Articles Tagués ‘Fantôme’

Tokyo Fiancée

Je ne suis pas fan d’Amélie Nothomb. J’ai dû lire un ou deux de ses bouquins qui traînaient sur un coin de table chez ma meilleure pote. Livres que j’ai oubliés à un détail près : ils étaient courts, écrits en gros caractère et semblaient remplis de vent. Mais bon, l’auteure étant amoureuse du Japon, je pouvais bien faire l’effort de mater un film inspirée d’un livre à haute teneur en autobiographie. Et c’était pas terrible. En fait, le rendu final est assez proche d’un « Amélie Poulain au pays nippon », avec une voix-off totalement insupportable qui raconte ce que des images devraient suffire à comprendre. On aura bien compris la désillusion amère est au cœur de l’expérience tokyoïte de Nothomb et c’est assez bien retranscrit dans le film, mais non sans une lourdeur pathologique à cause de cette foutue voix-off. Et pour pourtant Pauline Etienne est mimi et colle parfaitement à l’idée du personnage. C’est juste… globalement insipide. Et mou. Ca pue l’adaptation bête et méchante d’un livre qui n’a pas grand chose d’intéressant à raconter de base (comprendre « le film manque d’enjeux et de conflits »). Au mieux, on profitera des paysages de Tokyo et de quelques moments qui font sourire. A noter que je l’ai maté juste après Les Délices de Tokyo, donc on est clairement dans « deux poids, deux mesures ».

2/5

Kickboxer Vengeance

Jean-Claude Van Damme a ma sympathie. Il ne fait que des films pourris en Europe de l’Est depuis des années, pourtant, je suis attaché à mon idole de jeunesse. Et puis de temps en temps, il sort des ovnis géniaux comme JCVD ou Welcome in the Jungle. Du coup, j’ai accueilli ce remake de Kickboxer avec un minimum de méfiance, genre « allez, on est fous, pourquoi pas ». Et là c’est le drame. Je m’attendais pas à un chef d’oeuvre, j’avais même déjà ma note en tête après la bande-annonce : 2. Et bien c’est pire ! C’est filmé avec les pieds. Ou monté avec les pieds (je ne comprends toujours pas pourquoi on s’obstine à monter les films de bagarre à l’occidentale quand Jackie Chan a montré pendant 40 en Chine la façon de filmer un film de karaté…). Dire que l’acteur principal a le charisme d’une huître est faire injure à l’ensemble des lamellibranches ! Le méchant est… Drax, des Guardiens de la Galaxie, histoire de bien continuer le white-washing en cours à Hollywood. Pour un film en Thailande, ça la fout mal. L’histoire est… à peu près la même. Les références au premier opus sont lourdes (« vous avez vu, on défonce un jukebox dans un bar, hahaha, c’est drôle ») Et JCVD… JCVD… sérieusement… J’ai beau fouillé dans mon capital sympathie engrangé depuis les années 80, je ne peux rien faire pour défendre son rôle. Un belge maître en arts martial d’asie du Sud Est à la rigueur, parce que la suspension d’incrédibilité à bon dos. Mais il s’approprie tellement le film, faisant passer le supposé héros comme son faire-valoir dans toutes les scènes où ils sont ensemble, qu’il en devient insupportable. Il avait l’occasion de prouver une palette de jeu plus vaste, plus en retrait, mais les muscles de Bruxelles ont un besoin évident de satisfaire un ego en manque de bons scénarios. Et puis ça balance des généralités à tour de bras, depuis « je n’ai pas envie de perdre deux fils » jusqu’au discours de motivation en combat final les moins crédibles de l’histoire du film avec des combats finaux. Je ne parlerai même pas des lunettes de soleil qu’il porte tout le temps, parce que – moi, je sais, j’ai vu sa télé-réalité – monsieur JCVD ne veut pas qu’on voit qu’il vieillit avec ses pattes d’oie. Le meilleur du film, c’est le début du générique de fin où on voit la scène de danse du premier film. Faites-moi plaisir, allez revoir l’original.

0/5

Pas de BA pour les étrons, juste celle des bons films massacrés sur l’autel des remakes.

Captain America – Civil War

Je pense que j’ai officiellement atteint le point de non-retour en ce qui concerne les mecs en collants. Sur le papier, le troisième opus consacré au boy-scout Marvel a tout pour faire un bon divertissement, avec de la bagarre, de la course poursuite, des blagues… mais j’en peux plus. La note n’est pas réflexive de ce que j’ai éprouvé au fond : de l’ennui. Toutes les aventures chez Marvel – hormis les « origin stories » telle que Iron Man – manquent d’enjeux, les films ne sont plus que de gigantesques bandes annonces promouvant les films à venir tout en se reposant paradoxalement sur une demi-douzaine de films passés. On ne pige pas spécialement ce qui se passe entre les personnages si on a pas vu les films d’avant et on s’en cogne de ce qui se passe dans le film actuel puisqu’il n’apporte fondamentalement rien aux personnages. J’ai maté ce Cap en mode automatique, à base de « ah… », « bagarre bagarre », « oh… », « bagarre bagarre », « et ? ». Le plus excitant dans le film, c’était Spider-Man, qui va juste revivre sont troisième reboot en 10 ans. C’est dire… Je m’en tamponne de Rogers, de Starks, de Tchalla, de… de tous en fait. C’était chiant. Encore un film charnière pour annoncer l’homme araignée, Black Panther, accessoirement Thor/Hulk, et le méga bloubiboulga que sera le dyptique Avengers.

3/5

Ouais, non, en fait 1.5/5

X-Men: Apocalypse

Et encore des mecs en collants… Deux dans le même mois, c’est désormais trop. Mais je dois avouer que je partais plus confiant que pour le Captain car Days of the Future Past (le deuxième épisode de cette deuxième trilogie sur les mutants de la Fox) était sympa. Et j’ai vite compris que ce serait le drame… On se tape une exposition qui dure presque une heure, le temps de rappeler à nos bons souvenirs qui sont les gentils d’avant (Xavier, Mystique, Magneto, Quicksilver, Moira, Havok, le Fauve), qui sont les nouveaux gentils (Jean Grey, Cyclops, Nightcrawler), qui sont les nouveaux méchants (Apocalypse, Storm, Angel, Pyslocke). L’air de rien, ça fait déjà 14 personnages. Une fois que c’est fait, il est largement temps de rajouter la dose de fan service : la séquence « ralenti et musique cool » de Quicksilver (l’unique moment bien du film) et le moment Wolverine. Après, il faut s’inquiéter de la continuité de la licence, on a déjà commencé avec Wolverine pour expliquer comment il est devenu amnésique, il faut s’occuper des cheveux de Xavier par un artifice bidon. Une petite séquence de bagarre, et hop, emballé c’est pesé. Encore un film bien ennuyeux qui souffre de la présence d’un mauvais scénariste à la barre (Simon Kinberg) qui se contente d’appliquer ce qui a bien marché par le passé et de faire passer l’aura de la l’acteur avant l’intérêt des personnages (d’où Mystique en héroïne désintéressée, Magneto repentant pour la sixième fois, Sansa Stark surexposée et à contrario Jubilee littéralement en potiche par exemple). Apocalypse ne donne pas l’impression d’être le grand vilain qu’il devrait être, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux tout en donnant un côté kitch à l’ensemble… Bref, c’était long, mal rythmé, pas intéressant et avec des personnages qu’on ferait bien de mettre au placard pour passer à autre chose…

1/5

Warcraft

Duncan Jones est un réalisateur que j’apprécie (Moon). En revanche, et ça s’est un peu vérifié avec Source Code, dès lors que des gros studios mettent la main dans ses projets, sa démarche en tant qu’auteur s’en retrouve lésée pour un résultat somme toute moyen. Du coup, un projet comme Warcraft avait toutes les chances de le tourner en « Yes Man ». Fort heureusement, le gars est un joueur et s’est battu pour imposer sa vision de l’adaptation vidéoludique. C’est peut-être la raison pour laquelle on évite le naufrage complet. Les enjeux sont clairement présentés en s’éloignant de l’écueil « tout ce qui n’est pas humain est forcément méchant », les personnages sont intéressants sauf les héros humains et même si on y connait rien comme moi à l’histoire du jeu Warcraft, on pige ce qui se passe dans le film. Sur ce point-là, on ratissait large pour le grand public. Mais le film se vautre complètement sur l’esthétique héritée du jeu qui donne un cachet ultra-kitch à l’ensemble. Surtout chez les humains. Il suffit de regarder l’armure du roi pour s’en rendre compte… Encore une fois, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux et si les orcs en imposent, tout le reste fait carton-pâte numérique (notamment les décors). Je prédis que le film vieillira très mal. Quand on voit ce que Peter Jackson à réussir à faire en décor naturel, je m’étonne encore qu’on choisisse la solution cheapos du fond vert dans tous les coins pour les films fantasy. Ajoutons à cela les acteurs les moins investis du monde du côté des humains (les moins investis ou les plus gênés par les fonds verts), un combat final expédié et un scénario pensé pour amorcer une trilogie qui ne verra probablement jamais le jour et vous avez pour moi une dépense d’argent bien dispensable… et vous avez un film juste très moyen.

2.5/5

Blind Dating

Ca ne révolutionnera pas l’histoire de la comédie romantique mais on pourra souligner un certain effort sur les personnages avec un aveugle et une exilée indienne en Amérique dans le duo de charme. Un effet de « nouveauté » qui passera trop vite sur les réels problèmes inhérents au handicap pour l’un et au poids des traditions pour l’autre quand l’amour est en jeu. On passera allègrement aussi sur le fait que – comme toutes les romcoms – le cœur de l’intrigue repose sur 2 idiots qui n’arrivent pas à communiquer… Reste des petites vannes marrantes grâce au frère du héros, le plus développé des personnages secondaires quand les autres font de la figuration avec une caratérisation qui tient sur un timbre poste. Au final, je ne peux même pas vous le recommander…

2.5/5

Central Intelligence

Comment dire… C’est vraiment un mois très moyen au niveau des films que je m’enfile. Rien d’excitant, de nouveau, de wow!, de fun… Central Intelligence est dans la norme des films capitalisant sur le potentiel sympathie de The Rock et Kevin Hart pour attirer les spectateurs dans les salles. Une fois dedans, la place payée, on n’a guère de scrupules à leur proposer un scénario mâché, digéré, déféqué et remâcher derrière. Du coup, le film est porté uniquement par le duo d’acteurs. Et encore, il faut vraiment faire abstraction du caractère idiot de celui de Dwayne Johnson qui jamais, ô grand jamais, n’aurait pu entrer à la CIA compte tenu de son caractère obsessionnel intrinsèque. A noter que je suis tombé sur une version unrated malgré moi, donc plein de blagues improvisées par les acteurs et de plans inutiles, alourdissant de fait le rythme du film qui n’en possède que peu.

2/5

Bad Neighbors 2

Et c’est parti pour la suite commerciale d’un film que personne n’attendait et qui a plutôt bien fonctionné au box-office. Film qui était divertissant, cela dit en passant. Donc on prend les mêmes et on recommence. Même formule, même scénario, même enjeux, pas du tout le même intérêt. Ca commence à se sentir que je suis fatigué de chroniquer des films bordeline pourris ce mois ?

2/5

Ghostbusters, le reboot

Non. Non-non-non-non. Non ! Juste non !

0.5/5

Macross Delta

Au milieu d’un mois tout pourri niveau film, je me suis dit que j’allais sauver cet article grâce à une valeur sûre : Macross. Et que même si c’était moyen, mon côté fanboy prendrait la relève et encenserait le dernier anime en date de licence. Sauf que voilà, j’ai beau être hardcore et vénérer Macross, Delta franchit un cap dans le mix mécha-romance-musique. Il faut dire que mettre l’équivalent science-fiction des magical girls, c’était couillu et ça a dû prendre pas mal de monde en route. Maintenant, on envoie carrément des jeunes filles en fleur avec des jupettes à réaction chanter sur les champs de bataille pendant que les Valkyries combattent autour. C’était osé. Mais j’ai dit « allez, pourquoi pas ». On fait connaissance avec un groupe de chanteuse « idols » comme on en trouve des tonnes au Japon, un p’tit qui veut voler dans le ciel bien évidemment, l’habituel triangle amoureux et puis une nouvelle race d’humains qui vient faire la guerre au reste sous des prétextes plus ou moins fallacieux… Bref, du Macross. Et si le début est péchu en dépit de choix scénaristiques déconcertants, ça part vite en cacahuète. C’est bien simple à partir de l’épisode 13-14 (soit à la moitié de la série, hein), il ne se passe plus rien. Finis les combats spatiaux (hormis deux-trois escarmouches histoire de dire), la romance passe au second plan (avec deux-trois mièvreries histoire de dire et un final (abo)minable) et les chansons passent quant à elles en boucle au point de devenir fatigantes (et pour le coup, c’est vraiment très pop japonaise… le genre de truc que vous entendez sur une borne de DDR). Pendant ce temps, la politique et les tarabiscotages associés s’expliquent et se font expliqués jusqu’à un final mou et sans enjeu. C’est triste à dire, mais je me suis fait chier devant Macross Delta

2/5

Mike and Dave Need Wedding Dates

Qui l’eût cru ? Le meilleur des films du mois est une comédie avec la moitié du cast de Dirty Granpa et la moitié du cast de Pitch Perfect… A croire que les rôles de débiles siéent (ouh, c’est pas une conjugaison qu’on a l’habitude de faire dis donc) à Zac Efron et Anna Kendrick (assez proche de ce qu’on a vu dans l’excellent Mr Right, d’ailleurs) ! Car oui, le film est débile mais ça m’a fait marrer. Largement plus que des comédies à gros budget sus-vues. C’est le moment de débrancher le cerveau et passer un moment sans complexe dans le canapé.

3.5/5

Star Trek Beyond

Le premier épisode était divertissant, le second une abominable bouse. Autant dire que j’en attendais pas grand chose. D’autant moins que je ne suis pas trekky pour deux sous. Somme toute, c’était à la hauteur du premier opus : divertissant. Je crois qu’on peut remercier Simon Pegg de s’être penché sur le scénario pour éviter un naufrage à la Khan et à Justin Lin pour son sens de l’action (c’est monsieur Fast & Furious). Honnêtement, vues toutes les daubes que je me suis farcies ce mois, je ne suis peut-être pas hyper objectif mais ça reste un excellent film pop-corn auquel on pardonnera les raccourcis scénaristiques…

4/5

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Dans l’épisode précédent…

De retour au Palais Bleu, le balai à la main, je me rends donc dans l’aile Pelagius. Je confirme que personne n’y a foutu les pieds depuis des lustres, c’est plein de toiles d’araignées et de bordel. A croire que personne ne leur a dit qu’il fallait couvrir les meubles pour les protéger de la poussière. La bonne nouvelle dans l’histoire, c’est que je ne suis pas tombé sur des givrépeires. En général, quand il y a des toiles d’araignée, il y a toujours au moins une de ces saloperies d’arachnides qui traînent au plafond. Parfois, elles traînent suffisamment longtemps pour que j’ai le temps de les dégommer avant qu’elles descendent.

La mauvaise nouvelle, c’est qu’il y a pas de fantômes. J’ai vite découvert qu’il y avait une rupture du continuum espace-temps vers une dimension parallèle contrôlée par un seigneur daedra. Je suppose que « fantôme » fera l’affaire quand j’expliquerai aux bas du front qui régissent ce palais que j’ai résolu leur problème…

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Le taulier de la dimension en question s’appelle Shéogorath, a.k.a. le prince de la folie, a.k.a. « je n’aurais jamais une discussion sensée avec qui que ce soit ». Bref, j’interromps le bonhomme en plein banquet avec Pelagius lui-même qui ne demande rien d’autres que le repos éternel. Sur ce, n’ayant rien de mieux à faire, Shéogorath me mets au défi de sortir de la folie de Pelagius en résolvant ses peurs intimes qui le tourmentent et donnent une excuse aux femmes de ménage du Palais Bleu pour ne pas en branler une. Le dieu me file donc un bâton (encore !) et me dit de me débrouiller. J’ai beau soupiré et dire que les traumas de l’enfance, les complexes d’Oedipe et autres névroses de Pelagius m’en touchent une sans faire bouger l’autre, je suis tout de même coincé ici parce que – comme tous les dieux – Shéogorath se fait passablement chier et préfère s’en prendre au seul Argonien de Bordeciel plutôt que de vaquer à des occupations de dieux comme déclencher des calamités sur le monde.

Me voilà donc à jouer d’un bâton pour résoudre des énigmes dignes d’un gosse de 4 ans… J’ai torché cette affaire en 3 minutes, une par épreuve, au désespoir du taulier qui espérait que je reste à tailler une bavette avec lui une éternité. Je gage que pour le QI d’un nordique moyen faire grandir Pelagius et changer des loups en chèvres auraient pu prendre du temps, mais j’étais pressé. Mon journal de quêtes était encore loin d’être vide. Comme avec Sam, Shéogorath me refile « en cadeau » son bâton idiot qui peut aussi bien me sauver la vie en combat que me téléporter sur un nuage. Sérieusement, si des daedras veulent se débarrasser de leurs encombrants, qu’ils les mettent à la cave ! L’aventurier de passage n’est pas leur poubelle ! Merci !

« Fantôme » du Palais Bleu : check

Tant que j’étais à régler les problèmes des daedras, j’en ai profité pour régler dans la foulée celui de Molag Bal dans la maison abandonnée de Markath. Il fallait que je ramène un prêtre gentil dans la maison. J’en ai trouvé un pas trop loin. Il se vantait de servir je-ne-sais-quelle-divinité et d’avoir une foi assez forte pour résister au côté obscur. Alors Molag Bal m’a filé sa masse pour que je le batte à mort et que le prêtre sympa se convertisse dans la foulée. Honnêtement, je pourrais faire tout un traité moral sur l’évangélisation, le fanatisme religieux et le pouvoir de conviction de celui qui possède la plus grosse massue mais, à la place, je suis allé pisser dans un violon. Et j’ai battu le prêtre à mort.

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Parce que quand un daedraqui a littéralement le droit de vie et de mort sur toi, y compris celui de t’enfermer dans une dimension parallèle en te racontant blague minable sur minable autour d’un banquet pour l’éternité, tu fermes ta gueule et tu fais ce qu’il te dit. Et puis ça lui a donné une leçon à cet idiot de prêtre : « c’est pas la peine de faire croire que t’as la plus grosse quand t’es pas capable de pisser dans le trou » comme dirait mon père. Je sais pas si ça s’applique particulièrement à ce cas-là, mais je trouve ça suffisamment profond pour le citer. L’autre morale que tous les crétins de Bordeciel devraient retenir est : « ARRÊTEZ DE ME FAIRE PERDRE MON TEMPS, BORDEL ! »

Pour avoir correctement servi Molag Bal, il m’a filé sa cochonnerie de masse parce que « aventurier = poubelle ». J’ai même plus envie de discuter : tant que je raye des trucs sur ma to-do list, ça me va, je vais ranger l’arme inutile dans un coffre d’une de mes nombreuses baraques et l’oublier de toute façon. Evitons de froisser les dieux susceptibles.

Tant que je suis dans la ville aux 1000 escaliers, autant en profiter pour gérer cette histoire de meurtre qui traîne depuis des lustres !

Dans l’épisode précédent…

Bon… Cette fois, je torche ces quêtes moisies pour le Temple de Mara à Faillaise et on en parle plus. Ca doit pas être hyper compliqué de résoudre les problèmes d’un Temple qui prône l’amour  dans un pays où plus belle marque d’affection est une cicatrice en travers de la gueule.

Je dois me rendre dans ce village au pied de la montagne des vieux Barbus et m’entrenir avec une certaine Fastred. La belle me raconte sa vie… C’est une grosse paysanne sans avenir dans un bled paumé avec des méga problèmes de coeur parce que ses parents sont rien que des vilains qui ne veulent pas qu’elle se fasse sauter par le premier magicien venu… ou par le premier pêcheur venu… A vrai dire, j’en avais rien à branler de sa vie et j’imaginais déjà tous les moyens possibles de me soustraire à cette quête.

Ce que m’inspirait les problèmes de cette pécaure…

Visiblement, le problème, c’était les parents… Je lui ai dit que si c’était vraiment un problème, la Confrérie Noire serait ravie d’aider pour pas un rond… Elle a pas compris. Je suis allé parler aux parents.

Je me souvenais d’eux et de leur baraque. J’y avais piqué une putain de cuillère au hasard parce qu’elle était jolie et depuis, elle pourrit dans mon inventaire parce que je suis persuadé que je dois la rendre à quelqu’un mais que je sais pas qui. Donc les parents sont inquiets parce leur fille est ultra bonasse et qu’il y a deux glands qui lui font la cour. Bien évidemment, ils m’ont pas dit un seul mot sur la cuillère… La mère ne désapprouve pas un certain Bassanius. Le père pense que, peu importent les Bassanius ou les Klimmek sa fille est juste une salope. Bien bien bien…

Comme je disais, j’en avais rien à branler.

Je suis allé avoir Bassanius et je lui ai dit de se bouger le fion avec la nana à gros seins, sinon Klimmek a dit qu’il crachait pas dessus, mais qu’il cracherait bien dedans. Il est allé la voir, il lui a roulé un patin, je suis retourné à Faillaise récupérer le fruit de mon labeur. Klimmek était déjà là pour se lamenter sur son sort pour avoir été éconduit par la pétasse de son bled.

Comme je disais…

A peine revenu, le prêtre s’est sur moi comme une dealer de skooma et m’a filé une nouvelle quête…

Je suis donc parti à Markrat. Mrakart… Mrarkratr… Dans cette ville qui est LITTERALEMENT à l’autre bout de la carte pour aider un certain Calcelmo. Ce brave monsieur n’arrive pas à parler à une donzelle et me demande d’aller demander conseil au playboy du coin. Bon, alors d’une part, moi aussi j’aurais peur d’adresser la parole à une gonzesse dont le summum du raffinement est le  débitage de bûches à la double hache. D’autre part, je comprends pas pourquoi il veut lui faire la cour : dans cette province d’arriérés, je croyais qu’il suffisait de picoler en chantant « Ragnar le Rouge » pour séduire… Je vous passe les détails mais on a réussi à m’extorquer 200 pièces d’or pour un poème que j’ai remis à Calcelmo… Je lui ai bien dit que j’étais Membre de l’Académie des Barbes et que je pouvais faire rimer deux pauvres alexandrins s’il voulait mais non, on a préféré me soulager de 200 pièces…

En y réfléchissant bien, je pense qu’on m’a enflé dans les grandes longueurs et que Calcelmo se tapait déjà la grosse…

Mais bon, c’est fait, j’ai ma conscience pour moi et je suis retourné à Faillaise avec le sourire du vainqueur !

Le prêtre de Mara m’a filé une nouvelle tâche…

 

Je dois me rendre dans une plaine désertique, près du monument de Gjukar et réunir deux êtres déjà morts… On appelle ça le service après vente. Déjà, je suis pas spécialement inquiets que les morts soient encore vivants. Je suis simplement surpris que pour une fois, on me demande pas de les découper en tranches.

Effectivement, il y avait le fantôme d’une bonne femme. Elle était pas consciente qu’elle était morte. Il manquait le type, il fallait le retrouver… Au point où j’en étais. Il était à l’autre bout de la plaine, il était pas spécialement conscient que lui aussi était clamsé. Je l’ai ramené auprès de sa belle parce que visiblement les archimages de l’académie, ça ne sert qu’à ça… Personne n’a été surpris de voir qu’ils étaient tranlucides, qu’ils volaient et tout le toutim des esprits revenants. Même mort, un nordique conserve un QI d’horqueur…

Ils se sont élevés dans le ciel et j’ai supposé que c’était la fin de cette quête à deux balles. Je suis retourné auprès du prêtre du temple de Mara. Il a décidé qu’il avait encore une mission à me confier à la gloire de Mara. Je lui ai répondu:

(« J’ai décidé de te scalper et de complètement brûler ton village »)

Il a décidé qu’il avait plus besoin de moi et que je pouvais retourner vaquer à mes occupations.

J’ai consulté mon journal… tout m’a semblé d’une soudaine vacuité…

Dans l’épisode précédent…

J’étais donc à la recherche d’un vrai temple pour une vraie quête pour une vraie babiole inutile donc parfaitement indispensable. J’aurais pu chercher comme un vrai explorateur et compter sur ma chance naturelle, mais arpenter les terres gelées de Bordeciel au hasard, c’est la certitude de rencontrer des nécromanciens qui voudraient me buter, ou des bandits qui voudraient me buter, ou des smil… simlo… similo… des bâtards de gros chats à dents de sabre qui voudraient me buter, ou des loups qui voudraient me buter. Pour simple, je suis quasiment certain que la seule chose qui voudrait pas me buter à vue, c’est un dragon parce qu’il aurait autre chose à glander que s’emmerder à essayer de becter 70 kg de bouffe argonienne !

Du coup, je me suis rendu à une statue que j’avais repérée pas très loin de chez moi, vers l’ouest. Au moins, si je bâclais un peu, je pourrais toujours rentrer dîner avec ma femme.

Le daedra en question (je dis « le » même si ça ressemble à une « la » parce qu’il parait que les dieux sont assexués, mon père disait toujours que si les dieux passaient plus de temps à forniquer qu’à essayer de baiser les humains en permanence, le monde irait sûrement mieux – il était vraiment empli de sagesse mon père)… Le daedra en question, disais-je, m’a vu arrivé comme la syphilis dans un bordel et il a bien vu qu’il avait pas le choix quand j’ai pas arrêté d’allumer et éteindre sa bougie pour lui taper la discut’. Du coup, il s’est décidé à l’ouvrir et me servir l’habituel couplet du « Tu es l’élu, je t’attendais, tu dois faire une quête bidon pour me servir et t’as pas le choix ».

Comme j’ai l’habitude, j’ai pas écouté. Je le connais un peu par coeur le discours.

Les daedras – en dehors d’être sévèrement casse-bonbons avec leurs petits problèmes qu’ils ne peuvent pas résoudre tout seuls alors qu’ils sont soi-disant omnipotents, je dis ça, je dis rien – sont aussi incroyablement tordus. Pour aller dans le temple susnommé, là où certains bénéficiaires de pouvoirs incommensurables se seraient contentés de me dire « va par le couchant pendant 100 pas et tourne à droite au gros rocher quelconque couvert de mousse », voire même de carrément mettre une croix magique sur ma carte, lui, non ! Môssieur le Dieu veut tellement montrer que c’est lui qu’à la plus grosse de tous les dieux et décide de me montrer où je dois aller en me faisant littéralement léviter !

Le jour où j’ai volé… et pas pour la guilde des branleurs voleurs. On pourra plus dire que je suis pas un monte-en-l’air de pacotille.

A cette hauteur, on voit bien que Bordeciel est vraiment un pays moche. Rien à voir avec mes marais natals. Bref…

Et comme le dieu avait visiblement peur de s’adresser à un résident normal du coin (à savoir un abruti de nordique avec un tonneau de bière entre ses deux seuls neurones), j’ai aussi eu le droit à des flèches lumineuses jusque et dans l’intérieur du temple ! Dans celui-ci, je suis tombé sur des fantômes plus coriaces que d’habitude. Un peu. Disons qu’il fallait deux coups de dague pour les buter. Comme je commençais à avoir faim, j’ai un peu tracé sur la fin. De toute façon, c’est toujours pareil, les dieux ont toujours des problèmes avec la crise de l’emploi en Bordeciel : en d’autres termes, c’est toujours un nécromancien qui fait chier. C’est la raison pour laquelle – même si j’avais rien bité aux explications préliminaires – j’étais pas surpris de trouver un vieux moisi puant dans la dernière salle.

Comme d’hab, il a fait un monologue qui a duré des plombes pour m’expliquer la mort, son univers et tout le reste. Assez pour lancer un sort d’illusion, me rendre invisible, glisser derrière son dos et attendre patiemment qu’il ait fini de parler. Parce que comme tout vilain qui se respecte, tant qu’il parle, il est invulnérable…

Un tranchage de gorge en règle plus tard, j’avais une merde en plus dans mon sac, avec les compliments du propriétaire des lieux qui s’était offert les services d’une femme de ménage archimage et Oreille Noire pour littéralement que dalle. Même pas le prix de la rouille sur l’arme pourrie qu’il m’a refilée.

Durant sa journée, Muiri a vendu pour 100 pièces d’or de potions… Moi, j’ai ramené une vieillerie qu’elle a honte de mettre sur la cheminée. Du coup, ça a fini dans un coffre au sous-sol et elle m’a dit:

– Chéri, c’est gentil d’essayer, mais tu veux pas bosser à la boutique avec moi plutôt ?

– Nan, mais je vais bien trouver un truc qui rapporte un jour !

– Fais voir ton journal de quête…

Elle le regarda, l’air dépité du nombre de vieux à qui j’avais promis de faire une bricole… Grises-Barbes ou pas.

– Tiens, t’as qu’à faire ça ?

– Attends, c’est une quête pour le Temple de Mara… c’est naze, c’est pas épique !

– T’as qu’à faire celle de la ruine naine alors…

J’aime pas trop ma femme quand elle use de rhétorique pour avoir le dernier mot.

– Le temple de Mara, t’as dit ?

The Awakening est un film écrit et réalisé par Nick Murphy avec Rebecca Hall (The Town) et Dominic West (John Carter).

Florence est une chasseuse de fantômes. Pas genre Ghostbuster, mais plutôt façon scientifique démystificatrice de charlatans. Sa notoriété pousse un responsable d’une école à la faire venir pour enquêter sur les mystérieux phénomènes qui s’y produise depuis la mort d’un petit garçon…

On n’a pas tous la chance d’avoir une carte cinoch illimité pour aller voir toutes les bouses qui sortent sur grand écran. Souvent, on doit troquer la climatisation des salles obscures pour celles de la FNAC. On se trouve alors à explorer des rayonnages DVD à la recherche de trucs sympas. Les trucs sympas sont loin de déborder des bacs. Alors on se retrouve à prendre des trucs un peu au pif, en suivant l’habile marketing à coups de phrases chocs ou de synopsis bien troussés. The Awakening fait partie de ces films obscurs dont on entend parler qu’en fréquentant les cercles d’initiés (dans lequel j’imagine ce blog). La bonne nouvelle, c’est que c’est un petit film qui mérite qu’on s’y attarde !

On est face à un film de fantômes qui fait pas peur. Pas vraiment.Les ambiances d’établissements scolaires abandonnés et les enfants sont toujours de bons arguments pour vous faire stresser mais là n’est pas le premier objectif de La Maison des Ombres (encore heureux que je ne m’arrête pas aux titres français pour choisir mes films…). Pour le coup, rien à voir avec le très raté Grave Encounters niveau ambiance… On va plus s’intéresser au parcours de Florence et à son histoire, pourquoi elle recherche les fantômes et leur (non-)existence, les traumas qui l’accompagnent… Pas question de se voir faire pipi dessus parce qu’il y a un chat qui sort d’un placard. Et Rebecca Hall fait un superbe travail d’actrice pour camper cette scientifique plus fragile qu’il n’y parait. Elle éclipse un peu le reste du casting, surtout Dominic West qui devient plus faire-valoir qu’autre chose.

L’évolution du scénario est judicieuse et suit le personnage principal qui bascule du scepticisme total à un « I want to believe » cher à Mulder (en gros, c’est un Scully des années 20 quoi). Les décors anglais et le gigantesque manoir jouent le rôle flippant sans jamais tirer le film vers l’horreur ou l’angoisse profonde. Même si la maison de poupées devrait faire son petit effet…

Par contre, c’est un film de fantômes. Et pour qui à l’habitude des films de genre, les twists finaux sont prévisibles et attendus (indice: les gens morts sont vivants, les gens vivants sont en fait morts et on a peu près fait le tour). En gros, il est facile de deviner le ressort scénaristique de base, après la raison derrière est plus intéressante et on comprend mieux le pourquoi du titre. Non, pas la Maison des Ombres, The Awakening. La maison des Ombres, ça veut rien dire, y’a pas d’ombres dans le film…

The Awakening devrait combler les amateurs de films à ambiance autour des fantômes et son originalité d’après première guerre mondiale. Un direct-to-video qui vaut bien plus que des sorties en salles, ça, c’est sûr !