Articles Tagués ‘JCVD’

Tokyo Fiancée

Je ne suis pas fan d’Amélie Nothomb. J’ai dû lire un ou deux de ses bouquins qui traînaient sur un coin de table chez ma meilleure pote. Livres que j’ai oubliés à un détail près : ils étaient courts, écrits en gros caractère et semblaient remplis de vent. Mais bon, l’auteure étant amoureuse du Japon, je pouvais bien faire l’effort de mater un film inspirée d’un livre à haute teneur en autobiographie. Et c’était pas terrible. En fait, le rendu final est assez proche d’un « Amélie Poulain au pays nippon », avec une voix-off totalement insupportable qui raconte ce que des images devraient suffire à comprendre. On aura bien compris la désillusion amère est au cœur de l’expérience tokyoïte de Nothomb et c’est assez bien retranscrit dans le film, mais non sans une lourdeur pathologique à cause de cette foutue voix-off. Et pour pourtant Pauline Etienne est mimi et colle parfaitement à l’idée du personnage. C’est juste… globalement insipide. Et mou. Ca pue l’adaptation bête et méchante d’un livre qui n’a pas grand chose d’intéressant à raconter de base (comprendre « le film manque d’enjeux et de conflits »). Au mieux, on profitera des paysages de Tokyo et de quelques moments qui font sourire. A noter que je l’ai maté juste après Les Délices de Tokyo, donc on est clairement dans « deux poids, deux mesures ».

2/5

Kickboxer Vengeance

Jean-Claude Van Damme a ma sympathie. Il ne fait que des films pourris en Europe de l’Est depuis des années, pourtant, je suis attaché à mon idole de jeunesse. Et puis de temps en temps, il sort des ovnis géniaux comme JCVD ou Welcome in the Jungle. Du coup, j’ai accueilli ce remake de Kickboxer avec un minimum de méfiance, genre « allez, on est fous, pourquoi pas ». Et là c’est le drame. Je m’attendais pas à un chef d’oeuvre, j’avais même déjà ma note en tête après la bande-annonce : 2. Et bien c’est pire ! C’est filmé avec les pieds. Ou monté avec les pieds (je ne comprends toujours pas pourquoi on s’obstine à monter les films de bagarre à l’occidentale quand Jackie Chan a montré pendant 40 en Chine la façon de filmer un film de karaté…). Dire que l’acteur principal a le charisme d’une huître est faire injure à l’ensemble des lamellibranches ! Le méchant est… Drax, des Guardiens de la Galaxie, histoire de bien continuer le white-washing en cours à Hollywood. Pour un film en Thailande, ça la fout mal. L’histoire est… à peu près la même. Les références au premier opus sont lourdes (« vous avez vu, on défonce un jukebox dans un bar, hahaha, c’est drôle ») Et JCVD… JCVD… sérieusement… J’ai beau fouillé dans mon capital sympathie engrangé depuis les années 80, je ne peux rien faire pour défendre son rôle. Un belge maître en arts martial d’asie du Sud Est à la rigueur, parce que la suspension d’incrédibilité à bon dos. Mais il s’approprie tellement le film, faisant passer le supposé héros comme son faire-valoir dans toutes les scènes où ils sont ensemble, qu’il en devient insupportable. Il avait l’occasion de prouver une palette de jeu plus vaste, plus en retrait, mais les muscles de Bruxelles ont un besoin évident de satisfaire un ego en manque de bons scénarios. Et puis ça balance des généralités à tour de bras, depuis « je n’ai pas envie de perdre deux fils » jusqu’au discours de motivation en combat final les moins crédibles de l’histoire du film avec des combats finaux. Je ne parlerai même pas des lunettes de soleil qu’il porte tout le temps, parce que – moi, je sais, j’ai vu sa télé-réalité – monsieur JCVD ne veut pas qu’on voit qu’il vieillit avec ses pattes d’oie. Le meilleur du film, c’est le début du générique de fin où on voit la scène de danse du premier film. Faites-moi plaisir, allez revoir l’original.

0/5

Pas de BA pour les étrons, juste celle des bons films massacrés sur l’autel des remakes.

Captain America – Civil War

Je pense que j’ai officiellement atteint le point de non-retour en ce qui concerne les mecs en collants. Sur le papier, le troisième opus consacré au boy-scout Marvel a tout pour faire un bon divertissement, avec de la bagarre, de la course poursuite, des blagues… mais j’en peux plus. La note n’est pas réflexive de ce que j’ai éprouvé au fond : de l’ennui. Toutes les aventures chez Marvel – hormis les « origin stories » telle que Iron Man – manquent d’enjeux, les films ne sont plus que de gigantesques bandes annonces promouvant les films à venir tout en se reposant paradoxalement sur une demi-douzaine de films passés. On ne pige pas spécialement ce qui se passe entre les personnages si on a pas vu les films d’avant et on s’en cogne de ce qui se passe dans le film actuel puisqu’il n’apporte fondamentalement rien aux personnages. J’ai maté ce Cap en mode automatique, à base de « ah… », « bagarre bagarre », « oh… », « bagarre bagarre », « et ? ». Le plus excitant dans le film, c’était Spider-Man, qui va juste revivre sont troisième reboot en 10 ans. C’est dire… Je m’en tamponne de Rogers, de Starks, de Tchalla, de… de tous en fait. C’était chiant. Encore un film charnière pour annoncer l’homme araignée, Black Panther, accessoirement Thor/Hulk, et le méga bloubiboulga que sera le dyptique Avengers.

3/5

Ouais, non, en fait 1.5/5

X-Men: Apocalypse

Et encore des mecs en collants… Deux dans le même mois, c’est désormais trop. Mais je dois avouer que je partais plus confiant que pour le Captain car Days of the Future Past (le deuxième épisode de cette deuxième trilogie sur les mutants de la Fox) était sympa. Et j’ai vite compris que ce serait le drame… On se tape une exposition qui dure presque une heure, le temps de rappeler à nos bons souvenirs qui sont les gentils d’avant (Xavier, Mystique, Magneto, Quicksilver, Moira, Havok, le Fauve), qui sont les nouveaux gentils (Jean Grey, Cyclops, Nightcrawler), qui sont les nouveaux méchants (Apocalypse, Storm, Angel, Pyslocke). L’air de rien, ça fait déjà 14 personnages. Une fois que c’est fait, il est largement temps de rajouter la dose de fan service : la séquence « ralenti et musique cool » de Quicksilver (l’unique moment bien du film) et le moment Wolverine. Après, il faut s’inquiéter de la continuité de la licence, on a déjà commencé avec Wolverine pour expliquer comment il est devenu amnésique, il faut s’occuper des cheveux de Xavier par un artifice bidon. Une petite séquence de bagarre, et hop, emballé c’est pesé. Encore un film bien ennuyeux qui souffre de la présence d’un mauvais scénariste à la barre (Simon Kinberg) qui se contente d’appliquer ce qui a bien marché par le passé et de faire passer l’aura de la l’acteur avant l’intérêt des personnages (d’où Mystique en héroïne désintéressée, Magneto repentant pour la sixième fois, Sansa Stark surexposée et à contrario Jubilee littéralement en potiche par exemple). Apocalypse ne donne pas l’impression d’être le grand vilain qu’il devrait être, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux tout en donnant un côté kitch à l’ensemble… Bref, c’était long, mal rythmé, pas intéressant et avec des personnages qu’on ferait bien de mettre au placard pour passer à autre chose…

1/5

Warcraft

Duncan Jones est un réalisateur que j’apprécie (Moon). En revanche, et ça s’est un peu vérifié avec Source Code, dès lors que des gros studios mettent la main dans ses projets, sa démarche en tant qu’auteur s’en retrouve lésée pour un résultat somme toute moyen. Du coup, un projet comme Warcraft avait toutes les chances de le tourner en « Yes Man ». Fort heureusement, le gars est un joueur et s’est battu pour imposer sa vision de l’adaptation vidéoludique. C’est peut-être la raison pour laquelle on évite le naufrage complet. Les enjeux sont clairement présentés en s’éloignant de l’écueil « tout ce qui n’est pas humain est forcément méchant », les personnages sont intéressants sauf les héros humains et même si on y connait rien comme moi à l’histoire du jeu Warcraft, on pige ce qui se passe dans le film. Sur ce point-là, on ratissait large pour le grand public. Mais le film se vautre complètement sur l’esthétique héritée du jeu qui donne un cachet ultra-kitch à l’ensemble. Surtout chez les humains. Il suffit de regarder l’armure du roi pour s’en rendre compte… Encore une fois, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux et si les orcs en imposent, tout le reste fait carton-pâte numérique (notamment les décors). Je prédis que le film vieillira très mal. Quand on voit ce que Peter Jackson à réussir à faire en décor naturel, je m’étonne encore qu’on choisisse la solution cheapos du fond vert dans tous les coins pour les films fantasy. Ajoutons à cela les acteurs les moins investis du monde du côté des humains (les moins investis ou les plus gênés par les fonds verts), un combat final expédié et un scénario pensé pour amorcer une trilogie qui ne verra probablement jamais le jour et vous avez pour moi une dépense d’argent bien dispensable… et vous avez un film juste très moyen.

2.5/5

Blind Dating

Ca ne révolutionnera pas l’histoire de la comédie romantique mais on pourra souligner un certain effort sur les personnages avec un aveugle et une exilée indienne en Amérique dans le duo de charme. Un effet de « nouveauté » qui passera trop vite sur les réels problèmes inhérents au handicap pour l’un et au poids des traditions pour l’autre quand l’amour est en jeu. On passera allègrement aussi sur le fait que – comme toutes les romcoms – le cœur de l’intrigue repose sur 2 idiots qui n’arrivent pas à communiquer… Reste des petites vannes marrantes grâce au frère du héros, le plus développé des personnages secondaires quand les autres font de la figuration avec une caratérisation qui tient sur un timbre poste. Au final, je ne peux même pas vous le recommander…

2.5/5

Central Intelligence

Comment dire… C’est vraiment un mois très moyen au niveau des films que je m’enfile. Rien d’excitant, de nouveau, de wow!, de fun… Central Intelligence est dans la norme des films capitalisant sur le potentiel sympathie de The Rock et Kevin Hart pour attirer les spectateurs dans les salles. Une fois dedans, la place payée, on n’a guère de scrupules à leur proposer un scénario mâché, digéré, déféqué et remâcher derrière. Du coup, le film est porté uniquement par le duo d’acteurs. Et encore, il faut vraiment faire abstraction du caractère idiot de celui de Dwayne Johnson qui jamais, ô grand jamais, n’aurait pu entrer à la CIA compte tenu de son caractère obsessionnel intrinsèque. A noter que je suis tombé sur une version unrated malgré moi, donc plein de blagues improvisées par les acteurs et de plans inutiles, alourdissant de fait le rythme du film qui n’en possède que peu.

2/5

Bad Neighbors 2

Et c’est parti pour la suite commerciale d’un film que personne n’attendait et qui a plutôt bien fonctionné au box-office. Film qui était divertissant, cela dit en passant. Donc on prend les mêmes et on recommence. Même formule, même scénario, même enjeux, pas du tout le même intérêt. Ca commence à se sentir que je suis fatigué de chroniquer des films bordeline pourris ce mois ?

2/5

Ghostbusters, le reboot

Non. Non-non-non-non. Non ! Juste non !

0.5/5

Macross Delta

Au milieu d’un mois tout pourri niveau film, je me suis dit que j’allais sauver cet article grâce à une valeur sûre : Macross. Et que même si c’était moyen, mon côté fanboy prendrait la relève et encenserait le dernier anime en date de licence. Sauf que voilà, j’ai beau être hardcore et vénérer Macross, Delta franchit un cap dans le mix mécha-romance-musique. Il faut dire que mettre l’équivalent science-fiction des magical girls, c’était couillu et ça a dû prendre pas mal de monde en route. Maintenant, on envoie carrément des jeunes filles en fleur avec des jupettes à réaction chanter sur les champs de bataille pendant que les Valkyries combattent autour. C’était osé. Mais j’ai dit « allez, pourquoi pas ». On fait connaissance avec un groupe de chanteuse « idols » comme on en trouve des tonnes au Japon, un p’tit qui veut voler dans le ciel bien évidemment, l’habituel triangle amoureux et puis une nouvelle race d’humains qui vient faire la guerre au reste sous des prétextes plus ou moins fallacieux… Bref, du Macross. Et si le début est péchu en dépit de choix scénaristiques déconcertants, ça part vite en cacahuète. C’est bien simple à partir de l’épisode 13-14 (soit à la moitié de la série, hein), il ne se passe plus rien. Finis les combats spatiaux (hormis deux-trois escarmouches histoire de dire), la romance passe au second plan (avec deux-trois mièvreries histoire de dire et un final (abo)minable) et les chansons passent quant à elles en boucle au point de devenir fatigantes (et pour le coup, c’est vraiment très pop japonaise… le genre de truc que vous entendez sur une borne de DDR). Pendant ce temps, la politique et les tarabiscotages associés s’expliquent et se font expliqués jusqu’à un final mou et sans enjeu. C’est triste à dire, mais je me suis fait chier devant Macross Delta

2/5

Mike and Dave Need Wedding Dates

Qui l’eût cru ? Le meilleur des films du mois est une comédie avec la moitié du cast de Dirty Granpa et la moitié du cast de Pitch Perfect… A croire que les rôles de débiles siéent (ouh, c’est pas une conjugaison qu’on a l’habitude de faire dis donc) à Zac Efron et Anna Kendrick (assez proche de ce qu’on a vu dans l’excellent Mr Right, d’ailleurs) ! Car oui, le film est débile mais ça m’a fait marrer. Largement plus que des comédies à gros budget sus-vues. C’est le moment de débrancher le cerveau et passer un moment sans complexe dans le canapé.

3.5/5

Star Trek Beyond

Le premier épisode était divertissant, le second une abominable bouse. Autant dire que j’en attendais pas grand chose. D’autant moins que je ne suis pas trekky pour deux sous. Somme toute, c’était à la hauteur du premier opus : divertissant. Je crois qu’on peut remercier Simon Pegg de s’être penché sur le scénario pour éviter un naufrage à la Khan et à Justin Lin pour son sens de l’action (c’est monsieur Fast & Furious). Honnêtement, vues toutes les daubes que je me suis farcies ce mois, je ne suis peut-être pas hyper objectif mais ça reste un excellent film pop-corn auquel on pardonnera les raccourcis scénaristiques…

4/5

Vous sentez venir cette chronique de série B moldave ?

6 Bullets est un film réalisé par Ernie Barbarash (Cube Zero), avec Jean-Claude Van Damme a.k.a The Muscles from Brussels, Kristopher Van Varenberg (fils de), Bianca Bree dit Bianca Van Varenberg (fille de) et Joe Flanigan (Stargate Atlantis). Cette merveille est issue des cerveaux de Evan et Chad Law.

Dans un obscur pays d’ex-Union Soviétique, le trafic de pré-pubères fait rage. Heureusement, un homme, un américain, un vrai, se dresse fasse à l’injustice et s’en va délivrer les âmes innocentes des mains de la mafia.

Croyez-le ou non, mais les deux articles qui se tirent la bourre sur mon blog pour savoir qui aura le plus de vues sont Les Mystères de l’Amour saison 1 et Assassination Games. Autant pour le premier je peux bénéficier du support d’une fan-base et des relais via divers forums, autant le deuxième s’est forgé une réputation tout seule, à la force du poignet. D’ailleurs, j’avoue que la présence d’une photo de Bianca Van Varenberg a bien aidé… Et c’est en perfide sournois que j’entends encore profité de son aura et que je re-cite son nom en dépit d’un rôle anecdotique. Car si j’ai fait des productions JLA mon fond de commerce à visiteurs, je me suis dit qu’il serait temps d’user de mon autre fond de commerce : JCVD !

Six Bullets : photo

C’est la raison pour laquelle je me suis frappé son dernier direct-to-DVD en date : 6 Bullets. J’espère très sincèrement que sa présence au casting du dernier Expendables permettra de relancer sa carrière au cinéma et qu’on verra de moins de moins de productions cheapos. 6 Bullets est un mystère. Le titre est un mystère, déjà. Pourquoi 6 Bullets ? 6 balles… Heureusement qu’on nous explique au début du film, via des phrases sur un écran noir :

Notre monde est régi par le grand business. Tout s’achète. Un jour, j’ai vu un enfant être vendu pour 6 balles. Et je n’ai rien fait.

Qui parle ? On ne sait pas. Mieux, on s’en fout. Il ne sera plus fait mention à un quelconque moment de ces 6 balles et on comprend que c’est artificiel au plus au point et d’une pauvreté sans nom. Mais grâce à ses quelques mots, on sait que visiblement le film va parler du trafic d’enfants. Des fois que la séquence d’intro ne serait pas assez explicite…

Dans la séquence d’intro en question, JCVD affublé d’un postiche ridicule se rend dans un bordel clandestin (dans un manoir, dans une riche propriété, avec des mecs armés pour la surveiller… mais que fait la police ?) pour récupérer un gosse. Pour la faire courte, on apprend que Samson Gaul est un mercenaire et que, via l’ambassade américaine, il récupère des gosses kidnappés pour les ramener chez leurs parents. Pas tous, hein ! Juste celui pour lequel il a été payé. Si vous aussi vous êtes choqué par cette caractérisation de personnage, tapez 1 ; si vous n’êtes pas plus choqué que ça et après tout c’est un barbouze, il fait ça pour la thune pas pour les heures supp’, tapez 2.

2

Gaul est un professionnel, comme les vilains ont vu son visage, il les bute. Normal. Comme c’est un professionnel, il fait ça au couteau à beurre et à l’explosifs. Normal.

Six Bullets : photo

Sauf que plus tard, Gaul apprend que durant son feu d’artifice, les malfrats restants ont placé les enfants restants (tous moins 1, donc) dans des caches secrètes et que les explosifs aidant, le manoir a pris feu, les enfants avec… Là, Gaul se sent pas bien et sa conscience vient le travailler. Vous avez tapé 2, si vous sentez que la caractérisation du personnage est déjà foireuse, tapez 3 ; si en plus vous ne comprenez pas comment un professionnel qui est payé pour récupérer un gosse n’est pas au courant du modus operandus des malfrats qui cachent des enfants et que les explosifs ont tendance à faire des dommages collatéraux, tapez 4.

4

Comme à présent Gaul a une conscience cliché à mort , il va faire ce que tout bon personnage hanté par des fantômes fait : il picole. Et comme il est boucher, bah, il va retourner vendre des saucisses.

Sur ces entrefaites  arrivent un américain et sa famille. L’américain est venu pour un match de free fight. Message sous-jacent dans la caractérisation du personnage : je suis un gros dur, je défonce qui je veux, d’ailleurs, j’aurais ma scène à moi pour ça. La fille va se faire kidnapper, la police n’arrive à rien, alors les parents vont faire appel à Gaul. Qui va refuser. Et oui, un bon héros refusent toujours le premier appel de l’aventure, c’est comme ça.

Sur ce, un employé de l’ambassade va essayer de convaincre Gaul que « non, c’est pas cool que des américains se fasse kidnapper leurs enfants et que ce serait bien que le seul autre américain du coin se sorte un peu les doigts de la saucisse pour leur venir en aide ». L’employé de l’ambassade n’est autre que le fils de Gaul, joué par le fils de JCVD. Si vous trouvez que c’est une coïncidence des plus surprenantes, tapez 1. Si vous pensez que les producteurs (JCVD et sa fille, entre autres), essaient de placer tous les membres de la famille Van Varenberg au sein du même film et qu’ils ont fait pression sur les scénaristes pour avoir cette incroyable coïncidence dans le script, tapez 2.

2

Six Bullets : photo

Oui, quand tu travailles à l’ambassade de Moldavie, tu dois savoir te servir d’une arme pour aider ton père à tout moment opportun du scénario…

Comme le père est un free fighter, il va aller dans des bars et casser la gueule au premier venu… Ca ne sert à rien, vraiment à rien, et on se rend compte que ce type aurait pu être un businessman en affaire et le script aurait déjà gagné en réalisme. Bref, Gaul raccroche la bouteille, reprend du service et va bousculer un pont de la mafia local. Il explique à ce dernier que c’est lui qui va retrouver la blonde américaine disparu pour lui et qu’il a 24 heures. A ce moment-là du film, l’observateur averti ne pourra que se demander pourquoi Gaul, qui avait pris soin de buter tous les malfrats qui avaient son visage dans la séquence d’intro, parle à visage découvert. Si vous pensez que c’est les scénaristes sont mauvais, tapez 1. Si vous pensez que la suite du film dépend de cet acte anodin et qu’on en a besoin pour que le mafieux retrouve plus tard Gaul, tapez 2.

1 (En fait, c’est 2, mais le 1 prévaut tout de même !)

Evidemment, comme on peut pas faire confiance à un mafieux, la fille kidnappée sera retrouvée morte, brûlée à l’acide dans une baignoire. La famille est en deuil, Gaul picole parce que sérieusement il doit s’agir du professionnel le plus minable de tous les mercenaires du monde. Comme vous avez tapé 2 précédemment, le mafieux sait qui est Gaul (un simple boucher) et revient pour lui péter la gueule. Gaul se tape une giga-gueule de bois, et c’est grâce à cette gueule de bois qu’il va comprendre que la fille retrouvée dans la baignoire n’est pas la fille du free fighter (à ce point là, il n’y a que le CDLS).

Six Bullets : photo

T’inquiète JC, le spectateur souffre avec toi de la boucherie faite de ce scénario

Je vous passe à présent la fin du film qui va se limiter à du défouraillage en règle sur fond de deal commercial mafieux zarbi. Sauf que maintenant, tout le monde sait que Gaul va venir et qu’il est boucher. Du coup, on l’appelle « Le Boucher ». Et quand tu vas valser dans les tripes des vilains de service, se faire surnommer « Le Boucher », c’est badass ! De toute façon, comme vous avez tapé 1 précédemment, vous savez que ce film est particulièrement bancal et vous demandez comment et pourquoi Jean-Claude Van Damme ne prend pas plus le temps de lire et travailler les scénarios des films qu’il produit. Mais comme j’ai regardé le documentaire Behind Closed Doors, je sais que l’acteur tourne une semaine, se casse 1 semaine faire une pub au Japon, revient tourner une semaine, part voir un pote en Russie 2 jours, tourne 2 jours, retourne en Belgique 2 jours… Il devient évident qu’il n’apprend que vaguement son texte et n’appréhende jamais complètement le rôle qu’il endosse.

En gros, tous les personnages sont mal construits. Tous. Même le free fighter, même sa femme qui s’est se servir d’un flingue parce que –  je cite – son père était dans l’armée. La perle revenant à Samson Gaul qui, comme je l’ai montré au départ, n’est pas crédible ni en tant que barbouze, ni en tant qu’humain. Je ne vais pas faire le détail du film tel qu’il aurait dû être écrit pour être un minimum plus logique et crédible ; mais honnêtement, même un pitch basique comme celui de ce film, c’était à la portée du premier scénariste qui fait son boulot avec un minimum de sérieux ! En plus de ça, le film est rempli de dialogues foireux et si éculés qu’il est impossible de ne pas rire. Mention spécial pour la fin, la où on va buter le grand-grand-grand méchant. Je ne peux m’empêcher de faire partager.

Le bad guy prie dans une église, genre c’est un salopard qui vend des gosses mais au prix d’une confession les portes du paradis lui seront ouvertes (là encore, alerte au cliché éculé). Il s’en va donc au confessionnal. Le prêtre arrive et il commence.

Pardonnez-moi mon père parce que j’ai pêché. (Pause) Je ne me suis pas confessé depuis longtemps maintenant. (Pause) Dîtes-moi mon père, pensez-vous que Dieu pardonne tout le monde.

Pause dramatique. Le prêtre bouge et pour les deux trois du fond, oui, c’est Jean-Claude. Ce dernier sort une arme avec silencieux et, avant de tirer, déclame l’une des punchlines les plus cheesy depuis le film éponyme avec Trinita:

Le film, comme Assassination Games, a été tourné dans un obscur pays d’Europe de l’Est avec une réduction des drastiques des coûts. On se s’étonne pas d’avoir à l’écran un filtre cradingue ultra-saturé qui vous donne réellement l’impression de mater un téléfilm ukrainien en jaune et marron ! La réalisation est la même que sur Assassination Games (normal, c’est le même réal) et ne vaut pas tripette. Les acteurs semblent peu investis (sauf les enfants de Van Damme, alors que franchement dans le genre rôle mal défini, le personnage de Kristopher se pose là), à commencer par JCVD, dans un rôle de mec mi-froid, mi-torturé et re mi-fatigué derrière. Fatigué, c’est peut-être le maître-mot qui désigne l’acteur dans cette production. Un rôle très clairement bouche-trou dans un emploi du temps chargé. C’est d’autant plus dommage car, pour avoir vu JCVD, on sait que l’acteur est digne d’un vrai potentiel dramatique et même dans Expendables 2, il était plus grand !

6 Bullets est un film que vous ne regarderez pas et vous aurez bien raison. Il s’adresse uniquement aux puristes de l’acteur, à ceux qui se font des soirées films pourraves entre potes et aux bloggueurs qui veulent un article facile au prix d’une heure trente de leur vie !