Articles Tagués ‘Série B/Z’

Mr. Right

Sam Rockwell est probablement l’un des acteurs les plus sous-estimés d’Hollywood. L’un des rares capable de porter un film tout seul (Moon) ou de sauver un film du naufrage total (Iron Man 2). Bref, un acteur que j’adore. Mr. Right fait partie de ses films complètement décomplexés qui font mouche. C’est drôle, rafraîchissant, explosif ! Un vrai coup de cœur. Le film repose sur des personnages tout plus déjantés les uns que les autres, un scénario pas prise de tête et on passe un agréablement moment. Si vous avez kiffez American Ultra par exemple, je recommande Mr. Right. Et vice versa. De toute façon, c’est par le même scénariste Max Landis, un gars qu’il est bien et qui redonne des lettres de noblesse aux comédies d’action sans passer par la case débile ! Coup de coeur !

5/5

Numb

On peut dire que l’après Friends est délicat pour Matthew Perry. Ses séries peinent à décrocher une première saison complète et sa présence dans les salles obscures frôle le néant. Il faut dire aussi que s’il prenait soin de choisir ses scénarios, on n’en serait peut-être pas là. Numb fait partie de ses films qui ne savent pas exposer personnages et situations sans avoir recours à une voix-off (bien souvent équivalente à un cache-misère). Il en résulte une comédie romantique d’une incroyable longueur et téléphonée de tous les côtés au point de sortir les clichés par paquet de douze. Aucun intérêt sinon celui de se rappeler que des meilleurs films existent dans le genre, y compris avec des personnages en souffrance psychologique ou physique.

1/5

The Graduate

Face à la déception des films récents, il convient parfois de se tourner vers des classiques. Il se trouve que hormis les westerns, j’ai finalement vu assez peu de films qui remontent avant les années 80. Le Lauréat était sur ma liste depuis un moment et honnêtement j’aurais dû le voir il y a bien longtemps (imaginez que ça faisait prêt de 20 ans qu’une des scènes de fin de Wayne’s World 2 me passait au-dessus du cigare par manque de culture ciné pré-70’s !). Le film souffre un peu du poids des âges, ce qui le rendait outrageux  en 1967 passe nettement mieux 40 ans plus tard (surtout qu’on a vu nettement plus sordide depuis…). Le film vaut surtout pour le personnage principal, à la fois anti-conformiste et borderline antipathique quand on y réfléchit bien. Il faut surtout réfléchir en terme de musique, qui permet de décrypter des clés de lecture du caractère du protagoniste (et notamment comprendre la fin qui pourrait laisser des spectateurs sur le carreau). Musique de Simon & Garfunkel qui a grandement participé au succès du film, et vice versa. En 2016, regarder Le Lauréat relève plus de l’exercice de style ou d’une soirée thématique sur Arte que d’une soirée cinoch’ détente pop-corn. Ce qui n’enlève rien à la qualité du film, hein, juste que ça ne plaira pas à tout le monde !

4/5

The Final Girls

Malin Akerman (The Proposal) est vraiment une actrice que j’adore ! Et pourtant, c’est un peu par hasard que je suis tombé sur ce film : si vous êtes un peu comme moi, vous regardez une bande-annonce sur youtube, qui vous en propose ensuite une autre assez proche, puis une autre, puis un autre… Bref, c’est avec ce genre de téléphone arabe moderne que je suis tombé sur The Final Girls, un film tellement méta dans le méta-concept que je devais le regarder. L’histoire d’une fille d’actrice de séries Z qui se retrouve catapultée par le truchement du scénario actrice du film dans laquelle jouait sa mère, aux côtés d’icelle. Au final, ça donne un film barré qui explore le genre slasher tout en surfant sur les codes établis. C’était rigolo, pas prise de tête et intelligemment foutu ! Une très bonne surprise que je conseille et qui ravira les fans de films genre Tucker & Dale fighent le Mal.

4/5

10 Cloverfield Lane

Comme je disais dans un précédent billet, j’ai regardé Cloverfield dans l’attente de sa « suite ». Il s’avère que si le film fait bien partie d’un univers partagé, le lien entre les deux Cloverfield est toutefois tenu : l’un comme l’autre pouvant s’apprécier sans avoir vu le reste de la franchise. Complètement différent, 10CL n’en est pas moins intéressant. Au contraire, ayant un peu ma claque des film-footage, le huis-clos psychologique était fort bienvenu. Mary Elizabeth Winstead fonctionne bien avec John Goodman, très imposant dans son rôle. Pas de déluge d’effets spéciaux, une ambiance pesante, un film sorti un peu de nulle part, une production qui montre qu’on n’a pas forcément besoin de beaucoup, encore moins du marketing pompeux, pour réussir un blockbuster ! Que du bon !

4.5/5

One Punch Man – Saison 1

Je précise saison 1 car la probabilité d’une future saison 2 est quasiment certaine face au succès de l’anime. Le succès n’est clairement pas volé ! C’est fun, vif, drôle, punchy ! Ca fight dans tous les coins avec une énergie folle qui n’est pas sans rappeler des plans barrés de Fuli Culi. Les personnages sont attachants, tous à leur manière, mais ce qui fait le plus plaisir, c’est de regarder un shônen de baston qui s’affranchit des entraînements pour devenir plus fort. Ici, Saitama est déjà le plus fort, le type qui terrasse n’importe qui en un seul coup de poing ; du coup, la dynamique de l’anime se situe ailleurs. Le concept était casse-gueule mais il s’en sort avec brio. La musique de Jam Project dépote. Bref, regardez One Punch Man ! Vous êtes obligés !

5/5

Macross – Do you remember love?

La licence Macross est largement dans mon top 5 des animes que je préfère toutes catégories confondues. La première série en dépit de ses 30 ans tient toujours la route, Zero est top, Frontier est fantastique. Il n’a pas une série que je n’aime pas. Pour les films, le constat est un peu plus mitigé. On a eu du bon, et du très mauvais. Plutôt que de remater pour la n-ième fois la première série avec « Rick Hunter », je me suis dit que j’allais regarder le résumé, à savoir le film Do You Remember Love?. Durant toute la durée du film, j’étais tiraillé entre mon amour pour la série et le ridicule du film. C’est bien simple, il y a des incohérences partout ! Des trucs totalement improbables à mettre sur le dos des raccourcis que le créateur s’en sentit obligé de faire pour caler 36 épisodes de 20 minutes dans un long de 90. Le plus triste dans l’histoire, c’est que le film est devenu canonique et toutes les séries post-84 se raccrochent au film et non la série (parfois, elles se raccrochent un peu aux branches en citant le film comme étant un film dans la série). Il prend même des libertés étranges sur la mythologie. Sauf le film n’est pas à la hauteur de la série, alors épargnez votre cerveau et regarder plutôt la série originale à la place (Macross, hein, pas le découpage moisi américain appelé Robotech!). Vous aurez alors un 5/5 !

1.5/5

Zoolander 2

Il est des films qui vont tellement loin dans le débile qu’il en deviennent géniaux ! Zoolander fait partie de ceux-là. C’est vraiment très, très, très con. Et c’est en cela que c’est génial ! Derrière les vannes parfois haut perchées se cachent un fond de vérité ironique qui donne au film un autre degré de lecture derrière la dérision. Après, on va pas se leurrer, il faut être dans le trip et avoir vu le premier. Si vous avez aimez, vous apprécierez le second opus. Sinon, vous détesterez tout autant !

4/5

Pride and Prejudices and Zombies

Je pense qu’il est raisonnable de dire que Jane Austen n’est pas ma tasse de thé. Du coup, aucune chance que je lise ou regarde un film Pride and Prejudices. Oui, mais si on balance des zombies dedans, hein ? Et bien vous avez toute mon attention. Alors, c’est pas le film de l’année, loin de là. C’est pas un bon film de zombies, c’est pas un bon film romantique, c’est pas un bon film d’époque, mais c’est un bon film bien foutraque qui mélange tout en balançant des acteurs de Doctor Who et Game of Thrones dans le tas pour lui donner du cachet victorien. Le méchant est méchant, les gentils font des trucs au ralenti comme des poseurs, ça se prend pas au sérieux à l’image du pitch de base « et si on mettait des zombies chez Jane Austen ? ».  Bref, c’est pour les amateurs de zombies qui ont déjà fait le tour de la question et qui cherche un nouveau concept idiot pour passer une soirée. Je travaille moi-même sur un nouveau concept idiot pour me faire des tunes sur la vague de la mode : Pride and Prejudices and Sharks !

3/5

Shigatsu wa Kimi no Uso (Your Lie In April)

Deux séries animées dans le même mois, il faut croire que j’avais pas grand chose à faire ! Complètement différente du shônen présenté un peu plus haut, Your Lie in April s’adresse plutôt aux amateurs d’anime type Golden Time et autre romcom. Tiré d’un manga, on suit la vie assez déprimante d’un jeune pianiste brisé qui va tomber sous le charme d’une violoniste un peu fofolle. Il va falloir aimer la musique classique, les scénarios cousus de fils blancs, les personnages qui chialent à tous les épisodes (tous !), des bricolages un peu forcés sur les relations entre les personnages pour apprécier cet anime. J’aurais pu largement descendre la note à cause de tout ça, mais comme je l’ai binge watché comme une brute ce serait comme mentir. Bref, c’est pas l’anime du siècle mais certains épisodes, dont le dernier valait le coup d’oeil.

2.5/5

The Fault In Our Stars

Enchainer Shigatsu wa Kimi no Uso avec The Fault In Our Stars n’était probablement pas la meilleure des idées. A moins de vouloir se taper un weekend top dépression ! La bonne nouvelle, c’est que peu d’histoires arrivent réellement à me surprendre ; du coup, dès le premier quart d’heure, j’étais mentalement préparé au grand huit émotionnel du dernier acte. Le sujet du film est dur, surtout pour un film estampillé Young Adult comme l’est le roman originel. Heureusement, le scénario comme les acteurs et la réalisation ont le bon goût d’éviter le pathos pour finalement délivrer un message positif sur la vie et l’amour. C’est un film que je recommande chaudement, même si vous n’aimez pas les romances, mêmes si vous n’aimez pas les films pour ados et même si, comme moi, vous n’aimez pas les films qui traitent de maladies et d’hôpitaux !

4.5/5

Zootopia

Passer après Vice Versa aurait été un défi pour n’importe quel dessin animé, Disney ou pas. Zootopia avait un lourd héritage à assumer et c’est l’échec : long, pas hyper bien écrit, avec des personnages pas super attachants, des musiques pas géniales (Shakira ? Erk…), un univers particulièrement hermétique (sérieusement, une scène d’exposition pour expliquer pourquoi des animaux vivent comme des humains ? On n’avait pas besoin de ça dans Robin des Bois et c’était mille fois mieux).

0.5/5

Man Up

Je fais mon résumé mensuel en fin de mois, pour éviter de faire une critique trop à chaud (en bien comme en mal). Mais pour ne pas en oublier, je fais la liste au fur et à mesure. Et quand j’ai relu le titre « Man Up » pour faire l’article, bim, le blanc. Ce qui en dit assez long sur le caractère ultra-générique du titre et de cette rom-com. Honnêtement, ça cassait pas trois pattes à un canard. Le quiproquo de base est intéressant, avant de retourner sur le chemin ultra-balisé de la rom-com façon hollywood avec les clichés du genre « ils se détestent », « il veut faire rager son ex », « je cours à la fin pour la rattraper »… blablabla. Vite vu, vite oublié, malgré la présence de Simon Pegg.

1/5

Geek Charming

Si le sujet de The Fault in Our Stars est trop lourd pour vous mais que vous voulez satisfaire votre soif de films Young Adult tirés de romans, Geek Charming est à l’autre extrémité du spectre (vous savez, le côté niant-niant bisounours). Il faut aussi préciser que c’est un téléfilm pour le Disney Channel. Mais comme c’est de la YA et que j’ai pas le temps de lire tous les romans du genre pour nourrir un cerveau qui a envie d’écrire un roman du genre, bah je regarde les adaptations. Donc globalement, c’est pas terrible, l’acteur principal a le charisme d’une moule, l’humour bon enfant est à l’image du network de diffusion, ça suit un chemin classique pour le genre, il y a des parti-pris de narration étranges et ça a son lot de raccourcis et d’incohérences mais ça fait exactement le boulot qu’on attend d’un téléfilm sur Disney Channel. Si vous n’aimez pas le genre, si vous n’avez pas 15 ans ou si vous n’avez pas envie de proposer une oeuvre pour les ados, vous ne regarderez pas de toute façon… Moi, je rêve d’écrire un truc du genre !

3/5

Avatar

Croyez-le ou non, mais je n’avais pas encore vu Avatar. La faute à la hype et mon côté rebelle qui refusait de regarder. La faute à mon côté plein de préjugés sans fondement (« olala, mais on dirait l’histoire de Pocahontas », « olala, ça pique les yeux tout ce bleu-vert-violet »). Du coup, j’ai fini par m’y intéresser un peu parce que je ne savais pas quoi regarder. Le verdict est somme toute assez simple : bien mais pas top. Le film souffre d’un scénario carrément passe-partout avec des personnages bien stéréotypés (le méchant capitaliste, le vilain militaire bornée, le gentil samaritain, le faux antagoniste, etc.) qui m’ont fait régulièrement décrocher durant les trois heures de film. Si Avatar a réussi à faire le carton plein à sa sortie, c’est – à mon avis – à cause de sa révolution technologique (aujourd’hui encore ça reste impressionnant mais le côté fake ressort clairement sur certains plans). Ca reste un film qui brasse des idées très génériques, que j’oublierai d’ici deux mois à l’exception de scènes vraiment intéressantes mais qui aurait pu être traitées dans un western avec des indiens ou un documentaire sur l’Afrique Noire (je parle du côté shamanique des Na’Vi, ce qui m’a le plus plu). Le véritable point positif d’Avatar du film s’appelle James Cameron, et c’est surtout grâce à lui que le cinéma franchit certains caps, notamment technologiques…

3/5

The Machine : Affiche

The Machine est un film écrit et réalisé par Caradog W. James avec Caity Lotz (Arrow) et Toby Stephens (Black Sails)

Quelque part dans un futur incertain, c’est la guerre. Un chercheur travaille sur la création d’un androïde puissant, autonome et conscient pour une société rattachée au gouvernement qui cherche le soldat dispensable. Mais lui, tout ce qu’il veut c’est une alternative pour sauver l’âme de sa fille…

Donc, c’est un film avec des robots…

Ouaip.

Encore un truc qui parle d’intelligence artificielle, de machines conscientes et de la peur que ça provoque ?

Ouaip.

Du genre qu’on a vu des centaines de fois depuis Terminator, Ghost in the Shell, AI, Blade Runner et j’en passe ?

Ouaip.

Mais pourquoi t’as regardé ce Direct-To-DVD alors ?

Ya Caity Lotz…

Oh… OK…

J’avoue. Sans la perspective de passer une heure et demie en compagnie de la charmante Caity Lotz, il est fort probable que je ne me serais même pas intéressé à ce film, tant les thèmes qu’il aborde sont éculés et en manque d’un certain renouvellement. J’assume. D’autant plus qu’elle est très jolie.

Et la première bonne surprise du film était de voir que non seulement elle est jolie, mais en plus elle est crédible dans son rôle de nouvelle androïde innocente qui découvre la vie et durant les phases de combat où elle assume toutes ses cascades. Ceux qui ne la connaissent qu’à travers son rôle de Black Canary dans Arrow pourront la découvrir dans une gamme d’émotions nettement plus large.

Elle est accompagnée par Toby Stephens, plus monolithique dans son interprétation d’un scientifique obsédé par l’idée de sauver sa fille malade, plus froid, moins attachant. Ce qui n’est pas sans donner une nouvelle dimension au film en comparant les émotions de l’humain et les émotions de la non-humaine.

En marge de cela, il faut bien juger le film sur autre chose que Caity Lotz. J’en conviens et le tableau devient un peu moins attrayant. Comme suspecté en voyant la bande-annonce, les thèmes sont exploités sans une once d’originalité et dans un contexte qui aurait gagné à être simplifié. Il aurait été plus judicieux de sortir le film de son espèce de guerre froide avec la Chine et de mettre dans un cadre nettement plus intimiste (une simple corporation d’ingénierie militaire par exemple) avec en ligne de mire le profit et des conflits plus proche de nous (Afghanistan, Syrie…). Les thèmes liés à l’intelligence artificielle sont classiques (quelle est la différence entre l’intelligence et l’artifice de l’intelligence ? une machine pensante est-elle la fin de l’humanité ? une machine peut-elle avoir des sentiments ? qu’est-ce que la vie ?) et sûrement un peu gâchés par l’aspect machine de guerre.

The Machine : Photo Caity Lotz

Bref, on ne réinvente rien. Et dans les mêmes thématiques, je pense qu’il faudra mieux se pencher sur Her de Spike Jonze. Une véritable merveille et qui a le bon goût de proposer plus que la réflexion sur la vie artificielle en proposant l’exorcisme de la relation du réalisateur avec Sofia Coppola (où comment deux êtres qui s’aiment peuvent être amenés à accepter qu’ils ne sont plus en phase pour être ensemble, l’autre version de l’histoire Lost in Translation par Coppola en fait). Je ne ferai pas de chronique sur Her, sachez juste qu’il faut le voir absolument. Point barre !

Her : Affiche

Si ça c’est pas une affiche qui vous motive à mater ce film, je sais pas ce qu’il vous faut !

Fin de la parenthèse Her.

La réalisation de The Machine est agréable sans être renversante, et le directeur photo a visiblement été à l’école J.J. Abrams pour nous coller du lens flare dans tous les plans ou presque. On est rendus bien bas pour désormais associer science-fiction et lens flares ! Le grain de l’image est assez sale et couplé au son de synthé qui rappelle inlassablement Vangelis, il est fort possible que le film fasse une référence-hommage appuyée à la décennie 80 et revendique ses influences maître-étalon que sont Blade Runner et Terminator.

Avec un million de £ au compteur, The Machine tiendrait plus de la série B fauchée mais elle se révèle de très bonne facture en jouant sur un certain minimalisme et des effets spéciaux discrets et propre. Et pour de la série B, c’est plutôt bon ! Certains pourront lui reprocher la dernière partie action avec la « libération » de la machine et la fin « Skynet », j’aurais pour ma part tendance à mettre au pilori la relation floue entre le scientifique et sa création, qui s’assume mal en naviguant entre plusieurs eaux (amants ? parents ? prof-élèves ?)… Le méchant est vraiment pas terrible non plus (alerte aux clichés).

The Machine : Photo

Et un lens flare pour la route !

J’étais venu pour Caity Lotz, je suis tombé sur une bonne surprise. Pas une pépite, mais une surprise.

The Machine se situe quelque part entre Blade Runner et Her, deux films que je vous recommande. Je reste persuadé que beaucoup feront l’impasse sur cette série B qui n’est pourtant pas dénuée d’intérêt grâce à la très bonne prestation de Caity Lotz. Les amateurs de la belle y trouveront leur compte, les amateurs du genre auront un petit bonbon à sucer en lieu et place d’un n-ième visionnage des grands classiques de la SF traitant d’intelligence artificielle. Une curiosité vraiment recommandable en dépit de ses défauts.

Et une bande-annonce pourrie, une !

Et ça, c’est cadeau !

Sharknado est un film écrit par Thunder Levin, réalisé par Anthony C. Ferrante avec Ian Ziering (Beverly Hills: 90210) et Tara Reid (Alone in the Dark, The Crow 4)

Un ouragan se forme au large de Los Angeles, soulevant des trombes d’eau et des requins. L’ouragan se déplace vers les côtes, les requins aussi. Heureusement, Fin Shepard est « Semper Paratus » (toujours prêt), même pour des requins qui tombent du ciel.

Sharknado a créé un énorme buzz l’été dernier dernier lors de sa diffusion sur SyFy. La production The Asylum affola la toile par son caractère indescriptible. Je veux dire… On parle d’un film avec des requins qui tombent du ciel pour bouffer des gens…

Pour être honnête, je savais que les productions étaient assez mauvaises, à petit budget, avec des acteurs de seconde zone et des scénarios pour le moins bancals et spécialisés soit dans la copie sans vergogne, soit dans le sensationnel catastrophique avec des animaux improbables (genre Sharktopus). Mais je n’avais jamais pris le temsps d’en regarder un. M’ennuyant singulièrement, j’ai décidé de mater Sharknado, me disant – au regard du buzz – que j’allais avoir la crème de la crème…

Je vous jure que j’ai été sans voix.

J’étais pas préparé.

Ca dépasse tout ce que j’aurais pu imaginé. Même pour un film avec des requins, une tornade ET Tara Reid !

C’est même pas mauvais, c’est encore au-delà de cette classification. Ce qui rend le film forcément sympatique.

Franchement, c’était une expérience dont les mots me manquent pour pleinement la définir sans la trahir…

C’est littéralement l’un des films les plus idiot que j’ai pu voir de ma vie. Et si vous vous accrochez à votre cerveau, vous passerez malheureusement à côté.

Sharkanado repousse toutes les limites du film catastrophe.Tout est indescriptible. TOUT. Les acteurs sont à la ramasse, les effets spéciaux sont moisies au dernier dernier degré, l’image est crade au possible avec ces filtres grisâtres, l’action est souvent incompréhensible, les personnages sont stéréotypés à mort, les situations dépassent l’entendement… Mais qu’est-ce qu’on s’amuse !

Certes on parle d’un film dont le pitch s’est limité à « Ecris-nous un film avec une tornade et des requins », mais Thunder Levin s’est carrément surpassé : l’ensemble du scénario repose sur des trous (plot holes) et autre CDLS que je me dois de ne pas les rélever parce que:

  • Il y en a trop pour être listés !
  • Il faut que vous en fassiez l’expérience avec la même innoncence virginale que moi !

Sharknado, c’est le genre de films qu’il faut mater entre potes dans une soirée déconne. Sharknado, c’est le genre de films tellement mauvais qu’il en deviennent bons. Sharknado est réellement un ovni du téléfilm et si vous avez 86 minutes de votre vie à y consacrer, vous ne serez pas déçus et votre cerveau vous remerciera pour les vacances !

Maintenant, je veux voir Sharktopus, Ghost Sharks, Avalanche Sharks… par contre, j’ai peur que la suite prévue pour l’année prochaine déçoive…

Outrun est un album de Kavinsky.

Je ne suis pas très musique électro. Déjà parce que j’y connais pas grand chose. Ensuite, parce que je suis pétri de préjugés sans fondements, j’ai tendance à rapidement classer les albums électro dans la catégorie des bouillies commerciales sans nom. La faute aux années 90’s sûrement où électro était souvent synonymes de grosses bouses au Hit Machine le samedi matin. Mais bon, je ne crache pas non plus sur un Chemical Brothers ou un Death in Vegas.

Disons que je suis sélectif.

Et donc au milieu de mes vinyles bien vintages des années 70 à la gloire des guitares électriques, de Kiss, Judas Priest et autres David Bowie, vient de s’en glisser un nouveau, 100% année 2013, 100% électro : Outrun de Kavinsky.

Je rabâche, à tous et à chaque fois que l’occasion se présente dans un dîner mondain, que le film Drive est une tuerie. Je ne vais pas m’étendre une nouvelle fois de plus dessus, mais parmi les tonnes de trucs géniaux dans cette oeuvre, la musique en faisait partie. Et dans la playlist, il y avait un petit Frenchie du nom de Kavinsky avec le titre « Nightcall » qui – bien que composé avant le film – donnait une certaine identité et un certain cachet au long métrage de Nicolas Winding Refn.

Voilà, la raison du pourquoi du comment je connais Vincent Belorgey alors que je ne m’intéresse absolument pas à ce genre de musique. A l’époque, je me disais que ça n’irait pas plus loin. (A noter que j’aurais joué à GTA 4, j’aurais pu aussi connaître via une des radios.)

Et puis, j’entends parlé de son premier album, intitulé Outrun. Pour les moins de 30 ans, Outrun, c’était ça !

Un jeu de bagnoles sur arcade Sega, avec un type qui fait une promenade avec une blonde à bord d’une Ferrari Testarossa.

La jaquette du vinyle était cool, il a joué sur ma fibre de vieux gamer, j’ai acheté sur un coup de tête. Et je ne regrette pas !

Car il se dégage de l’album une saveur toute particulière, qui dépasse le simple cadre de la musique pour embarquer l’auditeur dans une expérience nouvelle, aux confluences de plusieurs genres. C’est bien simple, quand j’écoute cette album, je ne fais pas qu’écouter des beats synthétiques, je me mate aussi un bon film comme on en faisait que dans les années 80 !

Car il fleure bon les 80’s cet album concept, la décennie où on pouvait pondre un scénario de film débile mais que tu le trouvais trop cool quand même. Et donc Outrun, c’est une histoire. Un ado de 1986 normal, qui trouve une bagnole, a un accident avec, devient une espèce de zombie qui aurait fusionné avec sa voiture et parcourt désormais les routes sous un ciel étoilé tout en faisant de la musique électronique.

Typiquement le genre de trucs débiles qui me parlent ! Le genre de VHS que vous auriez usée à trop la mater ! On sent du K2000 On sent presque du Albator avec le titre « Rampage », on entend littéralement le sample de San Ku Kai dans « Blizzard » ! Sans rire, c’est une véritable machine à voyage dans le temps cet album ! Rien que pour ça, il mériterait d’être écouté cet album !

Mais quand j’écoute Outrun, j’ai aussi l’impression de jouer à un jeu vidéo. Ca sonne comme la bande son d’un F-Zero, d’un Outrun nocturne ou d’un Need for Speed qui aurait été composé par un mec avec du goût. On sent bien les influences gamer du monsieur.

En fouillant un peu la toile, on découvrira que la plupart des titres sont des vieux singles compilés, on trouvera des aigris pour penser que c’est daté comme musique ou que rien n’atteint la cheville de « Nightcall », et patati et patata. La vérité c’est que même si la face B est qualitativement inférieure, Outrun comporte son lot de titres qui déboitent et qu’on serait bien idiots de bouder notre plaisir ! Pour les détails technico-musicaux, je suis certain que vous trouverez des articles plus pointus que le mien.

Ca reste l’avis d’un néophyte qui ne goutte à la came électro qu’une fois de temps et qui n’y connait pas grand chose, mais j’ai énormément apprécié Outrun, pour ses influences cinématographico-ludiques et son ambiance 80’s avec des néons. Si vous êtes dans le même trip culturel que moi (ou dans la même tranche d’age que moi), foncez dans votre Testarossa !

(Vous vous y voyez là, dans votre canapé, à mater K2000 ou devant un jeu de bagnole sur votre 16 bits ?)

Vous sentez venir cette chronique de série B moldave ?

6 Bullets est un film réalisé par Ernie Barbarash (Cube Zero), avec Jean-Claude Van Damme a.k.a The Muscles from Brussels, Kristopher Van Varenberg (fils de), Bianca Bree dit Bianca Van Varenberg (fille de) et Joe Flanigan (Stargate Atlantis). Cette merveille est issue des cerveaux de Evan et Chad Law.

Dans un obscur pays d’ex-Union Soviétique, le trafic de pré-pubères fait rage. Heureusement, un homme, un américain, un vrai, se dresse fasse à l’injustice et s’en va délivrer les âmes innocentes des mains de la mafia.

Croyez-le ou non, mais les deux articles qui se tirent la bourre sur mon blog pour savoir qui aura le plus de vues sont Les Mystères de l’Amour saison 1 et Assassination Games. Autant pour le premier je peux bénéficier du support d’une fan-base et des relais via divers forums, autant le deuxième s’est forgé une réputation tout seule, à la force du poignet. D’ailleurs, j’avoue que la présence d’une photo de Bianca Van Varenberg a bien aidé… Et c’est en perfide sournois que j’entends encore profité de son aura et que je re-cite son nom en dépit d’un rôle anecdotique. Car si j’ai fait des productions JLA mon fond de commerce à visiteurs, je me suis dit qu’il serait temps d’user de mon autre fond de commerce : JCVD !

Six Bullets : photo

C’est la raison pour laquelle je me suis frappé son dernier direct-to-DVD en date : 6 Bullets. J’espère très sincèrement que sa présence au casting du dernier Expendables permettra de relancer sa carrière au cinéma et qu’on verra de moins de moins de productions cheapos. 6 Bullets est un mystère. Le titre est un mystère, déjà. Pourquoi 6 Bullets ? 6 balles… Heureusement qu’on nous explique au début du film, via des phrases sur un écran noir :

Notre monde est régi par le grand business. Tout s’achète. Un jour, j’ai vu un enfant être vendu pour 6 balles. Et je n’ai rien fait.

Qui parle ? On ne sait pas. Mieux, on s’en fout. Il ne sera plus fait mention à un quelconque moment de ces 6 balles et on comprend que c’est artificiel au plus au point et d’une pauvreté sans nom. Mais grâce à ses quelques mots, on sait que visiblement le film va parler du trafic d’enfants. Des fois que la séquence d’intro ne serait pas assez explicite…

Dans la séquence d’intro en question, JCVD affublé d’un postiche ridicule se rend dans un bordel clandestin (dans un manoir, dans une riche propriété, avec des mecs armés pour la surveiller… mais que fait la police ?) pour récupérer un gosse. Pour la faire courte, on apprend que Samson Gaul est un mercenaire et que, via l’ambassade américaine, il récupère des gosses kidnappés pour les ramener chez leurs parents. Pas tous, hein ! Juste celui pour lequel il a été payé. Si vous aussi vous êtes choqué par cette caractérisation de personnage, tapez 1 ; si vous n’êtes pas plus choqué que ça et après tout c’est un barbouze, il fait ça pour la thune pas pour les heures supp’, tapez 2.

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Gaul est un professionnel, comme les vilains ont vu son visage, il les bute. Normal. Comme c’est un professionnel, il fait ça au couteau à beurre et à l’explosifs. Normal.

Six Bullets : photo

Sauf que plus tard, Gaul apprend que durant son feu d’artifice, les malfrats restants ont placé les enfants restants (tous moins 1, donc) dans des caches secrètes et que les explosifs aidant, le manoir a pris feu, les enfants avec… Là, Gaul se sent pas bien et sa conscience vient le travailler. Vous avez tapé 2, si vous sentez que la caractérisation du personnage est déjà foireuse, tapez 3 ; si en plus vous ne comprenez pas comment un professionnel qui est payé pour récupérer un gosse n’est pas au courant du modus operandus des malfrats qui cachent des enfants et que les explosifs ont tendance à faire des dommages collatéraux, tapez 4.

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Comme à présent Gaul a une conscience cliché à mort , il va faire ce que tout bon personnage hanté par des fantômes fait : il picole. Et comme il est boucher, bah, il va retourner vendre des saucisses.

Sur ces entrefaites  arrivent un américain et sa famille. L’américain est venu pour un match de free fight. Message sous-jacent dans la caractérisation du personnage : je suis un gros dur, je défonce qui je veux, d’ailleurs, j’aurais ma scène à moi pour ça. La fille va se faire kidnapper, la police n’arrive à rien, alors les parents vont faire appel à Gaul. Qui va refuser. Et oui, un bon héros refusent toujours le premier appel de l’aventure, c’est comme ça.

Sur ce, un employé de l’ambassade va essayer de convaincre Gaul que « non, c’est pas cool que des américains se fasse kidnapper leurs enfants et que ce serait bien que le seul autre américain du coin se sorte un peu les doigts de la saucisse pour leur venir en aide ». L’employé de l’ambassade n’est autre que le fils de Gaul, joué par le fils de JCVD. Si vous trouvez que c’est une coïncidence des plus surprenantes, tapez 1. Si vous pensez que les producteurs (JCVD et sa fille, entre autres), essaient de placer tous les membres de la famille Van Varenberg au sein du même film et qu’ils ont fait pression sur les scénaristes pour avoir cette incroyable coïncidence dans le script, tapez 2.

2

Six Bullets : photo

Oui, quand tu travailles à l’ambassade de Moldavie, tu dois savoir te servir d’une arme pour aider ton père à tout moment opportun du scénario…

Comme le père est un free fighter, il va aller dans des bars et casser la gueule au premier venu… Ca ne sert à rien, vraiment à rien, et on se rend compte que ce type aurait pu être un businessman en affaire et le script aurait déjà gagné en réalisme. Bref, Gaul raccroche la bouteille, reprend du service et va bousculer un pont de la mafia local. Il explique à ce dernier que c’est lui qui va retrouver la blonde américaine disparu pour lui et qu’il a 24 heures. A ce moment-là du film, l’observateur averti ne pourra que se demander pourquoi Gaul, qui avait pris soin de buter tous les malfrats qui avaient son visage dans la séquence d’intro, parle à visage découvert. Si vous pensez que c’est les scénaristes sont mauvais, tapez 1. Si vous pensez que la suite du film dépend de cet acte anodin et qu’on en a besoin pour que le mafieux retrouve plus tard Gaul, tapez 2.

1 (En fait, c’est 2, mais le 1 prévaut tout de même !)

Evidemment, comme on peut pas faire confiance à un mafieux, la fille kidnappée sera retrouvée morte, brûlée à l’acide dans une baignoire. La famille est en deuil, Gaul picole parce que sérieusement il doit s’agir du professionnel le plus minable de tous les mercenaires du monde. Comme vous avez tapé 2 précédemment, le mafieux sait qui est Gaul (un simple boucher) et revient pour lui péter la gueule. Gaul se tape une giga-gueule de bois, et c’est grâce à cette gueule de bois qu’il va comprendre que la fille retrouvée dans la baignoire n’est pas la fille du free fighter (à ce point là, il n’y a que le CDLS).

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T’inquiète JC, le spectateur souffre avec toi de la boucherie faite de ce scénario

Je vous passe à présent la fin du film qui va se limiter à du défouraillage en règle sur fond de deal commercial mafieux zarbi. Sauf que maintenant, tout le monde sait que Gaul va venir et qu’il est boucher. Du coup, on l’appelle « Le Boucher ». Et quand tu vas valser dans les tripes des vilains de service, se faire surnommer « Le Boucher », c’est badass ! De toute façon, comme vous avez tapé 1 précédemment, vous savez que ce film est particulièrement bancal et vous demandez comment et pourquoi Jean-Claude Van Damme ne prend pas plus le temps de lire et travailler les scénarios des films qu’il produit. Mais comme j’ai regardé le documentaire Behind Closed Doors, je sais que l’acteur tourne une semaine, se casse 1 semaine faire une pub au Japon, revient tourner une semaine, part voir un pote en Russie 2 jours, tourne 2 jours, retourne en Belgique 2 jours… Il devient évident qu’il n’apprend que vaguement son texte et n’appréhende jamais complètement le rôle qu’il endosse.

En gros, tous les personnages sont mal construits. Tous. Même le free fighter, même sa femme qui s’est se servir d’un flingue parce que –  je cite – son père était dans l’armée. La perle revenant à Samson Gaul qui, comme je l’ai montré au départ, n’est pas crédible ni en tant que barbouze, ni en tant qu’humain. Je ne vais pas faire le détail du film tel qu’il aurait dû être écrit pour être un minimum plus logique et crédible ; mais honnêtement, même un pitch basique comme celui de ce film, c’était à la portée du premier scénariste qui fait son boulot avec un minimum de sérieux ! En plus de ça, le film est rempli de dialogues foireux et si éculés qu’il est impossible de ne pas rire. Mention spécial pour la fin, la où on va buter le grand-grand-grand méchant. Je ne peux m’empêcher de faire partager.

Le bad guy prie dans une église, genre c’est un salopard qui vend des gosses mais au prix d’une confession les portes du paradis lui seront ouvertes (là encore, alerte au cliché éculé). Il s’en va donc au confessionnal. Le prêtre arrive et il commence.

Pardonnez-moi mon père parce que j’ai pêché. (Pause) Je ne me suis pas confessé depuis longtemps maintenant. (Pause) Dîtes-moi mon père, pensez-vous que Dieu pardonne tout le monde.

Pause dramatique. Le prêtre bouge et pour les deux trois du fond, oui, c’est Jean-Claude. Ce dernier sort une arme avec silencieux et, avant de tirer, déclame l’une des punchlines les plus cheesy depuis le film éponyme avec Trinita:

Le film, comme Assassination Games, a été tourné dans un obscur pays d’Europe de l’Est avec une réduction des drastiques des coûts. On se s’étonne pas d’avoir à l’écran un filtre cradingue ultra-saturé qui vous donne réellement l’impression de mater un téléfilm ukrainien en jaune et marron ! La réalisation est la même que sur Assassination Games (normal, c’est le même réal) et ne vaut pas tripette. Les acteurs semblent peu investis (sauf les enfants de Van Damme, alors que franchement dans le genre rôle mal défini, le personnage de Kristopher se pose là), à commencer par JCVD, dans un rôle de mec mi-froid, mi-torturé et re mi-fatigué derrière. Fatigué, c’est peut-être le maître-mot qui désigne l’acteur dans cette production. Un rôle très clairement bouche-trou dans un emploi du temps chargé. C’est d’autant plus dommage car, pour avoir vu JCVD, on sait que l’acteur est digne d’un vrai potentiel dramatique et même dans Expendables 2, il était plus grand !

6 Bullets est un film que vous ne regarderez pas et vous aurez bien raison. Il s’adresse uniquement aux puristes de l’acteur, à ceux qui se font des soirées films pourraves entre potes et aux bloggueurs qui veulent un article facile au prix d’une heure trente de leur vie !