Articles Tagués ‘Lycée’

Tsuki Ga Kirei

Encore un anime romantique pour adolescents. Je sais, j’en regarde beaucoup trop. Mais celui-ci est vraiment un coup de coeur. Tant sur le graphisme que sur le traitement en pudeur de cette relation collégienne naissante. C’est plié en 12 épisodes, ça se suffit à eux-même, c’est vraiment une perle que je recommande à ceux qui veulent un peu de douceur dans un monde de brutes.

5/5

Dunkerque

Le film qui divise, qu’on soit fan de Nolan ou pas. Personnellement, j’ai adoré, en dépit de ses raccourcis/omissions historiques. Le montage sonore y est pour beaucoup, mais le vrai tour de force de Dunkirk est de ramener le cinéma à sa substance : l’image. Pas de palabre inutile, pas de digression, pas de voix-off, pas de surexposition… Ce serait bien que certains scénaristes s’en inspirent… C’est parfois un peu compliqué à suivre, mais pour une fois qu’un film fait travailler le cerveau, on ne s’en plaindra pas.

4.5/5

The Mummy

Pfff… Nan, mais c’est juste un vaste échec. Qui plus est pour un film supposé lancé un univers cinématographique horrifique de plusieurs films… (on retrouve un peu le problème soulevé avec King Arthur le mois dernier, ou les films ne sont plus pensés en tant qu’entité mais comme part d’un tout, dans les scénaristes et producteurs s’y perdent). Bref, c’était mauvais. Et puis ça fait pas peur non plus.

1.5/5

How to be a latin lover

Encore une comédie que j’ai maté uniquement à cause de Kristen Bell au casting. C’était très moyen mais avait le mérite d’explorer une trame peu exploitée (celle du gigolo).

2/5

Rough Night

On remerciera Scarlett Johansson d’être au casting et de porter un film qui serait sinon complètement passé inaperçu. C’est un genre de films qui a eu le vent en poupe ces dernières années : les soirées (entre filles) qui dégénèrent. Le film n’a vraiment pas d’intérêt tant il sent le réchauffer. A un moment, j’ai eu un vague espoir que le film devienne intéressant en prenant le contrepied de tout, quand le « strip-teaseur » meurt dans un accident. Ca aurait été tellement bien que la bande-annonce laisse croire à une comédie potache pour virer dans un trip noir nettement moins rigolo au bout de vingt minutes. Mais non…

2/5

Kuzu non Honkai

Pour ceux que mes anime romantiques adolescents saoulent à tous les niveaux, je vous présente la version côté obscur. C’est toujours avec des lycéens, mais c’est calibré pour une audience adulte. Donc on va largement plus loin que la demoiselle qui s’émeut au simple toucher malencontreux d’une main sur une autre. Il y a du sexe et des personnages plus complexes, limite malsains.

3/5

Guardians of the Galaxy Vol. 2

J’ai moins bien aimé que le premier. La faute à des problèmes de rythme et des choix d’écriture bizarre, notamment dans le développement des personnages (Drax devient fatiguant poussé à l’extrême dans l’humour, je ne pige pas pourquoi ils se font la gueule pour des conneries, etc.). Après, je dois avouer que le film possède des fulgurances malgré tout le maquillage numérique et les grosses ficelles à la Marvel. Le film vaut surtout pour Yondu.

4/5

Alien Covenant

A partir d’un moment, il faut vraiment arrêté de vouloir faire des préquelles, des suites aux préquelles et globalement ruiner une licence qui « à la base » était cool et explorait des genres différents avec des réalisateurs différents. L’ultra controle de Ridley sur ses deux plus gros succès (Alien et Blade Runner) est fatiguant et montre que le type est clairement fatigué de chercher des idées. Alien Covenant, c’est de la bouse façon Prometheus, mais avec une plume dessus pour détourner l’attention. Il faut arrêter le massacre maintenant, ça devient gênant pour tout le monde.

0.5/5

Baywatch

C’était débile. Vraiment débile, mais c’est fait avec suffisamment de recul et sans prétention pour remplir les cases obligatoires du divertissement vite vu, vite oublié.

2/5

The Hitman’s Bodyguard

De l’actionner buddy-movie. C’était rigolo sans casser trois pattes à un canard. Le film est clairement calibré pour Samuel L. Jackson en vrai…

3/5

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Ghost in the Shell

C’était nul. Archi-nul. En même temps quand on décide d’adapter l’adaptation culte d’un mange culte (donc, vous voyez déjà le niveau : Hollywood pompe directement l’anime, soit la vision de Mamoru Oshii, pas le matériau de base), de faire un bon gros whitewashing des familles avec Scarlett Johansson (ce qui aurait pu passer – en toute honnête – s’il n’avait pas décidé d’y accoler pour de vrai le nom de Mokoto Kuzanagi) et en plus de foutre à la réalisation un tacheron incompétent comme Rupert Sanders (je vous invite à lire mon article sur son Blanche Neige), il n’y a pas de miracle : le film est une sombre bouse dénuée d’intérêt. Le plus pathétique restant le copié-collé des scènes de l’anime (un tacheron incompétent, je vous dis !). Le plus triste restant la musique emblématique de Kenji Kawai au générique de fin, comme l’ultime pied de nez au fan de la version animée. Bref, aucun, aucun, aucun intérêt, sinon rappeler l’urgence de voir ou revoir le chef d’oeuvre de Mamoru Oshii.

0.5/5

The Fate of the Furious

Pour ceux qui tiennent les comptes, c’est le 8e opus de la franchise. Et les comptes il faut les tenir parce que la série s’auto-référence désormais. Alors, à moins d’être des hardcore fans, vous hausserez le sourcil en vous demandant « c’est qui lui ? », « et elle, elle dans quel épisode déjà ? ». La série est comme son interprète principal, elle se prend trop sérieux la plupart du temps. Faut arrêter, les gars, depuis quand des vulgaires voleurs de bagnoles sont devenus des Jason Bourne ? Au final, le film ne brille que par ses moments WTF, comme la horde de voitures zombies… Il aurait fallu que tout le reste soit comme ça.

2.5/5

Le Correspondant

Le Correspondant est une comédie pour ados bien sympathique. Elle ne marquera pas les esprits bien longtemps mais il y a quelques moments vraiment drôles. Après, si j’ai autant d’affection pour ce film, c’est que j’avais commencé à développer un roman sur exactement le même genre de prémices. Du coup, j’ai dû passer à autre chose.

3/5

Jamais Contente

C’était LA bonne surprise côté comédie française sur ce mois. L’adaptation d’un roman jeunesse est vraiment réussie (enfin, le film est réussi, l’adaptation en soit, j’en ai aucune idée parce que j’ai pas lu le matériau de base). La force du film est de mettre en valeur le moment particulier de la vie adolescente, la phase rebelle égoïste, avec justesse. La gamine est énervante et touchante à la fois. Mention spéciale à la bande son qui soutient le film à merveille (Black Rebel Motorcycle Club en tête)

4/5

Quartier Lointain

Encore une adaptation, et cette fois, j’ai lu le matériau de base : un manga de Jirô Taniguchi. Si le film respecte dans les grandes largeurs les intentions du mangaka, force est de constater que c’est bien mou et que ça ne marche pas aussi bien. Le film repose plus sur son univers 50’s que sur son propos. Et c’est bien dommage. Donc maintenant, vous avez le choix entre investir dans un DVD moyen qui ne parlera qu’à ceux qui ont lu le manga ou investir dans un excellent manga…

3/5

The Mechanic

Ah, un bon gros actionner débridé avec Jason Statham. Que demande le peuple, sinon du pain en plus de ça ? C’était fun, à la limite de la façon dont la licence vidéoludique Hitman aurait pu être traitée dans son approche des contrats. Ca vide le cerveau pour pas un rond ou presque et difficile d’en demander plus d’un film avec Jason.

3.5/5

Mechanic: Resurrection

La suite bien dispensable. Réalisée 5 ans plus tard pour une sortie direct-to-DVD, on se demande pourquoi les producteurs perdent leur temps avec ce genre de film (à défaut de perdre leur argent de toute évidence). Il faut vraiment des fans de Jason Statham comme mes parents pour oser aller mater ça de son plein gré. Restez sur l’impression du premier opus dont vous n’aviez jamais entendu parlé avant de lire cet article.

1.5/5

7 Days in Hell

Une espèce de docu-fiction sur un match de tennis qui dura une semaine entière. Avec Andy Samberg et Kit Harington dans les rôles des duellistes de la balle jaune. C’était vraiment drôle, complètement con en fait, mais avec des interviewés comme Serena (ou Venus) Williams qui en parle avec sérieux et les rebondissements complètement WTF, je dois avouer que si vous ne deviez consacrer que 45 min de votre temps à regarder quelque chose dans cette liste, ce serait sur 7 days in hell.

4.5/5

Gifted

Un petit film mignon, sans prétention mais qui marche 1000 fois mieux que les grosses machineries présentées plus tôt.

4/5

The Circle

C’est un peu la déception. Il s’agit d’un film qu’on m’a surement trop hypé comme Apple ft. Facebook ft. 1984. Au final, je le trouve assez moyen, pas assez développé dans la charactérisation de ses personnages, a fortiori celui d’Emma Watson. Je ne comprends pas spécialement ses motivations dans le film, à moins qu’elle soit une grosse sociopathe à tendance paranoïaque… Bref, déçu. Très déçu.

2.5/5

Colossal

Autant sur le principe, j’adorerais Colossal, autant sur le traitement, j’ai eu du mal à accrocher. Et c’est uniquement à cause de la bande-annonce qui markete le film n’importe comment. A savoir, une comédie. Il y a des éléments rigolos mais Colossal n’est en rien une comédie et ça m’a perturbé au visionnage car je n’étais pas dans le bon état d’esprit. C’est la raison pour laquelle je ne mettrais pas de BA et que je vous invite à vous faire votre propre avis. En soi, je le répète, Colossal est vraiment bon, que ce soit dans les thèmes abordés ou leur traitement à l’image, c’est juste dommage que tout soit foiré sur une comm’ hasardeuse.

2.5/5

Going in Style

Il s’agit d’un film de Zach Braff. Le type qui a fait Garden State. Et c’est là où le bât blesse. Car Braff est un auteur que j’apprécie, qui a son univers, un prisme sur le monde et le cinéma intéressant (dans le jargon, c’est un « indé »). Et Going In Style est d’une platitude sans nom. N’importe quel Yes Man aurait pu se coller à la réalisation et sortir le même film. Reste le casting 3 étoiles pour sauver ce film de la banalité.

2.5/5

King Arthur: The Legend of the Sword

Le plus gros échec au box office de l’année. Les raisons en sont variées: budget complètement délirant (genre 275M$ marketing compris!), Charlie Hunnam incapable de porter un film (hum… Pacific Rim anyone ?), thème qui n’inspire pas vraiment la nouveauté (la légende arthurienne…) et j’en passe. Et pourtant, en qualité de divertissement pure, je trouve que le film fait le job. Ou plus exactement, Guy Ritchie fait le job, dépoussiérant façon rock n roll le mythe d’Arthur comme il l’avait fait avec Sherlock Holmes. Alors oui, le film vire complètement cheesy série B fantasy, mais le fait est que ça marche et qu’on passe un bon moment. Il faut avouer que la bande son et le montage y sont également pour beaucoup dans mon appréciation du film. Bref, King Arthur ne mérite pas la descente en flammes qu’il a connue.

4/5

Spectre

Hormis Casino Royale, je dois avouer que l’ère Daniel Craig dans les chaussures de 007 me laisse de marbre. Je ne le trouve pas particulièrement adapté au rôle, ni investi dedans (confirmé par toutes ses déclarations) et surtout, les scénarios s’emberlificotent dans des tortueux chemins à base de références d’autres films (sérieusement, vous vous souvenez de Quantum of Solace vous ?). C’est exactement le même problème que pour Fast & Furious 8 dont je parlais plus haut. La sérialisation des films. Ou comment le cinéma vampirise la télévision sans en comprendre les rouages : 1 film tous les 4 ans, ce n’est pas la même chose qu’une série toutes les semaines. Personnellement, je ne me souviens pas de tout ce qui s’est passé dans les films précédant Spectre pour réellement piger ce qui s’y passe. En d’autres termes, je me suis bien ennuyé…

1.5/5

Assassin’s Creed

Dans un premier temps, je tiens à dire que je n’ai jamais joué aux jeux vidéo éponymes et que je ne connais pas leur mythologie, je juge donc l’oeuvre cinématographique pour ce qu’elle est en tant que telle, non dans sa filiation. Dans un deuxième temps, c’est très mauvais. Voilà. Trop d’effets spéciaux tuent les effets spéciaux, l’histoire est fumeuse au possible, les choix de réalisation pas toujours heureux (bordel de pompe à queue, arrêtez les ultra-cuts dans les scènes d’action !), les personnages bien moisis et niveau cohérence, on se posera là. En soi, l’animus est un concept bien foireux : quelle est l’intérêt de fabriquer d’une telle machine sinon pour se la péter à l’écran ? Un caisson à la Source Code aurait tout aussi bien marché… Et la mémoire génétique qui transforme un inspecteur des impôts en assassin en 3 minutes, j’ai du mal à y croire. Le personnage de Lynch est risible et montre une fois de plus le pouvoir de l’acteur sur le scénario : genre, je suis un tueur mais j’ai buté juste un mac de prostituées, donc techniquement, je suis gentil hein. C’était si compliqué de faire du protagoniste un mec vraiment sale en quête de rédemption dans sa seconde vie ? La construction globale du film ne marche pas non plus ; rien qu’avec le premier tableau qui impose 3 minutes de lecture pour présenter les Templiers et les Assassins, je savais que cette nouvelle adaptation de jeu vidéo serait ratée. Assassin’s Creed, le cyberpunk du pauvre. Assassin’s Creed, le Da Vinci Code avec du parkour. Assassin’s Creed ou la preuve que dans les mains d’exécutifs, même affiliés à Ubisoft, un film sera toujours pas terrible.

0.5/5

Arriety, le petit monde des chapardeurs

Comme toujours les studios Ghibli pondent des merveilles. Celui-ci en fait partie. Certes, on n’est pas dans la même catégorie que Mononoke Hime ou Chihiro mais le travail reste impeccable. La grande force, à mon avis, des productions Miyazaki est de réussir à mettre en valeur le quotidien, la fameuse tranche de vie, et d’en sortir des émotions. On regrettera le message écologique bien trop appuyé pour être subtil, mais bon, des fois y aller avec ses gros sabots est le meilleur moyen de se faire entendre.

4.6/5

Loserville

Depuis le temps, cela n’aura échappé à personne que je mate à peu près tout ce qui me tombe sous la main dans la catégorie « Teen Movie ». Loserville est un film de plus à ajouter à la collection. Il n’est pas exempt de défauts (genre la gueule des acteurs trentenaires…) et certains partis pris font des fours à l’écran (la vie fantasmée du protagoniste), mais certaines approches de la condition adolescente sont traitées avec suffisamment de finesse pour le faire sortir un peu du lot. Il a aussi le bon ton de nous éviter la scène cliché de la Prom Night ou la relation amicale qui dérive en sentiments.

2.5/5

Stick It

J’en attendais rien. Mais comme vous le savez déjà, j’adore les films sur le sport. J’en avais jamais vu sur la gymnastique, c’est le côté « teen » qui m’y a poussé. J’ai été agréablement surprise, tant sur la qualité de la réalisation que sur le propos. Un film par une scénariste et réalisatrice (Jessica Bendinger, celle de Bring It On) qui met en avant des figures féminines fortes et un sport assez méconnu, notamment sur les sacrifices qu’il impose et la rigidité qui régit ce milieu. A voir !

4.5/5

Miami Vice

Je ne suis pas un hyper fan de Michael Mann et de ses ambiances. Les goûts et les couleurs. Mais j’étais curieux de voir l’adaptation de cette série culte des années 80. J’ai eu du mal à rentrer dedans. Mann certes, mais surtout la façon d’aborder le sujet loin de la New Wave et des T-Shirts fluo des années 80’s. C’était trop sombre, ça manquait de la légèreté de la série original et surtout, bah sur 2 heures de film, on passe peut-être 30 minutes à Miami… Bref pas ma came.

1.5/5

Office Christmas Party

Visiblement un film qui surfe sur la vague initiée par Project X et les films de fête géante qui dégénère. Allez, c’était sympatoche malgré certains acteurs qui en font des caisses (genre Kate McKinnon qui se jimcarreyse dans tous ses films).

3/5

Why Him?

Ca cassait vraiment pas trois pattes à un canard. Mais bon, y’avait des moments qui prêtaient à sourire. Par contre, je crois vraiment que Hollywood n’a aucune idée de ce qu’est la réalité d’une entreprise de jeu vidéo…

2,5/5

Freaky Friday – Double Dose

Ca faisait un moment que je voulais regarder ce « classique » de la comédie pour adolescents. Et lors de mes recherches, voilà que je découvre que Freaky Friday avec Jamie Lee Curtis et Lindsay Lohan est en fait le remake d’un film avec Jodie Foster ! Du coup, j’ai décidé de faire un truc inédit : mater l’original et le remake coup sur coup. Les deux versions ayant plus de 25 ans d’écart, ça semblait justifié. Et puis le plus mauvais n’est pas forcément celui qu’on croit. Franchement, en dépit d’un caractère un peu daté, j’ai pris énormément de plaisir à mater l’original. Ca m’a surtout rappelé à quel point le cinéma 70’s était décomplexé tout en suivant les codes du moment : intro en dessin animé, interminable course-poursuite en bagnole à la fin, gags visuels complètement foufou (vous avez un exemple dans la mini bande annonce avec la voiture de flic qui se coupe en deux)… On sent bien aussi le côté féministe refoulé qui essaie de marquer des points au milieu des années 70. Après, je vais pas mentir, le film parle à ma corde sensible et voir une image un peu pourrie, des vraies cascades, des musiques un peu cheesy, ca m’a rappelé mon enfance où je matais tout et n’importe quoi dans le vidéo club (et j’ai été pris d’une soudaine nostalgie pour les films de Terrence Hill et Bud Spencer (littéralement mon péché mignon quand je reviens en France et que j’ai accès aux chaînes câblées) par exemple).

J’aurais bien aimé craché sur le remake à base de « c’était mieux avant » mais force est de constater que c’était moins terrible que ce que la bande-annonce laissait présager. C’est certes plus moderne mais ce qu’on perd dans le propos initial (clivage parents/enfants sur leurs tâches respectives) on le gagne dans les acteurs qui, de mon point de vue, jouent mieux l’inversion des rôles. Après, j’ai un faible pour Lindsay Loan dans sa période Disney (Mean Girl quoi !) donc ça joue forcément. La nouvelle version est aussi nettement plus cousue de fils blancs à mon sens.

L’original: 4/5

Le remake: 3.5/5

Arrival

Arrêtez tout ! Prenez votre carte bleue, allez dans le magasin culturel de votre choix et procurez-vous la galette de Arrival ! Ce film est une claque magistrale ! Scénario, réalisation, musique, propos, acteurs… Tout, absolument tout est incroyable ! Je n’avais pas été aussi pris dans un film depuis trèèèèèès longtemps. J’étais passé à côté de la hype en dépit de tout le bien que je pense de Denis Villeneuve, pour attendre d’être dans le bon état d’esprit et wow, quelle claque. Je suis passé dans tous les états, entre l’appréhension, l’angoisse, l’euphorie et la mâchoire par terre en regardant ce film. Tout est juste, et extrêmement réaliste géopolitiquement parlant. Le scénario tout en subtilité réussi tour à tour à vous faire perdre foi en l’humanité et à vous y raccrocher. Villeuneuve est vraiment un grand réalisateur, et après Enemy et Sicario, je pense sincèrement que la suite de Blade Runner et le reboot de Dune sont en de bonnes mains !

10/5

Pas de bande-annonce, décrouvrez-le !

Suicide Squad

J’avais lu et entendu un tas de choses sur Suicide Squad, et j’attendais la version longue avant de me prononcer, espérant un peu l’effet Batman v Superman (à savoir un truc moins bousique que prévu). Du coup, j’ai vu et… C’EST UNE PURGE ! C’est très mauvais ! Il y aurait tant et tant à dire sur ce film qu’il me faudrait des heures pour tout lister. Je ne comprends pas comment on peut se planter à ce point. Je ne comprends pas non plus comment après la descente en flammes que le film a connu à sa sortie on n’ait pas donné carte blanche à David Ayer pour remonter tout le film. Même moi qui n’ai aucun talent particulier, j’ai envie de remonter le film pour lui donner un semblant de sens ! Comment peut-on sincèrement laisser sortir un tel film ? Ca m’énerve, mais ça m’énerve ! Rien n’a de sens ! Rien ! Le personnage de Deadshot, la relation Harley/Joker, la dynamique de groupe, le montage pseudo « Gardians of the Galaxy », la Suicide Squad ! Mais dans quel cerveau il viendrait à l’esprit de créer une équipe avec un mec qui sait bien tirer, une folle, un crocodile pour arrêter – je cite – une menace équivalente à Superman ! Ca n’a aucun sens ! Quand l’Enchantress pète un câble, c’est pas Deadshot et sa bande de repris de justice qu’il fallait envoyer, mais CONSTANTINE ! A la rigueur Flash qui fait un caméo ! Nul, nul, nul ! La seule menace digne d’intérêt pour une telle équipe, ça aurait été juste le Joker alors que Batman se prenait des vacances en réunissant sa Justice League ! Aucun intérêt. Ca m’énerve ! Vous le sentez que ça m’énerve ? Et la musique, alors oui, la bande son est excellente, mais si je veux écouter de la bonne musique, je sors un de mes vinyles ! On a dit beaucoup de choses sur le Joker, mais Jared Leto est le seul mec investi dans son personnage et ça m’énerve d’apprendre qu’il a été coupé au montage pour laisser de la place à Will Smith et son Deadshot tout moisi et Harley Quinn (elle est cool, mais fait bien greluche de service). Saviez-vous qu’à l’origine, la relation Joker-Harley était plus proche celle canonique ? Une des scènes coupées où il a la gueule moitié arrachée aurait dû être à la fin où il vient pour chercher Queen mais décide de la planter pour la laisser dans sa cage. Je sais pas dans quelle mesure les costards cravate ont charcuté le scénario mais là on a affaire à une bande de sociopathes qui commence à se faire des calins et avoir deux doigts d’honneur l’un envers l’autre après trois minutes ensemble. Ca n’a aucun sens ! Même une saison complète des Mystères de l’Amour semble plus cohérente ! Ce film est un échec complet, une perte de temps et d’argent qui mérite une note spéciale :

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Doctor Strange

Le monde se divise en 2. Marvel et DC. Marvel domine haut la main de par les films qui sortent sur grand écran, DC propose des films d’animation qui n’ont rien à leur envier (pour la plupart). Pour le petit écran, je dirai que c’est kif-kif depuis l’arrivée de Marvel chez Netflix. Mais lorsque DC fait des longs métrages… Et bien, c’est pareil avec Marvel et les dessins animés : c’est de la bouse. Preuve en est ce Doctor Strange sur lequel peuvent se rabattre les pauvres qui ne peuvent pas aller au cinéma voir la dernière production du MCU. Et bien c’est pas terrible du tout. On va pas se mentir, c’est même très mauvais. Et c’est très très TRES laid ! J’aurais pu éventuellement faire abstraction si l’animation n’était pas complètement à la ramasse non plus et si le scénario avait moins de raccourcis. Non, décidément, les dessins animés de super héros, c’est DC et puis c’est tout !

1/5

War Dogs

J’étais pas spécialement emballé à l’idée de voir un film avec Miles Teller et Jonah Hill, mais la bande annonce était suffisamment bien foutue pour donner envie au plus réfractaire. Et puis pour être honnête, j’avais un peu envie de comparer avec Lord of War qui reste un film incontournable sur la guerre et les marchands d’armes. Au final, War Dogs est largement moins bien que le film avec Nicolas Cage mais il m’a agréablement surpris, tant sur la prestation que sur la rocambolesque histoire vraie derrière le scénario. Même le duo d’acteur fonctionne bien (bon, surtout Jonah Hill !). Bref, je recommande fortement.

4/5

Begin Again

Vous savez quoi, c’était moyen. Allez, moyen + pour nous évitez une romance forcée entre les deux protagonistes.

2.5/5

Jason Bourne

Quatrième volet de la série. Cinquième avec le spin-off de Jeremy Renier. Clairement l’épisode de trop. D’une part parce qu’il faut avoir vu (et se rappeler) des précédents, d’autre part parce que c’était bien une perte de temps et d’argent pour tout le monde. On arrive au stade où on a plus grand chose à raconter sur le personnage donc on rajoute des couches sur son passé au point que ça devienne abracadabrantesque. On arrive aussi au stade où Jason Bourne et la caméra de Paul Greengrass n’a plus rien à apporter au film d’espionnage. La caméra gerbante, c’était innovant au premier épisode. Là, c’est juste confus. L’histoire est bateau et les acteurs clairement en mode automatique (j’avais l’impression de mater un film de robots). Bref, il est temps de ranger Bourne au placard et de passer à autre chose.

1/5

Lethal Weapon 1 & 2

La rentrée série US accueillait cette année une espèce de reboot de L’Arme Fatale. Comme j’étais curieux, je me suis penché dessus, sans réellement en attendre grand chose. Comme ça, juste pour voir. Il se trouve qu’après une demie douzaine d’épisodes les audiences sont bonnes et que je suis moi-même conquis. J’avais commencé la série avec finalement assez peu de souvenir des films, sinon quelques scènes, et je me suis dit « Tiens, ça fait vraiment longtemps que j’ai pas revu ces films » (genre 20 ans, parce que j’ai pas RTL9 pour ce genre de rediffusions). C’est donc avec délectation que j’ai retrouvé le dynamique duo des années 80 et que j’ai découvert que c’est à l’origine une création de Shane Black (le seul type qui a réussi à faire un bon film cette année – The Nice Guys). Force est de constater que 1. les années sont définitivement la meilleure décennie cinématographique de tous les temps et 2. que les films ont bien vieillis. Ca permet aussi de se rappeler d’une époque où on fumait à l’écran, on montrait des nichons, on faisait des cascades sans numérique ni fond vert, on avait des téléphones portables de 8 kilos et que globalement, les films avaient une âme.

4/5

Kokoro ga Sakebitagatterunda

Ou The Anthems of the Heart, en anglais. Pas encore disponible dans les vertes contrées francophones, mais bientôt. C’est un autre anime de type « romance lycéenne japonaise » à ajouter à la longue liste de ceux que j’ai vus. Pas le plus marquant, mais il est intéressant sur certains points qui ne sont pas assez développés, notamment le poids des mots (surtout sur les enfants). Après, on va pas se mentir, ça joue sur un bon nombre de tropes du genre mais c’est effectué avec suffisamment d’humilité pour que ça passe (je recommande une bonne séance de psychanalyse pour l’héroïne…). Et puis on n’a pas grand chose à se mettre sous la dent non plus en ce moment. Bref, les amateurs seront ravis, les autres passeront leur chemin comme d’habitude.

3/5

5 centimeters per Second

Your Name est probablement LE film que j’attends le plus en cette fin d’année 2016, le plus gros cartons de la décennie au Japon est un anime « tranche de vie » signé Makoto Shinkai. C’est alors que je me suis rendu compte que je n’avais vu que The Garden of Words de ce réalisateur et qu’il était grand temps de compléter avec le reste. J’ai donc commencé par 5 Centimètres par Seconde qui est en fait 3 courts métrages autour du même protagoniste à trois étapes de sa vie. Il m’a fallu un peu de temps pour digérer le film et comprendre ses intentions derrière, la fin restant assez énigmatique au premier abord. Et puis, toutes les pièces finissent par s’agencer et on comprend. C’est donc un film tout en finesse, en sous-entendus, en contemplation sur le processus de deuil amoureux, surtout le tout premier. Le genre de film auquel on pense encore des jours après. Un vrai coup de coeur !

4.5/5

Voices of a Distant Star

Il s’agit d’un cours métrage de 25 minutes par Makoto Shinkai, catégorie romance lycéenne dans l’espace. On retrouve les germes des thèmes qui seront explorés par la suite dans 5 Centimètres par Seconde, à savoir : comment gérer une relation non déclarée à distance (visiblement un thème cher à Makoto Shinkai). Ici, en plus de la distance physique, on rajoute la distance temporelle où les mails mettent des mois à atteindre leur destinataire. La 3D a pris un sacré coup de vieux, mais le film mérite tout de même le coup d’oeil. Et comme je ne vais pas parler de Macross ce mois-ci, il en est suffisamment proche pour que je cite au moins ma série favorite tout de même. Si vous avez aimé le précédent film, vous savez quoi regarder ensuite.

3.5/5

Voyage vers Agartha

Makoto Shinkai à la réalisation pour continuer dans mon run, mais cette fois-ci sur une production Ghibli. Il n’y a pas à dire, le studio japonais plane réellement au-dessus de tout le reste ! C’est beau, c’est intelligent, c’est bien écrit… Bon, c’est pas la meilleure production du studio et ça bouffe trop aux rateliers de Mononoke et Chihiro pour réellement se démarquer mais c’était tout de même agréable à regarder. On regrettera un épilogue trop vite expédié pour donner un sentiment de satisfaction, mais on ne peut pas tout avoir. Dans une autre réflexion qui n’a rien à voir, je vois régulièrement des articles passés sur le féministe et le statut de la femme en ce moment. J’avoue c’est un peu de la science-fiction quand on vit en Norvège mais je me suis dit que le Japon n’était pas spécialement en reste : quand on y regarde bien, la plupart des dessins animé Ghibli mettent en avant des héroïnes fortes, des trucs qui – de mon point de vue –  seraient nettement plus à même de plaire aux jeunes spectatrices que – au hasard – les productions américaines (il y a un léger mieux chez Disney depuis quelques années, mais c’est pas au niveau des Japonais). En tout cas, je sais ce que ma progéniture regardera comme dessins animés.

3/5

Bakemono no Ko

Ou le Garçon et la Bête en français. Un film que je me gardais en réserve pour un mois un peu pourri parce que j’étais certain qu’un film de Mamoru Hosada ne me décevrait pas (pour infos, je l’ai regardé juste après Suicide Squad pour me calmer, mais j’ai mis la Squad en premier pour attirer le chaland). Et j’avais raison ! C’est vraiment bien écrit, avec plusieurs degrés de lecture sur plein de choses (notamment la relation père fils), l’animation est dingue, l’univers est cool… Bref, ça déboite ! Vous DEVEZ voir ce film !

5/5

Dragon Ball Super – Episodes 1-68

Dragon Ball et DBZ restent un pilier de ma culture et un élément fondateur de ma prime jeunesse. Aussi étais-je un peu sceptique face à l’annonce d’une nouvelle série faisant suite à DBZ. Certes elle allait permettre d’effacer l’étron GT de la chronologie canonique mais on ne peut pas dire que les premières images faisaient envie : les images venues du Japon étaient très moches à regarder et la production a pris la décision étrange de découper les deux derniers films pour en faire les 25-30 premiers épisodes de cette nouvelle série. Au passage, je ne saurais que trop recommander aux amateurs de Son Goku et sa clique de mater ces deux films (Résurrection de F et Beerus), ne serait-ce que par égard pour votre rétine et lui épargner l’horreur des premiers épisodes torchés à la va vite. Bref, j’étais pas hyper motivé pour regarder la série, jusqu’à ce que j’apprenne le retour de mon personnage favoris : Trunks du futur ! Alors, j’ai tout maté en mode binge-watch zombie ! Et mon avis est finalement assez mitigé. Il y a un tas de truc que j’adore vraiment : Beerus et Whys, Trunks, Bulma, Trunks, l’animation des derniers épisodes, Trunks, Son Gohan relégué au placard, Trunks, la cosmogonie Dragon Ball qui prend de l’ampleur… Et il y a un tas de trucs qui m’énervent : la vingtaine de premiers épisodes soporifiques si vous avez vu les films, le fait qu’on se tape un tournoi artificiel, les épisodes « filler » sans intérêt, le ton un peu gamin… Et c’est tout le problème de faire une nouvelle série DB plus de 15 ans après la fin de la série originale : le public cible est à la fois constitué de trentenaires et de jeunes à qui on a envie de faire redécouvrir l’univers. DBS a donc le cul entre deux chaises et l’une d’entre elle est moisie. Etant trentenaire, vous vous doutez de celle qui ne me plait pas…  Objectivement, je me suis ennuyé pendant 46 épisodes (sans avoir vu les deux films, mon avis n’aurait pas été le même car ces films en question sont vraiment excellents comme je disais et dans le ton que je recherche), il faut vraiment attendre l’arrivé de l’arc Trunks du futur pour en prendre plein la tronche ! Les vingt épisodes de cet arc sont complètement déments, tant sur l’animation que sur l’histoire (si vous faites abstraction des approximations sur les théories de voyage dans le temps) et c’était exactement ce que j’attendais d’une nouvelle série Dragon Ball. C’est à la fois épique et intimiste, grave et léger grâce au trio Pilaf, l’équilibre est parfait ! Rien que pour ces 20 épisodes la série vaut le coup (comprendre, matez les films, matez ces épisodes et vous serez satisfait) ! J’ai rattrapé mon retard sur la diffusion japonaise et l’arc Trunks vient malheureusement de tout juste prendre fin, ce qui veut dire qu’on va se retaper une petite série d’épisodes orientés jeune public en croisant les doigts pour qu’un nouvel arc à la hauteur de Trunks arrive (et pas juste encore un tournoi…)

6/5 (Arc Mirai no Trunks, ép. 47-67)

2.5/5 (Le reste)

Macross Frontier – The False Songstress

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris : je suis un méga-fan de la licence Macross ! Donc vous en boufferez régulièrement ! The False Songstress reprend une partie de la série animée, à l’image de Do you remember love?C’est justement à cause de ce film assez moyen et remaniant trop la mythologie Macross que j’avais peur de le mater : Macross Frontier est une des meilleures séries Macross derrière l’original, je craignais un massacre et charcutage de la trame en règle. Que nenni ! Certes le film prend des libertés par rapport à la série, prend des raccourcis et change des choses mais le film tient la route en l’état et propose une intrigue qui se tient sans donner l’impression d’avoir été rushée ou coupée. L’animation est de qualité, la musique aussi (avec des inédits). Bref, je recommande chaudement d’autant plus si vous voulez goûter à du Macross sans vous taper une série entière. Notez que ce film ne s’intéresse qu’à la première moitié de la série, la seconde étant couverte par un autre film pour un autre mois.

5/5

Le film est d’ailleurs disponible en VO sous-titré anglais sur youtube, je mets donc le lien plutôt qu’une BA.

Driving Lessons

On peut dire sans trop se tromper que parmi le trio des jeunes acteurs d’Harry Potter, Rupert Grint est celui qui vit « l’après » le plus compliqué. En même temps, le niveau n’est carrément pas le même comparé aux autres. La tête à claques qu’il a et son air ahuri n’aident en rien. Du coup, c’était plus par curiosité que réel intérêt que je me suis intéressé à Driving Lessons. Une comédie dramatique sur fond de passage à l’âge adulte. Le mec un peu bizarre qui n’arrive pas à pécho, avec une mère envahissante, bouffé par son environnement qui découvre la vérité vraie du véritable sens de la vie auprès d’un mentor excentrique… on navigue en terrain connu. C’est mou et pas spécialement intéressant d’une part, et l’acteur n’a absolument pas de charisme. Vous l’aurez compris, c’est une vaste perte de temps que vous saurez esquiver à partir de maintenant.

0.1/5

Stay Cool

Le film était bien parti pour être un truc qui allait me parler : un écrivain avec une petite célébrité revient dans son ancien lycée pour faire un discours, retrouver d’anciens amis, d’anciens ennemis et son crush d’ado tout en se faisant draguer par une Terminale. Littéralement, on n’est pas loin du pitch d’un roman que j’ai en projet. D’où mon intérêt. Sauf que ça ne marche pas. La raison première est que le mec revient au bahut 20 ans après. 20 ans ! Ce qui veut dire que pendant 20 ans le mec indécrottable n’a pas fait le deuil d’une fille qui lui a mis un vent pour la prom-night ! Comme de part hasard, la nana en question est toujours dans la même ville et vient tout juste de se séparer de son mec (avec qui elle sortait au lycée…) et, comme par hasard, elle est sans enfant (après 20 ans de vie commune avec un type… c’est bien pratique !). Le film passe à côté d’un vivier de bonnes idées pour s’enfoncer dans un misérabilisme à trois étages : l’histoire du mec qui revient dans sa ville pour revivre son cauchemar sentimental lycéen, la voix-off qui lit le livre qu’il a écrit pour raconter son cauchemar sentimental lycéen et le scénariste du film/acteur principal qui raconte probablement son cauchemar sentimental lycéen. Le seul truc qui sauve le film du zéro pointé est son casting de seconde zone trois étoiles : Wynona rider, Josh Holloway, Sean Astin, Jon Cryer, Chevy Chase, Hilary Duff…

1/5

The Boss

Une agréable surprise ! Vraiment. J’avais une vague idée du film grâce à la bande annonce et c’est essentiellement la présence de Kristen Bell qui m’a poussé à regarder. Au final, le film est vraiment drôle avec un côté WTF assumé (sérieusement, une baston de rue avec des scouts qui vendent des cookies) (Peter Dinklage…) mais il propose également des moments d’émotions bien venus et qui permettent au film de dépasser son statut de comédie lambda. A voir !

4/5

Demolition

A l’exception de bouse comme Prince of Persia, je trouve la carrière de Jake Gyllenhaal relativement sans faute et je me surprends à recommander sans hésiter la plupart de ces films (Southpaw, Nightcall…). C’est également le cas pour Demolition qui brasse plus de thèmes qu’il n’y parait autour d’acteurs investis. Un de mes coups de cœur de ce mois.

4.5/5

Hardcore Henry

Hardcore Henry est – de mémoire – le premier film 100% en vue subjective de l’histoire, loin du gimmick de Doom. En soi, il faut donc le considérer en tant que tel : une expérience inédite. Le film ne brille pas par son scénario, il n’y a guère que 3 acteurs qui en font tous des caisses, la mise en scène est dépendante du concept de base (donc limitée). En gros, c’est impressionnant comme pouvait être impressionant Onk-Bak à son époque, de part l’effet nouveauté sur les cascades. Il y a vraiment des scènes très intéressantes, mais je doute que le film passe l’épreuve du temps. Si vous aimez les jeux vidéo, c’est très clairement fait pour vous avec l’effet « your princess is in another castle » pour les rebondissements toutes les 5 minutes. A voir pour la curiosité. Attention, ce film peut filer la gerbe…

2/5

JEM et les Hologrammes

J’avais envie de revoir The Runaways, ou plus généralement un film sur l’ascension d’un groupe musical sans forcément passer par un documentaire (même si je lorgne sur celui dédié aux Stooges). Et puis, je me suis rappelé que j’avais vu passé une bande-annonce sur JEM, film inspiré d’un dessin animé des années 80’s produit dans la veine nostalgique de « choses » comme GI Joe ou Transformers. Même si je n’ai jamais spécialement maté le dessin animé (j’étais pas vraiment dans le cœur de cible, hein, c’était plus en attentant l’épisode des chevaliers du Zodiaque qu’autre chose), j’avais une vague idée de ce qu’était JEM et des battles de chansons avec les Misfits. Bref, c’est un peu la fleur au fusil que je me suis lancé dans l’adaptation live… J’ai dû perdre 10 à 20 points de QI dans l’affaire… C’était nul ! Je pourrais en débattre des heures mais globalement le film n’a aucun sens des réalités. Et ce dès le début où une pauvre nana qui poste une vidéo sur youtube se fait embaucher par une Major pour un disque, des concerts… Je passe sur les rebondissements convenus (présent dans la BA), l’histoire globalement abracadrabrantesque, la romance moisie, les chansons sans intérêt, les acteurs qui manquent de charisme (mention spéciale à JEM en sous Kristen Stewart – sa sœur est nettement plus intéressante) ou qui se retrouvent embarqués là-dedans (Molly Ringwald quoi…, Juliette Lewis en roue libre…) pour pointer du doigt le pire : l’effet 2.0 qui bouffe à tous les râteliers. Sous le couvert de faire un film « génération internet », on se tape des incrustations de vrais-faux clip youtube/instagram pour supporter le propos du film (comme si on avait besoin d’une vidéo dans la vidéo pour comprendre l’état émotionnel du personnage : scénariste, you’re doing it wrong!). Ca bouffe aussi dans la gamelle Hunger Games pour récupérer le gimmick du sifflement. Ca lorgne aussi du côté de Lady Gaga, influence pour JEM à laquelle on essaie d’insuffler le côté icône mondiale/nouvelle référence de vie/nouveau style… Alors que le propos – un tant soi peu valable – du film reste simplement la quête d’affirmation de soi. En gros, le film présente très mal ce qui s’est passé avec le personnage de Ziggy Stardust au début des années 70. Il donne une image aussi bidon de l’univers de la musique que l’était en son époque Popstars… Absolument tout est à jeter dans ce film. J’ai vu des productions Disney Channel plus intéressantes que ça, alors l’excuse « on s’en fout c’est pour les ados » ne tient pas la route : ils méritent mieux que ça ! De grâce, on oublie jusqu’à l’existence-même de cet étron et vous allez tous me faire le plaisir d’aller mater The Runaways à la place !

0.5/5

Et pour les grands gamins:

The Magicians – Saison 1

Je suis tombé sur cette série un peu par hasard via HBO Nordic. En me renseignant, j’ai appris que c’était inspiré d’un trilogie éponyme de Lev Grossman. Ni une, ni deux, je me procure le premier tome. J’ai pas du tout aimé. Mais pas du tout ! Le protagoniste est un trou du cul fini, ça picole tout le temps, il n’y a pas d’enjeux, le livre dans le livre (Fillory) est sans intérêt façon sous-Narnia… J’ai dû m’arrêter au milieu car j’ai préféré lire l’intégralité des « comprehensive rules » du jeu de cartes Magic The Gathering ! C’est dire ! Je l’ai fini dans la douleur en me disant que, depuis le début d’année, c’est au moins le cinquième livre de début de trilogie magique, après The Warded Man et A Gathering of Shadows, que je termine en lisant une ligne sur trois tellement j’en n’avais plus rien à battre des personnages, leur univers ou ce qui leur arrive. Bref, c’était pas gagné pour la série de 13 épisodes ! Et à ma grande surprise, c’était pas si mal. Comparé au livre, c’est même carrément mieux ! On retrouve le côté « Harry Potter » pour adultes survendant le livre, les personnages sont plus présents (le trou du cul est devenu un simple mec inintéressant), voire plus fouillés. Des enjeux sont clairement présentés, avec des vilains, des intrigues secondaires et – finalement – il se passe des trucs ! C’est pas la série de l’année mais, elle restera divertissante sur la fin de votre été quand vous aurez bouffé tous les indispensables (Mr Robot, Stranger Things…), rattrapé vos retards et attendrez la reprise d’automne.

3/5

Starter for 10

Ou la preuve que même Benedict Cumberbatch peut traîner des casseroles derrière lui… Ou que faisait James McAvoy avant de jouer les Professor X… Je me demande même si cela ne tient pas plus du téléfilm que d’une bobine qu’on passerait dans une salle obscure. La trame est assez classique dans le genre romcom (bien que le film soit probablement plus considéré comme une simple comédie) avec le protagoniste sympa, la bonasse, la bonne pote, la trahison du meilleur amie, etc. sur fond de compétition (ici, une espèce de Question pour un champion). Ca vaut pas des masses, et c’est plus pour la curiosité de voir des films de jeunesse de certains acteurs que pour la qualité générale. A noter cependant, l’excellent bande son composée de classique des années 80 !

2.5/5 (dont 2 pour la musique)

Rurouni Kenshin

J’ai dû lire les manga Kenshin il y a plus de 10 ans, à peine moins pour l’OAV. Je pensais la licence finie, appartenant à un passé révolu. Que nenni, voilà t’y pas qu’un film live est sorti en 2012. Film dont bien sûr je n’avais pas entendu parler avant de lire le dernier Animeland qui s’est fendu d’un article pour la sortie du DVD dans l’Hexagone. C’est donc curieux que je me le suis procuré. Je n’avais pas vu non plus de film de chambara japonais depuis des lustres et je suppose que cela joue sur mon appréciation globale. En gros, c’était divertissant et assez fidèle au matériau de base (de ce que ma mémoire se rappelle en tout cas). Les personnages sont plutôt bien campés, même Kenshin, le film alterne sérieux et humour comme savent le faire les Japonais sans jamais trop souvent tomber dans l’excès de l’un ou l’autre. On regrettera seulement des combats qui manquent parfois d’un brin de folie. Le film a tellement bien marché sur le territoire nippon qu’il s’est naturellement transformé en trilogie, donc attendez-vous à plus de Kenshin dans les mois à venir.

3.5/5

National Lampoon’s Vacation

Je n’avais pas vu ce film depuis à peu près 25 ans (c’est la présence de Chevy Chase dans Stay Cool qui l’a rappelé à mon bon souvenir). A l’époque, on allait dans un vidéo club pour louer des VHS. On fouillait les rayonnages, regardait les jaquettes et on choisissait ses films à l’instinct plutôt que par recommandations ou notes dans les magazines. Ce qui fait qu’on pouvait tomber sur des bouses comme des perles mais ça faisait partie du jeu. Une partie de moi est un peu nostalgique de cette époque. D’autant plus que maintenant, une simple bande annonce dévoile les pivots narratifs des deux premiers actes, ce qui hôte tout intérêt à se déplacer dans les salles de cinéma. Bref, c’est l’instant nostalgie. Vacation est une comédie burlesque avec un pitch totalement idiot pour des situations qui ne le sont pas moins et qui s’enchaînent sans fin. J’en avais un vague souvenir, surtout de la fin. Le revoir n’est rien d’autre qu’une madeleine de Proust. Le film a plutôt mal vieilli et les situations prêtes plus à rire qu’à sourire. Ma tête à couper qu’il n’intéressera personne… Mais si vous avez l’occasion de voir la suite/reboot du même nom avec Christina Applegate, peut-être que vous y jetteriez un œil curieux…

2.5/5