Articles Tagués ‘DC’

The Founder

Un biopic sur l’empire Mc Donald’s avec Mickael Keaton, qui pourrait dire non ? Pour connaître l’histoire derrière la plus grande chaîne de restaurant du monde, et accessoirement pleurer devant l’ultra-capitalisme à dents longues made in America.

4/5

Teen Titans – The Judas Contract

La branche DCA continue de développer son univers avec un nouveau film Teen Titans. J’ai été agréablement surpris, tout comme j’avais été surpris par le dernier Teen Titans et Justice League Dark que j’avais pu voir. C’est fun et dynamique. Un excellent dessin animé en somme. Ca m’a donné envie de lire les comics et de revoir Young Justice !

4/5

La La Land

J’ai pris mon temps pour voir le grand gagnant de Oscars. Il faut dire que les comédies musicales, ce n’est pas ce que je préfère. En fait, dès que ça chante, ça me saoule (oui, Disney, je pense à toi). Il n’y a guère que Grease que je tolère et ça tient essentiellement au fait que je l’ai vu petit et qu’ j’avais kiffé. Bref, j’étais pas emballé par La La Land sur le papier. Et force est de reconnaître que c’est vachement bien foutu ! Je me suis surpris plusieurs fois à avoir un sourire en coin pendant mon visionnage. Damien Chazelle est loin d’être un manche derrière sa caméra et l’alchimie Gosling-Stone marche toujours. Je ne le reverrai pas 8 fois comme certains, mais c’était plaisant.

4/5

K-ON! Saison 1

Je n’étais pas spécialement emballé à l’idée de mater un anime sur un groupe de filles, c’est la partie « groupe de musique » qui m’y a poussé. Et franchement, c’est très drôle ! Je ne regrette pas. Les musiques sont un peu bateau dans cette première saison et elle est surtout portée par ses personnages un peu déjantés (la prof en tête). J’enchaînerai avec la saison 2 et le film.

4/5

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Kimi No Na Wa

Un film grandiose. C’est tout. Les amateurs de Makoto Shinkai seront ravis et peu surpris, tant pas la qualité que par les twists narratifs. Les autres se prendront juste une claque visuelle et narrative dans la tronche. Your Name. est désormais le plus gros succès mondial pour un film d’animation, détrônant Le Voyage de Chihiro, et c’est amplement mérité. S’il n’y a qu’un film que vous DEVEZ voir, c’est Kimi No Na Wa ! (en japonais, de préférence). Énorme coup de cœur !

8/5

Live By Night

Descendu par la critique et flop au box office, la dernière réalisation de Ben Affleck avait la lourde tâche de passer après des pépites comme The Town ou Argo. Force est de constater Live by Night n’a rien du génie de ses prédécesseurs mais cela ne mérite pas d’en faire une montagne. C’est sympatique et on passe un bon moment. Le scénario souffre de certaines lourdeurs (voix off, épilogue à n’en plus finir, retournements attendus une heure avant) mais pas plus que d’autres productions hollywoodiennes plus mises en avant. Le film est surtout assez symptomatique de ce qui se passe à Hollywood : personne en a rien à branler de ce « petit » film de gangster de Ben Affleck, tout le monde le veut en Batman ; félicitations, vous tuez la diversité et vous fatiguez l’acteur-scénariste-réalisateur-producteur qui, se murmure-t-on, voudrait quitter son rôle de chevalier noir au plus vite…

3.5/5

Justice League Dark

Preuve s’il en est que DC, c’est en anime et nulle part ailleurs. Justice League Dark est une production « grand luxe » qui en met vraiment plein la tronche dans les combats. On regrettera l’ajout un peu artificielle de la vraie Justice League pour aider les gens à raccrocher aux personnages moins connus. Personnellement, j’adore l’univers Magie de DC (Constantine, Zatanna, Swamp Thing…) et je suis vraiment ravi du traitement que ce film a reçu. Après une trilogie centrée sur Batman qui m’a gonflé à titre personnel, j’ai vraiment apprécié ce nouvel anime. On espère maintenant qu’il y en aura plus, voire même que la branche live des films donne enfin carte blanche à Guillermo Del Toro pour faire son Justice League Dark.

4.5/5

The Lucky One

Une rom-com bien calibrée pour les midinettes, avec du Zac Effron en mode bogoss et un trame qui se contente de mixer les poncifs, comme à peu près tous les Spark. J’ai bien aimé la fin qui dédouane complètement le héros de se taper la meuf avec un bon deus ex machina des familles…

2.5/5

Jack Reacher – Never Go Back

C’était d’un ennui ! Mais d’un ennui ! Et pourtant, j’avais apprécié le premier opus. C’est mou, catapulté et probablement pas le bon moment pour introduire sa fille (où comment les films sérialisés ne prennent plus le temps de penser ni en film, ni en série). Mention spéciale pour Tom « bouffi » Cruise que j’ai rarement vu aussi peu investi.

1.5/5

The Good Place – Saison 1

On va pas y aller par quatre chemins, la nouvelle série du papa de Parks & Recreations et Brooklyn Nine Nine est « FORKING AMAZING ». C’est drôle, intelligent, bien interprété, bien écrit, souvent avec un degré de lecture plus profond que la moyenne. Tout, absolument tout est génial ! C’est à voir d’urgence et un énorme coup de cœur !

5/5

Bleed For This

D’habitude, je suis assez bon public sur les films biographiques sportifs. Celui-ci est malheureusement assez mal écrit, manque réellement de rythme et de punch pour un film sur la boxe. On est à des années lumière d’un Rocky, Creed ou Southpaw. En plus, Miles Teller n’est pas spécialement un acteur que j’apprécie à titre personnel. Bref, j’ai pas aimé du tout. Allez plutôt voir les autres films mentionnés.

1.5/5

Hacksaw Ridge

D’habitude, j’aime pas les films de guerre, par extension du fait que j’aime pas particulièrement la guerre de façon générale. Mais là, le postulat de base historique réel m’a intéressé : un objecteur de conscience qui part à la guerre avec ses convictions, dont celle d’aller au front en tant qu’infirmier sans une seule arme. Et franchement, j’ai passé un agréable moment. Le film rappelle au passage que Mel Gibson n’est pas un manche derrière la caméra (les scènes au front sont réellement impressionnantes). Le seul gros point noir pour moi – historiquement justifié, mais sans doute trop appuyé – est l’inlassable rappelle de la religion catholique derrière le moindre fait et geste du protagoniste. Je le comprends, mais la façon peu finaude dont c’est mis en avant pourrait presque faire passer le film pour de la propagande chrétienne…

4/5

The Beat Beneath My Feet

Encore un film avec un jeune nerd qui trouve sa voix grâce à la musique (pun intended). On est loin du brio de Sing Street, très loin. Mais cela n’empêche pas le film d’avoir ses qualités et de faire un boulot propre sur les personnages. Mention spéciale à Luke Perry, dans un de ses meilleurs rôles (en même temps, c’est pas très compliqué). Après, on regretta le côté facile de certains passages qui ne sont au final que des clips musicaux insérés au milieu du film.

3/5

East Side Sushi

Encore un film dont j’en attendais rien et qui fut une agréable surprise. Une mère célibataire latino qui entre dans un restaurant japonais en aide de cuisine et décide de devenir maître sushi, dont qui va au devant des emmerdes en étant 1. une femme, 2. latino. Et le film évite de tomber dans le cliché ou le pathos, en montrant d’abord une femme volontaire, décidée et qui montre qu’elle n’est pas moins capable qu’un homme, au contraire. Quand on ne peut plus ouvrir Twitter sans être envahi de propos sur le féministe ou la place des femmes dans la société, East Side Sushi tient un propos cohérent et juste, sans le revendiquer.

4/5

Jiro’s Dreams of Sushi

Bon, c’est bien beau de voir un film où un cuisinier devient maître sushi en un an, mais qu’en est-il dans la vraie vie ? Ce documentaire vous plonge dans le quotidien du seul maitre sushi triplement étoilé au Michelin et montre une facette du Japon méconnu. C’est une excellente plongée dans l’état d’esprit japonais sur le travail et le devoir (à l’époque, Jiro Ono avait 85 ans et était toujours derrière son comptoir… il en a 91 aujourd’hui, il est probablement toujours derrière son comptoir à faire des sushis à 13 euros pièce…), sur le monde du sushi, la tradition et la cuisine. Au passage, il faut 10 ans pour devenir maitre sushi… Seul bémol, le manque d’historique sur les débuts de sa carrière et de son restaurant.

4/5

Passengers

On va pas se mentir, je me suis ennuyé. Il ressort de ce film une grande sensation de vide. Ca manque d’une touche d’originalité et n’est porté que par les noms sur l’affiche. Remplacez Chris Pratt par n’importe quel autre acteur limite un peu seconde zone, Jennifer Lawrence par une bimbo x ou y et vous avez un film de série B à moyen budget que personne n’aurait été voir en salle. Une grosse, grosse déception.

1.5/5

Fantastic Beasts and where to find them

Sans être un Potter-fan, j’avoue apprécié la saga de JK Rowling. Les adaptations ciné ne sont pas transcendantes comparées aux livres mais divertissent agréablement. C’est pareil pour ce spin-off que je découvrais avec l’oeil neuf du type qui n’a pas lu le livre. Donc, j’ai pu avoir quelques surprises auquel je ne m’attendais pas, tout comme j’ai pu voir les grosses ficelles de narration. J’ai aussi eu du mal avec certains personnages trop lisses (c’est dommage, c’était les roles-titres). Après, c’était cool de revenir dans l’univers d’Harry Potter, donc bon on passera sur les facilités…

3/5

Collateral Beauty

Le film de Noël de l’année dernière. Le mélo pour faire pleurer dans les chaumières. Sauf que les ficelles font 2 kilomètres de long. Will Smith continue son trip égo-paternaliste au point de tourner sa carrière en cliché. Encore une fois, il s’accapare le film (avec le tour de force d’avoir un minimum de lignes à dire) au détriment des autres acteurs qui n’ont pas des rôles moins intéressants. Dommage, dommage…

1.5/5

Suicide Squad

J’avais lu et entendu un tas de choses sur Suicide Squad, et j’attendais la version longue avant de me prononcer, espérant un peu l’effet Batman v Superman (à savoir un truc moins bousique que prévu). Du coup, j’ai vu et… C’EST UNE PURGE ! C’est très mauvais ! Il y aurait tant et tant à dire sur ce film qu’il me faudrait des heures pour tout lister. Je ne comprends pas comment on peut se planter à ce point. Je ne comprends pas non plus comment après la descente en flammes que le film a connu à sa sortie on n’ait pas donné carte blanche à David Ayer pour remonter tout le film. Même moi qui n’ai aucun talent particulier, j’ai envie de remonter le film pour lui donner un semblant de sens ! Comment peut-on sincèrement laisser sortir un tel film ? Ca m’énerve, mais ça m’énerve ! Rien n’a de sens ! Rien ! Le personnage de Deadshot, la relation Harley/Joker, la dynamique de groupe, le montage pseudo « Gardians of the Galaxy », la Suicide Squad ! Mais dans quel cerveau il viendrait à l’esprit de créer une équipe avec un mec qui sait bien tirer, une folle, un crocodile pour arrêter – je cite – une menace équivalente à Superman ! Ca n’a aucun sens ! Quand l’Enchantress pète un câble, c’est pas Deadshot et sa bande de repris de justice qu’il fallait envoyer, mais CONSTANTINE ! A la rigueur Flash qui fait un caméo ! Nul, nul, nul ! La seule menace digne d’intérêt pour une telle équipe, ça aurait été juste le Joker alors que Batman se prenait des vacances en réunissant sa Justice League ! Aucun intérêt. Ca m’énerve ! Vous le sentez que ça m’énerve ? Et la musique, alors oui, la bande son est excellente, mais si je veux écouter de la bonne musique, je sors un de mes vinyles ! On a dit beaucoup de choses sur le Joker, mais Jared Leto est le seul mec investi dans son personnage et ça m’énerve d’apprendre qu’il a été coupé au montage pour laisser de la place à Will Smith et son Deadshot tout moisi et Harley Quinn (elle est cool, mais fait bien greluche de service). Saviez-vous qu’à l’origine, la relation Joker-Harley était plus proche celle canonique ? Une des scènes coupées où il a la gueule moitié arrachée aurait dû être à la fin où il vient pour chercher Queen mais décide de la planter pour la laisser dans sa cage. Je sais pas dans quelle mesure les costards cravate ont charcuté le scénario mais là on a affaire à une bande de sociopathes qui commence à se faire des calins et avoir deux doigts d’honneur l’un envers l’autre après trois minutes ensemble. Ca n’a aucun sens ! Même une saison complète des Mystères de l’Amour semble plus cohérente ! Ce film est un échec complet, une perte de temps et d’argent qui mérite une note spéciale :

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Doctor Strange

Le monde se divise en 2. Marvel et DC. Marvel domine haut la main de par les films qui sortent sur grand écran, DC propose des films d’animation qui n’ont rien à leur envier (pour la plupart). Pour le petit écran, je dirai que c’est kif-kif depuis l’arrivée de Marvel chez Netflix. Mais lorsque DC fait des longs métrages… Et bien, c’est pareil avec Marvel et les dessins animés : c’est de la bouse. Preuve en est ce Doctor Strange sur lequel peuvent se rabattre les pauvres qui ne peuvent pas aller au cinéma voir la dernière production du MCU. Et bien c’est pas terrible du tout. On va pas se mentir, c’est même très mauvais. Et c’est très très TRES laid ! J’aurais pu éventuellement faire abstraction si l’animation n’était pas complètement à la ramasse non plus et si le scénario avait moins de raccourcis. Non, décidément, les dessins animés de super héros, c’est DC et puis c’est tout !

1/5

War Dogs

J’étais pas spécialement emballé à l’idée de voir un film avec Miles Teller et Jonah Hill, mais la bande annonce était suffisamment bien foutue pour donner envie au plus réfractaire. Et puis pour être honnête, j’avais un peu envie de comparer avec Lord of War qui reste un film incontournable sur la guerre et les marchands d’armes. Au final, War Dogs est largement moins bien que le film avec Nicolas Cage mais il m’a agréablement surpris, tant sur la prestation que sur la rocambolesque histoire vraie derrière le scénario. Même le duo d’acteur fonctionne bien (bon, surtout Jonah Hill !). Bref, je recommande fortement.

4/5

Begin Again

Vous savez quoi, c’était moyen. Allez, moyen + pour nous évitez une romance forcée entre les deux protagonistes.

2.5/5

Jason Bourne

Quatrième volet de la série. Cinquième avec le spin-off de Jeremy Renier. Clairement l’épisode de trop. D’une part parce qu’il faut avoir vu (et se rappeler) des précédents, d’autre part parce que c’était bien une perte de temps et d’argent pour tout le monde. On arrive au stade où on a plus grand chose à raconter sur le personnage donc on rajoute des couches sur son passé au point que ça devienne abracadabrantesque. On arrive aussi au stade où Jason Bourne et la caméra de Paul Greengrass n’a plus rien à apporter au film d’espionnage. La caméra gerbante, c’était innovant au premier épisode. Là, c’est juste confus. L’histoire est bateau et les acteurs clairement en mode automatique (j’avais l’impression de mater un film de robots). Bref, il est temps de ranger Bourne au placard et de passer à autre chose.

1/5

Lethal Weapon 1 & 2

La rentrée série US accueillait cette année une espèce de reboot de L’Arme Fatale. Comme j’étais curieux, je me suis penché dessus, sans réellement en attendre grand chose. Comme ça, juste pour voir. Il se trouve qu’après une demie douzaine d’épisodes les audiences sont bonnes et que je suis moi-même conquis. J’avais commencé la série avec finalement assez peu de souvenir des films, sinon quelques scènes, et je me suis dit « Tiens, ça fait vraiment longtemps que j’ai pas revu ces films » (genre 20 ans, parce que j’ai pas RTL9 pour ce genre de rediffusions). C’est donc avec délectation que j’ai retrouvé le dynamique duo des années 80 et que j’ai découvert que c’est à l’origine une création de Shane Black (le seul type qui a réussi à faire un bon film cette année – The Nice Guys). Force est de constater que 1. les années sont définitivement la meilleure décennie cinématographique de tous les temps et 2. que les films ont bien vieillis. Ca permet aussi de se rappeler d’une époque où on fumait à l’écran, on montrait des nichons, on faisait des cascades sans numérique ni fond vert, on avait des téléphones portables de 8 kilos et que globalement, les films avaient une âme.

4/5

Kokoro ga Sakebitagatterunda

Ou The Anthems of the Heart, en anglais. Pas encore disponible dans les vertes contrées francophones, mais bientôt. C’est un autre anime de type « romance lycéenne japonaise » à ajouter à la longue liste de ceux que j’ai vus. Pas le plus marquant, mais il est intéressant sur certains points qui ne sont pas assez développés, notamment le poids des mots (surtout sur les enfants). Après, on va pas se mentir, ça joue sur un bon nombre de tropes du genre mais c’est effectué avec suffisamment d’humilité pour que ça passe (je recommande une bonne séance de psychanalyse pour l’héroïne…). Et puis on n’a pas grand chose à se mettre sous la dent non plus en ce moment. Bref, les amateurs seront ravis, les autres passeront leur chemin comme d’habitude.

3/5

5 centimeters per Second

Your Name est probablement LE film que j’attends le plus en cette fin d’année 2016, le plus gros cartons de la décennie au Japon est un anime « tranche de vie » signé Makoto Shinkai. C’est alors que je me suis rendu compte que je n’avais vu que The Garden of Words de ce réalisateur et qu’il était grand temps de compléter avec le reste. J’ai donc commencé par 5 Centimètres par Seconde qui est en fait 3 courts métrages autour du même protagoniste à trois étapes de sa vie. Il m’a fallu un peu de temps pour digérer le film et comprendre ses intentions derrière, la fin restant assez énigmatique au premier abord. Et puis, toutes les pièces finissent par s’agencer et on comprend. C’est donc un film tout en finesse, en sous-entendus, en contemplation sur le processus de deuil amoureux, surtout le tout premier. Le genre de film auquel on pense encore des jours après. Un vrai coup de coeur !

4.5/5

Voices of a Distant Star

Il s’agit d’un cours métrage de 25 minutes par Makoto Shinkai, catégorie romance lycéenne dans l’espace. On retrouve les germes des thèmes qui seront explorés par la suite dans 5 Centimètres par Seconde, à savoir : comment gérer une relation non déclarée à distance (visiblement un thème cher à Makoto Shinkai). Ici, en plus de la distance physique, on rajoute la distance temporelle où les mails mettent des mois à atteindre leur destinataire. La 3D a pris un sacré coup de vieux, mais le film mérite tout de même le coup d’oeil. Et comme je ne vais pas parler de Macross ce mois-ci, il en est suffisamment proche pour que je cite au moins ma série favorite tout de même. Si vous avez aimé le précédent film, vous savez quoi regarder ensuite.

3.5/5

Voyage vers Agartha

Makoto Shinkai à la réalisation pour continuer dans mon run, mais cette fois-ci sur une production Ghibli. Il n’y a pas à dire, le studio japonais plane réellement au-dessus de tout le reste ! C’est beau, c’est intelligent, c’est bien écrit… Bon, c’est pas la meilleure production du studio et ça bouffe trop aux rateliers de Mononoke et Chihiro pour réellement se démarquer mais c’était tout de même agréable à regarder. On regrettera un épilogue trop vite expédié pour donner un sentiment de satisfaction, mais on ne peut pas tout avoir. Dans une autre réflexion qui n’a rien à voir, je vois régulièrement des articles passés sur le féministe et le statut de la femme en ce moment. J’avoue c’est un peu de la science-fiction quand on vit en Norvège mais je me suis dit que le Japon n’était pas spécialement en reste : quand on y regarde bien, la plupart des dessins animé Ghibli mettent en avant des héroïnes fortes, des trucs qui – de mon point de vue –  seraient nettement plus à même de plaire aux jeunes spectatrices que – au hasard – les productions américaines (il y a un léger mieux chez Disney depuis quelques années, mais c’est pas au niveau des Japonais). En tout cas, je sais ce que ma progéniture regardera comme dessins animés.

3/5

Bakemono no Ko

Ou le Garçon et la Bête en français. Un film que je me gardais en réserve pour un mois un peu pourri parce que j’étais certain qu’un film de Mamoru Hosada ne me décevrait pas (pour infos, je l’ai regardé juste après Suicide Squad pour me calmer, mais j’ai mis la Squad en premier pour attirer le chaland). Et j’avais raison ! C’est vraiment bien écrit, avec plusieurs degrés de lecture sur plein de choses (notamment la relation père fils), l’animation est dingue, l’univers est cool… Bref, ça déboite ! Vous DEVEZ voir ce film !

5/5

Dragon Ball Super – Episodes 1-68

Dragon Ball et DBZ restent un pilier de ma culture et un élément fondateur de ma prime jeunesse. Aussi étais-je un peu sceptique face à l’annonce d’une nouvelle série faisant suite à DBZ. Certes elle allait permettre d’effacer l’étron GT de la chronologie canonique mais on ne peut pas dire que les premières images faisaient envie : les images venues du Japon étaient très moches à regarder et la production a pris la décision étrange de découper les deux derniers films pour en faire les 25-30 premiers épisodes de cette nouvelle série. Au passage, je ne saurais que trop recommander aux amateurs de Son Goku et sa clique de mater ces deux films (Résurrection de F et Beerus), ne serait-ce que par égard pour votre rétine et lui épargner l’horreur des premiers épisodes torchés à la va vite. Bref, j’étais pas hyper motivé pour regarder la série, jusqu’à ce que j’apprenne le retour de mon personnage favoris : Trunks du futur ! Alors, j’ai tout maté en mode binge-watch zombie ! Et mon avis est finalement assez mitigé. Il y a un tas de truc que j’adore vraiment : Beerus et Whys, Trunks, Bulma, Trunks, l’animation des derniers épisodes, Trunks, Son Gohan relégué au placard, Trunks, la cosmogonie Dragon Ball qui prend de l’ampleur… Et il y a un tas de trucs qui m’énervent : la vingtaine de premiers épisodes soporifiques si vous avez vu les films, le fait qu’on se tape un tournoi artificiel, les épisodes « filler » sans intérêt, le ton un peu gamin… Et c’est tout le problème de faire une nouvelle série DB plus de 15 ans après la fin de la série originale : le public cible est à la fois constitué de trentenaires et de jeunes à qui on a envie de faire redécouvrir l’univers. DBS a donc le cul entre deux chaises et l’une d’entre elle est moisie. Etant trentenaire, vous vous doutez de celle qui ne me plait pas…  Objectivement, je me suis ennuyé pendant 46 épisodes (sans avoir vu les deux films, mon avis n’aurait pas été le même car ces films en question sont vraiment excellents comme je disais et dans le ton que je recherche), il faut vraiment attendre l’arrivé de l’arc Trunks du futur pour en prendre plein la tronche ! Les vingt épisodes de cet arc sont complètement déments, tant sur l’animation que sur l’histoire (si vous faites abstraction des approximations sur les théories de voyage dans le temps) et c’était exactement ce que j’attendais d’une nouvelle série Dragon Ball. C’est à la fois épique et intimiste, grave et léger grâce au trio Pilaf, l’équilibre est parfait ! Rien que pour ces 20 épisodes la série vaut le coup (comprendre, matez les films, matez ces épisodes et vous serez satisfait) ! J’ai rattrapé mon retard sur la diffusion japonaise et l’arc Trunks vient malheureusement de tout juste prendre fin, ce qui veut dire qu’on va se retaper une petite série d’épisodes orientés jeune public en croisant les doigts pour qu’un nouvel arc à la hauteur de Trunks arrive (et pas juste encore un tournoi…)

6/5 (Arc Mirai no Trunks, ép. 47-67)

2.5/5 (Le reste)

Independence Day: Resurgence

J’avais entendu plein de mauvaises choses sur la suite d’ID4, et le bide au box office tendait à confirmer les dires. Mais bon, comme il est bon de se faire une idée par soi-même, j’ai entrepris de mater la résurgence qui fleure bon le décérébrage en règle. Pour poser les choses clairement, c’est moins bon que le premier (donc ça pose certaines bases rapport à votre propre système de valeurs) mais ça ne mérite pas le lynchage qu’il a connu. J’ai même été étonné d’apprécier certains moment du film. A ma décharge, vous avez pu constaté à quel point le mois de Septembre à rabaisser toutes les exigences que je pouvais avoir envers Hollywood. Donc, ID4-Resurgence, c’est pas le film de l’année, loin de là, mais ça remplit largement l’objectif d’une soirée pop-corn sans prétention, avec le cerveau aux abonnés absents. Au moins, on n’est pas trompé sur la marchandise : c’est du Roland Emerich, ça casse pas trois pattes à un canard, mais ça fait le job… largement mieux que n’importe quel autre blockbuster de cet été !

3.5/5

Atari: Game Over

Ce documentaire s’adresse probablement avant tout aux trentenaires qui ont connu les glorieuses années Atari et qui s’intéressent un peu au milieu du jeu vidéo. Mais les jeunes feraient tout aussi bien de s’y intéresser, ils pourraient deux trois trucs intéressants sur leur média favoris. On suit donc les aventures d’une équipe d’archéologues du dimanche qui a décidé de retrouver les fameuses cartouches ET sur Atari 2600, le jeu le plus mauvais du monde qui aurait fait tellement honte à Atari que la société aurait décidé d’enterrer toutes les cartouches dans le désert. SAUF QUE. Il y a la légende urbaine et il y a la vérité. Et ce docu s’intéresse avant tout à débunker le mythe ET. Certes le jeu est pas terrible, mais de là l’enterrer… Alors on va revivre les années années Atari par l’intermédiaire d’interviews de gens de l’époque, ce qui nous permet de mieux comprendre comment se fabriquaient les jeux et comment la crise de 83 a réellement coulé Atari. C’est vraiment intéressant, historiquement parlant. On déplorera l’intervention de bouche-trous (genre l’écrivain de Ready Player One) et un manque de données plus techniques mais globalement c’était vraiment intéressant à regarder ! Et une fois que vous l’aurez vu et que vous comprendrez la manière dont ET a été fait, vous ne pourrez plus dire que c’est le jeu le plus mauvais du monde ni qu’il a coulé Atari !

4/5

Kingsglaive (Final Fantasy XV)

Pour être tout à fait franc, j’en avais rien à carrer de FFXV et c’est la curiosité de mater un film 3D made in Square Enix qui m’a poussé vers cette production. Je fais partie des rares défenseurs des Créatures de l’Esprit (rien que le fait de savoir que ce premier long métrage a entièrement été animé à la main sans recours à la motion capture devrait forcer le respect de chacun) et Advent Children a pour lui d’être joli à regarder. Mais ce Kingsglaive, il se positionne dans une stratégie cross-marketing douteuse pour « hyper » la future production vidéoludique (donc, pétri de préjugés sans fondement, je l’ai abordé comme tel). Et c’était d’autant plus mal barré qu’on se tape une scène d’exposition foireuse et un montage épileptique sur la première scène de bataille. Bref, ça partait hyper mal. Et puis, à ma grande surprise je me suis retrouvé happé par l’univers et les enjeux (même si le placement de produit Audi est scandaleux), les choses escalades assez vite, y compris la qualité de l’animation que scotche réellement quand tout se met à dégénérer et fait passer Warcraft pour du travail d’arabe. Hormis quelques plans foireux et des animations faciales parfois à la ramasse, il faut bien reconnaître que ça décolle la rétine et met à l’amende n’importe quelle production 3D du moment. Comme je le disais, on pourra déplorer un début beaucoup trop alambiqué et un univers complètement hermétique pour le néophyte mais une fois dedans, ça passe tout seul. On notera également l’absence de personnage féminin fort et des retournements de situation prévisible. Mais force est de constater qu’il souffle un véritable souffle épique sur le film et qu’on passe un agréable moment. Et vous savez quoi, si j’en avais rien à carrer de FFXV avant, je suis désormais hyper hypé et j’ai hâte qu’il sorte sur PC (genre dans 150 ans) ! Ils sont forts chez Square Enix, ils sont forts…

4.5/5

Nerve

Là encore, c’était pas gagné d’avance vu je n’apprécie pas particulièrement l’actrice Emma Roberts ni son partenaire de jeu. Pas plus que j’apprécie le jeu « Action ou Vérité ». Où les réseaux sociaux de manière générale. Donc, bon, j’y allais à reculons. Au final, c’était moins nul que ce à quoi je m’attendais, voire même c’était sympathique. Le sujet n’est pas forcément nouveau sur les dérives des réseaux sociaux, de la quête de buzz, sur les réseaux underground… Le film a pour lui une certaine fraîcheur dans la mise en scène, surtout au début. Après, on va pas se mentir, c’est clairement un film pour ado et, en soi, c’est cool de voir qu’on commence à voir le bout du tunnel des adaptations de bouquins.

2.5/5

Mr Church

Comme tous les enfants des années 80, Le Flic de Beverly Hills trône assez haut dans ma liste de films les plus vus et les plus appréciés de l’époque. Eddy Murphy est un acteur que j’apprécie dans cette décennie, avant qu’il s’enlise dans des films à l’humour douteux. Depuis plus de 10 ans, j’ai boycotté tous ses films jusqu’à Mr Church dont la bande annonce m’avait intrigué. Il s’avère que Mr Church est un film incroyablement humain et qu’Eddy Murphy y trouve sa rédemption à mes yeux. La force du film, c’est son côté « vrai »  (très loin des « hé mec ») et c’est pour ça que ça marche et c’est un coup de cœur.

4.5/5

Stranger Things

J’ai enfin pris le temps de regarder la série phénomène de cet été et je dois admettre que ça mérite amplement le buzz qu’elle a reçu. Tout est absolument génial. L’histoire, l’ambiance, la musique, les acteurs, les références, le rythme… TOUT. C’est à voir absolument, point barre ! Je nuancerai toutefois mon propos en pointant du doigt la prestation de Wynona Rider beaucoup trop « over the top » et un abus de références qui passent de « oh, je vois ce que vous avez voulu faire » à « oh, c’est bon, on a compris, vous pouvez les faire moins obvious s’il vous plait ». Mais à part ça, c’est une vraie perle ! Qu’il va être long d’attendre la saison 2 de la série des Duffer brothers…

4.5/5

Bad Moms

Encore une comédie sortie un peu de nulle part qui a trusté le box office américain. Je me demande si c’est pas finalement symptomatique de l’effet « on essaie – pour une fois – de vous proposer d’un scénario qui soit vaguement différent et non une suite, reboot, préquel, remake », ce genre de petites surprises au box-office. En tout cas, c’est largement plus rigolo que de voir des mecs en collants faire de la bagarre. Il n’y a rien de particulièrement novateur, c’est finalement assez bien pensant, mais ça fait le boulot de vous divertir pendant une heure trente.

3/5

Imperium

La carrière post-Harry Potter de Daniel Radcliffe frôle le sans faute ou presque (Now You See Me 2). Imperium ne déroge pas à la règle et, s’il n’a pas la puissance d’American History X, Imperium dévoile la facette trumpesque des USA avec tout ce qu’elle peut avoir d’effrayant : les neo-nazis. C’est assez intéressant à voir et de réaliser le large spectre d’intolérance et de groupuscules différents tous plus frappés les uns que les autres dans leur haine aveugle. Le scénario manque un poil de tension pour être réellement parfait mais Radcliffe et les enjeux du terrorisme interne portent le film. A voir !

4/5

Batman: The Killing Joke

The Killing Joke est l’un des comics fondamentaux de Batman, aux côtés de Long Halloween ou The Dark Knight. Un chef d’oeuvre quasi-inadaptable sur un autre support. Et pourtant, avec la nouvelle ligne éditoriale sombre des films DC, la branche dessins animés a dû se dire que c’était une bonne idée de faire l’adaptation maintenant. Et le résultat est une purge sans nom ! C’est long, c’est chiant, ça prend des libertés loufoques avec le matériau de base, ça n’a absolument pas le côté subversif de la plume d’Alan Moore… C’est nul ! A jeter !

0.5/5

The IT Crowd

Je me suis refait une fois de plus l’intégrale de la série anglaise qui a inspiré The Big Bang Theory (et qui, très accessoirement, met KO la série US dès la première vanne sans lui laisser la moindre chance – oui, je ne suis pas hyper fan de TBBT). Je suis hyper fan de The IT Crowd, c’est une véritable merveille malheureusement trop courte (6 épisodes par saison seulement) Si vous ne l’avez pas vue, arrêtez ce que vous êtes entre train de faire et matez-la illico ! Vous réaliserez à quelle point votre vie était terne avant !

5/5

Batman v Superman est un film de Zack Snyder, avec Ben Affleck, Henri Cavill, Amy Adams et Jesse Eisenberg.

Batman est pas content, Superman est torturé, ils vont se foutre sur la tronche à grands coups de taglines qui font classe dans une bande annonce…

J’ai enfin pu mettre la main sur la version longue du dernier film avec des mecs en collants qui font de la bagarre. Comme je l’expliquais à je ne sais plus à quelle occasion, avoir annoncé au moment de la sortie en salle que le film aurait le droit à une édition différente et augmentée en DVD m’a tenu éloigné des salles obscures. Je veux bien qu’on prenne mon côté fanboy pour un pigeon, mais il y a tout de même des limites.

Bref, j’ai découvert le film sans passer par le montage cinéma. Je me suis tout de même renseigné a posteriori sur les scènes ajoutées. Soit plus de 30 minutes ! La plupart ajoute du temps à l’écran pour Superman et explique des points de scénario vite expédiés dans la version précédente. Du coup, je peux allègrement comprendre que la version ciné s’est faite pourrir ! J’aurais été le premier à hurler sur les plot-holes ! Je ne comprends vraiment pas la frilosité des producteurs à proposer des films de plus de 2h en salles. Au prix du ticket, c’est un scandale de trancher dans le gras pour rentrer les films dans des carcans, sacrifiant au passage le travail des scénaristes et acteurs. De plus, si vous êtes assez vieux pour avoir connu Titanic au cinéma, vous savez que 3-4h, ça se fait très bien ! Fin de la parenthèse sur la version ciné que j’ai pas vue mais devine bien abusée.

Alors que pensez de BvS ?

Bah c’était pas terrible… Attention, début des spoilers !

J’accuse Zack Snyder et David S Goyer, respectivement réalisateur-producteur-grand gourou et scénariste ! Je suis bien conscient que le premier est un artiste avec un sens esthétique poussé mais rappelons-nous que dès qu’il touche à un semblant d’histoire on se retrouve avec des trucs sans queue ni tête comme Sucker Punch ! Alors oui, Monsieur Snyder possède un sens esthétique indéniable, mais trop d’esthétisme tue l’esthétisme. Je pense que c’est toute la différence entre Zack Snyder et Nicolas Winding Refn : dans le premier cas, les plans sont beaux, dans le deuxième, ils sont beaux et possède un sous-texte. Dans BvS, je me suis surpris à sourire en me disant que ce sont tous des gros poseurs-branleurs tout de même ! Et tout ne fonctionne pas, au point de vous décrocher du film.

Si j’ai cité Sucker Punch en particulier, c’est aussi parce que la scène Batman dans le désert et son armée affrontant celle de Superman rappelle exactement la succession de mini-clips que représentaient Sucker Punch. La scène est hyper artificielle, à mi-chemin entre le rêve et la réalité alternative d’un futur probable avec un Superman sous l’emprise de Darkseid suite à la mort de Lois Lane. Arrive alors Flash – qui tend à prouver la notion de réalité alternative – qui corrige le futur à grands coups de voyage dans le temps tout en laissant ensuite Bruce se réveiller en sursaut… La scène en question est cool, et l’arrivé de Flash intéressante, mais semble soit au mauvais endroit dans le film (je l’aurais bien vu en début de film ou – mieux – en court-métrage indépendant sur lequel l’unique promo du film aurait dû ce faire), soit complètement accessoire…

Une esthétique chiante à mourir: du noir, du gris, du bleu foncé, du filtre sombre, du dark, de la ténébritude…

Et l’accessoire est nombreux dans le film… Ce qui est paradoxal parce que comme je disais plus haut, une version plus courte du film serait moins bien. C’est juste que les choses coupées dans un premier temps ne faisaient pas sens et ce qui reste plombe le film dans un insupportable sentiment dans lenteur. Le film regorge de petits plans de coupe inutiles (genre Superman qui ouvre le petit portillon au tribunal… ça t’aurait cassé les balloches de faire un plan séquence continu, hein, Zack ?). Autre truc bien inutile : Wonder Woman ! Plus particulièrement les scènes avec Diana Prince en train de faire je-sais-pas trop quoi… Sa présence est une vague excuse pour introduire les fichiers secrets de Luthor sur des métahumains (genre le mec est tellement à fond qu’il a même fait des icones pour les représenter dans ses dossiers… ce qui n’a aucun sens…). Je n’ai rien contre Wonder Woman, son arrivée est plutôt bienvenue, mais j’aurais aimé qu’elle débarque au milieu de la mêlée depuis nulle part, façon « tain les mecs, z’êtes des lopettes pour pas gérer Doomsday seuls, laissez faire les vrais guerriers qui ont déjà buté des dieux »… Là, ça aurait eu de la gueule, surtout lors du premier week-end d’exploitation en salle. Alors la présence de Diana flirtant comme une cruche avec Bruce Wayne et le marketing peu intelligent fait autour du film pourrissent un peu la présence de WW.

Et j’ai du mal avec son costume aussi…

En fait, c’est symptomatique d’un plus gros problème. L’écriture laxiste. En soi, le méta-plan de Luthor n’est pas si débile, c’est même assez bien vu avec ce qui démarre en Afrique et prend des proportions avec l’explosion du tribunal, l’exil de Supes… Et puis ça part en sucette avec Martha. Je veux bien croire que Batman est borné, mais à partir d’un moment, il faut savoir rester logique : Superman n’avait qu’à poliment resté à distance, expliquer à Batou la façon dont ils se sont fait manipulés depuis le départ et basta. Mais non, on force artificiellement un combat autour d’un quiproquo moisi ! C’est dommage parce que le build-up de la tension entre les deux personnages était intéressante sur le papier, mais allez au bout de l’idée aurait nécessité de faire passer l’un ou l’autre des héros pour un méchant (genre Superman qui assume son complexe de Dieu pour éradiquer Batman et ses méthodes extrêmes) (ou un Batman déterminé qui kidnappe lui-même Martha sous l’impulsion discrète de Luthor). Je suppose qu’on a des bollocks pour faire ce qu’on veut avec l’univers (hello Jimmy Olsen, au revoir Jimmy Olsen), mais pas au point de froisser l’image des acteurs… Dommage aussi que ça n’aille pas plus loin avec le concept du Dieu Superman alors que le film balance de la référence judéo-chrétienne dans tous les coins (dommage aussi de n’en faire qu’un problème américain… le jour où il y a un Superman qui arrive, je peux vous assurer que c’est branle-bas combat en Russie, en Europe, au Moyen-Orient…).

Le film est donc rempli de ces raccourcis qui décrochent – au même titre que les poseurs-branleurs – le spectateur du film. Genre Clark Kent, journaliste, qui demande qui est Bruce Wayne… (situation équivalente : Harry Roselmack demanderait qui est Vincent Bolloré…). Genre Diana Prince qui quitte un avion de grande ligne – en faisant low profile comme elle l’avoue elle-même, donc probablement en classe éco – précipitamment et l’hôtesse lui court après en l’appelant « Miss Prince? » : avez-vous déjà pris un vol où l’employée lambda connaissait votre nom ?

Qui a lu Doomsday connaissait probablement le dénouement final. Ceci dit, je trouve le choix de tuer Supes étrange. Premièrement, on n’a qu’un seul film avec ce personnage et cet acteur. Un plutôt moyen en plus. L’impact émotionnel est vraiment réduit par rapport au comics ou par rapport au même événement à la fin d’une trilogie. J’aurais pu accepter cette mort si et seulement si on n’avait pas eu le dernier plan foireux. Une mort permanente, au moins pour toute la durée du premier film Justice League, là il y aurait des bollocks. Le désaveu de la Warner autour du personnage de Superman est vraiment palpable, contrairement à ce qui se passe autour de Batman (ce qui explique 1/ le montage ciné centré sur Batfleck, 2/ ce même Batfleck devenant producteur exécutif du DCMU et la volonté de mettre en avant l’univers Batmanesque). Cela dit en passant, Batfleck est convaincant. Pour Luthor, c’est plus particulier et il faut oublier la version papier. Mais il reste que pas mal d’acteurs semblent plus cachetonner qu’autre chose (Amy Adams, Jeremy Irons…)

Tout n’est pas à jeter non plus hein ! Mais sur trois heures, on garde plus volontiers tout ce qui ne va pas parce que c’est énervant de voir des trucs idiots… Mais si on réfléchit bien, au milieu du DC Movie Universe, ce film risque fort d’être à l’image des apparitions de Cyborg ou d’Aquaman : anecdotique.

Un film entier là-dessus aurait été sûrement mieux, plus dans le thème BvS et un vrai boot à la Justice League grâce à Flash… Je dis ça, je dis plus rien parce que ça m’énerve !

BvS partait d’un bon sentiment mais se perd dès le départ à cause de son scénario pré-Justice League plaqué sur un méta-concept idiot racoleur : « ouais, on va faire de la bagarre entre Superman et Batman ». Alors que c’est prouvé, des scientifiques ont fait des recherches, le gagnant, c’est toujours Superman. Le scénario se perd en facilités tout au long du film sous le couvert de préparer les films à venir et de faire des jolis plans. Je me suis globalement ennuyé, c’était plaisant à voir mais ça ne laissera pas un trace indélébile dans ma mémoire.

Suicide Squad reste la dernière cartouche de DC pour le fanboy que je suis de sauver son univers au cinéma de l’indifférence. Sinon, il faut se rendre à l’évidence, DC avec des images qui bougent, c’est du côté des dessins animés qu’il faut regarder. Point barre.