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Rock Star

En soi, Rock Star est un petit film sur l’univers de la musique sympathique. Le genre de truc vite vu, vite oublié avec une Jennifer Aniston en mode automatique et une présence scénique de Mark Wahlberg impeccable (guère étonnant, je rappelle à tout hasard qu’il a été chanteur dans une autre vie). Là où ça devient intéressant, c’est quand on commence à lire entre les lignes du film et à s’intéresser à sa genèse. Être fan du groupe Judas Priest aide aussi. En effet, Rock Star « s’inspire » du passage de Tim Owens dans le groupe, ou comment un fan dans un groupe spécialisé dans les reprises de Judas Priest se retrouve propulsé Lead Singer pour remplacer Rob Halford. Et pour ceux qui en douterait, le titre de développement de Rock Star était « Metal God« . Du coup, il est facile de remonter la piste des coïncidences entre le film et la réalité : le départ d’Halford dû aux tensions dans le groupe, le processus créatif dans les mains du guitariste/bassiste… Bon après, on est assez loin de l’histoire « normale » d’Owens et Judas Priest n’avait aucun contrôle créatif sur le scénario. Donc en attentant un vrai biopic sur Judas Priest, Kiss ou Black Sabbath, il faudra se contenter des miettes qu’on jette aux métalleux. Bien évidemment, la bande son déchire.

4/5

Major League 1 & 2

Une petite madeleine de Proust, toujours agréable à regarder. Si vous aimez les comédies sur le sport et le baseball en particulier, je pense que Major League est un indispensable.

4/5

On l’appelle (toujours) Trinita

Il se trouve que les films sont sur youtube, en entier… J’étais tombé par hasard dessus, et de la même façon que je tombe par hasard sur un film de Terence Hill et Bud Spencer sur la TNT, je ne peux pas m’empêcher de regarder. C’est peut-être la nostalgie qui parle, mais contrairement à pas mal de films de la même époque, je ne trouve pas ce que ces productions aient pris un coup de vieux et je ne m’en lasse jamais !

4.5/5

Logan

Vous n’êtes pas sans savoir que j’ai ma dose de films de super héros, je les accueille désormais comme ils viennent, sans enthousiasme. Logan ne déroge pas à la règle, d’autant plus qu’on sait comment il se termine vu que Hugh Jackman a raccroché les griffes. Pour le chant du cygne du personnage, j’avoue que j’en attendais bien plus. Il y a bien quelques bonnes idées, mais globalement c’est bien sans plus. Pas à la hauteur, encore une fois, ni dans le propos ni dans les ambitions.

2.5/5

XXX: Le retour de Xander Cage

Pas grand chose à en dire sinon que c’est à la hauteur de la bande-annonce : particulièrement débile ! Un scénario à base de punchlines et de grosses ficelles qu’on voit venir de très loin. Je pense qu’on est au niveau zéro de ce que peut produire Hollywood…

0.5/5

Lego Batman, le film

C’était moins bien que Lego, La Grande Aventure, mais sympathique tout de même. Un poil trop orienté kids et trop d’auto-références pour plaire aux néophytes. Je recommande plutôt l’autre film Lego donc. Et avant que le gimmick ne perde déjà sa saveur (Ninjago…)

3/5

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Redeemer of Souls est un album de Judas Priest, chez Columbia Records.

Une fois n’est pas coutume, parlons musique avec le dernier album en date de Judas Priest. Judas Priest est incontestablement l’un de mes groupes favoris, un monument du rock lourd qui – au même titre que Black Sabbath – a contribué à définir et à façonner le hard rock et le heavy metal tant dans sa sonorité que dans son esthétisme vestimentaire. J’ai eu l’occasion de les voir au Hellfest durant leur tournée d’adieu, contentant l’amateur que je suis de voir sur scène ces légendes. Et quand on apprécie la musique des 70’s-80’s comme moi, autant dire que c’est pas tout les quatre matins qu’on a l’occasion de voir sur scène ses groupes préférés ! D’autant plus que c’était la dernière tournée avant la retraite !

Bref, dans mon esprit naïf, c’était une dernière tournée et puis s’en va. Quelle ne fut donc pas ma surprise en apprenant après la bataille que le prêtre avait sorti un nouvel album en juillet dernier ! En fait, leur tournée d’adieu n’était pas leur tournée d’adieu. La magie de la langue de bois a tourné les mots de façon que l’Epitaph Tour soit en fait « leur dernière tournée de grande envergure ». Les fans ne vont pas s’en plaindre ; il faut dire que des monuments comme Judas Priest, Black Sab, Kiss, les Stones sont bien les derniers d’une génération qui a défini la (vraie) musique et qu’après 40 ans de carrière, la scène ne les quittera jamais et que le public est probablement ce qui les tient encore en vie !

Mais voilà, on aura beau dire, on aura beau faire, en dépit de leur énergie increvable, les fans comme moi ne sont pas dupes : on sait tous que les meilleurs albums sont derrière eux et que les nouveaux sortent plus par habitude que par envie. C’est mon constat sur les Stones par exemple. On achète aussi plus par habitude que par envie. Sauf que parfois, on n’est pas l’abri d’une bonne surprise. J’en veux pour preuve le dernier album de Black Sabbath, 13, avec son réalignement presque d’origine qui essaie de revenir aux sources Paranoid avec un brio dont j’étais le premier surpris. 13 sonne un peu comme le chant du cygne, mais la qualité est au rendez-vous !

Qu’en est-il alors de Redeemer of Souls alors ?

Il faut savoir que le précédent album date de 2008 et que ce dernier – Nostradamus – avait déconcerté les fans qui ne se retrouvaient plus dans les expérimentations du groupe. Personnellement, j’ai pas écouté encore, difficile d’émettre un avis. Mais comme je le disais plus haut, après de 40 ans de carrière, ce qui fait vivre ce genre de groupe, ce sont les fans. Autant les contenter. Et c’était pas gagné avec l’annonce du départ d’un membre fondateur, le guitariste K.K Downing, remplacé par Richie Faulkner (déjà présent sur l’Epitaph, ceci dit) ! Alors Judas Priest se contente donc de faire du Judas Priest sans prise de risque et je dois bien avouer que si les morceaux tentent d’explorer à chaque des pistes différentes, tous sonnent un peu comme quelque chose qu’on aurait déjà entendu, presque plan-plan et poussif et dépit des efforts.

Vous voyez, ça sonne propre mais pas fou-fou

Car le vrai problème de cet album, c’est qu’il se définit comme du Priest pur jus et qu’on le compare nécessairement avec les albums-pilier du groupe : British Steel, Screaming for Vengeange, Turbo et Painkiller. Aucun des albums de Judas Priest n’arrivera jamais à la cheville de ceux-là. C’est un fait. Alors on essaie de comparer avec Angel of Retribution, qui lui-même avait été composé dans une situation différente puisque le frontman Rob Halford reprenait les rênes du groupe et qu’il devait prouver vocalement et musicalement que le Priest était de retour (le premier titre n’était pas Judas Rising pour rien !).

Et donc, finalement, pour apprécier cet album, la solution est simple : il ne faut pas le comparer à quoi que ce soit ! Rob Halford n’est plus capable de monter dans les aigus comme à la bonne époque de la même façon que Paul Stanley n’est plus capable de faire Love Gun sans soutien. Mais le chanteur a bientôt 65 piges et sa retenue sur Redeemer of Souls est compréhensible. Et le plus amusant c’est que si ce n’est pas du « grand » Halford, c’est toujours impressionnant à entendre et met toujours à l’amende 95% des chanteurs actuels ! Les riffs sonnent classiques mais qui pourraient réellement s’en plaindre ? Richie Faulkner emboîte le pas d’une autre légende de la guitare et propose de rester proche du son Priest à défaut de le renouveler. L’alchimie K.K manque, mais il faut s’y faire.

Au fur et à mesure des écoutes, on apprend à apprécier Redeemer of Souls. Et puis alors on comprend ce qu’est réellement cet album : la fin. Ou plutôt le début de la fin comme laisse sous entendre le poignant dernier morceau du titre : Beginning of the End. Judas Priest prépare son départ mais il entend le faire à sa manière, d’une façon certes plus sage mais en rappelant qu’ils sont toujours les tauliers du Heavy Metal.

Et on comprend peut-être mieux le choix de « Redeemer of Souls » comme titre à l’approche du jugement dernier…

Fatigué ? Sûrement pas ! Convenu ? Assurément. Redeemers of Souls n’est pas l’album de trop comme je le croyais. Il n’est pas aussi bon qu’Angel of Retribution, ne doit pas être comparé aux albums des années 80 non plus. Le Judas Priest post-Epitaph existe bel et bien et ne tirera sa révérence que lorsqu’il sera prêt. Réjouissons-nous déjà de toujours pouvoir entendre la voix d’Halford. Je vois plus ce Redeemer of Souls comme un album de « transition », sans surprise, propre mais pas dément, qui plaira à la fan-base sans l’agrandir…

Beginning of the End peut-être, mais ça claque sévère tout de même ! Peut-être ma préférée, qui me fait dire que Judas Priest n’a pas besoin de chercher dans ses racines 80’s pour être toujours le patron…

A noter que l’édition vinyle semble exister en collector avec des disques couleurs. Si vous ne connaissez pas Judas Priest, je ne recommande pas cet album pour le découvrir : séance de rattrapage avec du back-to-basic et British Steel disponible en édition 30ième anniversaire ! C’est cadeau !

Cher Journal,

J’annonçais dans le précédent article dédié aux off de Electrik Punk Books (soit l’envers du décor derrière couche de peinture reluisante) que j’avais commencé l’écriture d’un nouveau roman et que je comptais la claquer dans le mois qui suivait.

Un voeu pieu compte tenu que je préparais la sortie de Sol Sunburst, sa publicité désespérée et les nouvelles à suivre. Je rappelle d’ailleurs que mon livre écolo-rock est toujours disponible à petit prix chez vos dealers de culture numérique préférés : Amazon et Kobo. Vous pourrez d’ailleurs lire sur ces pages les premiers commentaires positifs à son sujet. Si vous aimez palper la marchandise avant d’acheter, n’oubliez pas que les premières pages sont toujours lisibles gratuitement.

Je suis un peu en retard côté nouvelles, ceux qui lisent mon blog pro savent pourquoi, mais Le Tabouret est enfin disponible pour 0 euro sur ses mêmes plateformes. Sans surprises, la petite nouvelle gratuite marche beaucoup mieux que le livre payant. Je préférais avoir l’inverse dans mes courbes mais bon, on ne va pas trop se plaindre pour le moment.

Si vous avez lu l’un ou l’autre, n’hésitez pas à partager votre avis d’une façon ou d’une autre !

Disais-je donc en introduction que je m’étais attelé à l’écriture d’un nouveau roman pour combler le trou entre Sol Sunburst et – probablement – Réveils. Un mois, c’était juste pour l’écrire en entier avec la rigueur professionnelle que je suis en droit d’attendre de mes productions. On aura beau dire, on aura beau faire, je ne suis pas Philip K. Dick pour torcher mes romans en deux semaines montre en main. Ceci dit, j’ai posé le mot « fin » la semaine dernière. Soit une écriture étalée sur 15 semaines. Si je compare avec Sol Sunburst, un poil plus court pourtant, et ses 15 mois pour la première version, on va dire que c’est déjà pas mal. 133 pages environ, un peu plus de 200000 mots pour le moment.

Certes l’écriture de Teenage Riot n’est que la ré-écriture du long métrage que j’avais fait il y a longtemps, mais ré-écriture ou pas, je suis tout de même content de l’avoir conclu pour l’été et d’être prêt à l’envoyer à mes béta-lecteurs d’ici quelques jours. Ca a tout de même pris plus longtemps que prévu, notamment à cause des changements opérés sur la fin et d’un personnage pour qui j’ai eu une sympathie tout nouvelle avec la prose et que j’ai donc retravaillé.

Quand j’écrivais le long métrage, mon « bureau » ressemblait à ça :

Une décoration des plus seyantes…

Et pour savoir à quoi ressemblait mon « bureau » pour la version roman, rendez-vous sur www.electrikpunkbooks.com !

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Sol Sunburst est un roman d’Oliver Castle (Atomic Girl et moi).

2169. Guerres, dérèglements climatiques et extinctions animales en série vont bientôt avoir raison d’une Terre qui se meurt, consumée par l’avidité et la négligence de l’Homme. Ultime solution pour sauver une espèce qui disparaît, introduire son génome à celui de l’homme et créer ainsi un animoïde : un être mi-homme mi-animal.

Alors que le reste du monde semble déjà tourné vers la colonisation de Mars emmenée par le Major Tom, un groupe éco-terroriste animoïde – les Diamond Dogs – tentent de sauver la planète de sa destruction prochaine.

Sol Sunburst est un rocker dont les chansons prophétiques et son charisme font rapidement de lui un véritable Messie pour la nouvelle humanité. Il prédit l’apocalypse dans cinq ans. Trop peu pour Angela, la dernière recrue des Diamond Dogs qui s’est jurée de changer ce monde condamné…

D’ordinaire, un article qui commence de la sorte sur ce blog est suivi d’une longue diatribe faisant l’apologie du livre ou bien une descente en flammes. Comme il s’agit de mon propre livre, je me vois mal le pourrir dans les grandes largeurs. Je me vois mal en faire la réclame objective.

Tout ça pour dire que mon ebook sort aujourd’hui !

Pour faire court, j’ai déjà listé 10 bonnes raisons qui pourraient vous pousser à apprécier mon roman. Et pour ceux qui ont besoin de tâter la marchandise avant de se prononcer, j’ai aussi mis le chapitre 2 en lecture libre.

Je rappelle également que Sol Sunburst soutient le WWF.

Vous pouvez donc acheter Sol Sunburst sur Amazon (format .mobi) ou sur Kobo (format .epub) !

logo-amazonlogo-kobo

Il est amusant de regarder en arrière et voir ce que m’a amené jusqu’à ce jour. Depuis la crise de la page blanche jusqu’aux relectures qui n’en finissent plus. Honnêtement, il y aurait beaucoup à dire, a fortiori sur la partie « édition » où on lit un peu partout sur l’internet que « publier son livre indé, c’est les doigts dans le nez ». Franchement, non. Pas si on veut faire ça bien. J’aurais peut-être l’occasion d’y revenir dans un autre article.

Je crois que pour résumer le sentiment du jour, il faudrait s’écouter la chanson Space Oddity de David Bowie.  Un astronaute qui décide de faire le grand saut dans le vide sidéral. Il s’agit de la première « chanson » du roman également (coïncidence ? je ne crois pas…). Je vous mets d’ailleurs la version « Walter Mitty », que je trouve assez représentative en fait.

Merci à tous ceux qui m’ont soutenu jusque là et à tous ceux achèteront mon premier roman. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires.

Bonne lecture !

Stoned in Paris est un album live de Kiss, enregistré à Paris, le 22 mai 1976.

Une fois n’est pas coutume, un article Musique. Bon, par contre, après Monster c’est encore un article sur Kiss. On est fan ou on l’est pas !

J’ai trouvé ce nouveau vinyle en fouillant dans une brocante de mon patelin. Certes, je l’ai trouvé sur les rayonnages d’un disquaire, non dans les fins fonds d’un bac en plastique entre un Joan Baez et un Johnny (et encore, je cite le haut du gratin de ce qu’on peut trouver dans un vide-grenier niveau musique…).

Pour ma part, j’ai récupéré une ré-édition (ré-impression ?) de 2009, la version White Label Promotionnel. En d’autres termes, ça veut dire que j’ai une pochette entièrement blanche, avec une feuille volante photocopiée en guise de couverture, et que la galette ne porte aucune marque, image ou label d’impression. En toute honnêteté, je n’ai aucune idée des origines, modes de diffusion et objectifs de ce vinyl. Je sais que ce n’est pas sa première version qu’il existe de nombreux bootlegs antérieurs sur le même support ou sur CD-R (et oui, CD-R, il s’agit de disques non-officiels), avec 9 ou 12 titres suivants les cas.

Ca a de la gueule les vinyles que vous n’achetez pas à la FNAC, hein ?

Le cas qui nous intéresse se compose de :

FACE A

  • Deuce
  • Strutter
  • Flaming Youth
  • Hotter Than Hell
  • Firehouse
  • She

FACE B

  • Shout It Loud
  • Black Diamond
  • Detroit Rock City
  • 100 000 Years

Il manque donc au moins Nothing to lose et Rock n Roll All Nite. Au total, le concert fait un peu moins d’une heure. Grâce à la magie de l’internet moderne, ce même concert est disponible en entier sur youtube. Il serait de bon ton que vous lanciez la vidéo en fin d’article avant de finir de le lire et vous cultivez un peu sur le groupe. Et vous la pétez à la machine à café, parce qu’étaler sa culture Kiss devant ses collègues, ça n’a pas de prix.

Pour bien comprendre et bien apprécier ce bootleg (enregistrement piratés, souvent au son un peu crade), il convient de faire un petit historique. Déjà, 1976. Il s’agit de la formation : Paul Stanley, Gene Simmons, Ace Frehley et Peter Criss. Le groupe vient tout juste de sortir son 4ème album studio Destroyer et son premier album live Alive!. C’est cet album live qui va réellement permettre au groupe d’exploser aux Etats-Unis et de propulser la carrière de Kiss vers des sphères strato-cosmiques. Destroyer va finir triple disque de platine grâce à cette nouvelle notoriété.

Reconnu pour ses prestations en live, il est bien normal que Kiss lance sa tournée pour le nouvel album. Et grande première, celle-ci prend l’avion et pose ses valises en Europe pour la première fois ! 22 mai, c’est la toute première date en France, à Paris. L’Olympia.

L’Olympia, c’est à la louche 1500 places. Si on rapporte ça à l’échelle des concerts de Kiss, c’est comme s’ils retournaient jouer dans un bar tellement c’est petit par rapport à la grandiloquence de leurs dates américains. Du coup, pas de fioritures sur la scène ! Et un public parisien qui découvre pour la première les quatre peinturlurés, avec un enthousiasme certes présent mais pas une extravagance folle dans l’enregistrement (en même temps, c’est un bootleg, on a dû en couper des choses).

Certes comparé à des Alive, l’enregistrement est bien pourrave. Mais comparé à d’autres bootlegs, le concert est relativement propre. On notera même quelques pains et défauts qui deviennent vite désagréablement sur des enceintes de qualité (et quand on fait l’effort d’avoir une platine vinyle et un ampli, on n’a pas des enceintes Leclerc !). L’intro de Deuce est bien massacrée par exemple ! Ceci dit, faisons abstraction de la qualité générale pour se concentrer sur le show en général.

En ’76, les voix de Paul et Gene étaient encore forcées, très brut de décoffrage comparée à la maîtrise qu’ils acquerront dans les années 80 et 90 (la période sans masque). Elles possèdent une énergie folle, à l’image de tout le concert. (Sans être mauvaise langue, ce bootleg de 1976 est souvent vocalement de meilleure qualité que ce que j’ai pu entendre sur des concerts de 2012… Paul Stanley est usé, ses opérations et ce qu’il donne aux fans ne l’aident pas non plus).

Parmi les titres à retenir, Flaming Youth tiré de Destroyer et qui ne fut joué que pendant la tournée européenne (une rareté, donc) et 100.000 Years (tiré du premier album) dopé par un solo de batterie de Peter Criss absolument dingue ! Anthologique ! J’ai rien contre Eric Singer, l’actuel batteur, mais il faut bien reconnaître que Criss a grave envoyé du paté à Paris.

Kiss n’a jamais été un groupe d’une exactitude exemplaire, avec des titres, des voix, des notes parfois très (très) approximatives. Mais ce qui fait leur force en concert, c’est qu’on s’y sent « alive », autant que ces artistes qui prennent leur pied. Ce live à Paris en est le parfait exemple.

A noter que pour ceux qui tiendraient à se le procurer que la chose est tout de même relativement rare. Relativement. Il faudra compter plus ou moins 20 euros, ce qui pour un bootleg avec une photocopie en guise de couverture est pas spécialement donné mais dans les prix d’un vinyle neuf.