Articles Tagués ‘Tom Cruise’

Kimi No Na Wa

Un film grandiose. C’est tout. Les amateurs de Makoto Shinkai seront ravis et peu surpris, tant pas la qualité que par les twists narratifs. Les autres se prendront juste une claque visuelle et narrative dans la tronche. Your Name. est désormais le plus gros succès mondial pour un film d’animation, détrônant Le Voyage de Chihiro, et c’est amplement mérité. S’il n’y a qu’un film que vous DEVEZ voir, c’est Kimi No Na Wa ! (en japonais, de préférence). Énorme coup de cœur !

8/5

Live By Night

Descendu par la critique et flop au box office, la dernière réalisation de Ben Affleck avait la lourde tâche de passer après des pépites comme The Town ou Argo. Force est de constater Live by Night n’a rien du génie de ses prédécesseurs mais cela ne mérite pas d’en faire une montagne. C’est sympatique et on passe un bon moment. Le scénario souffre de certaines lourdeurs (voix off, épilogue à n’en plus finir, retournements attendus une heure avant) mais pas plus que d’autres productions hollywoodiennes plus mises en avant. Le film est surtout assez symptomatique de ce qui se passe à Hollywood : personne en a rien à branler de ce « petit » film de gangster de Ben Affleck, tout le monde le veut en Batman ; félicitations, vous tuez la diversité et vous fatiguez l’acteur-scénariste-réalisateur-producteur qui, se murmure-t-on, voudrait quitter son rôle de chevalier noir au plus vite…

3.5/5

Justice League Dark

Preuve s’il en est que DC, c’est en anime et nulle part ailleurs. Justice League Dark est une production « grand luxe » qui en met vraiment plein la tronche dans les combats. On regrettera l’ajout un peu artificielle de la vraie Justice League pour aider les gens à raccrocher aux personnages moins connus. Personnellement, j’adore l’univers Magie de DC (Constantine, Zatanna, Swamp Thing…) et je suis vraiment ravi du traitement que ce film a reçu. Après une trilogie centrée sur Batman qui m’a gonflé à titre personnel, j’ai vraiment apprécié ce nouvel anime. On espère maintenant qu’il y en aura plus, voire même que la branche live des films donne enfin carte blanche à Guillermo Del Toro pour faire son Justice League Dark.

4.5/5

The Lucky One

Une rom-com bien calibrée pour les midinettes, avec du Zac Effron en mode bogoss et un trame qui se contente de mixer les poncifs, comme à peu près tous les Spark. J’ai bien aimé la fin qui dédouane complètement le héros de se taper la meuf avec un bon deus ex machina des familles…

2.5/5

Jack Reacher – Never Go Back

C’était d’un ennui ! Mais d’un ennui ! Et pourtant, j’avais apprécié le premier opus. C’est mou, catapulté et probablement pas le bon moment pour introduire sa fille (où comment les films sérialisés ne prennent plus le temps de penser ni en film, ni en série). Mention spéciale pour Tom « bouffi » Cruise que j’ai rarement vu aussi peu investi.

1.5/5

The Good Place – Saison 1

On va pas y aller par quatre chemins, la nouvelle série du papa de Parks & Recreations et Brooklyn Nine Nine est « FORKING AMAZING ». C’est drôle, intelligent, bien interprété, bien écrit, souvent avec un degré de lecture plus profond que la moyenne. Tout, absolument tout est génial ! C’est à voir d’urgence et un énorme coup de cœur !

5/5

Bleed For This

D’habitude, je suis assez bon public sur les films biographiques sportifs. Celui-ci est malheureusement assez mal écrit, manque réellement de rythme et de punch pour un film sur la boxe. On est à des années lumière d’un Rocky, Creed ou Southpaw. En plus, Miles Teller n’est pas spécialement un acteur que j’apprécie à titre personnel. Bref, j’ai pas aimé du tout. Allez plutôt voir les autres films mentionnés.

1.5/5

Hacksaw Ridge

D’habitude, j’aime pas les films de guerre, par extension du fait que j’aime pas particulièrement la guerre de façon générale. Mais là, le postulat de base historique réel m’a intéressé : un objecteur de conscience qui part à la guerre avec ses convictions, dont celle d’aller au front en tant qu’infirmier sans une seule arme. Et franchement, j’ai passé un agréable moment. Le film rappelle au passage que Mel Gibson n’est pas un manche derrière la caméra (les scènes au front sont réellement impressionnantes). Le seul gros point noir pour moi – historiquement justifié, mais sans doute trop appuyé – est l’inlassable rappelle de la religion catholique derrière le moindre fait et geste du protagoniste. Je le comprends, mais la façon peu finaude dont c’est mis en avant pourrait presque faire passer le film pour de la propagande chrétienne…

4/5

The Beat Beneath My Feet

Encore un film avec un jeune nerd qui trouve sa voix grâce à la musique (pun intended). On est loin du brio de Sing Street, très loin. Mais cela n’empêche pas le film d’avoir ses qualités et de faire un boulot propre sur les personnages. Mention spéciale à Luke Perry, dans un de ses meilleurs rôles (en même temps, c’est pas très compliqué). Après, on regretta le côté facile de certains passages qui ne sont au final que des clips musicaux insérés au milieu du film.

3/5

East Side Sushi

Encore un film dont j’en attendais rien et qui fut une agréable surprise. Une mère célibataire latino qui entre dans un restaurant japonais en aide de cuisine et décide de devenir maître sushi, dont qui va au devant des emmerdes en étant 1. une femme, 2. latino. Et le film évite de tomber dans le cliché ou le pathos, en montrant d’abord une femme volontaire, décidée et qui montre qu’elle n’est pas moins capable qu’un homme, au contraire. Quand on ne peut plus ouvrir Twitter sans être envahi de propos sur le féministe ou la place des femmes dans la société, East Side Sushi tient un propos cohérent et juste, sans le revendiquer.

4/5

Jiro’s Dreams of Sushi

Bon, c’est bien beau de voir un film où un cuisinier devient maître sushi en un an, mais qu’en est-il dans la vraie vie ? Ce documentaire vous plonge dans le quotidien du seul maitre sushi triplement étoilé au Michelin et montre une facette du Japon méconnu. C’est une excellente plongée dans l’état d’esprit japonais sur le travail et le devoir (à l’époque, Jiro Ono avait 85 ans et était toujours derrière son comptoir… il en a 91 aujourd’hui, il est probablement toujours derrière son comptoir à faire des sushis à 13 euros pièce…), sur le monde du sushi, la tradition et la cuisine. Au passage, il faut 10 ans pour devenir maitre sushi… Seul bémol, le manque d’historique sur les débuts de sa carrière et de son restaurant.

4/5

Passengers

On va pas se mentir, je me suis ennuyé. Il ressort de ce film une grande sensation de vide. Ca manque d’une touche d’originalité et n’est porté que par les noms sur l’affiche. Remplacez Chris Pratt par n’importe quel autre acteur limite un peu seconde zone, Jennifer Lawrence par une bimbo x ou y et vous avez un film de série B à moyen budget que personne n’aurait été voir en salle. Une grosse, grosse déception.

1.5/5

Fantastic Beasts and where to find them

Sans être un Potter-fan, j’avoue apprécié la saga de JK Rowling. Les adaptations ciné ne sont pas transcendantes comparées aux livres mais divertissent agréablement. C’est pareil pour ce spin-off que je découvrais avec l’oeil neuf du type qui n’a pas lu le livre. Donc, j’ai pu avoir quelques surprises auquel je ne m’attendais pas, tout comme j’ai pu voir les grosses ficelles de narration. J’ai aussi eu du mal avec certains personnages trop lisses (c’est dommage, c’était les roles-titres). Après, c’était cool de revenir dans l’univers d’Harry Potter, donc bon on passera sur les facilités…

3/5

Collateral Beauty

Le film de Noël de l’année dernière. Le mélo pour faire pleurer dans les chaumières. Sauf que les ficelles font 2 kilomètres de long. Will Smith continue son trip égo-paternaliste au point de tourner sa carrière en cliché. Encore une fois, il s’accapare le film (avec le tour de force d’avoir un minimum de lignes à dire) au détriment des autres acteurs qui n’ont pas des rôles moins intéressants. Dommage, dommage…

1.5/5

All You Need Is Kill est un light novel japonais de Hiroshi Sakurazaka illustré par Yoshitoshi ABe. Mais je ne vais pas parler du roman mais de son adaptation en manga, écrit par Ryōsuke Takeuchi et dessiné par Takeshi Obata (Bakuman, Death Note).

Comme j’ai la flemme d’en faire le synopsis, je vais plutôt vous mettre une bande-annonce :

Et oui, car Edge of Tomorrow n’est rien de moins que l’adaptation du roman japonais. Comme il vient tout juste de sortir en DVD, permettez-moi de digresser sur le film avant de venir au manga. Edge of Tomorrow est probablement l’un des blockbusters les plus sous-estimés de cette année et c’est bien dommage ! Comme la plupart des gens, j’étais bien sceptique à l’annonce de cet improbable hybride entre Un Jour Sans Fin et Starship Troopers, mais rien que la perspective de voir Emily Blunt mettre une balle dans la tête de Tom Cruise encore et encore m’a convaincu d’aller payer ma place. Au final, c’était une vraie bonne surprise, du divertissement intelligent, bien foutu, bien tourné et bien joué. Même par Tom Cruise dont on connait le cabotinage dans certains rôles-titres. Et surtout par Emily Blunt en femme d’action badass et qui prouve qu’elle peut faire autre chose que les reconstitutions historiques et les comédies romantiques ! Tiens, j’irais même à dire que si jamais – par malheur – on devait par exemple faire un remake d’Alien, je la verrai parfaitement en Ripley (c’est dire à quel point j’aime cette actrice).  On pourra seulement reprocher au film sa fin bien pensante made in Hollywood avec une justification un peu trop fallacieuse à mon goût et le postulat que Cruise n’est pas un troufion de base dès le début. Bref, c’est du tout bon et Edge of Tomorrow un de mes coups de coeur 2014 !

Oui, c’est complètement gratuit !

Et j’étais tellement enthousiaste qu’à la sortie du cinéma je voulais encore prolonger l’expérience et rester dans cet univers. La bonne nouvelle pour moi, c’est que Kaze profitait de la sortie du film pour appuyer la sortie de la traduction de la light novel et des mangas. Comme je ne voulais pas me mettre à dos toute ma pile de livres à lire en prenant encore un roman, j’ai opté pour la solution manga. Ca tombait bien parce que j’apprécie le trait d’Obata.

Le manga offre très certainement un récit moins déformé que le film. Déjà, ça ne se passe pas en Europe, sur les plages française, comme de par hasard pour le 70ième anniversaire du débarquement américain en Normandie… Et je voulais avoir ce point de vue, plus proche de la vision de l’auteur. Les différences sont nombreuses :

  • Un héros qui tourne plus vers le cynisme que la dépression
  • La nationalité des personnages et le lieu de l’action
  • Le design des armures
  • Les extraterrestres qui n’ont rien à voir dans le design (j’avoue que ceux du film sont plus classes)
  • Rita que je trouve plus badass sous les traits d’Emily Blunt
  • La fin, évidemment
  • Et surtout le postulat de base sur le fonctionnement extraterrestre et le reboot des journées

Le manga se compose de seulement deux tomes, on reste un peu sur sa fin et on aurait aimé resté plus longtemps avec les personnages, ne serait-ce que pour pousser un peu plus certaines scènes rapidement expédiés (entre l’action débridée et la densité de l’histoire, tout s’enchaîne vite). Après, on ne peut que se réjouir d’avoir une lecture qui ne s’étale pas sur 50 tomes… Notez aussi que du fait des nombreuses différences entre le film et le manga avoir l’un ne ruine pas le plaisir de voir l’autre, et vice versa et au contraire. Une fois la lecture bouclée, le sentiment de trop peu provient aussi du fait que si l’histoire se tient, on a surtout envie de connaître ce qui se passe après. La bonne nouvelle c’est que l’auteur – fort de l’adaptation cinématographique – a annoncé la mise en chantier d’une suite à sa light novel.

En attendant, il faudra se contenter de ce qu’on a : une minuscule série SF rafraîchissante qui sans forcément innover (comme je disais, c’est un mix entre Un Jour Sans Fin et Starship Troopers) réussit à nous faire passer un bon moment tout en poursuivant l’agréable expérience qu’est Edge of Tomorrow. Bref, pour deux petits tomes seulement, on aurait tort de se priver de cette petite pépite !

Si quelqu’un a lu le roman, je suis preneur des différences factuelles avec la version manga…

Jack Reacher est un film écrit et réalisé par Christopher McQuarrie (The Way of the Gun) avec Tom Cruise (Mission Impossible 4), Rosamund Pike (Johnny English 2), Robert Duvall (Jour de Tonnerre), Richard Jenkins (Liberal Arts). Le tout d’après un roman de Lee Child (le neuvième d’une série consacrée à ce personnage).

Jack Reacher n’existe pas. Ancien enquêteur de l’armée, il a disparu du réseau du jour au lendemain et son nom résonne comme une légende urbaine. Quand un ancien sniper de sa connaissance est accusé de meurtre, il sort de l’ombre pour ranger un peu le bordel généré par les remous de cette affaire. Et Reacher est du genre à faire du ménage par le vide sans demander l’avis des autres.

Décembre n’est plus seulement le mois du Père Noël, c’est aussi le mois du Père Cruise qui revient d’année en année avec un gros actionner calibré pour engranger des tas de brouzoufs sur une licence bien connue ! Encore que, personnellement, Jack Reacher, j’en avais jamais entendu parler avant ce film. Pourtant, il paraît que le roman adapté s’est vendu à 60 millions d’exemplaires… Il paraît même que c’est disponible dans la langue de Molière.

Jack Reacher fleure bon les héros bad-ass de la fin de années 70 et des années 80, du genre qui ne répond que par des sons monosyllabiques quand il daigne ouvrir la bouche, du genre qui fait parler la poudre, du genre qui transgresse allègrement la loi pour faire sa propre justice. Et force est de constater que ça fait du bien de revoir un tel personnage de retour sur grand écran. A part les vieux de Expendables, j’entends. C’est surtout que derrière les muscles d’une mâchoire crispée en permanence se cachent un cerveau qui réfléchit et une caractérisation de personnage riche de plusieurs romans. Ca aide pour rendre les choses crédibles et intéressantes ; on sent derrière l’incarnation de Cruise une réelle profondeur (après, on aime ou on aime pas, mais c’est tout de même un excellent acteur et cela malgré les 26 cm qui lui manquent pour camper un Jack plus vrai que le papier).

L’intrigue est fouillée et lorgne du côté thriller. Bon, on pourrait reprocher un grand méchant catapulté comme ça et un twist prévisible, mais ça reste très agréable à mater. C’est pas compliqué mais c’est suffisamment brodé autour de scène d’action pour que le film dure plus de 2 heures. Christopher McQuarrie connait son boulot derrière la caméra ; le rendu visuel est dynamique et efficace sans pour autant faire gigantesque foutoir dans les combats ou les courses-poursuites. Une façon comme une autre de mettre en exergue l’aspect droit-au-but du personnage.

Les seconds rôles sont tous des grands noms du cinéma qui ont de la bouteille ou alors des petits nouveaux qui leur tiennent la dragée haute (je pense à Jai Courtney ou David Oyelowo, notamment). Reste la miss Pike avec qui j’ai vraiment du mal et qui m’a laissé de marbre dans son interprétation d’avocate.

Pour le moment, le film surnage au box-office mondiale et n’est pas sûr de se voir accorder une suite. Je dis ça, mais la politique des studios me restera toujours un mystère. Un peu comme le physique de Tom Cruise : comment, à 50 piges, fait-il pour toujours en paraître 30 ? La scientologie ferait bien plus d’adeptes en qualité de clinique de chirurgie esthétique… Bref, si vous voulez donner des sous à la Paramount, n’hésitez pas et vous ne serez pas déçus.

Jack Reacher est un film très efficace, très jouissif sans être débile et porté par un Tom Cruise très en forme. Un film très solide ! Un pouce très +, même.

Instant fashion: j’adore sa veste ! Il paraît qu’elle est en vente, un peu comme la veste de Drive. Oui, tous les coups sont permis pour placer des rétroliens !

Mission Impossible 4: Protocole Fantôme est un film réalisé par Brad Bird (Ratatouille), avec Tom Cruise (Jour de Tonnerre), Jeremy Renner (Thor) et Simon Pegg (Star Trek).

L’agence Mission Impossible (sans déconner, comment prendre au sérieux une agence qui s’appelle comme ça) n’existe plus : le président a lancé l’opération « Protocole Fantôme » suite à la destruction du Kremlin dans laquelle la dite agence serait mouillée. Ethan Hunt, privé de ressources et de renfort, doit trouver le moyen de blanchir l’agence et de déjouer toute nouvelle tentative d’attentat. On lui souhaite bon courage car c’est rien de moins qu’une guerre nucléaire qui se prépare…

Ah, Mission Impossible ! J’ai jamais pu regarder un épisode en entier de la série télévisée (je préférais l’agence tout risque), le premier opus ne m’a laissé aucun souvenir (hormis que le méchant n’était pas mort et un traître), le deuxième par Jon Woo était un bon gros formatage hollywoodien de ce qui avait fait son succès à Hong Kong et le 3 semblait donner un nouveau souffle à une série qui frôlait, de mon point de vue, le grandguignolesque.

Normalement, rien ne me pousserait à aller voir Mission Impossible 4 au cinéma. Sauf que c’est le fête et que cela me semble un film tout à fait familial pour une sortie en famille. Qu’en est-il au final ? Et bien, c’était pas si mal. Par contre il faut s’accrocher à ses brettelles parce qu’une fois installé au fond du siège vous n’allez plus avoir une seule minute de répit !

Les scénaristes (d’anciens de la série Alias, par exemple) ont bien compris le concept « d’obstacle » à mettre sur le chemin du héros pour lui pourrir la vie. Dans ce film, c’est bien simple, il n’y a jamais une seule pause. Rien ne se passe jamais comme prévu. Et c’est la surenchère du retournement de situations qui s’envolent jusqu’à atteindre des proportions qui remettre la série pile-poil dans ce que j’en pensais : le grandguignol. Ca devient tellement l’escalade du plan A qui part en couille qu’à partir du milieu du film, vous n’êtes même plus surpris par un rebondissement de plus et le fait qu’ils se rabattent le plan J.

Si l’on épure un peu le scénario, la trame n’a rien de vraiment compliqué : il faut retrouver le méchant russe qui veut faire péter le monde. Viennent s’ajouter des personnages pas hyper profonds, dont les motivations se limitent à faire passer Tom Cruise pour la star. Des jolis rôles de faire-valoir, quoi !

Rien d’étonnant à vrai dire. Tom Cruise a participé à l’écriture du scénario et vous comprenez vite l’intérêt du film : relancer la carrière de l’acteur suite à ses précédents échecs et ses dérapages hors vie professionnelle (la scientologie, sa femme, etc.). Si vous regardez bien la structure du film et la métaphore derrière l’exclusion d’Ethan Hunt et sa galère pour mener à bien son but en dépit des adversités… et bien, pour moi, ça ressemble bien à une métaphore sur les dernières années de la carrière de l’acteur ! En d’autres termes, MI4 est un pamphlet à la gloire de Tom Cruise qui obscurcit totalement le reste du casting et, pire, les autres personnages et ce qu’il aurait pu apporter au scénario. Tom Cruise est au meilleur de sa forme, il réalise lui-même la plupart de ses cascades (oui, même celle sur l’hôtel de Dubaï) et je n’ai pu m’empêche de me dire que ce type avait tout de même 50 ans… C’est beau les miracles de la science et de la chirurgie esthétique !

Si on fait abstraction du scénario (comme on m’aurait suggéré de faire pour le film Conan), on se trouve face à la première réalisation live de Brad Bird, cantonné aux films d’animation. Force est de constater qu’il maîtrise le timing de l’explosion à merveille et le film – en dépit de son tour du monde – ne propose aucune pause et de l’action, de l’action, de l’action.

Mission Impossible 4 est loin d’être le film de l’année mais on passe tout de même un moment bien sympatique dessus grâce à sa réalisation efficace et son scénario qui frôle le n’importe quoi sans jamais le toucher. En tout cas, Tom Cruise a réussi son retour et je suis à présent curieux de voir ce qu’il va donner dans Rock of Ages !