Articles Tagués ‘Slasher’

The End of the F***ing World

Ce n’est pas un Netflix original mais c’est diablement excellent. Une merveille ! Un must-see pour tous les utilisateurs de la plateforme ! Pour peu que vous ayez bon goût ou que vous vouliez encore me considérer comme un ami…

5/5

The Foreigner

Un film un peu mou du genou pour du Jackie Chan… On appréciera de voir la star d’action dans un registre un peu plus nuancé mais on ne va pas se mentir, entre The Foreigner et un Police Story, le choix est vite fait !

3.5/5

Happy Death Day

Encore un coup de génie du marketing français qui s’est permis de renommer le film Happy Birthdead… Sérieusement, ça veut rien dire ! Autant il y a une intention dans le titre original, autant le petit malin qui s’est dit « happy birthdead ça sonne un peu comme happy birthday huhuhu » devrait être écorché vif à l’économe pour participer à la connerie générale autour du cinéma dans l’hexagone. Ceci étant dit, ça se laisse regarder sans être le film du mois. Et puis ça reste bien prévisible aussi.

3.5/5

Bright

Je me demande si tous les contrats de Will Smith ont une clause comme quoi il doit être père de famille dans ses films… Sérieusement, c’est le genre de détails dont le film aurait pu se passer. C’était chiant, dans sa globalité. Et mou. Et pas hyper intéressant en dépit du pitch de base. Une hype pas méritée !

1.5/5

Better Watch Out

Franchement, je ne savais pas à quoi m’attendre. J’y suis allé avec le minimum d’informations, hormis « c’est un croisement entre Home Alone et un slasher ». Ce que ça n’est pas ! En revanche, c’est drôle, inventif, plein d’humour noir, plein de surprises. A voir assurément.

4/5

A Bad Moms Christmas

Il faut arrêter maintenant. Vraiment…

1/5

Just Because

Mouais… Anime romance/slice of life un peu générique et sans grand intérêt. Deux semaines après le visionnage, j’ai déjà quasiment tout oublié de ce que j’ai vu. Complètement dispensable, même pour les puristes du genre.

2.5/5

Thor Ragnarok

Je me répète à chaque fois, mais les films de super-héros me gonflent. J’ai maté pour assouvir ma complétionite aiguë. Et j’ai été agréablement surpris. Parce qu’avec Thor, on revient de très loin avec le dernier opus. Et je me suis surpris à bien kiffer le ton pris par cette suite, ton qui fait table rase du passé pour assumer le côté kitsch du personnage et de l’univers. Au final, quand on prend un peu de recul, ça marche et certains autres feraient bien de s’en inspirer…

4/5

When we first met

Encore un Netflix Original (à croire que je n’ai besoin plus que de cette plateforme pour regarder des films/séries). Encore un mini-rip off de Un jour sans fin. Mais c’est maquillé comme des voyages dans le temps avec un hommage à Big. Un peu prévisible, mais sympa et porté à bout de bras par l’acteur principal. Pour une petite soirée rom-com sans prétention

3.5/5

Altered Carbon

Tiré de l’oeuvre de Richard Morgan, Altered Carbon s’inscrit dans la plus pure tradition du cyberpunk, dont Blade Runner est le fer de lance. Excellente écriture, excellent acteur, thématique intéressante. Encore une pépite signée Netflix à voir absolument !

4.5/5

Fullmetal Achemist

C’était mou ! Mais c’était mou. Deux heures quinze de films où ça papote sans arrêt ! Des CGI atroces par-dessus le marché. Des acteurs japonais très japonais (cabotinage à la puissance 12). Un scénario cousu de fils blancs même sans connaître l’histoire… J’en attendais vraiment rien parce que même la bande annonce faisait pas envie, et bien j’ai eu exactement ce que j’attendais. Encore une adaptation bien dispensable…

0.5/5

Justice League

… J’ai même pas envie d’en parler ou ça va encore m’énerver ! C’était de la bouse ! J’aurais jamais cru devoir le dire, mais j’ai signé pour voir le Snider’s Cut…

0/5

Mr. Right

Sam Rockwell est probablement l’un des acteurs les plus sous-estimés d’Hollywood. L’un des rares capable de porter un film tout seul (Moon) ou de sauver un film du naufrage total (Iron Man 2). Bref, un acteur que j’adore. Mr. Right fait partie de ses films complètement décomplexés qui font mouche. C’est drôle, rafraîchissant, explosif ! Un vrai coup de cœur. Le film repose sur des personnages tout plus déjantés les uns que les autres, un scénario pas prise de tête et on passe un agréablement moment. Si vous avez kiffez American Ultra par exemple, je recommande Mr. Right. Et vice versa. De toute façon, c’est par le même scénariste Max Landis, un gars qu’il est bien et qui redonne des lettres de noblesse aux comédies d’action sans passer par la case débile ! Coup de coeur !

5/5

Numb

On peut dire que l’après Friends est délicat pour Matthew Perry. Ses séries peinent à décrocher une première saison complète et sa présence dans les salles obscures frôle le néant. Il faut dire aussi que s’il prenait soin de choisir ses scénarios, on n’en serait peut-être pas là. Numb fait partie de ses films qui ne savent pas exposer personnages et situations sans avoir recours à une voix-off (bien souvent équivalente à un cache-misère). Il en résulte une comédie romantique d’une incroyable longueur et téléphonée de tous les côtés au point de sortir les clichés par paquet de douze. Aucun intérêt sinon celui de se rappeler que des meilleurs films existent dans le genre, y compris avec des personnages en souffrance psychologique ou physique.

1/5

The Graduate

Face à la déception des films récents, il convient parfois de se tourner vers des classiques. Il se trouve que hormis les westerns, j’ai finalement vu assez peu de films qui remontent avant les années 80. Le Lauréat était sur ma liste depuis un moment et honnêtement j’aurais dû le voir il y a bien longtemps (imaginez que ça faisait prêt de 20 ans qu’une des scènes de fin de Wayne’s World 2 me passait au-dessus du cigare par manque de culture ciné pré-70’s !). Le film souffre un peu du poids des âges, ce qui le rendait outrageux  en 1967 passe nettement mieux 40 ans plus tard (surtout qu’on a vu nettement plus sordide depuis…). Le film vaut surtout pour le personnage principal, à la fois anti-conformiste et borderline antipathique quand on y réfléchit bien. Il faut surtout réfléchir en terme de musique, qui permet de décrypter des clés de lecture du caractère du protagoniste (et notamment comprendre la fin qui pourrait laisser des spectateurs sur le carreau). Musique de Simon & Garfunkel qui a grandement participé au succès du film, et vice versa. En 2016, regarder Le Lauréat relève plus de l’exercice de style ou d’une soirée thématique sur Arte que d’une soirée cinoch’ détente pop-corn. Ce qui n’enlève rien à la qualité du film, hein, juste que ça ne plaira pas à tout le monde !

4/5

The Final Girls

Malin Akerman (The Proposal) est vraiment une actrice que j’adore ! Et pourtant, c’est un peu par hasard que je suis tombé sur ce film : si vous êtes un peu comme moi, vous regardez une bande-annonce sur youtube, qui vous en propose ensuite une autre assez proche, puis une autre, puis un autre… Bref, c’est avec ce genre de téléphone arabe moderne que je suis tombé sur The Final Girls, un film tellement méta dans le méta-concept que je devais le regarder. L’histoire d’une fille d’actrice de séries Z qui se retrouve catapultée par le truchement du scénario actrice du film dans laquelle jouait sa mère, aux côtés d’icelle. Au final, ça donne un film barré qui explore le genre slasher tout en surfant sur les codes établis. C’était rigolo, pas prise de tête et intelligemment foutu ! Une très bonne surprise que je conseille et qui ravira les fans de films genre Tucker & Dale fighent le Mal.

4/5

10 Cloverfield Lane

Comme je disais dans un précédent billet, j’ai regardé Cloverfield dans l’attente de sa « suite ». Il s’avère que si le film fait bien partie d’un univers partagé, le lien entre les deux Cloverfield est toutefois tenu : l’un comme l’autre pouvant s’apprécier sans avoir vu le reste de la franchise. Complètement différent, 10CL n’en est pas moins intéressant. Au contraire, ayant un peu ma claque des film-footage, le huis-clos psychologique était fort bienvenu. Mary Elizabeth Winstead fonctionne bien avec John Goodman, très imposant dans son rôle. Pas de déluge d’effets spéciaux, une ambiance pesante, un film sorti un peu de nulle part, une production qui montre qu’on n’a pas forcément besoin de beaucoup, encore moins du marketing pompeux, pour réussir un blockbuster ! Que du bon !

4.5/5

One Punch Man – Saison 1

Je précise saison 1 car la probabilité d’une future saison 2 est quasiment certaine face au succès de l’anime. Le succès n’est clairement pas volé ! C’est fun, vif, drôle, punchy ! Ca fight dans tous les coins avec une énergie folle qui n’est pas sans rappeler des plans barrés de Fuli Culi. Les personnages sont attachants, tous à leur manière, mais ce qui fait le plus plaisir, c’est de regarder un shônen de baston qui s’affranchit des entraînements pour devenir plus fort. Ici, Saitama est déjà le plus fort, le type qui terrasse n’importe qui en un seul coup de poing ; du coup, la dynamique de l’anime se situe ailleurs. Le concept était casse-gueule mais il s’en sort avec brio. La musique de Jam Project dépote. Bref, regardez One Punch Man ! Vous êtes obligés !

5/5

Macross – Do you remember love?

La licence Macross est largement dans mon top 5 des animes que je préfère toutes catégories confondues. La première série en dépit de ses 30 ans tient toujours la route, Zero est top, Frontier est fantastique. Il n’a pas une série que je n’aime pas. Pour les films, le constat est un peu plus mitigé. On a eu du bon, et du très mauvais. Plutôt que de remater pour la n-ième fois la première série avec « Rick Hunter », je me suis dit que j’allais regarder le résumé, à savoir le film Do You Remember Love?. Durant toute la durée du film, j’étais tiraillé entre mon amour pour la série et le ridicule du film. C’est bien simple, il y a des incohérences partout ! Des trucs totalement improbables à mettre sur le dos des raccourcis que le créateur s’en sentit obligé de faire pour caler 36 épisodes de 20 minutes dans un long de 90. Le plus triste dans l’histoire, c’est que le film est devenu canonique et toutes les séries post-84 se raccrochent au film et non la série (parfois, elles se raccrochent un peu aux branches en citant le film comme étant un film dans la série). Il prend même des libertés étranges sur la mythologie. Sauf le film n’est pas à la hauteur de la série, alors épargnez votre cerveau et regarder plutôt la série originale à la place (Macross, hein, pas le découpage moisi américain appelé Robotech!). Vous aurez alors un 5/5 !

1.5/5

Zoolander 2

Il est des films qui vont tellement loin dans le débile qu’il en deviennent géniaux ! Zoolander fait partie de ceux-là. C’est vraiment très, très, très con. Et c’est en cela que c’est génial ! Derrière les vannes parfois haut perchées se cachent un fond de vérité ironique qui donne au film un autre degré de lecture derrière la dérision. Après, on va pas se leurrer, il faut être dans le trip et avoir vu le premier. Si vous avez aimez, vous apprécierez le second opus. Sinon, vous détesterez tout autant !

4/5

Pride and Prejudices and Zombies

Je pense qu’il est raisonnable de dire que Jane Austen n’est pas ma tasse de thé. Du coup, aucune chance que je lise ou regarde un film Pride and Prejudices. Oui, mais si on balance des zombies dedans, hein ? Et bien vous avez toute mon attention. Alors, c’est pas le film de l’année, loin de là. C’est pas un bon film de zombies, c’est pas un bon film romantique, c’est pas un bon film d’époque, mais c’est un bon film bien foutraque qui mélange tout en balançant des acteurs de Doctor Who et Game of Thrones dans le tas pour lui donner du cachet victorien. Le méchant est méchant, les gentils font des trucs au ralenti comme des poseurs, ça se prend pas au sérieux à l’image du pitch de base « et si on mettait des zombies chez Jane Austen ? ».  Bref, c’est pour les amateurs de zombies qui ont déjà fait le tour de la question et qui cherche un nouveau concept idiot pour passer une soirée. Je travaille moi-même sur un nouveau concept idiot pour me faire des tunes sur la vague de la mode : Pride and Prejudices and Sharks !

3/5

Shigatsu wa Kimi no Uso (Your Lie In April)

Deux séries animées dans le même mois, il faut croire que j’avais pas grand chose à faire ! Complètement différente du shônen présenté un peu plus haut, Your Lie in April s’adresse plutôt aux amateurs d’anime type Golden Time et autre romcom. Tiré d’un manga, on suit la vie assez déprimante d’un jeune pianiste brisé qui va tomber sous le charme d’une violoniste un peu fofolle. Il va falloir aimer la musique classique, les scénarios cousus de fils blancs, les personnages qui chialent à tous les épisodes (tous !), des bricolages un peu forcés sur les relations entre les personnages pour apprécier cet anime. J’aurais pu largement descendre la note à cause de tout ça, mais comme je l’ai binge watché comme une brute ce serait comme mentir. Bref, c’est pas l’anime du siècle mais certains épisodes, dont le dernier valait le coup d’oeil.

2.5/5

The Fault In Our Stars

Enchainer Shigatsu wa Kimi no Uso avec The Fault In Our Stars n’était probablement pas la meilleure des idées. A moins de vouloir se taper un weekend top dépression ! La bonne nouvelle, c’est que peu d’histoires arrivent réellement à me surprendre ; du coup, dès le premier quart d’heure, j’étais mentalement préparé au grand huit émotionnel du dernier acte. Le sujet du film est dur, surtout pour un film estampillé Young Adult comme l’est le roman originel. Heureusement, le scénario comme les acteurs et la réalisation ont le bon goût d’éviter le pathos pour finalement délivrer un message positif sur la vie et l’amour. C’est un film que je recommande chaudement, même si vous n’aimez pas les romances, mêmes si vous n’aimez pas les films pour ados et même si, comme moi, vous n’aimez pas les films qui traitent de maladies et d’hôpitaux !

4.5/5

Zootopia

Passer après Vice Versa aurait été un défi pour n’importe quel dessin animé, Disney ou pas. Zootopia avait un lourd héritage à assumer et c’est l’échec : long, pas hyper bien écrit, avec des personnages pas super attachants, des musiques pas géniales (Shakira ? Erk…), un univers particulièrement hermétique (sérieusement, une scène d’exposition pour expliquer pourquoi des animaux vivent comme des humains ? On n’avait pas besoin de ça dans Robin des Bois et c’était mille fois mieux).

0.5/5

Man Up

Je fais mon résumé mensuel en fin de mois, pour éviter de faire une critique trop à chaud (en bien comme en mal). Mais pour ne pas en oublier, je fais la liste au fur et à mesure. Et quand j’ai relu le titre « Man Up » pour faire l’article, bim, le blanc. Ce qui en dit assez long sur le caractère ultra-générique du titre et de cette rom-com. Honnêtement, ça cassait pas trois pattes à un canard. Le quiproquo de base est intéressant, avant de retourner sur le chemin ultra-balisé de la rom-com façon hollywood avec les clichés du genre « ils se détestent », « il veut faire rager son ex », « je cours à la fin pour la rattraper »… blablabla. Vite vu, vite oublié, malgré la présence de Simon Pegg.

1/5

Geek Charming

Si le sujet de The Fault in Our Stars est trop lourd pour vous mais que vous voulez satisfaire votre soif de films Young Adult tirés de romans, Geek Charming est à l’autre extrémité du spectre (vous savez, le côté niant-niant bisounours). Il faut aussi préciser que c’est un téléfilm pour le Disney Channel. Mais comme c’est de la YA et que j’ai pas le temps de lire tous les romans du genre pour nourrir un cerveau qui a envie d’écrire un roman du genre, bah je regarde les adaptations. Donc globalement, c’est pas terrible, l’acteur principal a le charisme d’une moule, l’humour bon enfant est à l’image du network de diffusion, ça suit un chemin classique pour le genre, il y a des parti-pris de narration étranges et ça a son lot de raccourcis et d’incohérences mais ça fait exactement le boulot qu’on attend d’un téléfilm sur Disney Channel. Si vous n’aimez pas le genre, si vous n’avez pas 15 ans ou si vous n’avez pas envie de proposer une oeuvre pour les ados, vous ne regarderez pas de toute façon… Moi, je rêve d’écrire un truc du genre !

3/5

Avatar

Croyez-le ou non, mais je n’avais pas encore vu Avatar. La faute à la hype et mon côté rebelle qui refusait de regarder. La faute à mon côté plein de préjugés sans fondement (« olala, mais on dirait l’histoire de Pocahontas », « olala, ça pique les yeux tout ce bleu-vert-violet »). Du coup, j’ai fini par m’y intéresser un peu parce que je ne savais pas quoi regarder. Le verdict est somme toute assez simple : bien mais pas top. Le film souffre d’un scénario carrément passe-partout avec des personnages bien stéréotypés (le méchant capitaliste, le vilain militaire bornée, le gentil samaritain, le faux antagoniste, etc.) qui m’ont fait régulièrement décrocher durant les trois heures de film. Si Avatar a réussi à faire le carton plein à sa sortie, c’est – à mon avis – à cause de sa révolution technologique (aujourd’hui encore ça reste impressionnant mais le côté fake ressort clairement sur certains plans). Ca reste un film qui brasse des idées très génériques, que j’oublierai d’ici deux mois à l’exception de scènes vraiment intéressantes mais qui aurait pu être traitées dans un western avec des indiens ou un documentaire sur l’Afrique Noire (je parle du côté shamanique des Na’Vi, ce qui m’a le plus plu). Le véritable point positif d’Avatar du film s’appelle James Cameron, et c’est surtout grâce à lui que le cinéma franchit certains caps, notamment technologiques…

3/5

Dans l’épisode précédent…

Mercredi 8 Avril

Il est midi. Nous prenons connaissance du sujet donné par la présidente du Jury Création, Céline Sciamma (Tomboy). Sujet dont je me fais fort de partager l’intitulé :

La fête était réussie, glorieuse. Jusqu’à l’ouverture d’un cadeau anonyme. La découverte du paquet pourra avoir lieu en public ou dans l’intimité d’un aparté. Dans tous les cas, il y aura un avant et un après son ouverture.

Nous avons désormais jusqu’à vendredi 14h pour plancher dessus. Pour bien vous décrire l’ambiance, il faut vous  imaginer en train de passer une épreuve du baccalauréat ! Une épreuve de dingue. Les tables sont côte-à-côte, il fait bien sûr un temps magnifique dehors alors que nous sommes contraints de rester à l’intérieur si on veut profiter du wifi. Et puis surtout l’atmosphère est très studieuse !

D’après mon T-Shirt, cette photo date du premier jour…

Tout le monde s’enferme dans sa bulle immédiatement pour se plonger dans son premier document Word. Certains même quitteront la salle 10 minutes après la découverte du sujet pour aller travailler dans une ambiance qui leur correspond plus (hôtel, bar, parc…). Je décide quant à moi de faire de cette salle mon lieu de prédilection en dépit d’une connexion internet aléatoire. On est plus de 40 dans le même bâtiment à tirer sur un pauvre relais wifi, mais peu importe, je suis venu pour vivre l’expérience marathon la plus complète possible ! Même si ça veut dire rester enfermé dans une salle avec une connexion neurasthénique.

Mais il faut bien dire que je suis vraiment surpris de voir le sérieux qui règne dans la salle, même après plusieurs heures de travail. J’étais assurément dans les plus vieux marathoniens, pas le plus vieux, mais pas du tout le plus jeune. Du coup, je me demande si les plus jeunes, encore à la fac ou à peine sortis de l’école, ne sont pas en train de faire un transfert d’un examen scolaire sur ce marathon. De mon côté, ça m’amuse. Je prends le temps de bien réfléchir et même celui de faire un début de Live-Twit (oui, on peut pas dire que je me suis mis la pression au début…).

Deux heures plus tard, je pars bouffer, me faisant presque violence pour m’oxygéner et aller écouter un peu de musique. Mon processus créatif étant indissociable de la musique, c’était nécessaire. Il me vient d’ailleurs une idée à partir de l’écoute de My Idea of Fun des Stooges.

Sur les coups de 16h, j’ai désormais une demi-douzaine d’idées jetées sur divers papiers et résumées sur un doc Word. En voici d’ailleurs le contenu :

  • Idée 1 : Dans le futur, science-fiction, on donne une réception X pour célébrer Y, les cadeaux s’ouvrent les uns après les autres jusqu’au moment où on découvre un paquet qui remet la Terre en cadeau. L’ambassadeur terrien n’est pas d’accord et ne comprend pas comment cela est légalement possible.
  • Idée 2 : Epoque victorienne. On donne une réception pour les 16 ans d’une jeune fille. Tous les cadeaux sont plus somptueux les uns que les autres, jusqu’à ce qu’on découvre le cadeau qui renferme un doigt ou quelque chose de sordide relatif à un meurtre.
  • Idée 3 : Quelqu’un s’invite à une fête, quand on lui demande de remettre son cadeau (sous bonne surveillance), il donne le premier truc qui lui tombe sous la main et provoque par la suite un quiproquo. Il va ensuite chercher à récupérer le truc pas tous  les moyens sans faire attention aux conséquences. Ca peut être un diamant recherché également par la police, des cambrioleurs
  • Idée 4 : Soirée de nouvel an. Une bande de potes adolescent se réunit. Le but du jeu est de se distribuer des cadeaux de façon anonyme. Chacun apporte un cadeau le pose sur une table et puis après minuit chacun en prend 1 au hasard. 1 -> le cadeau d’un invité a été sciemment mis pour s’adresser à quelqu’un d’autre 2 -> le protagoniste choisit son propre cadeau pour semer la zizanie. 3 garçons et 3 filles. Probablement 3 couples, ou 1 couple et des célibataires. L’un des garçons est amoureux de la fille en couple et se sert du cadeau pour semer la zizanie et faire éclater le couple. 6 cadeaux à définir, avec leur sens pour les donneurs. Une boite de préservatifs « ça peut toujours servir ».
  • Idée 5 : Fête d’enfants, anniversaire. La petite fille qui ouvre les cadeaux tombe sur un jouet pour adulte
  • Idée 6 : Soirée nouvel An. Un groupe d’ado se réunit et décide de se faire des cadeaux anonymes les uns les autres. Quand une des filles ouvrent un cadeau, elle découvre un machin qu’on met sur les tombes « A mon amie » ou un truc du genre. Et ça vire au slasher quand la fille en question est retrouvée morte.
  • Idée 7 : le cadeau ouvert est un simple carton offrant la vie éternelle.

En fin tacticien, je décide d’évaluer la concurrence autour de moi. Je sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que mes camarades sont tous en train de plancher sur une histoire « à la Française ». Dans mon propre jargon, c’est l’équivalent de « chiant » (oui, des fois, je suis pétri de préjugés sans fondement, mais tant pis). Je décidé donc de développer l’idée 1 et l’idée 6. L’idée 4 était tentante mais restait trop proche de thématiques que j’ai récemment traitées avec Teenage Riot, donc…

L’idée 1 va très vite être abandonnée, faute de trouver une légitimité au cadeau de la Terre, que ce soit dans son origine ou ses conséquences. Et puis, il faut dire que ça puait la fan-fic de Dr Who à plein nez.

Du coup, je me concentre sur l’idée 6, celle qui m’est donc venue avec My Idea of Fun (allez chercher les paroles et vous comprendrez l’idée de développer un slasher). En bon élève, je décide de faire un synopsis complet de l’histoire avant toute chose. Cerner les premiers personnages, placer les premiers pivots narratifs et, surtout, trouver dès maintenant la fin pour éviter tout bricolage ultérieur m’est indispensable avant de commencer quoi que ce soit.

Par souci d’exactitude dans ce compte-rendu, voici le contenu de mon document de travail, toutes fautes d’orthographe comprises et support de ma futur écriture :

C’est l’anniversaire de Jennifer, son seizième. Fille d’une famille plutôt aisée, la réception a lieu dans l’imposante demeure familial (très Beverly Hills). La décoration intérieure est assez baroque et colle au faste à la dimension star de la figure paternelle. Patrick est une star de cinéma, film d’action principalement mais essuie des revers de carrière. La mère est une parvenue qui suce la fortune de son mari. L’amour est très clairement mort entre eux depuis des années : chacun va plus ou moins voir de son côté mais reste ensemble pour le côté pratique. L’un profite de la renommée de l’autre et la star ne veut pas risque de tout perdre dans un divorce.

Mais même si le vernis s’écaille, les apparences sont sauvées dans cette fastueuse fête sur le thème de « fête de princesse ». Jennifer porte donc une robe froufrou d’un gout douteux, très prom’ night et profite de chaque instant. C’est une fête très guindée avec des amis proches et de la famille. OU BIEN c’est une fête adolescente en comité réduit.

Sont invités à la fête et présentés dans l’exposition :

  • Andrew, le frère de Jennifer et sa petite amie Dixie
  • Laura, la meilleure amie de Jennifer
  • Billy, « le tueur désigné », l’ex. de Jennifer
  • Nathan, le soupirant caché
  • Sam, l’actuel petit amie de Jennifer
  • Le père qui fait une rapide apparition à la fête avant de s’enfermer dans son bureau. Mention de la mère qui n’est pas absente depuis l’après-midi.

C’est le moment du déballage de cadeaux. Tout le monde dans l’assemblée la regarde. Elle se dirige vers une immense table où trône une montagne de cadeaux. Elle en prends un au hasard, lis le nom et le déballe. Il s’agit d’un CD. Un autre dont elle lit le nom sur la carte. Il s’agit d’une bague. Un troisième. Cette fois, il n’y a pas de nom sur le cadeau. C’est lourd. Elle ouvre et découvre une plaque mortuaire « A mon très cher frère ».

Ambiance de mort et gênée. Jennifer accuse Andrew d’avoir une blague de mauvais gout (« t’as gâché la fête ! » et elle part s’enfermer dans sa chambre. Celui-ci s’en défend et va plutôt allez se chercher à boire. Laura prend la défense de son amie et suggère qu’on continue de déballer les cadeaux plus tard. La musique et la fête reprend.

Sam va retrouver Jennifer dans sa chambre et essaie de la réconforter. Il est un peu grave sur les bords et se propose de lui offrir son gros cadeau maintenant (il déboutonne son pantalon).

Débarque au même moment Laura qui les interrompt. Elle cherche son frère Nathan. Jennifer use de cette opportunité pour aider à la recherche. En descendant à la cave, ils découvrent le cadavre d’Andrew (on confond la mare de sang avec du vin d’une bouteille cassée). Pour ajouter dans le cliché, on découvre aussi une phrase peinturlurée sur le sol « Je sais ce que tu as fait ».

« Il faut appeler la police ». Ils se dirigent alors vers le bureau du père de Jennifer pour y découvrir un nouveau cadavre, celui de son père. Au milieu d’un nuage de poudre. « Maintenant, tu sais ce que ça fait d’être seule » Le téléphone est coupé.

Réapparition de Sam : « holy shit, qu’est-ce qui se passe ici ? ». Assez insensible, il analyse la situation avec désinvolture. Apparition de Nathan « t’étais où ». Remarque « t’es toute seule, je suis la moi ».

On entend un cri depuis la cave. Tout le monde y va. Dixie vient de trouver le corps. Arrivée de l’ex de Jennifer, qui découvre aussi la situation.

« Il faut se casser d’ici ». Les voitures ont toutes eu les pneus crevés. « C’est forcément l’un d’entre nous à la fête. »

On découvre le cadavre de Laura. Elle simule sa mort avec une quantité industrielle de sang. Affalée sur le capot de la lambo.

La mère dans le pavillon de jardin, nue et avec Julio le jardinier. Mort tous les deux.

Le meurtrier apparait à une fenêtre, il porte un masque/casques de Iron Man. Il est immédiatement reconnu comme appartenant à Nathan, le geek de service.

Il reste Nathan et Jennifer. Elle a sa hache à la main et l’attaque directement. Il essaie bien de se défendre, notamment contre l’argumentation du casque d’Iron Man (cosplay). Il lui balance qu’il l’aime depuis le collège, ce qui la surprend. Mais elle attaque quand même.

Quand il est a terre, on entend des applaudissements lents. Laura tout en sang refait son apparition. elle est heureuse d’avoir gâché sa vie. Et fait le monologue explicatif du vilain. Elle pense que c’est elle qui a tué son frère, d’après les déclarations de Sam. Oh ça va, on couche ensemble pour le fun ! C’est pas sérieux, tu peux le garder. Ou alors on fait moitié-moitié.

Background : Dans une virée alcoolisée, Sam et Jennifer emprunte une des lamborgini de son père. Eméchés, elle percute un type qui rentrait visiblement chez lui et le laisse pour mort. Le week-end où ses parents n’étaient pas là. Laura est une fille qui n’a que son frère.

Note: J’ai bien conscience du caractère abscons – voire même d’incohérent – de certains passages, mais je vous assure que ça avait du sens pour moi…

A la fin de l’écriture de ce synopsis, j’ai un sentiment mitigé. Si je suis sûr et certain que personne ne fera de slasher, j’ai aussi l’intime conviction que c’est une banalité à mourir ! (hu hu) Du slasher certes, mais sans âme sur lequel je m’ennuierai probablement lors de l’écriture, hormis pour les passages avec une adolescente couverte de sang avec une hache. Et puis, c’est un court-métrage, et j’ai aussi l’impression que j’ai beaucoup trop de contenus à retranscrire. Bref, je le sens pas…

Tucker & Dale VS Evil est un film réalisé et co-écrit par Eli Graig, co-écrit et produit par Morgan Jurgenson, avec Alan Tudyk (Firefly), Tyler Labine (La planète des Singes: Les origines) et Katrina Bowden (30 Rock).

L’Amérique profonde. Quelque part. Un groupe d’étudiants décide de partir faire la fête et du camping sauvage. Ils vont tomber sur Tucker & Dale, deux rednecks un peu benêts qui ont décidé de se prendre un peu de vacances et de retaper une vieille bicoque au fond des bois. Suite à un malentendu entraînant la mort accidentelle d’un jeune, les premiers croient que les deux types en chemise à carreaux sont des serial killers et les deux buveurs de bière croient que les étudiants font partie d’une secte poussant au suicide collectif. C’est le début d’une grosse escalade de quiproquos sanglants à mourir de rire…

En général, je ne suis pas le dernier pour regarder un film qui mélange les codes des films d’horreur et celui de la comédie. On se souviendra par exemple de Lesbian Vampire Killers (ah tiens, non, je ne l’ai pas chroniqué en fait… on s’en souviendra quand même). Plusieurs présentations en festivals prestigieux (dont Sundance), quelques prix glanés ici ou là et d’élogieuses critiques pour ce film sorti un peu de nul part m’ont poussé à aller voir ce Tucker & Dale fightent le mal (encore une fois, c’est quoi ce fightent qui arrive ? c’était trop simple de traduire « VS » par « contre » ou « dégomment », « poutrent » pour rester dans le vocable de djeuns ?). Et je ne regrette pas ! Voilà un bon petit film rafraîchissant au milieu de l’horreur pré-formatée du slasher movie.

Le scénario joue habilement sur les pré-jugés que nourrissent inévitablement deux groupes sociaux qui n’ont rien – mais rien du tout – à voir : les bouseux de l’Amérique profonde et les fils-à-papa tête-à-claque. Evidemment, le choc des cultures est violents et chacun y va de son interprétation fasse à des scènes objectivement sans équivoques. C’est la raison pour laquelle quand Dale va voir le groupe à la station essence en tentant de faire la conversation tout en portant que ce qui ressemble à une faux, en disant « Alors les jeunes, on va faire du camping ? Hahaha », les jeunes entendent « Je vais tous vous étriper dans votre tente mwahahahaha ». Sous ses couleurs de parodie horrifique, le film cache une petite satire sociale pas vraiment déplaisante…

Bon, ça c’était pour le deuxième degré de lecture. Pas le plus intéressant. Le meilleur, c’est le premier ! Celui où ça charcute dans la joie et la bonne humeur des quiproquos en série. Où comment détourner les codes bien établis du slasher de Vendredi 13 et Massacre à la tronçonneuse pour renverser la vapeur et faire du péquenaud en salopette le gentil de l’histoire qui ne demandaient rien à personne ! Tout est là : la forêt, les plans mystérieux de nuit ou de jour avec les rayons de lumière qui découpent les arbres, la tronçonneuse, les morts débiles à base d’empalement, les masques, le psychopathe de service, la bimbo blonde, la cabane au fond des bois qui fout les jetons… tout !

Et derrière une dose de gore présente mais relativement légère se cache un humour basique mais qui fait du bien par où il passe (surtout si c’est par la broyeuse). Tucker & Dale VS Evil a tout pour devenir un film instantanément culte ! Je n’avais pas autant ri de bon cœur devant un film depuis longtemps !

Pour sa première réalisation Eli Graig sait de quoi il parle et comment il le présente à l’écran. Entre détournements et ré-invention, c’est agréable (presque jouissif) à regarder. Les acteurs s’amusent visiblement et le rendu n’en est que meilleur à l’écran. Restent pour être tout à fait honnête que le film ne tient pas la dragée haute à Shaun of the Dead et qu’il s’essouffle dans sa deuxième partie… Mais c’est pas grave, il se prend tout de même une petite pastille « coup de (pieu dans le) cœur » !

Oui, oh, ça va, je mets les images que je veux dans mes articles !

Pour la faire courte et vous laisser le temps d’aller au cinéma près de chez vous, Tucker & Dale VS Evil, c’est la bonne surprise cinoch de ce mois de février. Je recommande vivement ! Et si vous êtes toujours dans le mood de la St Valentin, il y aussi une petite histoire d’amour dedans, si ça peut aider à inviter votre chérie à aussi aller voir le film.

Triangle est un film écrit et réalisé par Christopher Smith, avec Melissa George (vue dans 30 jours de nuit) et d’autres acteurs (vu dans d’autres films)

Aujourd’hui, c’est ballade en mer entre copains. Une bonne occasion pour Jess de se changer les idées, car visiblement, ça ne va pas fort. La mer est belle, le temps superbe… jusqu’à ce qu’une violente tempête laisse le groupe d’amis sur une coquille de noix à la dérive. Par chance, ils vont tomber sur la route d’un paquebot… Sauf qu’ils n’étaient pas préparés pour ce qu’ils vont découvrir à bord…

Voici un film dont je n’avais jamais entendu parlé. Aucune sortie au cinéma, un peu de pub sur des sites spécialisés pour la sortie DVD, un excellent bouche-à-oreille après une édition du festival de Gérardmez… C’est guère tout, et c’est une véritable injustice !

Triangle est un petit budget (15 millions de dollars) qui peut largement faire la nique aux grands de par l’intelligence de son scénario et de sa mise en scène. Savant mélange de fantastique/science-fiction, réinterprétation bien fichue d’un mythe, re-fonte très intéressante du film slasher et survival, atmosphère pesante, scénario un peu mind-fucking, original et surprenant, le film de Mr Smith est, de mon point de vue, un véritable petit bijou !

Melissa George porte le film à bout de bras et nous livre une prestation de haute qualité, au bord d’une juste folie. Les décors restent impressionants, prennent quasiment en tant que personnage à la manière de l’hôtel de Shining et renforce le sous-texte sur la psyché labyrinthique des personnages.

Si j’avais des petites pastilles « Must See », nulle doute que j’en aurais apposé une sur Triangle. C’est vraiment un film que je n’ai pas envie de déflorer par une chronique trop longue, je peux juste vous inviter à le regarder au plus vite. Et comme j’ai envie que vous découvriez ce film dans les mêmes conditions que moi, je ne vous mets pas de trailer et vous encourage à n’en regarder aucun avant d’avoir vu ce film ! Vous m’en direz des nouvelles !