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Tsuki Ga Kirei

Encore un anime romantique pour adolescents. Je sais, j’en regarde beaucoup trop. Mais celui-ci est vraiment un coup de coeur. Tant sur le graphisme que sur le traitement en pudeur de cette relation collégienne naissante. C’est plié en 12 épisodes, ça se suffit à eux-même, c’est vraiment une perle que je recommande à ceux qui veulent un peu de douceur dans un monde de brutes.

5/5

Dunkerque

Le film qui divise, qu’on soit fan de Nolan ou pas. Personnellement, j’ai adoré, en dépit de ses raccourcis/omissions historiques. Le montage sonore y est pour beaucoup, mais le vrai tour de force de Dunkirk est de ramener le cinéma à sa substance : l’image. Pas de palabre inutile, pas de digression, pas de voix-off, pas de surexposition… Ce serait bien que certains scénaristes s’en inspirent… C’est parfois un peu compliqué à suivre, mais pour une fois qu’un film fait travailler le cerveau, on ne s’en plaindra pas.

4.5/5

The Mummy

Pfff… Nan, mais c’est juste un vaste échec. Qui plus est pour un film supposé lancé un univers cinématographique horrifique de plusieurs films… (on retrouve un peu le problème soulevé avec King Arthur le mois dernier, ou les films ne sont plus pensés en tant qu’entité mais comme part d’un tout, dans les scénaristes et producteurs s’y perdent). Bref, c’était mauvais. Et puis ça fait pas peur non plus.

1.5/5

How to be a latin lover

Encore une comédie que j’ai maté uniquement à cause de Kristen Bell au casting. C’était très moyen mais avait le mérite d’explorer une trame peu exploitée (celle du gigolo).

2/5

Rough Night

On remerciera Scarlett Johansson d’être au casting et de porter un film qui serait sinon complètement passé inaperçu. C’est un genre de films qui a eu le vent en poupe ces dernières années : les soirées (entre filles) qui dégénèrent. Le film n’a vraiment pas d’intérêt tant il sent le réchauffer. A un moment, j’ai eu un vague espoir que le film devienne intéressant en prenant le contrepied de tout, quand le « strip-teaseur » meurt dans un accident. Ca aurait été tellement bien que la bande-annonce laisse croire à une comédie potache pour virer dans un trip noir nettement moins rigolo au bout de vingt minutes. Mais non…

2/5

Kuzu non Honkai

Pour ceux que mes anime romantiques adolescents saoulent à tous les niveaux, je vous présente la version côté obscur. C’est toujours avec des lycéens, mais c’est calibré pour une audience adulte. Donc on va largement plus loin que la demoiselle qui s’émeut au simple toucher malencontreux d’une main sur une autre. Il y a du sexe et des personnages plus complexes, limite malsains.

3/5

Guardians of the Galaxy Vol. 2

J’ai moins bien aimé que le premier. La faute à des problèmes de rythme et des choix d’écriture bizarre, notamment dans le développement des personnages (Drax devient fatiguant poussé à l’extrême dans l’humour, je ne pige pas pourquoi ils se font la gueule pour des conneries, etc.). Après, je dois avouer que le film possède des fulgurances malgré tout le maquillage numérique et les grosses ficelles à la Marvel. Le film vaut surtout pour Yondu.

4/5

Alien Covenant

A partir d’un moment, il faut vraiment arrêté de vouloir faire des préquelles, des suites aux préquelles et globalement ruiner une licence qui « à la base » était cool et explorait des genres différents avec des réalisateurs différents. L’ultra controle de Ridley sur ses deux plus gros succès (Alien et Blade Runner) est fatiguant et montre que le type est clairement fatigué de chercher des idées. Alien Covenant, c’est de la bouse façon Prometheus, mais avec une plume dessus pour détourner l’attention. Il faut arrêter le massacre maintenant, ça devient gênant pour tout le monde.

0.5/5

Baywatch

C’était débile. Vraiment débile, mais c’est fait avec suffisamment de recul et sans prétention pour remplir les cases obligatoires du divertissement vite vu, vite oublié.

2/5

The Hitman’s Bodyguard

De l’actionner buddy-movie. C’était rigolo sans casser trois pattes à un canard. Le film est clairement calibré pour Samuel L. Jackson en vrai…

3/5

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John Wick 2

John Wick revient, et c’est toujours aussi bon ! Un rôle taillé pour le monolithique Keanu Reeves, un univers de hors-la-loi codifié qui va se voir décliné en série (probablement à juste titre tant ça parait vaste). La recette Wick n’a pas changé, perd en panache et en surprise sans pour autant nuire au plaisir coupable de mater cet actioner.

4.5/5

Table 19

J’avoue que je mate par défaut les films avec Anna Kendrick, bon ou mauvais. Celui-là, fort d’un postulat de base pourtant intéressant, est globalement très moyen et la sauce ne prend jamais. Ce n’est pas spécialement drôle non plus. A éviter.

1.5/5

Sleepless

Remake d’un film français que je n’avais pas vu, Sleepless est un actioner sans grand intérêt, vu et revu qui ne tient vaguement la route que par la présence au casting de Jamie Foxx.

2/5

Mine

Au delà des effets de manches bien lourdaux (notamment sur le mariage, genou au sol), Mine est une agréable surprise. Une espèce de huit-clos psychologique en plein désert, assez intéressant.

3/5

Chips

C’est débile, mais ça détend. Mais c’est bien débile. De là à dire que ça a entaché les rares souvenirs d’enfance que j’avais de la série, il n’y a qu’un pas.

2/5

War on Everyone

Petite comédie noire passée relativement inaperçue, mais très divertissante. En tout cas, dans la liste que je vous propose ce mois, c’est la plus intéressante…

3.5/5

Kong: Skull Island

Franchement, j’en attendais vraiment rien. Essentiellement à cause du précédent film de Peter Jackson que j’avais trouvé chiant à mourir. Et bim, la bonne surprise dans une ambiance poisseuse à la Apocalypse Now. Le casting principal (Tom Hiddleston et Brie Larson) est complètement effacé par les rôles secondaires (Samuel L. Jackson en tête). Pas hyper convaincu par les grosses bestioles méchantes, je suppose que c’est fait exprès… A voir, d’autant plus qu’il boote une série de kaiju américains.

4/5

La Folle Histoire de Max et Léon

Je suis assez mitigé sur le Palmashow. Leur dernière soirée sur la TNT laissait un arrière goût dans la bouche : celui d’avoir perdu deux heures de votre vie. Et de l’autre côté, j’aime bien leurs sketchs situationnels. Fort heureusement, on était plus dans la deuxième catégorie pour Max et Léon. Bon, après, je crois qu’il vaut mieux revoir la Grande Vadrouille, hein…

3.5/5

Alibi.com

Je me suis dit : « Tiens, ça fait longtemps que j’ai pas maté une comédie française ! » J’en ai pris une au hasard, certains de tomber sur un truc de beauf bien calibré pour sa cible. Et puis non, Alibi.com est vraiment drôle sans verser dans les gimmicks « comédie française » comme les films qui vont suivre… à l’exception de l’adultère, bien entendu.

4/5

Radin

La comédie française au summum de sa forme : clichés, personnage antipathique et surjeu. Ne manquait plus qu’une histoire d’adultère pour un Bingo gagnante. Ce n’est pas spécialement drôle, vire carrément au drame sur la fin (et me fait penser qu’un traitement complet de ce type aurait été finalement plus approprié, mais comme on aime la grosse rigolade chez nous…). Bref, nul.

1.5/5

A Fond

Consternant. Il n’y a pas vraiment d’autres mots… Oh, et bien sûr adultère.

0.5/5

Papa ou Maman 2

Dans la lignée du 1. On va pas donner autre chose au public, ce serait les perturber… Et bien sûr adultère.

2.5/5

Seuls

Un film de SF/fantastique français, ça mérite qu’on s’y attarde. Adapté d’une BD sympatique, encore plus. Au final… Bah c’est mou du genou et hyper-intellectualisé (alors que c’est markété comme un film jeunesse). Pas hyper intéressant en fait, limite avec un gout de déjà vu. Dommage.

2.5/5

Sword Art Online – Saison 1

Suite à la sortie du long métrage, j’étais vraiment hypé et j’avais envie de le voir. Sauf que le film requiert d’avoir vu les deux premières saisons. Donc, acte. C’était nettement mieux que ce à quoi je m’attendais et, de fait de mon métier dans le jeu vidéo, c’est toujours rigolo de s’attarder à un média qui le traite. Après, on va pas se mentir, c’est très léger, limite superficiel, avec une énorme dose de fan-service (plan boobs, plan fesses…). Pour infos, la première saison regroupe les 2 premiers romans parus chez Ofelbe et rend leur lecture dispensable… Ou vice-versa.

3.5/5

L’Attaque des Titans – Saison 2

En manga, je peux pas. C’est vraiment horrible. En anime, c’est vraiment hyper bien foutu. Bon, ça charcle vraiment dans tous les sens, mais ça fait partie du charme. Je recommande vraiment de mater la saison 1, au moins les premiers épisodes pour se faire une idée.

4.5/5

Kimi No Na Wa

Un film grandiose. C’est tout. Les amateurs de Makoto Shinkai seront ravis et peu surpris, tant pas la qualité que par les twists narratifs. Les autres se prendront juste une claque visuelle et narrative dans la tronche. Your Name. est désormais le plus gros succès mondial pour un film d’animation, détrônant Le Voyage de Chihiro, et c’est amplement mérité. S’il n’y a qu’un film que vous DEVEZ voir, c’est Kimi No Na Wa ! (en japonais, de préférence). Énorme coup de cœur !

8/5

Live By Night

Descendu par la critique et flop au box office, la dernière réalisation de Ben Affleck avait la lourde tâche de passer après des pépites comme The Town ou Argo. Force est de constater Live by Night n’a rien du génie de ses prédécesseurs mais cela ne mérite pas d’en faire une montagne. C’est sympatique et on passe un bon moment. Le scénario souffre de certaines lourdeurs (voix off, épilogue à n’en plus finir, retournements attendus une heure avant) mais pas plus que d’autres productions hollywoodiennes plus mises en avant. Le film est surtout assez symptomatique de ce qui se passe à Hollywood : personne en a rien à branler de ce « petit » film de gangster de Ben Affleck, tout le monde le veut en Batman ; félicitations, vous tuez la diversité et vous fatiguez l’acteur-scénariste-réalisateur-producteur qui, se murmure-t-on, voudrait quitter son rôle de chevalier noir au plus vite…

3.5/5

Justice League Dark

Preuve s’il en est que DC, c’est en anime et nulle part ailleurs. Justice League Dark est une production « grand luxe » qui en met vraiment plein la tronche dans les combats. On regrettera l’ajout un peu artificielle de la vraie Justice League pour aider les gens à raccrocher aux personnages moins connus. Personnellement, j’adore l’univers Magie de DC (Constantine, Zatanna, Swamp Thing…) et je suis vraiment ravi du traitement que ce film a reçu. Après une trilogie centrée sur Batman qui m’a gonflé à titre personnel, j’ai vraiment apprécié ce nouvel anime. On espère maintenant qu’il y en aura plus, voire même que la branche live des films donne enfin carte blanche à Guillermo Del Toro pour faire son Justice League Dark.

4.5/5

The Lucky One

Une rom-com bien calibrée pour les midinettes, avec du Zac Effron en mode bogoss et un trame qui se contente de mixer les poncifs, comme à peu près tous les Spark. J’ai bien aimé la fin qui dédouane complètement le héros de se taper la meuf avec un bon deus ex machina des familles…

2.5/5

Jack Reacher – Never Go Back

C’était d’un ennui ! Mais d’un ennui ! Et pourtant, j’avais apprécié le premier opus. C’est mou, catapulté et probablement pas le bon moment pour introduire sa fille (où comment les films sérialisés ne prennent plus le temps de penser ni en film, ni en série). Mention spéciale pour Tom « bouffi » Cruise que j’ai rarement vu aussi peu investi.

1.5/5

The Good Place – Saison 1

On va pas y aller par quatre chemins, la nouvelle série du papa de Parks & Recreations et Brooklyn Nine Nine est « FORKING AMAZING ». C’est drôle, intelligent, bien interprété, bien écrit, souvent avec un degré de lecture plus profond que la moyenne. Tout, absolument tout est génial ! C’est à voir d’urgence et un énorme coup de cœur !

5/5

Bleed For This

D’habitude, je suis assez bon public sur les films biographiques sportifs. Celui-ci est malheureusement assez mal écrit, manque réellement de rythme et de punch pour un film sur la boxe. On est à des années lumière d’un Rocky, Creed ou Southpaw. En plus, Miles Teller n’est pas spécialement un acteur que j’apprécie à titre personnel. Bref, j’ai pas aimé du tout. Allez plutôt voir les autres films mentionnés.

1.5/5

Hacksaw Ridge

D’habitude, j’aime pas les films de guerre, par extension du fait que j’aime pas particulièrement la guerre de façon générale. Mais là, le postulat de base historique réel m’a intéressé : un objecteur de conscience qui part à la guerre avec ses convictions, dont celle d’aller au front en tant qu’infirmier sans une seule arme. Et franchement, j’ai passé un agréable moment. Le film rappelle au passage que Mel Gibson n’est pas un manche derrière la caméra (les scènes au front sont réellement impressionnantes). Le seul gros point noir pour moi – historiquement justifié, mais sans doute trop appuyé – est l’inlassable rappelle de la religion catholique derrière le moindre fait et geste du protagoniste. Je le comprends, mais la façon peu finaude dont c’est mis en avant pourrait presque faire passer le film pour de la propagande chrétienne…

4/5

The Beat Beneath My Feet

Encore un film avec un jeune nerd qui trouve sa voix grâce à la musique (pun intended). On est loin du brio de Sing Street, très loin. Mais cela n’empêche pas le film d’avoir ses qualités et de faire un boulot propre sur les personnages. Mention spéciale à Luke Perry, dans un de ses meilleurs rôles (en même temps, c’est pas très compliqué). Après, on regretta le côté facile de certains passages qui ne sont au final que des clips musicaux insérés au milieu du film.

3/5

East Side Sushi

Encore un film dont j’en attendais rien et qui fut une agréable surprise. Une mère célibataire latino qui entre dans un restaurant japonais en aide de cuisine et décide de devenir maître sushi, dont qui va au devant des emmerdes en étant 1. une femme, 2. latino. Et le film évite de tomber dans le cliché ou le pathos, en montrant d’abord une femme volontaire, décidée et qui montre qu’elle n’est pas moins capable qu’un homme, au contraire. Quand on ne peut plus ouvrir Twitter sans être envahi de propos sur le féministe ou la place des femmes dans la société, East Side Sushi tient un propos cohérent et juste, sans le revendiquer.

4/5

Jiro’s Dreams of Sushi

Bon, c’est bien beau de voir un film où un cuisinier devient maître sushi en un an, mais qu’en est-il dans la vraie vie ? Ce documentaire vous plonge dans le quotidien du seul maitre sushi triplement étoilé au Michelin et montre une facette du Japon méconnu. C’est une excellente plongée dans l’état d’esprit japonais sur le travail et le devoir (à l’époque, Jiro Ono avait 85 ans et était toujours derrière son comptoir… il en a 91 aujourd’hui, il est probablement toujours derrière son comptoir à faire des sushis à 13 euros pièce…), sur le monde du sushi, la tradition et la cuisine. Au passage, il faut 10 ans pour devenir maitre sushi… Seul bémol, le manque d’historique sur les débuts de sa carrière et de son restaurant.

4/5

Passengers

On va pas se mentir, je me suis ennuyé. Il ressort de ce film une grande sensation de vide. Ca manque d’une touche d’originalité et n’est porté que par les noms sur l’affiche. Remplacez Chris Pratt par n’importe quel autre acteur limite un peu seconde zone, Jennifer Lawrence par une bimbo x ou y et vous avez un film de série B à moyen budget que personne n’aurait été voir en salle. Une grosse, grosse déception.

1.5/5

Fantastic Beasts and where to find them

Sans être un Potter-fan, j’avoue apprécié la saga de JK Rowling. Les adaptations ciné ne sont pas transcendantes comparées aux livres mais divertissent agréablement. C’est pareil pour ce spin-off que je découvrais avec l’oeil neuf du type qui n’a pas lu le livre. Donc, j’ai pu avoir quelques surprises auquel je ne m’attendais pas, tout comme j’ai pu voir les grosses ficelles de narration. J’ai aussi eu du mal avec certains personnages trop lisses (c’est dommage, c’était les roles-titres). Après, c’était cool de revenir dans l’univers d’Harry Potter, donc bon on passera sur les facilités…

3/5

Collateral Beauty

Le film de Noël de l’année dernière. Le mélo pour faire pleurer dans les chaumières. Sauf que les ficelles font 2 kilomètres de long. Will Smith continue son trip égo-paternaliste au point de tourner sa carrière en cliché. Encore une fois, il s’accapare le film (avec le tour de force d’avoir un minimum de lignes à dire) au détriment des autres acteurs qui n’ont pas des rôles moins intéressants. Dommage, dommage…

1.5/5

Wolfenstein: The Old Blood est un jeu développé par Machine Games et édité par Bethesda, disponible sur PC et consoles.

1946. B.J. Blazkowicz est encore le troufion de service pour accomplir une mission d’importance capitale pour porter un coup fatal au régime nazi. Evidemment, ça va mal se passer : capture, évasion et nazis zombies enflammés au programme !

The Old Blood est une extension stand alone de l’excellent The New Order. Vous pourrez donc en profiter sans avoir à vous procurer le précédent « reboot » de la série. Ceci étant dit, on ne va pas se leurrer, The Old Blood n’aura d’intérêt que pour ceux qui ont aimé New Order et pour les fans de la licence comme moi.

The Old Blood est techniquement une préquelle de New Order, Blazkowicz est en effet envoyé à la poursuite d’un bon gros MacGuffin des familles rappelant le début du jeu précédent. La sensation d’un Wolfenstein à l’ancienne est donc plus présente que dans l’épisode situé des années 60 contrôlées par les nazis. Ici, on est dans le connu, le classique : des nazis un peu crétins et pas spécialement surdopés, le château Wolfenstein à explorer, des expériences mystiques qui tournent mal et un Blazkowicz avec sa bite et son couteau pour s’en sortir. Le feeling est donc old school dans une licence qui s’était vue rafraîchie.

L’histoire n’est un vague prétexte linéaire pour descendre du porteur de croix gammée en masse, dans des couloirs, avec deux approches possibles : bien bourrine ou en infiltration. L’un dans l’autre, ça ne changera rien, vous buterez tout le monde sur votre chemin. N’espérez pas la profondeur ni la richesse ni la diversité d’un New Order, cet opus se rapproche plus d’un gros DLC pour faire patienter qu’autre chose. Mais au moins, l’histoire est rigolote en dépit de sa simplicité.

Niveau graphisme, voix, gameplay et fun, je vous renvoie à ma chronique de Wolfenstein: The New OrderThe Old Blood fonctionnant sur la même recette de base (n’espérez aucune nouveauté transcendante). Du coup, le constat est le même que pour New Order : moi, j’ai pris mon pied ! C’est fun, ça se prend pas au sérieux, ça défouraille, ça rappelle des souvenirs aux vieux gamers… J’en demandais pas plus et j’ai été servi !

Le seul véritable bémol est le prix de base : 20 €. En terme de durée de vie, si on exclut les divers défis qui – de mon point de vue – n’apportent pas grand chose à l’expérience de jeu, on table sur 10-15 heures en difficulté élevée. J’ai mis 15, mais c’est parce que je faisais de l’infiltration où on passe son temps accroupi en avançant à deux à l’heure… Honnêtement, en mode berserk et avec un peu de technicité, on doit tomber sous la barre des 10 heures. Bref, tout ça pour dire que mon ratio prix/temps désiré n’est pas atteint, ce qui ne serait pas forcément dérangeant dans le cadre d’une expérience inédite… Sauf que là c’est du Wolfenstein ultra-classique. Essayez donc de le récupérer plutôt en solde.

Wolfenstein: The Old Blood est une petite pastille FPS réservée aux amateurs de la saga qui se replongeront avec plaisir dans la peau de B.J. Pour les autres, ça va être compliqué de justifier un tel achat. En revanche, si vous étiez sûrs de vous mettre à The New Order, je conseillerais de faire The Old Blood avant, de façon à avoir une expérience narrative intéressante avec un prologue de 10 heures avant d’attaquer un excellent jeu !

En tout cas, ça m’a donné envie de refaire The New Order, et surtout, (surtout !) j’attends sa suite de pied ferme !

Captain America: The First Avenger est un film réalisé par Joe Johnston (The Rocketeer), avec Chris Evans (Les Quatre Fantastiques et le Surfeur d’Argent), Hugo Weaving (Matrix), Hayley Atwell (The Duchess) et Tommy Lee Jones (Le Fugitif). Par les scénaristes des films Narnia

La seconde guerre mondiale fait rage en Europe. Le jeune Steeve Rogers veut en être. La première ligne, celle qui sert le mieux son pays. Mais voilà, Steeve Rogers est un petit maigrichon asthmatique qui se fait refouler à tous les examens. Jusqu’à ce que quelqu’un croit en lui et ses valeurs et lui propose de faire partie de l’expérience Super-Soldat qui va le transformer en véritable machine de guerre boostée à la testostérone et à la vitamine C. Vite rebaptisé Captain America par une solide campagne de propagande, Steevy va vite démontrer que ses muscles et son bouclier sont plus utiles sur le terrain qu’à faire le pantin avec des demoiselles en jupette. Non, parce que c’est pas tout ça, mais il y a un méchant pire que les Nazis qui menacent de détruire le monde et ce serait bien de s’en occuper !

Créé comme un véritable outil de propagande contre la menace nazie en 1941, j’ai dû mal à croire que le Captain America existe encore de nos jours. On peut remercier les Avengers de lui avoir offert un poste de titulaire dans les comics ! Pour reformuler ma pensée, Captain America fait partie de ces super-héros pour qui je n’accorde absolument aucun intérêt ! Déjà, c’est chez Marvel, la maison d’en face. Mais comme ils sont les seuls à faire régulièrement du film avec des types en costumes moulants, je me mets sous la dent ce que je trouve.

Captain America est le dernier film après Iron Man, Thor et Hulk à mettre en place le gros blockbuster de cette année : The Avengers, qui va réunir tout ce beau monde sous la direction de Nick Fury (plus la Veuve Noire parce que Scarlett Johansson a bien montré que ses fesses arrivaient à créer le buzz et plus un archer dont j’ai oublié le nom, c’est dire si j’y accorde de l’importance aux héros Marvel !). La mythologie est en place, il n’y a plus qu’à !

Je ne vais pas spécialement me faire des amis (ou en perdre, hein Rafpark) mais Captain America n’est pas le meilleur film Marvel pré-Avengers. Je préfère Thor. Voilà, c’est dit !

Je ne dis pas que c’est un mauvais film, hein ! Je dis juste que si je devais classer les films Marvel, il y aurait Thor et Iron Man avant, ne serait-ce que pour le plaisir éprouvé au visionnage et parce que j’avais moins l’impression de mater un film à Mac Guffin.

Il faut bien reconnaître que les scénaristes se sont bien débrouillés pour faire plaisir aux fanboys en proposant le costume original un peu naze, le premier bouclier, le bouclier made in Stark, les liens avec les autres films (l’expo Stark, le sang de Cap’, etc.). Il faut reconnaître que les effets spéciaux sont tout de même bien foutus avec le remplacement de tête de Chris Evans sur un corps tout fluet. Il faut reconnaître que les acteurs sont plutôt justes dans ce qu’ils font (et pourtant Evans doit nous faire oublier sa prestation de La Torche dans un autre film Marvel). Il faut bien reconnaître aussi que la chef-costumière a fait du super boulot !

Mais, pour moi, la sauce n’a pas spécialement pris.

Car j’avais du mal à accrocher à certains éléments de scénario catapultés sans crier gare ou expédiés en deux temps trois mouvements (ou tout simplement bidons).

  • Le vilain voit Captain America pour la première fois et sa première pensée c’est : « ah oui, c’est sûrement le produit du super-soldat que Schmit a mis au point comme il l’avait fait avant avec mwahahaha ! Je vais bien prendre le temps qu’il détruise toute ma base secrète pour aller lui foutre un gnon et lui dire que c’est mwahahaha le plus fort avant de me casser comme un lâche ! »
  • Captain America a le droit à sa petite escouade de barbouzes et jamais on ne prend le temps de faire connaissance avec eux (hormis autour d’un verre, c’est bien léger pour s’y attacher).
  • La mort de Bucky est anti-climatique au possible. Et elle va imposer un revirement de psyché chez le Cap’ pour le moins improbable : tout au long du film, Rogers s’est toujours posé en défenseur de la vie et des pertes minimales à coup d’opérations commandos ; son pote meurt et hop, il te balance des « bon, ça suffit les conneries, on va attaquer la base secrète du méchant, en masse, avec tous nos hommes qui vont mourir par trouzaines, parce que là, j’ai bien les boules et ce film ne se finira jamais sinon ! Et puis là, on n’atteint pas vraiment notre quota d’explosions pour le moment ! ».
  • Et si l’hydra est capable d’avoir des armes de folie, quelqu’un peut m’expliquer pourquoi le Crâne Rouge passe son temps à se toucher la nouille en se plaignant que 6 gars et un type en costume sont plus forts que son armée sur-équipée ? Pourquoi attendre le dernier acte pour se bouger le fion ?
  • Toujours à propos de ce même idiot de crâne rouge : T’as pas remarqué que les américains ont littéralement rasé toutes tes bases supposées secrètes ? Tu crois pas qu’il serait judicieux de déménager ton quartier général pour éviter de te faire encore défoncer ? (Parce que, statistiquement, ça va arriver au rythme où on va !)
  • Et compte tenu de la mentalité du vilain de service, pourquoi il prend la peine de faire des prisonniers de guerre quand il n’hésite pas à buter ses copains nazis en visite ? C’est un peu donner le bâton pour se faire battre et faciliter le travail des scénaristes non ?
  • « Ah tiens, on est en 2012 ; la dernière fois, j’étais en 1942… OK » (résumé du choc psychologique ressenti par Rogers à la fin du film)

(Vous commencez à sentir pourquoi j’ai eu du mal à rentrer dans le film ?)

Je ne vais pas passer sur la fin que j’ai pas spécialement comprise : l’avion est en pilotage automatique (visiblement) direction New-York pour la détruire (parce que le grand vilain est comme ça), Cap’ et sa meuf vont avoir le droit à de poignantes séparations à base de « Ne pleure pas chérie, je vais me sacrifier pour le bien de l’humanité ». Si l’avion est réellement en pilotage automatique, comment est-ce qu’il arrive à le faire piquer du nez pour le faire s’écraser dans le pole nord ? Il aurait pas pu lui faire faire demi-tour et le faire s’écraser sur une ville nazie quitte à se sacrifier ? Il aurait pas pu appeler ses potes de l’armée de l’air et dire « bon bah voilà, je suis dans un avion, ce serait bien d’envoyer quelques chasseurs pour l’abattre avant sa destination finale… vous inquiétez pas pour moi, je prendrais un parachute ».

C’est un peu rapide comme excuse pour justifier la disparition de Rogers.

Pour reprendre un terme que je viens d’utiliser, beaucoup d’éléments de ce film sont – de mon point de vue – trop anti-climatiques pour réellement être épiques ! Et non, une succession de scènes de guerre montées façon clip ne rend pas le personnage épique. A aucun moment on ne se rend compte de la seconde guerre mondiale et du potentiel que pourrait avoir Captain America. Je ne demandais pas un remake du Soldat Ryan, mais le premier des Vengeurs ne réussit pas à dépasser sa dimension de pop-corn movie ni à m’inspirer quoi que ce soit (déjà que c’était pas gagné de base, mais en mettant les scénaristes de Narnia dessus…).

Ca me paraît bien comme conclusion ça : un film de super-héros pop-corn sans plus, sans réels enjeux dramatiques comme en avait Thor, ni enjeux psychologiques comme en avait Iron Man (et Thor)…