Articles Tagués ‘Action’

John Wick 2

John Wick revient, et c’est toujours aussi bon ! Un rôle taillé pour le monolithique Keanu Reeves, un univers de hors-la-loi codifié qui va se voir décliné en série (probablement à juste titre tant ça parait vaste). La recette Wick n’a pas changé, perd en panache et en surprise sans pour autant nuire au plaisir coupable de mater cet actioner.

4.5/5

Table 19

J’avoue que je mate par défaut les films avec Anna Kendrick, bon ou mauvais. Celui-là, fort d’un postulat de base pourtant intéressant, est globalement très moyen et la sauce ne prend jamais. Ce n’est pas spécialement drôle non plus. A éviter.

1.5/5

Sleepless

Remake d’un film français que je n’avais pas vu, Sleepless est un actioner sans grand intérêt, vu et revu qui ne tient vaguement la route que par la présence au casting de Jamie Foxx.

2/5

Mine

Au delà des effets de manches bien lourdaux (notamment sur le mariage, genou au sol), Mine est une agréable surprise. Une espèce de huit-clos psychologique en plein désert, assez intéressant.

3/5

Chips

C’est débile, mais ça détend. Mais c’est bien débile. De là à dire que ça a entaché les rares souvenirs d’enfance que j’avais de la série, il n’y a qu’un pas.

2/5

War on Everyone

Petite comédie noire passée relativement inaperçue, mais très divertissante. En tout cas, dans la liste que je vous propose ce mois, c’est la plus intéressante…

3.5/5

Kong: Skull Island

Franchement, j’en attendais vraiment rien. Essentiellement à cause du précédent film de Peter Jackson que j’avais trouvé chiant à mourir. Et bim, la bonne surprise dans une ambiance poisseuse à la Apocalypse Now. Le casting principal (Tom Hiddleston et Brie Larson) est complètement effacé par les rôles secondaires (Samuel L. Jackson en tête). Pas hyper convaincu par les grosses bestioles méchantes, je suppose que c’est fait exprès… A voir, d’autant plus qu’il boote une série de kaiju américains.

4/5

La Folle Histoire de Max et Léon

Je suis assez mitigé sur le Palmashow. Leur dernière soirée sur la TNT laissait un arrière goût dans la bouche : celui d’avoir perdu deux heures de votre vie. Et de l’autre côté, j’aime bien leurs sketchs situationnels. Fort heureusement, on était plus dans la deuxième catégorie pour Max et Léon. Bon, après, je crois qu’il vaut mieux revoir la Grande Vadrouille, hein…

3.5/5

Alibi.com

Je me suis dit : « Tiens, ça fait longtemps que j’ai pas maté une comédie française ! » J’en ai pris une au hasard, certains de tomber sur un truc de beauf bien calibré pour sa cible. Et puis non, Alibi.com est vraiment drôle sans verser dans les gimmicks « comédie française » comme les films qui vont suivre… à l’exception de l’adultère, bien entendu.

4/5

Radin

La comédie française au summum de sa forme : clichés, personnage antipathique et surjeu. Ne manquait plus qu’une histoire d’adultère pour un Bingo gagnante. Ce n’est pas spécialement drôle, vire carrément au drame sur la fin (et me fait penser qu’un traitement complet de ce type aurait été finalement plus approprié, mais comme on aime la grosse rigolade chez nous…). Bref, nul.

1.5/5

A Fond

Consternant. Il n’y a pas vraiment d’autres mots… Oh, et bien sûr adultère.

0.5/5

Papa ou Maman 2

Dans la lignée du 1. On va pas donner autre chose au public, ce serait les perturber… Et bien sûr adultère.

2.5/5

Seuls

Un film de SF/fantastique français, ça mérite qu’on s’y attarde. Adapté d’une BD sympatique, encore plus. Au final… Bah c’est mou du genou et hyper-intellectualisé (alors que c’est markété comme un film jeunesse). Pas hyper intéressant en fait, limite avec un gout de déjà vu. Dommage.

2.5/5

Sword Art Online – Saison 1

Suite à la sortie du long métrage, j’étais vraiment hypé et j’avais envie de le voir. Sauf que le film requiert d’avoir vu les deux premières saisons. Donc, acte. C’était nettement mieux que ce à quoi je m’attendais et, de fait de mon métier dans le jeu vidéo, c’est toujours rigolo de s’attarder à un média qui le traite. Après, on va pas se mentir, c’est très léger, limite superficiel, avec une énorme dose de fan-service (plan boobs, plan fesses…). Pour infos, la première saison regroupe les 2 premiers romans parus chez Ofelbe et rend leur lecture dispensable… Ou vice-versa.

3.5/5

L’Attaque des Titans – Saison 2

En manga, je peux pas. C’est vraiment horrible. En anime, c’est vraiment hyper bien foutu. Bon, ça charcle vraiment dans tous les sens, mais ça fait partie du charme. Je recommande vraiment de mater la saison 1, au moins les premiers épisodes pour se faire une idée.

4.5/5

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Macross Frontier – The False Songstress

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris : je suis un méga-fan de la licence Macross ! Donc vous en boufferez régulièrement ! The False Songstress reprend une partie de la série animée, à l’image de Do you remember love?C’est justement à cause de ce film assez moyen et remaniant trop la mythologie Macross que j’avais peur de le mater : Macross Frontier est une des meilleures séries Macross derrière l’original, je craignais un massacre et charcutage de la trame en règle. Que nenni ! Certes le film prend des libertés par rapport à la série, prend des raccourcis et change des choses mais le film tient la route en l’état et propose une intrigue qui se tient sans donner l’impression d’avoir été rushée ou coupée. L’animation est de qualité, la musique aussi (avec des inédits). Bref, je recommande chaudement d’autant plus si vous voulez goûter à du Macross sans vous taper une série entière. Notez que ce film ne s’intéresse qu’à la première moitié de la série, la seconde étant couverte par un autre film pour un autre mois.

5/5

Le film est d’ailleurs disponible en VO sous-titré anglais sur youtube, je mets donc le lien plutôt qu’une BA.

Driving Lessons

On peut dire sans trop se tromper que parmi le trio des jeunes acteurs d’Harry Potter, Rupert Grint est celui qui vit « l’après » le plus compliqué. En même temps, le niveau n’est carrément pas le même comparé aux autres. La tête à claques qu’il a et son air ahuri n’aident en rien. Du coup, c’était plus par curiosité que réel intérêt que je me suis intéressé à Driving Lessons. Une comédie dramatique sur fond de passage à l’âge adulte. Le mec un peu bizarre qui n’arrive pas à pécho, avec une mère envahissante, bouffé par son environnement qui découvre la vérité vraie du véritable sens de la vie auprès d’un mentor excentrique… on navigue en terrain connu. C’est mou et pas spécialement intéressant d’une part, et l’acteur n’a absolument pas de charisme. Vous l’aurez compris, c’est une vaste perte de temps que vous saurez esquiver à partir de maintenant.

0.1/5

Stay Cool

Le film était bien parti pour être un truc qui allait me parler : un écrivain avec une petite célébrité revient dans son ancien lycée pour faire un discours, retrouver d’anciens amis, d’anciens ennemis et son crush d’ado tout en se faisant draguer par une Terminale. Littéralement, on n’est pas loin du pitch d’un roman que j’ai en projet. D’où mon intérêt. Sauf que ça ne marche pas. La raison première est que le mec revient au bahut 20 ans après. 20 ans ! Ce qui veut dire que pendant 20 ans le mec indécrottable n’a pas fait le deuil d’une fille qui lui a mis un vent pour la prom-night ! Comme de part hasard, la nana en question est toujours dans la même ville et vient tout juste de se séparer de son mec (avec qui elle sortait au lycée…) et, comme par hasard, elle est sans enfant (après 20 ans de vie commune avec un type… c’est bien pratique !). Le film passe à côté d’un vivier de bonnes idées pour s’enfoncer dans un misérabilisme à trois étages : l’histoire du mec qui revient dans sa ville pour revivre son cauchemar sentimental lycéen, la voix-off qui lit le livre qu’il a écrit pour raconter son cauchemar sentimental lycéen et le scénariste du film/acteur principal qui raconte probablement son cauchemar sentimental lycéen. Le seul truc qui sauve le film du zéro pointé est son casting de seconde zone trois étoiles : Wynona rider, Josh Holloway, Sean Astin, Jon Cryer, Chevy Chase, Hilary Duff…

1/5

The Boss

Une agréable surprise ! Vraiment. J’avais une vague idée du film grâce à la bande annonce et c’est essentiellement la présence de Kristen Bell qui m’a poussé à regarder. Au final, le film est vraiment drôle avec un côté WTF assumé (sérieusement, une baston de rue avec des scouts qui vendent des cookies) (Peter Dinklage…) mais il propose également des moments d’émotions bien venus et qui permettent au film de dépasser son statut de comédie lambda. A voir !

4/5

Demolition

A l’exception de bouse comme Prince of Persia, je trouve la carrière de Jake Gyllenhaal relativement sans faute et je me surprends à recommander sans hésiter la plupart de ces films (Southpaw, Nightcall…). C’est également le cas pour Demolition qui brasse plus de thèmes qu’il n’y parait autour d’acteurs investis. Un de mes coups de cœur de ce mois.

4.5/5

Hardcore Henry

Hardcore Henry est – de mémoire – le premier film 100% en vue subjective de l’histoire, loin du gimmick de Doom. En soi, il faut donc le considérer en tant que tel : une expérience inédite. Le film ne brille pas par son scénario, il n’y a guère que 3 acteurs qui en font tous des caisses, la mise en scène est dépendante du concept de base (donc limitée). En gros, c’est impressionnant comme pouvait être impressionant Onk-Bak à son époque, de part l’effet nouveauté sur les cascades. Il y a vraiment des scènes très intéressantes, mais je doute que le film passe l’épreuve du temps. Si vous aimez les jeux vidéo, c’est très clairement fait pour vous avec l’effet « your princess is in another castle » pour les rebondissements toutes les 5 minutes. A voir pour la curiosité. Attention, ce film peut filer la gerbe…

2/5

JEM et les Hologrammes

J’avais envie de revoir The Runaways, ou plus généralement un film sur l’ascension d’un groupe musical sans forcément passer par un documentaire (même si je lorgne sur celui dédié aux Stooges). Et puis, je me suis rappelé que j’avais vu passé une bande-annonce sur JEM, film inspiré d’un dessin animé des années 80’s produit dans la veine nostalgique de « choses » comme GI Joe ou Transformers. Même si je n’ai jamais spécialement maté le dessin animé (j’étais pas vraiment dans le cœur de cible, hein, c’était plus en attentant l’épisode des chevaliers du Zodiaque qu’autre chose), j’avais une vague idée de ce qu’était JEM et des battles de chansons avec les Misfits. Bref, c’est un peu la fleur au fusil que je me suis lancé dans l’adaptation live… J’ai dû perdre 10 à 20 points de QI dans l’affaire… C’était nul ! Je pourrais en débattre des heures mais globalement le film n’a aucun sens des réalités. Et ce dès le début où une pauvre nana qui poste une vidéo sur youtube se fait embaucher par une Major pour un disque, des concerts… Je passe sur les rebondissements convenus (présent dans la BA), l’histoire globalement abracadrabrantesque, la romance moisie, les chansons sans intérêt, les acteurs qui manquent de charisme (mention spéciale à JEM en sous Kristen Stewart – sa sœur est nettement plus intéressante) ou qui se retrouvent embarqués là-dedans (Molly Ringwald quoi…, Juliette Lewis en roue libre…) pour pointer du doigt le pire : l’effet 2.0 qui bouffe à tous les râteliers. Sous le couvert de faire un film « génération internet », on se tape des incrustations de vrais-faux clip youtube/instagram pour supporter le propos du film (comme si on avait besoin d’une vidéo dans la vidéo pour comprendre l’état émotionnel du personnage : scénariste, you’re doing it wrong!). Ca bouffe aussi dans la gamelle Hunger Games pour récupérer le gimmick du sifflement. Ca lorgne aussi du côté de Lady Gaga, influence pour JEM à laquelle on essaie d’insuffler le côté icône mondiale/nouvelle référence de vie/nouveau style… Alors que le propos – un tant soi peu valable – du film reste simplement la quête d’affirmation de soi. En gros, le film présente très mal ce qui s’est passé avec le personnage de Ziggy Stardust au début des années 70. Il donne une image aussi bidon de l’univers de la musique que l’était en son époque Popstars… Absolument tout est à jeter dans ce film. J’ai vu des productions Disney Channel plus intéressantes que ça, alors l’excuse « on s’en fout c’est pour les ados » ne tient pas la route : ils méritent mieux que ça ! De grâce, on oublie jusqu’à l’existence-même de cet étron et vous allez tous me faire le plaisir d’aller mater The Runaways à la place !

0.5/5

Et pour les grands gamins:

The Magicians – Saison 1

Je suis tombé sur cette série un peu par hasard via HBO Nordic. En me renseignant, j’ai appris que c’était inspiré d’un trilogie éponyme de Lev Grossman. Ni une, ni deux, je me procure le premier tome. J’ai pas du tout aimé. Mais pas du tout ! Le protagoniste est un trou du cul fini, ça picole tout le temps, il n’y a pas d’enjeux, le livre dans le livre (Fillory) est sans intérêt façon sous-Narnia… J’ai dû m’arrêter au milieu car j’ai préféré lire l’intégralité des « comprehensive rules » du jeu de cartes Magic The Gathering ! C’est dire ! Je l’ai fini dans la douleur en me disant que, depuis le début d’année, c’est au moins le cinquième livre de début de trilogie magique, après The Warded Man et A Gathering of Shadows, que je termine en lisant une ligne sur trois tellement j’en n’avais plus rien à battre des personnages, leur univers ou ce qui leur arrive. Bref, c’était pas gagné pour la série de 13 épisodes ! Et à ma grande surprise, c’était pas si mal. Comparé au livre, c’est même carrément mieux ! On retrouve le côté « Harry Potter » pour adultes survendant le livre, les personnages sont plus présents (le trou du cul est devenu un simple mec inintéressant), voire plus fouillés. Des enjeux sont clairement présentés, avec des vilains, des intrigues secondaires et – finalement – il se passe des trucs ! C’est pas la série de l’année mais, elle restera divertissante sur la fin de votre été quand vous aurez bouffé tous les indispensables (Mr Robot, Stranger Things…), rattrapé vos retards et attendrez la reprise d’automne.

3/5

Starter for 10

Ou la preuve que même Benedict Cumberbatch peut traîner des casseroles derrière lui… Ou que faisait James McAvoy avant de jouer les Professor X… Je me demande même si cela ne tient pas plus du téléfilm que d’une bobine qu’on passerait dans une salle obscure. La trame est assez classique dans le genre romcom (bien que le film soit probablement plus considéré comme une simple comédie) avec le protagoniste sympa, la bonasse, la bonne pote, la trahison du meilleur amie, etc. sur fond de compétition (ici, une espèce de Question pour un champion). Ca vaut pas des masses, et c’est plus pour la curiosité de voir des films de jeunesse de certains acteurs que pour la qualité générale. A noter cependant, l’excellent bande son composée de classique des années 80 !

2.5/5 (dont 2 pour la musique)

Rurouni Kenshin

J’ai dû lire les manga Kenshin il y a plus de 10 ans, à peine moins pour l’OAV. Je pensais la licence finie, appartenant à un passé révolu. Que nenni, voilà t’y pas qu’un film live est sorti en 2012. Film dont bien sûr je n’avais pas entendu parler avant de lire le dernier Animeland qui s’est fendu d’un article pour la sortie du DVD dans l’Hexagone. C’est donc curieux que je me le suis procuré. Je n’avais pas vu non plus de film de chambara japonais depuis des lustres et je suppose que cela joue sur mon appréciation globale. En gros, c’était divertissant et assez fidèle au matériau de base (de ce que ma mémoire se rappelle en tout cas). Les personnages sont plutôt bien campés, même Kenshin, le film alterne sérieux et humour comme savent le faire les Japonais sans jamais trop souvent tomber dans l’excès de l’un ou l’autre. On regrettera seulement des combats qui manquent parfois d’un brin de folie. Le film a tellement bien marché sur le territoire nippon qu’il s’est naturellement transformé en trilogie, donc attendez-vous à plus de Kenshin dans les mois à venir.

3.5/5

National Lampoon’s Vacation

Je n’avais pas vu ce film depuis à peu près 25 ans (c’est la présence de Chevy Chase dans Stay Cool qui l’a rappelé à mon bon souvenir). A l’époque, on allait dans un vidéo club pour louer des VHS. On fouillait les rayonnages, regardait les jaquettes et on choisissait ses films à l’instinct plutôt que par recommandations ou notes dans les magazines. Ce qui fait qu’on pouvait tomber sur des bouses comme des perles mais ça faisait partie du jeu. Une partie de moi est un peu nostalgique de cette époque. D’autant plus que maintenant, une simple bande annonce dévoile les pivots narratifs des deux premiers actes, ce qui hôte tout intérêt à se déplacer dans les salles de cinéma. Bref, c’est l’instant nostalgie. Vacation est une comédie burlesque avec un pitch totalement idiot pour des situations qui ne le sont pas moins et qui s’enchaînent sans fin. J’en avais un vague souvenir, surtout de la fin. Le revoir n’est rien d’autre qu’une madeleine de Proust. Le film a plutôt mal vieilli et les situations prêtes plus à rire qu’à sourire. Ma tête à couper qu’il n’intéressera personne… Mais si vous avez l’occasion de voir la suite/reboot du même nom avec Christina Applegate, peut-être que vous y jetteriez un œil curieux…

2.5/5

All You Need Is Kill est un light novel japonais de Hiroshi Sakurazaka illustré par Yoshitoshi ABe. Mais je ne vais pas parler du roman mais de son adaptation en manga, écrit par Ryōsuke Takeuchi et dessiné par Takeshi Obata (Bakuman, Death Note).

Comme j’ai la flemme d’en faire le synopsis, je vais plutôt vous mettre une bande-annonce :

Et oui, car Edge of Tomorrow n’est rien de moins que l’adaptation du roman japonais. Comme il vient tout juste de sortir en DVD, permettez-moi de digresser sur le film avant de venir au manga. Edge of Tomorrow est probablement l’un des blockbusters les plus sous-estimés de cette année et c’est bien dommage ! Comme la plupart des gens, j’étais bien sceptique à l’annonce de cet improbable hybride entre Un Jour Sans Fin et Starship Troopers, mais rien que la perspective de voir Emily Blunt mettre une balle dans la tête de Tom Cruise encore et encore m’a convaincu d’aller payer ma place. Au final, c’était une vraie bonne surprise, du divertissement intelligent, bien foutu, bien tourné et bien joué. Même par Tom Cruise dont on connait le cabotinage dans certains rôles-titres. Et surtout par Emily Blunt en femme d’action badass et qui prouve qu’elle peut faire autre chose que les reconstitutions historiques et les comédies romantiques ! Tiens, j’irais même à dire que si jamais – par malheur – on devait par exemple faire un remake d’Alien, je la verrai parfaitement en Ripley (c’est dire à quel point j’aime cette actrice).  On pourra seulement reprocher au film sa fin bien pensante made in Hollywood avec une justification un peu trop fallacieuse à mon goût et le postulat que Cruise n’est pas un troufion de base dès le début. Bref, c’est du tout bon et Edge of Tomorrow un de mes coups de coeur 2014 !

Oui, c’est complètement gratuit !

Et j’étais tellement enthousiaste qu’à la sortie du cinéma je voulais encore prolonger l’expérience et rester dans cet univers. La bonne nouvelle pour moi, c’est que Kaze profitait de la sortie du film pour appuyer la sortie de la traduction de la light novel et des mangas. Comme je ne voulais pas me mettre à dos toute ma pile de livres à lire en prenant encore un roman, j’ai opté pour la solution manga. Ca tombait bien parce que j’apprécie le trait d’Obata.

Le manga offre très certainement un récit moins déformé que le film. Déjà, ça ne se passe pas en Europe, sur les plages française, comme de par hasard pour le 70ième anniversaire du débarquement américain en Normandie… Et je voulais avoir ce point de vue, plus proche de la vision de l’auteur. Les différences sont nombreuses :

  • Un héros qui tourne plus vers le cynisme que la dépression
  • La nationalité des personnages et le lieu de l’action
  • Le design des armures
  • Les extraterrestres qui n’ont rien à voir dans le design (j’avoue que ceux du film sont plus classes)
  • Rita que je trouve plus badass sous les traits d’Emily Blunt
  • La fin, évidemment
  • Et surtout le postulat de base sur le fonctionnement extraterrestre et le reboot des journées

Le manga se compose de seulement deux tomes, on reste un peu sur sa fin et on aurait aimé resté plus longtemps avec les personnages, ne serait-ce que pour pousser un peu plus certaines scènes rapidement expédiés (entre l’action débridée et la densité de l’histoire, tout s’enchaîne vite). Après, on ne peut que se réjouir d’avoir une lecture qui ne s’étale pas sur 50 tomes… Notez aussi que du fait des nombreuses différences entre le film et le manga avoir l’un ne ruine pas le plaisir de voir l’autre, et vice versa et au contraire. Une fois la lecture bouclée, le sentiment de trop peu provient aussi du fait que si l’histoire se tient, on a surtout envie de connaître ce qui se passe après. La bonne nouvelle c’est que l’auteur – fort de l’adaptation cinématographique – a annoncé la mise en chantier d’une suite à sa light novel.

En attendant, il faudra se contenter de ce qu’on a : une minuscule série SF rafraîchissante qui sans forcément innover (comme je disais, c’est un mix entre Un Jour Sans Fin et Starship Troopers) réussit à nous faire passer un bon moment tout en poursuivant l’agréable expérience qu’est Edge of Tomorrow. Bref, pour deux petits tomes seulement, on aurait tort de se priver de cette petite pépite !

Si quelqu’un a lu le roman, je suis preneur des différences factuelles avec la version manga…

The Raid 2 : Affiche

The Raid 2 est un film écrit et réalisé par Gareth Evans, avec Iko Uwais et plein d’autres d’acteurs asiatiques dont je n’ai pas retenu les noms.

A peine Rama avait-il mis un pied hors de l’immeuble qu’il se fait embarquer dans une sombre histoire d’infiltration. Et pas celle avec de l’eau dans le mur, celle qui dure des années dans la mafia et contre son gré. Et puis un jour, il décide que ça suffit et pète la gueule à tout le monde.

The Raid 2 est donc la suite direct de The Raid, un film dont je disais le plus grand bien pas plus tard que la semaine dernière. J’avais aussi statué que venir jouer sur les plate-bandes du film n’allait pas être aisé pour ceux qui s’attaqueraient au genre, sa suite comprise. J’ai parfaitement conscience que le film reçoit des bonnes critiques un peu partout dans le monde, suffisamment en tout cas pour justifier un Raid 3 dans quelques années, et pourtant, il m’a déçu.

The Raid 2 : Photo

Mais avant cela, rendons à César ses lauriers et répétons ce qu’on a déjà dit pour le premier opus : les scènes d’actions tabassent ! Toutes ! Celles de la prison et dans la voiture forcent carrément le respect et je pense qu’on n’est pas prêt de voir un film qui osera les combats dans la boue et les chiottes avant longtemps. Ceci étant établi et attendu d’un film estampillé « Raid + Gareth Evans + Iko Uwais », j’ai envie de dire qu’on a un peu fait le tour et que l’amateur de film d’arts martiaux et actionners sera ravi…

Pourtant je me situe dans cette dernière catégorie et même avec toute la bonne volonté du monde, je dois admettre que j’ai lutté et que – globalement – je me suis ennuyé (pour rester poli). Même la scène de bagarre finale tirait en longueur, à l’image du reste du film. Et oui, là où le premier film tirait la quintessence de 90 minutes bien tassées, sa suite s’offre 2h30 bien pénibles où l’on attend qu’un coup de poing viennent nous tirer de notre léthargie, assommés que nous sommes par cette histoire de famille mafieuse convenue. C’était long… mais long. D’autant plus long qu’on nous rajoute des personnages pour rien. Mention spéciale pour le retour de Mad Dog sous un autre nom… Hyper dérangeant pour le spectateur !

The Raid 2 : Photo

Sérieux, qu’est-ce que tu fous dans ce film…

Si The Raid 2 doit marcher dans les pas de son illustre ancêtre, il le fait aussi en voulant marcher dans ceux du Parrain, d’Infernal Affairs et du Syndicat du Crime. Sans atteindre leur brio et en me mettant régulièrement le doute quant au véritable protagoniste du film : Rama le flic infiltré ou Uco le fils du baron mafieux ? En fait, je recommanderais de plutôt vous pencher sur ces trois autres chefs d’oeuvre plutôt que d’insister sur cette suite bâtarde.

Et bâtard est bien le mot puisque le scénario du film fut écrit avant celui de The Raid, mis de côté pour cause de budget trop conséquence, puis ramener dans le bureau du producteur une fois les chiffres d’exploitation de The Raid reçus. L’histoire d’infiltré fut donc remis au goût du jour pour devenir une suite sans saveur à The Raid. Et on met le doigt sur mon problème de protagonistes soulevé plus haut : il est évident qu’Uco avait le rôle-titre dans la première version et qu’il dût s’effacer pour Rama, sans que cela soit habilement exécuté. En toute honnêteté, je pense que j’aurais été moins dur avec les ambitions du film si on ne me l’avait pas vendu une suite, si Evans n’avait pas essayé de capitaliser sur la marque The Raid pour vendre son scénario et nous mettre Rama au milieu d’une galerie de personnages tout bien plus excentriques que lui.

Surtout qu’il n’y en pas un seul, de « raid ». Prendre d’assaut un restaurant tout seul à la fin compte difficilement. Quitte à vouloir faire une suite, je pense qu’il aurait mieux fallu prendre l’exemple sur la série vidéoludique Arkham de Batman et renchérir dans ce qui faisait la force de la marque The Raid plutôt que de faire du recyclage de vieux trucs.

The Raid 2 : Photo Cecep Arif Rahman, Iko Uwais

Trop long, trop artificiel, trop produit markété, The Raid 2 est une grosse déception en dépit de ses scènes d’actions extraordinaires. L’art et la manière d’exploiter une poule aux oeufs d’or en lui ouvrant le bide plutôt que d’attendre qu’elle ponde…

The Raid : affiche

The Raid est un film écrit et réalisé par Gareth Evans avec Iko Uwais et plein d’autres acteurs indonésiens.

Dans un Jakarta que j’espère sincèrement fictif, un baron de la drogue règne en maître sur son quartier et plus particulièrement sur son immeuble. Lassés d’être pris pour des guignols, la police envoit une équipe d’élite à l’assaut du bâtiment pour déloger le vilain. Sauf que l’équipe d’élite est composée de bleusailles inexpérimentées, que le vilain savait qu’il allait se faire attaquer et que l’expédition vire à la boucherie. Reste un homme plus doué et plus malin que les autres qui entend bien remplir sa mission, quitte à buter jusqu’au dernier des types dans ce building !

Comme tout à chacun, j’apprécie les films qui ne nécessitent qu’une portion congrue de mes facultés intellectuelles. The Raid fait partie de ceux-là. Après tout l’affiche française annonce clairement la couleur : action, action, action ! Du gunfight, des arts martiaux, de la bravoure, de l’héroïsme, des méchants très méchants, un gentil qu’il faut pas emmerder et 16 étages d’adrénaline.

The Raid : photo

J’ai un peu laissé passer la hype autour du film pour ne m’y intéresser qu’à l’approche de sa suite dont la chronique est prévue pour les jours à venir. J’ai donc pris le film loin de la vague, avec un peu de recul et sans en attendre grand chose. Et bien, je suis bien obligé d’admettre que son statut culte n’est pas forcément volé et qu’il envoie sérieusement du pâté ! Les amateurs d’action débridée devraient frôler l’orgasme. L’action est impressionnante, les combats ultra-dynamiques et le scénario sous haute tension. Je m’attendais à une pauvre excuse pour filmer de la tatane, il s’avère nettement plus riche que la promesse du film hydrocéphale que le marketing s’est acharné à nous vendre.

Inconnu au bataillon des films d’action, Gareth Evans est loin d’être un manche dans sa mise en scène ! Ses combats filmés en espaces réduits (des couloirs pour la plupart) sont chorégraphiés avec brio et une brutalité simple et efficace. Iko Uwais est une véritable révélation, comme le fut Tony Jaa à son époque, et prouve qu’il n’est pas venu pour enfiler des perles. C’est violent et on en tire un plaisir immédiat. Le réalisateur semble maîtriser à la fois le style américain et la virtuosité des asiatiques (au hasard, Tsui Hark), au point de rendre ses scènes d’action aussi percutantes que baroques. Le piège de ce genre de film est de déraper dans la surenchère ou le fan service, Evans a eu l’intelligence de conserver un ton sérieux tout au long de son film et de ne jamais relâcher la pression sur son oeuvre.

The Raid : photo

The Raid rentre directement dans le panthéon des actioners en huit-clos maîtrisés, aux côtés de Die Hard. Pas de chance pour Dredd sorti plus ou moins au même moment avec plus ou moins le même pitch (ceci étant dit, j’ai toujours beaucoup d’affection pour ce Dredd que je continue de recommander). J’en profite également pour citer Attack The Block dans un autre genre mais tout aussi intéressant. Par contre, en France, on a le droit à La Horde

On peut raisonnablement dire que personne n’attendait The Raid et qu’il est devenu un classique du genre sans voler sa place. Démesuré, fou, excitant, inventif, grandiose, génial, hypnotisant, viscéral, explosif… les adjectifs ne manquent pas pour qualifier ce film et aucun ne verse dans la complaisance. The Raid est un indispensable du film d’action qui file un sérieux coup de vieux à ses prédécesseurs et une énorme pression pour qui voudrait prendre sa suite. A voir d’urgence !