Articles Tagués ‘Manga’

Ghost in the Shell

C’était nul. Archi-nul. En même temps quand on décide d’adapter l’adaptation culte d’un mange culte (donc, vous voyez déjà le niveau : Hollywood pompe directement l’anime, soit la vision de Mamoru Oshii, pas le matériau de base), de faire un bon gros whitewashing des familles avec Scarlett Johansson (ce qui aurait pu passer – en toute honnête – s’il n’avait pas décidé d’y accoler pour de vrai le nom de Mokoto Kuzanagi) et en plus de foutre à la réalisation un tacheron incompétent comme Rupert Sanders (je vous invite à lire mon article sur son Blanche Neige), il n’y a pas de miracle : le film est une sombre bouse dénuée d’intérêt. Le plus pathétique restant le copié-collé des scènes de l’anime (un tacheron incompétent, je vous dis !). Le plus triste restant la musique emblématique de Kenji Kawai au générique de fin, comme l’ultime pied de nez au fan de la version animée. Bref, aucun, aucun, aucun intérêt, sinon rappeler l’urgence de voir ou revoir le chef d’oeuvre de Mamoru Oshii.

0.5/5

The Fate of the Furious

Pour ceux qui tiennent les comptes, c’est le 8e opus de la franchise. Et les comptes il faut les tenir parce que la série s’auto-référence désormais. Alors, à moins d’être des hardcore fans, vous hausserez le sourcil en vous demandant « c’est qui lui ? », « et elle, elle dans quel épisode déjà ? ». La série est comme son interprète principal, elle se prend trop sérieux la plupart du temps. Faut arrêter, les gars, depuis quand des vulgaires voleurs de bagnoles sont devenus des Jason Bourne ? Au final, le film ne brille que par ses moments WTF, comme la horde de voitures zombies… Il aurait fallu que tout le reste soit comme ça.

2.5/5

Le Correspondant

Le Correspondant est une comédie pour ados bien sympathique. Elle ne marquera pas les esprits bien longtemps mais il y a quelques moments vraiment drôles. Après, si j’ai autant d’affection pour ce film, c’est que j’avais commencé à développer un roman sur exactement le même genre de prémices. Du coup, j’ai dû passer à autre chose.

3/5

Jamais Contente

C’était LA bonne surprise côté comédie française sur ce mois. L’adaptation d’un roman jeunesse est vraiment réussie (enfin, le film est réussi, l’adaptation en soit, j’en ai aucune idée parce que j’ai pas lu le matériau de base). La force du film est de mettre en valeur le moment particulier de la vie adolescente, la phase rebelle égoïste, avec justesse. La gamine est énervante et touchante à la fois. Mention spéciale à la bande son qui soutient le film à merveille (Black Rebel Motorcycle Club en tête)

4/5

Quartier Lointain

Encore une adaptation, et cette fois, j’ai lu le matériau de base : un manga de Jirô Taniguchi. Si le film respecte dans les grandes largeurs les intentions du mangaka, force est de constater que c’est bien mou et que ça ne marche pas aussi bien. Le film repose plus sur son univers 50’s que sur son propos. Et c’est bien dommage. Donc maintenant, vous avez le choix entre investir dans un DVD moyen qui ne parlera qu’à ceux qui ont lu le manga ou investir dans un excellent manga…

3/5

The Mechanic

Ah, un bon gros actionner débridé avec Jason Statham. Que demande le peuple, sinon du pain en plus de ça ? C’était fun, à la limite de la façon dont la licence vidéoludique Hitman aurait pu être traitée dans son approche des contrats. Ca vide le cerveau pour pas un rond ou presque et difficile d’en demander plus d’un film avec Jason.

3.5/5

Mechanic: Resurrection

La suite bien dispensable. Réalisée 5 ans plus tard pour une sortie direct-to-DVD, on se demande pourquoi les producteurs perdent leur temps avec ce genre de film (à défaut de perdre leur argent de toute évidence). Il faut vraiment des fans de Jason Statham comme mes parents pour oser aller mater ça de son plein gré. Restez sur l’impression du premier opus dont vous n’aviez jamais entendu parlé avant de lire cet article.

1.5/5

7 Days in Hell

Une espèce de docu-fiction sur un match de tennis qui dura une semaine entière. Avec Andy Samberg et Kit Harington dans les rôles des duellistes de la balle jaune. C’était vraiment drôle, complètement con en fait, mais avec des interviewés comme Serena (ou Venus) Williams qui en parle avec sérieux et les rebondissements complètement WTF, je dois avouer que si vous ne deviez consacrer que 45 min de votre temps à regarder quelque chose dans cette liste, ce serait sur 7 days in hell.

4.5/5

Gifted

Un petit film mignon, sans prétention mais qui marche 1000 fois mieux que les grosses machineries présentées plus tôt.

4/5

The Circle

C’est un peu la déception. Il s’agit d’un film qu’on m’a surement trop hypé comme Apple ft. Facebook ft. 1984. Au final, je le trouve assez moyen, pas assez développé dans la charactérisation de ses personnages, a fortiori celui d’Emma Watson. Je ne comprends pas spécialement ses motivations dans le film, à moins qu’elle soit une grosse sociopathe à tendance paranoïaque… Bref, déçu. Très déçu.

2.5/5

Colossal

Autant sur le principe, j’adorerais Colossal, autant sur le traitement, j’ai eu du mal à accrocher. Et c’est uniquement à cause de la bande-annonce qui markete le film n’importe comment. A savoir, une comédie. Il y a des éléments rigolos mais Colossal n’est en rien une comédie et ça m’a perturbé au visionnage car je n’étais pas dans le bon état d’esprit. C’est la raison pour laquelle je ne mettrais pas de BA et que je vous invite à vous faire votre propre avis. En soi, je le répète, Colossal est vraiment bon, que ce soit dans les thèmes abordés ou leur traitement à l’image, c’est juste dommage que tout soit foiré sur une comm’ hasardeuse.

2.5/5

Going in Style

Il s’agit d’un film de Zach Braff. Le type qui a fait Garden State. Et c’est là où le bât blesse. Car Braff est un auteur que j’apprécie, qui a son univers, un prisme sur le monde et le cinéma intéressant (dans le jargon, c’est un « indé »). Et Going In Style est d’une platitude sans nom. N’importe quel Yes Man aurait pu se coller à la réalisation et sortir le même film. Reste le casting 3 étoiles pour sauver ce film de la banalité.

2.5/5

King Arthur: The Legend of the Sword

Le plus gros échec au box office de l’année. Les raisons en sont variées: budget complètement délirant (genre 275M$ marketing compris!), Charlie Hunnam incapable de porter un film (hum… Pacific Rim anyone ?), thème qui n’inspire pas vraiment la nouveauté (la légende arthurienne…) et j’en passe. Et pourtant, en qualité de divertissement pure, je trouve que le film fait le job. Ou plus exactement, Guy Ritchie fait le job, dépoussiérant façon rock n roll le mythe d’Arthur comme il l’avait fait avec Sherlock Holmes. Alors oui, le film vire complètement cheesy série B fantasy, mais le fait est que ça marche et qu’on passe un bon moment. Il faut avouer que la bande son et le montage y sont également pour beaucoup dans mon appréciation du film. Bref, King Arthur ne mérite pas la descente en flammes qu’il a connue.

4/5

Spectre

Hormis Casino Royale, je dois avouer que l’ère Daniel Craig dans les chaussures de 007 me laisse de marbre. Je ne le trouve pas particulièrement adapté au rôle, ni investi dedans (confirmé par toutes ses déclarations) et surtout, les scénarios s’emberlificotent dans des tortueux chemins à base de références d’autres films (sérieusement, vous vous souvenez de Quantum of Solace vous ?). C’est exactement le même problème que pour Fast & Furious 8 dont je parlais plus haut. La sérialisation des films. Ou comment le cinéma vampirise la télévision sans en comprendre les rouages : 1 film tous les 4 ans, ce n’est pas la même chose qu’une série toutes les semaines. Personnellement, je ne me souviens pas de tout ce qui s’est passé dans les films précédant Spectre pour réellement piger ce qui s’y passe. En d’autres termes, je me suis bien ennuyé…

1.5/5

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Macross Frontier – The False Songstress

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris : je suis un méga-fan de la licence Macross ! Donc vous en boufferez régulièrement ! The False Songstress reprend une partie de la série animée, à l’image de Do you remember love?C’est justement à cause de ce film assez moyen et remaniant trop la mythologie Macross que j’avais peur de le mater : Macross Frontier est une des meilleures séries Macross derrière l’original, je craignais un massacre et charcutage de la trame en règle. Que nenni ! Certes le film prend des libertés par rapport à la série, prend des raccourcis et change des choses mais le film tient la route en l’état et propose une intrigue qui se tient sans donner l’impression d’avoir été rushée ou coupée. L’animation est de qualité, la musique aussi (avec des inédits). Bref, je recommande chaudement d’autant plus si vous voulez goûter à du Macross sans vous taper une série entière. Notez que ce film ne s’intéresse qu’à la première moitié de la série, la seconde étant couverte par un autre film pour un autre mois.

5/5

Le film est d’ailleurs disponible en VO sous-titré anglais sur youtube, je mets donc le lien plutôt qu’une BA.

Driving Lessons

On peut dire sans trop se tromper que parmi le trio des jeunes acteurs d’Harry Potter, Rupert Grint est celui qui vit « l’après » le plus compliqué. En même temps, le niveau n’est carrément pas le même comparé aux autres. La tête à claques qu’il a et son air ahuri n’aident en rien. Du coup, c’était plus par curiosité que réel intérêt que je me suis intéressé à Driving Lessons. Une comédie dramatique sur fond de passage à l’âge adulte. Le mec un peu bizarre qui n’arrive pas à pécho, avec une mère envahissante, bouffé par son environnement qui découvre la vérité vraie du véritable sens de la vie auprès d’un mentor excentrique… on navigue en terrain connu. C’est mou et pas spécialement intéressant d’une part, et l’acteur n’a absolument pas de charisme. Vous l’aurez compris, c’est une vaste perte de temps que vous saurez esquiver à partir de maintenant.

0.1/5

Stay Cool

Le film était bien parti pour être un truc qui allait me parler : un écrivain avec une petite célébrité revient dans son ancien lycée pour faire un discours, retrouver d’anciens amis, d’anciens ennemis et son crush d’ado tout en se faisant draguer par une Terminale. Littéralement, on n’est pas loin du pitch d’un roman que j’ai en projet. D’où mon intérêt. Sauf que ça ne marche pas. La raison première est que le mec revient au bahut 20 ans après. 20 ans ! Ce qui veut dire que pendant 20 ans le mec indécrottable n’a pas fait le deuil d’une fille qui lui a mis un vent pour la prom-night ! Comme de part hasard, la nana en question est toujours dans la même ville et vient tout juste de se séparer de son mec (avec qui elle sortait au lycée…) et, comme par hasard, elle est sans enfant (après 20 ans de vie commune avec un type… c’est bien pratique !). Le film passe à côté d’un vivier de bonnes idées pour s’enfoncer dans un misérabilisme à trois étages : l’histoire du mec qui revient dans sa ville pour revivre son cauchemar sentimental lycéen, la voix-off qui lit le livre qu’il a écrit pour raconter son cauchemar sentimental lycéen et le scénariste du film/acteur principal qui raconte probablement son cauchemar sentimental lycéen. Le seul truc qui sauve le film du zéro pointé est son casting de seconde zone trois étoiles : Wynona rider, Josh Holloway, Sean Astin, Jon Cryer, Chevy Chase, Hilary Duff…

1/5

The Boss

Une agréable surprise ! Vraiment. J’avais une vague idée du film grâce à la bande annonce et c’est essentiellement la présence de Kristen Bell qui m’a poussé à regarder. Au final, le film est vraiment drôle avec un côté WTF assumé (sérieusement, une baston de rue avec des scouts qui vendent des cookies) (Peter Dinklage…) mais il propose également des moments d’émotions bien venus et qui permettent au film de dépasser son statut de comédie lambda. A voir !

4/5

Demolition

A l’exception de bouse comme Prince of Persia, je trouve la carrière de Jake Gyllenhaal relativement sans faute et je me surprends à recommander sans hésiter la plupart de ces films (Southpaw, Nightcall…). C’est également le cas pour Demolition qui brasse plus de thèmes qu’il n’y parait autour d’acteurs investis. Un de mes coups de cœur de ce mois.

4.5/5

Hardcore Henry

Hardcore Henry est – de mémoire – le premier film 100% en vue subjective de l’histoire, loin du gimmick de Doom. En soi, il faut donc le considérer en tant que tel : une expérience inédite. Le film ne brille pas par son scénario, il n’y a guère que 3 acteurs qui en font tous des caisses, la mise en scène est dépendante du concept de base (donc limitée). En gros, c’est impressionnant comme pouvait être impressionant Onk-Bak à son époque, de part l’effet nouveauté sur les cascades. Il y a vraiment des scènes très intéressantes, mais je doute que le film passe l’épreuve du temps. Si vous aimez les jeux vidéo, c’est très clairement fait pour vous avec l’effet « your princess is in another castle » pour les rebondissements toutes les 5 minutes. A voir pour la curiosité. Attention, ce film peut filer la gerbe…

2/5

JEM et les Hologrammes

J’avais envie de revoir The Runaways, ou plus généralement un film sur l’ascension d’un groupe musical sans forcément passer par un documentaire (même si je lorgne sur celui dédié aux Stooges). Et puis, je me suis rappelé que j’avais vu passé une bande-annonce sur JEM, film inspiré d’un dessin animé des années 80’s produit dans la veine nostalgique de « choses » comme GI Joe ou Transformers. Même si je n’ai jamais spécialement maté le dessin animé (j’étais pas vraiment dans le cœur de cible, hein, c’était plus en attentant l’épisode des chevaliers du Zodiaque qu’autre chose), j’avais une vague idée de ce qu’était JEM et des battles de chansons avec les Misfits. Bref, c’est un peu la fleur au fusil que je me suis lancé dans l’adaptation live… J’ai dû perdre 10 à 20 points de QI dans l’affaire… C’était nul ! Je pourrais en débattre des heures mais globalement le film n’a aucun sens des réalités. Et ce dès le début où une pauvre nana qui poste une vidéo sur youtube se fait embaucher par une Major pour un disque, des concerts… Je passe sur les rebondissements convenus (présent dans la BA), l’histoire globalement abracadrabrantesque, la romance moisie, les chansons sans intérêt, les acteurs qui manquent de charisme (mention spéciale à JEM en sous Kristen Stewart – sa sœur est nettement plus intéressante) ou qui se retrouvent embarqués là-dedans (Molly Ringwald quoi…, Juliette Lewis en roue libre…) pour pointer du doigt le pire : l’effet 2.0 qui bouffe à tous les râteliers. Sous le couvert de faire un film « génération internet », on se tape des incrustations de vrais-faux clip youtube/instagram pour supporter le propos du film (comme si on avait besoin d’une vidéo dans la vidéo pour comprendre l’état émotionnel du personnage : scénariste, you’re doing it wrong!). Ca bouffe aussi dans la gamelle Hunger Games pour récupérer le gimmick du sifflement. Ca lorgne aussi du côté de Lady Gaga, influence pour JEM à laquelle on essaie d’insuffler le côté icône mondiale/nouvelle référence de vie/nouveau style… Alors que le propos – un tant soi peu valable – du film reste simplement la quête d’affirmation de soi. En gros, le film présente très mal ce qui s’est passé avec le personnage de Ziggy Stardust au début des années 70. Il donne une image aussi bidon de l’univers de la musique que l’était en son époque Popstars… Absolument tout est à jeter dans ce film. J’ai vu des productions Disney Channel plus intéressantes que ça, alors l’excuse « on s’en fout c’est pour les ados » ne tient pas la route : ils méritent mieux que ça ! De grâce, on oublie jusqu’à l’existence-même de cet étron et vous allez tous me faire le plaisir d’aller mater The Runaways à la place !

0.5/5

Et pour les grands gamins:

The Magicians – Saison 1

Je suis tombé sur cette série un peu par hasard via HBO Nordic. En me renseignant, j’ai appris que c’était inspiré d’un trilogie éponyme de Lev Grossman. Ni une, ni deux, je me procure le premier tome. J’ai pas du tout aimé. Mais pas du tout ! Le protagoniste est un trou du cul fini, ça picole tout le temps, il n’y a pas d’enjeux, le livre dans le livre (Fillory) est sans intérêt façon sous-Narnia… J’ai dû m’arrêter au milieu car j’ai préféré lire l’intégralité des « comprehensive rules » du jeu de cartes Magic The Gathering ! C’est dire ! Je l’ai fini dans la douleur en me disant que, depuis le début d’année, c’est au moins le cinquième livre de début de trilogie magique, après The Warded Man et A Gathering of Shadows, que je termine en lisant une ligne sur trois tellement j’en n’avais plus rien à battre des personnages, leur univers ou ce qui leur arrive. Bref, c’était pas gagné pour la série de 13 épisodes ! Et à ma grande surprise, c’était pas si mal. Comparé au livre, c’est même carrément mieux ! On retrouve le côté « Harry Potter » pour adultes survendant le livre, les personnages sont plus présents (le trou du cul est devenu un simple mec inintéressant), voire plus fouillés. Des enjeux sont clairement présentés, avec des vilains, des intrigues secondaires et – finalement – il se passe des trucs ! C’est pas la série de l’année mais, elle restera divertissante sur la fin de votre été quand vous aurez bouffé tous les indispensables (Mr Robot, Stranger Things…), rattrapé vos retards et attendrez la reprise d’automne.

3/5

Starter for 10

Ou la preuve que même Benedict Cumberbatch peut traîner des casseroles derrière lui… Ou que faisait James McAvoy avant de jouer les Professor X… Je me demande même si cela ne tient pas plus du téléfilm que d’une bobine qu’on passerait dans une salle obscure. La trame est assez classique dans le genre romcom (bien que le film soit probablement plus considéré comme une simple comédie) avec le protagoniste sympa, la bonasse, la bonne pote, la trahison du meilleur amie, etc. sur fond de compétition (ici, une espèce de Question pour un champion). Ca vaut pas des masses, et c’est plus pour la curiosité de voir des films de jeunesse de certains acteurs que pour la qualité générale. A noter cependant, l’excellent bande son composée de classique des années 80 !

2.5/5 (dont 2 pour la musique)

Rurouni Kenshin

J’ai dû lire les manga Kenshin il y a plus de 10 ans, à peine moins pour l’OAV. Je pensais la licence finie, appartenant à un passé révolu. Que nenni, voilà t’y pas qu’un film live est sorti en 2012. Film dont bien sûr je n’avais pas entendu parler avant de lire le dernier Animeland qui s’est fendu d’un article pour la sortie du DVD dans l’Hexagone. C’est donc curieux que je me le suis procuré. Je n’avais pas vu non plus de film de chambara japonais depuis des lustres et je suppose que cela joue sur mon appréciation globale. En gros, c’était divertissant et assez fidèle au matériau de base (de ce que ma mémoire se rappelle en tout cas). Les personnages sont plutôt bien campés, même Kenshin, le film alterne sérieux et humour comme savent le faire les Japonais sans jamais trop souvent tomber dans l’excès de l’un ou l’autre. On regrettera seulement des combats qui manquent parfois d’un brin de folie. Le film a tellement bien marché sur le territoire nippon qu’il s’est naturellement transformé en trilogie, donc attendez-vous à plus de Kenshin dans les mois à venir.

3.5/5

National Lampoon’s Vacation

Je n’avais pas vu ce film depuis à peu près 25 ans (c’est la présence de Chevy Chase dans Stay Cool qui l’a rappelé à mon bon souvenir). A l’époque, on allait dans un vidéo club pour louer des VHS. On fouillait les rayonnages, regardait les jaquettes et on choisissait ses films à l’instinct plutôt que par recommandations ou notes dans les magazines. Ce qui fait qu’on pouvait tomber sur des bouses comme des perles mais ça faisait partie du jeu. Une partie de moi est un peu nostalgique de cette époque. D’autant plus que maintenant, une simple bande annonce dévoile les pivots narratifs des deux premiers actes, ce qui hôte tout intérêt à se déplacer dans les salles de cinéma. Bref, c’est l’instant nostalgie. Vacation est une comédie burlesque avec un pitch totalement idiot pour des situations qui ne le sont pas moins et qui s’enchaînent sans fin. J’en avais un vague souvenir, surtout de la fin. Le revoir n’est rien d’autre qu’une madeleine de Proust. Le film a plutôt mal vieilli et les situations prêtes plus à rire qu’à sourire. Ma tête à couper qu’il n’intéressera personne… Mais si vous avez l’occasion de voir la suite/reboot du même nom avec Christina Applegate, peut-être que vous y jetteriez un œil curieux…

2.5/5

Tout petit mois niveau film ! A cela plusieurs raisons :

  • Peu de sorties intéressantes dans les bacs
  • J’ai désormais deux soirées de flinguées avec mes cours de Norvégien
  • Cross Game est une série de 50 épisodes, techniquement c’est l’équivalent de 10 films…
  • Moins de films vus = Plus de livres lus
  • The Witcher 3… Et tous ceux qui ont pu y toucher savent que c’est un trou noir à temps à libre…

Two Week Notice

Je ne cesse de m’étonner moi-même : une comédie romantique avec Sandra Bullock que je n’avais pas vue ! Diantre ! On a frôlé la fin du monde ! Il s’avère que la romcom en question n’a rien de particulièrement novatrice. Un schéma parfaitement classique, avec une Sandra Bullock qui fait du Sandra Bullock, un Hugh Grant qui fait du Hugh Grant. Le film rappelle finalement une autre production avec Hugh Grant : The Rewrite. Cette dernière est d’ailleurs meilleure. Elle est également beaucoup moins typée années 90 et ses personnages moins caricaturaux (même s’il est drôle le millionnaire complètement déconnecté de la réalité qui appelle son assistant à au milieu de la nuit pour choisir une cravate). Par contre, Two Weeks Notice est l’occasion de voir les talents d’acteurs de Donald Trump…

3/5

Eddie The Eagle

Vous savez désormais que j’aime les biopics sportifs. Celui-ci avait de quoi attirer l’attention du péquin lambda : du saut à ski. En termes de hype, on n’est pas loin du curling. Le film profite cependant de l’élan de figures-clés : Hugh Jackman (qui est un peu en mode automatique dans tous les rôles de mentor qu’on lui file), Taron Egerton toujours auréolé de l’aura Kingsman et Matthew Vaughn à la production. Il en résulte un film qui fleure bon l’ultra-positivisme, à la fois drôle et touchant, et qui envoie un message fort sur les véritables valeurs du sport et sur la persévérance.

4.5/5

Evangelion: 1.0 You Are (Not) Alone

On ne peut pas dire que je connaisse Evangelion. A l’époque où j’avais encore accès à la chaine Mangas (ça date pas de cette décennie… ni même celle d’avant), j’ai vu les deux ou trois premiers épisodes, un par ci par là et ce qui ressemblait à une fin. En gros, je sais qu’il y a des mechas organiques qui se mettent sur la tronche avec des envoyés mystiques géants qui veulent détruire le monde. Du coup, quasiment rien. Il se trouve que pour fêter le anniversaire de la série, le créateur original a décidé de créer une série de quatre films (tétralogie Rebuild of Evangelion) qui « résument » l’ensemble de l’histoire tout en proposant sur certains points. Notamment la fin, nous promettant une lecture moins cryptique de la série. Sauf que le quatrième film n’est pas encore sorti. Le premier film propose une animation de qualité et une entrée en matière « facile » même pour ceux qui ne sont pas familiers de l’univers. En revanche, il faut s’accrocher car le film ne perd pas une seul seconde : les informations sont catapultées à toute vitesse, que ce soit sur les enjeux ou les personnages. C’est particulièrement délicat dans le cas du héros dont on ne pige absolument pas le mal-être, à la limite de l’insupportable ! Voilà ce qui arrive quand on doit caser l’équivalent de 6 épisodes en 1h30… ou le syndrome Les Chevaliers du Zodiaque – La Légende du Sanctuaire. Cela dit, Evangelion: 1.0 You Are (Not) Alone est nettement plus digeste et compréhensible que l’étron 3D susnommé. Le film se tient, mais il faudrait sûrement jauger la tétralogie en entier. La suite au mois prochain.

3.5/5

The Grimsby Brothers

Je ne suis pas spécialement fan de Sasha Baron Cohen et de son humour. Mais il faut bien avouer que la bande-annonce faisait envie. Après visionnage, je confirme que je ne suis pas fan du tout…

1/5

Cross Game

Si on posait la question aux afficionados du manga sur les plus grands auteurs nippons, je pense que la plupart répondrait instinctivement Otomo, Tezuka, Toriyama, Matsumuto… Les plus jeunes citerait plus probablement Oda ou Kishimoto. Les trentenaires du Club Dorothée pourrait éventuellement ajouter par effet de zèle Takahashi (Juliette je t’aime et Ranma 1/2) ou Hôjô (Nicky Larson). Pour ma part, mon trio de tête serait indubitablement Toriyama, Matsumoto et Adachi. Mitsuru Adachi est sans conteste un de mes artistes favoris, qui contrairement à Toriyama, possède un style de plus en plus fin à mesure que ses séries passent (contrairement au Jaco le patrouilleur galactique du papa de Dragon Ball qui n’était pas spécialement intéressant sur le graphisme). J’avais lu Cross Game, la série animée est très fidèle. Si vous aimez les cocktails mêlant tranche de vie adolescente, romance et sport, Adachi est THE auteur à lire. La grande force du mangaka est de réussir à faire passer des émotions et des informations sans utiliser de dialogues, juste en jouant sur les images, cadrages, vides et l’anime retranscrit parfaitement le style de l’auteur. A noter que la technique souffre un peu par économie de moyen (répétition des celluloids, animation parfois saccadée…) mais honnêtement, je m’en fiche. Pour les nostalgiques, si vous avez aimé Théo ou la batte de la victoire, cette anime est fait pour vous. Pour tous les autres amateurs de manga, je ne saurais que trop vous engagez à vous intéresser à ceux d’Adachi avant qu’ils ne coûtent tous une blinde ! (Vous aurez également l’occasion de lire des cases et des histoires intelligemment pensées)

5/5

 

Dans l’épisode précédent…

Cher Journal,

Pour mon premier week-end à Oslo, il a fait un temps démentiellement beau. Ciel bleu, grand soleil, température décente (10-15 degrés). J’en ai donc profité pour faire mon touriste et me balader à pied dans la ville. J’ai fait la plupart des spots à touristes, ceux qui n’impliquaient pas de payer pour visiter ou prendre un bateau ceci dit. Je voulais juste profiter du temps et de la ville… Quand il fera moche, j’aurai tout le temps de m’enfermer dans un musée. Photos choisies!

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L’opéra (temps couvert = photo pourrie)

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La forteresse (caserne militaire et ancien chateau)

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L’hôtel de ville, pour le moins austère…

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Le port

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Le bord de mer, face au fjord

Mais bon, à partir de ce moment-là, j’ai arrêté de prendre des clichés… De toute façon, en mettant les photos dans l’article, je me suis rendu compte qu’elles étaient bien dégueulasses…

J’ai aussi arpenté le parc du palais royal, le centre-ville avec sa grande avenue blindée de monde façon Champs Elysée, sa cathédrale, etc… J’en ai également profité pour pour repérer le magasin de geeks de la ville (c’est pratique, il fait comics, manga, magic, jeux de société, Lego… tout en même temps) et le magasin de vinyles.

Que puis-je dire sur mes premières impressions de la ville ?

  • D’une part c’est propre ! Je ne vais pas comparer par rapport à Paris… Mais pas de crotte de chien dans la rue, pas de tag (un peu, faut pas se leurrer, mais pas des masses), pas de déchets…
  • Les immeubles sont vraiment variés. Souvent dans un style « Empire » et décoré. Beaucoup de matériaux différents sont utilisés pour la construction, beaucoup de couleurs différentes cassent la monotonie visuelle et donne un aspect charmant au centre-ville. Bref, c’est une très jolie ville !
  • Oslo possède une quantité industrielle de musées. Il n’est donc pas rare de voir l’Art débordé dans la rue avec quelques oeuvres plus ou moins discrètes, plus ou moins jolies suivant ses goûts personnels.
  • Vu que je viens d’une petite ville de province et qu’avant j’étais à Dubaï, ce genre de choses me surprend toujours, mais vous trouvez à Oslo les mêmes mendiants que sur les Champs Elysée. Les mêmes ! Mais si, vous savez bien, ceux avec une béquille mais qui marche bien deux rues plus loin, ceux qui prient toute la journée devant un gobelet McDo…
  • La plupart des personnes commencent par me parler en norvégien ! Une fois qu’ils comprennent que je pige que dalle à leur dialecte de vikings, ils changent naturellement en anglais. Donc aucune difficulté pour se faire comprendre. En revanche, vous trouverez peu d’indications sur les panneaux dans une autre langue que celle du pays (contrairement à Dubaï par exemple). Même sur les rares menus qui me sont passés sous les yeux. Ceci dit, j’imagine que c’est pareil à Paris… Ceci dit, ça me pousse vraiment à prendre des cours de norvégien une fois que je me serai fixé !
  • Les gens bouffent des glaces dehors par 10 degrés.
  • Ici, on roule beaucoup électrique. En témoigne les parkings avec les bornes de recharge. Comme quoi même si le pays doit sa prospérité économique au pétrole, on a compris qu’il fallait mieux le vendre et réfléchir écologique…

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En définitive, c’est déjà une ville dans laquelle je me sens bien et dans laquelle il fait bon vivre ! Au moins par temps ensoleillé. Pourvu que ça dure…

Voilà pour mes premières impressions à chaud. D’autres à venir, mais il va falloir songer à arrêter de faire le touriste et faire les démarches administratives pour s’installer !