Articles Tagués ‘Argent’

Turbo Kid

Stop ! Arrêtez tout ! Posez ce DVD ultra générique que vous alliez acheter (sûrement un truc avec des types en collants puisque c’est à la mode) et demandez au vendeur d’aller vous chercher celui de Turbo Kid ! Turbo Kid est probablement le film le plus cool que j’ai vu depuis des mois ! La musique synthwave déboite, l’univers rétro-futuriste est génial, les personnages sont attachants, les effets gores rigolos, le casting permet de revoir Michael Ironside et de découvrir une pétillante Laurence Lebœuf ! Je ne veux pas en dévoiler plus pour vous laisser la surprise de la découverte ! Combien de points d’exclamation dois-je mettre pour prouver que ce film est extraordinaire ?! Foncez, foncez, foncez !

5/5

Rurouni Kenshin – Meiji Inferno & The Legend Ends

Comme je disais le mois dernier, le premier film live sur la licence Rurouni Kenshin a trouvé son public en salle. Donc, une suite s’est rapidement mise en chantier. Et dans la tête d’un producteur, on s’intéresse avant tout aux billets verts donc « la suite » s’est aussitôt muée en trilogie. Une trilogie rushée (le premier opus est sorti en 2012, les suites en 2014) qui souffre du syndrome trilogie Matrix. Donc un épisode 2 sans fin conclusive et un épisode 3 vide. C’était long et ennuyeux, tout juste rattrapé par les combats qui arrivent ça et là. Mieux écrit, on aurait pu avoir un seul film potable, avec plein d’action. Bref, potentiel gâché sur un autel de billets, encore une fois…

1/5

Gate: jieitai kanochi nite, kaku tatakaeri

Une série anime qui propose un pitch un peu éculé : quelqu’un de notre monde se retrouve dans un univers de fantasy. Le gros point innovant reste de se placer à l’échelle d’un pays (le Japon) et de se focaliser sur l’aspect diplomatique de la découverte d’un nouveau monde. Beaucoup de critiques semblaient dire que le pro-militarisme était gavant mais pas tant que ça si on y réfléchit. Certes, des Japonais avec des fusils automatiques bousillent par paquet de douze des trouffions dont le summum de la technologie militaire est l’épée. Mais ce serait pareil dans un film américain. On regrettera que certains passages aient vite été expédiés, que la fin n’en est pas vraiment une (comme d’hab’ avec les séries animées) mais si vous aimez, rien ne vous empêchera de vous rabattre sur les manga. La galerie de personnages est intéressante (à part l’elfe, comme tous les elfes…) et présente des archétypes qu’on voit assez peu, comme la déesse de la guerre en lolita ou l’otaku fainéant comme héros (encore que, on est borderline cliché là). Un anime divertissant en somme. Profitez qu’on puisse trouver le premier épisode sur youtube…

4/5

You Again

Il m’avait tellement marqué qu’aux 3/4 du film, je me suis dit « Mais en fait, je l’ai déjà vu ! ». Donc voilà, ça en dit assez long sur l’intérêt du film et l’impact qu’il aura sur votre vie. Sa seule curiosité est de réunir Sigourney Weaver et Jamie Lee Curtis et de les opposer autour d’un prétexte adolescent un peu bidon. Avouez qu’on aurait préféré voir les stars de Alien et Halloween dans un film d’action badass plutôt que dans une comédie pleine de bons sentiments. Les amateurs de Kristen Bell trouveront également une raison supplémentaire de regarder. Les autres ont déjà un DVD de Turbo Kid à regarder.

2/5

Kokoro Connect

Deuxième série animée du mois. C’est le pitch de base qui m’a semblé intéressant : un groupe d’adolescents commence à changer de corps. En soi, c’est pas nouveau-nouveau comme concept surtout avec un couple qui ne peut pas se piffer pour finir ensemble à la fin. Du coup, oui, c’est un anime romantique. Mais la notion de groupe apporte un petit plus. Et surtout, le côté échange de corps ne dure quelques épisodes avant de passer à d’autres types de phénomènes et d’échanges. Ce qui est intéressant dans Kokoro Connect, au-delà de romances un peu clichés, c’est que les interactions entre ados finissent par poser des questions plus profondes sur la nature de l’homme : qu’est-ce que l’âme ? le corps est-il une composante de soi ? Ce genre de considérations que je ne m’attendais pas à trouver dans un anime vendu comme de la romance ados. On regrettera que l’anime reste évanescent sur l’origine des phénomènes. Avis aux amateurs qui n’aurait pas fait le tour du genre.

3.5/5

Pelé

Dire que j’en ai rien à battre du foot relève de l’euphémisme. Mais j’adore les biopics. Du coup, ma curiosité m’a poussé à regarder celui sur la légende vivante du ballon rond brésilien. Donc la bonne nouvelle, c’est que même si ce sport, la FIFA, les stades, les beaufs ou la grammaire approximative de Ribéry vous filent de l’urticaire, c’est que cela ne vous empêchera pas d’apprécier ce film, découvrir une facette du Brésil méconnue ainsi que l’ascension de celui que l’on nomme Pelé. C’était étrange de voir des Brésiliens parler anglais et non portugais mais je suppose qu’on ne peux pas tout avoir… Divertissant, bien calibré pour la gloire du sport et du pays de Pelé (et non à la gloire du personnage lui-même). Je ne suis pas assez calé pour juger de la véracité de l’histoire racontée mais ça fait le job pour les ignares comme moi.

3.5/5

Friday Night Lights

Avant d’être une série de 5 saisons de qualité, Friday Night Light était un film, toujours de Peter Berg. Le film reprend globalement la trame de la première saison, avec les mêmes personnages et parfois les mêmes acteurs. La grande force de FNL est non pas de proposer un classique film de sport, avec une équipe de losers, des discours enflammés dans les vestiaires, des moments de bravoure… Non, FNL est un film nettement plus profond et s’intéresse à ce que cela signifie de jouer au football dans un trou du Texas où l’on considère ce sport sur une religion. Fardeau, contrainte, libération, promesse… chacun porte une croix avec une chaîne reliée au ballon ovale. C’est touchant, dur, intéressant mais ne mérite pas le note parfaite à cause d’une caméra un peu gerbante. A choisir également, je penche plutôt pour la série.

4/5

The Trust

J’ai un nouveau théorème : « si Nicolas Cage porte une moustache, son film sera bon ». J’attendais pas grand chose de ce direct-to-DVD, avec un acteur qui accepte tous les rôles que son agent propose pour assurer son train de vie onéreux, même – surtout – si le film est pourri et tourné au fin fond de la Moldavie. Il se trouve que c’était bien, ce film de braquage peu conventionnel. Pas le film du siècle, mais il est porté un duo d’acteurs sympathique (Cage et Frodon) sur un scénario qui se permet d’être un peu plus profond qu’il n’y parait. En fait, c’est un des rares scénarios récents qui évite l’écueil facile de tout raconter pour laisser place à des expositions et explications tacites. Bref, je recommande.

4/5

Un Fauteuil pour Deux

C’était la séance vidéo-club du mois, avec un film que je n’avais pas vu depuis genre 20 ans après l’avoir loué dans mon ancien vidéo-club qui puait le tabac. Etrangement, le film n’a pas tant vieilli que ça et il est toujours agréable à regarder. J’avais complètement oublié que Jamie Lee Curtis était au casting, aux côtés de Dan Aykroyd et Eddie Murphy (qu’il est décidément difficile d’entendre autrement qu’en français…) Ca fleure bon la nostalgie et Hollywood n’a pas encore eu la brillante idée d’en refaire un remake avec gender-swap à la mode. On ne boudera pas son plaisir devant cette comédie culte des années 80.

4/5

The Big Short

J’ai dû m’y reprendre à trois fois avant de rentrer dedans. Et même une fois dedans, c’était chaud à suivre. Car même si Margot Robbie ou Selena Gomez expliquent des concepts financiers de haute volée en termes simplifiés, ça reste tout de même hyper compliqué à suivre ! Pourtant, c’est un film intéressant qui retrace le pourquoi du comment de la crise financière de 2008 (en gros, on sait que c’est la faute aux banques, mais c’est largement plus compliqué que ça). On regrettera que le film est américano-centré (en même temps, c’est de leur faute si on a eu tout ce caca). Le casting 4 étoiles est parfait, surtout Steve Carell dont le potentiel dramatique ne cessera jamais de me surprendre.

3/5

The Nice Guys

Stop ! Arrêtez tout ! Gardez votre DVD de Turbo Kid dans le panier, mais faîtes demi-tour et demandez au même vendeur de vous indiquer le chemin le plus court vert le DVD de The Nice Guys. C’est drôle, c’est fun, ça se prend pas au sérieux, c’est intelligemment mis en scène, la musique des 70’s est cool, les acteurs prennent visiblement leur pied. Au milieu de tous les films en copier-coller qu’on est en train de se taper soit parce que c’est des mecs en collants, soit parce que c’est des reboots, soit parce que c’est des suites, soit parce que c’est des remakes, autant dire que le duo Russel Crowe – Ryan Gosling souffle comme un vent de fraîcheur sur les collines d’Hollywood ! Coup de cœur !

5/5

Switch

Voici le premier film 100% norvégien que j’ai vu. Dans le cadre de mes cours, pour être précis. Donc sans sous-titres, même dans la langue locale. Autant dire que j’ai eu du mal à piger toute la subtilité des dialogues de ses films pour ados. Ceci étant dit, Switch est un plagiat à peine éhonté de Karate Kid ! Remplacez les arts martiaux par le snowboard et voilà. Je me demande combien de producteurs et scénaristes norvégiens ont sérieusement cru que ça se verrait pas… Je veux dire : tout y est, absolument tout. Le gamin qui déménage avec sa mère célibataire à l’autre bout du pays, le héros qui tombe amoureux d’une nana qui a déjà un mec qui se trouve être le rival du héros, le rival se fait larguer par la gonz’ parce qu’il a été méchant, les humiliations du rival, le mentor qui sert d’homme à tout faire, qui est également un exilé (d’Amérique), qui prend en pitié le héros pour lui apprendre les arcanes secrètes d’un sport, le tournoi, le héros blessé au tournoi, le mentor qui rasfistole le héros au tournoi, le héros qui gagne le tournoi et la nana, l’entraînement mystique qu’on croit qu’il veut rien dire au départ… Pomme+C, Pomme+V. Littéralement. Mais comme je doute que quelqu’un regardera un jour Switch, autant que je conseille de mater à nouveau l’excellent Karate Kid ! Ou Turbo Kid

1.5/5

Now You See Me 2

Le premier volet pourrait être considéré comme « sympathique ». Genre un 2.5/5 avec un casting intéressant et une idée peu exploitée avec des magiciens mais à des lieux de qu’est Le Prestige. Et comme le premier film a fait un score décent au box office US, les exécutifs se sont dit que ce serait orignal de faire une suite… Le résultat est d’un ennui profond, accumulant des scènes de m’as-tu-vu à rallonge (comme le vol de la carte…), des couches d’épaisseur ridicule sur des personnages dont on se fichait dans le premier (Mark Ruffalo…). Globalement, le film cachetonne sur le précédent et n’a aucun intérêt. D’ici à ce que ça tourne en trilogie, y’a pas loin…

1/5

Les Délices de Tokyo

Stop ! Arrêtez tout ! Un dernier DVD dans votre panier et on en a fini avec ce mois. Les japonais ont un art particulier de filmer la vie, tout en pudeur et en contemplation, sans renfort de surexposition, de blabla ou d’effets de manche. Un film magnifique, tout simplement ! Dernier coup de cœur du mois !

5/5

Dans l’épisode précédent…

Cher Journal,

Me voilà donc littéralement un SDF à Oslo, squattant la chambre d’ami d’un collègue en attendant de trouver le St Graal des appartements. Autant dire que la situation est particulièrement stressante. Et comme si je n’avais pas assez de soucis comme ça, je découvre avec horreur que ma carte bleue atteint son plafond de débit à l’étranger. Entre l’avance pour les billets d’avions, la préparation du voyage et le coût excessif de la vie à Oslo, autant que ce plafond s’est vite retrouvé très bas.

Pour ceux qui ne se rendent pas compte de la galère d’avoir une carte de crédit bloquée à l’étranger :

  • Je ne peux pas encore avoir de compte en banque local pour cause de D-Number manquant
  • Je ne peux pas payer la caution d’un potentiel appartement
  • Je ne peux pas bouffer
  • La Norvège ne prend pas les chèques
  • Je ne peux même pas utiliser ma deuxième carte bleue car j’ai oublié le code, ni faire de transfert compte à compte car ma Secure Key HSBC ne fonctionne plus sous iPhone 3 (double combo!)…
  • Je dois appeler ma banque en France pour lever le plafond/demander le code/demander une Secure Key, mais je ne peux pas acheter une recharge pour mon téléphone (Fatality!)

En l’espace d’une semaine, tout s’est cumulé au fond d’une impasse. De quoi déprimer. Et le plus paradoxal, c’est que de l’argent, j’en ai suffisament sur mon compte en France ! Bref, j’ai vécu 10 jours particulièrement usant à visiter des appartements, me demandant comment j’allais faire pour la thune dans un avenir très proche.

Fort heureusement, ma nouvelle boite et mon patron sont formidables et j’ai pu emprunter énormément d’avance sur salaires pour payer la caution de mon nouvel appartement et le meubler chez IKEA.

Car oui, après 3 semaines de recherche, j’ai fini par trouver un appartement ! J’ai longuement hésité avant de le prendre, notamment pour le prix (10000 NOK sans l’électricité, ni internet, ni chauffage collectif) et à cause du fait qu’il est entièrement vide. A savoir sans frigo ni plaques. Dans la balance positive, il fait 50 m², il est à 7 minutes de métro du boulot, en excellent état et situé dans un lieu calme (forcément, à littéralement deux pas d’un hôpital…). Au moins, si je suis malade, j’aurais pas beaucoup de chemin à faire… Il est aussi à trois pas du plus grand parc d’Oslo, que je finirai bien par présenter un jour.

Quelques photos de ma nouvelle demeure au moment de la remise des clés. J’ai d’ailleurs fait moi-même l’état des lieux d’entrée… Ce qui peut paraître étrange, mais la Norvège est un pays où la confiance est une base de la société (oubliez votre porte-monnaie dans un lieu public et vous le retrouverez au même endroit avec tout son contenu).

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Le couloir d’entrée, avec placards

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La chambre

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La chambre en contre-champs

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Future Salle à manger

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Cuisine (dont la prise pour la cuisinière est spécifique à la Norvège)

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Futur Salon/Bureau/Salle de musique

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Salle de bain, avec la douche et l’emplacement machine à laver

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Vue vers la gauche

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Vue vers la droite

Et puisque j’ai eu l’occasion de le pratiquer plus d’une fois en cherchant un lieu de vie, la prochaine fois nous parlerons du métro.

Block ‘n’ Load est un jeu développé par ArtPlant et Jagex, édité par ce dernier et disponible pour PC via Steam.

Avant de commencer, il convient de faire une petite note. Les plus assidus lecteurs n’auront pas manqué de faire le rapprochement entre le ArtPlant en début d’article et le ArtPlant du prologue de mes Journaux au Pays des Fjords. Oui, Block ‘n’ Load est le dernier titre en date de la société qui vient de m’embaucher et non, ceci n’est pas un article de promo grasse.

  1. Ma participation à la version en ligne de BnL s’élève à 0.0000001%. En gros, j’ai rentré des perks et des items dans le store. Rien quoi.
  2. L’article a été écrit suite à un test en bonne et due forme, en jouant comme un joueur normal, sans aucun bonus type « argent gratuit » que pourrait me filer ma boite.

D’ordinaire, je fuis les jeux en ligne avec d’autres joueurs que je ne connais pas. L’internet étant ce qu’il est, il est donc peuplé en majorité d’idiots dont le potientiel de méchanceté et de crétinerie est multiplié par l’anonymat de l’écran. Bref, me faire pourrir la tronche par un gamin de 12 ans parce que j’ai pas fait ce qu’il fallait dans la partie, très peu pour moi ! BnL, je m’y suis un peu mis par obligation quand je faisais mes preuves pour être embauché par ArtPlant.

Et pour la première fois depuis… piouf, le premier Counter-Strike, je m’amuse réellement sur un jeu uniquement multi-joueurs et compétitif !

Image de la beta

« Mais, comment ? Pourquoi ? » me direz-vous. Vous pourriez même ajouter un « Diantre ! » que vous seriez toujours dans le vrai de mon propre étonnement.

La raison principale tout cela est que BnL n’est PAS un clone de shooter lambda à base de « c’est l’équipe qui tue le plus de monde qui gagne », ni à base de drapeau à ramener ou de trucs du genre. BnL n’est PAS un jeu pour décébrés. Et très vite vous vous rendez compte de la richesse tactique et stratégique d’un jeu qui ne paie pas de mine au premier abord.

Une partie se déroule en deux phases :

  1. Protéger votre base
  2. Allez détruire la base adverse

Et pour l’une comme pour l’autre, ce n’est pas vos armes qui vont compter mais votre faculté à analyser une situation sans cesse en mouvement et à en tirer profit. En effet, BnL a des allures de Minecraft. Le terrain est entièrement généré avec des petits blocs que vous pouvez détruire et votre personnage possède des blocs qu’il peut construire. Donc, durant la première phase, vous et vos 4 co-équipiers devez organiser votre défense autour d’un Cube à partir de vos blocs (Brique toute simple, Sac de sable résistant, Mine, Tourelles automatique, Caisse de munitions, Piège et j’en passe). Dans la deuxième phase, vous allez recevoir les assauts de l’équipe adverse qui cherche à détruire votre Cube tout en cherchant à faire de même.

Le terrain change en permanence et c’est à vous de vous adapter pour trouver la meilleure stratégie de groupe pour aller bousiller le(s) Cube(s) adverses. Et si j’aime tout particulièrement Block ‘n’ Load, c’est justement parce que le côté stratégique met largement plus en avant votre cerveau que vos réflexes !

On ne va pas se mentir, il demande un tout petit peu d’apprentissage mais la courbe de progression est vraiment rapide et les vidéos de tutoriel bien foutues.

En plus, c’est un jeu qui ne se prend pas au sérieux. C’est coloré, les personnages rigolos (ninja, robot, djinn, yéti, tueuse kawai yakusa, ingénieur en BTP…) et proposent tous des gameplays différents.

Pour achever de vous convaincre, plusieurs arguments-clés :

  1. Je suis actuellement en poste là-bas, je peux vous assurer que les programmeurs sont des brutasses et que le technologie réseau tient réellement le coup. Aucun crash, délai, attente, rien le jour du lancement où les serveurs qui avaient l’habitude de gérer 80 personnes en ont vu débarquer 4000 !
  2. Le directeur créatif du jeu est Ben Smestad. Baldur’s Gate, Crisis, Homeworld… C’est lui. Donc, sans vouloir faire l’apologie du mec, ni du respect que j’ai pour ce vétéran, inutile de dire que le jeu est chiadé aux petits oignons. Il y a encore du boulot pour l’améliorer sur de nombreux points mais la version actuelle est impressionnante de qualité et d’équilibrage.
  3. Le jeu est gratuit !

Oui, Free to Play. Mais pas dans le genre F2P chiant où si tu paies pas, tu joues pas. Comme je disais, je fais le jeu comme un joueur normal, voilà donc ce que je peux vous dire pour l’avoir réellement testé :

  • Vous commencez avec 3 personnages pour débutants en rotation libre (ça veut dire que vous pouvez jouer avec mais vous ne les possédez pas). Ces trois personnages vous donneront une idée du style que vous préférez sûrement jouer (Brawn = bourrin costaud, Skill = axé sur le déplacement, Brains = contrôle du terrain).
  • Vous jouez quelques jours avec, le temps de les monter au niveau 10 tous les trois.
  • Ce faisant, vous devriez avoir à peu près 15000 Gold dans votre besace (dont 5000 à rien faire d’autres que regarder des vidéos et appuyer sur des boutons). Avec c’est 15000 G, s’offre vous plusieurs possibilités:
    • Acheter les héros que vous aimez déjà pour les avoir
    • Acheter des perks offensif/défensif pour tordre vos héros à vos affinités de joueur (plus de vie, plus de précision, plus de vitesse, etc.)
    • Acheter des nouveaux héros pour essayer autre chose.

Avec mes 15000 Gold, j’ai acheté un nouveau héros et 3 perks niveau 1. Une semaine de jeu plus tard, j’ai de nouveau 15000 G à dépenser suite à mes gains de matches. En gros, celui qui veut jouer gratuitement, vraiment gratuitement !, il peut. L’argent réel ne sert qu’à acheter des nouveaux personnages ou des skins de personnages. Pour l’avoir testé, je recommanderai plutôt d’économiser vos Gold pour les perks et de mettre la main au porte-monnaie pour acheter des nouveaux personnages (entre 3 et 6 euros le personnage qui vous tient occuper largement plus d’une semaine, c’est un deal que je trouve plus qu’honnête, surtout pour mon ratio recommandé d’1 euro par heure de jeu). Après, pour les skins de personnages, c’est accessoire et chacun verra ou non l’intérêt de mettre des sous dans un personnage qui lui plait.

Bien évidemment, le jeu est encore tout jeune et bientôt, ce sont de nouvelles cartes, de nouveaux personnages, de nouveaux skins, de nouveaux modes de jeu qui vont arriver. Peut-être même des choses que j’aurais désigné personnellement… Qui sait ?

Block ‘n’ Load est réellement un jeu que j’aurais jamais pensé aimer. Et pourtant c’est un coup de coeur ! Essentiellement parce qu’il arrive à sortir des sentiers battus du shooter et proposer une nouvelle expérience qui met les facultés cérébrales du joueur en avant et les récompense. En plus, c’est gratuit, vous n’avez aucune raison de ne pas essayer. Ca vous plait, tant mieux, venez jouer avec moi ; ça ne vous plait pas, tant pis mais au moins, vous aurez essayé !

Lien vers Steam

Réponse courte: parce que j’en ai marre d’être pris pour un pigeon.

Cela faisait un moment que je voulais écrire cet article, repoussant sans cesse l’échéance sans raison particulière. Et puis le DLC de Pillars of Eternity (The White March, Part I) est sorti et ça a été la goutte qui fait déborder le vase. En effet, en grand fan de Baldur’s Gate, Pillars of Eternity était un jeu que j’attendais avec impatience, un jeu que j’ai donc acheté quelques heures après sa sortie sur Steam et que j’ai retourné dans toutes les largeurs dans les jours qui ont suivis (100 heures au compteur tout de même). J’aurais pu en faire la chronique comme pour d’autres jeux, mais le cRPG étant de qualité et s’adressant de toute façon à une frange réduite de joueurs (les vieux tatoués, pour résumer), j’ai décidé que ceux qui voulaient l’acheter l’auraient déjà acheté, peu importe mon avis. Pour faire court, c’est un excellent jeu qui souffre des mêmes problèmes que ses aînés.

Bref, j’ai bouclé Pillars il y a déjà plusieurs mois et un DLC vient de sortir. Pour mémoire, j’ai déjà donné mon avis sur DLC, je n’y reviendrai pas. Ce qui m’a fait bondir et justifie cet article, ça a été de découvrir que la mise à jour du jeu m’avait fait sauter un achievement (finir le jeu en mode expert). Diantre, pourquoi donc ? Je fouille un peu, et je découvre que le DLC en question doit impérativement se passer AVANT la fin du jeu (au regard de la fin, c’est compréhensible). En gros, pour une personne comme moi qui a déjà fini le jeu, ça implique de repartir à l’aventure depuis un dernier point de sauvegarde valide (et très accessoirement se refrapper un combat final particulièrement pète-noix par rapport au reste du jeu…).

Et bien sur, ce n’est que la Part I. Sous-entendu, il y aura une Part II dans quelques mois. Cet hiver, pour être exact. Et très honnêtement, je ne comprends pas pourquoi Obsidian n’a pas fait une release unique I+II en hiver… A moins qu’Obsidian soit conscient des demandes des fans et bricole son jeu au fur et à mesure pour entretenir la hype autour de son jeu…

En gros, j’ai fini PoE mais pas vraiment, et on me force soit à recommencer un perso de zéro soit à repartir en arrière (et soyons honnête, j’ai pas le temps de recommencer) (et pas envie de retourner en arrière). Sans compter la Part II, qui fera sûrement la même chose. Le DLC est sorti 4 mois après le jeu… Aurais-je attendu 4 mois, j’aurais pu faire le jeu et son DLC en même temps, sans la frustration de devoir recommencer… Dans un an, j’aurais probablement le jeu complet et la meilleure expérience possible dessus…

Toujours sur Pillars, puisqu’il est ma tête de turc pour cet article, j’ai pu constater à rythme régulier les notes de patchs et voir combien les choses changeaient du tout au tout pour un jeu. J’ai fini le jeu la veille d’une sortie de patch. Le lendemain, j’ai vu les modifications de gameplay pour ma classe de Barbare, changeant radicalement certains bonus ou malus, altérant au final la manière que j’aurais eu de le jouer ! Et je ne parle même pas des fonctionnalités ajoutées par TWM qui semblent juste basiques pour ce genre de RPG (la respec des PNJ, le sneak individuel ou la gestion de l’IA par PNJ qui changent radicalement la manière d’appréhender un tel jeu). Bref, ça m’a énervé de finir un jeu pas fini !

Rétrospectivement, c’est peut-être pour ça que j’en ai pas fait de chronique sur ce blog…

Là où je veux en venir, c’est qu’avec la mode (devrais-je dire la norme) des DLC et des patches, c’est qu’un jeu n’est jamais fini (private joke pour mes amis de F4) le jour de sa sortie. Il est désormais beaucoup logique d’attendre 6 mois, voire un an avant de se procurer un jeu de façon à avoir une version « stable », équilibrée et complète (et accessoirement sans bug).

Pillars of Eternity n’est même pas un cas isolé. Il suffit de voir les news sur The Witcher 3 par exemple, qui font mention presque toutes les semaines depuis sa sortie d’un patch ou d’un DLC (qui ont tous le bon ton d’être gratuits). Bien sûr, dans le meilleur des cas, vous avez un jeu a peu près fini ; mais il ne faut pas oublier que beaucoup de jeux récents ont eu des lancements Day One absolument catastrophiques ! Le dernier Assassin Creed, le dernier Sim City ou la bérézina Batman: Arkham Knight qui ne fonctionne tout simplement pas sur PC et s’est vu retiré purement de la vente !

Ce serait bien de déjà pouvoir commencer tout court…

Aujourd’hui, on est capable de jouer à des beta (donc à un jeu pas fini du tout) ou à un jeu en Early Access (donc à un jeu pas fini du tout du tout). Aujourd’hui, on prend le joueur à la gorge avec des Kickstarter. Aujourd’hui, tous les jeux sont précommandables des mois à l’avance pour s’assurer de jouer Day One ? Dans 82%* des cas, le jeu que vous achèterez Day One aura déjà un patch Day One de prévu 3 à 4 semaines avant sa sortie… Dans 82% des cas, votre expérience de jeu Day One sera insatisfaisante : entre les téléchargements, les bugs, le patch D-O, les futurs patches, les DLC, vous achèterez un jeu qui n’est pas fini !!!

Si j’ai arrêté d’acheter les jeux Day One, c’est parce que j’en ai marre qu’on me prenne pour un pigeon en me faisant payer plein pot un jeu bancal qui va se rafistoler dans les mois (pas les jours, les MOIS) qui suivent sa sortie. De préférence quand je l’aurai déjà fini.

Ce faisant, j’envoie un message aux développeurs/éditeurs : arrêtez de nous vendre des machins pas finis et sortez le jeu quand il est prêt. Bordel ! Quand vous allez chez le concessionnaire acheter une bagnole, ce dernier ne vous dit pas :

A la livraison, on vous change les pneus. Dans 3 semaines, on règle le moteur, parce que là, une chance sur trois pour que ça explose si vous freinez sous la pluie. Dans 4 mois, on vous proposera la banquette arrière pour 2000 euros. Mais attention, si vous pré-commandez plein pot ce modèle maintenant, on vous offre le sapin senbon pour votre rétro !

Pourtant, c’est exactement ce qui se passe pour vos jeux vidéo. Et finalement il n’y a que peu de personne que ça dérange.

Et le système est désormais vérolé. Si vous n’achetez pas le jeu dans les jours qui suivent sa sortie, vous mettez en péril l’avenir du jeu (et sa société de création) à cause des objectifs de rentabilité immédiate que regardent les analystes et marketeux. Si vous achetez jeu, vous vous faites grossièrement entuber. Que faire ?

La réponse est somme toute assez simple, mais elle dépend surtout de deux corps de métier liés au jeu vidéo.

  1. Les testeurs. Des vrais, dont les retours seraient écoutés au point de soulever des vetos sur la sortie auprès des éditeurs.
  2. Les journalistes. A mon époque de vieux, on avait des magazines qui testaient les jeux et mettaient des notes. Consulter un avis de professionnel avant d’acheter un jeu est une chose que je fais systématiquement. Aujourd’hui, nous avons Internet. Nombre de sites font des tests et mettent des notes. Or peu de sites prennent en compte dans leur note la « finition du jeu » : y a-t-il des patches/DLC de prévus, des choses évidentes qui seront modifiées ? Quitte à clairement indiquer au consommateur si l’acte d’achat doit être retardé… Bien sûr, encore faut-il tomber sur des sites où les journalistes ne pratiquent ni la langue de bois, ni le pot-de-vin… Et qui n’ont pas peur de se mettre à dos des éditeurs avec la vérité sur leurs jeux…

Sinon, vous pouvez faire comme moi et gueuler dans le cul d’un poney. En attendant, je n’achèterai plus aucun jeu Day One, même si j’en crève d’envie. Comme Fallout 4. Je suis sur Fallout New Vegas, et lui a le mérite d’être complet…

Et je n’achèterai pas The White March

Le plus ironique dans l’histoire, c’est que j’ai vécu et je vivrais encore des sorties de jeux pas finis de l’intérieur, où ma voix n’a pas plus de poids…

*Je rappelle que quand je ne connais pas une statistique, je mets 82%, ça fait réaliste…

Dragon Age: Inquisition est un jeu développé par Bioware, édité par EA (au cas où vous n’auriez pas remarqué le logo sur la jaquette…).

Le temple de la Chantrie vole en éclat tandis qu’un sommet pour solutionner le conflit entre les Mages et les Templiers s’y tenait. La Divine est morte et vous vous réveillez amnésique et avec le pouvoir de fermer des failles de l’Immatériel…

Si nous n’avez compris qu’un mot sur trois, je vous la refais plus simple :

Vous êtes l’Elu et vous allez devoir botter le cul du grand vilain qui veut conquérir le monde.

Rassurez-vous, moi aussi je pigeais qu’un mot sur trois au début. Pour n’avoir pas fait Dragon Age 2 et ne pas avoir eu le courage de finir le premier opus non plus, j’ai réussi à finir le jeu sans trop de soucis. Donc si vous êtes dans la même situation que moi en commençant le jeu, sachez simplement que vous allez devoir vous taper un tas d’expressions étranges, de mots abscons et d’historiques touffus pour comprendre les tenants et les aboutissants politiques autour du bordel qui s’abat autour de votre personnage.

Mais bon, après avoir fini Skyrim, j’étais en mal de jeu de rôle med-fan à me mettre sous la dent. Considérant les notes globalement positives sur le dernier titre de Bioware, j’ai décidé de lui laisser une chance, en dépit de mes à priori sur le jeu. Et puis c’est l’occasion de faire une chronique sans concession, comme d’habitude.

En premier lieu, il convient de dire que je n’avais pas accroché à l’univers Dragon Age lors de mon premier essai sur Origins. En effet, dans le genre univers ultra-générique bien classique, Dragon Age se posait là avec ses Elfes qui cueillent des fleurs, ses Nains qui cassent des pierres, sa magie sans grande innovation… J’ai dit la même chose de The Witcher. Là où ce dernier posait les bases d’un univers plus mature, Origins n’était qu’un rip-off de Baldur’s Gate sans grande saveur à mes yeux.

Je commencerai donc par faire le même genre de critique à ce troisième opus. C’est assez générique, comme univers. Mais contrairement au premier, le 3 a l’avantage de reposer sur les fondations et ce qui a été construit autour du Héros de Férelden et du Hérault de Kirkwall, donc d’un contexte ultra-classique, Bioware finit par se créer sa propre mythologie… même s’il y a des elfes et des nains…

Autre constatation évidente : c’est beau. Il va falloir bénéficier d’un PC assez solide pour pleinement tirer profit de l’ambiance, de l’environnement et des shaders. Vérifiez donc votre configuration et n’hésitez pas à pousser la proposition que vous fera le jeu par défaut suivant votre bécane (comme toujours, le jeu ment et on n’est jamais mieux servi que par ses propres réglages).

Niveau histoire, c’est diablement classique. Un élu, un gros vilain, des amis à la vie à la mort… Et la trame s’étend en longueur, encore une fois à cause des quêtes secondaires pas forcément très utile mais qui ont le mérite d’éviter l’écueil du « J’ai perdu mon marteau » ou « Rapporte moi 30 couilles de loups et je te donnerai un item générique »… Très honnêtement, la quête principale fait son boulot mais ne vous retournera pas les chaussettes. La plupart des PNJ ont au moins l’avantage d’être intéressants et travaillés, même dans leurs côtés énervants.

Niveau gameplay, le jeu propose une approche résolument orientée action qui fera rager les PCistes extrêmistes. On appuie sur le bouton d’attaque automatique, on vise un vilain et c’est parti ! Fonction de l’endurance ou du mana disponible, vous lâcherez régulièrement une de vos huit compétences sélectionnées dans vos arbres de talents. C’est assez dynamique et fonction de vos envies, de vos choix de construction de personnages, vous aurez le droit à des combats plus ou moins faciles, plus ou moins assistés.

Les plus fins tacticiens mettront le jeu en pause pour organiser au mieux les combats, en jouant sur les forces et les faiblesses de 3 de vos 8 compagnons. Vous aurez de quoi faire pour gérer des combats optimum en minimisant les pertes ou les consommations de potions. De toute façon l’IA se débrouille suffisamment bien toute seule.

L’édition collector, dispensable à mon avis…

A l’image de la tendance actuelle dans le jeu vidéo, Inquisition propose de grandes cartes dites « open world », vastes et regorgeant de pléthores de sous-quêtes, d’animaux à massacrer, de vilains bien aveugles et pas vraiment agressifs et de plantes/minéraux à ramasser. Ce n’est pas vraiment de l’open world à proprement parlé puisque vous êtes obligés de repasser par la carte générale, mais bon… Il faut bien admettre que Dragon Age 3 est un de ses jeux vampirisants où l’on se surprend à enquiller les heures, à fouiller les moindres recoins, à parler à tout le monde et faire toutes les quêtes qui se présentent sur le pas de votre porte.

J’ai fait 95% du jeu, laissant de côté les dernières quêtes qui personnellement me gonflent (genre chercher une clé perdue pour ouvrir une dernière grotte qui rapporterait seulement 40 XP). Etant un complétionniste comme moi, comptez environ 100 heures. Si vous rushez comme des brutes, j’imagine qu’il en faudrait « seulement » 40. Et ceux qui n’en auraient pas assez pourront sûrement compter sur des futurs DLC ou une grande rejouablité en créant un nouveau personnage et en changeant la configuration héritée des deux jeux précédents.

Dragon Age: Inquisition est vraiment ce qu’on appelle un jeu généreux, qui propose une réelle richesse que ce soit dans les styles de combat suivant l’équipe, les choses à lire, les choses à découvrir, les activités annexes, l’exploration, les dialogues… Bref. Très honnêtement, ce RPG est un must-have de cette année !

Bon… maintenant, passons à ce qui ne va pas et qui va pourrir votre expérience de jeu !

  • Le game designer UX/UI en charge de l’adaptation pour PC mérite de se voir lapidé en place publique ! (ou sans aller jusque là, il mérite au moins d’aller grossir les rangs du Pole Emploi !) On a dit du jeu que le PC était la plateforme référence… Mes fesses ! C’est une atrocité sans nom ! Des menus adaptés pour la manette, donc à vomir partout. Inventaire, craft, boutique, menus… tout, tout, tout est moisi !
  • Impossible de reconfigurer les boutons de la souris ! Une honte !
  • Un système de craft inutile. Honnêtement, j’ai réussi à faire l’intégralité du jeu en mode Difficile uniquement à partir du loot et sans me sentir réellement inquiété d’être sous-stuff. Si vous voulez vous amuser à fabriquer vos armes et amures, allez-y mais cela s’apparente à une évidente perte de temps.
  • Je n’ai pas été convaincu par le système d’améliorations armes/armures. Certes, cela rajoute une couche de spécialisation, mais c’est particulièrement pénible à gérer pour un intérêt somme toute minime. Pouvoir changer les améliorations à la volée sans passer par un établi, ça aurait déjà été un mieux.
  • Pas de sort de soin… Voilà qui est un choix particulièrement étrange. D’autant plus qu’il y aura toujours au moins un mage dans votre équipe. J’y vois là une volonté assumée de libérer le joueur de la gestion tactique de l’équipe et des combats.
  • En parlant de ça, la caméra tactique est juste une blague. Pas assez de recul, gérée au « pad » (i.e. ZQSD)… en l’état actuel des choses, sans patch, vous pouvez abandonner l’idée d’avoir des combats tactiques sur PC. Mon conseil : embrassez le coté action du jeu et ne vous prenez pas la tête.
  • Les amateurs de construction de personnages comme moi seront sûrement un peu déçus des possibilités offertes. Quatre arbres par classe, plus un cinquième pour la spécialisation… Vous allez vite découvrir que fonction de votre spécialisation, il n’y aura guère qu’une seule façon réellement optimale de dépenser vos points pour être efficace en combat
  • Le choix de résoudre des quêtes annexes en envoyant des conseillers était une idée intéressante. Le faire avec un facteur temporel était aussi intéressant. Dans la pratique, attendre pour 3 heures recevoir 100 po quand vous en avez plus de 70000 dans le porte-monnaie… No comment.
  • Le système d’affinités avec vos coéquipiers est toujours un système bien opaque dont les répercussions sont ténues…
  • Dans le même genre d’interactions avec vos camarades, il faut savoir que vous pouvez toujours romancer un PNJ. Mon choix s’est porté sur Joséphine, en dépit d’une certaine ressemblance avec mon ex. C’est donc dire si on est limité dans ses choix. Sachez que vous allez vous embarquer dans une romance bien cul-cul la praline sans grand intérêt
  • On retrouve l’un des défauts majeurs du premier sur le rythme : vous passez trois heures d’affilée à battre la campagne et ensuite une heure entière à faire du papotage.
  • L’IA des ennemis n’opposera pas de grande difficulté aux joueurs aguerris. Il faut dire qu’elle est aveugle et bien peu agressive. Notez que je n’ai pas joué en mode cauchemar, redoutant l’effet « sacs à PV » qui m’aurait retenu sur un titre plus longtemps que prévu sans réellement augmenter le challenge. De toute façon, si vous buildez un minimum correctement vos personnages (et craftez de façon optimale), vous n’aurez aucun mal à rouler sur vos pauvres ennemis… Bon, les dragons, c’est une autre histoire et cela nécessitera plus de temps et de préparation, surtout si votre personnage n’est pas mage et que vous déléguez les fonctions de survie/protection aux PNJ qui ont parfois une vision particulière des priorités immédiates.
  • L’inquisition profite d’un système de puissance que vous gonfler avec des quêtes. Ces points servent à débloquer des zones. Et… C’est tout. Si ça reflète effectivement la puissance de votre armée, il est dommage que cela ne se répercute pas sur des éléments de jeu comme ça a pu l’être avec Mass Effect 3 lors de la bataille finale… En d’autres termes, une autre surcouche de fonctionnalités qui part d’une bonne intention pour échouer sur le rivage des idées mal exploitées.
  • Résidu Bioware de Mass Effect, on retrouve encore une fois cette roue pour décider des choix de dialogues. Et encore une fois, je peste sur son utilisation formatée « réponses sympa en haut/réponses bourrues en bas » qui influence les choix du joueur au détriment du roleplay (alors que c’est pas très compliqué de faire un random sur la position de la réponse pour forcer le joueur à agir plutôt qu’à réagir).
  • La trame principale a tendance à perdre de son souffle équipe sur la fin
  • Il faut aimer la lecture : des « bouquins » décrivant l’univers, vous allez en bouffer des tas jusqu’à l’overdose. Au point de finir par les parcourir en diagonale et parfois louper les tenants et les aboutissants d’une quête…

Gardez bien en tête que tous ces défauts ne sont que le résultat d’une analyse du point de vue game/narrative designer. Et à part l’adaptation console-PC qui est très clairement moisie et scandaleuse, vous ne manquerez pas d’apprécier le jeu pour ce qu’il est : un grand jeu pétri d’imperfections.