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Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux.

Il faut bien le clap de  fin d’une saison des Mystères de l’Amour pour sortir ce blog de sa léthargie et relancer la machine avec le désormais habituel debrief. A noter que j’ai tout de même hésité à le faire : rien qu’en listant les tags de l’article, je savais que j’aillais faire du copier-coller de choses que je répète de saison en saison, inlassablement, tel Sisyphe avec son rocher, avec l’espoir vain que quelqu’un m’entendra crier. Mais visiblement, dans le 78, c’est comme dans l’espace…

Car les épisodes passent et le spectateur aboie. J’avais laissé sous-entendre dans l’article précédent que la saison 5 était qualitativement meilleure que les autres… Disons qu’elle surnageait au-dessus de la médiocrité des autres et qu’avec un minimum d’application elle aurait pu être très agréable à regarder. Cette saison s’étant conclue sur la « mort » d’Audrey, on était en droit d’attendre une saison 6 qui naviguerait dans les mêmes eaux dramatiques que la précédente. Et bien non. Je vais même sauter directement à la conclusion : la saison 6 est nulle. Pas aussi nulle que la saison 2, hein. Mais nulle quand même.

Oh ? Ca m’étonne. J’y suis même pas dans cette saison…

Pourquoi donc ? Parce qu’elle est inintéressante. Sur une saison de 26 épisodes, l’équivalent en durée de 14 sont à jeter à la poubelle faute d’apporter quoi que ce soit à la série ou aux personnages. Je ne comprends pas pourquoi JLA s’obstine à faire des saisons calibrées sur 26 épisodes puisque :

  1. Il n’y a pas d’arc narratif cohérent qui tienne sur l’intégralité de la saison
  2. Rien, y a pas de 2. Quand on définit une saison, on définit des enjeux pour des personnages pour les entraîner vers une nouvelle étape, en veillant à conserver une certaine unité de personnages, de temps, de lieu et/ou de noeuds narratifs.

Si je prends la saison écoulée, qu’avons-nous eu ?

  • La mort de José, dont on n’apprend qu’il n’est pas mort AVANT l’épisode 26
  • Le retour « miraculeux » d’Audrey, qui traîne en longueur de façon proprement insupportable (et complètement artificielle) et qui ne correspond même pas à la fin de saison
  • La création du disque de Fanny qui était en cours au début et qui est encore en cours à la fin
  • Le parcours personnel de Nicolas qui n’a aucune logique puisqu’il entre le début et la fin, il est au même point
  • Les déboires judiciaires de Peter qui débutent après l’épisode 1 pour se conclure avant l’épisode 26
  • Je ne vais même pas citer leur restaurant qui se résume à une vaste blague…

En gros, il n’y a aucune cohérence narrative pour aucune des trames dans le cadre d’une saison complète. Prise indépendamment les unes des autres, les idées ne sont pas forcément idiotes, au contraire. Surtout le complot initial autour de Peter qui était – de loin – ce qui tenait le plus la route. Mais comme c’est noyé au milieu de sous-intrigues toutes plus anti-climatiques les unes que les autres, elles n’a finalement qu’une portée limitée.

Sauf pour moi ! Je suis devenue PDG alors que j’ai aucune compétence pour diriger une holding à plusieurs milliards de dollars !

C’est sûrement un détail, mais ne pensez-vous pas qu’il aurait été plus logique d’avoir une saison de 12 épisodes dont l’enjeu était la Watson Corp victime d’une OPA ? Puis une autre saison dont l’enjeu était la recherche d’Audrey et le jeu du chat et de la souris avec Ingrid ? Deux blocks qui font sens en tant que saison, avec le drame resserré sur une durée plus courte et dans lesquels le spectateur pourrait plus facilement s’investir émotionnellement ? Le tout n’empêchant pas des sous intrigues d’importance moindre comme Laly et ses doutes pour Antonio, la mort factice de José, le disque de Fanny… (on aurait aussi pu avoir une saison de 12 épisodes avec tout ça, mais bon…)

Je pose les questions, vous êtes libres d’exprimer votre avis dans les commentaires.

Je m’attaque encore une fois à l’écriture de Jean-François Porry. C’est triste, mais le scénario est le nerf de la guerre. S’il ne tient pas de debout, le spectateur finit par regarder la série par habitude, non par intérêt, et par passer plus de temps sur Twitter à lire les commentaires en direct plutôt qu’à s’intéresser au sort des personnages. Je reconnais les impératifs de production propres à la méthode JLA, qui torchent les mises en boite d’épisodes afin d’avoir du matériel d’avance pour les diffusions TMC. Mais, écrire les scénarios entre la poire et le fromage, en accumulant les scènes d’une vacuité sans fond pour remplir les bobines nuit d’une part à la qualité de la série et d’autre part à la reconnaissance du métier de scénariste et à l’importance de son travail.

Si vous suivez un peu l’actualité cinéma dans notre hexagone, vous n’êtes pas sans savoir que le salaire des acteurs représente une part non négligeable du budget, laissant de moins en moins de place à la valorisation des métiers de l’ombre. En bas de l’échelle de reconnaissance se trouve le scénariste, forcé d’accepter des royalties de misère et des conditions de travail pourraves sous le prétexte que 1. « n’importe qui peut écrire une histoire » et 2. « l’histoire qu’il écrit doit être calibrée pour vendre ». Sous entendu, si le scénariste n’écrit pas (ou pire ne ré-écrit pas) pas selon les directives de la chaîne ou du producteur, il n’a qu’à aller voir ailleurs. Aujourd’hui, à quelques exceptions près, je ne pense pas secouer le cocotier en disant que la fiction française (surtout à la télé) est d’une pauvreté sans nom, sans imagination (vive les copiés-collés) et dénigrée par le consommateur. Les choses semblent vaguement bouger quand on lit ci et là « il faut remettre le scénario au cœur des processus créatifs et financiers », mais vous pourriez gueuler dans le cul d’un poney que vous auriez la même avancée.

Pour compenser la véhémence de mes propos, je vous offre une image de petits chats

Et à mon avis, la pauvreté des scénarios des Mystères de l’Amour contribue à entretenir l’idée que le spectateur se fout de l’histoire pourvu qu’il voit des acteurs qu’il aime bien (que ce soit la nostalgie pour Hélène Rollès ou pour voir les grandes oreilles de Dany Boon). Le producteur (et pour le coup, un bon) JLA se faisant mauvais scénariste JFP pour des besoins de coûts de production ou pour son plaisir personnel entretient une télévision malheureusement poubelle où le consommateur n’a plus vraiment le choix des déchets qu’il souhaite manger (fictions bas de gamme, télé-réalité affligeantes, documentaires alarmistes…) sinon se tourner – souvent illégalement – vers ceux qui savent créer des shows fictionnels de qualité : les américains, les anglais les danois et les suédois ! Oui, parce que le Danemark produit de la série dramatique qui défonce, pas forcément avec des budgets plus élevés mais avec une part allouée aux scénarios plus juste.

Et si on regarde les scènes de la série de Nicolas, il faut bien admettre que toutes ou presque sont navrantes de facilité :

  1. Les scènes en bagnoles coûtent moins chères à produire mais sont particulièrement ennuyeuses et redondantes
  2. Je maudis les téléphones portables : dans quasiment une scène sur deux, les personnages se parlent par téléphones interposés. C’est bien pratique, sauf qu’ils répètent au téléphone ce que le spectateur sait déjà et puis cela renforce l’impression d’une série sans enjeux puisque les personnages ne sont même pas là pour partager des émotions dans la même pièce. (Et c’est particulièrement paradoxal quand on sait qu’ils vivent tous ensemble !)
  3. Toutes les filles (à l’exception notable d’Hélène qui ne s’accomplit plus qu’à travers Peter) passent leur journée le cul vissé sur une chaise. Si c’est pas un fauteuil du salon, c’est une chaise de la cuisine. Sauf pour aller voir Tom et aller à l’école, je ne suis pas certain d’avoir vu Bénédicte faire autre chose que se plaindre sans rien faire, engluée dans sa baraque.

Avant même d’aborder les personnages, leurs mises en situation contribuent à les enfoncer dans une routine sans intérêt, accumulant des lignes de dialogues minables pour le plaisir de combler le vide angoissant d’un habitacle d’Audi. On ne va plus chercher le pain, on va à l’école… Le propre d’une fiction reste de vous sortir un peu du quotidien, dans cette saison hormis une poignée de personnages, tous s’y enfoncent avec délectation (même pour faire un truc cool, comme un album de musique).

Chaque scénariste choisit la méthode qu’il souhaite pour concrétiser une scène. Loin de dire que celle que j’utilise pour mes romans (Sol Sunburst, disponible sur Kobo et Amazon) (c’est mon blog, je me fais de la pub si je veux !) (d’ailleurs, j’ajoute Le Tabouret gratuit dans le tas aussi tiens) est la meilleure, mais elle a le mérite d’être proche de celle de John August (The Nines, Big Fish), scénariste reconnu au pays de l’Oncle Sam. Imaginez maintenant un épisode écrit suivant sa méthode:

Source: Scénario Buzz

Pour les moins anglophones d’entre vous, voici les grands points:

  1. Qu’est-ce qui doit nécessairement se produire dans cette scène?
  2. Qu’est-ce qui arriverait de pire si cette scène était supprimée?
  3. Quels personnages ont besoin de figurer dans cette scène?
  4. Où cette scène pourrait-elle se dérouler?
  5. Quelle est la chose la plus surprenante qui pourrait se dérouler au cours de cette scène?
  6. Est-ce que c’est une longue scène ou une scène brève?
  7. Trouvez trois façons différentes de la faire débuter.
  8. Visualiser-la à l’écran.
  9. Ecrivez une simple ébauche de la scène.
  10. Ecrivez la scène in extenso.
  11. Recommencez 200 fois.

Rien que les points 1, 2, 3 et 5 écrémeraient la majorité des scènes sans intérêt qui jalonnent tous les épisodes. A ce niveau de ma plaidoirie, je ne peux que supplier Jean-Luc Azoulay de prendre un scénariste pour l’épauler dans l’écriture de sa série. J’en profite également pour lui rappeler que je suis disponible. (c’est mon blog, je me fais ma pub si je veux !).

Le seul épisode réellement digne d’intérêt se révèle être le dernier, certes à cause du cliffhanger, mais surtout parce que faute d’intrigues à démêler sinon celles pour préparer la suite, le rythme tend à être plus efficace. Sans être mauvaise langue, la saison aurait été calibrée sur 27 épisodes, le 26 aurait sûrement été insipide et le 27 condensé…

En règle générale, j’enchaîne mes articles en analysant chaque personnage les uns après les autres pour montrer qu’ils n’évoluent pas, aussi bien les uns que les autres. Comme il est fort probable que ceux qui s’intéresseront à cette chronique auront déjà vu la série, j’ai décidé de changer et de faire un top 10 des événements les plus CLDS/improbables/décevants qu’il nous ait été donné de voir au cours des mois passés.

  • Ingrid enceinte. En soi, pourquoi pas. Hormis le fait que ça met Nicolas dans une position inconfortable (encore !) et qu’il serait bon pour le personnage qu’elle se sente plus en danger vis-à-vis de sa double-vie, il m’est difficile d’accueillir la nouvelle sans arquer le sourcil. Premièrement, on sait tous comment finissent les grossesses dans cette série. Donc à moins que Carole Dechantre ne soit elle-même enceinte, on peut estimer qu’une nouvelle fausse couche se prépare ou qu’il ne s’agisse que d’une n-ième manipulation du personnage. Je peux me tromper, mais l’annonce fait également l’effet de manche de fin de saison afin d’appâter le chaland pour le 31 août. On ne me fera pas croire que c’était pas l’idée de dernière minute. Pour me convaincre, il aurait fallu me montrer le personnage en proie à des nausées dans les épisodes précédents (et c’était pas dur de faire passer la pilule et de brouiller les pistes grâce à un mal des transports après son vol pour Caracas…) !
  • Le double épisode comique façon OVNI. Déjà pour mettre un OVNI dans la scène d’intro… Ensuite parce que la résolution catapultée en 2 minutes montre en main prouve les problèmes de rythme et d’écriture et se révèle être le plus incroyable bordel qu’on ait pu voir dans cette série. De tous les CDLS, celui remporte l’oscar très haut la main. A côté de ça, on se surprend à accepter le rip-off de Pretty Woman avec un soupir et à ne même plus relever la vulgarité ambiante dès lors que JFP parle de sexe.
  • Le complot autour de Peter. Ou comment les bonnes idées sont sacrifiées sur l’autel du laxisme. On avait les bons ingrédients : Jean-Paul, le commanditaire secret, la médiatisation, l’impact sur la holding, la journaliste sans foi, etc. Et c’est gâché par le quotidien routinier de leur tribu. Où est la perquisition de la police ? Où sont les interrogatoires des inspecteurs ? Où est Peter ? La seule qui s’en sorte très honorablement, c’est Hélène en miraculeuse patronne qui se met à faire de la diffamation en public. Ressortir le baron de machin-chose et son sourire niais pouvait marcher, mais il aurait fallu une caractérisation plus agressive et égoïste, plus proche d’Ingrid quoi. Ca faisait partie des intrigues les plus palpitantes de la saison, mais sa résolution et ses conséquences n’ont pas été à la hauteur de mes attentes. Rien que de faire perdre à la Holding un bout de son patrimoine aurait augmenté la tension. Voir Peter en prison aussi. Là, rien. Même pas un frissonnement d’inquiétude à l’égard des personnages.

Peter, je suis ton père.

  • La révélation de Jean-Paul. In-com-pré-hen-si-ble. Elle n’a aucun sens. En soi, Jean-Paul pourrait être le père de Peter. Après tout pourquoi pas : on ne connaît pas la mère de Peter, mais on sait que JP est un queutard comme un autre dans cette série. Là où ce n’est pas crédible, c’est quand on remet en perspective la révélation dans les événements de la série entière : JP qui couche avec la soeur de Peter, JP qui envoie son fils en prison, JP qui cherche à ruiner son fils, JP qui couche avec la femme de son fils (Audrey, et oui). On a beau être un sale enfoiré, on a beau ne pas être le père idéal, mais là, c’est carrément abusé ! Au final, on accueille la nouvelle sans surprise (au contraire de Star Wars…). Le pire reste une justification moisie au comportement de Jean-Paul : « tu comprends, c’est à cause d’une femme… » NON. Non, non et non ! Faire des trucs débiles par amour, c’est le truc d’Ingrid ! Arrêtez d’avoir la même justification pourrie ! Si Jean-Paul avait sorti son insatiable soif de pouvoir comme excuse, c’était à la limite plausible, acceptable et raccord avec une pathologie psychologique. Anakin Skywalker n’a pas basculé vers le côté obscur à cause de son amour pour Padmé, c’est sa propre faiblesse à protéger les autres et les moyens faciles qu’offraient un régime totalitaire pour assouvir sa fin qui l’y ont poussé…
  • La mort de José. Il est de notoriété publique que JLA est proche de ses acteurs et concilie volontiers à s’adapter à leurs besoins/envies. L’envie de Philippe Vasseur était de prendre un peu de distance avec le show pour s’oxygéner, notamment grâce à ses nouvelles activités théâtrales. Comme il était marié et bien coincé dans sa maison du bonheur, il fallait trouver une pirouette cacahouète pour emmener José loin. Heureusement, les infidélités (enfin, surtout sa faiblesse) de Bénédicte lui offrent l’opportunité d’une crise de nerfs débile (je doute qu’on jette ses papiers par la fenêtre comme ça sous le coup de la colère, mais pourquoi pas) et un accident dramatique. En soi, la fausse mort de José n’est pas dérangeante, elle est même plutôt rigolote quoique incroyablement égoïste et surdimensionnée de la part du mec qui couche avec le premier cul venu mais refuse que sa femme fasse de même. Là où elle fut mal traitée, c’est sur son impact. Nicolas est plus effondré que Bénédicte certes, mais surtout on passe trop vite à l’option « la vie continue ».  Certes, personne n’y croyait à cette mort, mais plutôt que de faire un plan pathos avec la caméra qui monte vers le ciel, combien auraient préféré voir une scène au cimetière avec la bande réunie autour d’une tombe ? Le deuil est une chose incroyablement complexe passant par plusieurs étapes intéressantes en terme de drame ; bien sûr, la série passe outre pour laisser toute latitude à Jimmy de faire le rapace. De plus, dans mon scénario où on va dans le détail des répercussions de sa disparition, au moment où le public aurait autant persuadé que Nicolas que José était mort, là on secouait leurs certitudes d’un cliff de fin de saison avec une photo de José prise à l’aéroport… Bref, bonne idée, mauvaise exécution.

« Et moi, je peux être dans ton classement ? »

Non, toi, tu sers à rien sinon attirer l’audimat 15-25 ans.

  • L’album de Fanny. Ca va faire deux saisons qu’on se tape les mêmes bandes-son en boucle. Tout le monde se fiche de cette intrigue. Alors pour la relancer, on sort le fils de Thomas Fava en producteur de musique véreux qui volent les chansons. Parce que, oui, la musique, c’est juste un gros business d’enfoirés ! Et quand on apprend que leur musique « Fidélité » s’est faite pirater pour être mise sur le net, je suis désolé de le dire, mais le spectateur s’en branle. Pire, il montre du doigt cette bande de professionnels composée de pas moins de 5 cerveaux différents en hurlant qu’ils ne sont que des blaireaux pour n’être allés protéger leur travail à la SACEM ou tout autre organisme de gestion de droits.
  • Le retour d’Audrey. J’avais espoir que sa mort serait définitive. Espoir qui tenait plus du voeu pieu qu’autre chose. On a donc retrouver Audrey amnésique dans un hôpital à Caracas. Amnésique… Deux balles dans le dos, des truands qui ne prennent pas le temps de faire 15 mètres pour achever le travail et elle finit amnésique… Je suis démuni, franchement. Dans une histoire un peu ficelée, les truands n’auraient pas été en mousse et lui aurait logé une balle dans la tête (justifiant le fait qu’ils n’aillent pas finir le travail), une mare de sang se serait répandu dans le parking et ensuite – par miracle – Audrey serait toujours en vie mais amnésique à juste titre. Un artifice facile mais nettement plus probable. Il suffit de lire la BD XIII pour avoir un exemple explicatif de ce genre de cas plausibles… Là, c’est du bon CDLS des familles cette amnésie !
  • Le retour d’Audrey bis. Ou plus exactement, la traque d’Ingrid. C’était à la fois pitoyable (Nicolas), navrant (Sidonie) et mou (24 épisodes). JFP a bien essayé de se la jouer Spy vs Spy avec le duel à distance Ingrid/Jeanne (vive le téléphone, encore une fois) et en ajoutant des indics et la pauvre Mylène, mais c’était sans espoir. Honnêtement, je ne sais pas trop ce qu’il aurait fallu pour sauver cet intrigue sinon investir plus Nicolas, investir moins Jeanne, virer Mylène, se débarrasser de Sidonie, mettre Ingrid en danger, éviter de faire croire que le service de protection des témoins laisse une amnésique dans la nature, raccourcir son retour…
  • La nuisette Léopard d’Ingrid. Ou comment ce personnage finit par perdre tout crédibilité et le peu de respect qu’il m’inspirait. Prenez le personnage dans l’ensemble de la série, depuis son rôle de mère macquerelle jusqu’à sa double tentative d’assassinat sur Audrey au milieu desquels se trouvent un petit suicide raté et sa rédemption en dénonçant Jean-Paul (pour ensuite comploter de nouveau avec lui). Je suis à cours d’explications pour justifier les retournements de veste du personnage. Elle ne fait même pas de politique ! J’en suis venu à la conclusion qu’Emilie souffre d’une schizophrénie à tendance paranoïaque et sociopathe avec dédoublement de la personnalité. Je ne vois rien d’autres qui puissent justifier son comportement. Ses scènes avec Mylène sont vulgaires  et sans intérêt… enfin, disons plutôt qu’à chaque fois que JFP insiste sur le caractère sexuel d’Ingrid, c’est ultra-vulgaire avec ou sans Mylène. Son côté génie du mal est finalement tourné en ridicule parce qu’on n’arrive plus à s’attacher émotionnellement au personnage (et parce qu’elle est entourée d’une belle bande de bras cassés). Bref, je ne vais pas faire la liste des contradictions du personnage, ce serait trop long, mais il est temps de passer à autre chose niveau antagoniste.
  • Nicolas.

« Quoi ? Tu détailles même pas mon cas ? »

Non, ça sert plus à rien.

« Cool, je suis pas dans le top 10 ! Vous avez vu Madame ? »

Non, toi, t’es hors compétition…

Il faudrait ajouter le fait que le personnage de Laly devient complètement amorale (sexuellement parlant) sous le couvert d’être un ressort comique. Olga, autre ressort comique, ne sert à rien sinon parler de fromages (et tirer les cartes, à défaut d’autres choses). Jimmy qui ne sert que de co-pilote à Nico pour envoyer les gosses à l’école tout en dansant sur les cendres de José pour serrer Bénédicte. Cette dernière qui, après un bref moment de tristesse, se la joue veuve joyeuse en faisant péter les petites robes à décolleté pour essuyer des verres en prétextant que son restaurant va ré-ouvrir (sérieusement, j’en viens presque à espérer le retour de Frank pour elle…). Heureusement que j’ai dit que je faisais qu’un top 10 !

Parmi les autres trucs improbables de la série, je me dois de mentionner le décomplexe de la relation Laly-Fanny qui s’échangent des plans érotiques dans une ambiance assez malsaine.

« Je vais m’envoyer en l’air avec ton père pendant ton petit déj’ ! On va baiser comme des furieux et je vais même le fouetter. »

Réaction de Fanny dans la série :  » Hihihi ! Christian aime bien m’arracher la culotte avec les dents, demande à mon père de faire pareil ! »

Réaction de n’importe quel enfant dans la vraie vie : « LALALALALALALAJ’ENTENDSRIENLALALALALALAA »

Même si Léa est insupportable, il faut bien avouer que son trio (quatuor avec Laura) avec les autres gosses n’est pas dénué d’intérêt. Je me surprends à les espérer tous dans le même lycée et à avoir des aventures qui leur sont propres en marge (mais connectées) de ce qui arriveraient à leurs parents. Encore faudrait-il qu’ils apparaissent pour autre chose qu’être amenés à l’école le matin…

L’introduction de Marie apporta un bref vent de fraîcheur, jusqu’à ce qu’elle finisse cataloguée « grosse chaudasse hormonale », comme à peu près 82% des femmes dans cette série. C’est une pierre de plus au harem de Nicolas, qui devrait sérieusement apprendre à dire « non » ou « merde » à certaines et à se poser pour réfléchir à l’essentiel (commence donc par reconnaître ton fils d’ailleurs !).

Je voulais mettre un commentaire amusant, mais les voir encore en bagnole me déprime…

T’aurais pu dire que c’est des gros faux-culs qui se sont toujours enorgueillis de dire « on n’appelle pas la police » et dès qu’une fliquette arrive dans la bande, le commissariat de Plaisir croule sous le boulot…

Il y aurait tant et tant à dire, mais j’ai une vie et un roman sur le feu. Songeons à conclure ! Cette saison 6 fut des plus ennuyantes, ce qui justifie amplement mon « nulle » de début d’article. Beaucoup de bonnes idées mal exploitées entachent sérieusement la qualité de la série. L’un des rares soulagement que l’on puisse tirer de cette saison est qu’elle marque enfin une rupture avec ce qui s’est fait avant. On est en droit d’espérer une saison 7 avec quelques cartes redistribuées, notamment de par la disparition de la Villa Bonheur suite à la « maladresse » de Peter. Maison qu’il aurait fallu brûler depuis le départ au lieu de nous imposer ses tapisseries à tous les épisodes !

Quelles sont les pistes pour la suite ?

  • Nicolas et son harem.
  • Un nouvel endroit à squatter. Même si c’est plus pratique pour tourner, j’espère que des gens vont enfin se comporter en adulte et arrêter de vivre en bande pour certains (Peter/Hélène, Christian/Fanny, Nicolas/une nana…)
  • Visiblement plus d’humour, ce qui me fait craindre le pire.
  • Une évolution pour Hélène/Peter. Ce qui fera peut-être plaisir à Etienne…
  • Fanny, vedette de la chanson. Honnêtement, tant qu’elle arrête de chanter en studio, ça me va…

Ce que, moi, je voudrais :

  • Autre chose pour Nicolas. J’espère qu’il se mettra avec Audrey et qu’il commence à avoir des intrigues qui s’intéresse à autre chose que son pénis.
  • Des intrigues pour les ados.
  • De nouveaux emplois. Vu que le restau de Béné est parti en fumée, peut-être va-t-elle se sortir les doigts pour faire un truc de sa vie. Ce qui vaut aussi pour Olga, Nico, José, Jeanne, Laly…
  • Qu’on arrête avec Jeanne, qu’elle soit Wonder ou pas. On a le droit de passer à autre chose.
  • Un nouveau méchant crédible (ce qui me rappelle mon intro pour la saison 3).
  • Que José et Jeanne restent sur leur ile.
  • Que d’autres aillent les rejoindre sur leur ile.
  • Des épisodes ovni qui ressemblent à quelque chose (je milite pour mon épisode zombie avec le seul vrai mort de cette série, Antoine !)
  • Et surtout – surtout ! – de bons scénarios !
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Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux. C’est de bon ton avec les recyclages de scénario inhérents à cette production.

Et c’est reparti pour un tour avec la quatrième saison des Mystères de l’Amour. Un pari qui s’avère gagnant pour TMC, JLA et ses acteurs parce que la série:

  • est toujours à l’antenne
  • grapille des auditeurs et des parts de marché de saison en saison
  • est déjà renouvelée pour 2 saisons supplémentaires
  • relève de la science-fiction tant ce tour de force est impressionnant au regard des scénarios insipides qui la constituent.

Voilà qui est somme toute assez significatif du nivellement par le bas de la télévision française et de la dégénérescence cérébrale qui atteint la ménagère de moins de 50 ans ! Sachant que l’un entraîne probablement l’autre dans sa spirale infernale, il n’y a probablement plus lieu de s’inquiéter pour l’un comme pour l’autre ; contentons-nous de simplement sortir nos petits panneaux annonçant la fin du monde façon docu-réalité de W9.

Il m’a fallu du temps pour écrire cet article. Le plus délicat dans cette opération restait de trouver un moyen de se renouveller tandis que la série s’enfonce dans une médiocrité routinière.

De plus, suite à mon exil à Dubaï, je n’ai pu suivre convenablement une partie de cette saison. Six ou sept épisodes au maximum dont les subtilités d’écriture ne m’auront finalement pas fait défaut en reprenant le fil. J’en profite au passage pour remercier les youtubers anonymes qui mettent en ligne les épisodes : je ne suis plus contraint de passer par le replay TMC bloqué à l’international (ce qui fait désormais de moi un spectateur hors statistiques, ne contribuant plus au succès public de la série). Je remercie aussi les twittos qui commentent en direct chaque épisode avec leur oiseau bleu: c’est souvent nettement plus divertissant que de regarder l’épisode en vrai.

De toute façon, il ne s’est rien passé dans les épisodes qui me font défaut. Christian a glissé dans le vagin d’Aline sans le faire exprès et c’était à peu près le seul événement notable.

— Allez, c’est pas de ta faute, ça devait bien finir par arriver. Vous couchez tous avec elle de toute façon. Sauf Peter.

De toute façon aussi, il faut bien rappeler que les épisodes des #MDLA brassent encore et toujours une impressionnante quantité de vent. Je propose qu’on pétitionne auprès de Larousse pour redéfinir le sens profond du mot « vacuité ».

Pour faire court, je vais me plaindre encore et toujours des scénarios sans intérêt, sans enjeu, sans personnage crédible… Je me répète depuis la première saison.

Je ne suis pas le seul. Beaucoup réclament le retour d’Emmanuelle Mottaz pour remettre un semblant de cohérence (ou à défaut, un semblant d’intérêt) à ce qui se raconte dans cette série. Soit Mr Azoulay continue à faire la sourde d’oreille, soit elle a refusé de revenir pour des raisons qui n’appartiennent qu’à elle, mais les faits sont là : les scénarios sont à pleurer.

Tout. Le. Temps.

Sans surprise : scénario bidon = acteurs en roue libre = qualité générale médiocre. C’était vrai à la saison 1, c’était encore vrai à la 2.5 et c’est toujours vrai celle-ci. Reste le plaisir malsain de regarder pour voir à quel point on peut pousser les personnages et les situations dans les derniers retranchements de la débilitude. Pour la saison 3, un soin tout particulier avait été apporté au personnage de Nicolas pour lui faire prendre les décisions les plus crétines possibles, on va rester dans la continuité…

— Allez, c’est pas grave. Pis qu’est-ce que tu pourrais faire de stupide cette saison ? A part te remettre avec Ingrid par dépit, hein ?

En revanche, on voit que Jean-luc Azoulay n’est pas né de la dernière pluie et que derrière un scénariste pondant des textes à la chaine se cache surtout un producteur qui a compris comment manipuler le public. Et cela tient en un seul hashtag: #AnnetteGate.

Car cette saison, nous avons vécu l’impensable : Roger Girard s’est mis en couple avec la petite Annette, suite à la disparition toujours mystérieuse de Madame Girard. Encore une histoire de dispariation sordide dont on n’aura peut-être jamais le fin mot, mais d’ici à ce que derrière le masque de la tendre mère de famille se cache un agent secret, une trafiquante de drogue ou une Wonder-jeanne sexagénaire, il n’y a qu’un pas que je laisserais à Jean-François Porry de franchir.

Ce couple a choqué bon nombre de personnes sur l’internet mondial, notamment à cause du fait qu’Annette fut quasiment élevée par Roger comme sa propre fille durant l’époque Premiers Baisers. Honnêtement, je n’ai pas d’avis, essentiellement parce que je ne matais pas cette série (et s’ils sont heureux, qui sommes-nous pour juger, hein ?). Ce que je constate, c’est que tout le monde en a parlé sur la toile, depuis le blogueur anonyme jusqu’au média reconnu.

Tout. Le. Monde.

Un niveau de buzz rarement atteint par une série française. Un coup de génie made in Azoulay !

— C’est sur que c’est pas dans Julie Lescaut qu’on pourrait voir ça ! Hastag dans ta face !

Après, là où je critiquerais l’approche, c’est d’avoir manqué de subtilité dans l’écriture de la scène. En mettant Roger et Annette au pieu et à poil pour faire passer le message « attention, ils sont ensemble », c’est peu prendre une pelleteuse pour planter un arbre dans le jardin. Une provocation bien inutile qui aurait pu très bien passer dans une scène de vie quotidienne, avec une description plus tendre de la relation qui les liait sans passer par le sexe… (Mais bon, le cul, ça reste le premier moteur des intrigues de cette série.)

Bon, à part le #AnnetteGate, que faut-il retenir de cette saison ?

Rien.

Littéralement.

— Enfin, moi, j’ai quand même couché avec Aline. C’est pas une paille non plus, j’étais le seul à pas l’avoir fait !

Mais dans quel univers on irait tromper une fille comme Elsa pour une Aline ? Expliquez-moi… S’il vous plait…

Vous prenez le début de la saison et la fin de la saison, nous sommes dans un statu quo des plus parfaits. En d’autres termes, cette saison ne sert à rien. Ah si, au temps pour moi, Jeanne est revenue avec Nicolas… En dehors du fait qu’on s’en branle et qu’on sait que ça ne durera pas, il ne se passe rien. Faisons une comparaison avec un film normal que tout le monde aurait vu. Tiens Pretty Woman ! C’est comme si à la fin de Pretty Woman, Richard Gere retournait à sa vie et Julia Roberts restait à arpenter son bout de trottoir. On est dans le même genre de comparaison. Le but d’une histoire c’est de faire évoluer les personnages de façon qu’entre le début et la fin, ils se trouvent changés. En bien ou en mal. Ici, que dalle. Jamais. La plus grosse boulette de cette saison se situe à ce niveau là. Un exemple de plus sur la mauvaise gestion du rythme de cette saison qui – hormis le fait d’être trop longue – aurait dû se terminer plutôt sur l’épisode 2 de la saison 5 et sacrifier bon nombre de sous-intrigues foireuses.

Passons donc en revue les non-événements de la série, personnage par personnage:

  • Ca y est, Olga a emménagé à la Villa Bonheur. Elle y répète qu’elle s’emmerde. En même temps, elle a le cul vissé sur la même chaise du salon toute la sainte journée. Si elle s’ennuie tant que ça, elle a qu’a faire de la tapisserie pour changer ces horribles lés dans les chambres. Visiblement, elle a aussi fini par mettre son fils à la DDASS et préfère raconter des blagues salaces en se lamentant du manque d’activité sexuel dans sa vie. Enfin, c’était avant qu’elle rencontre l’amant jetable de Laly ou partage Walid avec Eve. En gros, elle a décidé que si elle devait avoir une maladie vénérienne à transmettre, c’était mieux que ça reste dans la tribu…
  • Laly trompe John et ne voit absolument pas où est le problème avec ça. La ménopause commence donc à la travailler et elle s’est dit que c’était mieux de profiter de son potentiel sexuel avec le cousin de José. Ce n’est pas sale, ça reste dans la famille…
  • José s’est fait tiré dessus, a perdu un rein et est resté entre la vie et la mort pendant 2 heures avec des scènes tournées au ralenti pour souligner une tension dramatique aussi excitante que son électro-cardiogramme. Il peut désormais faire un tas de blagues avec son pipi grâce au rein d’Ingrid (seule donneuse compatible après 2 épisodes insoutenables de lenteur). Il reste l’habituelle girouette qui pousse Nico dans les bras de Jeanne ou Hélène suivant que c’est un jour pair ou impair.
  • Bénédicte s’est trouvée un nouveau trait de caractère : elle s’offusque des blagues de cul d’Olga. C’est tout.
  • Hélène file toujours le parfait amour avec Peter. C’est tout. D’ailleurs, elle ne parle que de lui, c’est son nouveau truc à elle.
  • Peter est visiblement le seul personnage crédible de cette série. Déjà il travaille, fait suffisamment remarquable pour être souligné. Il est milliardaire et en plus il travaille. Les 10 autres sont sans-emploi mais préfère continuer de se toucher le nombril en parlant de temps de temps d’une maison d’hôtes. Sauf que depuis 4 ans on ne fait que repeindre le même volet. Personne n’a pris un râteau pour faire genre « on y travaille » de la même façon qu’on ouvrirait une feuille Excel pour faire genre « on joue pas au solitaire sur les heures de bureau ». Peter a eu un accident d’avion et fut passé pour mort pendant 2 épisodes (à la coupure de milieu de saison). On avait là une trame narrative qui aurait pu durer 5 à 10 épisodes facilement (avec l’enterrement, la succession, etc.) pour qu’il fasse son grand retour (un peu comme dans le film Seul au Monde) puis qu’il se batte ensuite pour récupérer sa thune… Mais non ! Faire des arcs anti-climatiques, c’est mieux pour le coeur fragile de la ménagère…
  • Christian, disais-je plus haut, a donc glissé dans le vagin d’Aline. Puis dans celui de Johanna. Avant de se faire reprendre son vagin habituel (celui de Fanny). Visiblement, son problème d’alcool est définitivement réglé, on est content pour lui. On appréciera son impressionnante mauvaise foi en ce faisant passer pour la victime pour justifier son dérapage…
  • Fanny va se faire kidnapper (ah oui, la nouvelle caractérisation de Fanny, c’est de se faire enlever ; c’est son truc à elle maintenant). On va assister probablement aux pires épisodes de la saison avec des sous-entendus sexuels affligeants grâce à Aline et des situations rocambolesques idiotes grâce à un psychopathe amateur de princesses Disney (sic…).

— « Lèche sale chienne ! » (Véridique et WTF, quoi)

Et pendant ce temps là…

— On est 4 à se pignoler sur une caméra de vidéo surveillance dont l’angle donne pile poil sur la rue. Quelle chance !

Jeanne aurait été là, elle aurait dit:

— Mais pourquoi vous piratez pas son portable pour la retrouver bande de nazes ?

  • Aline est bi-polaire, c’est pour ça qu’on lui en voudra pas d’avoir séquestré Fanny des jours et qu’on portera pas plainte… Oui, dans le monde merveilleux des #MDLA, on n’aime pas avoir affaire à la police. Jamais. Ni pendant, ni après les enlèvements. Pourrait-on leur dire que kidnapper, séquestrer, torturer mentalement et menacer de mort autrui, cela ne relève pas de la bi-polarité ? C’est juste un bon gros cas de sociopathe…
  • Après avoir passé son temps en prison, le nouveau truc de Jeanne, c’est de s’enfuir. Tout le temps, pour n’importe quelle raison. De France à Love Island. De Love Island à Miami. De Miami en France… Encore une fois, on se demandera comment elle arrive à se financer car elle se casse littéralement sans bagage à chaque fois. D’ailleurs, elle n’avait une petite vieille à aider dans la saison 1 ? La raison pour laquelle elle voulait échanger la drogue contre de l’argent. Jeanne n’a pas l’air si dans le besoin que ça… Je ne suis pas spécialement partisan du couple Nico/Jeanne, mais au regard de son comportement après sa fausse couche, elle est tout autant responsable du vol en éclat de leur relation.
  • Quant à Nicolas, son nouveau truc à lui, c’est de pousser ses compagnes au suicide. Après la petite sœur de Béné dans la saison précédente, c’est désormais à Ingrid de vouloir se foutre en l’air depuis un mont suisse… Le petit suisside finira bien ; grâce au chantage affectif et un manque flagrant de volonté, Nicolas aura du mal à s’en dépêtrer de son fromage (crotte, me voilà en train de recycler les vannes d’Olga…).
  • La suissesse n’apporte globalement rien à la série et prend des décisions des plus improbables. Retournant sa veste plus vite que José à propos de Jeanne, elle n’en finira pas de vouloir évincer cette dernière en faisant appel encore et toujours au plus incapable des types dans son réseau : Tonio. Depuis 3 saisons, elle n’a toujours pas compris qu’il ne servait à rien avec ses plans bancals. Et dire que j’avais un minimum d’estime pour elle…

— C’est la dernière fois jusqu’à la prochaine Tonio ! T’as intérêt à assurer !

— Je suis dans un fauteuil et je mouille mon slip dès que Jeanne m’appelle au téléphone, mais oui, je vais d’aider à la kidnapper en faisant appel à des amateurs sur Love Island ! Mon plan est déjà sans faille !

  • Rudy est encore le type qu’on sort du placard quand on en a besoin. Cette fois-ci, il portera assistance à une Ingrid dépressive et larguée pour faire d’elle un chauffeur de taxi. Je ne manquerai pas faire remarquer que c’est exactement ce qu’il avait fait pour Hélène à Love Island, mais comme lui et Ingrid sont la seule qui touchent un salaire pour le fruit de leur labeur, je ne me sens pas de critiquer…
  • On prendra en pitié la pauvre cloé qui va connaître une fois de plus les méandres de la drogue, être responsable de la presque mort de José, perdre son mec et perdre son bébé dans la même saison. Elle ne nous fera qu’une petite dépression de 3 heures, ce qui remet grandement en perspective les envies de suicide d’Ingrid pour Nicolas…
  • Angèle Vivier revient en fin de saison pour un épisode bien nul et inutile. Elle ne sert à rien, sinon justifier une photo gratuite dans mon article.

Le monde des Mystères de l’Amour est une fois de plus rempli de coïncidences hasardeuses (les fameux « C’est Dans Le Script ») expliquant un peu tout et n’importe sans réellement se presser le citron en justification :

  • Un aller-retour Paris-Love Island ? Ca se torche en deux jours sans jet-lag. Mieux même, en revenant à la Villa Bonheur, c’est un peu comme si vous n’étiez jamais parti, temporellement parlant (ou alors Fanny a été séquestrée pendant 5 jours avant qu’on commence à s’inquiéter).
  • Idem avec la Suisse. Il suffit d’un long monologue avec des poupées pour laisser le temps à Nico de s’y rendre. (En fait, je soupçonne le groupe de retenir le Docteur en haleine avec cette histoire de coïncidences troublantes à résoudre et d’utiliser son Tardis en attendant…)
  • On ne remerciera jamais assez les téléphones portables qui permettent:
    • De meubler les scènes inutiles avec des dialogues vide d’intérêt

— C’est affreux Jeanne, on n’a plus de pain ! C’est trop horrible ! Comment allons-nous faire pour le diner de ce soir ? Et Peter n’est pas là !

— Oh non, une intrigue passionnante se profile autour du pain, mais je suis à Love Island ! Que puis-je faire ? Hélène, géolocalise le portable du boulanger. Ensuite appel quelqu’un d’autre pour l’envoyer à la boulangerie.

— Allô papa ? Peter est un homme formidable. Il a envoyé son chauffeur à la boulangerie, tu te rends compte ?

— Oui ma chérie, et moi je ne suis pas du tout en train de déglinguer la meilleure amie de Justine en ce moment même !

(C’est moi où les tapisseries en Australie sont tout aussi moches que dans la Villa Bonheur ?)

    • D’être inutiles au moment où ils le devraient (pas de batterie, pas de couverture réseau… oui, le 78 est aussi bien couverte que la toundra russe visiblement… ça dépend s’il pleut aussi…)
    • D’être utile grâce à l’unique fonctionnalité que personne n’utilise jamais dans la vraie vie : le répérage par satellite
  • Je ne sais pas ce qui se passe dans le 78 et dans ce village en particulier, mais c’est un peu comme si les personnages avaient échoué dans Lost : toutes les femmes enceintes sont vouées à des fausses-couches. Toutes ! Jeanne, Laly, Cloé… je me poserais de sérieuses questions à la place des protagonistes.
  • C’est marrant comme tout le monde est connecté avec tout le monde. Le kidnappeur aux princesses était en fait le patron de la boutique de jouets dans laquelle allait Fanny. La meuf que Nicolas essaie de lever sur Love Island avait précédemment été levée par Jimmy (ce n’est pas sale, ça reste dans la tribu…). Le taxi que prend Aurélie pour retourner voir sa soeur est celui d’Ingrid… Je vous le dis, dans pas trés longtemps, on va commencer à voir des ours polaires se balader dans la forêt et attaquer Fanny !

Déjà que les scénarios sont d’une rare faiblesse, ils sont aussi d’une rare négligence et souffrent d’une surdose de personnages secondaires bien inutiles (au pif, Eve)(même Olga – « ressort comique » n’est pas  une excuse pour justifer une présence au générique) qui plombent encore plus le rythme mollasson de cette saison. Pire encore, quand on ne les voit pas à l’écran (dans le cadre du couple Cloé/Antoine), on finit par se dire qu’ils ont enfin une vie. En fait non. Ils sont juste en train de se toucher le nombril dans leur coin et réapparaissent comme si rien ne s’était passé… Au temps pour moi, rien ne s’est passé…

Il aurait fallu recadrer les intrigues, trancher dans le gras de l’inutile pour avoir une saison plus court et plus efficace (je me répète de chronique en chronique sur cette série – personne chez JLA production ne me lit ou quoi ?).

Bref, la saison 4 est de loin la plus inintéressante et la plus dispensable de toutes. Pas la plus nulle, parce que cela impliquerait de surpasser la saison 2 (et là, ce serait franchement y mettre de la mauvaise volonté). Mais très clairement celle où il ne se passe rien: prenez la fin de la 3, prenez le début de la 5, à deux ou trois ajustements près sur les personnages inutiles secondaires (dont Jeanne) et – comme je l’ai stipulé plus haut – vous ne manquez de rien.

On se consolera en ce disant que la saison 5 apparaît déjà comme plus solides que toutes les précédentes… Et pourtant, je suis quasiment sûr que je vais pouvoir du copier-coller de cet article le moment venu.

Vous connaissez Hélène ? Celle qui avait des garçons. Mais si, souvenez-vous : Hélène, ses copines et sa bande de potes musicos. Tous passaient leur temps à trainer dans leur garage miteux avec un flipper et des posters des Doors. Ou bien à la cafet’. Ou bien à la salle de sport. (Non, sans rire, les jeunes faisaient vraiment ça à la fac dans les années 90 ?) Hélène sortait avec Nicolas, Bénédicte avec José (enfin, de temps en temps), Laly avec Sébastien et Joanna avec Christian. Il y avait toujours des intrigues de fous furieux : on a volé la cassette de démo du groupe, un producteur véreux arnaque le jeune groupe, José a trompé Bénédicte, c’est le jour des exams, Nicolas a trouvé un nouveau riff, José a trompé Bénédicte…

Ca nous ramène facilement dix ans en arrière. Personnellement, j’étais au collège et si je m’en souviens aussi bien c’est parce que, un été, j’avais une cousine ultra-fan à la maison. J’étais jeune, faible, maléable comme de la pâte à modeler. Oui, j’ai regardé ! Il y a prescription désormais. Mais avec le recul, je comprends le caractère addictif de la chose. On a envie de savoir : avec qui José a encore trompé Bénédicte ?

Pourquoi me vient-il l’envie d’écrire sur Hélène et les garçons un 7 janvier ? Et bien figurez-vous que ce matin, après un lever du corps vers 6h, j’allume la télé, je zappe et je tombe sur « Love Island » ou Les Vacances de l’Amour, la suite d’Hélène et les garçons (bien que les premières saisons se firent sans Hélène l’actrice, qui ne voulait surement pas voir son image perpétuellement attachée à celle d’Hélène avec les garçons).

Dans Love Island, on retrouve José, Nicolas, Bénédicte et Joanna dans les Caraîbes (c’est sur que c’est pas en Alaska qu’on aurait une île qui s’appelle Love Island). Les deux premiers organisent des tours de l’île sur le voilier de Nicolas et les deux nanas travaillent dans un bar sur la plage. Ah bah oui, voilà ce qui arrive quand on passe son temps à jouer de la musique, à trainer à la cafet’ ou dans la salle de gym, on ne finit pas cadre dans une banque, c’est sûr ! Nicolas n’est plus avec Hèlene, José n’est plus avec Bénédicte, Joanna n’est plus avec Christian mais flirte avec le patron du bar (attention, ne décrochez pas maintenant, ça va se corser par la suite !). Là arrive je-ne-sais-qui, mais un beau gosse quoi dont tombe amoureuse Bénédicte. Et il y a Jeanne (ah Jeanne ! La nana de la pub Javeldose « Javeldire à tout le monde ! »). Jeanne et Nicolas, chacune de leur scène est tendue comme un string tellement on sent la moiteur érotique qui envahit l’île. Évidemment, les scénaristes ne les mettent pas ensemble de suite, ce ne serait pas drôle, il faut garder la jeune fille en fleur scotchée d’épisode en épisode. Et ils regorgent d’idées, le scénariste, aka Jean-Luc Azoulay, aka Jean-François Porry, aka Monsieur AB.

Des fois, je me demande même comment il peut se passer autant de trucs dans une petite des Caraïbes : des mafieux, des histoires de drogues, de prostition, des vols de voiliers, des héritières qui se cachent… Et comme de par hasard, ça tombe toujours sur les copains d’Hélène. Sans rire, un boulot dans la police aurait été plus rentable pour toute la bande !

Bon évidemment, arrive le moment où Jeanne succombe à Nicolas (oui, j’ai vu cet épisode mais qui n’a pas glandé devant la télé, le matin, en vacances). Laly, elle aussi finit par revenir (je me demande même s’il n’y a pas eu Linda Lacoste aussi, à un moment). Elle échoue au bar de la plage (tellement facile d’être pistonnée quand on a plus fréquenté la salle de sport que les bancs de la fac !). Il semblerait que Joanna qui sortait avec le patron du bar ait arrêté (c’était un vieux, je ne sais pas ce qui c’est passé, mais si vous voulez mon humble avis, c’était du gâchis scénaristique). José continue de papillonner à droite et à gauche tout en étant jaloux de Bénédicte qui sort avec le beau susnommé (Jimmy qu’il s’appelle, en fait). Et pis tac! Hélène revient (aucune fierté, ces acteurs oubliés !). Alors officiellement, elle faisait le tout du monde en voilier depuis l’Australie et finit son voyage à Love Island. Evidemment personne lui a dit que c’était une île super-dangereuse, avec tous ces mafieux, cette drogue, ces prises d’otages qu’elle connaît régulièrement… Évidemment, je ne vais pas vous révéler qu’elle est toujours amoureuse de Nicolas. Heureusement, ce dernier reste avec Jeanne (tu m’étonnes, entre la petite brune pétillante et la bonde fadasse brûlée au UV…)

C’est donc ce matin que je raccroche à toutes les intrigues de Love Island. Joanna et Laly ne travaillent plus à la plage mais dans une agence immobilière (c’est pratique, dans une île touristique, ça leur laisse encore le temps de participer aux intrigues de folie), José et Nicolas sont toujours dans le business à voile et Hélène est taxi driver (je vais pas refaire le couplet sur la salle de sport et la cafet’, vous avez compris le fond de ma pensée !). Côté cœur, c’est carrément le bordel. D’abord, j’apprends que Jeanne est morte ! Qu’est-ce que c’est que ce bordel ! Dans un accident, d’après ce que j’ai compris. Ca laisse le champ libre à Hélène, mais ils ne sont toujours pas ensemble et il semblerait que Nicolas ait couché avec une certaine Audrey, laquelle aimerait couché Benjamin, le nouvel associé de Jimmy. Jimmy et Bénédicte ont un enfant ensemble. Mais Jimmy l’a trompé avec une certaine Eve (décidément, elle a été cocue par tout le monde, Bénie)(cette Eve a aussi sauvé la petite fille de la maladie, mais bon), toutefois Jimmy demande Bénédicte en mariage. Sauf que Bénédicte n’est plus amoureuse de Jimmy (c’est pas bien grave, vu comment il se fait chauffer avec les nanas autour de lui – il devrait s’en sortir…). José, dragueur devant l’éternel, est enfin un homme rangé des voitures. Avec Joanna ! J’ai loupé beaucoup d’épisodes, mais j’ai franchement l’impression que tout le monde a couché avec tout le monde (car j’ai un vague souvenir de Jimmy et Joanna et de José et Laly mais je peux me tromper, je suis pas un expert).

Et c’est pas fini ! Christian, le fameux Cri-cri d’amour. Un gars pour qui j’avais de l’estime, notamment par le fait qu’il restait éloigné de Love Island… Et bien le voilà ! Fraîchement débarqué avec cinq mannequins et son appareil photo. Car le monsieur est photographe. Moi naïvement, je pense qu’être photographe professionnel, ça nécessitait un staff, des parapluies blancs pour refléter la lumière, des maquileuses… Et bien non, un Reflex numérique de canon et balancez des remarques du style « Okay gairlz, let eus maïke e braïk and bi bak ate tou », « nan mais la lumière est mauvaise à cette heure-ci » suffisent à faire de vous un photographe pro. Est-ce que je vais surprendre du monde en disant qu’il est encore amoureux de Joanna ? Hop, encore un nouveau triangle amoureux. Et pour compliquer l’affaire, Laly lui saute littéralement dessus ! Ce dernier reste gentleman, la cruche ne comprend pas pourquoi et pense que c’est à cause de troubles de l’érection (tout ceci est 100% véridique de ce matin!) et décide d’essayer des pilules, quitte à les essayer sur Benjamin.

Tout le monde couche décidément avec tout le monde, c’est scandaleux ! Ca aurait dû s’appeler Frigid Island pour rester dans les bonnes moeurs !

L’épisode de ce matin s’achève sur un cliffhanger de dingues : dans un hôpital, emmailotée comme une momie, on apprend que Jeanne n’est pas morte ! Tatatsaaaaaaan !

Regarderai-je demain matin pour savoir ce qui va se passer ?

Non, parce que le coup de l’amante qui revient, Cyclops et Jean Grey nous l’ont déjà fait ! (Et il nous le refait avec Emma Frost.) Rajoutez Wolverine amoureux de Jean Grey qui ne l’est pas de lui. Magnéto le vieux qui fleurte avec Malicia la jeune, qui finit par être avec Gambit, l’espèce de beau gosse qui… OH MON DIEU ! OH MON DIEU ! Je suis en train de me rendre compte que les scénarii d’X-Men sont à peine plus poussés que ceux de Love Island… Ca relativise les choses, hein ?