Articles Tagués ‘BD’

John Wick 2

John Wick revient, et c’est toujours aussi bon ! Un rôle taillé pour le monolithique Keanu Reeves, un univers de hors-la-loi codifié qui va se voir décliné en série (probablement à juste titre tant ça parait vaste). La recette Wick n’a pas changé, perd en panache et en surprise sans pour autant nuire au plaisir coupable de mater cet actioner.

4.5/5

Table 19

J’avoue que je mate par défaut les films avec Anna Kendrick, bon ou mauvais. Celui-là, fort d’un postulat de base pourtant intéressant, est globalement très moyen et la sauce ne prend jamais. Ce n’est pas spécialement drôle non plus. A éviter.

1.5/5

Sleepless

Remake d’un film français que je n’avais pas vu, Sleepless est un actioner sans grand intérêt, vu et revu qui ne tient vaguement la route que par la présence au casting de Jamie Foxx.

2/5

Mine

Au delà des effets de manches bien lourdaux (notamment sur le mariage, genou au sol), Mine est une agréable surprise. Une espèce de huit-clos psychologique en plein désert, assez intéressant.

3/5

Chips

C’est débile, mais ça détend. Mais c’est bien débile. De là à dire que ça a entaché les rares souvenirs d’enfance que j’avais de la série, il n’y a qu’un pas.

2/5

War on Everyone

Petite comédie noire passée relativement inaperçue, mais très divertissante. En tout cas, dans la liste que je vous propose ce mois, c’est la plus intéressante…

3.5/5

Kong: Skull Island

Franchement, j’en attendais vraiment rien. Essentiellement à cause du précédent film de Peter Jackson que j’avais trouvé chiant à mourir. Et bim, la bonne surprise dans une ambiance poisseuse à la Apocalypse Now. Le casting principal (Tom Hiddleston et Brie Larson) est complètement effacé par les rôles secondaires (Samuel L. Jackson en tête). Pas hyper convaincu par les grosses bestioles méchantes, je suppose que c’est fait exprès… A voir, d’autant plus qu’il boote une série de kaiju américains.

4/5

La Folle Histoire de Max et Léon

Je suis assez mitigé sur le Palmashow. Leur dernière soirée sur la TNT laissait un arrière goût dans la bouche : celui d’avoir perdu deux heures de votre vie. Et de l’autre côté, j’aime bien leurs sketchs situationnels. Fort heureusement, on était plus dans la deuxième catégorie pour Max et Léon. Bon, après, je crois qu’il vaut mieux revoir la Grande Vadrouille, hein…

3.5/5

Alibi.com

Je me suis dit : « Tiens, ça fait longtemps que j’ai pas maté une comédie française ! » J’en ai pris une au hasard, certains de tomber sur un truc de beauf bien calibré pour sa cible. Et puis non, Alibi.com est vraiment drôle sans verser dans les gimmicks « comédie française » comme les films qui vont suivre… à l’exception de l’adultère, bien entendu.

4/5

Radin

La comédie française au summum de sa forme : clichés, personnage antipathique et surjeu. Ne manquait plus qu’une histoire d’adultère pour un Bingo gagnante. Ce n’est pas spécialement drôle, vire carrément au drame sur la fin (et me fait penser qu’un traitement complet de ce type aurait été finalement plus approprié, mais comme on aime la grosse rigolade chez nous…). Bref, nul.

1.5/5

A Fond

Consternant. Il n’y a pas vraiment d’autres mots… Oh, et bien sûr adultère.

0.5/5

Papa ou Maman 2

Dans la lignée du 1. On va pas donner autre chose au public, ce serait les perturber… Et bien sûr adultère.

2.5/5

Seuls

Un film de SF/fantastique français, ça mérite qu’on s’y attarde. Adapté d’une BD sympatique, encore plus. Au final… Bah c’est mou du genou et hyper-intellectualisé (alors que c’est markété comme un film jeunesse). Pas hyper intéressant en fait, limite avec un gout de déjà vu. Dommage.

2.5/5

Sword Art Online – Saison 1

Suite à la sortie du long métrage, j’étais vraiment hypé et j’avais envie de le voir. Sauf que le film requiert d’avoir vu les deux premières saisons. Donc, acte. C’était nettement mieux que ce à quoi je m’attendais et, de fait de mon métier dans le jeu vidéo, c’est toujours rigolo de s’attarder à un média qui le traite. Après, on va pas se mentir, c’est très léger, limite superficiel, avec une énorme dose de fan-service (plan boobs, plan fesses…). Pour infos, la première saison regroupe les 2 premiers romans parus chez Ofelbe et rend leur lecture dispensable… Ou vice-versa.

3.5/5

L’Attaque des Titans – Saison 2

En manga, je peux pas. C’est vraiment horrible. En anime, c’est vraiment hyper bien foutu. Bon, ça charcle vraiment dans tous les sens, mais ça fait partie du charme. Je recommande vraiment de mater la saison 1, au moins les premiers épisodes pour se faire une idée.

4.5/5

Vous n’êtes pas sans savoir si vous suivez mon autre blog dédié à EPB (ou Twitter, ou Facebook) que je viens de mettre un terme à la troisième itération de mon dernier roman Teenage Riot. Normalement, on s’approche de la fin puisque les prochaines relectures devraient être les dernières avant que je décide que le texte a atteint le juste milieu entre satisfaction et modifications compulsives. Alors que j’étais en train de réfléchir à  ce que je vais faire de ce texte à l’avenir (deux solutions : l’éditer comme Sol Sunburst ou bien l’envoyer à un éditeur « classique »), j’ai soudainement pris conscience de l’absurdité du métier de romancier !

Pour le côté glamour de l’écriture de Teenage Riot, je vous invite à suivre ma série d’articles dédiés à la genèse du projet. Si vous voulez lire le revers officieux de la médaille, vous êtes sur la bonne page.

Je disais donc que ce métier est absurde parce que, déjà, pour beaucoup, ce n’est pas un métier. C’est au mieux « un passe-temps » et Pole Emploi me fait gentiment savoir au fil de nos rencontres que ce serait bien de prendre un boulot alimentaire. Sous entendu, un « vrai » boulot. Cela dit en passant, un vrai boulot, je ne demande pas mieux, mais tant qu’à faire, autant mettre mes compétences dans le jeu vidéo à profit. Et puis, sans vouloir être vexant, j’ai passé un an à l’écriture de cette romance adolescence alors qu’on ne vienne pas me dire que je me touche la nouille tandis que j’essaie de survivre avec mes misérables allocations.

Cher Journal, aujourd’hui, j’ai eu une révélation…

J’ai donc passé techniquement un an à travailler dans le vide. Car romancier, voilà comment ça se passe :

  1. Tu écris un roman, sur un thème qui te plait ou t’inspire.
  2. Tu crois que tu as fini, mais tu te leurres. Tu réécris.
  3. Non, toujours pas. Continue.
  4. Maintenant que tu as fini-fini, tu envoies ton précieux manuscrit à des éditeurs (avec des timbres, oh, faut pas déconner !)
  5. Ensuite, tu attends.
  6. Longtemps.
  7. Suite à une période allant de 3 mois à l’infini, tu reçois une réponse de l’éditeur qui, dans 99.99% des cas, te dira que ton livre est nul. Mais poliment. Avec une lettre générique.

Les étapes 1, 2 et 3 prennent généralement du temps. Parfois des années si vous avez un vrai boulot à côté. Durant les étapes 5 et 6, comme vous êtes particulièrement motivé, vous commencez en général l’étape 1 de votre prochain livre.

Bref, tout ça pour dire qu’écrire un livre, indépendamment de sa qualité, ça prend des mois et des mois. Souvent pour s’entendre dire à la fin « Bravo, vous avez perdu votre temps à travailler sur un projet qui ne nous plait pas, à gaspiller accessoirement de l’argent en papier et à la poste, et comme on a des milliers de personnes qui font comme vous, on ne prendra pas le temps de vous expliquer comment vous améliorer ou comment modifier votre projet pour qu’il puisse éventuellement nous intéresser. Merci. Bisous. »

Et là où c’est absurde, c’est que dans tous les autres métiers à l’écriture, cela ne se passe JAMAIS comme ça !

  • Scénariste de bandes dessinées : On vous demande un dossier avec un synopsis de votre histoire, les fiches décrivant les personnages principaux et quelques planches réalisées par le dessinateur.
  • Scénariste de séries TV : On vous demande un pitch, suivi d’un dossier avec le traitement de la première saison, des fiches de personnages et au pire le scénario du premier épisode.
  • Scénariste de films : On vous demande un pitch, puis un synopsis, puis un traitement, puis le script complet.

Dans tous les cas, on ne vous demande JAMAIS de fournir maintenant et pour pas un rond un travail FINI. Mieux, dans les deux derniers cas, vous êtes sensé être payé pour délivrer le traitement et le manuscrit, parfois même payé si on vous demande des modifications sur un texte que vous avez déjà terminé. (Après, qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit, ces trois autres exemples sont des métiers tout aussi durs, ingrats, dévalorisés que celui de leur cousin le romancier.)

D’où mon interrogation : pourquoi les éditeurs de roman n’applique-t-il pas la même démarche ?

Ma question est d’autant plus légitime car les lecteurs de manuscrits chez un éditeur, souvent des stagiaires ou des personnes encore moins payées qu’eux, jugent un livre sur :

  • Le premier paragraphe pour le style
  • La première page pour la densité de fautes
  • Le premier chapitre pour l’histoire (sic).

Rares sont les manuscrits qui sont lus en entier ! Au mieux, on ira jusqu’à la moitié parce que le stagiaire estimera tenir quelque chose avant de finalement dire non. Au pire, on ne dépassera pas la première page. A l’heure actuelle, devenir romancier et en vivre relève plus de la loterie que du talent. L’exemple J.K. Rowling est suffisamment parlant : Harry Potter est un succès, bien écrit et une bonne saga jeunesse ; pourtant il s’est fait refoulé de tous les éditeurs jusqu’au jour l’un d’entre eux prend un pari fou. Une loterie. Ni plus, ni moins. Un aspirant auteur est somme toute aussi idiot que ceux qui jouent toutes les semaines à l’Euro-Millions. Idiot, il l’est même sûrement plus puisque celui qui se contente de jouer à l’Euro-Millions ne consacre pas des heures à l’écriture et en profite pour – par exemple – avoir une vie sociale, faire du sport, partir en week-ends/vacances…

Oui, mais non…

Maintenant, imaginez un monde de l’édition de roman qui tournerait de la façon suivante. Pour présenter votre roman, vous devez fournir à un éditeur  :

  • Un synopsis complet de X mots
  • Un traitement complet de X pages décrivant toute l’histoire
  • Les fiches de personnages importants
  • Le premier chapitre
  • Le tout électroniquement, parce qu’on commence à manquer d’arbres et que ça sert à rien de nous faire débourser 8 euros par envoi…

D’une, vous ne travaillerez pas moins puisque fiches perso, traitement et synopsis font partie des choses que vous développez (normalement) avant de vous mettre à l’écriture. De deux, vous seriez jugé de la même façon puisqu’on ne lirait que le premier chapitre de toute façon, mais l’éditeur aurait une idée globale de vos intentions puisqu’il aurait lu au moins un traitement. Vous seriez ensuite invité – ou pas – à compléter votre manuscrit, avec un contrat qui – comme pour un film – n’engage en rien l’éditeur à aller au bout de la démarche de publication mais paye l’auteur pour recevoir le livre complet et poser une option dessus. Voilà qui me parait plus juste et plus valorisant pour l’auteur sans pour autant ruiner un éditeur qui, de toute façon, n’investira pas plus sur un dossier que sur un livre complet.

Ah, ça fait réfléchir amis romanciers, n’est-ce pas ?

En l’état actuel, je suis en train de faire l’un des rares métiers au monde où :

  • Je travaille sans être payé un seul kopeck (je perds même de l’argent avec les envois, l’achat des livres pour documentation, etc…),
  • Je travaille avec l’assurance que mon projet sera refusé dans 99.99% des cas,
  • On me reproche de ne pas travailler (alors qu’il ne faut pas se leurrer, si je travaillais, je n’aurais plus le temps d’écrire…),
  • Je ne peux même pas dire que je suis romancier, je suis avant tout chômeur (pardon, « demandeur d’emploi », chômeur n’était un terme acceptable qu’à l’époque où Coluche parlait de votre condition).

Je pourrais également poursuivre l’article sur l’art délicat d’être « romancier » (donc « demandeur d’emploi », hein) et sur la façon dont cela impacte directement sur la santé, le moral, la confiance en soi, la culpabilité… mais restons focalisés sur un seul thème à la fois.

Franchement, va faire un CAP plomberie. Tu me remercieras plus tard !

Le fait est que le travail finit toujours par payer. Un jour. D’après. Mais à quel prix ? Je vous le dirai quand on m’aura payé…

Alors, on entend régulièrement dire : « Si t’es pas content des éditeurs classiques, t’as qu’à t’éditer toi-même banane ! ». Je ne dis pas que je ne suis pas content des éditeurs classiques, au contraire, j’achète même leurs livres. Je dis juste que la méthode de sélection est injuste et archaïque et qu’elle gagnerait à être revue pour le bien de l’ensemble des acteurs impliqués. Et puis, l’auto-édition, je fais. J’en ferai même un premier bilan bientôt…

Même si je ne peux m’empêcher de me dire que tous les statuts administratifs liés au métier de l’écriture sont foireux et qu’ils mériteraient d’être revu pour le bien de la profession et de l’auteur, terminons maintenant avec l’argument des gens qui peinent à saisir notre réalité : l’impondérable « tu l’as choisi, alors te plains pas ». Alors, j’arrête de me plaindre et je vais commencer un nouveau roman…

Les grands noms de la BD américaine: Bruce Timm est un ouvrage publié par Akileos, sous la direction de Eric Nolen-Weathington.

Comme tous les gamins des années 90, vous avez regardé – si vous le pouviez – la série animé Batman le soir sur FR3, aux alentours de 20h. Un choix osé pour de l’access-prime comme on dit dans le jargon maintenant, mais qui forgea toute une génération. Et comme tous les gamins, vous avez aimé cette série !

Batman était toujours auréolé de l’aura Tim Burtonesque avec ses deux films qui sortaient le personnage de la grandiloquence ridicule du couple West/Ward et n’était pas encore en thérapie pour son viol par Joel Shumacher. Bref, tout allait bien pour lui. Derrière le succès de ce dessin animé se cache surtout un nom : Bruce Timm. Ce livre vous permet de comprendre qui est cet animateur/producteur/scénariste/story-boarder/dessinateur tout au long d’une longue interview-carrière depuis ses débuts jusqu’à 2004, date de l’interview (et bien que le livre fut publié en France en 2008).

Etant fan de cet auteur, je pouvais difficilement passé à côté.

Il faut savoir ce que ce n’est pas un art-book, c’est vraiment une interview. Longue interview, agrémentée ici ou là de dessins issus pour la plupart de ses archives personnelles, donc peu diffusés et globalement obscurs. On y apprendra les galères de jeunesse, comment il est entré dans le département animation de Warner Bros (encore une fois, c’est toujours le coup de pouce d’une personne qui vous fait confiance qui fait la différence…), ses premiers travaux sérieux (Musclor, les Tiny Toons…) et la façon dont il a géré l’explosion de la série animé du chevalier noir. Bien évidemment, il manque les 8 dernières années de sa carrière (avec ce que ça implique de séries TV, de long métrages DC et autres BD) mais on fera avec.

On y apprend que c’est un gros nerd des comics book en général, Kirby en particulier. Qu’il aime Conan, les monstres, l’horreur et Batman. Et les jolies filles. Et les pistolets.

En dehors de ça, autant dire que le livre ne s’adresse pas au néophytes de l’auteur. Avoir vu ses séries Batman et consorts aide à comprendre les références ultra-ciblées (genre la façon dont il a géré la production d’un épisode en particulier), avoir lu Mad Love est indispensable… (gare aux spoilers sinon) Et c’est là où ça devient rigolo, parce que – de mémoire – Mad Love n’a pas été traduit en France… Ce qui tend à me faire douter de la viabilité de traduire un tel ouvrage en français tant la cible pour ce genre de bouquins me semble ultra-réduite (presque trentenaire BDphile qui continue de suivre plus ou moins le travail de Timm… autant dire peu de personnes).

En d’autres termes, si vous n’êtes pas fan de Bruce Timm, ce livre est complètement accessoire. Si vous êtes fan, il le reste si vous voulez uniquement avoir des illustrations de l’auteur (la galerie d’images couleurs insérées en fin de volume est une vaste blague). Reste qu’il est intéressant, si vous êtes dans l’ultra-niche à qui s’adresse ce livre.

Franchement, pour 13 euros, je vous conseillerai plus d’acheter Mad Love en import (que je chroniquerai un jour) ou de vous commander les coffrets DVD de Batman: The Animated Series ou de consulter la liste des films qu’il a produit en recherchant son nom sur mon blog…

Un Héros Presque Parfait est une bande dessinée de Philippe Fénech, Mady et Ludovic Danjou publiée aux éditions Vent D’Ouest.

Ma consommation de bandes dessinées a dramatiquement baissé au cours des dernières années. Tant et si bien que je suis passé de 4 BD par mois à 4 BD par an en une décennie. La faute à la pollution du marché… Bref, point n’est le propos de cet article qui est consacré à une BD que j’ai achetée : Un héros presque parfait. Des petits gags en une planche, parfait pour se détendre (ou lire aux WC).

Le principe des gags est de s’appuyer sur des grandes figures héroïques et de montrer comment un rien parvient à faire déraper leurs épiques aventures. C’est bien dessiné par Fénech, dans un style humoristique qu’il affectionne. C’est rigolo et suffisamment diversifié (ou à base de running gags) pour qu’on arrive rapidement à la fin de ce premier tome sans vraiment sans rendre compte.

Au delà de la petite lecture facile, ça parlera aisément aux amateurs de cinema qui retrouveront des stéréotypes (Indiana Jones, Néo de Matrix, le chasseur Van Hesling, le cowboy, etc) dans des situations moins glorieuses que sur grands écrans. Pour ne pas en faire un bête pastiche de films, les scénaristes y ont adjoint des figures mythologiques (ou idéalisées) comme Ulysse, le chevalier qui sauve la même cruche de princesse, le samouraï dans sa quête de perfection, le super-héros américain…

Comme je disais que je ne suis plus l’actualité BD et que j’ai tendance à prendre les ouvrages dont j’entends parler via mes différents réseaux, je ne saurais vous dire si Un héros presque parfait est dans le gratin de la BD comique ou pas. Ce que je peux vous dire c’est que :

  1. Une série dérivée en histoire longue Ulysse vient de paraître
  2. Le tome 2 de UHPP va bientôt poindre son nez.

Donc c’est forcément un gage de qualité dans le milieu ultra concurrentiel qu’est la BD. Moi, je vais me contenter de vous dire que j’ai apprécié ma lecture de UHPP et que je ne saurais que trop vous conseiller d’y jeter un œil curieux.

Encore la tête dans le gros son du Hellfest, il va falloir encore attendre un peu pour avoir mon live report. Le temps de récupérer les photos, de les trier, de les choisir, de faire les textes… Bref, ce n’est pas pour tout de suite.

Aujourd’hui, on va parler bandes dessinées. Ca fait un long moment que j’ai décroché. La faute au rapport qualité/prix pour faire des raccourcis faciles. Même les BD des potes ne finissent pas chez moi. Du moins, pas autant que je le souhaiterais. Toujours est-il que je passais au Leclerc du coin pour trouver de quoi offrir quelque chose à mon papa pour sa fête, et que la solution de facilité, c’est toujours de la BD. Je cherchais des Petit Nicolas, mais l’édition que je cherchais ne se faisait pas dans les trois pauvres librairies que peuplent la ville de mes parents.

Je fouillais donc le Leclerc. Sachant que je suis désormais habitué aux rayonnages du Virgin ou des disponibilités internet, le choc de découvrir trois BD qui se battent en duel est grand. Mais plus que ça, c’était surtout de redécouvrir la richesse de la BD franco-belge actuelle. Evidemment, je retrouvais des classiques comme Tintin ou Astérix, là n’est pas la question. La question est de se demander ce qui passe pas la tête des éditeurs. Je vais sûrement exagérer le trait, mais je n’ai eu l’impression de n’avoir à faire qu’à des recueils/compilations de BD !

Des Gaston Lagaffe ventant la magie de l’écologie. Un Boule et Bill pareil. Des best-of Bamboo Editions. Des Best-of de-ci, des best-of de-là. Je ne vais même pas parler de ces fantastiques ouvrages que sont Les Blondes (qui mettent en images des blagues) ou Les Geeks (qui recycle des morceaux choisis de l’ex-bashfr)… ou de ce machin format à l’italienne qui prend simplement des images de l’album Le nid du Marsupilami pour en faire un « nouvel » album markété comme « la plus belle histoire d’amour de la bandes dessinées ».

Alors je me doute que c’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes, mais il y a un limite à partir de laquelle on prend vraiment le consommateur pour un gros blaireau en l’abreuvant de faux nouveaux albums joliment enrobé de mots tendance pour attirer le chaland. Limite franchie, de mon point de vue. Et ce n’est même pas fait genre compil’ de l’été pour touristes.

Ce genre de choses continuent d’inonder le marché de la BD depuis des années et contribuent à l’affaissement de la qualité vers le bas. Déjà qu’il était pas super élevé avec les sorties d’albums faits à la va-vite, cela ne contribue pas à redorer le blason de la BD et dessert finalement les auteurs qui produisent de bonnes choses. Mais voilà, il faut vendre alors on se prostitue pour 3 albums de recueils vendus à 3 ignorants.

Je me demande si ces compilations/blagues de blondes, ce n’est pas devenu un peu le pendant du casual gaming…

Enfin, tout ça pour dire que, comme le jeu vidéo, la BD, c’était aussi mieux avant.