et un final (abo)minable) et les chansons passent quant à elles en boucle au point de devenir fatigantes (et pour le coup, c’est vraiment très pop japonaise… le genre de truc que vous entendez sur une borne de DDR). Pendant ce temps, la politique et les tarabiscotages associés s’expliquent et se font expliqués jusqu’à un final mou et sans enjeu. C’est triste à dire, mais je me suis fait chier devant Macross Delta

2/5

Mike and Dave Need Wedding Dates

Qui l’eût cru ? Le meilleur des films du mois est une comédie avec la moitié du cast de Dirty Granpa et la moitié du cast de Pitch Perfect… A croire que les rôles de débiles siéent (ouh, c’est pas une conjugaison qu’on a l’habitude de faire dis donc) à Zac Efron et Anna Kendrick (assez proche de ce qu’on a vu dans l’excellent Mr Right, d’ailleurs) ! Car oui, le film est débile mais ça m’a fait marrer. Largement plus que des comédies à gros budget sus-vues. C’est le moment de débrancher le cerveau et passer un moment sans complexe dans le canapé.

3.5/5

Star Trek Beyond

Le premier épisode était divertissant, le second une abominable bouse. Autant dire que j’en attendais pas grand chose. D’autant moins que je ne suis pas trekky pour deux sous. Somme toute, c’était à la hauteur du premier opus : divertissant. Je crois qu’on peut remercier Simon Pegg de s’être penché sur le scénario pour éviter un naufrage à la Khan et à Justin Lin pour son sens de l’action (c’est monsieur Fast & Furious). Honnêtement, vues toutes les daubes que je me suis farcies ce mois, je ne suis peut-être pas hyper objectif mais ça reste un excellent film pop-corn auquel on pardonnera les raccourcis scénaristiques…

4/5

Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux.

Les mystères de l’amour, c’est un peu comme le mariage de José et Bénédicte : quand vous commencez un épisode, vous devez vous attendre au meilleur comme au pire ! Et au cours de de ces dernières saisons, on a eu l’occasion de côtoyer les deux ! Mais avec maintenant autant de chroniques sur ce blog, je pense qu’il conviendrait de débuter celle-ci par une citation de Rita Mae Brown, qui résume tout à fait mon état d’esprit alors que je me mets derrière mon clavier une nouvelle fois pour critiquer les derniers épisodes en date :

 La folie consiste à faire la même chose encore et encore et à attendre des résultats différents.

En d’autres termes, la série demeure fidèle à elle-même dans son désir de se complaire dans ses défauts et je sais déjà en commençant cet article que je vais répéter ce que j’ai déjà dit par le passé ! Comme j’ai envie d’économiser le peu de santé mentale qui me reste après avoir visionné certains épisodes relevants clairement de la lie télévisuelle, je me suis dit que j’allais plutôt pointer vers des articles précédents. Mon propos restant le même, imaginez que je fasse du copié-collé brutal :

  • Saison 1: les personnages qui font du surplace, le vide des scénarios, Wonder Jeanne, le recyclage, les CDLS…
  • Saison 2: le vide des scènes, le rapport à l’argent, Ingrid, la gestion du sexe, les CDLS…
  • Saison 2.5: le n’importe quoi de l’écriture, la gestion désastreuse des couples lesbiens, Wonder Jeanne, les CDLS…
  • Saison 3: le vide des épisodes, la qualité des scénarios, la qualité de l’acting/improvisation, les problèmes de raccords et cohérences, Nicolas le mou, Wonder Jeanne, les CDLS…
  • Saison 4: la qualité des scénarios, la qualité de l’acting/improvisation, Nicolas le mou, les téléphones, les scènes de voitures, les personnages sans intérêt ni utilité, les CDLS…
  • Saison 5: la longueur des saisons, la relation Laly/John, useless Bénédicte, la gestion désastreuse des couples lesbiens, Nicolas le mou, les CDLS…
  • Saison 6: la longueur des saisons, les problèmes de cohérences narratives par arc, l’écriture laxiste, les scènes de bagnoles, les téléphones, le vide des scènes, la gestion du sexe, les CDLS…

Je me suis longtemps posé la question de continuer à chroniquer cette série. L’effet d’usure et de « folie » m’ayant tenu éloigné de l’absurdité de recommencer avec la saison 7, la saison 8 et la saison 9 ! Et puis dans une optique de proposer quelque chose de frais à l’aube de la saison 10, je me suis dit que j’allais m’occuper d’un bloc de saisons complètement arbitraire (à l’image de la cohésion des susdites saisons), à savoir les trois dernières, et voir ce que j’en avais à en dire à froid. Très froid puisque cela fait plusieurs semaines depuis la fin de la saison 9, plusieurs mois depuis la 7. Et au final, qu’est-ce que j’en retiens des aventures des quarantenaires qui agissent comme s’ils allaient toujours se prendre un diabolo à la cafèt’ ?

Et pour continuer dans la nouveauté, je vais faire un système de notations pour les intrigues qui me reviennent en mémoire. Ca me paraît une bonne idée. Des notes avec des petits cacas Dr Slump, en hommage au Club Dorothée. caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropPlus y’a du caca, plus ça pue  !

Il y a encore eu des histoires de lesbiennes gérées n’importe comment

Chaque épisode avec Chloé et sa nouvelle copine nymphomane bisexuelle touche littéralement le fond de la poubelle de la vulgarité. C’est bien simple, Jean-François Porry ne sait pas gérer ce genre de relations et cela ne s’apparente qu’à une vision fantasmée et scabreuse d’une réalité de couple. Franchement, entre Mylène, Ingrid, Angèle, Choé, Alex et l’autre folle dont j’ai déjà oublié le nom, on ne peut pas dire que ce thème est anodin : il est réellement présent dans la série et toujours, toujours, toujours traité de façon presque sale. Si en plus on rajoute Christian dans l’équation qui veut se faire un plan à trois, difficile de faire plus malsain…

Jean-Luc Azoulay

Si vous voulez, je peux faire plus malsain en remplaçant Christian et Alex juste par Hélène…

Tant qu’on est sur le traitement de la sexualité et du ridicule des situations qu’on nous impose pour rien, je rappelle la scène où Ingrid et Marie sont en train de comparer leurs sous-vêtements au lieu d’appréhender un suspect dans la pièce à côté. D’une part ça sert à rien, d’autre part ce n’est même pas drôle. Je ne sais pas quelle est la motivation profonde du scénariste à nécessairement évoquer l’érotisme dans cette série, mais je pense qu’il faut arrêter maintenant. Ou alors bien le faire. Donc autant arrêter.

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Et c’est pas fini, Audrey et Eve…

Dans la catégorie complètement tordue, je pense que ça se pose là. En fait, c’est même plus tordu, c’est du recyclage autour du personnage d’Audrey qui – en bon personnage monolithique et mono-maniaque – n’a qu’une seule passion dans la vie : récupérer la Watson Holding. Il y a des milliers de compagnies à travers le monde sur lesquelles faire des OPA hostiles et gagner de la thune, mais non ! C’est Watson qu’elle veut. Et comme le personnage est « méchant-méchant oulala », il n’a pas de morale et couche avec Eve.

(Cela dit en passant, pour une femme qui a passé des mois à Caracas à jouer la prostituée probablement régulièrement violée, elle a un rapport avec le sexe particulièrement libéré de traumas…)

C’est usant de voir les mêmes idées passer d’un personnage à l’autre indistinctement. C’est d’autant plus triste pour Audrey, un personnage pour lequel il y avait un vague espoir d’amélioration suite à son amnésie. En faire un personnage neuf et se trouver un nouveau méchant, un crédible, par exemple.

Mars, et ça repart dans le mur…

Donc, voilà, Audrey, femme d’affaires, se retrouve à jouer les lesbiennes avec Eve pour récupérer la Watson Holding via un mariage idiot d’après des lois de mariages belges sur la succession. Franchement, quand on en est rendu là pour faire des OPA hostiles, il est sérieusement temps de remettre en question ses capacités de business-woman. Peut-être faire un bilan de compétences et tenter une reconversion…

En plus, c’était même pas son idée à elle mais celle d’un type qui couchait avec Eve avant. Et avec Audrey, accessoirement. Le recyclage de scénario fait maintenant sa propre mise en abîme…

Franchement,  s’il y a un jour une MST dans ce groupe, c’est la fin de la série…

Voilà ma solution: j’attrape une MST sale, je couche avec Eve qui couche avec Rudy qui couche avec Mylène qui couche avec Ingrid qui couche avec Nico qui « embrasse » Hélène qui couche avec Peter, qui attrape la MST et meurt. Je récupère sa société. Un plan sans faille, réaliste. Mouhahaha!

 

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Fanny et Christian

Ross et Rachel. Difficile de mieux définir le couple le plus relou de la série. Je t’aime, je t’aime plus, je t’aime, je t’aime plus, je vais en studio, je t’aime plus, je te trompe, je t’aime, je te trompe, je vais en studio, je vais en studio, je vais en studio, je vais en studio, je fais des clips, je fais des clips, je fais des clips, je vais des clips… J’ai cru qu’il sortirait jamais cet album ! Je me demande quel était le plus ridicule dans toute cette histoire:

  • Christian qui se fait des films et va picoler pour finir en CDLS chez Cloé et sa copine
  • Favat, en mode pathos enculé (avec une nana dont j’ai oublié le nom pour rendre la jalouse Fanny)
  • Fanny…

Et tu dis rien sur moi ?

Si. Tiens ! caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

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La double vie de John

Tu ne le sais pas encore spectateur, mais j’ai une double vie depuis le début avec une autre famille quand je suis en concert…

Le truc totalement sorti du chapeau et qui tombe littéralement à plat car, dans le même épisode (ou peu s’en faut), on apprenait que le nouveau chéri de Bénédicte avait aussi une double vie avec une autre femme. Après être tombé à plat, ça se dégonfle puisque toute la tension autour de la double vie et des envies de Laly de se poser façon Paladin Loyal Bon s’évanouissent au bout de deux épisodes quand l’autre femme de retourner avec le père de l’enfant…

C’est dommage, en plus, ça tombait pile-poil au moment où Fanny redécouvrait son père biologique. Le truc propre à secouer un père adoptif et le faire réfléchir sur sa propre condition et la notion de famille. Au lieu de ça, la puissance dramatique de la série se limite à John qui va boire des canons avec Antonio…

Note théorique: 

Note pratique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La grossesse de Diego

Enfin, celle de Laura. Avec Diego comme papa. De l’irresponsabilité des jeunes qui n’ont pas eu de cours d’éducation sexuelle, donc ne savent pas qu’il faut mettre des préservatifs. Si encore, l’accident avait été utilisé pour faire passer un minimum de responsabilisation sur le port du préservatif, le planning social, la pilule du lendemain, etc. C’était sûrement trop en demander. C’est plus marrant de faire des scoubidou-gags avec Fanny qui fait des allers-retours pour porter de la bouffe…

Ceci dit, c’est probablement une des meilleures idées de ces dernières années. Sauf que la série est limitée par ses propres contraintes, notamment la disponibilité des acteurs adolescents. Au final, on en verra pas grand chose de cette grossesse, encore moins l’impact que ça peut avoir sur la vie d’adolescents ou celle des personnages principaux (Laly va devenir grand-mère… mais vu comment elle a élevé son fils…).

Encore une fois, le plus intéressant de la série se situe au niveau des ados. Sauf qu’on en voit rien et que c’est visiblement mieux pour la ménagère de voir Laly aller chez son marabout dingo… Si seulement on avait une espèce de rip-off de Premiers Baisers pour parler de ce genre de choses…

Note : caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La paternité de José

Sachant à quel point le personnage est un queutard, il était évident qu’il devait y avoir quelques bâtards dans son sillage. En soi, apprendre qu’il est père n’a rien de surprenant. Ca fait carrément doublon avec ce qui s’est passé avec Nicky et Nicolas. Mais si je devais rajouter le recyclage des idées à mes analyses, on aurait des petits cacas partout. (Une différence fondamentale c’est que les tests de paternité sont désormais assurés par la police via Marie…) J’ai trouvé particulièrement intéressante l’idée de lui faire découvrir un fils caché homosexuel et secouer le personnage de macho-womanizer.

Après, la bonne idée est éclaboussée du retour de Cathy. Je n’ai rien contre Cathy, c’est un personnage détestable de plus puisqu’elle pense avec son vagin, comme a peu près tous les personnages féminins de Jean-François Porry. Ce que je lui reproche c’est d’être la mère par rétroaction: « En fait, on a couché ensemble y’a vingt ans quand on était bourrés, et paf, ça fait des chocapics ! Mais j’en ai jamais parlé, parce que voilà dans la vraie vie, on ne parle plus à ses potes de fac 20 ans après… ».

Jean-Luc Azoulay

J’ai longuement hésité avec Johana, mais je pense que ça se serait vu que je me fous n’importe quoi avec mes personnages…

Note théorique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Note à cause de Cathy: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Note retour de Cathy: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Les nouveaux enfants de Peter et Hélène

Le couple star adoptent des enfants. Des ados de 15 ans… Personne l’avait vu venir ça ! Que les Watson adoptent, ça paraissait une bonne idée. En plus, ça aurait permis de voir combien le processus est long et délicat, ça aurait même pu permettre de les emmener à l’étranger pour adopter un petit asiatique et apporter des intrigues exotiques… Sauf que des enfants, c’est relou. Déjà, parce que si t’as moins de seize ans, tu peux pas tourner plus de x heures pas jours, entre 9h et 18h… Donc pas vraiment dans l’optique de la série de torcher les épisodes à tour de bras.

Du coup, quoi de mieux pour la série que d’adopter des adolescents presque majeurs, aux prénoms bien bretons et qui jouent comme des patates ? Et puis comme on les veut vite dans la série, on va se débrouiller pour balancer quelques passe-droits à la Watson…

Après un kidnapping. Parce qu’il faut un kidnapping tous les 15 épisodes…

Note théorique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Note pratique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Cloé la cam-girl

J’ai l’impression qu’on s’acharne sur cette pauvre Cloé… Au fil des saisons, on peut raisonnablement admettre qu’elle a une vie de merde. Elle a été dépendante aux drogues dures, elle est sortie avec le seul personnage qu’on a fait mourir (Antoine), on lui a collé une nouvelle sexualité et une ex- psychopathe dérangée du bulbe, elle était prostituée dans un épisode spécial et la voilà désormais cam-girl… Ce qui revient à de la prostitution, au regard de son patron…

Notez que ça me fait toujours plaisir de voir Marion Huguenin en petite tenue ! Mais là… c’est gênant…

Les Mystères de l’amour : Hélène et Nicolas inséparables, Chloé en danger ?

En plus, je ne valide pas les choix de maquillage…

Et histoire de rajouter une couche de n’importe quoi, on lui colle un amoureux transi soumis (et pété de thunes)… Parce que visiblement, on n’en a pas eu assez des personnages de carpettes dans ce genre depuis 20 ans…

Et pourtant… Pousser le personnage dans un tel extrême pourrait se révéler intéressant. En effet, comment une personne « a priori » normale (« a priori » car elle est bien poissarde, la benjamine Girard) arrive-t-elle à tomber dans un tel réseau ? Il y aurait un côté social que n’importe quelle autre série se délecterait de pousser, chercher à comprendre la psyché du personnage, l’impact sur sa vie, son rapport à soi, aux autres, etc. Et avec l’arrivée d’Hélène dans sa maison, les tensions interpersonnelles sont intéressantes pour ce perso…

Bref, une mine d’or ! Qui tourne à la mine de plomb, parce que – encore une fois – rien ne dépasse le simple cadre du voyeurisme en petite tenue.

Note théorique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Note pratique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La « mort » de Jeanne et l’enquête associée

Très honnêtement, j’ai oublié les circonstances de son retour à Paris. Je me rappelle juste qu’elle a été la cible d’une vengeance d’Ingrid. Avec une bombe. Le truc définitif, quoi.

Mais pas pour Wonder Jeanne. Que ceux qui y ont cru une seule seconde lève la main. Elle ne sera que défigurée (ce ne sera jamais que la deuxième fois, hein !). Ne vous demandez pas comment elle a survécu, comment elle s’est échappée, comment elle n’a pas été à l’hôpital (ma théorie, elle a été voir son pote vétérinaire de la saison 1), comment elle a encore tous ses membres… En gros, CDLS.

Et c’est dommage, parce que faire mourir un personnage dont l’actrice n’a clairement plus envie de revenir dans la série aurait marqué d’une pierre blanche la série et ses personnages. Nicolas certes, mais aussi Ingrid. Et surtout, tous ceux qui voulaient se casser à Love Island plutôt que d’affronter la réalité de leur vie… Comme un procès pour le meurtre d’une prostituée…

Désormais, il faudra se méfier de Burqa-Jeanne, une super-héroïne qui fait régner sa justice dans le 77…

Note: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La Watson Corp.

J’ai l’impression que ces dernières saisons ont surtout été marquées par des aventures qui se passent au sein de(s) W.C. et autour de Peter Watson. Enlevez cette composante et vous n’aurez plus qu’Olga qui regarde à la fenêtre en attendant qu’il se passe un truc dans la vie de Bénédicte. La plupart des intrigues sont souvent plates mais je garde un vague souvenir intéressé de la croisade médiatique contre Peter, avant d’apprendre que Jean-Paul est son père…

– C’était dans la saison 6…

– Non ?

Peter (Les Mystères de l'Amour saison 7, épisode 5 "Les fruits du mensonge")

– Si…

– Merde alors, il s’est passé quoi alors dans les saisons suivantes alors ?

– On s’est mariés !

– Je voulais dire « passé quoi d’intéressant » ?

Étienne (Les Mystères de l'Amour saison 7, épisode 19 "Démasqué !")

– Moi !

– Ok, on va passer à la note alors…

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– J’ai tout de même pris les rênes de la société et sauvé des milliers d’emplois !

– Au temps pour moi, avec ton DEUG de socio, ça change tout…

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Pour finir, en vrac

La grossesse imprévue de Bénédicte (et encore un foetus mort…):caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Christian alcoolique qui se fait draguer par un homosexuel:caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Fanny qui vit son rêve américain avec Favat (qui peut me citer un chanteur français à qui c’est arrivé ?): caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Le futur enfant d’Ingrid:caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La jalousie compulsive de Marie: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Le truc sordide qui semble arriver à Olga: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

L’amnésique omnipotent de Laly: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La réaction immature/illogique d’Hélène face à la vidéo incestueuse de son mari:caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Alors quel bilan tirer de ses dernières saisons ?

Du caca. Mais du caca rose qui fait coucou.

En gros.

La série n’évolue pas, les personnages non plus (ou alors pour mieux régresser par la suite). Les intrigues tournent en rond, les personnages aussi. Aucune amélioration dans l’écriture, aucune amélioration à prévoir non plus. Je vais citer le créateur de la série:

Je suis tombé par hasard sur votre blog. Merci pour votre intérêt… Mais j entends le même genre de critiques depuis plus de 20 ans et ça marche quand même… Alors…

TMC est contente de la série (sous-entendu, on gagne assez d’argent sur le créneau de diffusion avec la pub) alors pourquoi chercher à s’améliorer ou améliorer la série ? On risque donc de se lamenter encore longtemps sur le vide cosmique qui hante les épisodes, sur la qualité des scénarios, sur la vacuité des dialogues, sur l’érotisme sordide, sur l’humour ras des pâquerettes…

Le plus triste dans l’histoire, c’est que le rythme de tournage est élevé, presque autant que Plus Belle La Vie, et que les personnages ont la sympathie du public. Donc – dès le départ – Les Mystères de l’Amour avait toutes les clés en main pour proposer un access-prime quotidien solide à l’image de la série susnommée… Mais là où le groupe TF1 préfère simplement ramasser la thune qui se présente, chez France Télévisions on a :

  1. compris l’intérêt d’avoir un pool de scénaristes, à l’Américaine…
  2. su se remettre en question…

Vive les mari… Oh wait !

Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux.

Si vous avez lu mon précédent article sur la série, vous savez déjà que je considère cette saison comme qualitativement supérieure à toutes les autres. Vous allez me dire que c’est pas difficile tant certaines saisons sont inutiles (la 4) ou carrément hors compétition (la 2 et son extension qui s’assume pas). Certes ! Mais pour rendre à César ce qui appartient à Jean-Luc Azoulay, il convient bien d’insister sur le fait que – pour la première fois depuis la curiosité subséquente au retour d’Hélène et ses Garçons – la série a eu un regain d’intérêt !

Oh, pas longtemps hein ! De mon point de vue, ça a duré 10 épisodes sur une saison de 26 (moins les épisodes bouche-trou, ya que 5 épisodes qui tiennent décemment la route si on est pas trop regardant sur la qualité). Une saison encore une fois bien trop longue pour ses propres ambitions et moyens. En sabrant les scènes inutiles qu’on subit depuis toujours de par la présence dispensable du couple Bénédicte/Olga et les intrigues tellement réchauffées qu’elles en ont collé au fond de la casserole, on aurait eu une saison 5 qui aurait pu tenir sur 12-15 épisodes. 26 épisodes – je me répète depuis la saison 1 – c’est diablement long ! Pour information, une saison de Breaking Bad ou Sons of Anarchy, c’est 10-12 épisodes par saison (oui, je sais… deux poids, deux mesures).

Et là où je commence à m’inquiéter pour le rythme de la série, c’est que la tendance humoristique amorcée par le buzzifiant épisode homo-érotique Nico-José et confirmée par l’épisode spécial Nouvel An risque de s’accentuer pour les saisons à venir. Et jusqu’à preuve du contraire, il n’existe aucun format sérialisé de 45 minutes qui fasse réussite dans l’humour. 20 minutes, oui (les sitcoms en sont l’apanage) ; 90 minutes, oui (il suffit de se regarder les fictions TF1 type Soeur Marie Thérèse.com) ; 45 minutes, non. Ne crions pas au loup trop vite, car les épisodes humoristiques pourraient rester exceptionnels mais force est de constater que ceux qui se revendiquent de cette veine furent d’une incroyable faiblesse… Sans même mentionner le fait qu’il repose sur le même ressort scénaristique :

Tout ceci n’était qu’un rêve hahahaha! La grosse poilade !

Pour compenser la longueur de la saison – et peut-être son manque avoué de rythme – TMC a diffusé deux épisodes inédit par semaine. Un le samedi, un le dimanche. Si ce rythme effréné a permis de coller à l’actualité (concordance des épisodes de Noël et Nouvel An) et de l’encrer dans une temporalité tacite (genre 4 mois), l’effet pervers est l’overdose (y compris pour les acteurs qui se tourne un épisode entier tous les 2-3 jours en moyenne). Subjectivement, ça ne m’a pas dérangé puisque j’étais exilé à Dubai et désireux de saisir toute opportunité de me sortir de ma misère quotidienne ; objectivement, c’était bien trop ! D’autant plus que l’enlèvement de Audrey souffre de cette temporalité tacite (avec au moins 4 mois d’enlèvement, les réactions résignées de Nicolas et Nicky face à la situation sont peu réalistes)

La vraie réussite de cette saison est d’avoir ENFIN bousculé un peu les habitudes des personnages dans les mettant dans une situation nouvelle propre à ENFIN les faire évoluer. Et ça, on le doit à Audrey McAllister. Pas Jeanne. Pas Hélène. Audrey McAllister.

Haters are gonna hate !

Elle est revenue de façon très maladroite en début de saison, lors du mariage d’Hélène et Peter. Cependant, en introduisant son personnage avant le cliffhanger final, tous les efforts du scénario furent ruinés : on connait le personnage, on sait que forcément elle va faire un scène à ce mariage. Mais imaginez à présent le même épisode, sans Audrey exceptée la toute dernière dernière où elle vient ruiné le mariage sur le cliffhanger : « Je m’y oppose ! Car je suis la femme de Peter Watson ! ». Il y aurait plus d’un spectateur qui serait tombé de son fauteuil et la série aurait bénéficié d’un buzz sûrement moins grand que le #AnnetteGate mais nettement plus justifié ! Un exemple parmi tant d’autres de l’écriture paresseuse inhérente à cette série…

Le retour d’Audrey implique l’introduction du fils de Nicolas : le vrai point positif de la saison car il permet ENFIN à Nicolas de sortir de sa routine moisie entre Jeanne et Hélène. On découvre alors une nouvelle facette du personnage et ENFIN il avance dans un truc qui n’est ni réchauffé, ni inutile.

Ah ! On parle de moi !

Le retour d’Audrey implique le départ de Jeanne, pour une fois justifiable. Ce qui est moins justifiable, c’est son comportement d’allumeuse avec Jimmy. Comportement qui n’existe que pour laisser encore et toujours une porte d’entre-ouverte pour se faire un bon vieux statu quo des familles suivant ce que désirera la majorité des fans (Nico/Hélène, Nico/Jeanne…). Faites votre choix, tout est encore possible car tous les personnages refusent de tourner la page ou de s’investir dans l’avenir.

Ah non, c’est pas vrai ! Moi, j’ai Peter !

Quelle naïve…

L’introduction du personnage de Nicky va aussi permettre de faire émerger la nouvelle génération (Léa et Diego, entre autres) en leur donnant un peu plus d’importance (d’ailleurs, suis-je le seul à y voir le terrain préparatoire d’un Premiers Baisers ou Hélène et les garçons nouvelle génération ?). Dommage que j’ai envie de baffer Léa… Grâce à mini-Nico, Laly va aussi ENFIN avoir une épiphanie en se rendant compte qu’elle a été une bien mauvaise mère (vieux motard que jamais…) puis essayer de retrouver la trace d’Antonio. Compte tenu de la mère qu’il a eu, je le trouve plutôt équilibré ce Diego.

Hormis ces différents retours puis départs, force est de constater que cette saison n’est qu’une longue série d’épisodes sans intérêt, accumulant facilités et incohérences en masse. Florilège choisi :

  • Hélène qui se paye une crise de nerfs quand elle apprend que son père se tape Annette et Justine qui voit pas où est le problème. Il m’aurait sembler plus logique que ce soit l’inverse, ou – quitte à jouer sur la fibre rétrograde d’Hélène – que ce soit les deux soeurs Girard qui font un front commun avec les autres fans de Premiers Baisers.
  • Laly qui veut se taper Yann pour le sport. Après Franck, il va peut être falloir qu’on lui dise que son alchimie avec John frôle le zéro absolu.

Tu ne le sais pas encore, mais ton couple est déjà mort…

  • Bénédicte qui succombe au charme de Tom… Sans même mentionner qu’il s’agit ni plus ni moins d’un rip-off de l’affaire Frank, Béné n’a aucune raison logique de se laisser attendrir au point de se faire rouler des galoches en secret. Si encore José avait déconné… (ouvertement déconné, j’entends) S’en suit alors une intrigue d’une tristesse absolue : d’une part parce qu’il s’agit ENCORE d’un adultère, d’autre part  parce que ce personnage est devenu tellement fade et inintéressant qu’il se résume des intrigues foireuses autour de jeunes premiers idiots. Nous avons pas eu la conclusion de cette affaire, laissant le dernier coup de téléphone de Béné à Tom sans scène subséquente. Chacun y verra ce qu’il voudra ; de mon point de vue, elle va s’envoyer en l’air avec et je ne sais pas si je dois considérer le fait qu’on ne peut que s’imaginer ça comme un habituel « ne nous mouillons pas avec les personnages » ou comme une des rares conclusions d’histoires tacites maîtrisées…
  • Cloé et Emilie. Que dire tellement il y a y redire ? Déjà, le couple est improbable. Emilie est la soeur du père décédé de l’enfant décédé de Cloé. Rien qu’avec ça, on a fait le tour. Admettons qu’on nous ait vendu Emilie comme la cousine d’Antoine et qu’il ait été élevés quasi comme des frangins, à la limite ça pourrait passer sans verser dans le glauque. Mais soit, Emilie est la soeur du père décédé de l’enfant décédé de Cloé, on fait avec. Emilie, c’est avant tout une grosse psychopathe du chantage affectif et là, je suis désolé, mais la seule excuse valable pour justifier que Cloé succombe à ses charmes, c’est qu’elle consomme encore…

J’en profite pour faire une parenthèse sur ce couple car il me semble avoir été le plus mal travaillé et introduit de toutes l’histoire des couples. Déjà, la caractérisation d’Emilie est foireuse avec son chantage affectif (oui, je sais, mais je me répète si je veux) et il aurait été nettement plus intelligent d’en faire un couple « girl meet girl » classique. Pour aller plus loin, il aurait été mieux que dès le départ Emilie soit clairement définie comme lesbienne (ce qui aurait au passage éviter le rattrapage aux branches via les dialogues de Tom) et qu’on ait Cloé qui s’interroge sur sa sexualité. Déjà.

Scène qui pourrait être intéressante…

Scène bien inutile ! Mais au moins, on a pas eu le droit au fétichisme sur les pieds…

Ensuite, quitte à faire un couple saphique, il aurait été appréciable d’assumer ses choix jusqu’au bout, en montrant notamment le moment où Cloé « bascule » et leur premier baiser. Faire un hors-champs à Barcelone fut une monumentale erreur et je ne peux pas m’empêcher de voir tout ce potentiel gâché. La naissance d’un vrai couple lesbien en access-prime sur TMC, voilà qui – de mon point de vue – aurait fait nettement plus de bon buzz autour de la série et aurait pu aborder des thématiques nouvelles pour une série qui tourne habituellement autour de l’unique question « qui n’a pas encore couché avec qui ? ».

Dernière erreur à propos de ce couple, la réaction d’Hélène : pendant des semaines on nous a fait psychoter sur la réaction d’Hélène en écho à l’#AnnetteGate et le résultat au coming out était « ah bah en fait, je savais »… Sans commentaire. Tout ça pour pour ensuite rappeler à la petite Cloé que finalement, les vagins, c’est pas vraiment son truc au premier beau gosse venu.

S’il y a bien UN truc raté cette saison, un truc qui aurait justifié les mystères dans l’Amour, c’est bien Cloé qui se découvre des sentiments pour une autre femme ! De mon point de vue, Jean-François Porry n’a pas pu gérer cette relation et s’est continuellement réfugié dans une embarrassante facilité…

Fin de la parenthèse.

  • Le retour de Ricardo. Parmi tous les mafieux en mousse qu’on nous inflige en masse, celui-ci est littéralement en carton. On se demande quand il comprendra que penser avec sa bite est synonyme de se faire niquer (et non l’inverse). D’abord Ingrid, maintenant Fanny… C’est vraiment dommage car son interprète a du charisme, il serait temps qu’il se fasse respecter. Tirer une balle dans un genou, ça mettrait tout le monde d’accord et ça éviterait à Ingrid ou Nicolas (ou le spectateur) de le prendre pour un guignol dès qu’il se montre. Notons au passage qu’il était accompagné par le « meilleur tueur à gages de France » (sic)… même ça on est pas foutu de l’avoir crédible ! Je veux dire, le mec garde ses otages dans le salon, qui a une baie vitrée donnant sur la rue…
  • Jeanne la frigide. On a tous vu la façon dont elle roulait des pelles à Jimmy dans la saison précédente ; il est physiologiquement impossible que lui ou elle arrive à se contrôler et ne laissent pas aller à de folles nuits. Hormis un bon CDLS des familles pour se garder des portes ouvertes, hein ! On en profitera également pour souligner la pause baise de Nico, à classer dans la même catégorie…
  • Christian… Que dire sinon qu’il n’y a rien à dire. Devenu le toutou de Fanny, il est de fait exclu de toutes intrigues sauf celles pour sa meuf ou celles où il peut faire bouche-trou quand il y a un siège de libre dans la voiture. Je n’aurais que quatre mots. Pa. Thé. Ti. Que. Il est temps qu’il lui arrive un truc aussi…

A part un nouveau vagin à explorer, hein…

  • Ingrid qui se trouve un « héritage ». Genre à la saison 3, c’était totalement programmé qu’elle ne fasse pas appel à cet « héritage » et qu’elle préfère vivre comme une pouilleuse en empruntant les fringues de Jeanne… On tient là le CDLS d’or de la saison !
  • Ingrid encore qui joue sur 2 tableaux antinomiques : son retour dans le milieu et sa gagatisation devant Nico. Si j’accepte le premier, le second n’aurait pas dû exister (à mon avis, la conquête de Nico aurait dû se faire à la méthode Ingrid calculatrice, pas Ingrid marshmallow)
  • Olga… Je suis démuni avec ce personnage… Entre sa sexualité aussi débridée que réprimée, ses blagues de cul pourris et son rôle bouche-trou, je pense qu’elle est désormais perdue pour la France. On passera sous silence la Lalytude qu’elle nous fait avec son fils.
  • Annette et Roger qu’on nous sort du placard pour le moindre événement et les faire disparaître du jour au lendemain (genre Noël).
  • L’enlèvement d’Audrey.

Et je vais refaire une grosse parenthèse car cet événement arrive à l’épisode 10 et qu’à partir de ce moment-là, les personnages qu’on voit le plus (Nicolas et Ingrid) passent à côté de ce qu’ils devraient être. J’ai déjà donnée quelques clés sur le comportement incohérent des personnages à l’occasion de l’écriture de mon propre script (jalousie d’Ingrid, crise de José, etc.).

Faire un peu de traite des blanches avec la McAllister, en soi, pourquoi pas ? C’est glauque, mais cela correspond à la mentalité d’Ingrid et à sa manière d’agir. La justification officielle de sa disparition est… pour le moins bancale. On sent bien le plan foireux fait à la va-vite, à peine réfléchi et avec lequel il faut jongler pour expliquer des erreurs de continuité (à l’image de la série entière quoi…). Et le pire dans tout ça, c’est la crédulité de Nicolas qui se met à avaler des couleuvres de la taille d’un Anaconda ! 

Et c’est certainement la passivité de ce dernier qui m’ennuie le plus. Je ne vais pas faire l’inventaire de toutes les incohérences dans le récit d’Ingrid qui devraient lui mettre la puce à l’oreille mais simplement regarder les choses objectivement. Il sait qu’Audrey est une bonne mère avec Nicky et qu’elle ferait tout pour lui, à partir de là, le fait qu’elle n’ait appelé qu’une seule fois en 4-5 mois devrait être révélateur que quelque chose ne tourne pas rond, leur relation était trop fusionnelle pour qu’il n’y ait qu’un seul appel. Les grands-parents n’ont pas de nouvelles non plus, on dépasse largement le cadre des quelques semaines d’absence dans le cadre du boulot… et pas une seule fois, le père Nicolas ne se pose de questions.

Alors pour info, je rappelle qu’Ingrid a aussi essayé de m’enlever la saison passée… Je dis ça, je dis rien…

Il a à sa disposition un réseau d’informateurs en puissance. Certes, il fait appel à Ingrid. Certes, la situation est tendue avec Jeanne (dont il aurait pu profiter du réseau tentaculaire). Mais il reste Peter, le type à qui il confierait Nicky si « quelque chose tourne mal » (Peter hein, pas José… sic), qui a une blinde d’argent et qui connaît Audrey personnellement et de par le monde de la finance. Nicolas, c’est le type qui part sur un coup de tête pour sauver Jeanne mais qui est incapable de sortir de sa zone de confort pour venir en aide à son fils qu’il voit malheureux (et auquel il a tout à prouver)…

En d’autres termes, j’aurais aimé que, pour cette partie de l’histoire, l’intrigue bascule dans le thriller avec un Nicolas un peu badass et qui remue ciel et terre à la recherche de la vérité ! Vous avez vu les efforts qu’il a fait pour rendre heureux son fils avec la GameStation ? Dans la tête de Nicky, je pense qu’une mère est un poil plus important qu’une console non ?). On en aurait profiter pour égratigner le côté trop liste du personnage (à base de franches mandales sur Pierrot, d’explorations solitaire du monde de la nuit, de double-vie… Bien évidemment, il aurait rapidement fait la corrélation entre Ingrid et l’enlèvement et un double-jeu qui s’installe façon « je sais que tu sais ».

Si je suis aussi dégoûté de la mollesse du personnage, c’est essentiellement parce que je pense que Nicolas aurait toutes les raisons du monde de faire en sorte que ça marche avec Audrey. Soyons honnête, il est tricard avec Hélène (qui a son Peter), avec Jeanne (qui a toujours porté la culotte depuis qu’ils sont dans le 78) ; il repousse Ingrid continuellement (et encore… elle finira par l’avoir à l’usure parce qu’il est faible) ; et là débarque la mère de son fils qui montre une facette tout à fait attachante dans le cadre familiale. Peter a démontré que les gens peuvent changer, pourquoi pas Audrey ? Les mettre intimes ensemble aurait donné du grain à moudre à la jalousie folle-furieuse d’Ingrid. C’était l’occasion de faire table rase du passé pour Nicolas et expier certains démons en se faisant un peu violence (par exemple en commençant une relation basée sur la confiance et en dehors des cachoteries auxquelles il nous a habité avec Jeanne). Bref, un couple Audrey-Nico même (et surtout) après l’expérience Caracas aurait des plus appréciables pour les personnages.

Au lieu de ça, rien. Audrey est enlevée et disparaît pour 15 épisodes. Voilà qui rend sa mort des plus anodines. Si encore on l’avait suivi régulièrement au cours de son absence, monter son évasion petit à petit (en prévoyant au moins de se faire faire un faux passeport par exemple…) pour ensuite finir sur sa mort inattendue… Au lieu de ça, tout a été bâclé dans l’ultime épisode de la saison pour une fin sans intérêt qu’on accepte sans émotion. Notons au passage que si Audrey est sensée avoir cannée, notez que les mafieux en mousse n’ont même pas fini le travail d’une balle dans la tête ; laissant – ENCORE UNE FOIS – l’hypothèse d’un retour miraculeux dans les cartons du scénariste (non, parce qu’on est pas à l’abri du passant qui la voit dans le parking, l’amène illico à l’hôpital où elle revient à la vie… (ce qui serait dans la lignée continue de la faiblesse des rebondissements de cette série.) C’est triste à dire, mais j’espère qu’elle est morte pour de bon et que cela aura des conséquences sur Nicolas et Nicky…

« Je vois la lumière… »

Et bien cours vers elle, au nom du futur de la série.

Au rayon des trucs de plus en plus énervants dans cette série, je suis également obligé de relever (encore):

  • Les temps délirants que les gens passent à leur portable. Sérieusement, plus rien ne se passe sans un appel pour dire au passage qu’il manque du pain.
  • Les triple-explications du même événement inutiles (au téléphone, bien entendu) histoire qu’on est bien saisi que machin est parti chercher bidule (et du pain)
  • Les durées complètement improbables des scènes filmées en voiture !
  • Le restaurant qui n’est toujours pas ouvert. Ca ne fait que 4 ans qu’ils y travaillent à 7 après tout…
  • Les personnages qui vont et viennent par le truchement du script. La palme d’or revenant probablement à Diego qu’on sort du placard quand on en a besoin pour une ligne de dialogue et qu’on oublie dans sa chambre sans l’emmener à l’école…

Ah non, mais c’est parce qu’on m’envoie à la boulangerie en fait…

La saison 5 s’est créée du buzz autour d’épisodes OVNI comme le coming out de José et Nico (épisode à la fois sans intérêt, peu intéressant et même pas très drôle) ou le retour de vieilles branches (Justine, Antonio) alors qu’elle aurait pu bénéficier de ses atouts réels (Audrey, Nicky, Cloé, Diego) pour faire parler d’elle à juste titre. Imaginez une série qui ferait 700.000 spectateurs non pas sur une excitation de la toile autour d’un non-événement mais sur un bouche à oreille positif sur sa qualité dans la longueur. Car si, très honnêtement, elle est qualitativement supérieure aux autres saisons, son potentiel est une fois de plus gâché par une écriture expéditive, molle et anti-climatique dans tous ses moments-clés. Elle partait plutôt bien mais la saison 5 n’a été qu’une série de déceptions et de frustrations. Encore. Et encore.

Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux.

Cela faisait longtemps que j’attendais de pouvoir écrire cet article. De toute façon, mes chroniques sur cette série sont de loin celles que je préfère rédiger ! La saison 3 fut particulièrement riche et pourtant, je vais commencer par la saison 4 !

EXT. DEVANT LA PRISON – JOUR

Une voiture se gare, plutôt milieu de gamme et passe-partout. La portière arrière s’ouvre et en sort un homme, 45-50 ans, élégamment vétu d’un costume trois pièces sobre. Les cheveux coupés court, rasé de près, il passerait pour un homme d’affaire d’Amérique du Sud.

Il referme sa veste avec un bout, tire sur les manches de sa chemise, et s’avance vers l’entrée de la prison pour faire la queue derrière les personnes qui attendent déjà.

INT. SALLE DE VISITE DE LA PRISON – JOUR

Il s’agit d’une très grande salle, avec plusieurs tables et chaises, toutes fixées au sol. Plusieurs détenus s’entretiennent avec leurs familles ou amis, chacun à une table. Des gardes patrouillent avec assiduité à travers la pièce et vieillent à ce que rien de suspect ne s’y déroule.

L’inconnu est assis, seul, à une de ses tables. Il finit de nettoyer ses lunettes avec précaution, les remets et utilise son chiffon pour nettoyer également le bord de la table où il est. Quand il aperçoit quelqu’un entrer, il se lève en rangeant son mouchoir et affiche un immense sourire sincère.

Ricardo vient d’entrer dans la pièce, il est menotté et porte un costume bleu délavé. Le garde lui fait signe d’aller à la table où se tient debout l’homme souriant, mais ne le démenotte pas.

Ricardo s’approche, sans répondre au sourire de son visiteur. Ce dernier lui tend les bras, mais Ricardo s’assoit. L’inconnu est interloqué de ce comportement mais s’en offusque point, garde le sourire et s’assoit.

RICARDO

Qu’est-ce que tu fous là ?

GIANCARLO (En espagnol sous-titré)

Je me fends d’une visite de courtoisie. N’est-ce pas là le rôle d’un grand-frère ?

RICARDO (En espagnol sous-titré, peu amène)

Arrête ton cinéma Giancarlo ! Ca fait des semaines que je moisis ici ! T’avais tout le temps de venir avant !

GIANCARLO (En espagnol sous-titré, toujours souriant)

Les nouvelles ont du mal à arriver jusque dans notre petit pays. Et comme tu n’as jamais été du genre à donner de tes nouvelles, j’ai pensé que tout allait bien. Voilà tout…

RICARDO (En espagnol sous-titré)

C’est bon, ça va ! Tu me fais sortir quand ?

Giancarlo prend une profonde inspiration, retire ses lunettes et les pose méticuleusement sur la table. Son sourire s’efface pour prendre un air plus grave.

GIANCARLO (En espagnol sous-titré)

Il m’a été donné la directive de remettre à flot ton entreprise vacillante et de me débarrasser des membres les moins efficaces. (Pause, puis les dents serrés et monolithe comme un juge). Tu n’as pas été efficace et le cartel se voit dans l’obligation de se passer de tes services. Définitivement.

RICARDO (En espagnol sous-titré, désinvolte qui n’en croit pas un mot)

Le patron pense ça ? Hein ? Mes couilles qu’il peut se passer de moi !

Il appuie son propos en tapant violemment sur la table, ce qui attire l’attention des gardes. Ricardo se calme, montre que tout va bien et reprend plus posément.

RICARDO (En espagnol sous-titré)

T’as besoin de moi. Fais-moi sortir et on règle ça ensemble, comme au bon vieux temps.

Giancarlo tire une photo de la poche intérieur de sa veste et la pose devant Ricardo. Sur le cliché, on reconnait Jeanne Garnier à Love Island.

GIANCARLO (En espagnol sous-titré, toujours glacial)

Je n’ai pas besoin de toi, Ricardo. Je sais tout ce dont j’ai besoin de savoir.

RICARDO (En espagnol sous-titré)

Tu n’auras jamais Jeanne Garnier sans moi !

Il reprend la photo.

GIANCARLO (En espagnol sous-titré)

Isabelle Grangier. C’est son vrai nom.

RICARDO (En espagnol sous-titré)

Quoi ?

Giancarlo reprend et remet ses lunettes.

GIANCARLO (En espagnol sous-titré)

Comme je le disais (Grand sourire à nouveau) : je n’ai pas besoin de toi, Ricardo.

RICARDO (En espagnol sous-titré, de nouveau arrogant)

Pourquoi t’es venu alors ?

GIANCARLO (En espagnol sous-titré, triste)

Je suis venu dire « Au revoir » à mon frère. (Pause, puis de nouveau sourire, cripé et faux) Maintenant, lève-toi, souris et embrasse-moi.

Ricardo comprend ce qui se cache derrière les mots de Giancarlo. Il réfléchit quelques instants, accepte puis se lève. Giancarlo fait de même et il se donne une accolade sincère.

RICARDO (En espagnol sous-titré, résigné)

Fais attention à toi.

L’accolade dure quelques secondes sous l’oeil vigilant des gardes. Ils se séparent. Giancarlo s’apprête à partir quand Ricardo l’interpelle une dernière fois.

RICARDO (En espagnol sous-titré)

Méfie-toi d’elle… Méfie-toi de tout le monde dans sa bande.

GIANCARLO (En espagnol sous-titré, toujours avec ce sourire triste)

Toi aussi Ricardo, méfie-toi de tout le monde…

Un dernier signe de tête et il s’en va. Ricardo est emmené, il jette un dernier regard derrière lui.

CUT TO:

Quand je m’imaginais le début de la quatrième saison, je rêvais d’un début comme ça. L’introduction d’un nouvel antagoniste qui n’était pas venu pour enfiler des perles mais qui avait tout de même cette petite part d’humanité. Sous le couvert d’un entrepreneur sud-américain qui chercherait à implanter une usine responsable dans le coin, il aurait passé quelques temps à la maison d’hôte Villa Bonheur pendant que des sous-fifres compétents faisaient le ménage (Tonio, Ingrid…), le temps d’attirer l’attention de Jeanne Garnier et la faire revenir en France… Ca me semblait une bonne idée pour relancer le côté thriller des Mystères saison 1 en y ajoutant un brin de sérieux et en évinçant la bande de baltringues incompétents qu’on avait pu voir. Il aurait eu une relation avec une des filles du groupe (allez, genre au pif Manuela dont on nous avait fait miroiter le retour), cela ne changeait rien aux intrigues amoureuses annexes, etc.

Quitte à remettre les choses dans l’ordre, j’en aurais profité pour reprendre l’idée que j’avais en matant la saison 1, la seule logique au regard de ce qui se passait d’épisode en épisode de l’illogique saison 1 : Nicolas était un flic infiltré dans le bordel d’Ingrid pour démanteler un réseau quelconque avant de se voir mettre sur la touche par la brigade qui traquait les Colombiens. Ca aurait même pu expliquer son comportement chaotique dans cette saison 3…

Mais non…

Ricardo est revenu dans la saison 3. C’était, de mon point de vue, une saison trop tôt. De toute façon, c’est un peu la saison des retours. Tout le monde revient !

Ah non, moi, je me casse au bout de 4 épisodes ! Dans le pire des cas, je suis replongée dans la drogue avec mon nouveau mec qui a appris à faire du Krav Maga en une saison… Sinon, on prend juste beaucoup de temps à visiter Montmartre.

Le retour de Cynthia, le retour de Sébastien, le retour de Diego, le retour de la soeur de Bénédicte qu’on avait dû évoquer un jour dans un épisode d’une série précédente, le retour de Peter Watson, le retour d’Ingrid, le retour de Tonio, le retour de Jimmy, le retour de Jeanne, le départ de Jeanne, le retour de Jeanne, le départ de Jeanne…

Comme d’habitude, résumer une saison entière des Mystères de l’Amour n’est pas une chose aisé tant ça brasse énormément de vent dans chaque épisode. Commençons donc par souligner le fait que globalement la saison 3 est meilleure que les précédentes, cela se ressent dans la mise en scène, la musique utilisée (adieu la bande-son avec 3 pistes sur le CD), les audiences qui ne cessent de monter avec le changement de case horaire. C’est toujours pas la série de l’année, loin s’en faut, mais on a eu le droit à d’agréables surprises qui ont relancé certaines choses dans le show.

Parmi les choses positives, on notera :

  • José et Bénédicte, enfin mariés ! Preuve que les choses peuvent finalement évoluées, même les personnages versés dans le cocufiage depuis 20 ans ! Reste à savoir comment cela va se passer et si le couple pourra avoir des intrigues solides sans retomber dans le « oups, j’ai glissé dans un autre vagin sans le faire exprès ».
  • Peter Watson. Honnêtement, je ne l’attendais pas celui-là. Je ne l’attendais surtout pas en qualité d’amoureux transi d’Hélène, repenti de ses années Love Island, prompt à enterrer la hache de guerre et entrer dans la bande. Un Watson étant un Watson, reste à voir ce que ça donnera par la suite.
  • Le retour des vieux ! Sébastien & Cynthia. C’était rigolo de voir la bande de potes à l’écran. Même si ça relève très clairement du fan-service assumé et, au final, sans grand intérêt.
  • C’est bon, on a arrêté de mettre la table et de picoler à longueur de journée. Maintenant, on ne sort les oignons que pour faire pleurer Nicolas. (Alerte au cliché !)
  • Le couple Fanny-Christian. En dehors du fait que visiblement le vieux Christian n’apprécie désormais plus que les petites chanteuses, cette relation  fait partie des choses relativement cohérentes tout au long de la saison, au travers du père chanteur protecteur, de leur envie commune de faire de la musique, de l’arrivée de Yann pour bousiller le couple. Honnêtement, c’était pas gagné d’avance et heureusement que Fanny s’est vue (tacitement) ré-écrite depuis la saison 1… Vu que c’était une nana nymphomane opportuniste, elle a parcouru du chemin pour ne pas simplement coucher avec son producteur !

Sur le papier, la saison 4 promet donc quelques petites intrigues sympathiques. Sur le papier… Après, on verra ce que ça donnera.

Ah, dans les choses très positives, on notera la très agréable présence d’Angèle Vivier, véritable délice pour les yeux !

Bon, d’accord, ya pas de plage dans la série, mais je fais ce que je veux avec mes photos d’articles !

Angèle Vivier interprète Aurélie, la soeur de Bénédicte, venue quelques jours en avance pour aider aux préparatifs du mariage… Personnellement, j’aiderai plutôt aux préparatifs de la maison d’hôte parce que à part décaper des volets et déplacer des pots de fleurs, ils ont pas foutus grand chose ! Sérieusement, vous avez vu les tapisseries dans les chambres ? Vous iriez passer un week-end dans le 78 pour vous retrouver dans une ambiance 1950 ?

Comme tout nouveau personnage introduit dans une série AB, Aurélie dispose de son malade mental personnel, un type qui s’est coupé un doigt et le lui a donné pour lui montrer qu’il lui appartenait… CDLS. WTF. Et LOL, même. Heureusement la bande est sur le coup, ils vont la sauver du kidnapping le plus foireux de l’histoire (ah non, pardon, c’est avec les Colombiens que les kidnappings sont les plus foireux). Et c’est là que va commencer la romance avec Nicolas…

La romance avec Nicolas…

J’aurais pu accepter cette romance. Sérieusement ! Ils ont 15 piges de différence, c’est la soeur de Béné et tout, mais j’étais prêt à me dire que « oui, ça peut fonctionner ». Sauf que, comme d’habitude, ce fut très mal géré. Pour que cette intrigue amoureuse demeure un brin crédible, il aurait fallu qu’Aurélie ne soit pas parachutée en milieu de saison avec son « quand j’avais 13 ans, je trouvais Nico mignon… » Si Aurélie était intervenue durant la première (ou deuxième) saison et s’était mise à gentiment draguer Nicolas (en lieu et place de Fanny, par exemple) avant de momentanément disparaître une grosse demie saison, la romance aurait été justifiée à son retour. Au lieu de ça, on a :

  • Une fille qui débarque de nulle part,
  • Une fille qui fait du rentre-dedans violent, façon fantasme de petite fille à assouvir,
  • Nico qui lui dit « oui », « non », « oui », « non », « peut-être », « je sais pas », « je t’aime », « en fait non » en l’espace de 2 jours !

Rappelons au passage que la saison débutait sur Jeanne enceinte (a priori de Nico), qu’il était plus ou moins convenu qu’ils allaient s’unir dans un truc sensiblement équivalent au mariage, qu’elle a eu une fausse couche (ce qui ne fait pas tout répétition avec le cas Laly… ou des intrigues passées…) et qu’elle s’est cassée, laissant son mec dans un désarroi bien compréhensible. N’importe quel Nico raisonnablement construit n’aurait pas pu tomber dans les bras d’une autre fille aussi débilement (surtout en disant des « je suis amoureux de toi » avec le plus grand sérieux du monde !). Certes, il fallait bien montré qu’il était complètement foutrarque, mais là… c’est juste n’importe quoi ! Mais bon, je rappelle que dans la vraie vie selon la saison 2, on se remet des ruptures amoureuses de 3 ans en 3 jours ; perdre un enfant inespéré à 40 balais, c’est du pipi de chat à côté, 2 jours suffisent pour se remettre avec la première jeunette venue !

Je vois pas où est le problème…

Sérieusement? Réfléchis bien…

L’autre façon de justifier cette romance était de la faire venir dans cette saison, qu’il ne se passe rien et de la déclencher de façon effective dans la 4. Ca n’aurait pas remis en cause les problèmes que traverse ce brave Nicolas. En fait, ma théorie, c’est : pour que personne ne remarque qu’Aurélie était arrivée en taxi puis disposait ensuite magiquement de sa voiture rouge à la villa, le plus simple était de faire la romance la plus invraisemblable de la série pour brouiller les pistes.

Après, c’est facile de lâcher au milieu d’un épisode « En fait, je te l’ai jamais dit, mais Aurélie a fait une tentative de suicide » pour justifier qu’elle désire ensuite se jeter sous les roues d’un train de banlieue. Entre les kidnappings, les enlèvements, le retour d’Ingrid, de Ricardo, de la prostituée nymphomane à la gâchette facile, les impôts non payés (CDLS !) de José, la tentative de suicide, les fausses-couches… la semaine qui précédait le mariage était un brin chargée. Même pour les critères larges d’une série estampillée JLA !

Qui dit retour de Ricardo, dit retour de Tonio, des terroristes en carton et de Soprano-Jeanne ! Je ne me lasserai jamais de ce petit restaurant où les méchants jouent au poker et où n’importe quelle nana bien gaulée peut manipuler des mecs qui viennent du pays le plus anarchique et dangereux du monde ! Bref… Le retour de Soprano-Jeanne et de ses contacts tentaculaires dans la mafia parisienne implique aussi le retour Rudy !

Avant, j’avais une vie… mais ça, c’était avant.

Rudy ou l’esclavage moderne. Et dire que ça tombe ironiquement sur un gars d’asie du Sud-Est ! Il fait taxi sans broncher et à l’oeil, il fait le boy entre son appartement et l’aéroport, prépare les petits déj, sacrifie la moindre parcelle de sa vie à chaque desiderata de Jeanne. Sans jamais avoir un mot plus au que l’autre. Je vous le dis, un jour, ce type va péter un câble et ce sera pas beau à voir…

RudyUnchained

« The D is not silent anymore! » Vivement que ça sorte !

Le problème de Jeanne, c’est qu’elle n’a aucune faiblesse. Son personnage est gravé dans un monolithe de granite et elle te démonte des réseaux mafieux comme elle bouffe une tartine de pain. Si son point faible, c’est Nicolas, autant dire que c’est ultra-mal géré parce que – que ce soit dans l’interprétation d’Isabelle Bouysse ou les dialogues copiés-collés du dictionnaire des citations toutes faites – elle reste imperméable à tout ce qui lui arrive. Si on y regarde bien, on sent bien que Jean-François Porry a envie d’en faire un personnage un peu à la Jack Reacher… Il manque simplement pour ce personnage de réels enjeux ou des enjeux qui soient exploités avec justesse (la fausse-couche, le retour de Ricardo, son attirance pour Jimmy… les occasions ne manquent pas, c’est juste nazement mis en place). (oui, « nazement », je fais des barbarismes si je veux)

Un mardi comme un autre dans la vie de Jeanne Garnier…

La saison 3 comporte comme 17 épisodes (auxquelles on ajoutera ou non, les 8 de la bâtarde 2.5). Comme d’habitude, elle s’étale sur une période temporelle assez restreinte couvrant à la louche la semaine qui précède le mariage. Comme d’habitude, la série souffre du syndrome « trop de choses en trop peu de temps ». Et comme d’habitude, le script est dilué dans une accumulation de scènes et de dialogues bouche-trou à l’intérêt limité. Entre improvisations des acteurs et scripts approximatifs, le rythme est très saccadé et souffre largement de ce laxisme généralisé. On se retrouve souvent face à des scènes inutiles où les dialogues surchargent le moment présent. Des non-dits et des gestes contextuelles en expliquent bien plus…

Dernier visionnage en date oblige, les exemples ne manquent pas dans l’épisode du mariage tant il était d’une vacuité sans fond. Avec une accumulation de scènes où on répète ce qu’on a déjà dit (John et Laly), où on met les acteurs dans des situations sans intérêt (Béné et Hélène dans la voiture qui reçoivent des coups de téléphone qui servent littéralement à rien… le but de la scène étant de faire déchirer le numéro de téléphone de Franck, il y avait matière à faire ça beaucoup mieux… de toute façon, ce numéro de téléphone aurait dû arriver à la mi-saison pour être bien utilisé…), où on fait du remplissage inutile (la séance album photo…) et j’en passe, cet épisode est à l’image de cette saison : des bons sentiments sur le papier mais une gestion ridicule des personnages (sauf exception sus-mentionnées) et des (anti-)climax scénaristiques.

La pseudo-romance Fanny-Yann aurait mérité d’être un peu étirée, quitte à ce qu’elle permette à Jeanne d’avoir sa part à jouer (vu que tout le monde se retrouve à Love Island…). Au lieu de ça, ça se termine en eau de boudin avec un coup de fil magique de Peter Watson (qui a l’air de se poser en CDLS tout trouvés pour gérer les résolutions expédiées tant il est pété de thunes !).

L’intrigue la plus intéressante du personnage de Sébastien : rouler un tapis à trois avec une main cassée !

Si j’ai dit apprécié revoir la tête de Sébastien, qui revient avec sa vraie fille, je ne démords pas du fait qu‘il aurait été sympa de le voir utiliser dans une courte intrigue, histoire de lui donner autres choses à faire que des retrouvailles entre potes où la frontière fiction-réalité semble bien mince. Idem pour Cynthia qui a l’air de débarquer à l’improviste !

Merde… elle est venue finalement ! Elle aurait pu répondre à l’invitation, ça fout en l’air nos plans de table, la quantité de bouffe qu’on avait prévue, heureusement que nos potes de 20 ans ont pas fait ça ou la pièce montée aurait pas été assez grande !

J’ai dit que j’avais apprécié que les personnages arrête de bouffer ou mettre la table à longueur de journée. Maintenant, il serait appréciable qu’il arrête d’utiliser leur téléphone portable pour rien ! Appeler pour simplement dire « tu me manques » ou « je rentre pas ce soir », ça ne sert à rien ! Ca se fait hors-champs. C’est bien simple, ils passent leur vie à s’appeler et quand il est absolument nécessaire qu’ils s’aient par téléphone – genre condition de vie ou de mort – le téléphone en question a été oublié dans un frigo, dans la voiture, en mode silence, avec une batterie morte ou je ne sais quoi ! Pour des cyber-addicts qui te géo-localisent des portables, l’astuce scénaristique est des plus foireuses et éculées au bout de trois saisons.

On ne va pas tout mettre sur le dos du scénariste non plus. La réalisation n’est pas souvent des plus inspirées avec des ralentis clichés pour souligner les mauvaises nouvelles et des plans pas toujours judicieux. Le ou la scripte fait vraiment un boulot de sagouin dans la gestion des raccords entre les scènes ! J’ai arrêté de compter les bagnoles qui disparaissaient, apparaissaient miraculeusement ou se dupliquaient littéralement !

La saison 3 signe aussi le retour de Ingrid, dans un rôle à contre-emploi. Jouer les victimes, c’est rare. On a un peu versé dans le pathos avec ce personnage, cependant j’ai cru qu’on allait avoir un personnage qui vit une espèce de rédemption…  Au regard des premiers spoilers de la saison 4, je suis vraiment naïf… Mais comme j’ai pas pour habitude de cracher dans la soupe pendant qu’elle cuit, je vais attendre de voir.

A gauche… Nicolas et Ingrid… C’est pas encore gagné pour ces personnages…

De toute façon, la saison 4 enchaîne directement avec la 3. Ce qui n’est pas pour me rassurer, le délai de production d’un épisode semblant s’être considérablement raccourcis, nous rapprochant ainsi de cette fameuse production low-cost vite-tournée vite-diffusée qui a fait les grandes heures des années 90. Pas forcément pour le meilleur…

Si la saison 3 était objectivement meilleure que les autres, on est loin d’atteindre le minimum syndical espéré et je ne peux pas m’empêcher de continuer de pester sur mon siège de scénariste devant la faiblesse de ses scénarios et dialogues. De mon point de vue toujours, les personnages (et leurs acteurs) et la série méritent clairement mieux ! Wait & see dimanche prochain…