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All You Need Is Kill est un light novel japonais de Hiroshi Sakurazaka illustré par Yoshitoshi ABe. Mais je ne vais pas parler du roman mais de son adaptation en manga, écrit par Ryōsuke Takeuchi et dessiné par Takeshi Obata (Bakuman, Death Note).

Comme j’ai la flemme d’en faire le synopsis, je vais plutôt vous mettre une bande-annonce :

Et oui, car Edge of Tomorrow n’est rien de moins que l’adaptation du roman japonais. Comme il vient tout juste de sortir en DVD, permettez-moi de digresser sur le film avant de venir au manga. Edge of Tomorrow est probablement l’un des blockbusters les plus sous-estimés de cette année et c’est bien dommage ! Comme la plupart des gens, j’étais bien sceptique à l’annonce de cet improbable hybride entre Un Jour Sans Fin et Starship Troopers, mais rien que la perspective de voir Emily Blunt mettre une balle dans la tête de Tom Cruise encore et encore m’a convaincu d’aller payer ma place. Au final, c’était une vraie bonne surprise, du divertissement intelligent, bien foutu, bien tourné et bien joué. Même par Tom Cruise dont on connait le cabotinage dans certains rôles-titres. Et surtout par Emily Blunt en femme d’action badass et qui prouve qu’elle peut faire autre chose que les reconstitutions historiques et les comédies romantiques ! Tiens, j’irais même à dire que si jamais – par malheur – on devait par exemple faire un remake d’Alien, je la verrai parfaitement en Ripley (c’est dire à quel point j’aime cette actrice).  On pourra seulement reprocher au film sa fin bien pensante made in Hollywood avec une justification un peu trop fallacieuse à mon goût et le postulat que Cruise n’est pas un troufion de base dès le début. Bref, c’est du tout bon et Edge of Tomorrow un de mes coups de coeur 2014 !

Oui, c’est complètement gratuit !

Et j’étais tellement enthousiaste qu’à la sortie du cinéma je voulais encore prolonger l’expérience et rester dans cet univers. La bonne nouvelle pour moi, c’est que Kaze profitait de la sortie du film pour appuyer la sortie de la traduction de la light novel et des mangas. Comme je ne voulais pas me mettre à dos toute ma pile de livres à lire en prenant encore un roman, j’ai opté pour la solution manga. Ca tombait bien parce que j’apprécie le trait d’Obata.

Le manga offre très certainement un récit moins déformé que le film. Déjà, ça ne se passe pas en Europe, sur les plages française, comme de par hasard pour le 70ième anniversaire du débarquement américain en Normandie… Et je voulais avoir ce point de vue, plus proche de la vision de l’auteur. Les différences sont nombreuses :

  • Un héros qui tourne plus vers le cynisme que la dépression
  • La nationalité des personnages et le lieu de l’action
  • Le design des armures
  • Les extraterrestres qui n’ont rien à voir dans le design (j’avoue que ceux du film sont plus classes)
  • Rita que je trouve plus badass sous les traits d’Emily Blunt
  • La fin, évidemment
  • Et surtout le postulat de base sur le fonctionnement extraterrestre et le reboot des journées

Le manga se compose de seulement deux tomes, on reste un peu sur sa fin et on aurait aimé resté plus longtemps avec les personnages, ne serait-ce que pour pousser un peu plus certaines scènes rapidement expédiés (entre l’action débridée et la densité de l’histoire, tout s’enchaîne vite). Après, on ne peut que se réjouir d’avoir une lecture qui ne s’étale pas sur 50 tomes… Notez aussi que du fait des nombreuses différences entre le film et le manga avoir l’un ne ruine pas le plaisir de voir l’autre, et vice versa et au contraire. Une fois la lecture bouclée, le sentiment de trop peu provient aussi du fait que si l’histoire se tient, on a surtout envie de connaître ce qui se passe après. La bonne nouvelle c’est que l’auteur – fort de l’adaptation cinématographique – a annoncé la mise en chantier d’une suite à sa light novel.

En attendant, il faudra se contenter de ce qu’on a : une minuscule série SF rafraîchissante qui sans forcément innover (comme je disais, c’est un mix entre Un Jour Sans Fin et Starship Troopers) réussit à nous faire passer un bon moment tout en poursuivant l’agréable expérience qu’est Edge of Tomorrow. Bref, pour deux petits tomes seulement, on aurait tort de se priver de cette petite pépite !

Si quelqu’un a lu le roman, je suis preneur des différences factuelles avec la version manga…

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Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux.

Il faut bien le clap de  fin d’une saison des Mystères de l’Amour pour sortir ce blog de sa léthargie et relancer la machine avec le désormais habituel debrief. A noter que j’ai tout de même hésité à le faire : rien qu’en listant les tags de l’article, je savais que j’aillais faire du copier-coller de choses que je répète de saison en saison, inlassablement, tel Sisyphe avec son rocher, avec l’espoir vain que quelqu’un m’entendra crier. Mais visiblement, dans le 78, c’est comme dans l’espace…

Car les épisodes passent et le spectateur aboie. J’avais laissé sous-entendre dans l’article précédent que la saison 5 était qualitativement meilleure que les autres… Disons qu’elle surnageait au-dessus de la médiocrité des autres et qu’avec un minimum d’application elle aurait pu être très agréable à regarder. Cette saison s’étant conclue sur la « mort » d’Audrey, on était en droit d’attendre une saison 6 qui naviguerait dans les mêmes eaux dramatiques que la précédente. Et bien non. Je vais même sauter directement à la conclusion : la saison 6 est nulle. Pas aussi nulle que la saison 2, hein. Mais nulle quand même.

Oh ? Ca m’étonne. J’y suis même pas dans cette saison…

Pourquoi donc ? Parce qu’elle est inintéressante. Sur une saison de 26 épisodes, l’équivalent en durée de 14 sont à jeter à la poubelle faute d’apporter quoi que ce soit à la série ou aux personnages. Je ne comprends pas pourquoi JLA s’obstine à faire des saisons calibrées sur 26 épisodes puisque :

  1. Il n’y a pas d’arc narratif cohérent qui tienne sur l’intégralité de la saison
  2. Rien, y a pas de 2. Quand on définit une saison, on définit des enjeux pour des personnages pour les entraîner vers une nouvelle étape, en veillant à conserver une certaine unité de personnages, de temps, de lieu et/ou de noeuds narratifs.

Si je prends la saison écoulée, qu’avons-nous eu ?

  • La mort de José, dont on n’apprend qu’il n’est pas mort AVANT l’épisode 26
  • Le retour « miraculeux » d’Audrey, qui traîne en longueur de façon proprement insupportable (et complètement artificielle) et qui ne correspond même pas à la fin de saison
  • La création du disque de Fanny qui était en cours au début et qui est encore en cours à la fin
  • Le parcours personnel de Nicolas qui n’a aucune logique puisqu’il entre le début et la fin, il est au même point
  • Les déboires judiciaires de Peter qui débutent après l’épisode 1 pour se conclure avant l’épisode 26
  • Je ne vais même pas citer leur restaurant qui se résume à une vaste blague…

En gros, il n’y a aucune cohérence narrative pour aucune des trames dans le cadre d’une saison complète. Prise indépendamment les unes des autres, les idées ne sont pas forcément idiotes, au contraire. Surtout le complot initial autour de Peter qui était – de loin – ce qui tenait le plus la route. Mais comme c’est noyé au milieu de sous-intrigues toutes plus anti-climatiques les unes que les autres, elles n’a finalement qu’une portée limitée.

Sauf pour moi ! Je suis devenue PDG alors que j’ai aucune compétence pour diriger une holding à plusieurs milliards de dollars !

C’est sûrement un détail, mais ne pensez-vous pas qu’il aurait été plus logique d’avoir une saison de 12 épisodes dont l’enjeu était la Watson Corp victime d’une OPA ? Puis une autre saison dont l’enjeu était la recherche d’Audrey et le jeu du chat et de la souris avec Ingrid ? Deux blocks qui font sens en tant que saison, avec le drame resserré sur une durée plus courte et dans lesquels le spectateur pourrait plus facilement s’investir émotionnellement ? Le tout n’empêchant pas des sous intrigues d’importance moindre comme Laly et ses doutes pour Antonio, la mort factice de José, le disque de Fanny… (on aurait aussi pu avoir une saison de 12 épisodes avec tout ça, mais bon…)

Je pose les questions, vous êtes libres d’exprimer votre avis dans les commentaires.

Je m’attaque encore une fois à l’écriture de Jean-François Porry. C’est triste, mais le scénario est le nerf de la guerre. S’il ne tient pas de debout, le spectateur finit par regarder la série par habitude, non par intérêt, et par passer plus de temps sur Twitter à lire les commentaires en direct plutôt qu’à s’intéresser au sort des personnages. Je reconnais les impératifs de production propres à la méthode JLA, qui torchent les mises en boite d’épisodes afin d’avoir du matériel d’avance pour les diffusions TMC. Mais, écrire les scénarios entre la poire et le fromage, en accumulant les scènes d’une vacuité sans fond pour remplir les bobines nuit d’une part à la qualité de la série et d’autre part à la reconnaissance du métier de scénariste et à l’importance de son travail.

Si vous suivez un peu l’actualité cinéma dans notre hexagone, vous n’êtes pas sans savoir que le salaire des acteurs représente une part non négligeable du budget, laissant de moins en moins de place à la valorisation des métiers de l’ombre. En bas de l’échelle de reconnaissance se trouve le scénariste, forcé d’accepter des royalties de misère et des conditions de travail pourraves sous le prétexte que 1. « n’importe qui peut écrire une histoire » et 2. « l’histoire qu’il écrit doit être calibrée pour vendre ». Sous entendu, si le scénariste n’écrit pas (ou pire ne ré-écrit pas) pas selon les directives de la chaîne ou du producteur, il n’a qu’à aller voir ailleurs. Aujourd’hui, à quelques exceptions près, je ne pense pas secouer le cocotier en disant que la fiction française (surtout à la télé) est d’une pauvreté sans nom, sans imagination (vive les copiés-collés) et dénigrée par le consommateur. Les choses semblent vaguement bouger quand on lit ci et là « il faut remettre le scénario au cœur des processus créatifs et financiers », mais vous pourriez gueuler dans le cul d’un poney que vous auriez la même avancée.

Pour compenser la véhémence de mes propos, je vous offre une image de petits chats

Et à mon avis, la pauvreté des scénarios des Mystères de l’Amour contribue à entretenir l’idée que le spectateur se fout de l’histoire pourvu qu’il voit des acteurs qu’il aime bien (que ce soit la nostalgie pour Hélène Rollès ou pour voir les grandes oreilles de Dany Boon). Le producteur (et pour le coup, un bon) JLA se faisant mauvais scénariste JFP pour des besoins de coûts de production ou pour son plaisir personnel entretient une télévision malheureusement poubelle où le consommateur n’a plus vraiment le choix des déchets qu’il souhaite manger (fictions bas de gamme, télé-réalité affligeantes, documentaires alarmistes…) sinon se tourner – souvent illégalement – vers ceux qui savent créer des shows fictionnels de qualité : les américains, les anglais les danois et les suédois ! Oui, parce que le Danemark produit de la série dramatique qui défonce, pas forcément avec des budgets plus élevés mais avec une part allouée aux scénarios plus juste.

Et si on regarde les scènes de la série de Nicolas, il faut bien admettre que toutes ou presque sont navrantes de facilité :

  1. Les scènes en bagnoles coûtent moins chères à produire mais sont particulièrement ennuyeuses et redondantes
  2. Je maudis les téléphones portables : dans quasiment une scène sur deux, les personnages se parlent par téléphones interposés. C’est bien pratique, sauf qu’ils répètent au téléphone ce que le spectateur sait déjà et puis cela renforce l’impression d’une série sans enjeux puisque les personnages ne sont même pas là pour partager des émotions dans la même pièce. (Et c’est particulièrement paradoxal quand on sait qu’ils vivent tous ensemble !)
  3. Toutes les filles (à l’exception notable d’Hélène qui ne s’accomplit plus qu’à travers Peter) passent leur journée le cul vissé sur une chaise. Si c’est pas un fauteuil du salon, c’est une chaise de la cuisine. Sauf pour aller voir Tom et aller à l’école, je ne suis pas certain d’avoir vu Bénédicte faire autre chose que se plaindre sans rien faire, engluée dans sa baraque.

Avant même d’aborder les personnages, leurs mises en situation contribuent à les enfoncer dans une routine sans intérêt, accumulant des lignes de dialogues minables pour le plaisir de combler le vide angoissant d’un habitacle d’Audi. On ne va plus chercher le pain, on va à l’école… Le propre d’une fiction reste de vous sortir un peu du quotidien, dans cette saison hormis une poignée de personnages, tous s’y enfoncent avec délectation (même pour faire un truc cool, comme un album de musique).

Chaque scénariste choisit la méthode qu’il souhaite pour concrétiser une scène. Loin de dire que celle que j’utilise pour mes romans (Sol Sunburst, disponible sur Kobo et Amazon) (c’est mon blog, je me fais de la pub si je veux !) (d’ailleurs, j’ajoute Le Tabouret gratuit dans le tas aussi tiens) est la meilleure, mais elle a le mérite d’être proche de celle de John August (The Nines, Big Fish), scénariste reconnu au pays de l’Oncle Sam. Imaginez maintenant un épisode écrit suivant sa méthode:

Source: Scénario Buzz

Pour les moins anglophones d’entre vous, voici les grands points:

  1. Qu’est-ce qui doit nécessairement se produire dans cette scène?
  2. Qu’est-ce qui arriverait de pire si cette scène était supprimée?
  3. Quels personnages ont besoin de figurer dans cette scène?
  4. Où cette scène pourrait-elle se dérouler?
  5. Quelle est la chose la plus surprenante qui pourrait se dérouler au cours de cette scène?
  6. Est-ce que c’est une longue scène ou une scène brève?
  7. Trouvez trois façons différentes de la faire débuter.
  8. Visualiser-la à l’écran.
  9. Ecrivez une simple ébauche de la scène.
  10. Ecrivez la scène in extenso.
  11. Recommencez 200 fois.

Rien que les points 1, 2, 3 et 5 écrémeraient la majorité des scènes sans intérêt qui jalonnent tous les épisodes. A ce niveau de ma plaidoirie, je ne peux que supplier Jean-Luc Azoulay de prendre un scénariste pour l’épauler dans l’écriture de sa série. J’en profite également pour lui rappeler que je suis disponible. (c’est mon blog, je me fais ma pub si je veux !).

Le seul épisode réellement digne d’intérêt se révèle être le dernier, certes à cause du cliffhanger, mais surtout parce que faute d’intrigues à démêler sinon celles pour préparer la suite, le rythme tend à être plus efficace. Sans être mauvaise langue, la saison aurait été calibrée sur 27 épisodes, le 26 aurait sûrement été insipide et le 27 condensé…

En règle générale, j’enchaîne mes articles en analysant chaque personnage les uns après les autres pour montrer qu’ils n’évoluent pas, aussi bien les uns que les autres. Comme il est fort probable que ceux qui s’intéresseront à cette chronique auront déjà vu la série, j’ai décidé de changer et de faire un top 10 des événements les plus CLDS/improbables/décevants qu’il nous ait été donné de voir au cours des mois passés.

  • Ingrid enceinte. En soi, pourquoi pas. Hormis le fait que ça met Nicolas dans une position inconfortable (encore !) et qu’il serait bon pour le personnage qu’elle se sente plus en danger vis-à-vis de sa double-vie, il m’est difficile d’accueillir la nouvelle sans arquer le sourcil. Premièrement, on sait tous comment finissent les grossesses dans cette série. Donc à moins que Carole Dechantre ne soit elle-même enceinte, on peut estimer qu’une nouvelle fausse couche se prépare ou qu’il ne s’agisse que d’une n-ième manipulation du personnage. Je peux me tromper, mais l’annonce fait également l’effet de manche de fin de saison afin d’appâter le chaland pour le 31 août. On ne me fera pas croire que c’était pas l’idée de dernière minute. Pour me convaincre, il aurait fallu me montrer le personnage en proie à des nausées dans les épisodes précédents (et c’était pas dur de faire passer la pilule et de brouiller les pistes grâce à un mal des transports après son vol pour Caracas…) !
  • Le double épisode comique façon OVNI. Déjà pour mettre un OVNI dans la scène d’intro… Ensuite parce que la résolution catapultée en 2 minutes montre en main prouve les problèmes de rythme et d’écriture et se révèle être le plus incroyable bordel qu’on ait pu voir dans cette série. De tous les CDLS, celui remporte l’oscar très haut la main. A côté de ça, on se surprend à accepter le rip-off de Pretty Woman avec un soupir et à ne même plus relever la vulgarité ambiante dès lors que JFP parle de sexe.
  • Le complot autour de Peter. Ou comment les bonnes idées sont sacrifiées sur l’autel du laxisme. On avait les bons ingrédients : Jean-Paul, le commanditaire secret, la médiatisation, l’impact sur la holding, la journaliste sans foi, etc. Et c’est gâché par le quotidien routinier de leur tribu. Où est la perquisition de la police ? Où sont les interrogatoires des inspecteurs ? Où est Peter ? La seule qui s’en sorte très honorablement, c’est Hélène en miraculeuse patronne qui se met à faire de la diffamation en public. Ressortir le baron de machin-chose et son sourire niais pouvait marcher, mais il aurait fallu une caractérisation plus agressive et égoïste, plus proche d’Ingrid quoi. Ca faisait partie des intrigues les plus palpitantes de la saison, mais sa résolution et ses conséquences n’ont pas été à la hauteur de mes attentes. Rien que de faire perdre à la Holding un bout de son patrimoine aurait augmenté la tension. Voir Peter en prison aussi. Là, rien. Même pas un frissonnement d’inquiétude à l’égard des personnages.

Peter, je suis ton père.

  • La révélation de Jean-Paul. In-com-pré-hen-si-ble. Elle n’a aucun sens. En soi, Jean-Paul pourrait être le père de Peter. Après tout pourquoi pas : on ne connaît pas la mère de Peter, mais on sait que JP est un queutard comme un autre dans cette série. Là où ce n’est pas crédible, c’est quand on remet en perspective la révélation dans les événements de la série entière : JP qui couche avec la soeur de Peter, JP qui envoie son fils en prison, JP qui cherche à ruiner son fils, JP qui couche avec la femme de son fils (Audrey, et oui). On a beau être un sale enfoiré, on a beau ne pas être le père idéal, mais là, c’est carrément abusé ! Au final, on accueille la nouvelle sans surprise (au contraire de Star Wars…). Le pire reste une justification moisie au comportement de Jean-Paul : « tu comprends, c’est à cause d’une femme… » NON. Non, non et non ! Faire des trucs débiles par amour, c’est le truc d’Ingrid ! Arrêtez d’avoir la même justification pourrie ! Si Jean-Paul avait sorti son insatiable soif de pouvoir comme excuse, c’était à la limite plausible, acceptable et raccord avec une pathologie psychologique. Anakin Skywalker n’a pas basculé vers le côté obscur à cause de son amour pour Padmé, c’est sa propre faiblesse à protéger les autres et les moyens faciles qu’offraient un régime totalitaire pour assouvir sa fin qui l’y ont poussé…
  • La mort de José. Il est de notoriété publique que JLA est proche de ses acteurs et concilie volontiers à s’adapter à leurs besoins/envies. L’envie de Philippe Vasseur était de prendre un peu de distance avec le show pour s’oxygéner, notamment grâce à ses nouvelles activités théâtrales. Comme il était marié et bien coincé dans sa maison du bonheur, il fallait trouver une pirouette cacahouète pour emmener José loin. Heureusement, les infidélités (enfin, surtout sa faiblesse) de Bénédicte lui offrent l’opportunité d’une crise de nerfs débile (je doute qu’on jette ses papiers par la fenêtre comme ça sous le coup de la colère, mais pourquoi pas) et un accident dramatique. En soi, la fausse mort de José n’est pas dérangeante, elle est même plutôt rigolote quoique incroyablement égoïste et surdimensionnée de la part du mec qui couche avec le premier cul venu mais refuse que sa femme fasse de même. Là où elle fut mal traitée, c’est sur son impact. Nicolas est plus effondré que Bénédicte certes, mais surtout on passe trop vite à l’option « la vie continue ».  Certes, personne n’y croyait à cette mort, mais plutôt que de faire un plan pathos avec la caméra qui monte vers le ciel, combien auraient préféré voir une scène au cimetière avec la bande réunie autour d’une tombe ? Le deuil est une chose incroyablement complexe passant par plusieurs étapes intéressantes en terme de drame ; bien sûr, la série passe outre pour laisser toute latitude à Jimmy de faire le rapace. De plus, dans mon scénario où on va dans le détail des répercussions de sa disparition, au moment où le public aurait autant persuadé que Nicolas que José était mort, là on secouait leurs certitudes d’un cliff de fin de saison avec une photo de José prise à l’aéroport… Bref, bonne idée, mauvaise exécution.

« Et moi, je peux être dans ton classement ? »

Non, toi, tu sers à rien sinon attirer l’audimat 15-25 ans.

  • L’album de Fanny. Ca va faire deux saisons qu’on se tape les mêmes bandes-son en boucle. Tout le monde se fiche de cette intrigue. Alors pour la relancer, on sort le fils de Thomas Fava en producteur de musique véreux qui volent les chansons. Parce que, oui, la musique, c’est juste un gros business d’enfoirés ! Et quand on apprend que leur musique « Fidélité » s’est faite pirater pour être mise sur le net, je suis désolé de le dire, mais le spectateur s’en branle. Pire, il montre du doigt cette bande de professionnels composée de pas moins de 5 cerveaux différents en hurlant qu’ils ne sont que des blaireaux pour n’être allés protéger leur travail à la SACEM ou tout autre organisme de gestion de droits.
  • Le retour d’Audrey. J’avais espoir que sa mort serait définitive. Espoir qui tenait plus du voeu pieu qu’autre chose. On a donc retrouver Audrey amnésique dans un hôpital à Caracas. Amnésique… Deux balles dans le dos, des truands qui ne prennent pas le temps de faire 15 mètres pour achever le travail et elle finit amnésique… Je suis démuni, franchement. Dans une histoire un peu ficelée, les truands n’auraient pas été en mousse et lui aurait logé une balle dans la tête (justifiant le fait qu’ils n’aillent pas finir le travail), une mare de sang se serait répandu dans le parking et ensuite – par miracle – Audrey serait toujours en vie mais amnésique à juste titre. Un artifice facile mais nettement plus probable. Il suffit de lire la BD XIII pour avoir un exemple explicatif de ce genre de cas plausibles… Là, c’est du bon CDLS des familles cette amnésie !
  • Le retour d’Audrey bis. Ou plus exactement, la traque d’Ingrid. C’était à la fois pitoyable (Nicolas), navrant (Sidonie) et mou (24 épisodes). JFP a bien essayé de se la jouer Spy vs Spy avec le duel à distance Ingrid/Jeanne (vive le téléphone, encore une fois) et en ajoutant des indics et la pauvre Mylène, mais c’était sans espoir. Honnêtement, je ne sais pas trop ce qu’il aurait fallu pour sauver cet intrigue sinon investir plus Nicolas, investir moins Jeanne, virer Mylène, se débarrasser de Sidonie, mettre Ingrid en danger, éviter de faire croire que le service de protection des témoins laisse une amnésique dans la nature, raccourcir son retour…
  • La nuisette Léopard d’Ingrid. Ou comment ce personnage finit par perdre tout crédibilité et le peu de respect qu’il m’inspirait. Prenez le personnage dans l’ensemble de la série, depuis son rôle de mère macquerelle jusqu’à sa double tentative d’assassinat sur Audrey au milieu desquels se trouvent un petit suicide raté et sa rédemption en dénonçant Jean-Paul (pour ensuite comploter de nouveau avec lui). Je suis à cours d’explications pour justifier les retournements de veste du personnage. Elle ne fait même pas de politique ! J’en suis venu à la conclusion qu’Emilie souffre d’une schizophrénie à tendance paranoïaque et sociopathe avec dédoublement de la personnalité. Je ne vois rien d’autres qui puissent justifier son comportement. Ses scènes avec Mylène sont vulgaires  et sans intérêt… enfin, disons plutôt qu’à chaque fois que JFP insiste sur le caractère sexuel d’Ingrid, c’est ultra-vulgaire avec ou sans Mylène. Son côté génie du mal est finalement tourné en ridicule parce qu’on n’arrive plus à s’attacher émotionnellement au personnage (et parce qu’elle est entourée d’une belle bande de bras cassés). Bref, je ne vais pas faire la liste des contradictions du personnage, ce serait trop long, mais il est temps de passer à autre chose niveau antagoniste.
  • Nicolas.

« Quoi ? Tu détailles même pas mon cas ? »

Non, ça sert plus à rien.

« Cool, je suis pas dans le top 10 ! Vous avez vu Madame ? »

Non, toi, t’es hors compétition…

Il faudrait ajouter le fait que le personnage de Laly devient complètement amorale (sexuellement parlant) sous le couvert d’être un ressort comique. Olga, autre ressort comique, ne sert à rien sinon parler de fromages (et tirer les cartes, à défaut d’autres choses). Jimmy qui ne sert que de co-pilote à Nico pour envoyer les gosses à l’école tout en dansant sur les cendres de José pour serrer Bénédicte. Cette dernière qui, après un bref moment de tristesse, se la joue veuve joyeuse en faisant péter les petites robes à décolleté pour essuyer des verres en prétextant que son restaurant va ré-ouvrir (sérieusement, j’en viens presque à espérer le retour de Frank pour elle…). Heureusement que j’ai dit que je faisais qu’un top 10 !

Parmi les autres trucs improbables de la série, je me dois de mentionner le décomplexe de la relation Laly-Fanny qui s’échangent des plans érotiques dans une ambiance assez malsaine.

« Je vais m’envoyer en l’air avec ton père pendant ton petit déj’ ! On va baiser comme des furieux et je vais même le fouetter. »

Réaction de Fanny dans la série :  » Hihihi ! Christian aime bien m’arracher la culotte avec les dents, demande à mon père de faire pareil ! »

Réaction de n’importe quel enfant dans la vraie vie : « LALALALALALALAJ’ENTENDSRIENLALALALALALAA »

Même si Léa est insupportable, il faut bien avouer que son trio (quatuor avec Laura) avec les autres gosses n’est pas dénué d’intérêt. Je me surprends à les espérer tous dans le même lycée et à avoir des aventures qui leur sont propres en marge (mais connectées) de ce qui arriveraient à leurs parents. Encore faudrait-il qu’ils apparaissent pour autre chose qu’être amenés à l’école le matin…

L’introduction de Marie apporta un bref vent de fraîcheur, jusqu’à ce qu’elle finisse cataloguée « grosse chaudasse hormonale », comme à peu près 82% des femmes dans cette série. C’est une pierre de plus au harem de Nicolas, qui devrait sérieusement apprendre à dire « non » ou « merde » à certaines et à se poser pour réfléchir à l’essentiel (commence donc par reconnaître ton fils d’ailleurs !).

Je voulais mettre un commentaire amusant, mais les voir encore en bagnole me déprime…

T’aurais pu dire que c’est des gros faux-culs qui se sont toujours enorgueillis de dire « on n’appelle pas la police » et dès qu’une fliquette arrive dans la bande, le commissariat de Plaisir croule sous le boulot…

Il y aurait tant et tant à dire, mais j’ai une vie et un roman sur le feu. Songeons à conclure ! Cette saison 6 fut des plus ennuyantes, ce qui justifie amplement mon « nulle » de début d’article. Beaucoup de bonnes idées mal exploitées entachent sérieusement la qualité de la série. L’un des rares soulagement que l’on puisse tirer de cette saison est qu’elle marque enfin une rupture avec ce qui s’est fait avant. On est en droit d’espérer une saison 7 avec quelques cartes redistribuées, notamment de par la disparition de la Villa Bonheur suite à la « maladresse » de Peter. Maison qu’il aurait fallu brûler depuis le départ au lieu de nous imposer ses tapisseries à tous les épisodes !

Quelles sont les pistes pour la suite ?

  • Nicolas et son harem.
  • Un nouvel endroit à squatter. Même si c’est plus pratique pour tourner, j’espère que des gens vont enfin se comporter en adulte et arrêter de vivre en bande pour certains (Peter/Hélène, Christian/Fanny, Nicolas/une nana…)
  • Visiblement plus d’humour, ce qui me fait craindre le pire.
  • Une évolution pour Hélène/Peter. Ce qui fera peut-être plaisir à Etienne…
  • Fanny, vedette de la chanson. Honnêtement, tant qu’elle arrête de chanter en studio, ça me va…

Ce que, moi, je voudrais :

  • Autre chose pour Nicolas. J’espère qu’il se mettra avec Audrey et qu’il commence à avoir des intrigues qui s’intéresse à autre chose que son pénis.
  • Des intrigues pour les ados.
  • De nouveaux emplois. Vu que le restau de Béné est parti en fumée, peut-être va-t-elle se sortir les doigts pour faire un truc de sa vie. Ce qui vaut aussi pour Olga, Nico, José, Jeanne, Laly…
  • Qu’on arrête avec Jeanne, qu’elle soit Wonder ou pas. On a le droit de passer à autre chose.
  • Un nouveau méchant crédible (ce qui me rappelle mon intro pour la saison 3).
  • Que José et Jeanne restent sur leur ile.
  • Que d’autres aillent les rejoindre sur leur ile.
  • Des épisodes ovni qui ressemblent à quelque chose (je milite pour mon épisode zombie avec le seul vrai mort de cette série, Antoine !)
  • Et surtout – surtout ! – de bons scénarios !

Vive les mari… Oh wait !

Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux.

Si vous avez lu mon précédent article sur la série, vous savez déjà que je considère cette saison comme qualitativement supérieure à toutes les autres. Vous allez me dire que c’est pas difficile tant certaines saisons sont inutiles (la 4) ou carrément hors compétition (la 2 et son extension qui s’assume pas). Certes ! Mais pour rendre à César ce qui appartient à Jean-Luc Azoulay, il convient bien d’insister sur le fait que – pour la première fois depuis la curiosité subséquente au retour d’Hélène et ses Garçons – la série a eu un regain d’intérêt !

Oh, pas longtemps hein ! De mon point de vue, ça a duré 10 épisodes sur une saison de 26 (moins les épisodes bouche-trou, ya que 5 épisodes qui tiennent décemment la route si on est pas trop regardant sur la qualité). Une saison encore une fois bien trop longue pour ses propres ambitions et moyens. En sabrant les scènes inutiles qu’on subit depuis toujours de par la présence dispensable du couple Bénédicte/Olga et les intrigues tellement réchauffées qu’elles en ont collé au fond de la casserole, on aurait eu une saison 5 qui aurait pu tenir sur 12-15 épisodes. 26 épisodes – je me répète depuis la saison 1 – c’est diablement long ! Pour information, une saison de Breaking Bad ou Sons of Anarchy, c’est 10-12 épisodes par saison (oui, je sais… deux poids, deux mesures).

Et là où je commence à m’inquiéter pour le rythme de la série, c’est que la tendance humoristique amorcée par le buzzifiant épisode homo-érotique Nico-José et confirmée par l’épisode spécial Nouvel An risque de s’accentuer pour les saisons à venir. Et jusqu’à preuve du contraire, il n’existe aucun format sérialisé de 45 minutes qui fasse réussite dans l’humour. 20 minutes, oui (les sitcoms en sont l’apanage) ; 90 minutes, oui (il suffit de se regarder les fictions TF1 type Soeur Marie Thérèse.com) ; 45 minutes, non. Ne crions pas au loup trop vite, car les épisodes humoristiques pourraient rester exceptionnels mais force est de constater que ceux qui se revendiquent de cette veine furent d’une incroyable faiblesse… Sans même mentionner le fait qu’il repose sur le même ressort scénaristique :

Tout ceci n’était qu’un rêve hahahaha! La grosse poilade !

Pour compenser la longueur de la saison – et peut-être son manque avoué de rythme – TMC a diffusé deux épisodes inédit par semaine. Un le samedi, un le dimanche. Si ce rythme effréné a permis de coller à l’actualité (concordance des épisodes de Noël et Nouvel An) et de l’encrer dans une temporalité tacite (genre 4 mois), l’effet pervers est l’overdose (y compris pour les acteurs qui se tourne un épisode entier tous les 2-3 jours en moyenne). Subjectivement, ça ne m’a pas dérangé puisque j’étais exilé à Dubai et désireux de saisir toute opportunité de me sortir de ma misère quotidienne ; objectivement, c’était bien trop ! D’autant plus que l’enlèvement de Audrey souffre de cette temporalité tacite (avec au moins 4 mois d’enlèvement, les réactions résignées de Nicolas et Nicky face à la situation sont peu réalistes)

La vraie réussite de cette saison est d’avoir ENFIN bousculé un peu les habitudes des personnages dans les mettant dans une situation nouvelle propre à ENFIN les faire évoluer. Et ça, on le doit à Audrey McAllister. Pas Jeanne. Pas Hélène. Audrey McAllister.

Haters are gonna hate !

Elle est revenue de façon très maladroite en début de saison, lors du mariage d’Hélène et Peter. Cependant, en introduisant son personnage avant le cliffhanger final, tous les efforts du scénario furent ruinés : on connait le personnage, on sait que forcément elle va faire un scène à ce mariage. Mais imaginez à présent le même épisode, sans Audrey exceptée la toute dernière dernière où elle vient ruiné le mariage sur le cliffhanger : « Je m’y oppose ! Car je suis la femme de Peter Watson ! ». Il y aurait plus d’un spectateur qui serait tombé de son fauteuil et la série aurait bénéficié d’un buzz sûrement moins grand que le #AnnetteGate mais nettement plus justifié ! Un exemple parmi tant d’autres de l’écriture paresseuse inhérente à cette série…

Le retour d’Audrey implique l’introduction du fils de Nicolas : le vrai point positif de la saison car il permet ENFIN à Nicolas de sortir de sa routine moisie entre Jeanne et Hélène. On découvre alors une nouvelle facette du personnage et ENFIN il avance dans un truc qui n’est ni réchauffé, ni inutile.

Ah ! On parle de moi !

Le retour d’Audrey implique le départ de Jeanne, pour une fois justifiable. Ce qui est moins justifiable, c’est son comportement d’allumeuse avec Jimmy. Comportement qui n’existe que pour laisser encore et toujours une porte d’entre-ouverte pour se faire un bon vieux statu quo des familles suivant ce que désirera la majorité des fans (Nico/Hélène, Nico/Jeanne…). Faites votre choix, tout est encore possible car tous les personnages refusent de tourner la page ou de s’investir dans l’avenir.

Ah non, c’est pas vrai ! Moi, j’ai Peter !

Quelle naïve…

L’introduction du personnage de Nicky va aussi permettre de faire émerger la nouvelle génération (Léa et Diego, entre autres) en leur donnant un peu plus d’importance (d’ailleurs, suis-je le seul à y voir le terrain préparatoire d’un Premiers Baisers ou Hélène et les garçons nouvelle génération ?). Dommage que j’ai envie de baffer Léa… Grâce à mini-Nico, Laly va aussi ENFIN avoir une épiphanie en se rendant compte qu’elle a été une bien mauvaise mère (vieux motard que jamais…) puis essayer de retrouver la trace d’Antonio. Compte tenu de la mère qu’il a eu, je le trouve plutôt équilibré ce Diego.

Hormis ces différents retours puis départs, force est de constater que cette saison n’est qu’une longue série d’épisodes sans intérêt, accumulant facilités et incohérences en masse. Florilège choisi :

  • Hélène qui se paye une crise de nerfs quand elle apprend que son père se tape Annette et Justine qui voit pas où est le problème. Il m’aurait sembler plus logique que ce soit l’inverse, ou – quitte à jouer sur la fibre rétrograde d’Hélène – que ce soit les deux soeurs Girard qui font un front commun avec les autres fans de Premiers Baisers.
  • Laly qui veut se taper Yann pour le sport. Après Franck, il va peut être falloir qu’on lui dise que son alchimie avec John frôle le zéro absolu.

Tu ne le sais pas encore, mais ton couple est déjà mort…

  • Bénédicte qui succombe au charme de Tom… Sans même mentionner qu’il s’agit ni plus ni moins d’un rip-off de l’affaire Frank, Béné n’a aucune raison logique de se laisser attendrir au point de se faire rouler des galoches en secret. Si encore José avait déconné… (ouvertement déconné, j’entends) S’en suit alors une intrigue d’une tristesse absolue : d’une part parce qu’il s’agit ENCORE d’un adultère, d’autre part  parce que ce personnage est devenu tellement fade et inintéressant qu’il se résume des intrigues foireuses autour de jeunes premiers idiots. Nous avons pas eu la conclusion de cette affaire, laissant le dernier coup de téléphone de Béné à Tom sans scène subséquente. Chacun y verra ce qu’il voudra ; de mon point de vue, elle va s’envoyer en l’air avec et je ne sais pas si je dois considérer le fait qu’on ne peut que s’imaginer ça comme un habituel « ne nous mouillons pas avec les personnages » ou comme une des rares conclusions d’histoires tacites maîtrisées…
  • Cloé et Emilie. Que dire tellement il y a y redire ? Déjà, le couple est improbable. Emilie est la soeur du père décédé de l’enfant décédé de Cloé. Rien qu’avec ça, on a fait le tour. Admettons qu’on nous ait vendu Emilie comme la cousine d’Antoine et qu’il ait été élevés quasi comme des frangins, à la limite ça pourrait passer sans verser dans le glauque. Mais soit, Emilie est la soeur du père décédé de l’enfant décédé de Cloé, on fait avec. Emilie, c’est avant tout une grosse psychopathe du chantage affectif et là, je suis désolé, mais la seule excuse valable pour justifier que Cloé succombe à ses charmes, c’est qu’elle consomme encore…

J’en profite pour faire une parenthèse sur ce couple car il me semble avoir été le plus mal travaillé et introduit de toutes l’histoire des couples. Déjà, la caractérisation d’Emilie est foireuse avec son chantage affectif (oui, je sais, mais je me répète si je veux) et il aurait été nettement plus intelligent d’en faire un couple « girl meet girl » classique. Pour aller plus loin, il aurait été mieux que dès le départ Emilie soit clairement définie comme lesbienne (ce qui aurait au passage éviter le rattrapage aux branches via les dialogues de Tom) et qu’on ait Cloé qui s’interroge sur sa sexualité. Déjà.

Scène qui pourrait être intéressante…

Scène bien inutile ! Mais au moins, on a pas eu le droit au fétichisme sur les pieds…

Ensuite, quitte à faire un couple saphique, il aurait été appréciable d’assumer ses choix jusqu’au bout, en montrant notamment le moment où Cloé « bascule » et leur premier baiser. Faire un hors-champs à Barcelone fut une monumentale erreur et je ne peux pas m’empêcher de voir tout ce potentiel gâché. La naissance d’un vrai couple lesbien en access-prime sur TMC, voilà qui – de mon point de vue – aurait fait nettement plus de bon buzz autour de la série et aurait pu aborder des thématiques nouvelles pour une série qui tourne habituellement autour de l’unique question « qui n’a pas encore couché avec qui ? ».

Dernière erreur à propos de ce couple, la réaction d’Hélène : pendant des semaines on nous a fait psychoter sur la réaction d’Hélène en écho à l’#AnnetteGate et le résultat au coming out était « ah bah en fait, je savais »… Sans commentaire. Tout ça pour pour ensuite rappeler à la petite Cloé que finalement, les vagins, c’est pas vraiment son truc au premier beau gosse venu.

S’il y a bien UN truc raté cette saison, un truc qui aurait justifié les mystères dans l’Amour, c’est bien Cloé qui se découvre des sentiments pour une autre femme ! De mon point de vue, Jean-François Porry n’a pas pu gérer cette relation et s’est continuellement réfugié dans une embarrassante facilité…

Fin de la parenthèse.

  • Le retour de Ricardo. Parmi tous les mafieux en mousse qu’on nous inflige en masse, celui-ci est littéralement en carton. On se demande quand il comprendra que penser avec sa bite est synonyme de se faire niquer (et non l’inverse). D’abord Ingrid, maintenant Fanny… C’est vraiment dommage car son interprète a du charisme, il serait temps qu’il se fasse respecter. Tirer une balle dans un genou, ça mettrait tout le monde d’accord et ça éviterait à Ingrid ou Nicolas (ou le spectateur) de le prendre pour un guignol dès qu’il se montre. Notons au passage qu’il était accompagné par le « meilleur tueur à gages de France » (sic)… même ça on est pas foutu de l’avoir crédible ! Je veux dire, le mec garde ses otages dans le salon, qui a une baie vitrée donnant sur la rue…
  • Jeanne la frigide. On a tous vu la façon dont elle roulait des pelles à Jimmy dans la saison précédente ; il est physiologiquement impossible que lui ou elle arrive à se contrôler et ne laissent pas aller à de folles nuits. Hormis un bon CDLS des familles pour se garder des portes ouvertes, hein ! On en profitera également pour souligner la pause baise de Nico, à classer dans la même catégorie…
  • Christian… Que dire sinon qu’il n’y a rien à dire. Devenu le toutou de Fanny, il est de fait exclu de toutes intrigues sauf celles pour sa meuf ou celles où il peut faire bouche-trou quand il y a un siège de libre dans la voiture. Je n’aurais que quatre mots. Pa. Thé. Ti. Que. Il est temps qu’il lui arrive un truc aussi…

A part un nouveau vagin à explorer, hein…

  • Ingrid qui se trouve un « héritage ». Genre à la saison 3, c’était totalement programmé qu’elle ne fasse pas appel à cet « héritage » et qu’elle préfère vivre comme une pouilleuse en empruntant les fringues de Jeanne… On tient là le CDLS d’or de la saison !
  • Ingrid encore qui joue sur 2 tableaux antinomiques : son retour dans le milieu et sa gagatisation devant Nico. Si j’accepte le premier, le second n’aurait pas dû exister (à mon avis, la conquête de Nico aurait dû se faire à la méthode Ingrid calculatrice, pas Ingrid marshmallow)
  • Olga… Je suis démuni avec ce personnage… Entre sa sexualité aussi débridée que réprimée, ses blagues de cul pourris et son rôle bouche-trou, je pense qu’elle est désormais perdue pour la France. On passera sous silence la Lalytude qu’elle nous fait avec son fils.
  • Annette et Roger qu’on nous sort du placard pour le moindre événement et les faire disparaître du jour au lendemain (genre Noël).
  • L’enlèvement d’Audrey.

Et je vais refaire une grosse parenthèse car cet événement arrive à l’épisode 10 et qu’à partir de ce moment-là, les personnages qu’on voit le plus (Nicolas et Ingrid) passent à côté de ce qu’ils devraient être. J’ai déjà donnée quelques clés sur le comportement incohérent des personnages à l’occasion de l’écriture de mon propre script (jalousie d’Ingrid, crise de José, etc.).

Faire un peu de traite des blanches avec la McAllister, en soi, pourquoi pas ? C’est glauque, mais cela correspond à la mentalité d’Ingrid et à sa manière d’agir. La justification officielle de sa disparition est… pour le moins bancale. On sent bien le plan foireux fait à la va-vite, à peine réfléchi et avec lequel il faut jongler pour expliquer des erreurs de continuité (à l’image de la série entière quoi…). Et le pire dans tout ça, c’est la crédulité de Nicolas qui se met à avaler des couleuvres de la taille d’un Anaconda ! 

Et c’est certainement la passivité de ce dernier qui m’ennuie le plus. Je ne vais pas faire l’inventaire de toutes les incohérences dans le récit d’Ingrid qui devraient lui mettre la puce à l’oreille mais simplement regarder les choses objectivement. Il sait qu’Audrey est une bonne mère avec Nicky et qu’elle ferait tout pour lui, à partir de là, le fait qu’elle n’ait appelé qu’une seule fois en 4-5 mois devrait être révélateur que quelque chose ne tourne pas rond, leur relation était trop fusionnelle pour qu’il n’y ait qu’un seul appel. Les grands-parents n’ont pas de nouvelles non plus, on dépasse largement le cadre des quelques semaines d’absence dans le cadre du boulot… et pas une seule fois, le père Nicolas ne se pose de questions.

Alors pour info, je rappelle qu’Ingrid a aussi essayé de m’enlever la saison passée… Je dis ça, je dis rien…

Il a à sa disposition un réseau d’informateurs en puissance. Certes, il fait appel à Ingrid. Certes, la situation est tendue avec Jeanne (dont il aurait pu profiter du réseau tentaculaire). Mais il reste Peter, le type à qui il confierait Nicky si « quelque chose tourne mal » (Peter hein, pas José… sic), qui a une blinde d’argent et qui connaît Audrey personnellement et de par le monde de la finance. Nicolas, c’est le type qui part sur un coup de tête pour sauver Jeanne mais qui est incapable de sortir de sa zone de confort pour venir en aide à son fils qu’il voit malheureux (et auquel il a tout à prouver)…

En d’autres termes, j’aurais aimé que, pour cette partie de l’histoire, l’intrigue bascule dans le thriller avec un Nicolas un peu badass et qui remue ciel et terre à la recherche de la vérité ! Vous avez vu les efforts qu’il a fait pour rendre heureux son fils avec la GameStation ? Dans la tête de Nicky, je pense qu’une mère est un poil plus important qu’une console non ?). On en aurait profiter pour égratigner le côté trop liste du personnage (à base de franches mandales sur Pierrot, d’explorations solitaire du monde de la nuit, de double-vie… Bien évidemment, il aurait rapidement fait la corrélation entre Ingrid et l’enlèvement et un double-jeu qui s’installe façon « je sais que tu sais ».

Si je suis aussi dégoûté de la mollesse du personnage, c’est essentiellement parce que je pense que Nicolas aurait toutes les raisons du monde de faire en sorte que ça marche avec Audrey. Soyons honnête, il est tricard avec Hélène (qui a son Peter), avec Jeanne (qui a toujours porté la culotte depuis qu’ils sont dans le 78) ; il repousse Ingrid continuellement (et encore… elle finira par l’avoir à l’usure parce qu’il est faible) ; et là débarque la mère de son fils qui montre une facette tout à fait attachante dans le cadre familiale. Peter a démontré que les gens peuvent changer, pourquoi pas Audrey ? Les mettre intimes ensemble aurait donné du grain à moudre à la jalousie folle-furieuse d’Ingrid. C’était l’occasion de faire table rase du passé pour Nicolas et expier certains démons en se faisant un peu violence (par exemple en commençant une relation basée sur la confiance et en dehors des cachoteries auxquelles il nous a habité avec Jeanne). Bref, un couple Audrey-Nico même (et surtout) après l’expérience Caracas aurait des plus appréciables pour les personnages.

Au lieu de ça, rien. Audrey est enlevée et disparaît pour 15 épisodes. Voilà qui rend sa mort des plus anodines. Si encore on l’avait suivi régulièrement au cours de son absence, monter son évasion petit à petit (en prévoyant au moins de se faire faire un faux passeport par exemple…) pour ensuite finir sur sa mort inattendue… Au lieu de ça, tout a été bâclé dans l’ultime épisode de la saison pour une fin sans intérêt qu’on accepte sans émotion. Notons au passage que si Audrey est sensée avoir cannée, notez que les mafieux en mousse n’ont même pas fini le travail d’une balle dans la tête ; laissant – ENCORE UNE FOIS – l’hypothèse d’un retour miraculeux dans les cartons du scénariste (non, parce qu’on est pas à l’abri du passant qui la voit dans le parking, l’amène illico à l’hôpital où elle revient à la vie… (ce qui serait dans la lignée continue de la faiblesse des rebondissements de cette série.) C’est triste à dire, mais j’espère qu’elle est morte pour de bon et que cela aura des conséquences sur Nicolas et Nicky…

« Je vois la lumière… »

Et bien cours vers elle, au nom du futur de la série.

Au rayon des trucs de plus en plus énervants dans cette série, je suis également obligé de relever (encore):

  • Les temps délirants que les gens passent à leur portable. Sérieusement, plus rien ne se passe sans un appel pour dire au passage qu’il manque du pain.
  • Les triple-explications du même événement inutiles (au téléphone, bien entendu) histoire qu’on est bien saisi que machin est parti chercher bidule (et du pain)
  • Les durées complètement improbables des scènes filmées en voiture !
  • Le restaurant qui n’est toujours pas ouvert. Ca ne fait que 4 ans qu’ils y travaillent à 7 après tout…
  • Les personnages qui vont et viennent par le truchement du script. La palme d’or revenant probablement à Diego qu’on sort du placard quand on en a besoin pour une ligne de dialogue et qu’on oublie dans sa chambre sans l’emmener à l’école…

Ah non, mais c’est parce qu’on m’envoie à la boulangerie en fait…

La saison 5 s’est créée du buzz autour d’épisodes OVNI comme le coming out de José et Nico (épisode à la fois sans intérêt, peu intéressant et même pas très drôle) ou le retour de vieilles branches (Justine, Antonio) alors qu’elle aurait pu bénéficier de ses atouts réels (Audrey, Nicky, Cloé, Diego) pour faire parler d’elle à juste titre. Imaginez une série qui ferait 700.000 spectateurs non pas sur une excitation de la toile autour d’un non-événement mais sur un bouche à oreille positif sur sa qualité dans la longueur. Car si, très honnêtement, elle est qualitativement supérieure aux autres saisons, son potentiel est une fois de plus gâché par une écriture expéditive, molle et anti-climatique dans tous ses moments-clés. Elle partait plutôt bien mais la saison 5 n’a été qu’une série de déceptions et de frustrations. Encore. Et encore.

Tous les dimanches, je mets en ligne une source d’inspiration pour l’écriture de mon roman Lithium Breed. Ca peut être une photographie, une chanson, une phrase… Par contre, je dis pas pourquoi ou pour quoi ça m’a parlé et la façon dont c’est digéré dans l’écriture : c’est juste pour le plaisir des yeux et/ou des oreilles (et vilement faire revenir les habitués aussi le dimanche !).

C’est parfaitement inutile, donc parfaitement indispensable.

Aujourd’hui : Après la cuisine, la chambre de Marilyn Monroe, toujours au 12305th Helena Drive sa dernière demeure. Il s’y passe la plupart des scènes avec elle. La photo ci-après fut prise quelques heures après sa mort, dans l’état où elle l’a laissée. Il y règne un certain bordel parce qu’elle était encore en train d’emménager, attendant encore certains meubles, cherchant à donner sa patte à cette maison.

La porte de droite donne sur un petit couloir qui s’ouvre sur le salon. La porte de gauche donne sur la salle de bain, que je présenterai un autre dimanche. La photo est prise depuis une fenêtre, celle qu’aurait forcée Greenson pour pénétrer dans la pièce, soi-disant fermée à clef.

Pour le plaisir, une autre photo, dans un autre lit !

Tous les dimanches, je mets en ligne une source d’inspiration pour l’écriture de mon roman Lithium Breed. Ca peut être une photographie, une chanson, une phrase… Par contre, je dis pas pourquoi ou pour quoi ça m’a parlé et la façon dont c’est digéré dans l’écriture : c’est juste pour le plaisir des yeux et/ou des oreilles (et vilement faire revenir les habitués aussi le dimanche !).

C’est parfaitement inutile, donc parfaitement  indispensable.

Aujourd’hui : Ralph Greenson. 

Il convient peut-être de faire un brin d’histoire avec cette personne, puisqu’il n’est pas dit que tout le monde connaisse. Et puis, il y a des gens qui ne viennent que le dimanche, autant leur faire plaisir en étayant un peu de temps en temps. Qui se cache derrière ce sourcil arqué charmeur et cette moustache frissonnante ? Le Dr Ralph « Romeo » Greenson était le dernier psychanalyste de Marilyn Monroe. M’attachant comme il se doit aux derniers mois de l’actrice, il était normal que je me penche un peu sur le personnage et que j’évalue dans quel mesure je devais l’introduire dans mon livre.

J’ai découvert nombre de choses intéressantes, voire troublantes, dans la relation qui le liait à la blonde d’Hollywood. Greenson avait une véritable influence sur sa patience, remplaçant (comme Gable ou Lee l’ont fait) la figure paternelle absente (le père biologique de Monroe ayant préféré prendre la poudre d’escampette bien avant sa naissance). Monroe était une femme pétrie de névroses et elle avait trouvé dans la psychanalyse un moyen d’évacuer le trop plein, au point d’aller tous les jours chez Greenson, plusieurs heures de suite pour exprimer ses angoisses (depuis la peur de parler en public jusqu’à ses complexes physiques). Le jour de sa mort, elle aurait passé pas moins de 6 heures avec lui. Figure d’inspiration, l’actrice a longtemps bu ses paroles, se laissant guider dans sa vie au point, par exemple, d’acheter une villa qui était l’exacte réplique de celle de Greenson, à littéralement 200 mètres de celle de son praticien. Cependant, il est rapporté par différentes sources que dans les dernières semaines, Monroe aurait cherché à se séparer de lui et de son influence.

Si Monroe était connue pour ses frasques libertines, ce serait une erreur de considérer Greenson comme l’un de ses amants. Ce dernier s’était montré professionnel jusqu’au bout des ongles (enfin… autant que faire se peut) (il avait notamment réussi à mater ses retards capricieux pour leurs séances) et l’avait accueilli au sein de sa famille comme on adopterait un enfant : Marilyn s’était ainsi liée d’amitié avec les enfants du docteur et s’invitait régulièrement en tant qu’amie de la famille pour becter.

Pourtant, difficile de rester de marbre face au contrôle qu’exerçait Greenson sur sa patiente. La maison reste un exemple parmi d’autres. Ralph Greenson a fait placer un de ses amis proches (Henry Weinstein) à la production de Something’s Got To Give, placer Eunice Murray en tant que « gouvernante » dans la baraque de Monroe… de sorte que Greenson s’est retrouvé « consultant » pour la Fox afin de s’assurer que l’actrice tienne les termes de son contrat (genre être à l’heure, être en forme, ne pas être stone sur le plateau, etc.), de sorte que Murray puisse lui rapporter ses faits et gestes…

Entre médecin trop attentionné et profiteur, il n’y a qu’une frontière floue. S’il essayait effectivement de réduire sa consommation de drogue (pardon, de « médicaments »), il n’en reste pas moins vrai qu’il n’a jamais essayé réduire sa propre dépendance à la psychanalyse ni à réduire les prescriptions. S’il essayait d’aider l’actrice, il n’en reste pas moins vrai qu’il agissait dans le dos de cette dernière via des intermédiaires discrets (et qu’il s’est accessoirement emporté quand elle lui a fait part d’arrêter de se voir… à 50$ de l’heure, tu m’étonnes qu’il était vénère de perdre son plus gros client).

Greenson, sa femme et ses enfants aux funérailles de Marilyn Monroe

Parmi les nombreux témoignages contradictoires d’Eunice Murray sur la mort de Monroe, la plupart font état de coups de fil vers le domicile du docteur Grenson, qui serait intervenu dans l’urgence pour essayer de la sauver. Il aurait tenter des massages cardiaques, des piqûres dans le coeur (Pulp Fiction style), casser la fenêtre de la chambre pour y accéder et j’en passe. De toute façon, au sujet de la mort de Monroe, j’ai à peu près tout lu et son contraire mais sa présence sur les lieux reste toutefois indiscutable.

Notons que dans une interview réalisé quelques temps plus tard à ce propos, ce dernier laissa échapper un malencontreux :

Demandez à Bobby Kennedy !

De quoi satisfaire les amateurs de complots et alimenter les plus folles hypothèses sur la tragédie. Quelle est la véritable place du psychanalyste dans les circonstances mystérieuses qui encadrent la mort de Monroe ? Les pistes sont nombreuses, des plus farfelues aux plus tangibles. Finalement, j’en viens à croire que c’est ma version la meilleure !

Greenson a publié de nombreux livres sur la psychanalyse, dont certains reconnus comme des références dans le genre, suivit de nombreux acteurs et actrices d’Hollywood et reste un praticien reconnu dans le milieu. Cela ne reste qu’un survol du personnage et de son implication dans la vie de Monroe, il y aurait encore beaucoup à dire pour être réellement exhaustif, mais j’ai largement dépassé mon quota dominical !