Articles Tagués ‘Cyberpunk’

The End of the F***ing World

Ce n’est pas un Netflix original mais c’est diablement excellent. Une merveille ! Un must-see pour tous les utilisateurs de la plateforme ! Pour peu que vous ayez bon goût ou que vous vouliez encore me considérer comme un ami…

5/5

The Foreigner

Un film un peu mou du genou pour du Jackie Chan… On appréciera de voir la star d’action dans un registre un peu plus nuancé mais on ne va pas se mentir, entre The Foreigner et un Police Story, le choix est vite fait !

3.5/5

Happy Death Day

Encore un coup de génie du marketing français qui s’est permis de renommer le film Happy Birthdead… Sérieusement, ça veut rien dire ! Autant il y a une intention dans le titre original, autant le petit malin qui s’est dit « happy birthdead ça sonne un peu comme happy birthday huhuhu » devrait être écorché vif à l’économe pour participer à la connerie générale autour du cinéma dans l’hexagone. Ceci étant dit, ça se laisse regarder sans être le film du mois. Et puis ça reste bien prévisible aussi.

3.5/5

Bright

Je me demande si tous les contrats de Will Smith ont une clause comme quoi il doit être père de famille dans ses films… Sérieusement, c’est le genre de détails dont le film aurait pu se passer. C’était chiant, dans sa globalité. Et mou. Et pas hyper intéressant en dépit du pitch de base. Une hype pas méritée !

1.5/5

Better Watch Out

Franchement, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’y suis allé avec le minimum d’informations, hormis « c’est un croisement entre Home Alone et un slasher ». Ce que ça n’est pas ! En revanche, c’est drôle, inventif, plein d’humour noir, plein de surprises. A voir assurément.

4/5

A Bad Moms Christmas

Il faut arrêter maintenant. Vraiment…

1/5

Just Because

Mouais… Anime romance/slice of life un peu générique et sans grand intérêt. Deux semaines après le visionnage, j’ai déjà quasiment tout oublié de ce que j’ai vu. Complètement dispensable, même pour les puristes du genre.

2.5/5

Thor Ragnarok

Je me répète à chaque fois, mais les films de super-héros me gonflent. J’ai maté pour assouvir ma complétionite aiguë. Et j’ai été agréablement surpris. Parce qu’avec Thor, on revient de très loin avec le dernier opus. Et je me suis surpris à bien kiffer le ton pris par cette suite, ton qui fait table rase du passé pour assumer le côté kitsch du personnage et de l’univers. Au final, quand on prend un peu de recul, ça marche et certains autres feraient bien de s’en inspirer…

4/5

When we first met

Encore un Netflix Original (à croire que je n’ai besoin plus que de cette plateforme pour regarder des films/séries). Encore un mini-rip off de Un jour sans fin. Mais c’est maquillé comme des voyages dans le temps avec un hommage à Big. Un peu prévisible, mais sympa et porté à bout de bras par l’acteur principal. Pour une petite soirée rom-com sans prétention

3.5/5

Altered Carbon

Tiré de l’oeuvre de Richard Morgan, Altered Carbon s’inscrit dans la plus pure tradition du cyberpunk, dont Blade Runner est le fer de lance. Excellente écriture, excellent acteur, thématique intéressante. Encore une pépite signée Netflix à voir absolument !

4.5/5

Fullmetal Achemist

C’était mou ! Mais c’était mou. Deux heures quinze de films où ça papote sans arrêt ! Des CGI atroces par-dessus le marché. Des acteurs japonais très japonais (cabotinage à la puissance 12). Un scénario cousu de fils blancs même sans connaître l’histoire… J’en attendais vraiment rien parce que même la bande annonce faisait pas envie, et bien j’ai eu exactement ce que j’attendais. Encore une adaptation bien dispensable…

0.5/5

Justice League

… J’ai même pas envie d’en parler ou ça va encore m’énerver ! C’était de la bouse ! J’aurais jamais cru devoir le dire, mais j’ai signé pour voir le Snider’s Cut…

0/5

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Assassin’s Creed

Dans un premier temps, je tiens à dire que je n’ai jamais joué aux jeux vidéo éponymes et que je ne connais pas leur mythologie, je juge donc l’oeuvre cinématographique pour ce qu’elle est en tant que telle, non dans sa filiation. Dans un deuxième temps, c’est très mauvais. Voilà. Trop d’effets spéciaux tuent les effets spéciaux, l’histoire est fumeuse au possible, les choix de réalisation pas toujours heureux (bordel de pompe à queue, arrêtez les ultra-cuts dans les scènes d’action !), les personnages bien moisis et niveau cohérence, on se posera là. En soi, l’animus est un concept bien foireux : quelle est l’intérêt de fabriquer d’une telle machine sinon pour se la péter à l’écran ? Un caisson à la Source Code aurait tout aussi bien marché… Et la mémoire génétique qui transforme un inspecteur des impôts en assassin en 3 minutes, j’ai du mal à y croire. Le personnage de Lynch est risible et montre une fois de plus le pouvoir de l’acteur sur le scénario : genre, je suis un tueur mais j’ai buté juste un mac de prostituées, donc techniquement, je suis gentil hein. C’était si compliqué de faire du protagoniste un mec vraiment sale en quête de rédemption dans sa seconde vie ? La construction globale du film ne marche pas non plus ; rien qu’avec le premier tableau qui impose 3 minutes de lecture pour présenter les Templiers et les Assassins, je savais que cette nouvelle adaptation de jeu vidéo serait ratée. Assassin’s Creed, le cyberpunk du pauvre. Assassin’s Creed, le Da Vinci Code avec du parkour. Assassin’s Creed ou la preuve que dans les mains d’exécutifs, même affiliés à Ubisoft, un film sera toujours pas terrible.

0.5/5

Arriety, le petit monde des chapardeurs

Comme toujours les studios Ghibli pondent des merveilles. Celui-ci en fait partie. Certes, on n’est pas dans la même catégorie que Mononoke Hime ou Chihiro mais le travail reste impeccable. La grande force, à mon avis, des productions Miyazaki est de réussir à mettre en valeur le quotidien, la fameuse tranche de vie, et d’en sortir des émotions. On regrettera le message écologique bien trop appuyé pour être subtil, mais bon, des fois y aller avec ses gros sabots est le meilleur moyen de se faire entendre.

4.6/5

Loserville

Depuis le temps, cela n’aura échappé à personne que je mate à peu près tout ce qui me tombe sous la main dans la catégorie « Teen Movie ». Loserville est un film de plus à ajouter à la collection. Il n’est pas exempt de défauts (genre la gueule des acteurs trentenaires…) et certains partis pris font des fours à l’écran (la vie fantasmée du protagoniste), mais certaines approches de la condition adolescente sont traitées avec suffisamment de finesse pour le faire sortir un peu du lot. Il a aussi le bon ton de nous éviter la scène cliché de la Prom Night ou la relation amicale qui dérive en sentiments.

2.5/5

Stick It

J’en attendais rien. Mais comme vous le savez déjà, j’adore les films sur le sport. J’en avais jamais vu sur la gymnastique, c’est le côté « teen » qui m’y a poussé. J’ai été agréablement surprise, tant sur la qualité de la réalisation que sur le propos. Un film par une scénariste et réalisatrice (Jessica Bendinger, celle de Bring It On) qui met en avant des figures féminines fortes et un sport assez méconnu, notamment sur les sacrifices qu’il impose et la rigidité qui régit ce milieu. A voir !

4.5/5

Miami Vice

Je ne suis pas un hyper fan de Michael Mann et de ses ambiances. Les goûts et les couleurs. Mais j’étais curieux de voir l’adaptation de cette série culte des années 80. J’ai eu du mal à rentrer dedans. Mann certes, mais surtout la façon d’aborder le sujet loin de la New Wave et des T-Shirts fluo des années 80’s. C’était trop sombre, ça manquait de la légèreté de la série original et surtout, bah sur 2 heures de film, on passe peut-être 30 minutes à Miami… Bref pas ma came.

1.5/5

Office Christmas Party

Visiblement un film qui surfe sur la vague initiée par Project X et les films de fête géante qui dégénère. Allez, c’était sympatoche malgré certains acteurs qui en font des caisses (genre Kate McKinnon qui se jimcarreyse dans tous ses films).

3/5

Why Him?

Ca cassait vraiment pas trois pattes à un canard. Mais bon, y’avait des moments qui prêtaient à sourire. Par contre, je crois vraiment que Hollywood n’a aucune idée de ce qu’est la réalité d’une entreprise de jeu vidéo…

2,5/5

Freaky Friday – Double Dose

Ca faisait un moment que je voulais regarder ce « classique » de la comédie pour adolescents. Et lors de mes recherches, voilà que je découvre que Freaky Friday avec Jamie Lee Curtis et Lindsay Lohan est en fait le remake d’un film avec Jodie Foster ! Du coup, j’ai décidé de faire un truc inédit : mater l’original et le remake coup sur coup. Les deux versions ayant plus de 25 ans d’écart, ça semblait justifié. Et puis le plus mauvais n’est pas forcément celui qu’on croit. Franchement, en dépit d’un caractère un peu daté, j’ai pris énormément de plaisir à mater l’original. Ca m’a surtout rappelé à quel point le cinéma 70’s était décomplexé tout en suivant les codes du moment : intro en dessin animé, interminable course-poursuite en bagnole à la fin, gags visuels complètement foufou (vous avez un exemple dans la mini bande annonce avec la voiture de flic qui se coupe en deux)… On sent bien aussi le côté féministe refoulé qui essaie de marquer des points au milieu des années 70. Après, je vais pas mentir, le film parle à ma corde sensible et voir une image un peu pourrie, des vraies cascades, des musiques un peu cheesy, ca m’a rappelé mon enfance où je matais tout et n’importe quoi dans le vidéo club (et j’ai été pris d’une soudaine nostalgie pour les films de Terrence Hill et Bud Spencer (littéralement mon péché mignon quand je reviens en France et que j’ai accès aux chaînes câblées) par exemple).

J’aurais bien aimé craché sur le remake à base de « c’était mieux avant » mais force est de constater que c’était moins terrible que ce que la bande-annonce laissait présager. C’est certes plus moderne mais ce qu’on perd dans le propos initial (clivage parents/enfants sur leurs tâches respectives) on le gagne dans les acteurs qui, de mon point de vue, jouent mieux l’inversion des rôles. Après, j’ai un faible pour Lindsay Loan dans sa période Disney (Mean Girl quoi !) donc ça joue forcément. La nouvelle version est aussi nettement plus cousue de fils blancs à mon sens.

L’original: 4/5

Le remake: 3.5/5

Arrival

Arrêtez tout ! Prenez votre carte bleue, allez dans le magasin culturel de votre choix et procurez-vous la galette de Arrival ! Ce film est une claque magistrale ! Scénario, réalisation, musique, propos, acteurs… Tout, absolument tout est incroyable ! Je n’avais pas été aussi pris dans un film depuis trèèèèèès longtemps. J’étais passé à côté de la hype en dépit de tout le bien que je pense de Denis Villeneuve, pour attendre d’être dans le bon état d’esprit et wow, quelle claque. Je suis passé dans tous les états, entre l’appréhension, l’angoisse, l’euphorie et la mâchoire par terre en regardant ce film. Tout est juste, et extrêmement réaliste géopolitiquement parlant. Le scénario tout en subtilité réussi tour à tour à vous faire perdre foi en l’humanité et à vous y raccrocher. Villeuneuve est vraiment un grand réalisateur, et après Enemy et Sicario, je pense sincèrement que la suite de Blade Runner et le reboot de Dune sont en de bonnes mains !

10/5

Pas de bande-annonce, décrouvrez-le !

Ergo Proxy est une série d’animation japonaise réalisée par le studio Manglobe (Samurai Champloo) d’après des scénarios de Dai Sato (Cowboy Bebop).

Rombo est une ville-dome coupée d’un monde extérieur très post-apocalyptique. A Romdo, les habitants sont assistés par des Entourages (des androïdes aux fonctions variées), sa société fleure bon le totalitarisme, et beaucoup de choses sont en train de dérailler. Les entourages attrapent un mystérieux virus qui les rend conscients de leur condition artificielle et soumise tandis qu’une espèce de démon trouble la quiétude de la ville. Vincent Law est un immigré chargé de contrôler les entourages, Ril est une enquêtrice chargée de traquer le « démon » et tout deux vont se retrouver embarqués dans une longue quête identitaire…

Ça faisait un moment que je n’avais pas maté une série japonaise. Attiré par la réputation du scénariste (Cowboy Bebop reste ma série d’animation favorite de tous les temps) et par un commentaire glané sur internet qui disait en substance « Ergo Proxy est ma plus grande claque depuis Cowboy Bebop« , je me suis laissé tenter. Force est de constater que soit on n’a pas regardé le même Cowboy Bebop, soit on n’a pas regardé le même Ergo Proxy !

Mais avant de se plonger dans les détails de l’histoire, quelques mots sur la technique. Série datant de 2006, elle mêle plus ou moins agréablement des effets 2D et 3D, la 3D permettant de considérablement réduire certains coûts de production en animation, on comprend que ce choix s’est largement démocratisé depuis 10 ans. Des fois, on ne voit rien. Des fois, c’est très moche… La 2D reste de bonne facture, les Japonais n’ayant plus grand chose à démontrer dans le domaine. Reste des choix artistiques particulièrement sombres et déprimants à base de noir, gris et sépia pour retranscrire l’atmosphère post-apocalyptique de l’histoire et à base de gris et bleu pour l’atmosphère froid et futuriste de Romdo. Et au bout d’une demi-douzaine d’épisodes, cela me gonflait ce manque d’originalité flagrante.

Les personnages sont plutôt bien définis et suivent leur propre évolution à mesure que les épisodes avancent et que les obstacles et révélations tombent. Evidemment, le plus intéressant reste celui de Ril, mais ma préférence est allée à Pino, la petite androïde infecté dont la bonne humeur naïve faisait du bien au milieu de toute cette tristitude ambiante.

Ergo Proxy était long… Terriblement long… Dramatiquement long… Un peu plus de vingt épisodes et une folle envie d’en finir au plus vite une fois que Vincent a quitté Romdo. Ca se traîne à la vitesse d’un gastéropode asthmatique. Pire, la série se paye même le luxe d’épisodes one-shot totalement décalés du ton de la série, avec des justifications scénaristiques tirées aux forceps pour les raccrocher à la trame principale. Je ne sais pas dans quelles conditions s’est vendu le pitch de la série à Manglobe, ni les décisions sur le nombre d’épisodes, mais c’est typiquement le genre de histoire qui aurait méritée de consacrer plus de temps à Romdo que dans les plaines désertiques de la planète et ne pas dépasser les 10-12 épisodes.

Résultat : un ennui profond. Après je reste totalement conscient que le monde se divise en deux : soit t’es ultra fan de la série, soit pas du tout. Après tout dépend de là où vous choisissez de placer vos exigences : sur le caractère totalement élitiste pour appréhender la série, ou sur le fond de la série.

Et le fond de la série est plutôt léger. Des androïdes qui se retrouvent doués de conscience propre me semble trop peu pour classer l’œuvre dans la catégorie cyberpunk ; c’est pourtant ce qui est fait. Donc le virus qui touche les robots, les cités-dôme au milieu d’une tragédie apocalyptique, les jeux de pouvoir… Bref, c’est comme la direction artistique, rien de nouveau sous le soleil. Hormis le fait de rendre le tout terriblement ennuyeux !

Le générique d’ouverture est plutôt sympa ceci dit, et celui de fin se déroule sur le Paranoid Android de Radiohead.

Vous l’aurez compris, trop mou, sans saveur et sans grande originalité, Ergo Proxy est une nouvelle déception à ajouter à ma déjà trop grande liste. Après, si vous vous lancez dans l’aventure, vous êtes prévenus : amateurs s’abstenir, on est dans une série trop élitiste pour convenir à tous.

Blame! Gakuen (And so on) est un recueil d’histoires courtes de Tsutomu Nihei (Biomega), paru aux éditions Glénat Manga.

C’est probablement l’une des chroniques les plus inutiles que j’ai jamais faite, pour deux raisons :

  1. Si vous êtes fan de Blame! ou de Tsutomu Nihei comme je le suis, vous avez déjà acheté ce volume.
  2. Si vous n’êtes pas fan de Blame! ou de Tsutomu Nihei, vous n’avez probablement aucun intérêt à acheter ce manga.

Si vous ne connaissez pas Blame!, d’une part, c’est dommage, d’autre part, c’est un manga si délicat à appréhender qu’il m’est impossible de vous en faire la réclame en quelques lignes. Blame! est l’un des mangas qui m’a le plus influencé, au même titre que Akira. Blame! est sûrement le summum du cyberpunk mystique, avec zéro dialogue, des architectures de ouf et des montres et combats hallucinants.

Bref. Blame Gakuen est une bizarrerie, un recueil de petites histoires qui se rattachent vaguement à Blame! ou à l’univers déjanté de son auteur. Gakuen est complètement barré et propose quelques histoires en propulsant les héros de la série originale (Killy et Shibo) dans un lycée et une ambiance moé (avec ce que ça implique comme humour raz de la petite culotte).

A côté de celles-ci, on trouvera des histoires complètes de science-fiction halluciné et un récit qui donnera une nouvelle vision de l’univers Blame!. C’est toujours aussi sombre et pessimiste, et c’est ce qu’on adore avec Nihei.

Le manga est tout en couleurs et comme j’adore l’auteur et son style si particulier, je ne peux que dire : « c’est beau !« . Après, j’ai tout à fait conscience que c’est particulier comme dessins…

Entre drôlerie et violence, Blame! Gakuen trouvera sûrement un public qui se connaît déjà. Les autres, je vous propose d’aller acheter le premier volume de Blame!

Repo Men est un film réalisé par Miguel Sapochnik, avec Jude Law (eXistenZ) et Forest Whitaker (Ghost Dog), sur un livre de Alex Garcia (The Repossession Mambo).

Dans un futur pas si loin que ça, The Union est une société qui propose à qui le souhaite l’opportunité de s’offrir un organe 100% artificiel (je vous laisse jeter un œil à l’affiche pour les prix). Si jamais, par un malheureux hasard de la vie, vous n’étiez pas capable de payer votre nouvel arteforg, un repo man de The Union (reconnaissable à leur tatouage sur le cou) viendra récupérer l’organe. Sans plus de formalité ni assistance médicale, dans votre salon ou votre bagnole, et vous laissant crever ensuite. Rémy est un repo man. Le meilleur même. Il fait joyeusement son boulot, en équipe avec son meilleur pote. Seulement voilà, Rémy a une famille et une envie de raccrocher pour passer plus de temps avec elle. Un dernier job et on en parle plus… Sauf que le dernier job tourne mal et que Rémy se retrouve malgré avec un cœur artificiel. Et, étrangement, le cœur a été livré avec une conscience : pétri de remords, Rémy ne peut plus faire son boulot comme avant. Pas de boulot, pas d’argent. Pas d’argent… Rémy va passer de l’autre côté de la barrière et être traqué par ses anciens collègues à qui il doit un cœur.

Honnêtement, Repo Men ne propose pas le scénario de l’année, remaniant la classique recette qui du chasseur devient chassé, mais si l’on sait regarder au delà de l’évidence, Repo Men est un bon film ! Un excellent petit film même, pile dans le genre que j’adore totalement par son mélange de science-fiction et de scènes d’action virile avec en sous-thèmes d’intéressantes questions et symbolismes.

Encore une fois, il s’agit d’un film qui a eu une distribution en France pourrave avec une sortie ciné intimiste et une distribution DVD massacrée malgré son casting de qualité. Il n’a pas été aidé par son flop aux USA… D’accord. Mais qu’à cela ne tienne, cet article va vous faire acheter le film.

Je disais que le scénario est somme toute classique, il réserve cependant son petit lot de rebondissements de derrière les fagots qu’on n’avait pas vu venir. Il a un côté film noir avec sa voix-off, un côté humour noir vraiment sympathique, un côté film d’anticipation un peu fauché sur les bords qui l’empêche d’avoir une débauche d’effets spéciaux. N’en ayant jamais particulièrement entendu parlé, j’avais un a priori négatif… comme tous les films qui traitent d’une façon ou d’une autre avec les scalpels et le trafic d’organes. Comme tous les préjugés sans fondement, c’était bien stupide car le film est vraiment cool et rafraîchissant. Les fameuses scènes avec les tripatouillages d’organes sont traitées avec cet humour noir susnommé qui fait que cela passe très bien. Le film est très clairement découpé en deux parties, avec deux ambiances très différentes pour symboliser les deux états d’esprits du protagoniste. Certains n’apprécieront pas la deuxième partie, je ne pourrais pas leur en vouloir, à moins de rentrer complètement dans le trip comme moi, elle pourrait apparaître comme plus faible.

Le scénario d’Alex Garcia brosse plusieurs thèmes propre au genre. Ceux de Never Let Me Go, de façon moins poétique. Mais aussi le côté humain/machine que ce soit avec le rôle de Beth ou la prise de conscience de Rémy (ça me rappelle aussi d’autres références, mais impossible de mettre le doigt dessus… anyone ?). Combien coûte la vie humaine, un tacle pour la société de consommation… La plupart des thèmes chers au cyberpunk, en fait… Il y a aussi d’intéressantes perspectives évoquées sur le fascisme en général avec des parallèles évidents entre les rafles SS et celles des Repo Men. Mais la dose d’humour noir derrière tout cela et les scènes d’action font agréablement passer les pilules « plusieurs degrés de lectures ». Je ne peux m’empêcher toutefois de souligner tout le côté sexuel de l’avant-dernière scène pour que ceux qui regarderont, la regardent avec cette idée en tête…

Tous les personnages ont le mérite d’avoir une très bonne caractérisation sur plusieurs niveaux, ce qui rend leurs interactions justes et réalistes. Certes le personnage de Rémy est très classique, mais la prestation de Jude Law est savoureuse (surtout dans les situations cyniques). Mais les personnages les plus intéressants restent ceux de Forest Whitaker en meilleur ami Repo Man jovial et pro-The Union et de Liev Shreiber en commercial uber efficace et sans âme. Le rôle de Beth est un peu plus cliché mais il fonctionne bien dans son côté « Super Jamie ». De toute façon, au regard du casting, il n’y a aucune raison d’être déçu !

Côté réalisation, on sent bien le manque de sous derrière avec des plans assez serrés dans la première partie, puis larges dans les ruines de la deuxième. C’est très propre en dépit de cela, à part deux ou trois scènes qui font intervenir trop de figurants et deviennent brouillon. Les scènes d’action sont filmées avec classe et raviront les amateurs de John Woo. Les esprits chagrin les trouveront grandguignolesques, toujours dans cette fameuse deuxième partie, les autres (surtout ceux dans le trip ou qui remettront cette deuxième partie en perspective après visionnage) les trouveront parfaitement dans le ton.

Repo Men me rappelle des films comme Minority Report, Equilibrium, Total Recal, des films comme Volte-face, des films de genre gores à petit budget comme Zombie. Pour apprécier Repo Men, il faut apprécier ces films. Il faut assez apprécier le second degré, la violence graphique, parfois le politiquement incorrect et le divertissement pop-corn. Repo Men est un film sous-estimé, dont on n’a pas assez entendu parlé, et c’est mon coup de cœur de la semaine !

Et vous, vous signez ?