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Mass Effect: Paragon Lost est un film d’animation réalisé par Atsushi Takeuchi et écrit par Henry Gilroy, deux relicats de la série animée Star Wars: The Clone Wars.

Mass Effect 3 introduisait un nouveau personnage, James Vega (bizarre, j’ai naturellement envie d’écrire Vincent Vega…). Ce film propose au fan hardcore de la série de découvrir qui était ce tas de muscles avant d’entrer au service du Normandy. Le choix est plutôt judicieux : il s’agit d’un humain, on ne savait pas grand chose de lui dans ce troisième opus et on me l’avait un peu imposé alors que j’en avais rien à carrer puisque j’avais déjà Ashley dans un rôle similaire au gameplay dans mon équipe.

Mais bon… Choix judicieux mais facile.

Ce Paragon Lost se veut donc être une préquelle de Mass Effect 3, sauf que le film est sorti fin 2012 aux States (pas avant Mars 2013 en Zone 2) et qu’il met en scène des personnages dans une situation temporelle datant même d’avant Mass Effect 2. D’où ma question première : quel intérêt ?

Honnêtement… Aucun, sinon continuer de faire vivre une licence désormais « en pause » pour un certain nombre d’années et satisfaire les fans qui continuent de se délecter des DLC qu’on leur pond régulièrement pour le multi-joueurs du dernier opus. L’histoire développée n’apporte rien de nouveau pour ceux qui ont déjà fait les jeux et c’est bien dommage (et le film n’a aucun intérêt si on ne connaît pas du tout l’univers). On aurait mis ce film en production bien avant et sorti – comme de juste – avant ME3,  mon avis aurait été largement différent. J’aurais même pardonné cette direction artistique des plus moches et ce mélange 2D et 3D assez cheap. Comme quoi le savoir-faire des Japonais commandé par des Japonais, ça ressemble à  un sushi moisi.

Mass Effect: Paragon Lost : photo

Reste un final plutôt intéressant, des batailles sympatoches et le point de vue d’une colonie au moment d’une attaque de Récolteurs. C’est peu pour me satisfaire pleinement. Autant cette histoire aurait pu passer en fill-in de comic-books, autant Mass Effection: Evolution aurait mérité sa place en adaptation animée. Reste aussi le doubleur officiel de James Vega, Freddie Prinze Jr, qui fait largement mieux que sa prestation dans Elle est trop bien (tiens, j’ai pas de rétroliens pour ce film… tant pis, j’en mets un vers un autre tout aussi nul) et s’en sort très bien dans son rôle.

Mass Effect: Paragon Lost reste très clairement un produit au fan-service assumé, limite bas de gamme, dont l’intérêt n’est que de tirer un peu plus sur le pis des joueurs. Un amateur de l’univers moins exigeant que moi y trouvera sûrement son compte pour 80 minutes. Mass Effect est pourtant ma licence préférée, qui aime bien, châtie hyper bien ! Je suis tout de même un peu triste de voir qu’elle n’arrive plus à atteindre un niveau de qualité égal au premier opus.

Summer Wars est un long métrage d’animation réalisé par Mamoru Hosoda (Les Enfants Loups, Ame et Yuki) et le studio Madhouse (Redline). Distribué chez nous par Kaze.

OZ est un monde virtuel à l’échelle mondiale. Tout le monde possède son petit avatar, l’univers est découpé en ville, les applications en ligne se compte en milliards et même les entreprises les plus reconnues possède une façade électronique pour être représentées. En gros, OZ, c’est l’internet de dans 50 ans. Sauf que l’histoire se passe en 2010. Passons. OZ est génial. Sauf que OZ est piraté par une intelligence artificielle et que c’est l’économie mondiale et la sécurité (physique ou virtuelle) de chacun qui est en jeu. Qui va pouvoir se soulever et mater l’IA gourmande ?

Voilà pour les grandes lignes. Mais ce serait occulter ce qui se passe en dehors de OZ et qui occupe la plus grande partie du film. En effet, l’histoire est celle de Kenji, 17 ans, lycéen qui a échoué de peu aux Olympiades mathématiques. Oui, c’est ça, un gros nerd. Sur un malentendu, Kenji se retrouve embarqué à Nagano pour se faire passer pour le petit ami de Natsuki (encore une tsundere, tiens…) à l’occasion des 90 ans de sa grand-mère. Vous l’aurez compris, Kenji, c’est probablement celui qui devra affronter OZ, une famille étrangère, une grand-mère étrange et un tas de quiproquos.

Lors de sa sortie en 2010, je m’étais dit que ce serait vachement bien que j’aille le voir au cinéma. Manque de bol, j’ai pas pu. Ca aurait pourtant bien claquer sur grand écran. En 2010 toujours, je m’étais fait une idée complètement absurde du pitch : les avatars d’un MMO sortaient de leur univers pour prendre le contrôle du monde réel… Rien à voir avec la choucroute, donc.

Et c’est pas plus mal, car sous ses dehors de film ultra-techno-nerd, il s’avère que le vrai propos du film est complètement détaché de OZ ou des mondes virtuels. Le film se déroule pendant l’été, dans une très verdoyante campagne, au milieu d’une famille nombreuse et soudée. Le choc des mondes entre l’hyper-internet et le côté intimiste de cette famille est pour le moins flagrant, l’un et l’autre se contrebalançant en permanence pour appuyer les différents propos et thème sous-jacents :

  • Les dangers de l’infomatique non maîtrisé
  • L’importance de la famille
  • L’importance de se serrer les coudes, même en tant qu’étranger et surtout en temps de crise
  • Le passage à l’âge adulte (pour Kenji et Natsuki) si cher aux Japonais
  • Les valeurs familiales
  • Le courage et le surpassement de soi
  • Le deuil
  • Tradition vs modernité

Des thèmes que je qualifierai de « typiquement japonais ». Tous bien retranscrits et exploités, avec justesse et finesse, sans renforts de mots ou de poudre aux yeux. On retrouve dans la réalisation de Mamoru Hosoda une délicatesse rare et appréciable, un talent indéniable qui contribue à la très grosse réussite de ce film tant au box-office japonais que dans les divers festivals d’animation internationaux. J’avais déjà ressenti cela en matant son précédent film, The Girl who leapt through Time, et force est de constater que c’est devenu un réalisateur qui compte réellement dans le milieu et dont les amateurs attendent chaque nouveau film avec impatience.

Riche, complexe, en couches superposées, Summer Wars s’apprécie sur plusieurs degrés de lecture, grâce à une écriture subtile, une écriture fine et des personnages fouillés et attachants. J’allais faire une métaphore avec un tiramisu, je me suis retenu, mais l’idée gustative est là. Film catastrophe, d’anticipation, familial, d’adolescents… difficile de le cataloguer tant il jongle avec virtuosité sur plusieurs genres.

Bon, par contre, je vais pas vous la faire à l’envers, on se situe au niveau ++ du film d’animation, du genre qu’il sera délicat de placer devant des mirettes complètement néophytes (commencez par du plus accessible, genre Totoro…).

Bon, c’est bien les films contemplatifs sur fond de ciel bleu sans nuage et de cigales, mais dans Summer Wars, il y a War, et le film sert à l’amateur des combats bien shonen avec du poing qui va dans la gueule, des gros moments de tension, des cliffhangers de ouf, des climax de folie et des hurlements quand on appuie sur la touche « Entrée » qui vous feront jubiler sur votre canapé.

Le design de OZ est certes particulier et ne manquera pas de  choquer l’œil non averti ou habitué aux univers virtuels made in USA (j’étais pas averti avec mon pitch bidon, je le dis, ça m’a surpris). De base, je ne suis pas fan de la 3D dans les films d’animation, mais je reconnais sans mal que son utilisation et le choix couillu du design permet de renforcer le clivage technologie/tradition susnommé. Une fois qu’on est dedans, on s’y fait très vite. Je dirais même plus : une fois qu’on est dedans, ça déboite un poney !

Summer Wars est à l’image du Japon d’aujourd’hui : à la recherche d’un équilibre entre ses valeurs traditionnelles et sa conquête technologique. Oeuvre ambitieuse et complexe mais parfaitement maîtrisée, le film est une vraie réussite, une petite perle à placer sur l’étagère des Hayao Miyazaki et des Satoshi Kon. Un indispensable quoi !

File:Toradora! light novel volume 1 cover.jpg

Toradora! est un anime japonais en 25 épisodes, réalisé par Tatsuyuki Nagai pour le compte du studio J. C. Staff (Utena).

Ryuji est un lycéen banal, gentil et serviable, le type sans histoire. Enfin presque. Comme il a des yeux qui font peur, un tas de rumeur circulent sur lui et les gens s’écartent sur son passage. Taiga est une jeune fille à histoires, elle gueule, elle baffe les gens, elle est chiante, elle fait peur à tout le monde. Et pourtant, on dirait une vraie poupée. L’un et l’autre n’aurait rien à se dire. Sauf que l’un est amoureux de la meilleure amie de l’autre et vice-versa. Ils ont donc décidé de s’entre-aider pour provoquer des rapprochements convenus. Evidemment, rien ne va se passer comme prévu…

Bon… Je vais pas vous la faire à l’envers… Entre Ichigo 100%, Kare Kano ou un certain nombre d’autres productions nippones, je suis fan des comédies romantiques pour adolescents made in Japan. Chacun ses faiblesses. Et puis, c’est toujours mieux que de sniffer de la colle ! Tant et si bien qu’à chaque sortie d’un nouveau manga de Mizuki Kawashita ou d’un anime qui, sur le cellulo, n’a pas l’air dégueu, je fonce dessus. Honnêtement, je commence à avoir lu et vu suffisamment de choses en la matière pour, sans aller à dire que je suis un expert, faire de moi un mec difficile à surprendre.

Et pourtant…

En effet, si vous êtes curieux, vous avez déjà cliqué et lu le troisième lien de cet article qui liste la plupart des clichés/passages obligés du genre. Entre plaisir coupable et blasitude, je me lance souvent dans une série en sachant déjà ce qui m’attend.

Toradora! J’en savais rien. Je suis tombé dessus en sautant d’un lien à un autre en presque désespoir de cause, un jour long comme un jour sans pain. Avant de me lancer dans le matage en règle des 25 épisodes, j’ai pris le temps de vérifier vaguement de quoi il s’agissait, en plus du pitch de base, j’entends.

Toradora!

Toradora! est donc à l’origine une série de light novel. Comprendre des romans pour adolescents/jeunes adultes, de la taille d’un mini-novella (ou très grosse nouvelle), ultra-dialogués et au style populaire. En france, je ne sais même pas comment on classerait ça. Sûrement dans le rayon littérature jeunesse, avec ce petit sourire méprisant face au gâchis de papier. Au Japon, les light novels sont de plus en plus populaires, vendus comme des mangas (à savoir imprimés chapitre par chapitre sur du papier pourrave qui tâche avant de se voir reliés) pour une bouchée de pain (moins de 5 euros le livre complet). Le marché pèse environ 200 millions d’euros… C’est en général à la lecture des chiffres que les petits sourires méprisants s’effacent.

Et comme tous les supports populaires, ils sont déclinés sur tous les supports possibles pour toucher un maximum de jeunes : jeux vidéo, manga et bien sûr anime. En gros, l’auteur de la série originale Yuyuko Takemiya a une rente bien assurée. Oui, mais moi, pauvre français anglophone, je suis bien en mal de pouvoir lire facilement le japonais, sans même parler de me procurer les 13 tomes des romans. Il ne me reste donc que l’internet et sa toute puissance pour me délecter de ce truc qui me fait hyper envie, compte tenu de mes faiblesses susnommées. Même l’anime n’existe pas chez nous. Je vous laisse imaginer les moyens nécessaires pour mater cette série, surtout pour les autres amateurs en manque du genre.

La condition sine qua non pour que je regarde était que la série soit entière. Avec un début. Un milieu. Une fin. Marre des animes d’une saison qui s’arrêtent sans donner le fin mot de l’histoire (Kare Kano, anyone ?). Les 25 épisodes couvrent donc toutes les light novels, de façon exhaustive ou suffisamment complète pour ne pas avoir l’impression d’un machin réalisé à coups de sécateur. J’en profite pour signaler le seul bémol que je trouve à cette série : la fin, pour le mois expédiée et frustrante.

Oui, seul bémol. Tout le reste, j’ai kiffé ! Il y a très clairement du fan-service, c’est finalement très classique, ce n’est pas aussi originalement mis en scène qu’un Kare Kano, mais j’ai kiffé ma race, comme disent les jeunes qui lisent des light novels. J’ai dû bouffer la série en 3 jours tellement j’étais à fond dedans.

Ryuji est le prototype même du cliché de la romcom ado japonaise : propre sur lui, indécis, bon en cuisine, serviable, responsable… Des exemples comme lui, on en trouve à la pelle dans les séries du genre. Idem pour Taiga, copiée-collée de la tsundere notoire (la peste inaccessible mais finalement attachante, pour ceux qui ne parle pas l’anime/le manga couramment). Mais le fait est que sur cette base très classique, j’ai trouvé que le couple fonctionnait très bien et que les histoires annexes, autour de la famille, apportaient une touche réaliste et appréciable aux deux protagonistes.  Autre bémol pendant que j’y pense, les yeux de Ryuji et l’intrigue autour de son père aurait pu mériter plus. Même les faire-valoir de meilleurs amis possèdent une certaine importance et réussissent à s’épanouir en marge de l’intrigue romantique principale.

L’intéressant dans cette série, c’est qu’en marge des grands classiques (Ryuji et Taiga à la piscine, Ryuji et Taiga à la plage, Ryuji et Taiga au festival scolaire, Ryuji et Taiga à Noël, Ryuji et Taiga en voyage scolaire…), c’est qu’elle prend assez tôt un virage vers le drama pour gérer l’évolution des personnages et leur permettre de dépasser leur cliché premier.

Trois mots sur l’animation et le chara-design : propre, classique, efficace. J’aurais voulu plus de folies et de chibi, histoire de casser de temps de temps le côté drama, mais on ne peut pas tout avoir.

Au rayon des doubleurs, on retrouvera Junji Majima pour Ruyji et Rie Kugimiya pour Taiga, cette dernière étant connue des amateurs d’anime pour être notamment la voix japonais d’Alphonse dans Fullmetal Alchemist. Il paraît même que cette dernière a reçu un prix pour son interprétation en 2009. Je dis ça d’après wikipedia ; je veux bien me considérer comme un geek fini, mais pas au point d’être au taquet sur les doubleurs d’anime japonais… Je ne m’abaisserai même pas à parler des génériques d’openings et d’endings de pop acidulé chantés par des pré-pubères !

Toradora! Wallpapers

Pre-Parade, Vanilla Salt, Silky Heart et Orange sont chantés par les doubleuses Rie Kugimiya, Yui Horie et Eri Kitamura.

Toradora! est l’un de mes derniers coups de coeur au rayon de l’animation japonaise. Je mettrais bien un pouce plus, mais j’ai pas ça. J’ai adoré et ça me suffit. Les amateurs y trouveront leur compte parce qu’il s’agit d’une des toutes meilleures productions du genre, les autres passeront tout bonnement leur chemin ou se tourneront vers l’adaptation en manga shôjô. Toujours est-il que, maintenant,  j’ai du mal à trouver des choses équivalentes et de qualité… Assurément, je le rematerai !

Comme je suis tout de même vachement sympa, je vous mets le premier épisode en entier. Bon, par contre il faut comprendre le japonais ou lire l’anglais. Chacun ses problèmes, hein !

Ichigo 100% est un anime japonais des studios Madhouse (Redline), d’après le manga éponyme de Mizuki Kawashita (Hatsukoi Limited), distribué chez nous par Kaze.

Je venais de finir le dernier manga en date paru en version française de Kawashita (et dont je vous parlerai bientôt) et je me disais que je me relirai bien les Ichigo 100% qu’elle avait faits. Sauf que je n’ai pas les mangas en question sous la main. Je me suis donc rabattu sur la version animée de celui-ci. Verdict…

Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire : résumé. Manaka Jumpei est un garçon normal, limite bateau, passe-partout et insignifiant. Un jour une demoiselle avec une petite culotte avec des imprimés de fraises lui tombe littéralement sur le coin de la tronche. Il en tombe amoureux mais ne la reconnait pas (quel idiot, c’est Tôjô, elle est dans sa classe…). Dans le même temps, il va se déclarer à Tsukasa qui est accessoirement la plus jolie fille du lycée (qui lui dit oui). On rajoute l’inconnue trouvée par hasard qui va devenir sa meilleure pote, l’amie d’enfance qui ne peut s’empêcher de dormir à poil dans son lit et une autre tripotée de jeunes filles en fleur et vous avez la sauce de Ichigo 100% : un ado qui n’a globalement rien pour lui mais dont toutes les filles tombent amoureuses, et comme elles sont aussi charmantes les unes que les autres, il n’arrive pas à se décider…

Ca dure pendant 19 volumes papier, à grands renforts d’érotisme léger façon ecchi et petites culottes, ça utilise tous les poncifs du manga romantique pour garçons, mais j’adore ! De la comédie harem quoi ! A la Is, Video Girl Aï et j’en passe. Sauf que pour le coup, Ichigo 100% met trois longueurs d’avance à toutes les autres !

Après, on aime ou on n’aime pas ce genre de manga. Mais la question n’est pas tant de juger de la qualité du scénario (qui est, à la base, particulièrement débile) mais la qualité et l’intérêt de son adaptation.

L’idée de retrouver Jumpei et Tsukasa animés me réjouissait, j’ai vite déchanté. La production a visiblement été fait à la va-vite et la qualité varie grandement d’un épisode à l’autre, jusqu’à rendre des visages parfaitement méconnaissables ! La voix de Jumpei japonaise n’est pas celle que je m’imaginais, celle de Tôjô carrément insupportable ! On devra aussi se frapper une bande son des plus insupportables ici et là (mention spéciale à l’outro, qui rappellera des bons souvenirs aux amateurs de Dance Dance Revolution).

L’anime se découpe en 12 épisodes de 20 minutes bien tassées, ces épisodes étant en fait une combinaison de 2 mini-épisodes vaguement reliés entre eux. S’en suit une OAV de 20 minutes qui leur fait directement suite et 4 OAV qui reprennent des passages du manga sans être la suite de la série… Production chaotique et choix bizarres, disais-je.

Première frustration : vous n’avez pas toute la série, vous ne connaîtrez pas la fin ! Exactement comme pour Kare Kano ! En plus la fin de la série est intéressante à plus d’un titre, notamment de par la multiplication des intrigues amoureuses qui débordent du pentacle originel.

Deuxième frustration : à super-hacher le manga papier pour tirer des épisodes de globalement 8 minutes, le rythme est ultra-rapide ! Des coupes sévères ont été effectuées dans la narration au point qu’il est difficilement de saisir l’intégralité des ellipses si on n’a pas lu le manga. Pire encore, l’anime s’attarde sur des moments particuliers qui, manquant de corrélations avec les précédents ou les états d’âme des personnages, rendent certaines scènes ridicules (oui, encore plus ridicule que le synopsis ultra-réducteur que j’ai fait).

Au final, cet anime dérivé d’un manga n’en vaut très clairement pas la peine ! Passez votre chemin ou, mieux, investissez l’argent du coffret DVD pour vous procurer les premiers volumes de la série papier ! Là vous ne regretterez pas si vous aimez le shônen romantique.

Gun X Sword est une série d’animation japonaise dirigée par Goro Taniguchi (Code Geass) et écrite par Hideyuki Kurata (R.OD.)

Van est un antihéros solitaire et égoiste qui cherche à se venger d’un type avec une main d’acier après que ce dernier a tué sa femme le jour de leur mariage. Il va être accompagné de Wendy, une jeune fille qui part à la recherche de son frère, enlevé par ce mystérieux monsieur à la prothèse…

En passant devant le boitier DVD de cette série datant de 2005 (comme quoi je suis vraiment pas à jour sur les animes japonais), je me suis piqué de curiosité. Dessus, il y avait marqué que c’était la fusion parfaite de Cowboy Bebop et de Trigun. Le premier est et reste ma seule référence en matière d’anime tant il est génial à tous points de vue, le second reste un très bon souvenir. En d’autres termes, le marketing a bien fait son travail pour me vendre une série en plaçant habilement de telles références. J’aurais peut-être du lire l’intégralité de tout le pitch…

  • Première déception : Ce n’est absolument pas le mix que j’étais en droit d’attendre. Le côté western est aussi présent d’un string sur le derrière de Britney Spears. Mais je comprends la vague affiliation qui puisse être faite avec Trigun. Quant à Cowboy Bebop, l’affiliation est tellement lointaine que c’est juste une blague !
  • Deuxième déception : C’est un anime de méchas. Un truc avec des robots géants. Je me suis rendu compte, car tous les épisodes on a le droit a des robots qui se mettent des tonches pour le plaisir de se mettre des tonches. C’est pas réellement ma came les méchas…
  • Troisième déception : Les chara- et mécha-designs sont laids. Je sais bien que c’est très subjectif, mais vraiment, les robots sont moches et les costumes d’une banalité affligeante.
  • Quatrième déception : La caractérisation des personnages est naze. Van cherche à se venger. Point barre. Rei cherche à se venger. Point barre. Wendy cherche son frère. Point barre. C’est très stéréotypé et ne demandera pas un gros effort pour tout pigé. Ils sont tous ennuyeux ou psychopathes (voire sociopathes) et n’ont guère d’intérêt.
  • Cinquième déception : L’histoire est pas terrible. C’est un type qui cherche à se venger et attire malgré tout un tas d’autres personnages qui vont embrasser sa quête plus par ennui que réelle motivation.
  • Sixième déception : Le méchant est naze. Même pas naze en fait… Je le comprends pas. Sa construction est bizarre, au point qu’on finit par ressentir une certaine empathie… Mais pas l’empathie qu’on aurait pour un Sephiroth, le méchant a l’air d’un type tout a fait sympa… Pas de bon méchant, pas de bonne histoire…
  • Septième déception : On ne sait pas pourquoi le méchant en question a tué la femme de Van !!!! C’est incompréhensible. Je ne comprends pas comment tout tient ensemble dans cet animé. Arrivé à la fin, on continue de se poser des questions sur les motivations de chacun. Il manque des réponses partout, il manque des approfondissements sur la psyché des personnages, il manque de la profondeur, tout simplement.
Restent quels éléments récurrents rigolos et des personnages inspirés de Sentais un peu attachants. Mais ça ne sauvent rien.

Bon, j’ai pas vraiment besoin de perdre beaucoup plus de temps pour vous démontrer que Gun X Sword est naze et qu’il vaut mieux regarder Trigun ou Cowboy Bebop pour de vrai plutôt que d’aller chercher des erzats tout moisis.