Articles Tagués ‘Wonder Woman’

The End of the F***ing World

Ce n’est pas un Netflix original mais c’est diablement excellent. Une merveille ! Un must-see pour tous les utilisateurs de la plateforme ! Pour peu que vous ayez bon goût ou que vous vouliez encore me considérer comme un ami…

5/5

The Foreigner

Un film un peu mou du genou pour du Jackie Chan… On appréciera de voir la star d’action dans un registre un peu plus nuancé mais on ne va pas se mentir, entre The Foreigner et un Police Story, le choix est vite fait !

3.5/5

Happy Death Day

Encore un coup de génie du marketing français qui s’est permis de renommer le film Happy Birthdead… Sérieusement, ça veut rien dire ! Autant il y a une intention dans le titre original, autant le petit malin qui s’est dit « happy birthdead ça sonne un peu comme happy birthday huhuhu » devrait être écorché vif à l’économe pour participer à la connerie générale autour du cinéma dans l’hexagone. Ceci étant dit, ça se laisse regarder sans être le film du mois. Et puis ça reste bien prévisible aussi.

3.5/5

Bright

Je me demande si tous les contrats de Will Smith ont une clause comme quoi il doit être père de famille dans ses films… Sérieusement, c’est le genre de détails dont le film aurait pu se passer. C’était chiant, dans sa globalité. Et mou. Et pas hyper intéressant en dépit du pitch de base. Une hype pas méritée !

1.5/5

Better Watch Out

Franchement, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’y suis allé avec le minimum d’informations, hormis « c’est un croisement entre Home Alone et un slasher ». Ce que ça n’est pas ! En revanche, c’est drôle, inventif, plein d’humour noir, plein de surprises. A voir assurément.

4/5

A Bad Moms Christmas

Il faut arrêter maintenant. Vraiment…

1/5

Just Because

Mouais… Anime romance/slice of life un peu générique et sans grand intérêt. Deux semaines après le visionnage, j’ai déjà quasiment tout oublié de ce que j’ai vu. Complètement dispensable, même pour les puristes du genre.

2.5/5

Thor Ragnarok

Je me répète à chaque fois, mais les films de super-héros me gonflent. J’ai maté pour assouvir ma complétionite aiguë. Et j’ai été agréablement surpris. Parce qu’avec Thor, on revient de très loin avec le dernier opus. Et je me suis surpris à bien kiffer le ton pris par cette suite, ton qui fait table rase du passé pour assumer le côté kitsch du personnage et de l’univers. Au final, quand on prend un peu de recul, ça marche et certains autres feraient bien de s’en inspirer…

4/5

When we first met

Encore un Netflix Original (à croire que je n’ai besoin plus que de cette plateforme pour regarder des films/séries). Encore un mini-rip off de Un jour sans fin. Mais c’est maquillé comme des voyages dans le temps avec un hommage à Big. Un peu prévisible, mais sympa et porté à bout de bras par l’acteur principal. Pour une petite soirée rom-com sans prétention

3.5/5

Altered Carbon

Tiré de l’oeuvre de Richard Morgan, Altered Carbon s’inscrit dans la plus pure tradition du cyberpunk, dont Blade Runner est le fer de lance. Excellente écriture, excellent acteur, thématique intéressante. Encore une pépite signée Netflix à voir absolument !

4.5/5

Fullmetal Achemist

C’était mou ! Mais c’était mou. Deux heures quinze de films où ça papote sans arrêt ! Des CGI atroces par-dessus le marché. Des acteurs japonais très japonais (cabotinage à la puissance 12). Un scénario cousu de fils blancs même sans connaître l’histoire… J’en attendais vraiment rien parce que même la bande annonce faisait pas envie, et bien j’ai eu exactement ce que j’attendais. Encore une adaptation bien dispensable…

0.5/5

Justice League

… J’ai même pas envie d’en parler ou ça va encore m’énerver ! C’était de la bouse ! J’aurais jamais cru devoir le dire, mais j’ai signé pour voir le Snider’s Cut…

0/5

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GLOW – Saison 1

Gorgeous Ladies Of Wrestling ! Ou la meilleure série de l’été selon votre serviteur !

  • Argument 1 : Alison Brie
  • Argument 2 : Le reste du casting
  • Argument 3 : Les 80’s
  • Argument 4 : La musique des 80’s
  • Argument 5 : Le style des 80’s
  • Argument 6 : C’est l’histoire de la création de la première série TV sur le catch féminin !
  • Argument 7 : C’est fun, c’est drôle, c’est dramatique, c’est bien écrit
  • Argument 8 : Vous n’êtes plus mes amis si vous ne regardez pas !

5/5

Wonder Woman

Je crois que c’est officiel, les films de super-héros me gonflent. Je crois que c’est surtout parce qu’ils n’arrivent plus à me surprendre. On a fait tout un foin de Wonder Woman et au final, bah, c’est un film normal. Avec des grosses ficelles scénaristiques qu’on voit à des kilomètres (Arès…), un troisième acte ridicule, une voix-off bien inutiles, des vannes sexuelles bien lourdes… De ma fenêtre, ça finit par entacher les vraies fulgurances du film, notamment autour du personnage et des valeurs qu’elle porte, très bien retranscrites. C’est pas très difficile d’être le « meilleur » DC movie avec les casseroles que la firme se traîne, mais je trouve qu’il est toujours marqué de l’incompétence de beaucoup de personnes… Dommage.

3.5/5

Pirates des Caraïbes 5

Trop long. Trop de blabla. Trop la même recette. C’est fatiguant à la fin. Enfin, c’était tout de même moins pire que le 4.

1.5/5

After the ball

Un film calibré pour les adolescentes (je le classe dans les films « recherche pour romans » donc inutile de juger) qui aura du mal à trouver son public passé un certain age. Après ça reste mignon dans la veine de ce que pourrait produire le Disney Channel.

2.5/5

Baby Driver

Edgar Wright est l’un des rares scénaristes/réalisateurs qui fait le cinéma que j’aime regarder : le mec est un siphon à pop-culture et ça se ressent autant dans son écriture que dans la manière de filmer. C’est dynamique, c’est rythmé, c’est fun. L’écriture comme la réalisation sont millimétrée et ça se voit clairement à l’écran. Coup de coeur !

5/5

 

Preacher – Saison 2

Une saison bien moins intéressante que la première mais qui se laisse toujours regarder, surtout pour ses méchants en fait.

3/5

Killing Gunther

Très clairement inspiré de C’est arrivé près de chez vous, le faux documentaire sur les tueurs à gage ne paye pas de mine mais procure un bon divertissement, d’autant plus avec la présence de Schwarzy à contre-emploi.

3/5

Spider Man: Homecoming

Surprise, je ne me suis pas totalement ennuyé devant un film de super-héros. Preuve que Marvel n’est pas complètement encore rentré en mode automatique dans l’écriture de ses films. Après, il y a plusieurs choses qui me dérangent (l’hyper-technologie, Iron Man…) mais globalement j’ai apprécié le film. Michael Keaton campe un méchant fort sympathique et plus charismatique/profond que la moyenne.

4/5

Nana Maru San Batsu

Beaucoup se demande pourquoi regarder des anime en Japonais ? Surtout parce que si on peut critiquer l’adaptation française, on n’a aucun moyen de juger objectivement la qualité d’un doublage dans une langue aussi exotique que le Japonais. C’était avant ce Fast Finger First, qui apporte la preuve par A+B que, une mauvaise seiyu, ça s’entend même si on ne comprend pas le japonais ! L’héroïne (enfin, le faire valoir féminin) est complètement en décalage dans le son de sa voix par rapport à sa personnalité, c’est évident. Mis à part ce défaut, l’anime est un shonen bien classique/cliché qui ne sort du lot que grâce à son thème : le quizz. Ce qui permet accessoirement de se culturer.

2.5/5

Dirty Dancing

La mode est aux remakes et comme je suis un peu masochiste sur les bords, j’ai décidé de m’attaquer à celui de Dirty Dancing. Car l’air de rien, j’aime bien la version de 1987. La nouvelle version est produite en téléfilm, diffusé sur ABC. Honnêtement, quitte à faire du neuf avec du vieux, autant y apporter un peu de nouveauté soit en mini-série de 4-6 épisodes, soit en faisant des trucs un peu fous-fous comme l’a fait Grease (prestation live). Le nouveau Dirty Dancing est littéralement un copier-coller de l’original (on croirait J.J. Abrams à l’écriture…) auquel on a ajouté des scènes inutiles autour des parents et donné un air de musical, à savoir les acteurs chantent, sans raison particulière. Ça renforce le côté cheesy à la fois du scénario, mais aussi des personnages. Et bien sûr, ça chante sur des réinterprétations des musiques originales, histoire de pisser sur le premier film au passage. Les acteurs ont 0 alchimie, voire 0 charisme dans le cadre de Johnny. La seule bonne idée du film s’appelle Abigail Breslin (la petite de Little Miss Sunshine) parce qu’elle a un côté « girl next door » qui colle au personnage de Baby. L’actrice a des proportions corporelles normales et une démarche un peu empotée vis à vis de la danse qui marchent… au début. Quand on a l’impression qu’elle a un balai dans le fion durant la scène finale, ça la fout un peu mal… et on ne peut être que gêné pour le film. Bref, ce téléfilm est une véritable catastrophe à tous les niveaux, un suicide artistique dont la seule valeur est de nous rappeler qu’on ferait mieux de revoir le film avec Jennifer Grey et Patrick Swayze.

0.5/5

Twin Peaks – Saison 3

Je ferai sûrement un article dédié plus tard. Il faut la digérer longuement cette nouvelle saison…

4.5/5

Batman v Superman est un film de Zack Snyder, avec Ben Affleck, Henri Cavill, Amy Adams et Jesse Eisenberg.

Batman est pas content, Superman est torturé, ils vont se foutre sur la tronche à grands coups de taglines qui font classe dans une bande annonce…

J’ai enfin pu mettre la main sur la version longue du dernier film avec des mecs en collants qui font de la bagarre. Comme je l’expliquais à je ne sais plus à quelle occasion, avoir annoncé au moment de la sortie en salle que le film aurait le droit à une édition différente et augmentée en DVD m’a tenu éloigné des salles obscures. Je veux bien qu’on prenne mon côté fanboy pour un pigeon, mais il y a tout de même des limites.

Bref, j’ai découvert le film sans passer par le montage cinéma. Je me suis tout de même renseigné a posteriori sur les scènes ajoutées. Soit plus de 30 minutes ! La plupart ajoute du temps à l’écran pour Superman et explique des points de scénario vite expédiés dans la version précédente. Du coup, je peux allègrement comprendre que la version ciné s’est faite pourrir ! J’aurais été le premier à hurler sur les plot-holes ! Je ne comprends vraiment pas la frilosité des producteurs à proposer des films de plus de 2h en salles. Au prix du ticket, c’est un scandale de trancher dans le gras pour rentrer les films dans des carcans, sacrifiant au passage le travail des scénaristes et acteurs. De plus, si vous êtes assez vieux pour avoir connu Titanic au cinéma, vous savez que 3-4h, ça se fait très bien ! Fin de la parenthèse sur la version ciné que j’ai pas vue mais devine bien abusée.

Alors que pensez de BvS ?

Bah c’était pas terrible… Attention, début des spoilers !

J’accuse Zack Snyder et David S Goyer, respectivement réalisateur-producteur-grand gourou et scénariste ! Je suis bien conscient que le premier est un artiste avec un sens esthétique poussé mais rappelons-nous que dès qu’il touche à un semblant d’histoire on se retrouve avec des trucs sans queue ni tête comme Sucker Punch ! Alors oui, Monsieur Snyder possède un sens esthétique indéniable, mais trop d’esthétisme tue l’esthétisme. Je pense que c’est toute la différence entre Zack Snyder et Nicolas Winding Refn : dans le premier cas, les plans sont beaux, dans le deuxième, ils sont beaux et possède un sous-texte. Dans BvS, je me suis surpris à sourire en me disant que ce sont tous des gros poseurs-branleurs tout de même ! Et tout ne fonctionne pas, au point de vous décrocher du film.

Si j’ai cité Sucker Punch en particulier, c’est aussi parce que la scène Batman dans le désert et son armée affrontant celle de Superman rappelle exactement la succession de mini-clips que représentaient Sucker Punch. La scène est hyper artificielle, à mi-chemin entre le rêve et la réalité alternative d’un futur probable avec un Superman sous l’emprise de Darkseid suite à la mort de Lois Lane. Arrive alors Flash – qui tend à prouver la notion de réalité alternative – qui corrige le futur à grands coups de voyage dans le temps tout en laissant ensuite Bruce se réveiller en sursaut… La scène en question est cool, et l’arrivé de Flash intéressante, mais semble soit au mauvais endroit dans le film (je l’aurais bien vu en début de film ou – mieux – en court-métrage indépendant sur lequel l’unique promo du film aurait dû ce faire), soit complètement accessoire…

Une esthétique chiante à mourir: du noir, du gris, du bleu foncé, du filtre sombre, du dark, de la ténébritude…

Et l’accessoire est nombreux dans le film… Ce qui est paradoxal parce que comme je disais plus haut, une version plus courte du film serait moins bien. C’est juste que les choses coupées dans un premier temps ne faisaient pas sens et ce qui reste plombe le film dans un insupportable sentiment dans lenteur. Le film regorge de petits plans de coupe inutiles (genre Superman qui ouvre le petit portillon au tribunal… ça t’aurait cassé les balloches de faire un plan séquence continu, hein, Zack ?). Autre truc bien inutile : Wonder Woman ! Plus particulièrement les scènes avec Diana Prince en train de faire je-sais-pas trop quoi… Sa présence est une vague excuse pour introduire les fichiers secrets de Luthor sur des métahumains (genre le mec est tellement à fond qu’il a même fait des icones pour les représenter dans ses dossiers… ce qui n’a aucun sens…). Je n’ai rien contre Wonder Woman, son arrivée est plutôt bienvenue, mais j’aurais aimé qu’elle débarque au milieu de la mêlée depuis nulle part, façon « tain les mecs, z’êtes des lopettes pour pas gérer Doomsday seuls, laissez faire les vrais guerriers qui ont déjà buté des dieux »… Là, ça aurait eu de la gueule, surtout lors du premier week-end d’exploitation en salle. Alors la présence de Diana flirtant comme une cruche avec Bruce Wayne et le marketing peu intelligent fait autour du film pourrissent un peu la présence de WW.

Et j’ai du mal avec son costume aussi…

En fait, c’est symptomatique d’un plus gros problème. L’écriture laxiste. En soi, le méta-plan de Luthor n’est pas si débile, c’est même assez bien vu avec ce qui démarre en Afrique et prend des proportions avec l’explosion du tribunal, l’exil de Supes… Et puis ça part en sucette avec Martha. Je veux bien croire que Batman est borné, mais à partir d’un moment, il faut savoir rester logique : Superman n’avait qu’à poliment resté à distance, expliquer à Batou la façon dont ils se sont fait manipulés depuis le départ et basta. Mais non, on force artificiellement un combat autour d’un quiproquo moisi ! C’est dommage parce que le build-up de la tension entre les deux personnages était intéressante sur le papier, mais allez au bout de l’idée aurait nécessité de faire passer l’un ou l’autre des héros pour un méchant (genre Superman qui assume son complexe de Dieu pour éradiquer Batman et ses méthodes extrêmes) (ou un Batman déterminé qui kidnappe lui-même Martha sous l’impulsion discrète de Luthor). Je suppose qu’on a des bollocks pour faire ce qu’on veut avec l’univers (hello Jimmy Olsen, au revoir Jimmy Olsen), mais pas au point de froisser l’image des acteurs… Dommage aussi que ça n’aille pas plus loin avec le concept du Dieu Superman alors que le film balance de la référence judéo-chrétienne dans tous les coins (dommage aussi de n’en faire qu’un problème américain… le jour où il y a un Superman qui arrive, je peux vous assurer que c’est branle-bas combat en Russie, en Europe, au Moyen-Orient…).

Le film est donc rempli de ces raccourcis qui décrochent – au même titre que les poseurs-branleurs – le spectateur du film. Genre Clark Kent, journaliste, qui demande qui est Bruce Wayne… (situation équivalente : Harry Roselmack demanderait qui est Vincent Bolloré…). Genre Diana Prince qui quitte un avion de grande ligne – en faisant low profile comme elle l’avoue elle-même, donc probablement en classe éco – précipitamment et l’hôtesse lui court après en l’appelant « Miss Prince? » : avez-vous déjà pris un vol où l’employée lambda connaissait votre nom ?

Qui a lu Doomsday connaissait probablement le dénouement final. Ceci dit, je trouve le choix de tuer Supes étrange. Premièrement, on n’a qu’un seul film avec ce personnage et cet acteur. Un plutôt moyen en plus. L’impact émotionnel est vraiment réduit par rapport au comics ou par rapport au même événement à la fin d’une trilogie. J’aurais pu accepter cette mort si et seulement si on n’avait pas eu le dernier plan foireux. Une mort permanente, au moins pour toute la durée du premier film Justice League, là il y aurait des bollocks. Le désaveu de la Warner autour du personnage de Superman est vraiment palpable, contrairement à ce qui se passe autour de Batman (ce qui explique 1/ le montage ciné centré sur Batfleck, 2/ ce même Batfleck devenant producteur exécutif du DCMU et la volonté de mettre en avant l’univers Batmanesque). Cela dit en passant, Batfleck est convaincant. Pour Luthor, c’est plus particulier et il faut oublier la version papier. Mais il reste que pas mal d’acteurs semblent plus cachetonner qu’autre chose (Amy Adams, Jeremy Irons…)

Tout n’est pas à jeter non plus hein ! Mais sur trois heures, on garde plus volontiers tout ce qui ne va pas parce que c’est énervant de voir des trucs idiots… Mais si on réfléchit bien, au milieu du DC Movie Universe, ce film risque fort d’être à l’image des apparitions de Cyborg ou d’Aquaman : anecdotique.

Un film entier là-dessus aurait été sûrement mieux, plus dans le thème BvS et un vrai boot à la Justice League grâce à Flash… Je dis ça, je dis plus rien parce que ça m’énerve !

BvS partait d’un bon sentiment mais se perd dès le départ à cause de son scénario pré-Justice League plaqué sur un méta-concept idiot racoleur : « ouais, on va faire de la bagarre entre Superman et Batman ». Alors que c’est prouvé, des scientifiques ont fait des recherches, le gagnant, c’est toujours Superman. Le scénario se perd en facilités tout au long du film sous le couvert de préparer les films à venir et de faire des jolis plans. Je me suis globalement ennuyé, c’était plaisant à voir mais ça ne laissera pas un trace indélébile dans ma mémoire.

Suicide Squad reste la dernière cartouche de DC pour le fanboy que je suis de sauver son univers au cinéma de l’indifférence. Sinon, il faut se rendre à l’évidence, DC avec des images qui bougent, c’est du côté des dessins animés qu’il faut regarder. Point barre.

Justice League #1: Origin est le premier recueil des nouvelles aventures de la Justice League (fascicule 1 à 6), avec Geoff Johns au scénario et Jim Lee aux dessins.

Avant la Justice League, il n’y avait que des super-héros dans leur coin. Sous la menace de Darkseid, Green Lantern, Flash, Batman, Superman, Wonder Woman et Aquaman vont s’allier pour sauver la terre…

Le pitch est minimaliste, je vous l’accorde. En même temps, pour la première histoire du grand reboot DC, il valait mieux faire simple pour ne pas perdre des lecteurs « ancienne génération » et glaner un maximum de nouveaux portefeuilles ! Ce premier recueil se place 5 ans avant les premières aventures aventures de la grande refonte de l’univers DC (oui, on reboote et on fait des préquelles au reboot dans le reboot… quand je vous disais que les lecteurs DC devaient nécessairement être dotés d’une intelligence supérieure pour tout piger à ce qui se passe !). Faisant table rase du passé (ou presque, mais j’y reviendrais), ce Justice League a la lourde tâche de réintroduire les personnages phare de l’univers avec des bouts de leurs nouvelles origines, des bouts de leurs nouvelles psychologies et des bouts de nouvelles relations.

De fait, très honnêtement, l’histoire d’invasion extra-terrestres orchestrée par Darkseid, on s’en bat l’oreille. C’est pas très futé, très linéaire et franchement, pas le plus intéressant du livre. L’intrigue est menée tambours battants, quasiment sans pause dans les torgnolles distribuées entre deux super-héros ou entre un gentil et un vilain. En gros, c’est comme si vous lisiez un comic-book réalisé par Michael Bay, non par Michael Mann… Ca explose dans tous les sens ; on frappe avant, on discute après ; on démonte tout ce qui a plus de 4 membres sans distinctions et on s’exprime par onomatopées pour se faire comprendre (j’exagère un peu, mais c’est pour montrer que vous n’allez pas l’acheter pour la finesse de l’histoire). Au final, j’aurais à reprocher à Goeff Johns l’espèce de même naïveté que j’ai pu lire dans Les origines de Superman.

L’important dans cette préquelle, c’est la reprise de contact avec des personnages qu’on connaît mais qui ont changé ! L’équipe de base est déjà bien fournie, même si on note l’absence du Martian Manhunter. Revue d’effectifs :

  • Batman : A priori, c’est l’un des personnages qui a le moins été affecté par le reboot. La plupart de ces histoires d’avant sont conservées. Il est toujours sans pouvoir (ce qui lui vaut les railleries de ses nouveaux potes), il est toujours aussi taciturne et solitaire (je mets pas encore « psychopathe », mais c’est sûrement une question de temps…). Il y a tout de même une chose super surprenante au sujet de ce personnage… mais j’en dis pas plus pour ne pas spoiler.
  • Green Lantern : De tous, c’est normalement le personnage dont la continuité est directe par rapport à avant le reboot. Hal Jordan est un gros déconneur, le trublion du groupe qui fait des blagues et se la pète ! En gros, il est drôle et énervant à la fois, à l’image de ce film pourri (rassurez-vous, en papier, ça passe nettement mieux qu’avec Ryan Reynolds !).
  • Wonder Woman : J’ai bien aimé ce personnage. Elle vient tout juste de débarquer de son île, n’y connaît rien aux choses modernes (pas même aux ice creams…) et tout ce qu’elle aime, c’est taper sur des trucs. Le personnage est rigolo dans sa candeur et déboite au combat.
  • Flash : De base, je ne connais pas grand-chose à Flash. Mais visiblement, on garde le flic qui a eu un accident électrique et devient une pile électrique. Il est moins guignol que dans les dessins animés et se révèle au final très policier, tant dans sa façon d’agir que dans celle de penser.
  • Aquaman : Il n’a pas un rôle très important pour apparaître assez tard dans l’aventure, mais le peu qui a été dévoilé donne un aperçu assez intéressant du personnage. A noter que la série régulière d’Aquaman est aussi écrite par Geoff Johns et pourrait mériter de s’y attarder lors des prochains recueils.
  • Cyborg : Sauf dans le dernier dessin animé que j’ai chroniqué, normalement, Cyborg ne fait pas partie du line-up original. On découvre donc personnage finalement assez intéressant, notamment dans sa relation avec son père et son changement « physique » malgré lui. Une bonne surprise et un ajout intéressant pour la League (et puis un type qui touche sa bille en informatique, ça peut être utile…)
  • Superman : Bon, cela n’aura échappé à personne, Superman n’a plus son slip ! Sans aucun doute le plus gros changement polémique du reboot (ça et le pantalon de Wonder Woman… visez la hauteur du débat) ! Hormis cela, le personnage semble plus prétentieux qu’avant, plus sûr de lui et nettement plus téméraire. Honnêtement, j’attends de lire les premiers recueils pour mieux juger de la refonte du personnage.

L’équipe doit donc faire face à ses premiers conflits d’intérêts et de personnalités. L’ensemble est bien rendu, quoique qu’on note un côté tout de même bien adolescents dans le comportement des personnages. Parfois, on aurait l’impression de lire un truc de la Young Justice… C’est dire. Mais les interactions entre les super-héros sont bien trouvés, avec des répliques sympas, donc, on passe dessus. Les personnages sont aussi mis dans un monde qui découvre les super-héros et se méfie d’eux (euphémisme) ; ils doivent faire aussi faire à l’opinion publique qui ne verse pas spécialement de leur côté et mélange allègrement vilains extra-terrestres et gentils héros (tiens… encore comme dans la Young Justice…).

Jim Lee aux dessins fait du Jim Lee. C’est propre mais ultra-calibré mainstream, sans surprise, sans changement de style par rapport à ce qu’il avait fait sur Hush. Du Jim Lee quoi. On aime ou on aime pas, mais ça reste joli, très dynamique, et supporte le scénario comme il se doit.

J’ai choisi de les lire en anglais. Le recueil concerné est cartonné avec une jaquette, des couvertures alternatives, des crayonnés et des recherches de costumes à l’intérieur. Ce même tome est également sorti en français chez Urban Comics, mais je n’ai aucune idée de son contenu ou de la qualité de la traduction (commentaires bienvenus, merci).

Justice League fut un énorme carton au relaunch de l’univers DC (7 ou 8 ré-impressions déjà pour le premier fascicule). Ce premier recueil me semble réellement être un indispensable pour qui souhaite se lancer en douceur dans le (nouvel) univers DC. Un must !

Restez connectés, encore d’autres chroniques liées au reboot DC sont à venir sur ce blog !

Justice League: Doom est un long métrage animé de la Warner Bros DC Animation, écrit par Dwayne McDuffie et réalisé par Lauren Montgomery.

Vandal Savage a décidé de détruire le monde. Pas totalement, mais un peu quand même. Mais comme toujours, la Justice League va se mettre en travers de son chemin. Le mieux, c’est tout de même de les éliminer. Il va faire appel à des némésis habituelles de Batman, Superman, Wonderman, Green Lantern, Martian Manhunter et The Flash pour mettre son plan à exécution. Le pire, c’est qu’il y arrive !

Justice League: Doom s’inspire très largement du comic-book de Mark Waid, Tower of Babel, pour son scénario. Le but de Tower of Babel, c’était de montrer une nouvelle facette du personnage de Batman qui s’était monté des plans diaboliques pour neutraliser les membres de la Justice au cas où ils deviendraient incontrôlables. Les plans en question sont volés par les vilains de service ; et vous savez quoi, les plans de Batman, ils sont super efficaces !

Une bonne partie du film consiste donc à appréhender la neutralisation des membres de la Justice League avant qu’ils ne réalisent réellement ce qui se passe et s’en aillent pour de bon botter les fesses de Vandal Savage. Le film s’en retrouve donc assez dense, sans réel temps mort et forcément et indirectement centré sur le personnage de Batman. Il confirme ce que j’ai toujours pensé : Batman est un gros paranoïaque névrosé qui aurait besoin d’une grosse psychothérapie. Je n’ai pas lu le comic en question (ai-je besoin de rappeler que DC est le vrai parent pauvre des traductions et parutions françaises…) mais il avait eu à l’époque certaines répercutions non négligeables sur l’univers DC, notamment avec… Hahaha, non, je ne peux pas le dire au risque de vous spoiler le film !

Pour qui n’est pas familier de l’univers DC, inutile de dire qu’il va être délicat de se plonger dans le film tant les allusions sont nombreuses au passé des personnages. Si Bane et la mort des parents Wayne pourraient passer pour de la culture générale, savoir qui sont Sapphire, Metallo ou même Cyborg, pourquoi les martiens sont sensibles au feu, etc. relève d’un niveau de connaissance un peu plus poussé. Cela n’enlève rien à la qualité intrinsèque du film ni au fait qu’on passe un excellent moment en le regardant.

Pour les fans hardcore, on pourra se demander pourquoi Aquaman est absent de l’équipe (qui semble suffisamment proche en taille et membre de la composition originale…)

L’animation reste dans les standards de qualité imposés par l’équipe DC Animation. A noter que le chara-design se rapproche de celui utilisé dans Crisis on Two Earths mais que l’un n’est pas la suite de l’autre. La réalisatrice n’en est plus à ses coups d’essai et le scénariste signe malheureusement son dernier scénario avant son décès. Personnellement, je n’aurais pas craché sur 20 minutes de film en plus pour mieux explorer les conséquences des plans de Batman sur la psyché de chacun des membres de la League…

Au niveau du doublage, plusieurs acteurs habitués des séries animées DC reprennent leur rôle respectifs (Tim Daly en Superman, Kevin Conroy en Batman…). Nathan Fillion rempile pour le personnage de Green Lantern (Knight of Emerald). Justice League: Doom fait aussi appel à des références de l’univers geek avec Alexis Denisof (Buffy/Angel) et Michael Rosenbaum (Smallville).

Justice League: Doom est un super film d’animation estampillé DC, qui ravira tous les amateurs de l’univers et des membres de la Justice League. Il existe une vraie tension, au sein de l’équipe et dans le souffle épique qui grandit tout au long du film. Je recommande chaudement (Castle-approved!)