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Batman v Superman est un film de Zack Snyder, avec Ben Affleck, Henri Cavill, Amy Adams et Jesse Eisenberg.

Batman est pas content, Superman est torturé, ils vont se foutre sur la tronche à grands coups de taglines qui font classe dans une bande annonce…

J’ai enfin pu mettre la main sur la version longue du dernier film avec des mecs en collants qui font de la bagarre. Comme je l’expliquais à je ne sais plus à quelle occasion, avoir annoncé au moment de la sortie en salle que le film aurait le droit à une édition différente et augmentée en DVD m’a tenu éloigné des salles obscures. Je veux bien qu’on prenne mon côté fanboy pour un pigeon, mais il y a tout de même des limites.

Bref, j’ai découvert le film sans passer par le montage cinéma. Je me suis tout de même renseigné a posteriori sur les scènes ajoutées. Soit plus de 30 minutes ! La plupart ajoute du temps à l’écran pour Superman et explique des points de scénario vite expédiés dans la version précédente. Du coup, je peux allègrement comprendre que la version ciné s’est faite pourrir ! J’aurais été le premier à hurler sur les plot-holes ! Je ne comprends vraiment pas la frilosité des producteurs à proposer des films de plus de 2h en salles. Au prix du ticket, c’est un scandale de trancher dans le gras pour rentrer les films dans des carcans, sacrifiant au passage le travail des scénaristes et acteurs. De plus, si vous êtes assez vieux pour avoir connu Titanic au cinéma, vous savez que 3-4h, ça se fait très bien ! Fin de la parenthèse sur la version ciné que j’ai pas vue mais devine bien abusée.

Alors que pensez de BvS ?

Bah c’était pas terrible… Attention, début des spoilers !

J’accuse Zack Snyder et David S Goyer, respectivement réalisateur-producteur-grand gourou et scénariste ! Je suis bien conscient que le premier est un artiste avec un sens esthétique poussé mais rappelons-nous que dès qu’il touche à un semblant d’histoire on se retrouve avec des trucs sans queue ni tête comme Sucker Punch ! Alors oui, Monsieur Snyder possède un sens esthétique indéniable, mais trop d’esthétisme tue l’esthétisme. Je pense que c’est toute la différence entre Zack Snyder et Nicolas Winding Refn : dans le premier cas, les plans sont beaux, dans le deuxième, ils sont beaux et possède un sous-texte. Dans BvS, je me suis surpris à sourire en me disant que ce sont tous des gros poseurs-branleurs tout de même ! Et tout ne fonctionne pas, au point de vous décrocher du film.

Si j’ai cité Sucker Punch en particulier, c’est aussi parce que la scène Batman dans le désert et son armée affrontant celle de Superman rappelle exactement la succession de mini-clips que représentaient Sucker Punch. La scène est hyper artificielle, à mi-chemin entre le rêve et la réalité alternative d’un futur probable avec un Superman sous l’emprise de Darkseid suite à la mort de Lois Lane. Arrive alors Flash – qui tend à prouver la notion de réalité alternative – qui corrige le futur à grands coups de voyage dans le temps tout en laissant ensuite Bruce se réveiller en sursaut… La scène en question est cool, et l’arrivé de Flash intéressante, mais semble soit au mauvais endroit dans le film (je l’aurais bien vu en début de film ou – mieux – en court-métrage indépendant sur lequel l’unique promo du film aurait dû ce faire), soit complètement accessoire…

Une esthétique chiante à mourir: du noir, du gris, du bleu foncé, du filtre sombre, du dark, de la ténébritude…

Et l’accessoire est nombreux dans le film… Ce qui est paradoxal parce que comme je disais plus haut, une version plus courte du film serait moins bien. C’est juste que les choses coupées dans un premier temps ne faisaient pas sens et ce qui reste plombe le film dans un insupportable sentiment dans lenteur. Le film regorge de petits plans de coupe inutiles (genre Superman qui ouvre le petit portillon au tribunal… ça t’aurait cassé les balloches de faire un plan séquence continu, hein, Zack ?). Autre truc bien inutile : Wonder Woman ! Plus particulièrement les scènes avec Diana Prince en train de faire je-sais-pas trop quoi… Sa présence est une vague excuse pour introduire les fichiers secrets de Luthor sur des métahumains (genre le mec est tellement à fond qu’il a même fait des icones pour les représenter dans ses dossiers… ce qui n’a aucun sens…). Je n’ai rien contre Wonder Woman, son arrivée est plutôt bienvenue, mais j’aurais aimé qu’elle débarque au milieu de la mêlée depuis nulle part, façon « tain les mecs, z’êtes des lopettes pour pas gérer Doomsday seuls, laissez faire les vrais guerriers qui ont déjà buté des dieux »… Là, ça aurait eu de la gueule, surtout lors du premier week-end d’exploitation en salle. Alors la présence de Diana flirtant comme une cruche avec Bruce Wayne et le marketing peu intelligent fait autour du film pourrissent un peu la présence de WW.

Et j’ai du mal avec son costume aussi…

En fait, c’est symptomatique d’un plus gros problème. L’écriture laxiste. En soi, le méta-plan de Luthor n’est pas si débile, c’est même assez bien vu avec ce qui démarre en Afrique et prend des proportions avec l’explosion du tribunal, l’exil de Supes… Et puis ça part en sucette avec Martha. Je veux bien croire que Batman est borné, mais à partir d’un moment, il faut savoir rester logique : Superman n’avait qu’à poliment resté à distance, expliquer à Batou la façon dont ils se sont fait manipulés depuis le départ et basta. Mais non, on force artificiellement un combat autour d’un quiproquo moisi ! C’est dommage parce que le build-up de la tension entre les deux personnages était intéressante sur le papier, mais allez au bout de l’idée aurait nécessité de faire passer l’un ou l’autre des héros pour un méchant (genre Superman qui assume son complexe de Dieu pour éradiquer Batman et ses méthodes extrêmes) (ou un Batman déterminé qui kidnappe lui-même Martha sous l’impulsion discrète de Luthor). Je suppose qu’on a des bollocks pour faire ce qu’on veut avec l’univers (hello Jimmy Olsen, au revoir Jimmy Olsen), mais pas au point de froisser l’image des acteurs… Dommage aussi que ça n’aille pas plus loin avec le concept du Dieu Superman alors que le film balance de la référence judéo-chrétienne dans tous les coins (dommage aussi de n’en faire qu’un problème américain… le jour où il y a un Superman qui arrive, je peux vous assurer que c’est branle-bas combat en Russie, en Europe, au Moyen-Orient…).

Le film est donc rempli de ces raccourcis qui décrochent – au même titre que les poseurs-branleurs – le spectateur du film. Genre Clark Kent, journaliste, qui demande qui est Bruce Wayne… (situation équivalente : Harry Roselmack demanderait qui est Vincent Bolloré…). Genre Diana Prince qui quitte un avion de grande ligne – en faisant low profile comme elle l’avoue elle-même, donc probablement en classe éco – précipitamment et l’hôtesse lui court après en l’appelant « Miss Prince? » : avez-vous déjà pris un vol où l’employée lambda connaissait votre nom ?

Qui a lu Doomsday connaissait probablement le dénouement final. Ceci dit, je trouve le choix de tuer Supes étrange. Premièrement, on n’a qu’un seul film avec ce personnage et cet acteur. Un plutôt moyen en plus. L’impact émotionnel est vraiment réduit par rapport au comics ou par rapport au même événement à la fin d’une trilogie. J’aurais pu accepter cette mort si et seulement si on n’avait pas eu le dernier plan foireux. Une mort permanente, au moins pour toute la durée du premier film Justice League, là il y aurait des bollocks. Le désaveu de la Warner autour du personnage de Superman est vraiment palpable, contrairement à ce qui se passe autour de Batman (ce qui explique 1/ le montage ciné centré sur Batfleck, 2/ ce même Batfleck devenant producteur exécutif du DCMU et la volonté de mettre en avant l’univers Batmanesque). Cela dit en passant, Batfleck est convaincant. Pour Luthor, c’est plus particulier et il faut oublier la version papier. Mais il reste que pas mal d’acteurs semblent plus cachetonner qu’autre chose (Amy Adams, Jeremy Irons…)

Tout n’est pas à jeter non plus hein ! Mais sur trois heures, on garde plus volontiers tout ce qui ne va pas parce que c’est énervant de voir des trucs idiots… Mais si on réfléchit bien, au milieu du DC Movie Universe, ce film risque fort d’être à l’image des apparitions de Cyborg ou d’Aquaman : anecdotique.

Un film entier là-dessus aurait été sûrement mieux, plus dans le thème BvS et un vrai boot à la Justice League grâce à Flash… Je dis ça, je dis plus rien parce que ça m’énerve !

BvS partait d’un bon sentiment mais se perd dès le départ à cause de son scénario pré-Justice League plaqué sur un méta-concept idiot racoleur : « ouais, on va faire de la bagarre entre Superman et Batman ». Alors que c’est prouvé, des scientifiques ont fait des recherches, le gagnant, c’est toujours Superman. Le scénario se perd en facilités tout au long du film sous le couvert de préparer les films à venir et de faire des jolis plans. Je me suis globalement ennuyé, c’était plaisant à voir mais ça ne laissera pas un trace indélébile dans ma mémoire.

Suicide Squad reste la dernière cartouche de DC pour le fanboy que je suis de sauver son univers au cinéma de l’indifférence. Sinon, il faut se rendre à l’évidence, DC avec des images qui bougent, c’est du côté des dessins animés qu’il faut regarder. Point barre.

D’habitude, je fais plutôt un article par film marquant. Soit parce qu’il est très bon, soit parce qu’il est très mauvais. Comme je vois beaucoup de choses et que je n’ai pas forcément le temps de faire de chroniques pour tout, je vais faire des mini-appréciations cette fois. Au pire, il y aura un film que vous ne connaîtrez pas dans le tas et qui attisera votre curiosité. Je ne sais pas ce que je ferai le mois prochain, à vous de me dire si vous souhaitez avoir l’avis succinct sur plein de films ou l’avis détaillé sur un seul film.

Pitch Perfect

Je n’aime pas les comédies musicales (exception faite de Grease) mais j’apprécie les films à base musicale (genre les biopics façon Runaways ou les trucs un peu débiles comme Rock Academy). Mais Pitch Perfect, j’étais clairement pas dans la cible (c’est un peu beaucoup markété « pour les filles »). Du coup, c’est un peu par hasard que je suis tombé dessus et que j’ai maté. C’était nettement moins pire ce que je pensais, c’était même assez rigolo en définitif avec deux-trois passages un peu trashouille et une construction de film ultra-classique qui n’est pas sans rappeler les films de sport où une équipe de minables finit première d’un tournoi. Ca fait le boulot sans sortir des clous, on en demande pas plus.

4/5

Pitch Perfect 2

Du coup, la suite. Globalement du même accabit.

3/5

When Marnie Was Here

J’apprécie toujours un Ghibli quand il me tombe sous la main. Je ne vais pas spécialement les chercher ceci dit. Au delà d’une maîtrise technique toujours au top, le film souffre de certaines longueurs et de rebondissements étranges façon TGCM. Pas mon préféré, mais au moins, je l’ai rayé de ma liste.

2.5/5

The Hunger Games 3, partie 2

Conclusion d’une série trop longue avec un film trop long tirant sur une corde déjà bien usée. Ce fut un calvaire sans fin, plus encore si on se rappelle de la partie 1 (pour ceux qui le peuvent, perso, j’avais déjà occulté ces deux heures et quelques de ma vie). La plupart souffriront ce dernier épisode pour boucler la boucle commencée avec un premier opus qui tenait globalement la route. Les autres sont cordialement invités à passer leur chemin ou à mater Battle Royale à la place.

0.1/5

Cloverfield

J’avoue, j’ai seulement maté parce que la presse s’est montrée enthousiaste devant le mystérieux 10 Cloverfield Lane et que celui-ci est supposé faire partie d’un univers partagé ou un truc du genre. C’était sympa. Pas dingo. Mais sympa. Plus vraiment à la mode puisque le film-footage est « so 2010 » et pas vraiment mon genre préféré non plus. Ca se regarde comme un film pop-corn et ne cherchez pas plus loin.

3/5

Mr Baseball

J’ai revu the Ramen Girl. Pas parce que j’apprécie le film, mais parce que je voulais une petite dose de Tokyo. Et puis c’était ça ou Fast & Furious 3… Et puis, ça m’a rappelé que je n’avais pas encore vu Mr Baseball, un peu sur le même concept du gaijin perdu au Japon. Et puis, j’adore les films sur le baseball (n’ayant pas ce sport en France, il m’apparait un peu exotique) ou le sport en général. Le film souffre un peu de son âge, de personnages caricaturaux, d’un manque de souffle sportif épique, mais ça détend. A ne recommander que si vous vous sentez l’âme d’un complétionniste sur les films de baseball ou de Tom Selleck.

2.5/5

Creed

Comme j’étais dans un run film sportif, j’ai décidé d’enchaîné avec Creed. Ou le retour en grâce de Stallone après des Expendables catastrophiques. C’était une agréable surprise, bien mise en scène et qui va lancer une nouvelle série de film sur la boxe pour succéder à Rocky. On n’est plus dans le même contexte social, mais c’est suffisamment bien foutu pour qu’on s’y intéresse.

4/5

Southpaw

Voir Creed m’a rappelé que je n’avais pas encore vu celui-ci. Comme j’ai vu les deux à la suite, je peux plus facilement les juger. Si le premier vaut surtout pour la prestation d’un Stallone proche de la retraite (quoiqu’un brin dans le pathos) et l’émergence du « fils de », il est enterré par KO par Southpaw (qui aurait lui aussi mérité un article complet). Si vous ne deviez voir qu’un film de boxe, c’est bien celui-ci ! L’univers de la boxe est dépeint avec réalisme, le drame personnel aussi, la quête de rédemption, les combats brutaux… tout y est ! Un coup de coeur indéniable. A voir !

5/5

Star Wars 7

N’étant pas un fan boy de la licence comme 82% de mes amis, j’étais volontairement passé à côté, prenant le risque de me faire spoiler de tous les côtes jusqu’à sa sortie en DVD. J’avais entendu beaucoup de choses, et durant mon visionnage j’ai été agréablement surpris d’être surpris par des choses que je ne savais pas ou par des choses que j’avais entendues qui étaient fausses. Toujours est-il que ça fait le job comme film. Et ça fonctionne parce que c’est très clairement un remake d’Un Nouvel Espoir, parfois au plan par plan. Rien de révolutionnaire donc, mais au vue de la prélogie, il fallait assurer et la jouer pas trop foufou. Du coup, c’est un clone de l’épisode 4 qui passe allègrement sous silence les épisodes 1, 2 et 3 (allô, les midichloriens ?) et prend vraiment des raccourcis pour mettre tout le monde ensemble et pour qu’il le reste. Probablement le film qui va relancer la SF familiale dans les années à venir et un succès public qui n’est pas démérité.

3.5/5

Point Break (2015)

Un belle bouse dopée à l’adrénaline qui aurait mérité une descente en flamme dans un article consacré. Tout est à jeter. Le casting, la réal, le casting, l’histoire, le casting, la philosophie de comptoir, le casting… Tout. Je suis tout de même allé revoir l’original, pour comparer. Pas de comparaison possible. Le film de Katherine Bigelow est un chef d’oeuvre (je vous invite d’ailleurs à regarder le reste de la filmographie de la réalisatrice : Démineurs, Strange Days…). Ce remake est une nouvelle preuve que Hollywood est en mal d’inspiration… Fuyez, pauvres fous !

-8/5

Sérieusement, l’original !

The Sure Thing

Dans ma grande quête de mater tous les films typés comédie romantique et ados pour nourrir un futur roman, celui-ci était passé entre les mailles du filet. On a pourtant l’icone du genre des années 80 dedans. Une agréable surprise, moins datée que ce que je pensais en voyant la bande annonce. L’un des premiers road-trip romantique à la sauce ado si je ne m’abuse. A réserver aux ultras fans du genre, ceux qui n’ont pas peur de mater des choses un peu désuètes mais qu’on ne trouve plus sur le marché (à moins de taper dans le très bas de gamme).

4/5

Man of Steel

J’avais déjà vu et chroniqué ce film. Mais je voulais me faire un rappel avant d’aller dans les salles obscures voir Batman v Superman. Mon avis n’a pas vraiment bougé : le film passe à côté de son propos à cause d’un scénariste assez mauvais quand il vole en solo et d’un Snyder qui impose sa vision sur un univers (et sa vision n’est pas forcément la même). Tout n’est pas à jeter, mais les effets de manche inutiles sont bien là. Mais surtout, ça m’a dissuadé d’aller payer ma place plein pot pour une « suite » jugée globalement décevante. Ca, et le fait que Warner a déjà annoncé une version longue du film en DVD. Du coup, j’attendrais la version longue.

3/5

Superman/Shazam – The Return of Black Adam

Quoi de mieux quand on est déçu des adaptations live que de se jeter à corps perdu dans des adaptations qui respectent un tant soit peu le matériau de base ? J’ai toujours apprécié (dans leur majorité) les films animés DC, celui-là est une petite pastille d’une vingtaine de minutes dont on aurait tort de se priver. D’autant plus que d’ici l’horizon 2018, Shazam va devenir hype avec une adaptation live avec The Rock. Au moins, vous ferez partie des initiés avant l’heure.

4/5

10 Things I hate about you

Encore une rom-com ado un peu vintage à côté de laquelle j’étais passée. Souvent cité comme l’un des meilleurs films du genre, j’aurais un avis plus mitigé. Le film a assez mal vieilli et on sent assez les artifices shakespeariens qui ont forgés le scénario. Au final, peut-être parce que j’ai vu quasiment tous les films post-80 du genre, celui-ci n’apporte rien de neuf, surtout à côté des mètres-étalons de John Hughes. La musique date aussi clairement le film dans une décennie révolue qui n’a pas le charme suranné des blazers à épaulettes et des coiffures bouffantes. A réserver aux complétionnistes des comédies romantiques adolescentes.

2/5

Dragon Ball Z, Résurrection de F

Les derniers films sont un véritable retour en grâce de la licence après le naufrage qu’était GT. Ce film est dans la continuité de ce qui a été initié avec Beerus. Super techniquement, une histoire sympa, des combats péchus, de l’humour… Du très grand DBZ comme je l’aime. Paf, coup de coeur ! Il n’y a plus qu’à patienter pour la série DB Super en DVD.

5/5

The Perks of Being a Wallflower

De toute la liste, c’est probablement l’un des films sur lequel j’aurais fait un article dédié. C’est un véritable coup de coeur ! Un film qui dépasse le simple cadre du passage à l’âge adulte pour proposer des personnages riches et une étude assez juste de la vie lycéenne au sens large du terme, surtout au travers l’oeil d’un « outcast ». Le trio d’acteurs est investi et crédible, la réal’ simple mais pas simpliste. Pour faire très court, foncez dessus ! Le meilleur film de mon mois de mars.

5/5

Aujourd’hui, c’est Noël. Et comme chaque Noël, il est de bon ton de s’en souhaiter un joyeux les uns les autres !

Alors, Joyeux Noël à tous ceux qui passeront par là !

Man of Steel est un film réalisé par Zack Snyder, avec Henry Calvill, Amy Adams (Leap Year), Michael Shannon (Premium Rush), Kevin Costner (Waterworld), Russel Crowe (Gladiator), Diane Lane (Jumper), sur un scénario de David Goyer (Ghost Rider 2…) et Christopher Nolan (Inception).

Bon, allez encore des nouvelles origines pour le personnage de Superman. Je vous ferai pas l’affront de vous faire le pitch. Le seul truc à savoir, c’est que le méchant c’est Zod et qu’il ne sort même pas sa phrase culte.

Man of Steel, à Dubai, en Imax 3D

Un film que j’attendais depuis des mois. Parce que les bandes-annonces ont toutes été plus dantesques les unes que les autres ! Parce que c’était Superman et que pour le mettre en scène, il y a derrière la caméra probablement le meilleur technicien visuel du cinéma hollywoodien.

Visuellement, c’était une de ses claques visuelles dont Zack Snyder a le secret. Même si je déteste la 3D et qu’au final ça a plus ruiné mon plaisir qu’autre chose, c’était magnifique. On en prend vraiment plein la gueule, et les Avengers peuvent retourner jouer dans leur bac à sable ! A tous les niveaux. Il n’y avait pas meilleur réalisateur pour mettre en scène un surhomme, des corps en mouvement et une esthétique ultra-chiadée.

Henri Calvill est parfait dans les collants sans slip, Amy Adams est parfaite dans une Lois Lane moins conne que la moyenne… Zod est un méchant crédible et riche, Jor-El est campé par un Russel Crowe géant… Un vrai sans faute à tous les niveaux pour le casting. Même Costner fait un Pa Kent honorable en dépit des choix sur son personnage.

Et la musique  de Hans Zimmer est purement épique !

Si on sent bien la patte de Christopher Nolan au scénar, à la production et à la direction générale… Le film passe malheureusement à côté de son sujet ! Je l’avais dit dès le départ : David Goyer est un tâcheron et il n’a absolument pas compris qui était le personnage et les valeurs qu’il portait (non, dire que le S sur le torse veut dire « espoir » ne suffit pas…).

  • L’impact de la figure paternelle est ridicule (l’accent est mis sur Jor-El… mais Pa Kent est le réel mentor… et avec un mentor en flashbacks, l’impact est néant… c’est triste à dire, mais même Smaville fait mieux à ce niveau)
  • La découverte de soi en tant qu’étranger est nulle, le sentiment d’exclusion n’a aucun impact émotionnel sur le spectateur (parce que forcé à coups de mini-scènes avec une grosse étiquette dessus pour les deux spectateurs du fond qui seraient en train de jouer avec leur portable en même temps)
  • Même si Calvill fait réellement des merveilles et donne une vraie profondeur au personnage de base lisse, il manque vraiment la dimension solitaire et le poids qu’implique la responsabilité d’être Superman (la faute à la promiscuité qui arrive trop rapidement avec Lois et au pathos des scène flashback)
  • Le rejet par autrui est inexistant et passe uniquement via des militaires (autant dire que ça limite, une fois de plus, l’impact émotionnel)
  • Le côté sombre est trop factice, alors qu’il a largement de quoi péter un câble quand on s’en prend à Lois ou sa mère
  • On évite allègrement les troubles liés à la paradoxale impuissance du personnage à sauver tout le monde (en cela, virer la crise cardiaque de Pa Kent est une erreur parmi tant d’autres). Et le voir participer à la destruction en règle de Smallville ET Metropolis a fait glisser le drame vers la comédie tant c’était risible (et si jamais l’idiot responsable du 2 n’utilise pas cela pour gérer une vague anti-Superman et l’ascension de Lex Luthor, ils auront vraiment tout raté avec ce scénario)
  • Ca manque terrible de rythme, notamment dans la bascule du personnage exclu en quête identitaire/Superman (non, rencontrer ton père naturel ne doit pas suffire à te sortir de l’anonymat et mettre une cape…) Earth One l’avait nettement mieux traitée, exactement sur la même trame scénaristique du vilain qui vient réclamer au monde la tête de Kal-El.

Un bon ratage sur toutes les symboliques en jouant avec les effets de manches pour masquer son incompétence… Un rythme tantôt trop mou, tantôt trop rapide pour un film finalement trop long…

Comment dire ? Ah oui, JE VOUS CONCHIE MR GOYER ! Si c’est pour faire un tel travail de sagouin en repompant ouvertement Earth 1 ou Birthright, adaptez l’un ou l’autre ! Au moins, la base est excellente !

Oui, ça m’énerve !

La raison pour laquelle on a supprimé le slip, chez les Kent, on ne les lave pas…

Il manque pas vraiment pas grand chose… Pas grand chose… Un vrai scénariste, et ça faisait toute la différence entre un très bon film et un film magique ! Le plus intéressant reste finalement Krypton et les personnages qui en découlent (Zod et Jor-El)… pour un film Man of Steel, ça le fait moyen. Et puis ça fait du bien de voir une Lois Lane qui est à la hauteur de son Pulitzer pour une fois.

Bon, je m’emporte, je m’emporte mais je n’ai pas boudé mon plaisir ! J’ai parfois eu la chair de poule. Il y a juste cette frustration d’après-séance où le bilan objectif ne peut être que mitigé.

Les néophytes du personnage en auront tout de même pour leur argent avec un blockbuster bien foutu et bien divertissant ! Les amateurs du personnage se diront que c’est dommage de se vautrer autant sur la charactérisation d’un personnage aussi riche et traité de façon juste dans certaines histoires de son médium original (je reviens aux deux origines sus-nommées parce qu’elles sont vraiment excellentes).

Cher Journal,

Une fois n’est pas coutume, je suis allé visité un nouveau centre commercial. Le Ibn Battuta. Une fois qu’on a goûté à Dubaï Mall, force est de constater que tous ceux qu’on visite ensuite font l’effet d’une espèce de supérette avec quelques magasins. Ibn Battuta est nettement plus petit que la moyenne (sachant que la moyenne est pondérée par le Dubaï Mall et le Mall of the Emirates, ça veut rien dire). Mais son intérêt n’est pas dans la taille.

En fait, ce mall est plus un musée ou une reconstitution historique. En effet, loin de faire comme pour les autres, le maire de SimDubaï, probablement lassé de faire des malls toujours plus grands, s’est dit que, pour une fois, il allait faire un bâtiment ludique et culturel. Le thème de ce centre commercial, c’est Ibn Battuta et ses voyages.

En effet, Ibn Battuta était un lettré du 14ième siècle (si mes fiches sont correctes), le premier à avoir accompli une visite de l’intégralité du monde mulsuman de l’époque. Vous n’êtes pas sans savoir qu’un pratiquant de l’Islam est censé se rendre au moins une fois dans sa vie à La Mecque pour faire un pèlerinage. Ibn Battuta profita des nombreux voyages en terre sainte pour faire pas mal de crochets à gauche et à droite. Parti du Maghreb, il ira – au cours d’un voyage de 29 ans – traîner ses chausses en Espagne, en Afrique de l’Ouest, à Constantinople, Bagdad, en Inde, en Perse et même en Chine. Allant d’une caravane à une autre, s’arrêtant ci et là pour servir une autorité locale de ses talents (en qualité de juge notamment), il accomplit un voyage riche en aventure dont le mall se fait fort de vous reconstituer grâce à des panneaux informatifs en son centre. Pour ceux que ça intéresse et qui veulent se cultiver, j’ai pris des photos de ces panneaux pour garder une trace (et puis on ne sait jamais ce qui peut servir ou non à un romancier).

Et pour retracer les voyages de Ibn Battuta, le mall a été découpé en quartiers qui prennent la couleur locale d’un pays où le pélerin a posé ses pieds : Inde, Perse, Chine, Egypte et compagnie. Chaque quartier possède donc sa propre inspiration décorative fonction de son pays d’origine (du rouge pour la Chine, du Turquoise pour la Perse, etc.). Au moins, ça a un peu de cachet et c’est suffisamment bien exécuté (notamment les plafonds en mosaïque) pour ravir les yeux.

Dans l’esprit, ça m’a en fait rappelé Disneyland… Avec toute la connotation positive que ça peut avoir. C’était pour le moins dépaysant, totalement factice et un peu original comparé au Mall of the Emirates par exemple. Après, les magasins à l’intérieur n’ont rien d’extraordinaire, on retrouve l’habituel food-court, la dose de vendeurs de babioles (depuis les DVD pour apprendre une langue, aux casquettes DUBAI en passant par l’appareil à masser les pieds) et des boutiques de luxe ou de marques.

C’est pas aussi impressionnant que le Dubaï Mall, mais c’est assurément tout aussi intéressant à explorer.

Un autre avantage du Ibn Battuta, c’est qu’il y a une salle de cinoch avec un écran Imax 3D (60 AED la place). Comme il était quasiment l’heure d’une séance de Man of Steel, j’y suis allé. Première constatation : la salle est petite. Vraiment petite. C’était à 1000 lieues de l’Imax de Lyon, c’était même limite plus petit que la grande salle des Sables d’Olonne. Le premier rang est littéralement à 2 mètres de l’écran. Même le milieu de la salle est trop proche. En plein milieu des bandes-annonces, j’ai vu toute la salle se rapatrier vers les 4 rangs du fond ! Les places sont numérotées mais comme c’était une séance à 13h, après deux semaines d’exploitation, ça laissait une marge de liberté, y compris pour moi.

En temps normal, j’aurais fait une chronique spéciale Man of Steel. Là, je vais me contenter de donner un simple avis.

Finalement, je vais faire une chronique, car je sais pas faire concis ! Rendez-vous bientôt sur le blog.

Sinon, en bon aventurier culinaire, j’ai testé pour vous : la viande de chameau ! Ca rappelle très fortement le boeuf. Je m’attendais à un truc fort en bouche, un peu comme la biche, et en fait que nenni. C’est aussi très, très, très tendre. Un pouce vert quoi.