Articles Tagués ‘Christophe Lambert’

Kickboxer Retaliation

Kickboxer le reboot, c’était déjà pas terrible. Mais alors cette suite, c’est le festival du n’importe quoi ! Tout fout le camp : le scénario, le jeu des acteurs, le bon goût, le sens du rythme, votre temps, Chris Lambert…

0.5/5

Jean-Claude Van Johnson

Bon, quand JCVD ne se perd pas dans les sous-productions tournées à l’arrache dans les pays de l’Est ou dans les revival des films de sa jeunesse, il arrive à faire tourner dans des productions vraiment intéressantes. En témoigne ce Jean-Claude Van Johnson, une série exclusive Amazon Prime complétement méta (JCVD dans son propre rôle un peu fantasmé), vraiment bien foutue et drôle. Un rôle parfait (des rôles parfaits) qui correspond parfaitement au talent de Van Damme (oui, vous avez bien lu: talent, surtout comique – des années que je me tue à répéter à qui veut l’entendre qu’il est bon, et qu’il faut lui donner un rôle comique). La série souffre d’étirer son concept sur les deux derniers épisodes bien dispensables, mais pour moi, c’était clairement LA série à voir en cette fin d’année !

4.5/5

Accel World

Une autre série à succès par le même auteur que Sword Art Online. Pour la petite histoire, elle a été écrite quand SAO n’avait pas réussi à convaincre dans le premier concours de light novel où il avait été présenté. On retrouve donc beaucoup de similitudes dans les thèmes, les personnages… le tout en étant beaucoup moins bien en fait. La saison 1 (unique ?) n’offre malheureusement pas de fin satisfaisante et laissera un goût d’inachevé. A réserver aux puristes Reki Kawahara.

2.5/5

La Colle

Quand on n’a pas d’idée, le meilleur moyen de s’en sortir, c’est de pomper des trucs qui ont bien marché dans le passé, de préférence les années 80. La Colle est donc un mix entre Un Jour sans Fin et le Breakfast Club à la sauce française des banlieues… Ca donne le niveau donc. Sympatoche mais vite vu, vite oublié.

2.5/5

A Christmas Prince

Allez, que serait les fêtes sans un film de Noël? J’ai jeté mon dévolu sur une rom-com made in Netflix qui avait le bon goût de donner le premier rôle à l’actrice de iZombie. Donc, ça remplit absolument toutes les cases du bingo spécial film marshmallow : la (fausse) neige, la famille royale, la nana qui ment et se prend un retour de boomerang dans le second acte, le mariage, la maman qu’on croit sévère mais qu’elle est bienveillante, le moment on fait les foufous avant de tomber l’un sur l’autre, les quiproquos sur l’identité… BINGO !

2.5/5

Rattrapage

Nul. Voilà.

1/5

The LEGO Ninjago movie

C’est avec ce film qu’on se rend compte de la limite du concept « film LEGO ». Autant le premier était bien foutu, surprenant, autant le Batman se laissait regarder, autant celui-là, je ne suis carrément pas dans le cœur de cible : enfants de 8 ans où moins.

1/5

American Made

Inspiré d’une histoire vraie. Allez faire un tour sur wikipédia et vous verrez que « inspiré » est un terme pour dire « ultra-romancé ». Des fois, ça correspond à la réalité ; des fois, on a l’impression que c’est tellement raboté de tous les côtés pour pas choquer la moralité du public que les personnages perdent en épaisseur. En gros, c’est divertissant, mais on est très loin de la réalité (et du grand cinéma).

3/5

The Dark Tower

Je ne connais pas le livre, donc pas de point de comparaison. Je me dis juste que le tour de force de caser la saga littéraire de King dans un film de moins de 90 minutes est respectable. La mythologie n’est pas trop indigeste, les effets spéciaux plutôt réussis, l’histoire sympatoche… MAIS, c’est du film pop-corn qui ne laissera pas une trace indélébile ni dans votre mémoire, ni dans l’histoire du cinéma…

2.5/5

 

 

IT

J’avoue que IT, la version 80’s, je ne l’ai vu qu’une fois (parce que sa mère, c’était bien flippant quand on est gosse). Du coup mon poing de comparaison avec la nouvelle version est vague et je ne jugerai celui-ci que sur ce qu’il est (sauf pour Tim Curry, personne ne peut le remplacer) : un film d’angoisse sympathique, qui ne fait pas vraiment peur mais avec quelques moments de fulgurance.

3.5/5

Ghost Rider: Spirit of Vengeance est un film réalisé par le duo Mark Neveldine et Brian Taylor (Hyper Tension), sur un scénario de David S. Goyer (Jumper), avec Nicolas Cage (Kick Ass) et d’autres acteurs dont on se fiche car il y a Nicolas Cage qui leur vole la vedette. Ah si, il y  a aussi Christophe Lambert (Fortress) ! Bref, du level !

Blablabla… Antechrist. Blablabla… Fin du monde. Blablabla… Ghost Rider seul espoir. Blablabla… Moines. Blablabla… Courses-poursuites. Blablabla… Fait pipi du feu.

Un scénario de haute volée pour ce reboot en forme de séquelle pour le motard au crâne de feu… Il faut dire que le premier opus volait au raz des pâquerettes et qu’il n’y avait pas grand chose pour le sauver de l’étagère « nanar ». Un film porté par l’unique charisme de Nicolas Cage. Et c’est ce même Cage qui décide que ce serait bien de rempiler dans son blouson de cuir. Les studios y consente avec une sévère réduction de budget et un tournage low-cost dans un pays de l’Est (à la Assassination Games).

Le scénario tient sur une demi-feuille à rouler et prouve que Goyer est un scénariste particulièrement inconstant dans la qualité de ses productions. Ceci étant dit, et a fortiori si vous avez jeté un œil au premier film, vous savez que vous allez vous taper un film pop-corn dans la plus pure tradition du film pop-corn. Et en temps normal, je vous conseillerais de passer votre chemin et d’aller mater un bon film ! Mais pas cette fois ! C’est débile et on en redemande !

Comparons deux films pourraves : celui-ci et, au hasard, Conan. Tout les deux des grosses catastrophes et basés sur des licences fortes. Conan est vraiment nul. Ghost Rider est vraiment jouissif ! Mater ce fil fut un véritable plaisir régressif. Et cela grâce à deux éléments que ne possèdent pas Conan ou d’autres films minables :

  1. Nicolas Cage ! L’acteur a depuis longtemps décider de tirer un trait sur la cohérence de sa carrière. Le mec se fait juste plaisir et ça se voit. Entre ses trips pseudo-shamaniques hors-champ et ses pétages de câbles grandioses devant la caméra, Nic porte une fois de plus le film sur ses épaules et, comme la plupart des productions auxquelles figurent son nom, c’est juste un véritable plaisir de le regarder complètement habité par un personnage qui sort des répliques bien cheesy.
  2. Le couple de réalisateur Neveldine/Taylor qui ont décidé de se laisser aller à leur marque de fabrique : de la série B décomplexée ! La scène d’intro est à gerber tant il n’y pas un plan cadré droit, les courses poursuites font dans la sur-enchères gratuites, certains passages ont l’air d’avoir été tourné sous acide, d’autres sont complètement gratuits… et pourtant ça fonctionne ! A l’image de Cage, il sort de leur travail une générosité sans fin qui élève leur film de simple nanar à une véritable expérience sur laquelle il vous est impossible de cracher ! C’est un gigantesque foutoir et il supporte à merveille le scénario crétin et les punchlines débiles de Cage.
  3. (Il y a aussi Christophe Lambert… Et ça, ça n’a pas de prix. D’autant plus qu’on lui fout une épée entre les mains et qu’il nous fait son moulinet à la Highlander !)

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Les effets spéciaux sont bien foutus et, comme le Rider prend possession des véhicules qu’il conduit, ça donne le droit à de bonnes scènes à l’image du film : n’importe quoi mais cool. J’ai envie de voir le Ghost Rider sur une tondeuse à gazon ou sur une trottinette pour voir ce que ça va donner en matière de flammes. A noter que les séquences animés sont vraiment bien aussi.

Scénario, personnages, situations, décors, tout est sous-exploités d’une façon ou d’une autre. C’est dommage, on aurait tellement allé plus loin dans le nawak, peut-être même au point d’en faire un vrai bon film…

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Je ne suis pas hyper objectif. J’admets. J’adore Nicolas Cage et ses coupes improbables. Tout comme j’adore le personnage du Ghost Rider (ses BD sont plutôt bonnes, mais ne tiennent jamais la distance tant la caractérisation de l’anti-héros limite son propre champ d’action..). Ghost Rider: Spirit of Vengeance était un film en roue libre, nul et creux, mais pourtant qu’est-ce qu’il était cool et rigolo ! Comme quoi l’idiome « plus c’est con, plus c’est bon » fait finalement sens…

Dans la catégorie « Je mate des films totalement improbables », Southland Tales se pose là !

Le casting en lui même est déjà totalement improbable : Dwayne « The Rock » Johnson, Sean William Scott (dans un rôle hyper sérieux), Sarah Michelle Gellar, Justin Timberlake, Kevin Smith, Mandy Moore, Christophe Lambert…

De quoi ça cause ? (Accrochez-vous à vos bretelles parce que c’est pas évident à piger.)

2005, une bombe nucléaire explose sur le sol américain. La troisième guerre mondiale commence (USA contre Moyen-Orient, pour faire simple). Les Etats-Unis d’Amérique deviennent complètement parano et commencent à surveiller les cyberespace (en gros, ça vire légèrement à la démocratie fascisante). En même temps, un mouvement néo-marxiste monte. De plus, en guerre contre les pays producteurs de pétrole, les Etats-Unis doivent se trouver un alternative propre : un type réussi à inventer une machine à mouvement perpétuel à partir de l’océan et une nouvelle énergie, le Karma Fluid.
2008, c’est bientôt les élections présidentielles. C’est hyper serré entre les deux camps américains. Tout va se jouer sur le vote de la Californie.
Boxer Santaros (The Rock) est un acteur marié à la fille d’un sénateur, il disparait une semaine sans laisser de traces, puis réapparait mais amnésique. Il se met à alors avec Krista Now (Gellar), ex-actrice porno qui diversifie son activité au travers de boissons, parfum, CD et réality-show. Krista et Boxer écrivent alors un scénario qui décrit avec exactitude l’apocalypse telle qu’elle va avoir lieu.
Au milieu de ça, il y a un groupe de militants contre une loi visant à réduire les libertés individuelles. Ils louent les services d’un vétéran d’Iraq qui a subi des expériences avec des drogues tirées du Karma Fluid, le tout en essayant de piéger Boxer pour piéger sa belle-famille pleine de sénateurs.
A part ça, le cerveau des gens se dérègle et ils n’arrivent plus à contrôler leur accès de violence. C’est à cause de la machine à Karma Fluid qui ralentit la rotation de la Terre.
Et pendant qu’on y est, l’apocalypse est pour dans 3 jours, c’est le narrateur omniscient (Timberlake) qui le dit parce que Boxer l’a écrit.

J’ai essayé de faire court et concis. L’air de rien le film dure 2h30

Tiré d’un comic-book de Richard Kelly, mis en scène par le réalisateur de Donnie Darko (ça tombe bien, c’est le même Richard Kelly). Tourné en 2005, présenté à Cannes en 2006 (attention, c’est un indice sur le degré d’intellectualitude de l’œuvre), sorti direct-to-DVD en 2008 à grands renforts de bande annonce alléchante pour justifier les 15 millions de dollars consacrés au budget.

Comment qualifier au mieux cette chose d’une pédantitude absolue ? Je suppose que soit on adhère à fond, soit on n’adhère pas du tout. Pour ma part je suis partagé parce qu’il se dégage du film quelque chose qui le rapproche indéniablement de l’univers de Philip K. Dick. Il a aussi un côté comic-book vraiment appréciable.

Mais il faut se rendre à l’évidence, c’est long et ennuyeux. Tout la thématique autour de la religion et de la rédemption est introduite de manière suffisamment bancale pour que même des gens motivés comme je l’étais finissent par se demander s’ils ne devraient pas faire autre chose… C’est dommage parce que le plus intéressant, c’est le personnage de Boxer et son histoire autour de la faille temporelle et c’est noyé au milieu de beaucoup trop d’autres choses (c’est bête on n’aurait pu avoir un film de 1h30 bien construit…). Sinon, beaucoup de choses restent dans le domaine de l’anecdotique, comme le rôle de Christophe Lambert. En gros, l’histoire est suffisamment mal construite et expliquée pour qu’on n’arrive pas à accrocher (dès lors qu’on vous explique pendant 10 minutes en début de film ce que vous devez savoir, vous savez qu’il y a un problème…). En plus de ça, les dialogues sont aussi nuls que vulgaires.

Je n’arrive pas à savoir si les acteurs sont vraiment mauvais en surjouant ou si c’est normal (je me pose la question pour The Rock et Gellar ceci dit) parce qu’au milieu de tout ça Sean William Scott reste crédible dans son rôle de flic un peu dépassé par les évènements. La version française est bien risible et n’arrange pas les affaires du casting initial.

Même pour 15 millions de dollars, on a encore des effets spéciaux totalement cheap. Même pour 15 millions de dollars on n’évite pas les scènes totalement incongrues pseudo-mystico-symbolique comme la danse à la fin ou le trip de Justin Timberlake qui chante. Même pour 15 millions de dollars on n’évite pas le discours en toile de fond sur les Etats-Unis et la guerre en Iraq.

Notons un deuxième point positif avec le côté Dick : la bande son. Muse, Pixies, Moby, Black Rebel Motorcycle Club…

Finalement, Southland Tales, c’est l’histoire d’une série B de luxe de dingues qui tourne mal par excès de prétention du scénario et de la réalisation. Pour les gros amateurs hardcore du genre SF qui auraient de l’argent et/ou du temps à perdre. C’est même pas assez amusant pour sur une soirée entre potes.

Dommage…