Articles Tagués ‘Fantasy’

Tokyo Fiancée

Je ne suis pas fan d’Amélie Nothomb. J’ai dû lire un ou deux de ses bouquins qui traînaient sur un coin de table chez ma meilleure pote. Livres que j’ai oubliés à un détail près : ils étaient courts, écrits en gros caractère et semblaient remplis de vent. Mais bon, l’auteure étant amoureuse du Japon, je pouvais bien faire l’effort de mater un film inspirée d’un livre à haute teneur en autobiographie. Et c’était pas terrible. En fait, le rendu final est assez proche d’un « Amélie Poulain au pays nippon », avec une voix-off totalement insupportable qui raconte ce que des images devraient suffire à comprendre. On aura bien compris la désillusion amère est au cœur de l’expérience tokyoïte de Nothomb et c’est assez bien retranscrit dans le film, mais non sans une lourdeur pathologique à cause de cette foutue voix-off. Et pour pourtant Pauline Etienne est mimi et colle parfaitement à l’idée du personnage. C’est juste… globalement insipide. Et mou. Ca pue l’adaptation bête et méchante d’un livre qui n’a pas grand chose d’intéressant à raconter de base (comprendre « le film manque d’enjeux et de conflits »). Au mieux, on profitera des paysages de Tokyo et de quelques moments qui font sourire. A noter que je l’ai maté juste après Les Délices de Tokyo, donc on est clairement dans « deux poids, deux mesures ».

2/5

Kickboxer Vengeance

Jean-Claude Van Damme a ma sympathie. Il ne fait que des films pourris en Europe de l’Est depuis des années, pourtant, je suis attaché à mon idole de jeunesse. Et puis de temps en temps, il sort des ovnis géniaux comme JCVD ou Welcome in the Jungle. Du coup, j’ai accueilli ce remake de Kickboxer avec un minimum de méfiance, genre « allez, on est fous, pourquoi pas ». Et là c’est le drame. Je m’attendais pas à un chef d’oeuvre, j’avais même déjà ma note en tête après la bande-annonce : 2. Et bien c’est pire ! C’est filmé avec les pieds. Ou monté avec les pieds (je ne comprends toujours pas pourquoi on s’obstine à monter les films de bagarre à l’occidentale quand Jackie Chan a montré pendant 40 en Chine la façon de filmer un film de karaté…). Dire que l’acteur principal a le charisme d’une huître est faire injure à l’ensemble des lamellibranches ! Le méchant est… Drax, des Guardiens de la Galaxie, histoire de bien continuer le white-washing en cours à Hollywood. Pour un film en Thailande, ça la fout mal. L’histoire est… à peu près la même. Les références au premier opus sont lourdes (« vous avez vu, on défonce un jukebox dans un bar, hahaha, c’est drôle ») Et JCVD… JCVD… sérieusement… J’ai beau fouillé dans mon capital sympathie engrangé depuis les années 80, je ne peux rien faire pour défendre son rôle. Un belge maître en arts martial d’asie du Sud Est à la rigueur, parce que la suspension d’incrédibilité à bon dos. Mais il s’approprie tellement le film, faisant passer le supposé héros comme son faire-valoir dans toutes les scènes où ils sont ensemble, qu’il en devient insupportable. Il avait l’occasion de prouver une palette de jeu plus vaste, plus en retrait, mais les muscles de Bruxelles ont un besoin évident de satisfaire un ego en manque de bons scénarios. Et puis ça balance des généralités à tour de bras, depuis « je n’ai pas envie de perdre deux fils » jusqu’au discours de motivation en combat final les moins crédibles de l’histoire du film avec des combats finaux. Je ne parlerai même pas des lunettes de soleil qu’il porte tout le temps, parce que – moi, je sais, j’ai vu sa télé-réalité – monsieur JCVD ne veut pas qu’on voit qu’il vieillit avec ses pattes d’oie. Le meilleur du film, c’est le début du générique de fin où on voit la scène de danse du premier film. Faites-moi plaisir, allez revoir l’original.

0/5

Pas de BA pour les étrons, juste celle des bons films massacrés sur l’autel des remakes.

Captain America – Civil War

Je pense que j’ai officiellement atteint le point de non-retour en ce qui concerne les mecs en collants. Sur le papier, le troisième opus consacré au boy-scout Marvel a tout pour faire un bon divertissement, avec de la bagarre, de la course poursuite, des blagues… mais j’en peux plus. La note n’est pas réflexive de ce que j’ai éprouvé au fond : de l’ennui. Toutes les aventures chez Marvel – hormis les « origin stories » telle que Iron Man – manquent d’enjeux, les films ne sont plus que de gigantesques bandes annonces promouvant les films à venir tout en se reposant paradoxalement sur une demi-douzaine de films passés. On ne pige pas spécialement ce qui se passe entre les personnages si on a pas vu les films d’avant et on s’en cogne de ce qui se passe dans le film actuel puisqu’il n’apporte fondamentalement rien aux personnages. J’ai maté ce Cap en mode automatique, à base de « ah… », « bagarre bagarre », « oh… », « bagarre bagarre », « et ? ». Le plus excitant dans le film, c’était Spider-Man, qui va juste revivre sont troisième reboot en 10 ans. C’est dire… Je m’en tamponne de Rogers, de Starks, de Tchalla, de… de tous en fait. C’était chiant. Encore un film charnière pour annoncer l’homme araignée, Black Panther, accessoirement Thor/Hulk, et le méga bloubiboulga que sera le dyptique Avengers.

3/5

Ouais, non, en fait 1.5/5

X-Men: Apocalypse

Et encore des mecs en collants… Deux dans le même mois, c’est désormais trop. Mais je dois avouer que je partais plus confiant que pour le Captain car Days of the Future Past (le deuxième épisode de cette deuxième trilogie sur les mutants de la Fox) était sympa. Et j’ai vite compris que ce serait le drame… On se tape une exposition qui dure presque une heure, le temps de rappeler à nos bons souvenirs qui sont les gentils d’avant (Xavier, Mystique, Magneto, Quicksilver, Moira, Havok, le Fauve), qui sont les nouveaux gentils (Jean Grey, Cyclops, Nightcrawler), qui sont les nouveaux méchants (Apocalypse, Storm, Angel, Pyslocke). L’air de rien, ça fait déjà 14 personnages. Une fois que c’est fait, il est largement temps de rajouter la dose de fan service : la séquence « ralenti et musique cool » de Quicksilver (l’unique moment bien du film) et le moment Wolverine. Après, il faut s’inquiéter de la continuité de la licence, on a déjà commencé avec Wolverine pour expliquer comment il est devenu amnésique, il faut s’occuper des cheveux de Xavier par un artifice bidon. Une petite séquence de bagarre, et hop, emballé c’est pesé. Encore un film bien ennuyeux qui souffre de la présence d’un mauvais scénariste à la barre (Simon Kinberg) qui se contente d’appliquer ce qui a bien marché par le passé et de faire passer l’aura de la l’acteur avant l’intérêt des personnages (d’où Mystique en héroïne désintéressée, Magneto repentant pour la sixième fois, Sansa Stark surexposée et à contrario Jubilee littéralement en potiche par exemple). Apocalypse ne donne pas l’impression d’être le grand vilain qu’il devrait être, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux tout en donnant un côté kitch à l’ensemble… Bref, c’était long, mal rythmé, pas intéressant et avec des personnages qu’on ferait bien de mettre au placard pour passer à autre chose…

1/5

Warcraft

Duncan Jones est un réalisateur que j’apprécie (Moon). En revanche, et ça s’est un peu vérifié avec Source Code, dès lors que des gros studios mettent la main dans ses projets, sa démarche en tant qu’auteur s’en retrouve lésée pour un résultat somme toute moyen. Du coup, un projet comme Warcraft avait toutes les chances de le tourner en « Yes Man ». Fort heureusement, le gars est un joueur et s’est battu pour imposer sa vision de l’adaptation vidéoludique. C’est peut-être la raison pour laquelle on évite le naufrage complet. Les enjeux sont clairement présentés en s’éloignant de l’écueil « tout ce qui n’est pas humain est forcément méchant », les personnages sont intéressants sauf les héros humains et même si on y connait rien comme moi à l’histoire du jeu Warcraft, on pige ce qui se passe dans le film. Sur ce point-là, on ratissait large pour le grand public. Mais le film se vautre complètement sur l’esthétique héritée du jeu qui donne un cachet ultra-kitch à l’ensemble. Surtout chez les humains. Il suffit de regarder l’armure du roi pour s’en rendre compte… Encore une fois, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux et si les orcs en imposent, tout le reste fait carton-pâte numérique (notamment les décors). Je prédis que le film vieillira très mal. Quand on voit ce que Peter Jackson à réussir à faire en décor naturel, je m’étonne encore qu’on choisisse la solution cheapos du fond vert dans tous les coins pour les films fantasy. Ajoutons à cela les acteurs les moins investis du monde du côté des humains (les moins investis ou les plus gênés par les fonds verts), un combat final expédié et un scénario pensé pour amorcer une trilogie qui ne verra probablement jamais le jour et vous avez pour moi une dépense d’argent bien dispensable… et vous avez un film juste très moyen.

2.5/5

Blind Dating

Ca ne révolutionnera pas l’histoire de la comédie romantique mais on pourra souligner un certain effort sur les personnages avec un aveugle et une exilée indienne en Amérique dans le duo de charme. Un effet de « nouveauté » qui passera trop vite sur les réels problèmes inhérents au handicap pour l’un et au poids des traditions pour l’autre quand l’amour est en jeu. On passera allègrement aussi sur le fait que – comme toutes les romcoms – le cœur de l’intrigue repose sur 2 idiots qui n’arrivent pas à communiquer… Reste des petites vannes marrantes grâce au frère du héros, le plus développé des personnages secondaires quand les autres font de la figuration avec une caratérisation qui tient sur un timbre poste. Au final, je ne peux même pas vous le recommander…

2.5/5

Central Intelligence

Comment dire… C’est vraiment un mois très moyen au niveau des films que je m’enfile. Rien d’excitant, de nouveau, de wow!, de fun… Central Intelligence est dans la norme des films capitalisant sur le potentiel sympathie de The Rock et Kevin Hart pour attirer les spectateurs dans les salles. Une fois dedans, la place payée, on n’a guère de scrupules à leur proposer un scénario mâché, digéré, déféqué et remâcher derrière. Du coup, le film est porté uniquement par le duo d’acteurs. Et encore, il faut vraiment faire abstraction du caractère idiot de celui de Dwayne Johnson qui jamais, ô grand jamais, n’aurait pu entrer à la CIA compte tenu de son caractère obsessionnel intrinsèque. A noter que je suis tombé sur une version unrated malgré moi, donc plein de blagues improvisées par les acteurs et de plans inutiles, alourdissant de fait le rythme du film qui n’en possède que peu.

2/5

Bad Neighbors 2

Et c’est parti pour la suite commerciale d’un film que personne n’attendait et qui a plutôt bien fonctionné au box-office. Film qui était divertissant, cela dit en passant. Donc on prend les mêmes et on recommence. Même formule, même scénario, même enjeux, pas du tout le même intérêt. Ca commence à se sentir que je suis fatigué de chroniquer des films bordeline pourris ce mois ?

2/5

Ghostbusters, le reboot

Non. Non-non-non-non. Non ! Juste non !

0.5/5

Macross Delta

Au milieu d’un mois tout pourri niveau film, je me suis dit que j’allais sauver cet article grâce à une valeur sûre : Macross. Et que même si c’était moyen, mon côté fanboy prendrait la relève et encenserait le dernier anime en date de licence. Sauf que voilà, j’ai beau être hardcore et vénérer Macross, Delta franchit un cap dans le mix mécha-romance-musique. Il faut dire que mettre l’équivalent science-fiction des magical girls, c’était couillu et ça a dû prendre pas mal de monde en route. Maintenant, on envoie carrément des jeunes filles en fleur avec des jupettes à réaction chanter sur les champs de bataille pendant que les Valkyries combattent autour. C’était osé. Mais j’ai dit « allez, pourquoi pas ». On fait connaissance avec un groupe de chanteuse « idols » comme on en trouve des tonnes au Japon, un p’tit qui veut voler dans le ciel bien évidemment, l’habituel triangle amoureux et puis une nouvelle race d’humains qui vient faire la guerre au reste sous des prétextes plus ou moins fallacieux… Bref, du Macross. Et si le début est péchu en dépit de choix scénaristiques déconcertants, ça part vite en cacahuète. C’est bien simple à partir de l’épisode 13-14 (soit à la moitié de la série, hein), il ne se passe plus rien. Finis les combats spatiaux (hormis deux-trois escarmouches histoire de dire), la romance passe au second plan (avec deux-trois mièvreries histoire de dire et un final (abo)minable) et les chansons passent quant à elles en boucle au point de devenir fatigantes (et pour le coup, c’est vraiment très pop japonaise… le genre de truc que vous entendez sur une borne de DDR). Pendant ce temps, la politique et les tarabiscotages associés s’expliquent et se font expliqués jusqu’à un final mou et sans enjeu. C’est triste à dire, mais je me suis fait chier devant Macross Delta

2/5

Mike and Dave Need Wedding Dates

Qui l’eût cru ? Le meilleur des films du mois est une comédie avec la moitié du cast de Dirty Granpa et la moitié du cast de Pitch Perfect… A croire que les rôles de débiles siéent (ouh, c’est pas une conjugaison qu’on a l’habitude de faire dis donc) à Zac Efron et Anna Kendrick (assez proche de ce qu’on a vu dans l’excellent Mr Right, d’ailleurs) ! Car oui, le film est débile mais ça m’a fait marrer. Largement plus que des comédies à gros budget sus-vues. C’est le moment de débrancher le cerveau et passer un moment sans complexe dans le canapé.

3.5/5

Star Trek Beyond

Le premier épisode était divertissant, le second une abominable bouse. Autant dire que j’en attendais pas grand chose. D’autant moins que je ne suis pas trekky pour deux sous. Somme toute, c’était à la hauteur du premier opus : divertissant. Je crois qu’on peut remercier Simon Pegg de s’être penché sur le scénario pour éviter un naufrage à la Khan et à Justin Lin pour son sens de l’action (c’est monsieur Fast & Furious). Honnêtement, vues toutes les daubes que je me suis farcies ce mois, je ne suis peut-être pas hyper objectif mais ça reste un excellent film pop-corn auquel on pardonnera les raccourcis scénaristiques…

4/5

Blanche-Neige et le Chasseur est un film réalisé par Rupert Sanders avec Kristen Stewart (Adventureland), Chris Hemsworth (Thor) et Charlize Theron (Prometheus) sur un scénario dont la meilleure partie vient sûrement de Hossein Amini (Drive), la pire étant sûrement due à Evan Daugherty.

C’est l’histoire de Blanche-Neige. Ou presque. Disons qu’à un moment, ya une pomme et sept nains.

Je me demande ce qui s’est passé dans la tête des producteurs à l’horizon 2010-2011. Visiblement, leur grande marotte était de pondre le plus grand nombre de films ou séries tirées de contes populaires. La même année, on a dû se frapper Mirror Mirror avec Julia Roberts et ce film, sans compter la série de qualité discutable Grimm ou encore Once upon a time. Ou comment resucer jusqu’à la moelle des histoires vues, revues et si profondément ancrées dans la culture populaire grâce à la firme de Mickey que toutes variations ne peuvent prêter qu’à sourire quand on voit les premiers communiqués de presse. Et attendez, on nous réserve un nanar en puissance avec le prochain Hansel et Gretel: Chasseurs de sorcières qui a retardé sa sortie pour surfer que la notoriété post-Bourne Legacy de l’acteur principal.

Mais étudions plutôt le cas de Blanche-Neige et le chasseur, premier volume d’une trilogie qui ne sortira jamais. La faute à Kristen Stewart qui finalement, en dépit de 5 épisodes d’une saga romantique mielleuse n’a pas compris le concept de fidélité et s’en est allée se fourvoyer dans les draps du réalisateur. Ce mec a littéralement le cul bordé de nouilles, c’est un inconnu sorti de nulle part, qui se retrouve aux commandes d’un des plus gros blockbusters de l’année 2012 et qui se tape l’actrice principale de son film… Non, je ne suis pas jaloux, je constate ! De toute façon, sa réalisation est quelconque et sa direction d’acteur plutôt limite si l’on considère que ce film aurait pu plus simplement s’appeler Bella et Thor.

Bon, alors, ce film…

Dans un pays lointain et merveilleux, une reine fait le voeu d’avoir un enfant. Par le truchement de la magie et des roses, c’est fait. Le pays est en liesse, mais la reine meurt rapidement. Le roi inconsolable part en guerre et tombe « par hasard » sur une jeune fille à la beauté hallucinante. Il en tombe aussi amoureux, l’épouse sur le champ et meurt assassiné par la nouvelle concubine au milieu d’une érection. L’épouse n’est autre que la vilaine sorcière qui suce la force vitale des gens pour conserver sa jeunesse, et elle a aussi une armée à son service. Et plutôt que d’envahir proprement le pays comme n’importe quel chef de guerre, elle fait ça en perfide, mariage après mariage, façon Elizabeth Taylor. Soit.

Reste Blanche-Neige, qui ne s’enfuit pas du château. Non, la vilaine sorcière va l’emprisonner dans la plus haute tour du château. Pourquoi ? Je sais pas trop. Disons que c’est dans le script.

10 ans plus tard. Blanche-Neige est toujours en vie. C’est devenu une adolescente bien développée avec de sérieux problèmes de variations dans son jeu d’acteur, des dents nickels et une passion pour la fabrication de petites poupées en paille. La méchante reine règne sur un immense royaume et tout va bien dans sa vie. Sauf qu’en bonne névrosée, elle ne peut s’empêcher de demander à son miroir en CGI pourraves qui est la plus belle. Le miroir en question lui fait savoir que désormais la plus belle, c’est Blanche-Neige. Parce qu’elle vient d’avoir 18 ans. Hier non, c’était juste un gros thon enfermé dans un cachot et maintenant c’est genre une giga-bonnasse qui peut briser le charme magique de la sorcière éternellement jeune. Et comme on connait pas la chirurgie esthétique et que les bains de lait ne suffisent pas, la méchante reine se voit donc contrainte et forcée de buter Blanche-Neige pour reste jeune… Elle aurait fait ça il y a dix ans, elle m’aurait économisé deux heures de ma vie.

Bref… La reine fait quémander sa némésis, qui s’échappe parce que – comme d’habitude –  le grand méchant est entouré d’incapables. Elle s’enfuit dans la forêt interdite, là où personne ne pénètre. Sauf le chasseur. Enfin Thor, quoi. Thor, il a perdu sa femme, il picole comme un trou, il a des problèmes avec l’autorité, mais c’est LA personne dont la reine a besoin pour retrouver une idiote. Le chasseur va se rebeller contre la Reine parce que voilà, Blanche-Neige elle est bonnasse (j’ai pas vraiment trouvé d’explication, même les 100 pièces d’or promises me semblent légères pour justifier de se mettre sciemment dans de telles emmerdes). La reine va alors dépêcher 10 mecs pour récupérer Blanche-Neige et le chasseur. Si vous aussi vous vous demandez pourquoi la reine n’a pas commencé par embaucher ces 10 mecs, vous faîtes bien de lire mon résumé plutôt que de mater ce film.

Thor et Bella sont donc en train de sortir de la forêt, ils se font agresser par un troll qui se plie à la volonté de la princesse. Pourquoi ? Comment ? Je sais pas. Parce qu’elle est bonnasse et que ce détail sera utilisé dans la suite de la trilogie qui n’aura jamais lieu ? Parce que ça fera cool dans la bande-annonce ? Ils se trouvent un refuge dans un village où il n’y a que des gonzesses scarifiées. Pourquoi scarifiées ? Parce que comme la reine suce l’énergie vitale des personnes agréables à regarder pour conserver sa jeunesse, il est de notoriété publique d’une petite cicatrice au visage vous rend inintéressant. Si j’étais Blanche-Neige, je me serais scarifié le visage. Ca mangeait pas de pain, j’aurais pas vraiment perdu en sex-appeal et j’aurais été tranquille le reste de ma vie.

Le village se fait attaquer, Bella et l’avenger nordique se casse et se font attraper par des nains. Nains qui sont de vieilles connaissances de Thor. Ca tombe bien, vive le CDLS ! Les nains, comme toutes les personnes qui ont croisés le chemin de Blanche-Neige la reconnaissent instantanément comme la descendante de feu le bon roi (alors que, je le rappelle, elle a passé 10 ans au cachot… et qu’elle ne porte pas de marque de naissance significative). Les nains lui jurent allégeance et tout le monde décide de se rendre dans le bastion de la résistance contre la reine. Un duc cousin germain ou équivalent du roi décédé. Le duc en question a un fils, fils qui était amoureux de Blanche-Neige durant leur enfance et qui s’est juré de la ramener, se faisant passer pour l’un des 10 gars susnommés. Le bogoss les retrouve et se joint à eux.

Je sais plus trop comment. J’ai un peu décroché à ce moment là du film. Il faut dire qu’on était presque déjà à 1h40 de films et pour bien vous faire comprendre à quel point c’était chiant, j’avais eu l’impression de mater 1h40 de stock-shots d’un documentaire sur la Sologne de la chaîne Chasse et Pêche, entrecoupé ça et là de plans sur Kristen Stewart qui avait l’air d’être constipée en permanence, sur Charlize Theron un peu en roue libre dans son trip vilaine sorcière et de Thor qui répétait visiblement pour les Avengers

Donnez-moi cette pomme que je mette fin à mon propre calvaire cinématographique !

Donc, je ne sais plus vraiment comment la sorcière réussit à se faire passer pour le bogoss amoureux de Blanche-Neige et à lui faire bouffer une pomme moisie. Par contre, ce que je sais, c’est que le baiser du fils du duc amoureux ne la ramènera pas à la vie… Non, parce que quitte à foutre en l’air un conte populaire, autant le faire si complètement que :

  1. C’est le baiser du chasseur qui la ramène à la vie
  2. Blanche-Neige qui – je le rappelle – a passé sa vie au cachot prend la tête de la rébellion en enfilant une armure complète alors que, jusqu’à preuve du contraire, quand on est en taule, on apprend ni a faire du cheval, ni à se battre. Au mieux, quand tu t’appelles Jeanne Garnier, tu peux apprendre à pirater des téléphones portables…

C’est donc dans un grand n’importe-quoi final que Blanche-Neige – qui, je le rappelle encore, ne sait même pas manier un couteau pour étaler du beurre sur sa tartine – s’en va en guerre épée et bouclier à la main contre un château entier et une sorcière adepte de la magie noire…

L’air constipé, sur un cheval.

A ce moment du film, je voulais sincèrement que la méchante reine remporte la victoire. Finalement non. Le bien triomphe du mal et le pays s’offre une nouvelle reine. Hourra.

Mais alors, le fils du duc, il épouse Blanche-Neige ? me demanderez-vous.

Non.

Le chasseur alors ?

Non plus. Les résolutions sentimentales du film sont laissées au bon soin de la suite de la trilogie. Qui n’aura pas lieu pour cause de résolutions sentimentales hors caméra. Ironique, n’est-ce pas ?

De toute façon, il faut bien se rendre compte d’une chose, c’est que en dehors du fait de vouloir revisiter le mythe de Blanche-Neige en le destructurant façon bouffe moléculaire, le scénariste (dont c’est le premier long) a surtout pioché comme un gros rapace dans une vaste collection de films, depuis le Seigneur des Anneaux (et je soupçonne l’accessoiriste d’avoir eu un prix de gros sur les boucliers du Gondor) jusqu’à Mononoke Hime et sa scène quasi-copiée-collée avec le Dieu-Cerf… 

Blanche-Neige et le Chasseur est une gigantesque perte de temps, sauf si vous êtes fétichiste de Kristen Stewart, Charlize Theron, Chris Hemsworth ou de la Sologne… Surtout la Sologne.

En bonus, une parodie sur les révélations de Kristen Stewart suite à son « oups, j’ai glissé sur un autre pénis que celui d’Edward ».

Dungeon Fighter est un jeu de Lorenzo Silva, Lorenzo Tucci Sorrentino et Aureliano Buonfino, illustré par Giulia Ghigini, distribué chez nous par Iello.

Ça faisait longtemps que je n’avais pas chroniqué un jeu de société. J’ai eu l’occasion de tester cette nouveauté Iello chez mon dealer habituel vendredi dernier. Comme c’était ça ou un journal en Bordeciel, j’ai décidé de changer un peu les habitudes du lundi.

Dungeon Fighter se classe dans la catégorie des « dungeon crawling ».

Mais qu’est-ce donc ? me demanderez-vous.

Il s’agit du style de jeux que j’apprécie le moins.

On s’en fout ! ajouterez-vous, plus intéressés par la teneur effective et le gameplay de ce style de jeu.

Et bien il s’agit alors d’un groupe d’aventuriers (incarnés par les joueurs) un peu crétins qui ont  décidé de s’enfermer dans un donjon et de l’explorer de fond en comble pour amasser trésor et richesse, tout en sachant pertinemment qu’ils ont toutes les chances d’y rester parce qu’un boss vilain les attend au bout du dernier couloir. En terme de jeu, vous rentrez dans une pièce, un monstre baveux apparaît, les aventuriers usent de leurs pouvoirs et de leurs haches pour le zigouiller (donc, lancent des dés) et passer dans la salle suivant. Rincer et répéter jusqu’à ce que mort s’en suive.

Chaque joueur incarne un type de personnage issu de la mythologie fantasy classique (voleur, mage, barbare, etc.). Ils ont des points de vie, des pouvoirs associés à une couleur de dé et ensemble, ils vont se débrouiller pour s’en sortir.

Mais les italiens derrière le jeu sont des gros déconneurs et ont décidé d’apporter un peu de fun dans le style. Le donjon est assez accessoire, l’important c’est la cible au centre de la table. Normalement, dans un dungeon crawling classique, on dit le pouvoir qu’on utilise, on lance un dé et le résultat détermine la tourte qu’on balance dans la sale gueule du monstre. Dans Dungeon Fighter, c’est différent.

On choisit son pouvoir, donc une couleur de dé (pour peu qu’il n’ait pas été utilisé par un autre joueur avant), et on lance le dé sur la cible (avec un rebond avant sur la table). En fonction de la où s’arrête le dé sur la cible, on détermine la puissance de la tourte susnommée (plus c’est vers le centre, plus elle est grosse). Si le dé finit en dehors, c’est raté. Si le dé finit sur la face spéciale on déclenche le pouvoir spécial de son personnage. Logique.

Attends, on lance des dés sur une cible…

Oui. C’est un jeu particulièrement bête. Fonction du monstre que vous allez rencontrer et des cartes que vous allez acheter au magasin grâce aux piécettes chèrement récupérées sur des cadavres, votre lancé de dé va varier : par dessous la jambe, les yeux bandés, avec la main de votre voisin, à un mètre de la table…

C’est pas bête, c’est carrément débile en fait !

Et oui ! Dungeon Fighter ne se prend pas au sérieux et privilégie la bonne ambiance autour de la table.

Vous lancez le dé, si vous finissez la cible, le monstre se prend des points de dégâts, sinon, le monstre riposte et vous assène une attaque. Il y a trois dés (vert, bleu, rouge), quand ils ont été utilisés et que le monstre n’est pas encore mort, un choix s’offre à vous : utiliser des dés bonus supplémentaires (chèrement acquis) ou bien se prendre une tournée générale de baffes du streum pour avoir le droit de réutiliser de nouveau les 3 dés. Les cartes d’armes rajoutent des dégâts, les armures vous protègent, les potions donnent des bonus variés défaussables… Mais dans tous les cas, vous allez prendre cher ! Car 3 dés pour buter des monstres de plus en plus forts et vicieux, c’est peu.

Le jeu peut se jouer de 1 à 6, avec 3 niveaux de difficulté. J’ai testé à 3, 5 et 6, toujours en difficulté normale. On n’a jamais réussi à survivre jusqu’au boss de fin (soit une dizaine de monstres à affronter avant de le rencontrer).

C’est l’un des gros points noirs du jeu. Il se veut fun, familial, ambiance déconne… mais il est ultra dur ! On passe son temps à mourir. Et si tout le monde meurt dans le même combat, c’est la fin (sinon, votre personnage, mais amputé d’un pouvoir). Et on a joué en normal, en coopératif. Dungeon Fighter se place très clairement en concurrence directe avec Le Donjon de Naheulbeuk d’Antoine Bauza, et honnêtement, le deuxième est clairement moins frustrant (et encore plus débile). Ou on était très mauvais, ou le jeu souffre d’un équilibrage bizarre (ah oui, on appelle ça « la chance » !).

Bon, au moins, c’est pas compliqué à jouer ou à expliquer.

Au niveau du matériel, c’est plutôt mitigé avec de la bonne qualité (cartes toilées par exemple) et du cheap (les cartes de personnage et donjon par exemple). La boite propose une tour pour ranger les cartes monstres et trésor. C’est sympa, mais ça sert à rien (vraiment à rien, des piles dans un coin de la table auraient suffi et le prix aurait été encore plus familial) et c’est relou, ça tombe si on fait pas gaffe…

Au niveau des illustrations, je sais bien que c’est « chacun ses goûts », mais n’en déplaise à Iello et Giulla Ghigini, mais je les trouve particulièrement moches. Pas aussi hideuses qu’un Dungeon Pets, mais c’est pas loin.

Bon, vous l’aurez compris, Dungeon Fighter, c’est pas ma came. Moi, je pousse des kukambois avec de la réflexion dedans, je cultive des champs, je gère des domaines, je tape sur des samurais… Et pourtant, au regard des jeux de société que je crée ou de certaines pièces de ma ludothèque, je suis vraiment pas le dernier sur les thèmes à déconne. Mais là, la sauce n’a pas pris. Après nul doute que si vous aimez les ambiances fun Et les dungeon crawling ET les jeux d’adresse ET les jeux de hasard chaotique, vous devriez apprécier. C’est très ciblé quand même…

La nouvelle série des Thundercats est développé par Sam Register (Ben 10), pour le compte de la Warner Bros Animation. C’est diffusé sur Cartoon Network et les petites papattes qui dessinent tout ça sont japonaises via le Studio 4°C (Steamboy).

Les Thunderians vivaient en paix dans leur belle cité. Un soir, suite à la félonie d’un de ses plus loyaux sujets, Thundera est attaquée et rasée par l’armée des Lizards, les vils servants du maléfique Mum-Rah, qui comme tout méchant qui se respecte veut conquérir le monde après des siècles d’emprisonnement. Le valeureux roi est tué, son plus jeune fils est propulsé nouveau seigneur des Thundercats. Mais pour défaire Mum-Rah, le jeune Lion-O doit aller trouver le « Book of Omens ». Il sera aidé par son frère aîné jaloux, la belle Cheetara, le redoutable Panthro, un couple de gamins et un tas d’alliés à raison d’environ un par épisode…

Cette nouvelle série est fait un reboot de celle des années 80 (plus connue sous nos latitudes sous le sobriquet des Cosmocats – sobriquet pas si ridicule puisque cette série justifiait dans son scénario que les chats soit d’abord dans le cosmos… je me demande comme va s’appeler cette nouvelle série quand elle viendra en France tandis que la dimension science-fiction se limite à quelques blasters).

Evacuons tout de suite la technique, le savoir-faire des japonais reste comme toujours au top avec une bonne utilisation de la 2D et de la 3D. C’est fluide, ça bouge bien. Rien à redire.

Mes souvenirs de la première série sont vagues. C’est donc avec une fraîcheur toute naïve que je me suis attaqué à la version 2011. La bonne nouvelle, c’est que niveau reboot, on ne peut pas faire plus débile que Conan niveau scénario. Donc, même si les scénaristes ont sacrifié le côté « ado prisonnier d’un corps d’adulte », les choix opérés pour remettre au goût du jour les personnages fonctionnent, en dépit de leurs clichés :

  • Lion-O est juste insupportable comme tout héros jeunesse qui se respecte
  • Tygra est le ténébreux réfléchi
  • Panthro est le bourrin bourru
  • Cheetara est une excuse de plus pour attiser la jalousie entre les frère
  • WilyKat et WilyKit servent de faire valoir humoristique
  • Mum-Rah est un gros vilain qui préfère se tourner les pouces plutôt que de mettre la main à la pâte

Si les choses sont aussi bien codifiées, c’est que le public cible reste les 6-12 ans (ce qui n’empêche pas les éternels enfants comme moi d’apprécier la série, au contraire). De fait, les épisodes sont eux aussi calibrés suivant un bon gros schéma répété qui vise à mettre Lion-O dans une difficulté qui le fera mûrir et devenir un bon roi à l’avenir. Ce qui ne va pas sans un caractère tout feu tout flamme irréfléchi et crétin de notre héros (d’où son caractère tête à claques !). Et ce qui ne va pas sans un dimension moralisatrice de l’épisode… Au moins, on échappe aux fins à la MASK…

Ces successions d’épreuves ont tendance à ralentir le rythme général de la série, limitant au minimum les vraies avancées du scénario. Et comme les méchants ne sont pas hyper agressifs, nos amis chats ont le temps d’apprendre de leurs échecs sans trop sentir leurs moustaches roussir. La bonne nouvelle, c’est que certaines relations entre personnages sont un peu plus fouillées que la moyenne pour un show pour enfants, avec son lot de rivalités fraternelles et amicales – ce qui n’atteint pas la teneur de mon coup de cœur dessin animé 2011 dont je vous parlerai bientôt. La saison 2 devrait démarrer sur un peu plus de tension ! (Si tant est qu’on ne considère pas une ville et un peuple rasés comme de la tension de début de saion…).

J’aurais vraiment aimé que la série assume plus son côté science-fiction, tout aussi perdue et ancienne qu’elle soit dans cet univers. J’aurais également apprécié que le côté « derniers représentants des Thunderians » soit plus présent, quitte à lorgner vers Escaflowne, de sorte que Lion-O se pose réellement en meneur et chef de guerre. Enfin, je suppose qu’on ne peut pas tout avoir dans une première saison de 13 épisodes d’une durée standard de 20 minutes.

Mais globalement, la série de suffisamment bonne qualité pour m’avoir fait accroché. Hormis quelques épisodes trop balisés pour être réellement intéressants, le pilote d’une heure et quelques autres épisodes (je pense notamment à celui qui explique la genèse des races) sont plutôt bien fichus et méritent le coup d’œil des curieux et des nostalgiques.

Sinon, histoire de placer un rétrolien l’air de rien, Cheetara est doublée par Emmanuelle Chriqui, que j’avais sûrement dû mentionner dans l’article sur Detroit Rock City.

Conan The Barbarian version 2011 est un film réalisé par Marcus Nispel (Massacre à la Tronçonneuse), Jason Momoa (Game of Thrones), Rachel Nichols (Star Trek), Rose MacGowan (Charmed) et Ron Perlman (Sons Of Anarchy).

Conan est né sur un champ de bataille. Littéralement. Puis il va vivre sa petite vie d’enfant au sein d’une tribu, jusqu’à ce que celle-ci soit décimée par un vilain pas beau qui veut – comme toujours – conquérir le monde. Orphelin et seul, Conan va alors parcourir le monde, jouissant des plaisirs simples de la vie comme décapiter des têtes ou déflorer des donzelles peu farouches. Bon, bien sûr, Conan nourrit toujours une vengeance ardente pour buter le vilain responsable de la mort de son père. Ca tombe bien, le scénario a tout prévu et il va pouvoir lui démonter sa face et sauver la presque pucelle du film en même temps !

Comme tout le monde, j’ai vu le premier film de Conan avec le monolithe Schwarzenegger. J’ai même dû voir sa suite qui ne m’a laissé aucun souvenir. En revanche, je n’ai jamais lu les textes de Robert E. Howard. Ce qui fait que je n’ai du personnage qu’une image formatée par le film de Nilius. Mais comme je suis ouvert d’esprit, je suis allé voir le nouveau Conan sans aucun préjugé ni pré-conception de quoi que ce soit.

En soi, c’était une bonne chose. Ca m’a permis de trouver des points positifs au film. Par exemple, Jason Momoa. Je trouve qu’il fait un très bon Conan. Mieux que le sénateur de Californie en terme de physique ou d’interprétation. De mon point de vue, Conan c’est une espèce de couteau suisse plus qu’une brutasse avec une épée : guerrier, roublard, pirate, félin, agile, avec un certain sens de l’honneur et une certaine éducation. Pour le coup, j’ai donc préféré la version Jason Momoa. A ses côtés, on retrouve Ron Perlman en papa presque poule (rien à dire, c’est Ron Perlman), une Rose McGowan méconnaissable et plutôt intéressante en méchante, un Stephen Lang en méchant très méchant mais particulièrement débile et une Rachel Nichols dans le rôle de la presque demoiselle en détresse. Au moins, elle n’est pas insupportable et elle sait se débrouiller, ça nous change des cruches qu’on peut voir dans un univers très masculin, fait de muscles et d’huile qui les fait briller.

En gros, le casting tient la route.

Les effets spéciaux tiennent à peu près la route (même si le recours au numérique est voyant).

La réalisation semble faire ce qu’elle peut pour rester sur la route et ne pas aller dans le bas côté. Elle manque clairement d’inspiration et n’a rien de transcendant. Si je ne l’ai pas vu en 3D (ça me saoule la 3D, ça sert à rien), on voit d’autant plus tous les plans inutiles pour nous en mettre plein la gueule (figurativement, puisqu’on parle de 3D). Je noterai tout de même quelques bonnes scènes, les combats essentiellement (enfin, le premier combat de Conan – la meilleure du film ! celle qui de mon point de vue, résume l’esprit Conan – et celui avec les hommes de sable), qui relèvent le niveau général.

J’ai dit qu’il y avait Rachel Nichols et que ça permettait parfois de faire passer un peu le temps quand on ne sait pas trop quoi regarder à l’écran ?

Bon, c’était pour les points vaguement positifs. Passons aux négatifs… En fait, on va s’arrêter au scénario. C’est avant que ce que je cherche dans un film. C’est en général ce qui me suffit à descendre un film en flèche…

Le film s’ouvre par une voix off qui nous explique le pourquoi du comment de l’univers et pourquoi il va y avoir un méchant. Dans les années 80, les spectateurs savaient encore lire et un texte suffisait à poser des bases. Dans les années 2000, les spectateurs préfèrent la médiocrité à la simplicité. Donc l’univers est introduit par une voix grave  cancéreuse qui nous explique que le monde de Conan est vieux, que des malades ont créé un masque magique puissant, que les tribus barbares ont cassé ce masque et que chacune s’est pris un morceau pour que plus personne ne s’octroie le pouvoir de cet artefact. Dommage pour eux, il y avait une prophétie qui disait que ça servait à rien de se casser le cul, puisqu’un nouveau vilain reconstruira le masque.

Le fameux vilain du film. Qui vient récupérer la dernière partie du masque dans le village de Conan. La chance ! Seulement voilà, entre le moment où il finit le masque et celui où il va trouver la nana qui possède le sang pur de je ne sais quelle lignée pour l’activer, il va s’écouler genre 10 ans. 10 ans ! Quelqu’un peut-il me dire ce qu’il a branlé ces dix dernière années ? Je suppose qu’il était plus simple d’attendre que Conan deviennent adulte et rencontre plus ou moins par hasard la fameuse nana pour commencer à accomplir son maléfique dessein !

Et Conan, hein ? Comment faut-il à Conan 10 ans pour retrouver le mec le plus redoutable et redouté du pays de l’époque ? Ah, pour faire la fête avec ses potes et lever les filles qui se trimballent seins à l’air, il y a du Conan ! Pour faire avancer sa vendetta personnelle, on va plutôt attendre que les infos lui tombent par hasard dans l’oreille. Remarquez, il n’aurait pas eu une vie de débauche à la taverne, il aurait pu le chercher encore longtemps l’assassin de son père.

Plutôt que de nous montrer la vie de Conan entre les deux âges, on nous ressert encore de cette voix off inutile.

Une fois que la quête du barbare est lancée, accrochez-vous à vos bretelles parce que les ellipses sont super violentes ! On passe d’une ville à l’autre en un claquement de sabots de cheval sans plus de formalité (ce qui rappelle que le méchant est pressé d’accéder au pouvoir du masque, mais finalement, il va prendre son temps, histoire que Conan ait bien le temps de réfléchir à sa stratégie).

Conan est une petite fashion victime qui va changer au moins 5 fois d’armure… Genre… Dans mon esprit, une peau de bête et une épée devraient lui suffire…

Le méchant est tellement stupide que quand Conan lui envoie un message du genre « Viens seul », il vient seul ! Et après, il se demande pourquoi il arrive à s’échapper…

Sur la scène du bateau, on a le droit à une belle nuit américaine. Hop, il fait nuit. Hop, il fait jour.

Ne cherchez pas de souffle épique, au mieux vous trouverez un souffle hippique.

Je pourrais continuer encore et encore à citer tous les trucs débiles dont le scénario nous gratifie. Par égard pour les scénaristes, je n’ai pas cité leur nom. Quand il y a plus de deux scénaristes au générique, il faut se méfier : ça veut dire que le script a été retravaillé suffisamment de fois par suffisamment d’auteurs différents pour que le résultat ressemble suffisamment à de la bouse.

Si le reboot de Conan partait d’un bon sentiment, force est de constater qu’il n’arrive malheureusement pas à la cheville de la première version. Sans grand surprise (enfin sauf pour l’équipe du film), le film a fait un bide total au box office. Pour les suites – y compris celle écrite par Jason Momoa – vous allez pouvoir vous les mettre derrière l’oreille. Honnêtement, c’est peut-être pas un mal. Conan 2011 : un nouveau gâchis à ajouter à une liste déjà bien trop longue !

Finalement, je devrais peut-être lire les romans… Sur ce, je vous laisse avec une bande-annonce bien naze.