Blade Runner est un film qui, plus de trente ans après sa sortie, n’en finit pas d’attiser les débats et les esprits autour de ses thèmes et ses questions sans réponse. Il s’agit pour moi de l’un des films les plus brillants de la création et je ne me lasse ni de le revoir, ni d’en parler.

Pour mémoire, j’ai déjà expliqué en long, en large et en travers mon point de vue sur LA question qui enflamme les esprits : Deckard est-il un replicant ? Si ce n’est déjà fait, je vous invite à le lire ou le relire en préambule de cet article (ce qui vous permettra de vous remettre en mémoire les différents personnages : Deckard, Gaff et Rachel).

Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à un élément central de la question susnommée : la licorne !

Pour mémoire encore, je vous propose de visionner la séquence onirique en question :

Pourquoi cette licorne est-elle au cœur du débat ? Parce qu’elle apparaît à la fin du film, sous forme d’origami laissé par Gaff. Parce qu’elle apparaît en rêve à Deckard dans une séquence qui, remise dans son contexte, n’a pas grand chose à voir avec la choucroute d’un film noir, de surcroît un film noir qui lorgne du côté du cyberpunk. Ce n’est qu’un plan éthéré de quelques secondes bien what-the-fuckesque, qui suivant son introduction ou pas dans le film change radicalement la donne de sa lecture globale. Car, oui, suivant les montages (5 officiels au total), la licorne apparaît ou disparaît du film.

L’origami de la licorne est présent dans le script originel du scénariste Hampton Fancher. La licorne qui court au ralenti crinière au vent, elle, ne l’est pas. L’ajout de la licorne est donc un ajout et une volonté du réalisateur Ridley Scott. (Cela dit en passant, la disparition du rêve de la licorne défendu bec et ongles par Scott est à mettre en premier lieu sur le dos des studios jugeant la séquence, je cite, « trop arty ». En d’autres termes, « le spectateur moyen il est con, faut pas trop lui en demander avec les plans sans intérêt ». Ce qui explique qu’il faille attendre la première Director’s Cut pour voir apparaître la licorne.)

D’un côté, nous avons Fancher qui dit avoir débuté l’écriture du film en pensant Deckard comme un humain mais a choisi de laisser l’interprétation finale de sa nature au spectateur. De l’autre, nous avons Scott qui ne sait jamais caché de dire que Deckard était un androïde. Si l’on brandit le scénario en s’établissant sur les faits, la balance penche du côté des pro-humains. Ceci dit, on aurait tort de baser son argumentation uniquement sur un point de détail qui apparaît ou disparaît suivant les montages.

Mais avant de s’attarder sur cette courte séquence, il convient de se poser une première question : pourquoi diable ce coquin de Gaff laisse-t-il une licorne en papier argenté à la fin ? Pourquoi ne laisse-t-il donc pas un bateau en papier plutôt ? C’est plus facile à faire et ça dit clairement « je vous laisse prendre le large tout pareil » me direz-vous.

Afin de mettre tout le monde d’accord et qu’on parte sur les mêmes bases, compte tenu du fait que l’origami de la licorne apparaît dans la scène où Deckard décide de s’enfuir avec Rachel, juste après que ce dernier lui ait rappelé « Too bad she won’t last », la licorne (au moins dans sa version papier) représente de façon plus qu’évidente le personnage de Rachel. J’en veux pour preuve définitive la croyance populaire que la licorne est un animal sauvage qui ne peut vivre qu’en forêt et dépérit en milieu urbain : quel est la dernière scène du script (l’endroit où Deckard emmène Rachel) ?

EXT. WOODS – DAY

Rappelons enfin que la licorne est en papier métal, ce qui se passe d’explications quant à son affiliation au replicant.

Et pour mieux comprendre pourquoi cet animal et non une cocotte en papier, il faut revenir sur les symboliques propres à la licorne (a fortiori les symboles occidentaux, plus proches de la culture « naturelle » du scénariste).

  1. La licorne représente la dualité et l’union des contraires, de part son aspect mi-cheval, mi-chèvre et re mi-cheval derrière mais aussi de part la torsade de sa corne. Elle présente la dualité de l’être, à cheval (sans mauvais jeu de mot) entre sa condition mécanique et ses aspirations humaines.
  2. D’après les légendes, seule une vierge peut approcher et toucher une licorne. De tous les qualificatifs qu’il est possible d’appliquer à Rachel, virginal est l’un des plus appropriés. Dans le même genre d’idées, la licorne est aussi symbole de pureté.
  3. Si l’on en croit certaines interprétations, la licorne est un animal « entre le ciel et la terre ». La position de sa corne, au niveau du troisième œil, est comme une projection verticale de celui-ci, un lien entre les forces telluriques et les forces cosmiques. Pour être plus explicite, un animal qui appelle à la transcendance vers le divin. Le divin, dans Blade Runner, c’est Tyrell : celui qui fabrique l’homme… les replicants. (La symbolique du divin est aussi une thématique du film qui mériterait un approfondissement)
  4. Toujours dans la symbolique divine et notamment chrétienne, la licorne représente la Vierge Marie fécondée par l’esprit Saint, puis par extension le Christ. Le fils de Dieu, Tyrell, dans le cas qui nous intéresse.
  5. La licorne est aussi un symbole d’amour, liant la pureté de la robe blanche à la femme (couleur souvent associé à la femme et à la lune (bien que cette dernière – suivant les religions – puisse représenter l’homme)) (rappelons encore que seule une femme peut approcher une licorne) et l’homme avec cet évident symbole phallique au milieu du front. La seule intrigue amoureuse du film (à l’exception notoire du couple Roy-Pris) lie Rachel et Deckard.
  6. La licorne, c’est aussi le symbole de l’exclusion, le cheval qui n’en est pas un. L’humaine qui n’en est pas une…

File:Domenichounicorndetail.jpg

Pour les pro-humains de la thèse Deckard, j’en profite pour leur donner un peu d’eau afin d’alimenter deux moulins:

  • La licorne est un animal mythique dont l’existence reste sujet à caution et appartient plus au domaine du fantasme qu’à la réalité. Rachel symbolise donc l’animal mythique de Tyrell, le replicant parfait, l’humain artificiel. De part sa nature unique et fantasmée, la licorne ne représente qu’une seule personne, qu’un seul répliquant qui s’ignorait. Rachel. Pas Deckard.
  • Si la licorne est bien l’union des contraires, elle ne symbolise non pas Rachel, mais Rachel ET Deckard. L’homme et la femme, l’humain et l’androïde.

Mais si Gaff connaît la véritable nature de Rachel (et Deckard, peu importe qu’il soit 100% humain ou pas d’ailleurs), quel est alors son dernier message ?

  • L’interprétation bisounours : Rachel est une licorne et doit retourner à son milieu naturel (les bois de la dernière scène), loin des hommes.
  • L’interprétation sectaire: L’androïde au milieu des Hommes, pour rappeler que la licorne symbolise l’exclusion. Par extension, Gaff avertit Deckard que quoi qu’il fasse, elle ne sera jamais comme lui et qu’il ne pourra pas vivre longtemps avec cette chimère. A cause de la date de péremption de Rachel ou, a contrario, dela vieillesse de Deckard qui ne pourra plus s’accorder à l’éternelle jeunesse de sa compagne puisque la date de péremption du modèle de Rachel n’a jamais été abordée voire même carrément supprimé si l’on en croit une ligne de script.
  • L’interprétation réaliste : Rachel est un fantasme. Un rêve. Et comme tous les rêves, il prendra fin de façon abrupte (« Too bad she won’t last »). Gaff sait que Deckard va récupérer et s’enfuir avec sa licorne, il lui rappelle simplement une dernière fois la dure réalité de sa condition « d’espèce disparue ».
  • L’interprétation chasseur : Si Gaff associe Rachel la replicante à une licorne, on peut alors rapprocher la traque de Deckard à l’une des nombreuses chasse à la licorne qui parsème Histoire. En laissant une licorne métallique à Deckard, Gaff lui envoie deux messages que je ne trouve pas dénué d’intérêt pour un épilogue : 1. Au cas où t’es pas au courant, Rachel est une androïde et 2. si tu te casses avec elle, la chasse reprend et c’est moi qui viens la chercher.

Là-dessus arrive le Final Cut, avec l’insertion du plan de la licorne tandis que Deckard joue du piano tandis qu’il est passablement bourré. La couche d’interprétations par dessus la couche d’interprétations relance le débat sur la véritable nature de Deckard et comment Gaff peut-il s’avoir que Deckard a eu cette vision de licorne pour faire à la fin un origami de licorne ? En d’autres termes, la symbolique de licorne se déplace(-rait) de Rachel à Deckard, lâchant la bombe Deckard = Replicant.

Et à ce propos, je rappelle la symbolique 4. sus-présentée

On voit plus un flash qu’un réel rêve. Mais même si ce n’est qu’un flash, qu’est-ce qui le déclenche ?

  • Rachel, et par une association d’idée, c’est une licorne et sa pureté qui lui sont renvoyés. (Oui, je mets toutes les interprétations bisounours que je trouve)
  • Lui-même, en quête d’une identité devant ses photos anachroniques. Il se pose de grandes questions métaphoriques sur sa propre existence comme la plupart des mecs bourrées ; il voit l’image de cheval mythique. Admettons. Si ma théorie Gaff = Deckard tient la route, il est logique de penser que Gaff a lui-même eu ces mêmes interrogations et qu’il a vu la même image, d’où son message à l’épilogue. C’est ainsi que j’aime analyser le Final Cut, alors que je crois sincèrement préférer le script sans ce plan pour laisser plus de latitude au spectateur de se faire sa petite masturbation intellectuelle sur les agissements de Gaff.
  • Le script de base fait clairement référence aux implants, ceux de Rachel. Dans le cadre de l’hypothèse Deckard = Replicant, l’explication la plus logique est d’associer le rêve de la licorne à un implant mémoriel (qu’il soit commun à tous les replicants, à cette génération, à ce modèle ou à cette mémoire en particulier pour justifier ma théorie Deckard = Gaff –  ce dernier ayant eu les mêmes visions pour être de la même « souche mémorielle »). D’un point de vue strictement technique, ça se tient et on pourrait s’en tenir là. Cela explique aussi pourquoi Gaff lui laisse un dernier message, façon « Tu sais. Je sais. Maintenant, tu sais que je sais » avec un très optionnel « Profites-en, ça va pas durer parce que 1. vous avez une durée de vie limitée ou plus probablement 2. je vais vous traquer ». Personnellement, je trouve plus intéressant de ne pas entériner l’idée de l’implant. Essentiellement parce que le rêve de la licorne est absent du script.
  • Rien de particulier. Et c’est ici que le film fait de la mise en abîme. La licorne est utilisée comme message subliminal. Deckard est en train de chasser des Replicants, c’est son boulot. Il est déchiré par l’alcool et c’est l’image d’une licorne qui arrive, indépendamment d’un implant ou quoi que ce soit. C’est une image, et Deckard (tout comme le spectateur) l’associe à ce qu’il vit : la déprime existentielle bourré suite à la traque de replicants (rappel : chasse au replicant = chasse à la licorne). A la fin du film, Gaff laisse une licorne métallique ; cette référence à la licorne s’intègre alors aux codes du film noir, celui où le traqueur (le flic borderline généralement) n’est pas réellement différent de celui qu’il traque (le méchant pas si méchant, même Roy). Deckard « rêvant » précédemment d’une licorne reçoit un message définitif sur sa propre condition (Rachel = replicant = licorne = Deckard), message qu’il accueille comme une demi-surprise avec ce bref hochement de tête en prenant la licorne.

Ceux qui veulent encore pousser l’analogie de la licorne comme avatar de Deckard peuvent s’appuyer sur la croyance populaire que seule une jeune femme vierge peut s’approcher et dompter une licorne. La vierge en question étant bien évidemment l’innocente Rachel.

On pourrait encore palabrer des heures sur cette licorne, pousser encore plus loin la psychanalyse de l’animal en toquant à la porte de Jung ou en remontant ses traces de sabots dans les différentes mythologies, mais on va se forcer à conclure en relançant le débat sans fin sur la nature de Deckard avec une autre interprétation de la théorie de la licorne :

Si appliquée au Replicant la licorne symbolise à la fois l’Amour et la Chasse, alors un humain est envoyé chasser des replicants et une replicante tombe amoureuse d’un humain. Mais si le replicant est envoyé chasser des replicant, si la replicante tombe amoureuse d’un répliquant, n’y a-t-il alors plus aucune dualité, donc plus aucun conflit ?

Blade Runner est une source intarissable de discussions et d’interrogations, un film qui mérite son statut culte et réserve peut-être encore de nombreux articles sur ce blog (symbolique de l’œil, des animaux, la représentation de Dieu, l’identité de soi, la mémoire…)

Et pas une seule fois on n’aura parlé de moi !

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commentaires
  1. Do robots dream of electric sheep?

  2. jean-christophe thomas dit :

    Je suis loin de vos analyses abyssales, masturbatoires ou autres, comme vous diriez : pour le quart d’heure, grâce au minois revu si tendre et touchant de « Rachel » – je ne me souviens que d’une larme fuyant brusquement de son œil, quand on lui a prouvé que ses souvenirs les plus chers, intimes, secrets, avaient été placés, artificiels, en kit, dans son cerveau par ses fabricants. Alors moi aussi je décide de l’aimer et de la sauver.

  3. Vos interprétations sont intéressantes. Pour ma part, j’y ajouterais l’interprétation du « travestissement spécifique » : au moyen-âge, les membres de licorne, principalement sa corne, furent convoités comme des biens précieux. Ce qui conduisit à un véritable trafic spéculatif. Des cornes de chèvres et de narvals étaient monnayées en tant qu’attributs de licornes, on travestissait des chevaux, etc. Ainsi, la licorne-origami peut également symboliser la supercherie : Deckard n’est pas ce qu’il parait être. Il est déguisé en humain mais fait véritablement partie de la gamme Nexus… C’est un androïde travesti en humain et Gaff confirme ainsi à Deckard l’hypothèse que ce dernier avait lui-même supputé.
    Pour surenchérir sur vos autres articles, je pense comme vous que le film de Ridley Scott incline à nous montrer le véritable genre de Deckard, et que finalement nous pouvons même soulever la question de l’existence des humains dans l’univers de Blade Runner. Car il semble que, comme les animaux, ceux-ci soient en voie de disparition (ce qui fait également référence au contenu du roman de P.K. Dick). Il y a t-il encore des hommes dans l’univers de Blade Runner ? Pour continuer le débat, vous trouverez à l’adresse suivante quelques réflexions sur Blade Runner, mais aussi sur Alien et Prométheus car je crois que les trois films de Ridley Scott développent un argumentaire similaire sur la distinction entre nature et artefact :

    http://pourquoirien.blogspot.fr/2013/08/chouette-serpent-et-licorne-le.html

    Merci pour vos articles !

    • Oliver Castle dit :

      Merci pour ton commentaire pointu, Parallèles Sécantes ! C’est effectivement un ajout intéressant à mettre dans l’escarcelle des amateurs de messages cachés dans le message de la licorne.

      Je redoute vraiment la production de la suite de Blade Runner et la volonté de Scott de créer un univers unifié entre les licences sur lesquelles il a travaillées. Si ces films partagent des similitudes et reflètent les propos du réalisateur, ils n’ont pas besoin – de mon point de vue – d’être un méta-pamphlet maladroit. J’ai peur qu’il finisse par étouffer ses oeuvres sous la médiocrité d’un travail bâclé (I’m looking at you, Prometheus).

      Wait & see, mais c’est pas rassurant. Ceci dit, j’invite tous les amateurs à consulter ton lien, fort intéressant !

  4. NEXUS 7 dit :

    Salut voici une théorie :
    Deckard et rachel sont des NEXUS 7 avec des souvenirs (et des « reves ») implantés comme l’explique Tyrell pour stabiliser leurs emotions
    Garf connait le « reve » de Deckard parce qu’il sait ce qu’on lui a implaté dans sa mémoire
    l’origami veut dire  » tu es un réplicant nouvel génération comme elle  »
    partagez la lumiére mes frères
    NEXUS 7

  5. NEXUS 7 dit :

    Et Deckard est si imparfait par rapport à Roy qu’il en devient tres « humain »

  6. Pierre dit :

    Salutations !

    J’ai vu Blade ruiner assez jeune, pour ne pas dire petit, et revu et revu la même version, celle dont le rêve de la licorne est exclu… Du coup, j’avais analysé la fin de façon beaucoup plus simple(iste) que tout ce que j’ai pu lire ici et qui m’a bien fait cogiter…

    Néanmoins, et malgré le talent dont vous faites preuve Olivier dans vos argumentations, je ne suis pas d’accord avec un point fondamental de votre argumentaire : on ne peut pas assimiler répliquants et clones comme vous le suggérez vite au début de votre premier article.
    Or, tout ce que vous imaginez vient, je pense, de là, à savoir que Deckard = Gaff. Mais un clone n’a pas forcément les mêmes pensées, ni les mêmes ressentis que son original. Gaff ne saurait donc pas forcément ce que pense Deckard, ce à quoi il rêve ni ce qu’il ressent, même si ce dernier est fait à partir de ses propres souvenirs – la seule explication possible serait que Deckard vive la vie de gaffe dans une « autre dimension » mais alors Gaff enserrait pas là pour le voir…

    J’y reviens donc, selon moi, les choses sont plus simples:

    Gaff est là pour s’assurer que Deckard remplit bien sa mission, qu’il ne faillit pas. Il n’est donc pas qu’un taxi, il est une sorte de conscience…
    Et c’est pour cela qu’il laisse un origami sur le palier de l’appartement de Deckard : celui-ci comprend alors qu’il n’a pas le choix et doit tuer Rachel, ce qui paraît évident qu’il fera lorsque l’ascenseur se ferme. Gaff est venu à l’appartement de Deckard, y a trouvé Rachel mais a préféré obliger Deckard à la tuer, à aller au bout de sa mission. Malgré la tentation de l’amour illusoire, la raison rattrape Deckard lorsqu’il trouve la licorne en origami et se remémore la phrase de Gaff.

    Je pense ainsi que Deckard est un humain mais que Ridley Scott a voulu qu’il soit un répliquant, ce qui l’a amené à insérer ce rêve à la licorne. Les studios ont ensuite ajouté un happy end assez débile pour simplifier tout ça.

    Si alors Scott a « choisi » de voir en Deckard un répliquant, c’est parce que la grille de lecture n’est pas figée et que chacun de nous peut y voir ce qu’il veut.

    Merci en tout cas d’avoir nourri notre imaginaire et de nous plonger encore un peu plus profondément dans l’univers infini de ce sublime film…

    Pierre

    • Oliver Castle dit :

      Bonjour Pierre et merci pour votre commentaire.

      L’article est désomrmais un peu vieux dans ma tête, aussi fais-je un nota bene pour ma vision de Blade Runner. Ce que j’appelle « clone » est une copie conforme de la mémoire comportementale. Un replicant reste un cyborg, une machine, donc quelque chose qu’il est possible de programmer. Et pourquoi pas avec des souvenirs ou des talents appartenant à quelqu’un d’autre. En l’occurrence, des copies de « Deckard », dans des Nexus différents.

      A près, on va pas se leurrer hein ! Ca va faire des décénies qu’on se pignole sur Replicant/Pas Replicant, alors que dans la tête du scénariste c’était sûrement très tranché et peut-être aussi simple que l’explication logique et sans faille que vous donnez :).

      On aura malheureusement sûrement une réponse définitive à nos interrogations avec la suite programmée…

  7. fab dit :

    Mon avis sur la fin du Final’s Cut :
    tout se joue sur la phrase « It’s too bad she won’t live, but then again, who does? »

    Cette phrase est d’abord prononcée par Gaff quand il rend l’arme à Deckard.

    Dans ce contexte, on pense qu’il indique à Deckard qu’il doit tuer Rachel, ou qu’elle sera de toute façon tuée par un Blade Runner. Et « Who Does » peut être interprété comme un simple constat fatalisete : « de toute façon, personne ne profite vraiment de sa vie.. »

    Mais lorsque que Deckard quitte son appartement avec Rachel, il trouve une licorne.

    La licorne symbolise aux yeux de tous (sans aller chercher trop loin dans les interpretations diverses) un être hybride, détaché du monde = un réplicant dans notre contexte.
    La licorne symbolise toujours Deckard dans le film.
    Donc Deckard est un réplicant.

    Et ce qui confirme cela : on l’entends se mémorer à ce moment là la phrase « It’s too bad she won’t live, but then again, who does? »

    Pourquoi répéter cette phrase ? Ca ne sert à rien. Sauf si Deckard vient d’en comprendre la réelle signification, qu’il l’avait mal interprété à la 1ère écoute.

    Cette signification, il ne peut la comprendre qu’en voyant la licorne qui le symbolise comme un réplicant : « Who Does Live ? » le visait en fait directement : « tu n’es pas un humain »

  8. Liamegureglia dit :

    Sinon la presence dans le flash de la licorne s’expliquerais peut etre juste comme un reve generique que lon implante dans les blades runners qui sont eux aussi des replicants donc.

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