File:Toradora! light novel volume 1 cover.jpg

Toradora! est un anime japonais en 25 épisodes, réalisé par Tatsuyuki Nagai pour le compte du studio J. C. Staff (Utena).

Ryuji est un lycéen banal, gentil et serviable, le type sans histoire. Enfin presque. Comme il a des yeux qui font peur, un tas de rumeur circulent sur lui et les gens s’écartent sur son passage. Taiga est une jeune fille à histoires, elle gueule, elle baffe les gens, elle est chiante, elle fait peur à tout le monde. Et pourtant, on dirait une vraie poupée. L’un et l’autre n’aurait rien à se dire. Sauf que l’un est amoureux de la meilleure amie de l’autre et vice-versa. Ils ont donc décidé de s’entre-aider pour provoquer des rapprochements convenus. Evidemment, rien ne va se passer comme prévu…

Bon… Je vais pas vous la faire à l’envers… Entre Ichigo 100%, Kare Kano ou un certain nombre d’autres productions nippones, je suis fan des comédies romantiques pour adolescents made in Japan. Chacun ses faiblesses. Et puis, c’est toujours mieux que de sniffer de la colle ! Tant et si bien qu’à chaque sortie d’un nouveau manga de Mizuki Kawashita ou d’un anime qui, sur le cellulo, n’a pas l’air dégueu, je fonce dessus. Honnêtement, je commence à avoir lu et vu suffisamment de choses en la matière pour, sans aller à dire que je suis un expert, faire de moi un mec difficile à surprendre.

Et pourtant…

En effet, si vous êtes curieux, vous avez déjà cliqué et lu le troisième lien de cet article qui liste la plupart des clichés/passages obligés du genre. Entre plaisir coupable et blasitude, je me lance souvent dans une série en sachant déjà ce qui m’attend.

Toradora! J’en savais rien. Je suis tombé dessus en sautant d’un lien à un autre en presque désespoir de cause, un jour long comme un jour sans pain. Avant de me lancer dans le matage en règle des 25 épisodes, j’ai pris le temps de vérifier vaguement de quoi il s’agissait, en plus du pitch de base, j’entends.

Toradora!

Toradora! est donc à l’origine une série de light novel. Comprendre des romans pour adolescents/jeunes adultes, de la taille d’un mini-novella (ou très grosse nouvelle), ultra-dialogués et au style populaire. En france, je ne sais même pas comment on classerait ça. Sûrement dans le rayon littérature jeunesse, avec ce petit sourire méprisant face au gâchis de papier. Au Japon, les light novels sont de plus en plus populaires, vendus comme des mangas (à savoir imprimés chapitre par chapitre sur du papier pourrave qui tâche avant de se voir reliés) pour une bouchée de pain (moins de 5 euros le livre complet). Le marché pèse environ 200 millions d’euros… C’est en général à la lecture des chiffres que les petits sourires méprisants s’effacent.

Et comme tous les supports populaires, ils sont déclinés sur tous les supports possibles pour toucher un maximum de jeunes : jeux vidéo, manga et bien sûr anime. En gros, l’auteur de la série originale Yuyuko Takemiya a une rente bien assurée. Oui, mais moi, pauvre français anglophone, je suis bien en mal de pouvoir lire facilement le japonais, sans même parler de me procurer les 13 tomes des romans. Il ne me reste donc que l’internet et sa toute puissance pour me délecter de ce truc qui me fait hyper envie, compte tenu de mes faiblesses susnommées. Même l’anime n’existe pas chez nous. Je vous laisse imaginer les moyens nécessaires pour mater cette série, surtout pour les autres amateurs en manque du genre.

La condition sine qua non pour que je regarde était que la série soit entière. Avec un début. Un milieu. Une fin. Marre des animes d’une saison qui s’arrêtent sans donner le fin mot de l’histoire (Kare Kano, anyone ?). Les 25 épisodes couvrent donc toutes les light novels, de façon exhaustive ou suffisamment complète pour ne pas avoir l’impression d’un machin réalisé à coups de sécateur. J’en profite pour signaler le seul bémol que je trouve à cette série : la fin, pour le mois expédiée et frustrante.

Oui, seul bémol. Tout le reste, j’ai kiffé ! Il y a très clairement du fan-service, c’est finalement très classique, ce n’est pas aussi originalement mis en scène qu’un Kare Kano, mais j’ai kiffé ma race, comme disent les jeunes qui lisent des light novels. J’ai dû bouffer la série en 3 jours tellement j’étais à fond dedans.

Ryuji est le prototype même du cliché de la romcom ado japonaise : propre sur lui, indécis, bon en cuisine, serviable, responsable… Des exemples comme lui, on en trouve à la pelle dans les séries du genre. Idem pour Taiga, copiée-collée de la tsundere notoire (la peste inaccessible mais finalement attachante, pour ceux qui ne parle pas l’anime/le manga couramment). Mais le fait est que sur cette base très classique, j’ai trouvé que le couple fonctionnait très bien et que les histoires annexes, autour de la famille, apportaient une touche réaliste et appréciable aux deux protagonistes.  Autre bémol pendant que j’y pense, les yeux de Ryuji et l’intrigue autour de son père aurait pu mériter plus. Même les faire-valoir de meilleurs amis possèdent une certaine importance et réussissent à s’épanouir en marge de l’intrigue romantique principale.

L’intéressant dans cette série, c’est qu’en marge des grands classiques (Ryuji et Taiga à la piscine, Ryuji et Taiga à la plage, Ryuji et Taiga au festival scolaire, Ryuji et Taiga à Noël, Ryuji et Taiga en voyage scolaire…), c’est qu’elle prend assez tôt un virage vers le drama pour gérer l’évolution des personnages et leur permettre de dépasser leur cliché premier.

Trois mots sur l’animation et le chara-design : propre, classique, efficace. J’aurais voulu plus de folies et de chibi, histoire de casser de temps de temps le côté drama, mais on ne peut pas tout avoir.

Au rayon des doubleurs, on retrouvera Junji Majima pour Ruyji et Rie Kugimiya pour Taiga, cette dernière étant connue des amateurs d’anime pour être notamment la voix japonais d’Alphonse dans Fullmetal Alchemist. Il paraît même que cette dernière a reçu un prix pour son interprétation en 2009. Je dis ça d’après wikipedia ; je veux bien me considérer comme un geek fini, mais pas au point d’être au taquet sur les doubleurs d’anime japonais… Je ne m’abaisserai même pas à parler des génériques d’openings et d’endings de pop acidulé chantés par des pré-pubères !

Toradora! Wallpapers

Pre-Parade, Vanilla Salt, Silky Heart et Orange sont chantés par les doubleuses Rie Kugimiya, Yui Horie et Eri Kitamura.

Toradora! est l’un de mes derniers coups de coeur au rayon de l’animation japonaise. Je mettrais bien un pouce plus, mais j’ai pas ça. J’ai adoré et ça me suffit. Les amateurs y trouveront leur compte parce qu’il s’agit d’une des toutes meilleures productions du genre, les autres passeront tout bonnement leur chemin ou se tourneront vers l’adaptation en manga shôjô. Toujours est-il que, maintenant,  j’ai du mal à trouver des choses équivalentes et de qualité… Assurément, je le rematerai !

Comme je suis tout de même vachement sympa, je vous mets le premier épisode en entier. Bon, par contre il faut comprendre le japonais ou lire l’anglais. Chacun ses problèmes, hein !

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commentaires
  1. Xalendar dit :

    Si j’avais su je te l’aurais recommandé. Je l’ai vu il y a pas mal de temps (d’années ?) de ça. C’est une chouette série en effet.

  2. Jessica dit :

    noooo je suis nulle en japonais ET en anglais… scrogneugneu….

    • Oliver Castle dit :

      La bonne nouvelle pour toi, c’est que je suis une grosse feignasse et que j’ai collé le premier lien qui me soit tombé sous la souris. Si tu fouilles un peu plus, je suis sûr que tu trouveras du fan-sub en français :).

  3. […] le même genre : (500) Days of Summer, Almost Famous et bien sûr ToraDora ! Pas du tout dans le même genre, parce que c’est bien naze : Win a Date with Tad […]

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