Articles Tagués ‘Sébastien Roch’

Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux.

Les mystères de l’amour, c’est un peu comme le mariage de José et Bénédicte : quand vous commencez un épisode, vous devez vous attendre au meilleur comme au pire ! Et au cours de de ces dernières saisons, on a eu l’occasion de côtoyer les deux ! Mais avec maintenant autant de chroniques sur ce blog, je pense qu’il conviendrait de débuter celle-ci par une citation de Rita Mae Brown, qui résume tout à fait mon état d’esprit alors que je me mets derrière mon clavier une nouvelle fois pour critiquer les derniers épisodes en date :

 La folie consiste à faire la même chose encore et encore et à attendre des résultats différents.

En d’autres termes, la série demeure fidèle à elle-même dans son désir de se complaire dans ses défauts et je sais déjà en commençant cet article que je vais répéter ce que j’ai déjà dit par le passé ! Comme j’ai envie d’économiser le peu de santé mentale qui me reste après avoir visionné certains épisodes relevants clairement de la lie télévisuelle, je me suis dit que j’allais plutôt pointer vers des articles précédents. Mon propos restant le même, imaginez que je fasse du copié-collé brutal :

  • Saison 1: les personnages qui font du surplace, le vide des scénarios, Wonder Jeanne, le recyclage, les CDLS…
  • Saison 2: le vide des scènes, le rapport à l’argent, Ingrid, la gestion du sexe, les CDLS…
  • Saison 2.5: le n’importe quoi de l’écriture, la gestion désastreuse des couples lesbiens, Wonder Jeanne, les CDLS…
  • Saison 3: le vide des épisodes, la qualité des scénarios, la qualité de l’acting/improvisation, les problèmes de raccords et cohérences, Nicolas le mou, Wonder Jeanne, les CDLS…
  • Saison 4: la qualité des scénarios, la qualité de l’acting/improvisation, Nicolas le mou, les téléphones, les scènes de voitures, les personnages sans intérêt ni utilité, les CDLS…
  • Saison 5: la longueur des saisons, la relation Laly/John, useless Bénédicte, la gestion désastreuse des couples lesbiens, Nicolas le mou, les CDLS…
  • Saison 6: la longueur des saisons, les problèmes de cohérences narratives par arc, l’écriture laxiste, les scènes de bagnoles, les téléphones, le vide des scènes, la gestion du sexe, les CDLS…

Je me suis longtemps posé la question de continuer à chroniquer cette série. L’effet d’usure et de « folie » m’ayant tenu éloigné de l’absurdité de recommencer avec la saison 7, la saison 8 et la saison 9 ! Et puis dans une optique de proposer quelque chose de frais à l’aube de la saison 10, je me suis dit que j’allais m’occuper d’un bloc de saisons complètement arbitraire (à l’image de la cohésion des susdites saisons), à savoir les trois dernières, et voir ce que j’en avais à en dire à froid. Très froid puisque cela fait plusieurs semaines depuis la fin de la saison 9, plusieurs mois depuis la 7. Et au final, qu’est-ce que j’en retiens des aventures des quarantenaires qui agissent comme s’ils allaient toujours se prendre un diabolo à la cafèt’ ?

Et pour continuer dans la nouveauté, je vais faire un système de notations pour les intrigues qui me reviennent en mémoire. Ca me paraît une bonne idée. Des notes avec des petits cacas Dr Slump, en hommage au Club Dorothée. caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropPlus y’a du caca, plus ça pue  !

Il y a encore eu des histoires de lesbiennes gérées n’importe comment

Chaque épisode avec Chloé et sa nouvelle copine nymphomane bisexuelle touche littéralement le fond de la poubelle de la vulgarité. C’est bien simple, Jean-François Porry ne sait pas gérer ce genre de relations et cela ne s’apparente qu’à une vision fantasmée et scabreuse d’une réalité de couple. Franchement, entre Mylène, Ingrid, Angèle, Choé, Alex et l’autre folle dont j’ai déjà oublié le nom, on ne peut pas dire que ce thème est anodin : il est réellement présent dans la série et toujours, toujours, toujours traité de façon presque sale. Si en plus on rajoute Christian dans l’équation qui veut se faire un plan à trois, difficile de faire plus malsain…

Jean-Luc Azoulay

Si vous voulez, je peux faire plus malsain en remplaçant Christian et Alex juste par Hélène…

Tant qu’on est sur le traitement de la sexualité et du ridicule des situations qu’on nous impose pour rien, je rappelle la scène où Ingrid et Marie sont en train de comparer leurs sous-vêtements au lieu d’appréhender un suspect dans la pièce à côté. D’une part ça sert à rien, d’autre part ce n’est même pas drôle. Je ne sais pas quelle est la motivation profonde du scénariste à nécessairement évoquer l’érotisme dans cette série, mais je pense qu’il faut arrêter maintenant. Ou alors bien le faire. Donc autant arrêter.

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Et c’est pas fini, Audrey et Eve…

Dans la catégorie complètement tordue, je pense que ça se pose là. En fait, c’est même plus tordu, c’est du recyclage autour du personnage d’Audrey qui – en bon personnage monolithique et mono-maniaque – n’a qu’une seule passion dans la vie : récupérer la Watson Holding. Il y a des milliers de compagnies à travers le monde sur lesquelles faire des OPA hostiles et gagner de la thune, mais non ! C’est Watson qu’elle veut. Et comme le personnage est « méchant-méchant oulala », il n’a pas de morale et couche avec Eve.

(Cela dit en passant, pour une femme qui a passé des mois à Caracas à jouer la prostituée probablement régulièrement violée, elle a un rapport avec le sexe particulièrement libéré de traumas…)

C’est usant de voir les mêmes idées passer d’un personnage à l’autre indistinctement. C’est d’autant plus triste pour Audrey, un personnage pour lequel il y avait un vague espoir d’amélioration suite à son amnésie. En faire un personnage neuf et se trouver un nouveau méchant, un crédible, par exemple.

Mars, et ça repart dans le mur…

Donc, voilà, Audrey, femme d’affaires, se retrouve à jouer les lesbiennes avec Eve pour récupérer la Watson Holding via un mariage idiot d’après des lois de mariages belges sur la succession. Franchement, quand on en est rendu là pour faire des OPA hostiles, il est sérieusement temps de remettre en question ses capacités de business-woman. Peut-être faire un bilan de compétences et tenter une reconversion…

En plus, c’était même pas son idée à elle mais celle d’un type qui couchait avec Eve avant. Et avec Audrey, accessoirement. Le recyclage de scénario fait maintenant sa propre mise en abîme…

Franchement,  s’il y a un jour une MST dans ce groupe, c’est la fin de la série…

Voilà ma solution: j’attrape une MST sale, je couche avec Eve qui couche avec Rudy qui couche avec Mylène qui couche avec Ingrid qui couche avec Nico qui « embrasse » Hélène qui couche avec Peter, qui attrape la MST et meurt. Je récupère sa société. Un plan sans faille, réaliste. Mouhahaha!

 

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Fanny et Christian

Ross et Rachel. Difficile de mieux définir le couple le plus relou de la série. Je t’aime, je t’aime plus, je t’aime, je t’aime plus, je vais en studio, je t’aime plus, je te trompe, je t’aime, je te trompe, je vais en studio, je vais en studio, je vais en studio, je vais en studio, je fais des clips, je fais des clips, je fais des clips, je vais des clips… J’ai cru qu’il sortirait jamais cet album ! Je me demande quel était le plus ridicule dans toute cette histoire:

  • Christian qui se fait des films et va picoler pour finir en CDLS chez Cloé et sa copine
  • Favat, en mode pathos enculé (avec une nana dont j’ai oublié le nom pour rendre la jalouse Fanny)
  • Fanny…

Et tu dis rien sur moi ?

Si. Tiens ! caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Note: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La double vie de John

Tu ne le sais pas encore spectateur, mais j’ai une double vie depuis le début avec une autre famille quand je suis en concert…

Le truc totalement sorti du chapeau et qui tombe littéralement à plat car, dans le même épisode (ou peu s’en faut), on apprenait que le nouveau chéri de Bénédicte avait aussi une double vie avec une autre femme. Après être tombé à plat, ça se dégonfle puisque toute la tension autour de la double vie et des envies de Laly de se poser façon Paladin Loyal Bon s’évanouissent au bout de deux épisodes quand l’autre femme de retourner avec le père de l’enfant…

C’est dommage, en plus, ça tombait pile-poil au moment où Fanny redécouvrait son père biologique. Le truc propre à secouer un père adoptif et le faire réfléchir sur sa propre condition et la notion de famille. Au lieu de ça, la puissance dramatique de la série se limite à John qui va boire des canons avec Antonio…

Note théorique: 

Note pratique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La grossesse de Diego

Enfin, celle de Laura. Avec Diego comme papa. De l’irresponsabilité des jeunes qui n’ont pas eu de cours d’éducation sexuelle, donc ne savent pas qu’il faut mettre des préservatifs. Si encore, l’accident avait été utilisé pour faire passer un minimum de responsabilisation sur le port du préservatif, le planning social, la pilule du lendemain, etc. C’était sûrement trop en demander. C’est plus marrant de faire des scoubidou-gags avec Fanny qui fait des allers-retours pour porter de la bouffe…

Ceci dit, c’est probablement une des meilleures idées de ces dernières années. Sauf que la série est limitée par ses propres contraintes, notamment la disponibilité des acteurs adolescents. Au final, on en verra pas grand chose de cette grossesse, encore moins l’impact que ça peut avoir sur la vie d’adolescents ou celle des personnages principaux (Laly va devenir grand-mère… mais vu comment elle a élevé son fils…).

Encore une fois, le plus intéressant de la série se situe au niveau des ados. Sauf qu’on en voit rien et que c’est visiblement mieux pour la ménagère de voir Laly aller chez son marabout dingo… Si seulement on avait une espèce de rip-off de Premiers Baisers pour parler de ce genre de choses…

Note : caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La paternité de José

Sachant à quel point le personnage est un queutard, il était évident qu’il devait y avoir quelques bâtards dans son sillage. En soi, apprendre qu’il est père n’a rien de surprenant. Ca fait carrément doublon avec ce qui s’est passé avec Nicky et Nicolas. Mais si je devais rajouter le recyclage des idées à mes analyses, on aurait des petits cacas partout. (Une différence fondamentale c’est que les tests de paternité sont désormais assurés par la police via Marie…) J’ai trouvé particulièrement intéressante l’idée de lui faire découvrir un fils caché homosexuel et secouer le personnage de macho-womanizer.

Après, la bonne idée est éclaboussée du retour de Cathy. Je n’ai rien contre Cathy, c’est un personnage détestable de plus puisqu’elle pense avec son vagin, comme a peu près tous les personnages féminins de Jean-François Porry. Ce que je lui reproche c’est d’être la mère par rétroaction: « En fait, on a couché ensemble y’a vingt ans quand on était bourrés, et paf, ça fait des chocapics ! Mais j’en ai jamais parlé, parce que voilà dans la vraie vie, on ne parle plus à ses potes de fac 20 ans après… ».

Jean-Luc Azoulay

J’ai longuement hésité avec Johana, mais je pense que ça se serait vu que je me fous n’importe quoi avec mes personnages…

Note théorique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Note à cause de Cathy: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Note retour de Cathy: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Les nouveaux enfants de Peter et Hélène

Le couple star adoptent des enfants. Des ados de 15 ans… Personne l’avait vu venir ça ! Que les Watson adoptent, ça paraissait une bonne idée. En plus, ça aurait permis de voir combien le processus est long et délicat, ça aurait même pu permettre de les emmener à l’étranger pour adopter un petit asiatique et apporter des intrigues exotiques… Sauf que des enfants, c’est relou. Déjà, parce que si t’as moins de seize ans, tu peux pas tourner plus de x heures pas jours, entre 9h et 18h… Donc pas vraiment dans l’optique de la série de torcher les épisodes à tour de bras.

Du coup, quoi de mieux pour la série que d’adopter des adolescents presque majeurs, aux prénoms bien bretons et qui jouent comme des patates ? Et puis comme on les veut vite dans la série, on va se débrouiller pour balancer quelques passe-droits à la Watson…

Après un kidnapping. Parce qu’il faut un kidnapping tous les 15 épisodes…

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Note pratique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Cloé la cam-girl

J’ai l’impression qu’on s’acharne sur cette pauvre Cloé… Au fil des saisons, on peut raisonnablement admettre qu’elle a une vie de merde. Elle a été dépendante aux drogues dures, elle est sortie avec le seul personnage qu’on a fait mourir (Antoine), on lui a collé une nouvelle sexualité et une ex- psychopathe dérangée du bulbe, elle était prostituée dans un épisode spécial et la voilà désormais cam-girl… Ce qui revient à de la prostitution, au regard de son patron…

Notez que ça me fait toujours plaisir de voir Marion Huguenin en petite tenue ! Mais là… c’est gênant…

Les Mystères de l’amour : Hélène et Nicolas inséparables, Chloé en danger ?

En plus, je ne valide pas les choix de maquillage…

Et histoire de rajouter une couche de n’importe quoi, on lui colle un amoureux transi soumis (et pété de thunes)… Parce que visiblement, on n’en a pas eu assez des personnages de carpettes dans ce genre depuis 20 ans…

Et pourtant… Pousser le personnage dans un tel extrême pourrait se révéler intéressant. En effet, comment une personne « a priori » normale (« a priori » car elle est bien poissarde, la benjamine Girard) arrive-t-elle à tomber dans un tel réseau ? Il y aurait un côté social que n’importe quelle autre série se délecterait de pousser, chercher à comprendre la psyché du personnage, l’impact sur sa vie, son rapport à soi, aux autres, etc. Et avec l’arrivée d’Hélène dans sa maison, les tensions interpersonnelles sont intéressantes pour ce perso…

Bref, une mine d’or ! Qui tourne à la mine de plomb, parce que – encore une fois – rien ne dépasse le simple cadre du voyeurisme en petite tenue.

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Note pratique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La « mort » de Jeanne et l’enquête associée

Très honnêtement, j’ai oublié les circonstances de son retour à Paris. Je me rappelle juste qu’elle a été la cible d’une vengeance d’Ingrid. Avec une bombe. Le truc définitif, quoi.

Mais pas pour Wonder Jeanne. Que ceux qui y ont cru une seule seconde lève la main. Elle ne sera que défigurée (ce ne sera jamais que la deuxième fois, hein !). Ne vous demandez pas comment elle a survécu, comment elle s’est échappée, comment elle n’a pas été à l’hôpital (ma théorie, elle a été voir son pote vétérinaire de la saison 1), comment elle a encore tous ses membres… En gros, CDLS.

Et c’est dommage, parce que faire mourir un personnage dont l’actrice n’a clairement plus envie de revenir dans la série aurait marqué d’une pierre blanche la série et ses personnages. Nicolas certes, mais aussi Ingrid. Et surtout, tous ceux qui voulaient se casser à Love Island plutôt que d’affronter la réalité de leur vie… Comme un procès pour le meurtre d’une prostituée…

Désormais, il faudra se méfier de Burqa-Jeanne, une super-héroïne qui fait régner sa justice dans le 77…

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La Watson Corp.

J’ai l’impression que ces dernières saisons ont surtout été marquées par des aventures qui se passent au sein de(s) W.C. et autour de Peter Watson. Enlevez cette composante et vous n’aurez plus qu’Olga qui regarde à la fenêtre en attendant qu’il se passe un truc dans la vie de Bénédicte. La plupart des intrigues sont souvent plates mais je garde un vague souvenir intéressé de la croisade médiatique contre Peter, avant d’apprendre que Jean-Paul est son père…

– C’était dans la saison 6…

– Non ?

Peter (Les Mystères de l'Amour saison 7, épisode 5 "Les fruits du mensonge")

– Si…

– Merde alors, il s’est passé quoi alors dans les saisons suivantes alors ?

– On s’est mariés !

– Je voulais dire « passé quoi d’intéressant » ?

Étienne (Les Mystères de l'Amour saison 7, épisode 19 "Démasqué !")

– Moi !

– Ok, on va passer à la note alors…

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– J’ai tout de même pris les rênes de la société et sauvé des milliers d’emplois !

– Au temps pour moi, avec ton DEUG de socio, ça change tout…

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Pour finir, en vrac

La grossesse imprévue de Bénédicte (et encore un foetus mort…):caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Christian alcoolique qui se fait draguer par un homosexuel:caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Fanny qui vit son rêve américain avec Favat (qui peut me citer un chanteur français à qui c’est arrivé ?): caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Le futur enfant d’Ingrid:caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La jalousie compulsive de Marie: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Le truc sordide qui semble arriver à Olga: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

L’amnésique omnipotent de Laly: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La réaction immature/illogique d’Hélène face à la vidéo incestueuse de son mari:caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Alors quel bilan tirer de ses dernières saisons ?

Du caca. Mais du caca rose qui fait coucou.

En gros.

La série n’évolue pas, les personnages non plus (ou alors pour mieux régresser par la suite). Les intrigues tournent en rond, les personnages aussi. Aucune amélioration dans l’écriture, aucune amélioration à prévoir non plus. Je vais citer le créateur de la série:

Je suis tombé par hasard sur votre blog. Merci pour votre intérêt… Mais j entends le même genre de critiques depuis plus de 20 ans et ça marche quand même… Alors…

TMC est contente de la série (sous-entendu, on gagne assez d’argent sur le créneau de diffusion avec la pub) alors pourquoi chercher à s’améliorer ou améliorer la série ? On risque donc de se lamenter encore longtemps sur le vide cosmique qui hante les épisodes, sur la qualité des scénarios, sur la vacuité des dialogues, sur l’érotisme sordide, sur l’humour ras des pâquerettes…

Le plus triste dans l’histoire, c’est que le rythme de tournage est élevé, presque autant que Plus Belle La Vie, et que les personnages ont la sympathie du public. Donc – dès le départ – Les Mystères de l’Amour avait toutes les clés en main pour proposer un access-prime quotidien solide à l’image de la série susnommée… Mais là où le groupe TF1 préfère simplement ramasser la thune qui se présente, chez France Télévisions on a :

  1. compris l’intérêt d’avoir un pool de scénaristes, à l’Américaine…
  2. su se remettre en question…
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Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux.

Il faut bien le clap de  fin d’une saison des Mystères de l’Amour pour sortir ce blog de sa léthargie et relancer la machine avec le désormais habituel debrief. A noter que j’ai tout de même hésité à le faire : rien qu’en listant les tags de l’article, je savais que j’aillais faire du copier-coller de choses que je répète de saison en saison, inlassablement, tel Sisyphe avec son rocher, avec l’espoir vain que quelqu’un m’entendra crier. Mais visiblement, dans le 78, c’est comme dans l’espace…

Car les épisodes passent et le spectateur aboie. J’avais laissé sous-entendre dans l’article précédent que la saison 5 était qualitativement meilleure que les autres… Disons qu’elle surnageait au-dessus de la médiocrité des autres et qu’avec un minimum d’application elle aurait pu être très agréable à regarder. Cette saison s’étant conclue sur la « mort » d’Audrey, on était en droit d’attendre une saison 6 qui naviguerait dans les mêmes eaux dramatiques que la précédente. Et bien non. Je vais même sauter directement à la conclusion : la saison 6 est nulle. Pas aussi nulle que la saison 2, hein. Mais nulle quand même.

Oh ? Ca m’étonne. J’y suis même pas dans cette saison…

Pourquoi donc ? Parce qu’elle est inintéressante. Sur une saison de 26 épisodes, l’équivalent en durée de 14 sont à jeter à la poubelle faute d’apporter quoi que ce soit à la série ou aux personnages. Je ne comprends pas pourquoi JLA s’obstine à faire des saisons calibrées sur 26 épisodes puisque :

  1. Il n’y a pas d’arc narratif cohérent qui tienne sur l’intégralité de la saison
  2. Rien, y a pas de 2. Quand on définit une saison, on définit des enjeux pour des personnages pour les entraîner vers une nouvelle étape, en veillant à conserver une certaine unité de personnages, de temps, de lieu et/ou de noeuds narratifs.

Si je prends la saison écoulée, qu’avons-nous eu ?

  • La mort de José, dont on n’apprend qu’il n’est pas mort AVANT l’épisode 26
  • Le retour « miraculeux » d’Audrey, qui traîne en longueur de façon proprement insupportable (et complètement artificielle) et qui ne correspond même pas à la fin de saison
  • La création du disque de Fanny qui était en cours au début et qui est encore en cours à la fin
  • Le parcours personnel de Nicolas qui n’a aucune logique puisqu’il entre le début et la fin, il est au même point
  • Les déboires judiciaires de Peter qui débutent après l’épisode 1 pour se conclure avant l’épisode 26
  • Je ne vais même pas citer leur restaurant qui se résume à une vaste blague…

En gros, il n’y a aucune cohérence narrative pour aucune des trames dans le cadre d’une saison complète. Prise indépendamment les unes des autres, les idées ne sont pas forcément idiotes, au contraire. Surtout le complot initial autour de Peter qui était – de loin – ce qui tenait le plus la route. Mais comme c’est noyé au milieu de sous-intrigues toutes plus anti-climatiques les unes que les autres, elles n’a finalement qu’une portée limitée.

Sauf pour moi ! Je suis devenue PDG alors que j’ai aucune compétence pour diriger une holding à plusieurs milliards de dollars !

C’est sûrement un détail, mais ne pensez-vous pas qu’il aurait été plus logique d’avoir une saison de 12 épisodes dont l’enjeu était la Watson Corp victime d’une OPA ? Puis une autre saison dont l’enjeu était la recherche d’Audrey et le jeu du chat et de la souris avec Ingrid ? Deux blocks qui font sens en tant que saison, avec le drame resserré sur une durée plus courte et dans lesquels le spectateur pourrait plus facilement s’investir émotionnellement ? Le tout n’empêchant pas des sous intrigues d’importance moindre comme Laly et ses doutes pour Antonio, la mort factice de José, le disque de Fanny… (on aurait aussi pu avoir une saison de 12 épisodes avec tout ça, mais bon…)

Je pose les questions, vous êtes libres d’exprimer votre avis dans les commentaires.

Je m’attaque encore une fois à l’écriture de Jean-François Porry. C’est triste, mais le scénario est le nerf de la guerre. S’il ne tient pas de debout, le spectateur finit par regarder la série par habitude, non par intérêt, et par passer plus de temps sur Twitter à lire les commentaires en direct plutôt qu’à s’intéresser au sort des personnages. Je reconnais les impératifs de production propres à la méthode JLA, qui torchent les mises en boite d’épisodes afin d’avoir du matériel d’avance pour les diffusions TMC. Mais, écrire les scénarios entre la poire et le fromage, en accumulant les scènes d’une vacuité sans fond pour remplir les bobines nuit d’une part à la qualité de la série et d’autre part à la reconnaissance du métier de scénariste et à l’importance de son travail.

Si vous suivez un peu l’actualité cinéma dans notre hexagone, vous n’êtes pas sans savoir que le salaire des acteurs représente une part non négligeable du budget, laissant de moins en moins de place à la valorisation des métiers de l’ombre. En bas de l’échelle de reconnaissance se trouve le scénariste, forcé d’accepter des royalties de misère et des conditions de travail pourraves sous le prétexte que 1. « n’importe qui peut écrire une histoire » et 2. « l’histoire qu’il écrit doit être calibrée pour vendre ». Sous entendu, si le scénariste n’écrit pas (ou pire ne ré-écrit pas) pas selon les directives de la chaîne ou du producteur, il n’a qu’à aller voir ailleurs. Aujourd’hui, à quelques exceptions près, je ne pense pas secouer le cocotier en disant que la fiction française (surtout à la télé) est d’une pauvreté sans nom, sans imagination (vive les copiés-collés) et dénigrée par le consommateur. Les choses semblent vaguement bouger quand on lit ci et là « il faut remettre le scénario au cœur des processus créatifs et financiers », mais vous pourriez gueuler dans le cul d’un poney que vous auriez la même avancée.

Pour compenser la véhémence de mes propos, je vous offre une image de petits chats

Et à mon avis, la pauvreté des scénarios des Mystères de l’Amour contribue à entretenir l’idée que le spectateur se fout de l’histoire pourvu qu’il voit des acteurs qu’il aime bien (que ce soit la nostalgie pour Hélène Rollès ou pour voir les grandes oreilles de Dany Boon). Le producteur (et pour le coup, un bon) JLA se faisant mauvais scénariste JFP pour des besoins de coûts de production ou pour son plaisir personnel entretient une télévision malheureusement poubelle où le consommateur n’a plus vraiment le choix des déchets qu’il souhaite manger (fictions bas de gamme, télé-réalité affligeantes, documentaires alarmistes…) sinon se tourner – souvent illégalement – vers ceux qui savent créer des shows fictionnels de qualité : les américains, les anglais les danois et les suédois ! Oui, parce que le Danemark produit de la série dramatique qui défonce, pas forcément avec des budgets plus élevés mais avec une part allouée aux scénarios plus juste.

Et si on regarde les scènes de la série de Nicolas, il faut bien admettre que toutes ou presque sont navrantes de facilité :

  1. Les scènes en bagnoles coûtent moins chères à produire mais sont particulièrement ennuyeuses et redondantes
  2. Je maudis les téléphones portables : dans quasiment une scène sur deux, les personnages se parlent par téléphones interposés. C’est bien pratique, sauf qu’ils répètent au téléphone ce que le spectateur sait déjà et puis cela renforce l’impression d’une série sans enjeux puisque les personnages ne sont même pas là pour partager des émotions dans la même pièce. (Et c’est particulièrement paradoxal quand on sait qu’ils vivent tous ensemble !)
  3. Toutes les filles (à l’exception notable d’Hélène qui ne s’accomplit plus qu’à travers Peter) passent leur journée le cul vissé sur une chaise. Si c’est pas un fauteuil du salon, c’est une chaise de la cuisine. Sauf pour aller voir Tom et aller à l’école, je ne suis pas certain d’avoir vu Bénédicte faire autre chose que se plaindre sans rien faire, engluée dans sa baraque.

Avant même d’aborder les personnages, leurs mises en situation contribuent à les enfoncer dans une routine sans intérêt, accumulant des lignes de dialogues minables pour le plaisir de combler le vide angoissant d’un habitacle d’Audi. On ne va plus chercher le pain, on va à l’école… Le propre d’une fiction reste de vous sortir un peu du quotidien, dans cette saison hormis une poignée de personnages, tous s’y enfoncent avec délectation (même pour faire un truc cool, comme un album de musique).

Chaque scénariste choisit la méthode qu’il souhaite pour concrétiser une scène. Loin de dire que celle que j’utilise pour mes romans (Sol Sunburst, disponible sur Kobo et Amazon) (c’est mon blog, je me fais de la pub si je veux !) (d’ailleurs, j’ajoute Le Tabouret gratuit dans le tas aussi tiens) est la meilleure, mais elle a le mérite d’être proche de celle de John August (The Nines, Big Fish), scénariste reconnu au pays de l’Oncle Sam. Imaginez maintenant un épisode écrit suivant sa méthode:

Source: Scénario Buzz

Pour les moins anglophones d’entre vous, voici les grands points:

  1. Qu’est-ce qui doit nécessairement se produire dans cette scène?
  2. Qu’est-ce qui arriverait de pire si cette scène était supprimée?
  3. Quels personnages ont besoin de figurer dans cette scène?
  4. Où cette scène pourrait-elle se dérouler?
  5. Quelle est la chose la plus surprenante qui pourrait se dérouler au cours de cette scène?
  6. Est-ce que c’est une longue scène ou une scène brève?
  7. Trouvez trois façons différentes de la faire débuter.
  8. Visualiser-la à l’écran.
  9. Ecrivez une simple ébauche de la scène.
  10. Ecrivez la scène in extenso.
  11. Recommencez 200 fois.

Rien que les points 1, 2, 3 et 5 écrémeraient la majorité des scènes sans intérêt qui jalonnent tous les épisodes. A ce niveau de ma plaidoirie, je ne peux que supplier Jean-Luc Azoulay de prendre un scénariste pour l’épauler dans l’écriture de sa série. J’en profite également pour lui rappeler que je suis disponible. (c’est mon blog, je me fais ma pub si je veux !).

Le seul épisode réellement digne d’intérêt se révèle être le dernier, certes à cause du cliffhanger, mais surtout parce que faute d’intrigues à démêler sinon celles pour préparer la suite, le rythme tend à être plus efficace. Sans être mauvaise langue, la saison aurait été calibrée sur 27 épisodes, le 26 aurait sûrement été insipide et le 27 condensé…

En règle générale, j’enchaîne mes articles en analysant chaque personnage les uns après les autres pour montrer qu’ils n’évoluent pas, aussi bien les uns que les autres. Comme il est fort probable que ceux qui s’intéresseront à cette chronique auront déjà vu la série, j’ai décidé de changer et de faire un top 10 des événements les plus CLDS/improbables/décevants qu’il nous ait été donné de voir au cours des mois passés.

  • Ingrid enceinte. En soi, pourquoi pas. Hormis le fait que ça met Nicolas dans une position inconfortable (encore !) et qu’il serait bon pour le personnage qu’elle se sente plus en danger vis-à-vis de sa double-vie, il m’est difficile d’accueillir la nouvelle sans arquer le sourcil. Premièrement, on sait tous comment finissent les grossesses dans cette série. Donc à moins que Carole Dechantre ne soit elle-même enceinte, on peut estimer qu’une nouvelle fausse couche se prépare ou qu’il ne s’agisse que d’une n-ième manipulation du personnage. Je peux me tromper, mais l’annonce fait également l’effet de manche de fin de saison afin d’appâter le chaland pour le 31 août. On ne me fera pas croire que c’était pas l’idée de dernière minute. Pour me convaincre, il aurait fallu me montrer le personnage en proie à des nausées dans les épisodes précédents (et c’était pas dur de faire passer la pilule et de brouiller les pistes grâce à un mal des transports après son vol pour Caracas…) !
  • Le double épisode comique façon OVNI. Déjà pour mettre un OVNI dans la scène d’intro… Ensuite parce que la résolution catapultée en 2 minutes montre en main prouve les problèmes de rythme et d’écriture et se révèle être le plus incroyable bordel qu’on ait pu voir dans cette série. De tous les CDLS, celui remporte l’oscar très haut la main. A côté de ça, on se surprend à accepter le rip-off de Pretty Woman avec un soupir et à ne même plus relever la vulgarité ambiante dès lors que JFP parle de sexe.
  • Le complot autour de Peter. Ou comment les bonnes idées sont sacrifiées sur l’autel du laxisme. On avait les bons ingrédients : Jean-Paul, le commanditaire secret, la médiatisation, l’impact sur la holding, la journaliste sans foi, etc. Et c’est gâché par le quotidien routinier de leur tribu. Où est la perquisition de la police ? Où sont les interrogatoires des inspecteurs ? Où est Peter ? La seule qui s’en sorte très honorablement, c’est Hélène en miraculeuse patronne qui se met à faire de la diffamation en public. Ressortir le baron de machin-chose et son sourire niais pouvait marcher, mais il aurait fallu une caractérisation plus agressive et égoïste, plus proche d’Ingrid quoi. Ca faisait partie des intrigues les plus palpitantes de la saison, mais sa résolution et ses conséquences n’ont pas été à la hauteur de mes attentes. Rien que de faire perdre à la Holding un bout de son patrimoine aurait augmenté la tension. Voir Peter en prison aussi. Là, rien. Même pas un frissonnement d’inquiétude à l’égard des personnages.

Peter, je suis ton père.

  • La révélation de Jean-Paul. In-com-pré-hen-si-ble. Elle n’a aucun sens. En soi, Jean-Paul pourrait être le père de Peter. Après tout pourquoi pas : on ne connaît pas la mère de Peter, mais on sait que JP est un queutard comme un autre dans cette série. Là où ce n’est pas crédible, c’est quand on remet en perspective la révélation dans les événements de la série entière : JP qui couche avec la soeur de Peter, JP qui envoie son fils en prison, JP qui cherche à ruiner son fils, JP qui couche avec la femme de son fils (Audrey, et oui). On a beau être un sale enfoiré, on a beau ne pas être le père idéal, mais là, c’est carrément abusé ! Au final, on accueille la nouvelle sans surprise (au contraire de Star Wars…). Le pire reste une justification moisie au comportement de Jean-Paul : « tu comprends, c’est à cause d’une femme… » NON. Non, non et non ! Faire des trucs débiles par amour, c’est le truc d’Ingrid ! Arrêtez d’avoir la même justification pourrie ! Si Jean-Paul avait sorti son insatiable soif de pouvoir comme excuse, c’était à la limite plausible, acceptable et raccord avec une pathologie psychologique. Anakin Skywalker n’a pas basculé vers le côté obscur à cause de son amour pour Padmé, c’est sa propre faiblesse à protéger les autres et les moyens faciles qu’offraient un régime totalitaire pour assouvir sa fin qui l’y ont poussé…
  • La mort de José. Il est de notoriété publique que JLA est proche de ses acteurs et concilie volontiers à s’adapter à leurs besoins/envies. L’envie de Philippe Vasseur était de prendre un peu de distance avec le show pour s’oxygéner, notamment grâce à ses nouvelles activités théâtrales. Comme il était marié et bien coincé dans sa maison du bonheur, il fallait trouver une pirouette cacahouète pour emmener José loin. Heureusement, les infidélités (enfin, surtout sa faiblesse) de Bénédicte lui offrent l’opportunité d’une crise de nerfs débile (je doute qu’on jette ses papiers par la fenêtre comme ça sous le coup de la colère, mais pourquoi pas) et un accident dramatique. En soi, la fausse mort de José n’est pas dérangeante, elle est même plutôt rigolote quoique incroyablement égoïste et surdimensionnée de la part du mec qui couche avec le premier cul venu mais refuse que sa femme fasse de même. Là où elle fut mal traitée, c’est sur son impact. Nicolas est plus effondré que Bénédicte certes, mais surtout on passe trop vite à l’option « la vie continue ».  Certes, personne n’y croyait à cette mort, mais plutôt que de faire un plan pathos avec la caméra qui monte vers le ciel, combien auraient préféré voir une scène au cimetière avec la bande réunie autour d’une tombe ? Le deuil est une chose incroyablement complexe passant par plusieurs étapes intéressantes en terme de drame ; bien sûr, la série passe outre pour laisser toute latitude à Jimmy de faire le rapace. De plus, dans mon scénario où on va dans le détail des répercussions de sa disparition, au moment où le public aurait autant persuadé que Nicolas que José était mort, là on secouait leurs certitudes d’un cliff de fin de saison avec une photo de José prise à l’aéroport… Bref, bonne idée, mauvaise exécution.

« Et moi, je peux être dans ton classement ? »

Non, toi, tu sers à rien sinon attirer l’audimat 15-25 ans.

  • L’album de Fanny. Ca va faire deux saisons qu’on se tape les mêmes bandes-son en boucle. Tout le monde se fiche de cette intrigue. Alors pour la relancer, on sort le fils de Thomas Fava en producteur de musique véreux qui volent les chansons. Parce que, oui, la musique, c’est juste un gros business d’enfoirés ! Et quand on apprend que leur musique « Fidélité » s’est faite pirater pour être mise sur le net, je suis désolé de le dire, mais le spectateur s’en branle. Pire, il montre du doigt cette bande de professionnels composée de pas moins de 5 cerveaux différents en hurlant qu’ils ne sont que des blaireaux pour n’être allés protéger leur travail à la SACEM ou tout autre organisme de gestion de droits.
  • Le retour d’Audrey. J’avais espoir que sa mort serait définitive. Espoir qui tenait plus du voeu pieu qu’autre chose. On a donc retrouver Audrey amnésique dans un hôpital à Caracas. Amnésique… Deux balles dans le dos, des truands qui ne prennent pas le temps de faire 15 mètres pour achever le travail et elle finit amnésique… Je suis démuni, franchement. Dans une histoire un peu ficelée, les truands n’auraient pas été en mousse et lui aurait logé une balle dans la tête (justifiant le fait qu’ils n’aillent pas finir le travail), une mare de sang se serait répandu dans le parking et ensuite – par miracle – Audrey serait toujours en vie mais amnésique à juste titre. Un artifice facile mais nettement plus probable. Il suffit de lire la BD XIII pour avoir un exemple explicatif de ce genre de cas plausibles… Là, c’est du bon CDLS des familles cette amnésie !
  • Le retour d’Audrey bis. Ou plus exactement, la traque d’Ingrid. C’était à la fois pitoyable (Nicolas), navrant (Sidonie) et mou (24 épisodes). JFP a bien essayé de se la jouer Spy vs Spy avec le duel à distance Ingrid/Jeanne (vive le téléphone, encore une fois) et en ajoutant des indics et la pauvre Mylène, mais c’était sans espoir. Honnêtement, je ne sais pas trop ce qu’il aurait fallu pour sauver cet intrigue sinon investir plus Nicolas, investir moins Jeanne, virer Mylène, se débarrasser de Sidonie, mettre Ingrid en danger, éviter de faire croire que le service de protection des témoins laisse une amnésique dans la nature, raccourcir son retour…
  • La nuisette Léopard d’Ingrid. Ou comment ce personnage finit par perdre tout crédibilité et le peu de respect qu’il m’inspirait. Prenez le personnage dans l’ensemble de la série, depuis son rôle de mère macquerelle jusqu’à sa double tentative d’assassinat sur Audrey au milieu desquels se trouvent un petit suicide raté et sa rédemption en dénonçant Jean-Paul (pour ensuite comploter de nouveau avec lui). Je suis à cours d’explications pour justifier les retournements de veste du personnage. Elle ne fait même pas de politique ! J’en suis venu à la conclusion qu’Emilie souffre d’une schizophrénie à tendance paranoïaque et sociopathe avec dédoublement de la personnalité. Je ne vois rien d’autres qui puissent justifier son comportement. Ses scènes avec Mylène sont vulgaires  et sans intérêt… enfin, disons plutôt qu’à chaque fois que JFP insiste sur le caractère sexuel d’Ingrid, c’est ultra-vulgaire avec ou sans Mylène. Son côté génie du mal est finalement tourné en ridicule parce qu’on n’arrive plus à s’attacher émotionnellement au personnage (et parce qu’elle est entourée d’une belle bande de bras cassés). Bref, je ne vais pas faire la liste des contradictions du personnage, ce serait trop long, mais il est temps de passer à autre chose niveau antagoniste.
  • Nicolas.

« Quoi ? Tu détailles même pas mon cas ? »

Non, ça sert plus à rien.

« Cool, je suis pas dans le top 10 ! Vous avez vu Madame ? »

Non, toi, t’es hors compétition…

Il faudrait ajouter le fait que le personnage de Laly devient complètement amorale (sexuellement parlant) sous le couvert d’être un ressort comique. Olga, autre ressort comique, ne sert à rien sinon parler de fromages (et tirer les cartes, à défaut d’autres choses). Jimmy qui ne sert que de co-pilote à Nico pour envoyer les gosses à l’école tout en dansant sur les cendres de José pour serrer Bénédicte. Cette dernière qui, après un bref moment de tristesse, se la joue veuve joyeuse en faisant péter les petites robes à décolleté pour essuyer des verres en prétextant que son restaurant va ré-ouvrir (sérieusement, j’en viens presque à espérer le retour de Frank pour elle…). Heureusement que j’ai dit que je faisais qu’un top 10 !

Parmi les autres trucs improbables de la série, je me dois de mentionner le décomplexe de la relation Laly-Fanny qui s’échangent des plans érotiques dans une ambiance assez malsaine.

« Je vais m’envoyer en l’air avec ton père pendant ton petit déj’ ! On va baiser comme des furieux et je vais même le fouetter. »

Réaction de Fanny dans la série :  » Hihihi ! Christian aime bien m’arracher la culotte avec les dents, demande à mon père de faire pareil ! »

Réaction de n’importe quel enfant dans la vraie vie : « LALALALALALALAJ’ENTENDSRIENLALALALALALAA »

Même si Léa est insupportable, il faut bien avouer que son trio (quatuor avec Laura) avec les autres gosses n’est pas dénué d’intérêt. Je me surprends à les espérer tous dans le même lycée et à avoir des aventures qui leur sont propres en marge (mais connectées) de ce qui arriveraient à leurs parents. Encore faudrait-il qu’ils apparaissent pour autre chose qu’être amenés à l’école le matin…

L’introduction de Marie apporta un bref vent de fraîcheur, jusqu’à ce qu’elle finisse cataloguée « grosse chaudasse hormonale », comme à peu près 82% des femmes dans cette série. C’est une pierre de plus au harem de Nicolas, qui devrait sérieusement apprendre à dire « non » ou « merde » à certaines et à se poser pour réfléchir à l’essentiel (commence donc par reconnaître ton fils d’ailleurs !).

Je voulais mettre un commentaire amusant, mais les voir encore en bagnole me déprime…

T’aurais pu dire que c’est des gros faux-culs qui se sont toujours enorgueillis de dire « on n’appelle pas la police » et dès qu’une fliquette arrive dans la bande, le commissariat de Plaisir croule sous le boulot…

Il y aurait tant et tant à dire, mais j’ai une vie et un roman sur le feu. Songeons à conclure ! Cette saison 6 fut des plus ennuyantes, ce qui justifie amplement mon « nulle » de début d’article. Beaucoup de bonnes idées mal exploitées entachent sérieusement la qualité de la série. L’un des rares soulagement que l’on puisse tirer de cette saison est qu’elle marque enfin une rupture avec ce qui s’est fait avant. On est en droit d’espérer une saison 7 avec quelques cartes redistribuées, notamment de par la disparition de la Villa Bonheur suite à la « maladresse » de Peter. Maison qu’il aurait fallu brûler depuis le départ au lieu de nous imposer ses tapisseries à tous les épisodes !

Quelles sont les pistes pour la suite ?

  • Nicolas et son harem.
  • Un nouvel endroit à squatter. Même si c’est plus pratique pour tourner, j’espère que des gens vont enfin se comporter en adulte et arrêter de vivre en bande pour certains (Peter/Hélène, Christian/Fanny, Nicolas/une nana…)
  • Visiblement plus d’humour, ce qui me fait craindre le pire.
  • Une évolution pour Hélène/Peter. Ce qui fera peut-être plaisir à Etienne…
  • Fanny, vedette de la chanson. Honnêtement, tant qu’elle arrête de chanter en studio, ça me va…

Ce que, moi, je voudrais :

  • Autre chose pour Nicolas. J’espère qu’il se mettra avec Audrey et qu’il commence à avoir des intrigues qui s’intéresse à autre chose que son pénis.
  • Des intrigues pour les ados.
  • De nouveaux emplois. Vu que le restau de Béné est parti en fumée, peut-être va-t-elle se sortir les doigts pour faire un truc de sa vie. Ce qui vaut aussi pour Olga, Nico, José, Jeanne, Laly…
  • Qu’on arrête avec Jeanne, qu’elle soit Wonder ou pas. On a le droit de passer à autre chose.
  • Un nouveau méchant crédible (ce qui me rappelle mon intro pour la saison 3).
  • Que José et Jeanne restent sur leur ile.
  • Que d’autres aillent les rejoindre sur leur ile.
  • Des épisodes ovni qui ressemblent à quelque chose (je milite pour mon épisode zombie avec le seul vrai mort de cette série, Antoine !)
  • Et surtout – surtout ! – de bons scénarios !

Vive les mari… Oh wait !

Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux.

Si vous avez lu mon précédent article sur la série, vous savez déjà que je considère cette saison comme qualitativement supérieure à toutes les autres. Vous allez me dire que c’est pas difficile tant certaines saisons sont inutiles (la 4) ou carrément hors compétition (la 2 et son extension qui s’assume pas). Certes ! Mais pour rendre à César ce qui appartient à Jean-Luc Azoulay, il convient bien d’insister sur le fait que – pour la première fois depuis la curiosité subséquente au retour d’Hélène et ses Garçons – la série a eu un regain d’intérêt !

Oh, pas longtemps hein ! De mon point de vue, ça a duré 10 épisodes sur une saison de 26 (moins les épisodes bouche-trou, ya que 5 épisodes qui tiennent décemment la route si on est pas trop regardant sur la qualité). Une saison encore une fois bien trop longue pour ses propres ambitions et moyens. En sabrant les scènes inutiles qu’on subit depuis toujours de par la présence dispensable du couple Bénédicte/Olga et les intrigues tellement réchauffées qu’elles en ont collé au fond de la casserole, on aurait eu une saison 5 qui aurait pu tenir sur 12-15 épisodes. 26 épisodes – je me répète depuis la saison 1 – c’est diablement long ! Pour information, une saison de Breaking Bad ou Sons of Anarchy, c’est 10-12 épisodes par saison (oui, je sais… deux poids, deux mesures).

Et là où je commence à m’inquiéter pour le rythme de la série, c’est que la tendance humoristique amorcée par le buzzifiant épisode homo-érotique Nico-José et confirmée par l’épisode spécial Nouvel An risque de s’accentuer pour les saisons à venir. Et jusqu’à preuve du contraire, il n’existe aucun format sérialisé de 45 minutes qui fasse réussite dans l’humour. 20 minutes, oui (les sitcoms en sont l’apanage) ; 90 minutes, oui (il suffit de se regarder les fictions TF1 type Soeur Marie Thérèse.com) ; 45 minutes, non. Ne crions pas au loup trop vite, car les épisodes humoristiques pourraient rester exceptionnels mais force est de constater que ceux qui se revendiquent de cette veine furent d’une incroyable faiblesse… Sans même mentionner le fait qu’il repose sur le même ressort scénaristique :

Tout ceci n’était qu’un rêve hahahaha! La grosse poilade !

Pour compenser la longueur de la saison – et peut-être son manque avoué de rythme – TMC a diffusé deux épisodes inédit par semaine. Un le samedi, un le dimanche. Si ce rythme effréné a permis de coller à l’actualité (concordance des épisodes de Noël et Nouvel An) et de l’encrer dans une temporalité tacite (genre 4 mois), l’effet pervers est l’overdose (y compris pour les acteurs qui se tourne un épisode entier tous les 2-3 jours en moyenne). Subjectivement, ça ne m’a pas dérangé puisque j’étais exilé à Dubai et désireux de saisir toute opportunité de me sortir de ma misère quotidienne ; objectivement, c’était bien trop ! D’autant plus que l’enlèvement de Audrey souffre de cette temporalité tacite (avec au moins 4 mois d’enlèvement, les réactions résignées de Nicolas et Nicky face à la situation sont peu réalistes)

La vraie réussite de cette saison est d’avoir ENFIN bousculé un peu les habitudes des personnages dans les mettant dans une situation nouvelle propre à ENFIN les faire évoluer. Et ça, on le doit à Audrey McAllister. Pas Jeanne. Pas Hélène. Audrey McAllister.

Haters are gonna hate !

Elle est revenue de façon très maladroite en début de saison, lors du mariage d’Hélène et Peter. Cependant, en introduisant son personnage avant le cliffhanger final, tous les efforts du scénario furent ruinés : on connait le personnage, on sait que forcément elle va faire un scène à ce mariage. Mais imaginez à présent le même épisode, sans Audrey exceptée la toute dernière dernière où elle vient ruiné le mariage sur le cliffhanger : « Je m’y oppose ! Car je suis la femme de Peter Watson ! ». Il y aurait plus d’un spectateur qui serait tombé de son fauteuil et la série aurait bénéficié d’un buzz sûrement moins grand que le #AnnetteGate mais nettement plus justifié ! Un exemple parmi tant d’autres de l’écriture paresseuse inhérente à cette série…

Le retour d’Audrey implique l’introduction du fils de Nicolas : le vrai point positif de la saison car il permet ENFIN à Nicolas de sortir de sa routine moisie entre Jeanne et Hélène. On découvre alors une nouvelle facette du personnage et ENFIN il avance dans un truc qui n’est ni réchauffé, ni inutile.

Ah ! On parle de moi !

Le retour d’Audrey implique le départ de Jeanne, pour une fois justifiable. Ce qui est moins justifiable, c’est son comportement d’allumeuse avec Jimmy. Comportement qui n’existe que pour laisser encore et toujours une porte d’entre-ouverte pour se faire un bon vieux statu quo des familles suivant ce que désirera la majorité des fans (Nico/Hélène, Nico/Jeanne…). Faites votre choix, tout est encore possible car tous les personnages refusent de tourner la page ou de s’investir dans l’avenir.

Ah non, c’est pas vrai ! Moi, j’ai Peter !

Quelle naïve…

L’introduction du personnage de Nicky va aussi permettre de faire émerger la nouvelle génération (Léa et Diego, entre autres) en leur donnant un peu plus d’importance (d’ailleurs, suis-je le seul à y voir le terrain préparatoire d’un Premiers Baisers ou Hélène et les garçons nouvelle génération ?). Dommage que j’ai envie de baffer Léa… Grâce à mini-Nico, Laly va aussi ENFIN avoir une épiphanie en se rendant compte qu’elle a été une bien mauvaise mère (vieux motard que jamais…) puis essayer de retrouver la trace d’Antonio. Compte tenu de la mère qu’il a eu, je le trouve plutôt équilibré ce Diego.

Hormis ces différents retours puis départs, force est de constater que cette saison n’est qu’une longue série d’épisodes sans intérêt, accumulant facilités et incohérences en masse. Florilège choisi :

  • Hélène qui se paye une crise de nerfs quand elle apprend que son père se tape Annette et Justine qui voit pas où est le problème. Il m’aurait sembler plus logique que ce soit l’inverse, ou – quitte à jouer sur la fibre rétrograde d’Hélène – que ce soit les deux soeurs Girard qui font un front commun avec les autres fans de Premiers Baisers.
  • Laly qui veut se taper Yann pour le sport. Après Franck, il va peut être falloir qu’on lui dise que son alchimie avec John frôle le zéro absolu.

Tu ne le sais pas encore, mais ton couple est déjà mort…

  • Bénédicte qui succombe au charme de Tom… Sans même mentionner qu’il s’agit ni plus ni moins d’un rip-off de l’affaire Frank, Béné n’a aucune raison logique de se laisser attendrir au point de se faire rouler des galoches en secret. Si encore José avait déconné… (ouvertement déconné, j’entends) S’en suit alors une intrigue d’une tristesse absolue : d’une part parce qu’il s’agit ENCORE d’un adultère, d’autre part  parce que ce personnage est devenu tellement fade et inintéressant qu’il se résume des intrigues foireuses autour de jeunes premiers idiots. Nous avons pas eu la conclusion de cette affaire, laissant le dernier coup de téléphone de Béné à Tom sans scène subséquente. Chacun y verra ce qu’il voudra ; de mon point de vue, elle va s’envoyer en l’air avec et je ne sais pas si je dois considérer le fait qu’on ne peut que s’imaginer ça comme un habituel « ne nous mouillons pas avec les personnages » ou comme une des rares conclusions d’histoires tacites maîtrisées…
  • Cloé et Emilie. Que dire tellement il y a y redire ? Déjà, le couple est improbable. Emilie est la soeur du père décédé de l’enfant décédé de Cloé. Rien qu’avec ça, on a fait le tour. Admettons qu’on nous ait vendu Emilie comme la cousine d’Antoine et qu’il ait été élevés quasi comme des frangins, à la limite ça pourrait passer sans verser dans le glauque. Mais soit, Emilie est la soeur du père décédé de l’enfant décédé de Cloé, on fait avec. Emilie, c’est avant tout une grosse psychopathe du chantage affectif et là, je suis désolé, mais la seule excuse valable pour justifier que Cloé succombe à ses charmes, c’est qu’elle consomme encore…

J’en profite pour faire une parenthèse sur ce couple car il me semble avoir été le plus mal travaillé et introduit de toutes l’histoire des couples. Déjà, la caractérisation d’Emilie est foireuse avec son chantage affectif (oui, je sais, mais je me répète si je veux) et il aurait été nettement plus intelligent d’en faire un couple « girl meet girl » classique. Pour aller plus loin, il aurait été mieux que dès le départ Emilie soit clairement définie comme lesbienne (ce qui aurait au passage éviter le rattrapage aux branches via les dialogues de Tom) et qu’on ait Cloé qui s’interroge sur sa sexualité. Déjà.

Scène qui pourrait être intéressante…

Scène bien inutile ! Mais au moins, on a pas eu le droit au fétichisme sur les pieds…

Ensuite, quitte à faire un couple saphique, il aurait été appréciable d’assumer ses choix jusqu’au bout, en montrant notamment le moment où Cloé « bascule » et leur premier baiser. Faire un hors-champs à Barcelone fut une monumentale erreur et je ne peux pas m’empêcher de voir tout ce potentiel gâché. La naissance d’un vrai couple lesbien en access-prime sur TMC, voilà qui – de mon point de vue – aurait fait nettement plus de bon buzz autour de la série et aurait pu aborder des thématiques nouvelles pour une série qui tourne habituellement autour de l’unique question « qui n’a pas encore couché avec qui ? ».

Dernière erreur à propos de ce couple, la réaction d’Hélène : pendant des semaines on nous a fait psychoter sur la réaction d’Hélène en écho à l’#AnnetteGate et le résultat au coming out était « ah bah en fait, je savais »… Sans commentaire. Tout ça pour pour ensuite rappeler à la petite Cloé que finalement, les vagins, c’est pas vraiment son truc au premier beau gosse venu.

S’il y a bien UN truc raté cette saison, un truc qui aurait justifié les mystères dans l’Amour, c’est bien Cloé qui se découvre des sentiments pour une autre femme ! De mon point de vue, Jean-François Porry n’a pas pu gérer cette relation et s’est continuellement réfugié dans une embarrassante facilité…

Fin de la parenthèse.

  • Le retour de Ricardo. Parmi tous les mafieux en mousse qu’on nous inflige en masse, celui-ci est littéralement en carton. On se demande quand il comprendra que penser avec sa bite est synonyme de se faire niquer (et non l’inverse). D’abord Ingrid, maintenant Fanny… C’est vraiment dommage car son interprète a du charisme, il serait temps qu’il se fasse respecter. Tirer une balle dans un genou, ça mettrait tout le monde d’accord et ça éviterait à Ingrid ou Nicolas (ou le spectateur) de le prendre pour un guignol dès qu’il se montre. Notons au passage qu’il était accompagné par le « meilleur tueur à gages de France » (sic)… même ça on est pas foutu de l’avoir crédible ! Je veux dire, le mec garde ses otages dans le salon, qui a une baie vitrée donnant sur la rue…
  • Jeanne la frigide. On a tous vu la façon dont elle roulait des pelles à Jimmy dans la saison précédente ; il est physiologiquement impossible que lui ou elle arrive à se contrôler et ne laissent pas aller à de folles nuits. Hormis un bon CDLS des familles pour se garder des portes ouvertes, hein ! On en profitera également pour souligner la pause baise de Nico, à classer dans la même catégorie…
  • Christian… Que dire sinon qu’il n’y a rien à dire. Devenu le toutou de Fanny, il est de fait exclu de toutes intrigues sauf celles pour sa meuf ou celles où il peut faire bouche-trou quand il y a un siège de libre dans la voiture. Je n’aurais que quatre mots. Pa. Thé. Ti. Que. Il est temps qu’il lui arrive un truc aussi…

A part un nouveau vagin à explorer, hein…

  • Ingrid qui se trouve un « héritage ». Genre à la saison 3, c’était totalement programmé qu’elle ne fasse pas appel à cet « héritage » et qu’elle préfère vivre comme une pouilleuse en empruntant les fringues de Jeanne… On tient là le CDLS d’or de la saison !
  • Ingrid encore qui joue sur 2 tableaux antinomiques : son retour dans le milieu et sa gagatisation devant Nico. Si j’accepte le premier, le second n’aurait pas dû exister (à mon avis, la conquête de Nico aurait dû se faire à la méthode Ingrid calculatrice, pas Ingrid marshmallow)
  • Olga… Je suis démuni avec ce personnage… Entre sa sexualité aussi débridée que réprimée, ses blagues de cul pourris et son rôle bouche-trou, je pense qu’elle est désormais perdue pour la France. On passera sous silence la Lalytude qu’elle nous fait avec son fils.
  • Annette et Roger qu’on nous sort du placard pour le moindre événement et les faire disparaître du jour au lendemain (genre Noël).
  • L’enlèvement d’Audrey.

Et je vais refaire une grosse parenthèse car cet événement arrive à l’épisode 10 et qu’à partir de ce moment-là, les personnages qu’on voit le plus (Nicolas et Ingrid) passent à côté de ce qu’ils devraient être. J’ai déjà donnée quelques clés sur le comportement incohérent des personnages à l’occasion de l’écriture de mon propre script (jalousie d’Ingrid, crise de José, etc.).

Faire un peu de traite des blanches avec la McAllister, en soi, pourquoi pas ? C’est glauque, mais cela correspond à la mentalité d’Ingrid et à sa manière d’agir. La justification officielle de sa disparition est… pour le moins bancale. On sent bien le plan foireux fait à la va-vite, à peine réfléchi et avec lequel il faut jongler pour expliquer des erreurs de continuité (à l’image de la série entière quoi…). Et le pire dans tout ça, c’est la crédulité de Nicolas qui se met à avaler des couleuvres de la taille d’un Anaconda ! 

Et c’est certainement la passivité de ce dernier qui m’ennuie le plus. Je ne vais pas faire l’inventaire de toutes les incohérences dans le récit d’Ingrid qui devraient lui mettre la puce à l’oreille mais simplement regarder les choses objectivement. Il sait qu’Audrey est une bonne mère avec Nicky et qu’elle ferait tout pour lui, à partir de là, le fait qu’elle n’ait appelé qu’une seule fois en 4-5 mois devrait être révélateur que quelque chose ne tourne pas rond, leur relation était trop fusionnelle pour qu’il n’y ait qu’un seul appel. Les grands-parents n’ont pas de nouvelles non plus, on dépasse largement le cadre des quelques semaines d’absence dans le cadre du boulot… et pas une seule fois, le père Nicolas ne se pose de questions.

Alors pour info, je rappelle qu’Ingrid a aussi essayé de m’enlever la saison passée… Je dis ça, je dis rien…

Il a à sa disposition un réseau d’informateurs en puissance. Certes, il fait appel à Ingrid. Certes, la situation est tendue avec Jeanne (dont il aurait pu profiter du réseau tentaculaire). Mais il reste Peter, le type à qui il confierait Nicky si « quelque chose tourne mal » (Peter hein, pas José… sic), qui a une blinde d’argent et qui connaît Audrey personnellement et de par le monde de la finance. Nicolas, c’est le type qui part sur un coup de tête pour sauver Jeanne mais qui est incapable de sortir de sa zone de confort pour venir en aide à son fils qu’il voit malheureux (et auquel il a tout à prouver)…

En d’autres termes, j’aurais aimé que, pour cette partie de l’histoire, l’intrigue bascule dans le thriller avec un Nicolas un peu badass et qui remue ciel et terre à la recherche de la vérité ! Vous avez vu les efforts qu’il a fait pour rendre heureux son fils avec la GameStation ? Dans la tête de Nicky, je pense qu’une mère est un poil plus important qu’une console non ?). On en aurait profiter pour égratigner le côté trop liste du personnage (à base de franches mandales sur Pierrot, d’explorations solitaire du monde de la nuit, de double-vie… Bien évidemment, il aurait rapidement fait la corrélation entre Ingrid et l’enlèvement et un double-jeu qui s’installe façon « je sais que tu sais ».

Si je suis aussi dégoûté de la mollesse du personnage, c’est essentiellement parce que je pense que Nicolas aurait toutes les raisons du monde de faire en sorte que ça marche avec Audrey. Soyons honnête, il est tricard avec Hélène (qui a son Peter), avec Jeanne (qui a toujours porté la culotte depuis qu’ils sont dans le 78) ; il repousse Ingrid continuellement (et encore… elle finira par l’avoir à l’usure parce qu’il est faible) ; et là débarque la mère de son fils qui montre une facette tout à fait attachante dans le cadre familiale. Peter a démontré que les gens peuvent changer, pourquoi pas Audrey ? Les mettre intimes ensemble aurait donné du grain à moudre à la jalousie folle-furieuse d’Ingrid. C’était l’occasion de faire table rase du passé pour Nicolas et expier certains démons en se faisant un peu violence (par exemple en commençant une relation basée sur la confiance et en dehors des cachoteries auxquelles il nous a habité avec Jeanne). Bref, un couple Audrey-Nico même (et surtout) après l’expérience Caracas aurait des plus appréciables pour les personnages.

Au lieu de ça, rien. Audrey est enlevée et disparaît pour 15 épisodes. Voilà qui rend sa mort des plus anodines. Si encore on l’avait suivi régulièrement au cours de son absence, monter son évasion petit à petit (en prévoyant au moins de se faire faire un faux passeport par exemple…) pour ensuite finir sur sa mort inattendue… Au lieu de ça, tout a été bâclé dans l’ultime épisode de la saison pour une fin sans intérêt qu’on accepte sans émotion. Notons au passage que si Audrey est sensée avoir cannée, notez que les mafieux en mousse n’ont même pas fini le travail d’une balle dans la tête ; laissant – ENCORE UNE FOIS – l’hypothèse d’un retour miraculeux dans les cartons du scénariste (non, parce qu’on est pas à l’abri du passant qui la voit dans le parking, l’amène illico à l’hôpital où elle revient à la vie… (ce qui serait dans la lignée continue de la faiblesse des rebondissements de cette série.) C’est triste à dire, mais j’espère qu’elle est morte pour de bon et que cela aura des conséquences sur Nicolas et Nicky…

« Je vois la lumière… »

Et bien cours vers elle, au nom du futur de la série.

Au rayon des trucs de plus en plus énervants dans cette série, je suis également obligé de relever (encore):

  • Les temps délirants que les gens passent à leur portable. Sérieusement, plus rien ne se passe sans un appel pour dire au passage qu’il manque du pain.
  • Les triple-explications du même événement inutiles (au téléphone, bien entendu) histoire qu’on est bien saisi que machin est parti chercher bidule (et du pain)
  • Les durées complètement improbables des scènes filmées en voiture !
  • Le restaurant qui n’est toujours pas ouvert. Ca ne fait que 4 ans qu’ils y travaillent à 7 après tout…
  • Les personnages qui vont et viennent par le truchement du script. La palme d’or revenant probablement à Diego qu’on sort du placard quand on en a besoin pour une ligne de dialogue et qu’on oublie dans sa chambre sans l’emmener à l’école…

Ah non, mais c’est parce qu’on m’envoie à la boulangerie en fait…

La saison 5 s’est créée du buzz autour d’épisodes OVNI comme le coming out de José et Nico (épisode à la fois sans intérêt, peu intéressant et même pas très drôle) ou le retour de vieilles branches (Justine, Antonio) alors qu’elle aurait pu bénéficier de ses atouts réels (Audrey, Nicky, Cloé, Diego) pour faire parler d’elle à juste titre. Imaginez une série qui ferait 700.000 spectateurs non pas sur une excitation de la toile autour d’un non-événement mais sur un bouche à oreille positif sur sa qualité dans la longueur. Car si, très honnêtement, elle est qualitativement supérieure aux autres saisons, son potentiel est une fois de plus gâché par une écriture expéditive, molle et anti-climatique dans tous ses moments-clés. Elle partait plutôt bien mais la saison 5 n’a été qu’une série de déceptions et de frustrations. Encore. Et encore.

Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux. C’est de bon ton avec les recyclages de scénario inhérents à cette production.

Et c’est reparti pour un tour avec la quatrième saison des Mystères de l’Amour. Un pari qui s’avère gagnant pour TMC, JLA et ses acteurs parce que la série:

  • est toujours à l’antenne
  • grapille des auditeurs et des parts de marché de saison en saison
  • est déjà renouvelée pour 2 saisons supplémentaires
  • relève de la science-fiction tant ce tour de force est impressionnant au regard des scénarios insipides qui la constituent.

Voilà qui est somme toute assez significatif du nivellement par le bas de la télévision française et de la dégénérescence cérébrale qui atteint la ménagère de moins de 50 ans ! Sachant que l’un entraîne probablement l’autre dans sa spirale infernale, il n’y a probablement plus lieu de s’inquiéter pour l’un comme pour l’autre ; contentons-nous de simplement sortir nos petits panneaux annonçant la fin du monde façon docu-réalité de W9.

Il m’a fallu du temps pour écrire cet article. Le plus délicat dans cette opération restait de trouver un moyen de se renouveller tandis que la série s’enfonce dans une médiocrité routinière.

De plus, suite à mon exil à Dubaï, je n’ai pu suivre convenablement une partie de cette saison. Six ou sept épisodes au maximum dont les subtilités d’écriture ne m’auront finalement pas fait défaut en reprenant le fil. J’en profite au passage pour remercier les youtubers anonymes qui mettent en ligne les épisodes : je ne suis plus contraint de passer par le replay TMC bloqué à l’international (ce qui fait désormais de moi un spectateur hors statistiques, ne contribuant plus au succès public de la série). Je remercie aussi les twittos qui commentent en direct chaque épisode avec leur oiseau bleu: c’est souvent nettement plus divertissant que de regarder l’épisode en vrai.

De toute façon, il ne s’est rien passé dans les épisodes qui me font défaut. Christian a glissé dans le vagin d’Aline sans le faire exprès et c’était à peu près le seul événement notable.

— Allez, c’est pas de ta faute, ça devait bien finir par arriver. Vous couchez tous avec elle de toute façon. Sauf Peter.

De toute façon aussi, il faut bien rappeler que les épisodes des #MDLA brassent encore et toujours une impressionnante quantité de vent. Je propose qu’on pétitionne auprès de Larousse pour redéfinir le sens profond du mot « vacuité ».

Pour faire court, je vais me plaindre encore et toujours des scénarios sans intérêt, sans enjeu, sans personnage crédible… Je me répète depuis la première saison.

Je ne suis pas le seul. Beaucoup réclament le retour d’Emmanuelle Mottaz pour remettre un semblant de cohérence (ou à défaut, un semblant d’intérêt) à ce qui se raconte dans cette série. Soit Mr Azoulay continue à faire la sourde d’oreille, soit elle a refusé de revenir pour des raisons qui n’appartiennent qu’à elle, mais les faits sont là : les scénarios sont à pleurer.

Tout. Le. Temps.

Sans surprise : scénario bidon = acteurs en roue libre = qualité générale médiocre. C’était vrai à la saison 1, c’était encore vrai à la 2.5 et c’est toujours vrai celle-ci. Reste le plaisir malsain de regarder pour voir à quel point on peut pousser les personnages et les situations dans les derniers retranchements de la débilitude. Pour la saison 3, un soin tout particulier avait été apporté au personnage de Nicolas pour lui faire prendre les décisions les plus crétines possibles, on va rester dans la continuité…

— Allez, c’est pas grave. Pis qu’est-ce que tu pourrais faire de stupide cette saison ? A part te remettre avec Ingrid par dépit, hein ?

En revanche, on voit que Jean-luc Azoulay n’est pas né de la dernière pluie et que derrière un scénariste pondant des textes à la chaine se cache surtout un producteur qui a compris comment manipuler le public. Et cela tient en un seul hashtag: #AnnetteGate.

Car cette saison, nous avons vécu l’impensable : Roger Girard s’est mis en couple avec la petite Annette, suite à la disparition toujours mystérieuse de Madame Girard. Encore une histoire de dispariation sordide dont on n’aura peut-être jamais le fin mot, mais d’ici à ce que derrière le masque de la tendre mère de famille se cache un agent secret, une trafiquante de drogue ou une Wonder-jeanne sexagénaire, il n’y a qu’un pas que je laisserais à Jean-François Porry de franchir.

Ce couple a choqué bon nombre de personnes sur l’internet mondial, notamment à cause du fait qu’Annette fut quasiment élevée par Roger comme sa propre fille durant l’époque Premiers Baisers. Honnêtement, je n’ai pas d’avis, essentiellement parce que je ne matais pas cette série (et s’ils sont heureux, qui sommes-nous pour juger, hein ?). Ce que je constate, c’est que tout le monde en a parlé sur la toile, depuis le blogueur anonyme jusqu’au média reconnu.

Tout. Le. Monde.

Un niveau de buzz rarement atteint par une série française. Un coup de génie made in Azoulay !

— C’est sur que c’est pas dans Julie Lescaut qu’on pourrait voir ça ! Hastag dans ta face !

Après, là où je critiquerais l’approche, c’est d’avoir manqué de subtilité dans l’écriture de la scène. En mettant Roger et Annette au pieu et à poil pour faire passer le message « attention, ils sont ensemble », c’est peu prendre une pelleteuse pour planter un arbre dans le jardin. Une provocation bien inutile qui aurait pu très bien passer dans une scène de vie quotidienne, avec une description plus tendre de la relation qui les liait sans passer par le sexe… (Mais bon, le cul, ça reste le premier moteur des intrigues de cette série.)

Bon, à part le #AnnetteGate, que faut-il retenir de cette saison ?

Rien.

Littéralement.

— Enfin, moi, j’ai quand même couché avec Aline. C’est pas une paille non plus, j’étais le seul à pas l’avoir fait !

Mais dans quel univers on irait tromper une fille comme Elsa pour une Aline ? Expliquez-moi… S’il vous plait…

Vous prenez le début de la saison et la fin de la saison, nous sommes dans un statu quo des plus parfaits. En d’autres termes, cette saison ne sert à rien. Ah si, au temps pour moi, Jeanne est revenue avec Nicolas… En dehors du fait qu’on s’en branle et qu’on sait que ça ne durera pas, il ne se passe rien. Faisons une comparaison avec un film normal que tout le monde aurait vu. Tiens Pretty Woman ! C’est comme si à la fin de Pretty Woman, Richard Gere retournait à sa vie et Julia Roberts restait à arpenter son bout de trottoir. On est dans le même genre de comparaison. Le but d’une histoire c’est de faire évoluer les personnages de façon qu’entre le début et la fin, ils se trouvent changés. En bien ou en mal. Ici, que dalle. Jamais. La plus grosse boulette de cette saison se situe à ce niveau là. Un exemple de plus sur la mauvaise gestion du rythme de cette saison qui – hormis le fait d’être trop longue – aurait dû se terminer plutôt sur l’épisode 2 de la saison 5 et sacrifier bon nombre de sous-intrigues foireuses.

Passons donc en revue les non-événements de la série, personnage par personnage:

  • Ca y est, Olga a emménagé à la Villa Bonheur. Elle y répète qu’elle s’emmerde. En même temps, elle a le cul vissé sur la même chaise du salon toute la sainte journée. Si elle s’ennuie tant que ça, elle a qu’a faire de la tapisserie pour changer ces horribles lés dans les chambres. Visiblement, elle a aussi fini par mettre son fils à la DDASS et préfère raconter des blagues salaces en se lamentant du manque d’activité sexuel dans sa vie. Enfin, c’était avant qu’elle rencontre l’amant jetable de Laly ou partage Walid avec Eve. En gros, elle a décidé que si elle devait avoir une maladie vénérienne à transmettre, c’était mieux que ça reste dans la tribu…
  • Laly trompe John et ne voit absolument pas où est le problème avec ça. La ménopause commence donc à la travailler et elle s’est dit que c’était mieux de profiter de son potentiel sexuel avec le cousin de José. Ce n’est pas sale, ça reste dans la famille…
  • José s’est fait tiré dessus, a perdu un rein et est resté entre la vie et la mort pendant 2 heures avec des scènes tournées au ralenti pour souligner une tension dramatique aussi excitante que son électro-cardiogramme. Il peut désormais faire un tas de blagues avec son pipi grâce au rein d’Ingrid (seule donneuse compatible après 2 épisodes insoutenables de lenteur). Il reste l’habituelle girouette qui pousse Nico dans les bras de Jeanne ou Hélène suivant que c’est un jour pair ou impair.
  • Bénédicte s’est trouvée un nouveau trait de caractère : elle s’offusque des blagues de cul d’Olga. C’est tout.
  • Hélène file toujours le parfait amour avec Peter. C’est tout. D’ailleurs, elle ne parle que de lui, c’est son nouveau truc à elle.
  • Peter est visiblement le seul personnage crédible de cette série. Déjà il travaille, fait suffisamment remarquable pour être souligné. Il est milliardaire et en plus il travaille. Les 10 autres sont sans-emploi mais préfère continuer de se toucher le nombril en parlant de temps de temps d’une maison d’hôtes. Sauf que depuis 4 ans on ne fait que repeindre le même volet. Personne n’a pris un râteau pour faire genre « on y travaille » de la même façon qu’on ouvrirait une feuille Excel pour faire genre « on joue pas au solitaire sur les heures de bureau ». Peter a eu un accident d’avion et fut passé pour mort pendant 2 épisodes (à la coupure de milieu de saison). On avait là une trame narrative qui aurait pu durer 5 à 10 épisodes facilement (avec l’enterrement, la succession, etc.) pour qu’il fasse son grand retour (un peu comme dans le film Seul au Monde) puis qu’il se batte ensuite pour récupérer sa thune… Mais non ! Faire des arcs anti-climatiques, c’est mieux pour le coeur fragile de la ménagère…
  • Christian, disais-je plus haut, a donc glissé dans le vagin d’Aline. Puis dans celui de Johanna. Avant de se faire reprendre son vagin habituel (celui de Fanny). Visiblement, son problème d’alcool est définitivement réglé, on est content pour lui. On appréciera son impressionnante mauvaise foi en ce faisant passer pour la victime pour justifier son dérapage…
  • Fanny va se faire kidnapper (ah oui, la nouvelle caractérisation de Fanny, c’est de se faire enlever ; c’est son truc à elle maintenant). On va assister probablement aux pires épisodes de la saison avec des sous-entendus sexuels affligeants grâce à Aline et des situations rocambolesques idiotes grâce à un psychopathe amateur de princesses Disney (sic…).

— « Lèche sale chienne ! » (Véridique et WTF, quoi)

Et pendant ce temps là…

— On est 4 à se pignoler sur une caméra de vidéo surveillance dont l’angle donne pile poil sur la rue. Quelle chance !

Jeanne aurait été là, elle aurait dit:

— Mais pourquoi vous piratez pas son portable pour la retrouver bande de nazes ?

  • Aline est bi-polaire, c’est pour ça qu’on lui en voudra pas d’avoir séquestré Fanny des jours et qu’on portera pas plainte… Oui, dans le monde merveilleux des #MDLA, on n’aime pas avoir affaire à la police. Jamais. Ni pendant, ni après les enlèvements. Pourrait-on leur dire que kidnapper, séquestrer, torturer mentalement et menacer de mort autrui, cela ne relève pas de la bi-polarité ? C’est juste un bon gros cas de sociopathe…
  • Après avoir passé son temps en prison, le nouveau truc de Jeanne, c’est de s’enfuir. Tout le temps, pour n’importe quelle raison. De France à Love Island. De Love Island à Miami. De Miami en France… Encore une fois, on se demandera comment elle arrive à se financer car elle se casse littéralement sans bagage à chaque fois. D’ailleurs, elle n’avait une petite vieille à aider dans la saison 1 ? La raison pour laquelle elle voulait échanger la drogue contre de l’argent. Jeanne n’a pas l’air si dans le besoin que ça… Je ne suis pas spécialement partisan du couple Nico/Jeanne, mais au regard de son comportement après sa fausse couche, elle est tout autant responsable du vol en éclat de leur relation.
  • Quant à Nicolas, son nouveau truc à lui, c’est de pousser ses compagnes au suicide. Après la petite sœur de Béné dans la saison précédente, c’est désormais à Ingrid de vouloir se foutre en l’air depuis un mont suisse… Le petit suisside finira bien ; grâce au chantage affectif et un manque flagrant de volonté, Nicolas aura du mal à s’en dépêtrer de son fromage (crotte, me voilà en train de recycler les vannes d’Olga…).
  • La suissesse n’apporte globalement rien à la série et prend des décisions des plus improbables. Retournant sa veste plus vite que José à propos de Jeanne, elle n’en finira pas de vouloir évincer cette dernière en faisant appel encore et toujours au plus incapable des types dans son réseau : Tonio. Depuis 3 saisons, elle n’a toujours pas compris qu’il ne servait à rien avec ses plans bancals. Et dire que j’avais un minimum d’estime pour elle…

— C’est la dernière fois jusqu’à la prochaine Tonio ! T’as intérêt à assurer !

— Je suis dans un fauteuil et je mouille mon slip dès que Jeanne m’appelle au téléphone, mais oui, je vais d’aider à la kidnapper en faisant appel à des amateurs sur Love Island ! Mon plan est déjà sans faille !

  • Rudy est encore le type qu’on sort du placard quand on en a besoin. Cette fois-ci, il portera assistance à une Ingrid dépressive et larguée pour faire d’elle un chauffeur de taxi. Je ne manquerai pas faire remarquer que c’est exactement ce qu’il avait fait pour Hélène à Love Island, mais comme lui et Ingrid sont la seule qui touchent un salaire pour le fruit de leur labeur, je ne me sens pas de critiquer…
  • On prendra en pitié la pauvre cloé qui va connaître une fois de plus les méandres de la drogue, être responsable de la presque mort de José, perdre son mec et perdre son bébé dans la même saison. Elle ne nous fera qu’une petite dépression de 3 heures, ce qui remet grandement en perspective les envies de suicide d’Ingrid pour Nicolas…
  • Angèle Vivier revient en fin de saison pour un épisode bien nul et inutile. Elle ne sert à rien, sinon justifier une photo gratuite dans mon article.

Le monde des Mystères de l’Amour est une fois de plus rempli de coïncidences hasardeuses (les fameux « C’est Dans Le Script ») expliquant un peu tout et n’importe sans réellement se presser le citron en justification :

  • Un aller-retour Paris-Love Island ? Ca se torche en deux jours sans jet-lag. Mieux même, en revenant à la Villa Bonheur, c’est un peu comme si vous n’étiez jamais parti, temporellement parlant (ou alors Fanny a été séquestrée pendant 5 jours avant qu’on commence à s’inquiéter).
  • Idem avec la Suisse. Il suffit d’un long monologue avec des poupées pour laisser le temps à Nico de s’y rendre. (En fait, je soupçonne le groupe de retenir le Docteur en haleine avec cette histoire de coïncidences troublantes à résoudre et d’utiliser son Tardis en attendant…)
  • On ne remerciera jamais assez les téléphones portables qui permettent:
    • De meubler les scènes inutiles avec des dialogues vide d’intérêt

— C’est affreux Jeanne, on n’a plus de pain ! C’est trop horrible ! Comment allons-nous faire pour le diner de ce soir ? Et Peter n’est pas là !

— Oh non, une intrigue passionnante se profile autour du pain, mais je suis à Love Island ! Que puis-je faire ? Hélène, géolocalise le portable du boulanger. Ensuite appel quelqu’un d’autre pour l’envoyer à la boulangerie.

— Allô papa ? Peter est un homme formidable. Il a envoyé son chauffeur à la boulangerie, tu te rends compte ?

— Oui ma chérie, et moi je ne suis pas du tout en train de déglinguer la meilleure amie de Justine en ce moment même !

(C’est moi où les tapisseries en Australie sont tout aussi moches que dans la Villa Bonheur ?)

    • D’être inutiles au moment où ils le devraient (pas de batterie, pas de couverture réseau… oui, le 78 est aussi bien couverte que la toundra russe visiblement… ça dépend s’il pleut aussi…)
    • D’être utile grâce à l’unique fonctionnalité que personne n’utilise jamais dans la vraie vie : le répérage par satellite
  • Je ne sais pas ce qui se passe dans le 78 et dans ce village en particulier, mais c’est un peu comme si les personnages avaient échoué dans Lost : toutes les femmes enceintes sont vouées à des fausses-couches. Toutes ! Jeanne, Laly, Cloé… je me poserais de sérieuses questions à la place des protagonistes.
  • C’est marrant comme tout le monde est connecté avec tout le monde. Le kidnappeur aux princesses était en fait le patron de la boutique de jouets dans laquelle allait Fanny. La meuf que Nicolas essaie de lever sur Love Island avait précédemment été levée par Jimmy (ce n’est pas sale, ça reste dans la tribu…). Le taxi que prend Aurélie pour retourner voir sa soeur est celui d’Ingrid… Je vous le dis, dans pas trés longtemps, on va commencer à voir des ours polaires se balader dans la forêt et attaquer Fanny !

Déjà que les scénarios sont d’une rare faiblesse, ils sont aussi d’une rare négligence et souffrent d’une surdose de personnages secondaires bien inutiles (au pif, Eve)(même Olga – « ressort comique » n’est pas  une excuse pour justifer une présence au générique) qui plombent encore plus le rythme mollasson de cette saison. Pire encore, quand on ne les voit pas à l’écran (dans le cadre du couple Cloé/Antoine), on finit par se dire qu’ils ont enfin une vie. En fait non. Ils sont juste en train de se toucher le nombril dans leur coin et réapparaissent comme si rien ne s’était passé… Au temps pour moi, rien ne s’est passé…

Il aurait fallu recadrer les intrigues, trancher dans le gras de l’inutile pour avoir une saison plus court et plus efficace (je me répète de chronique en chronique sur cette série – personne chez JLA production ne me lit ou quoi ?).

Bref, la saison 4 est de loin la plus inintéressante et la plus dispensable de toutes. Pas la plus nulle, parce que cela impliquerait de surpasser la saison 2 (et là, ce serait franchement y mettre de la mauvaise volonté). Mais très clairement celle où il ne se passe rien: prenez la fin de la 3, prenez le début de la 5, à deux ou trois ajustements près sur les personnages inutiles secondaires (dont Jeanne) et – comme je l’ai stipulé plus haut – vous ne manquez de rien.

On se consolera en ce disant que la saison 5 apparaît déjà comme plus solides que toutes les précédentes… Et pourtant, je suis quasiment sûr que je vais pouvoir du copier-coller de cet article le moment venu.

Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux.

Cela faisait longtemps que j’attendais de pouvoir écrire cet article. De toute façon, mes chroniques sur cette série sont de loin celles que je préfère rédiger ! La saison 3 fut particulièrement riche et pourtant, je vais commencer par la saison 4 !

EXT. DEVANT LA PRISON – JOUR

Une voiture se gare, plutôt milieu de gamme et passe-partout. La portière arrière s’ouvre et en sort un homme, 45-50 ans, élégamment vétu d’un costume trois pièces sobre. Les cheveux coupés court, rasé de près, il passerait pour un homme d’affaire d’Amérique du Sud.

Il referme sa veste avec un bout, tire sur les manches de sa chemise, et s’avance vers l’entrée de la prison pour faire la queue derrière les personnes qui attendent déjà.

INT. SALLE DE VISITE DE LA PRISON – JOUR

Il s’agit d’une très grande salle, avec plusieurs tables et chaises, toutes fixées au sol. Plusieurs détenus s’entretiennent avec leurs familles ou amis, chacun à une table. Des gardes patrouillent avec assiduité à travers la pièce et vieillent à ce que rien de suspect ne s’y déroule.

L’inconnu est assis, seul, à une de ses tables. Il finit de nettoyer ses lunettes avec précaution, les remets et utilise son chiffon pour nettoyer également le bord de la table où il est. Quand il aperçoit quelqu’un entrer, il se lève en rangeant son mouchoir et affiche un immense sourire sincère.

Ricardo vient d’entrer dans la pièce, il est menotté et porte un costume bleu délavé. Le garde lui fait signe d’aller à la table où se tient debout l’homme souriant, mais ne le démenotte pas.

Ricardo s’approche, sans répondre au sourire de son visiteur. Ce dernier lui tend les bras, mais Ricardo s’assoit. L’inconnu est interloqué de ce comportement mais s’en offusque point, garde le sourire et s’assoit.

RICARDO

Qu’est-ce que tu fous là ?

GIANCARLO (En espagnol sous-titré)

Je me fends d’une visite de courtoisie. N’est-ce pas là le rôle d’un grand-frère ?

RICARDO (En espagnol sous-titré, peu amène)

Arrête ton cinéma Giancarlo ! Ca fait des semaines que je moisis ici ! T’avais tout le temps de venir avant !

GIANCARLO (En espagnol sous-titré, toujours souriant)

Les nouvelles ont du mal à arriver jusque dans notre petit pays. Et comme tu n’as jamais été du genre à donner de tes nouvelles, j’ai pensé que tout allait bien. Voilà tout…

RICARDO (En espagnol sous-titré)

C’est bon, ça va ! Tu me fais sortir quand ?

Giancarlo prend une profonde inspiration, retire ses lunettes et les pose méticuleusement sur la table. Son sourire s’efface pour prendre un air plus grave.

GIANCARLO (En espagnol sous-titré)

Il m’a été donné la directive de remettre à flot ton entreprise vacillante et de me débarrasser des membres les moins efficaces. (Pause, puis les dents serrés et monolithe comme un juge). Tu n’as pas été efficace et le cartel se voit dans l’obligation de se passer de tes services. Définitivement.

RICARDO (En espagnol sous-titré, désinvolte qui n’en croit pas un mot)

Le patron pense ça ? Hein ? Mes couilles qu’il peut se passer de moi !

Il appuie son propos en tapant violemment sur la table, ce qui attire l’attention des gardes. Ricardo se calme, montre que tout va bien et reprend plus posément.

RICARDO (En espagnol sous-titré)

T’as besoin de moi. Fais-moi sortir et on règle ça ensemble, comme au bon vieux temps.

Giancarlo tire une photo de la poche intérieur de sa veste et la pose devant Ricardo. Sur le cliché, on reconnait Jeanne Garnier à Love Island.

GIANCARLO (En espagnol sous-titré, toujours glacial)

Je n’ai pas besoin de toi, Ricardo. Je sais tout ce dont j’ai besoin de savoir.

RICARDO (En espagnol sous-titré)

Tu n’auras jamais Jeanne Garnier sans moi !

Il reprend la photo.

GIANCARLO (En espagnol sous-titré)

Isabelle Grangier. C’est son vrai nom.

RICARDO (En espagnol sous-titré)

Quoi ?

Giancarlo reprend et remet ses lunettes.

GIANCARLO (En espagnol sous-titré)

Comme je le disais (Grand sourire à nouveau) : je n’ai pas besoin de toi, Ricardo.

RICARDO (En espagnol sous-titré, de nouveau arrogant)

Pourquoi t’es venu alors ?

GIANCARLO (En espagnol sous-titré, triste)

Je suis venu dire « Au revoir » à mon frère. (Pause, puis de nouveau sourire, cripé et faux) Maintenant, lève-toi, souris et embrasse-moi.

Ricardo comprend ce qui se cache derrière les mots de Giancarlo. Il réfléchit quelques instants, accepte puis se lève. Giancarlo fait de même et il se donne une accolade sincère.

RICARDO (En espagnol sous-titré, résigné)

Fais attention à toi.

L’accolade dure quelques secondes sous l’oeil vigilant des gardes. Ils se séparent. Giancarlo s’apprête à partir quand Ricardo l’interpelle une dernière fois.

RICARDO (En espagnol sous-titré)

Méfie-toi d’elle… Méfie-toi de tout le monde dans sa bande.

GIANCARLO (En espagnol sous-titré, toujours avec ce sourire triste)

Toi aussi Ricardo, méfie-toi de tout le monde…

Un dernier signe de tête et il s’en va. Ricardo est emmené, il jette un dernier regard derrière lui.

CUT TO:

Quand je m’imaginais le début de la quatrième saison, je rêvais d’un début comme ça. L’introduction d’un nouvel antagoniste qui n’était pas venu pour enfiler des perles mais qui avait tout de même cette petite part d’humanité. Sous le couvert d’un entrepreneur sud-américain qui chercherait à implanter une usine responsable dans le coin, il aurait passé quelques temps à la maison d’hôte Villa Bonheur pendant que des sous-fifres compétents faisaient le ménage (Tonio, Ingrid…), le temps d’attirer l’attention de Jeanne Garnier et la faire revenir en France… Ca me semblait une bonne idée pour relancer le côté thriller des Mystères saison 1 en y ajoutant un brin de sérieux et en évinçant la bande de baltringues incompétents qu’on avait pu voir. Il aurait eu une relation avec une des filles du groupe (allez, genre au pif Manuela dont on nous avait fait miroiter le retour), cela ne changeait rien aux intrigues amoureuses annexes, etc.

Quitte à remettre les choses dans l’ordre, j’en aurais profité pour reprendre l’idée que j’avais en matant la saison 1, la seule logique au regard de ce qui se passait d’épisode en épisode de l’illogique saison 1 : Nicolas était un flic infiltré dans le bordel d’Ingrid pour démanteler un réseau quelconque avant de se voir mettre sur la touche par la brigade qui traquait les Colombiens. Ca aurait même pu expliquer son comportement chaotique dans cette saison 3…

Mais non…

Ricardo est revenu dans la saison 3. C’était, de mon point de vue, une saison trop tôt. De toute façon, c’est un peu la saison des retours. Tout le monde revient !

Ah non, moi, je me casse au bout de 4 épisodes ! Dans le pire des cas, je suis replongée dans la drogue avec mon nouveau mec qui a appris à faire du Krav Maga en une saison… Sinon, on prend juste beaucoup de temps à visiter Montmartre.

Le retour de Cynthia, le retour de Sébastien, le retour de Diego, le retour de la soeur de Bénédicte qu’on avait dû évoquer un jour dans un épisode d’une série précédente, le retour de Peter Watson, le retour d’Ingrid, le retour de Tonio, le retour de Jimmy, le retour de Jeanne, le départ de Jeanne, le retour de Jeanne, le départ de Jeanne…

Comme d’habitude, résumer une saison entière des Mystères de l’Amour n’est pas une chose aisé tant ça brasse énormément de vent dans chaque épisode. Commençons donc par souligner le fait que globalement la saison 3 est meilleure que les précédentes, cela se ressent dans la mise en scène, la musique utilisée (adieu la bande-son avec 3 pistes sur le CD), les audiences qui ne cessent de monter avec le changement de case horaire. C’est toujours pas la série de l’année, loin s’en faut, mais on a eu le droit à d’agréables surprises qui ont relancé certaines choses dans le show.

Parmi les choses positives, on notera :

  • José et Bénédicte, enfin mariés ! Preuve que les choses peuvent finalement évoluées, même les personnages versés dans le cocufiage depuis 20 ans ! Reste à savoir comment cela va se passer et si le couple pourra avoir des intrigues solides sans retomber dans le « oups, j’ai glissé dans un autre vagin sans le faire exprès ».
  • Peter Watson. Honnêtement, je ne l’attendais pas celui-là. Je ne l’attendais surtout pas en qualité d’amoureux transi d’Hélène, repenti de ses années Love Island, prompt à enterrer la hache de guerre et entrer dans la bande. Un Watson étant un Watson, reste à voir ce que ça donnera par la suite.
  • Le retour des vieux ! Sébastien & Cynthia. C’était rigolo de voir la bande de potes à l’écran. Même si ça relève très clairement du fan-service assumé et, au final, sans grand intérêt.
  • C’est bon, on a arrêté de mettre la table et de picoler à longueur de journée. Maintenant, on ne sort les oignons que pour faire pleurer Nicolas. (Alerte au cliché !)
  • Le couple Fanny-Christian. En dehors du fait que visiblement le vieux Christian n’apprécie désormais plus que les petites chanteuses, cette relation  fait partie des choses relativement cohérentes tout au long de la saison, au travers du père chanteur protecteur, de leur envie commune de faire de la musique, de l’arrivée de Yann pour bousiller le couple. Honnêtement, c’était pas gagné d’avance et heureusement que Fanny s’est vue (tacitement) ré-écrite depuis la saison 1… Vu que c’était une nana nymphomane opportuniste, elle a parcouru du chemin pour ne pas simplement coucher avec son producteur !

Sur le papier, la saison 4 promet donc quelques petites intrigues sympathiques. Sur le papier… Après, on verra ce que ça donnera.

Ah, dans les choses très positives, on notera la très agréable présence d’Angèle Vivier, véritable délice pour les yeux !

Bon, d’accord, ya pas de plage dans la série, mais je fais ce que je veux avec mes photos d’articles !

Angèle Vivier interprète Aurélie, la soeur de Bénédicte, venue quelques jours en avance pour aider aux préparatifs du mariage… Personnellement, j’aiderai plutôt aux préparatifs de la maison d’hôte parce que à part décaper des volets et déplacer des pots de fleurs, ils ont pas foutus grand chose ! Sérieusement, vous avez vu les tapisseries dans les chambres ? Vous iriez passer un week-end dans le 78 pour vous retrouver dans une ambiance 1950 ?

Comme tout nouveau personnage introduit dans une série AB, Aurélie dispose de son malade mental personnel, un type qui s’est coupé un doigt et le lui a donné pour lui montrer qu’il lui appartenait… CDLS. WTF. Et LOL, même. Heureusement la bande est sur le coup, ils vont la sauver du kidnapping le plus foireux de l’histoire (ah non, pardon, c’est avec les Colombiens que les kidnappings sont les plus foireux). Et c’est là que va commencer la romance avec Nicolas…

La romance avec Nicolas…

J’aurais pu accepter cette romance. Sérieusement ! Ils ont 15 piges de différence, c’est la soeur de Béné et tout, mais j’étais prêt à me dire que « oui, ça peut fonctionner ». Sauf que, comme d’habitude, ce fut très mal géré. Pour que cette intrigue amoureuse demeure un brin crédible, il aurait fallu qu’Aurélie ne soit pas parachutée en milieu de saison avec son « quand j’avais 13 ans, je trouvais Nico mignon… » Si Aurélie était intervenue durant la première (ou deuxième) saison et s’était mise à gentiment draguer Nicolas (en lieu et place de Fanny, par exemple) avant de momentanément disparaître une grosse demie saison, la romance aurait été justifiée à son retour. Au lieu de ça, on a :

  • Une fille qui débarque de nulle part,
  • Une fille qui fait du rentre-dedans violent, façon fantasme de petite fille à assouvir,
  • Nico qui lui dit « oui », « non », « oui », « non », « peut-être », « je sais pas », « je t’aime », « en fait non » en l’espace de 2 jours !

Rappelons au passage que la saison débutait sur Jeanne enceinte (a priori de Nico), qu’il était plus ou moins convenu qu’ils allaient s’unir dans un truc sensiblement équivalent au mariage, qu’elle a eu une fausse couche (ce qui ne fait pas tout répétition avec le cas Laly… ou des intrigues passées…) et qu’elle s’est cassée, laissant son mec dans un désarroi bien compréhensible. N’importe quel Nico raisonnablement construit n’aurait pas pu tomber dans les bras d’une autre fille aussi débilement (surtout en disant des « je suis amoureux de toi » avec le plus grand sérieux du monde !). Certes, il fallait bien montré qu’il était complètement foutrarque, mais là… c’est juste n’importe quoi ! Mais bon, je rappelle que dans la vraie vie selon la saison 2, on se remet des ruptures amoureuses de 3 ans en 3 jours ; perdre un enfant inespéré à 40 balais, c’est du pipi de chat à côté, 2 jours suffisent pour se remettre avec la première jeunette venue !

Je vois pas où est le problème…

Sérieusement? Réfléchis bien…

L’autre façon de justifier cette romance était de la faire venir dans cette saison, qu’il ne se passe rien et de la déclencher de façon effective dans la 4. Ca n’aurait pas remis en cause les problèmes que traverse ce brave Nicolas. En fait, ma théorie, c’est : pour que personne ne remarque qu’Aurélie était arrivée en taxi puis disposait ensuite magiquement de sa voiture rouge à la villa, le plus simple était de faire la romance la plus invraisemblable de la série pour brouiller les pistes.

Après, c’est facile de lâcher au milieu d’un épisode « En fait, je te l’ai jamais dit, mais Aurélie a fait une tentative de suicide » pour justifier qu’elle désire ensuite se jeter sous les roues d’un train de banlieue. Entre les kidnappings, les enlèvements, le retour d’Ingrid, de Ricardo, de la prostituée nymphomane à la gâchette facile, les impôts non payés (CDLS !) de José, la tentative de suicide, les fausses-couches… la semaine qui précédait le mariage était un brin chargée. Même pour les critères larges d’une série estampillée JLA !

Qui dit retour de Ricardo, dit retour de Tonio, des terroristes en carton et de Soprano-Jeanne ! Je ne me lasserai jamais de ce petit restaurant où les méchants jouent au poker et où n’importe quelle nana bien gaulée peut manipuler des mecs qui viennent du pays le plus anarchique et dangereux du monde ! Bref… Le retour de Soprano-Jeanne et de ses contacts tentaculaires dans la mafia parisienne implique aussi le retour Rudy !

Avant, j’avais une vie… mais ça, c’était avant.

Rudy ou l’esclavage moderne. Et dire que ça tombe ironiquement sur un gars d’asie du Sud-Est ! Il fait taxi sans broncher et à l’oeil, il fait le boy entre son appartement et l’aéroport, prépare les petits déj, sacrifie la moindre parcelle de sa vie à chaque desiderata de Jeanne. Sans jamais avoir un mot plus au que l’autre. Je vous le dis, un jour, ce type va péter un câble et ce sera pas beau à voir…

RudyUnchained

« The D is not silent anymore! » Vivement que ça sorte !

Le problème de Jeanne, c’est qu’elle n’a aucune faiblesse. Son personnage est gravé dans un monolithe de granite et elle te démonte des réseaux mafieux comme elle bouffe une tartine de pain. Si son point faible, c’est Nicolas, autant dire que c’est ultra-mal géré parce que – que ce soit dans l’interprétation d’Isabelle Bouysse ou les dialogues copiés-collés du dictionnaire des citations toutes faites – elle reste imperméable à tout ce qui lui arrive. Si on y regarde bien, on sent bien que Jean-François Porry a envie d’en faire un personnage un peu à la Jack Reacher… Il manque simplement pour ce personnage de réels enjeux ou des enjeux qui soient exploités avec justesse (la fausse-couche, le retour de Ricardo, son attirance pour Jimmy… les occasions ne manquent pas, c’est juste nazement mis en place). (oui, « nazement », je fais des barbarismes si je veux)

Un mardi comme un autre dans la vie de Jeanne Garnier…

La saison 3 comporte comme 17 épisodes (auxquelles on ajoutera ou non, les 8 de la bâtarde 2.5). Comme d’habitude, elle s’étale sur une période temporelle assez restreinte couvrant à la louche la semaine qui précède le mariage. Comme d’habitude, la série souffre du syndrome « trop de choses en trop peu de temps ». Et comme d’habitude, le script est dilué dans une accumulation de scènes et de dialogues bouche-trou à l’intérêt limité. Entre improvisations des acteurs et scripts approximatifs, le rythme est très saccadé et souffre largement de ce laxisme généralisé. On se retrouve souvent face à des scènes inutiles où les dialogues surchargent le moment présent. Des non-dits et des gestes contextuelles en expliquent bien plus…

Dernier visionnage en date oblige, les exemples ne manquent pas dans l’épisode du mariage tant il était d’une vacuité sans fond. Avec une accumulation de scènes où on répète ce qu’on a déjà dit (John et Laly), où on met les acteurs dans des situations sans intérêt (Béné et Hélène dans la voiture qui reçoivent des coups de téléphone qui servent littéralement à rien… le but de la scène étant de faire déchirer le numéro de téléphone de Franck, il y avait matière à faire ça beaucoup mieux… de toute façon, ce numéro de téléphone aurait dû arriver à la mi-saison pour être bien utilisé…), où on fait du remplissage inutile (la séance album photo…) et j’en passe, cet épisode est à l’image de cette saison : des bons sentiments sur le papier mais une gestion ridicule des personnages (sauf exception sus-mentionnées) et des (anti-)climax scénaristiques.

La pseudo-romance Fanny-Yann aurait mérité d’être un peu étirée, quitte à ce qu’elle permette à Jeanne d’avoir sa part à jouer (vu que tout le monde se retrouve à Love Island…). Au lieu de ça, ça se termine en eau de boudin avec un coup de fil magique de Peter Watson (qui a l’air de se poser en CDLS tout trouvés pour gérer les résolutions expédiées tant il est pété de thunes !).

L’intrigue la plus intéressante du personnage de Sébastien : rouler un tapis à trois avec une main cassée !

Si j’ai dit apprécié revoir la tête de Sébastien, qui revient avec sa vraie fille, je ne démords pas du fait qu‘il aurait été sympa de le voir utiliser dans une courte intrigue, histoire de lui donner autres choses à faire que des retrouvailles entre potes où la frontière fiction-réalité semble bien mince. Idem pour Cynthia qui a l’air de débarquer à l’improviste !

Merde… elle est venue finalement ! Elle aurait pu répondre à l’invitation, ça fout en l’air nos plans de table, la quantité de bouffe qu’on avait prévue, heureusement que nos potes de 20 ans ont pas fait ça ou la pièce montée aurait pas été assez grande !

J’ai dit que j’avais apprécié que les personnages arrête de bouffer ou mettre la table à longueur de journée. Maintenant, il serait appréciable qu’il arrête d’utiliser leur téléphone portable pour rien ! Appeler pour simplement dire « tu me manques » ou « je rentre pas ce soir », ça ne sert à rien ! Ca se fait hors-champs. C’est bien simple, ils passent leur vie à s’appeler et quand il est absolument nécessaire qu’ils s’aient par téléphone – genre condition de vie ou de mort – le téléphone en question a été oublié dans un frigo, dans la voiture, en mode silence, avec une batterie morte ou je ne sais quoi ! Pour des cyber-addicts qui te géo-localisent des portables, l’astuce scénaristique est des plus foireuses et éculées au bout de trois saisons.

On ne va pas tout mettre sur le dos du scénariste non plus. La réalisation n’est pas souvent des plus inspirées avec des ralentis clichés pour souligner les mauvaises nouvelles et des plans pas toujours judicieux. Le ou la scripte fait vraiment un boulot de sagouin dans la gestion des raccords entre les scènes ! J’ai arrêté de compter les bagnoles qui disparaissaient, apparaissaient miraculeusement ou se dupliquaient littéralement !

La saison 3 signe aussi le retour de Ingrid, dans un rôle à contre-emploi. Jouer les victimes, c’est rare. On a un peu versé dans le pathos avec ce personnage, cependant j’ai cru qu’on allait avoir un personnage qui vit une espèce de rédemption…  Au regard des premiers spoilers de la saison 4, je suis vraiment naïf… Mais comme j’ai pas pour habitude de cracher dans la soupe pendant qu’elle cuit, je vais attendre de voir.

A gauche… Nicolas et Ingrid… C’est pas encore gagné pour ces personnages…

De toute façon, la saison 4 enchaîne directement avec la 3. Ce qui n’est pas pour me rassurer, le délai de production d’un épisode semblant s’être considérablement raccourcis, nous rapprochant ainsi de cette fameuse production low-cost vite-tournée vite-diffusée qui a fait les grandes heures des années 90. Pas forcément pour le meilleur…

Si la saison 3 était objectivement meilleure que les autres, on est loin d’atteindre le minimum syndical espéré et je ne peux pas m’empêcher de continuer de pester sur mon siège de scénariste devant la faiblesse de ses scénarios et dialogues. De mon point de vue toujours, les personnages (et leurs acteurs) et la série méritent clairement mieux ! Wait & see dimanche prochain…