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Réponse courte: parce que j’en ai marre d’être pris pour un pigeon.

Cela faisait un moment que je voulais écrire cet article, repoussant sans cesse l’échéance sans raison particulière. Et puis le DLC de Pillars of Eternity (The White March, Part I) est sorti et ça a été la goutte qui fait déborder le vase. En effet, en grand fan de Baldur’s Gate, Pillars of Eternity était un jeu que j’attendais avec impatience, un jeu que j’ai donc acheté quelques heures après sa sortie sur Steam et que j’ai retourné dans toutes les largeurs dans les jours qui ont suivis (100 heures au compteur tout de même). J’aurais pu en faire la chronique comme pour d’autres jeux, mais le cRPG étant de qualité et s’adressant de toute façon à une frange réduite de joueurs (les vieux tatoués, pour résumer), j’ai décidé que ceux qui voulaient l’acheter l’auraient déjà acheté, peu importe mon avis. Pour faire court, c’est un excellent jeu qui souffre des mêmes problèmes que ses aînés.

Bref, j’ai bouclé Pillars il y a déjà plusieurs mois et un DLC vient de sortir. Pour mémoire, j’ai déjà donné mon avis sur DLC, je n’y reviendrai pas. Ce qui m’a fait bondir et justifie cet article, ça a été de découvrir que la mise à jour du jeu m’avait fait sauter un achievement (finir le jeu en mode expert). Diantre, pourquoi donc ? Je fouille un peu, et je découvre que le DLC en question doit impérativement se passer AVANT la fin du jeu (au regard de la fin, c’est compréhensible). En gros, pour une personne comme moi qui a déjà fini le jeu, ça implique de repartir à l’aventure depuis un dernier point de sauvegarde valide (et très accessoirement se refrapper un combat final particulièrement pète-noix par rapport au reste du jeu…).

Et bien sur, ce n’est que la Part I. Sous-entendu, il y aura une Part II dans quelques mois. Cet hiver, pour être exact. Et très honnêtement, je ne comprends pas pourquoi Obsidian n’a pas fait une release unique I+II en hiver… A moins qu’Obsidian soit conscient des demandes des fans et bricole son jeu au fur et à mesure pour entretenir la hype autour de son jeu…

En gros, j’ai fini PoE mais pas vraiment, et on me force soit à recommencer un perso de zéro soit à repartir en arrière (et soyons honnête, j’ai pas le temps de recommencer) (et pas envie de retourner en arrière). Sans compter la Part II, qui fera sûrement la même chose. Le DLC est sorti 4 mois après le jeu… Aurais-je attendu 4 mois, j’aurais pu faire le jeu et son DLC en même temps, sans la frustration de devoir recommencer… Dans un an, j’aurais probablement le jeu complet et la meilleure expérience possible dessus…

Toujours sur Pillars, puisqu’il est ma tête de turc pour cet article, j’ai pu constater à rythme régulier les notes de patchs et voir combien les choses changeaient du tout au tout pour un jeu. J’ai fini le jeu la veille d’une sortie de patch. Le lendemain, j’ai vu les modifications de gameplay pour ma classe de Barbare, changeant radicalement certains bonus ou malus, altérant au final la manière que j’aurais eu de le jouer ! Et je ne parle même pas des fonctionnalités ajoutées par TWM qui semblent juste basiques pour ce genre de RPG (la respec des PNJ, le sneak individuel ou la gestion de l’IA par PNJ qui changent radicalement la manière d’appréhender un tel jeu). Bref, ça m’a énervé de finir un jeu pas fini !

Rétrospectivement, c’est peut-être pour ça que j’en ai pas fait de chronique sur ce blog…

Là où je veux en venir, c’est qu’avec la mode (devrais-je dire la norme) des DLC et des patches, c’est qu’un jeu n’est jamais fini (private joke pour mes amis de F4) le jour de sa sortie. Il est désormais beaucoup logique d’attendre 6 mois, voire un an avant de se procurer un jeu de façon à avoir une version « stable », équilibrée et complète (et accessoirement sans bug).

Pillars of Eternity n’est même pas un cas isolé. Il suffit de voir les news sur The Witcher 3 par exemple, qui font mention presque toutes les semaines depuis sa sortie d’un patch ou d’un DLC (qui ont tous le bon ton d’être gratuits). Bien sûr, dans le meilleur des cas, vous avez un jeu a peu près fini ; mais il ne faut pas oublier que beaucoup de jeux récents ont eu des lancements Day One absolument catastrophiques ! Le dernier Assassin Creed, le dernier Sim City ou la bérézina Batman: Arkham Knight qui ne fonctionne tout simplement pas sur PC et s’est vu retiré purement de la vente !

Ce serait bien de déjà pouvoir commencer tout court…

Aujourd’hui, on est capable de jouer à des beta (donc à un jeu pas fini du tout) ou à un jeu en Early Access (donc à un jeu pas fini du tout du tout). Aujourd’hui, on prend le joueur à la gorge avec des Kickstarter. Aujourd’hui, tous les jeux sont précommandables des mois à l’avance pour s’assurer de jouer Day One ? Dans 82%* des cas, le jeu que vous achèterez Day One aura déjà un patch Day One de prévu 3 à 4 semaines avant sa sortie… Dans 82% des cas, votre expérience de jeu Day One sera insatisfaisante : entre les téléchargements, les bugs, le patch D-O, les futurs patches, les DLC, vous achèterez un jeu qui n’est pas fini !!!

Si j’ai arrêté d’acheter les jeux Day One, c’est parce que j’en ai marre qu’on me prenne pour un pigeon en me faisant payer plein pot un jeu bancal qui va se rafistoler dans les mois (pas les jours, les MOIS) qui suivent sa sortie. De préférence quand je l’aurai déjà fini.

Ce faisant, j’envoie un message aux développeurs/éditeurs : arrêtez de nous vendre des machins pas finis et sortez le jeu quand il est prêt. Bordel ! Quand vous allez chez le concessionnaire acheter une bagnole, ce dernier ne vous dit pas :

A la livraison, on vous change les pneus. Dans 3 semaines, on règle le moteur, parce que là, une chance sur trois pour que ça explose si vous freinez sous la pluie. Dans 4 mois, on vous proposera la banquette arrière pour 2000 euros. Mais attention, si vous pré-commandez plein pot ce modèle maintenant, on vous offre le sapin senbon pour votre rétro !

Pourtant, c’est exactement ce qui se passe pour vos jeux vidéo. Et finalement il n’y a que peu de personne que ça dérange.

Et le système est désormais vérolé. Si vous n’achetez pas le jeu dans les jours qui suivent sa sortie, vous mettez en péril l’avenir du jeu (et sa société de création) à cause des objectifs de rentabilité immédiate que regardent les analystes et marketeux. Si vous achetez jeu, vous vous faites grossièrement entuber. Que faire ?

La réponse est somme toute assez simple, mais elle dépend surtout de deux corps de métier liés au jeu vidéo.

  1. Les testeurs. Des vrais, dont les retours seraient écoutés au point de soulever des vetos sur la sortie auprès des éditeurs.
  2. Les journalistes. A mon époque de vieux, on avait des magazines qui testaient les jeux et mettaient des notes. Consulter un avis de professionnel avant d’acheter un jeu est une chose que je fais systématiquement. Aujourd’hui, nous avons Internet. Nombre de sites font des tests et mettent des notes. Or peu de sites prennent en compte dans leur note la « finition du jeu » : y a-t-il des patches/DLC de prévus, des choses évidentes qui seront modifiées ? Quitte à clairement indiquer au consommateur si l’acte d’achat doit être retardé… Bien sûr, encore faut-il tomber sur des sites où les journalistes ne pratiquent ni la langue de bois, ni le pot-de-vin… Et qui n’ont pas peur de se mettre à dos des éditeurs avec la vérité sur leurs jeux…

Sinon, vous pouvez faire comme moi et gueuler dans le cul d’un poney. En attendant, je n’achèterai plus aucun jeu Day One, même si j’en crève d’envie. Comme Fallout 4. Je suis sur Fallout New Vegas, et lui a le mérite d’être complet…

Et je n’achèterai pas The White March

Le plus ironique dans l’histoire, c’est que j’ai vécu et je vivrais encore des sorties de jeux pas finis de l’intérieur, où ma voix n’a pas plus de poids…

*Je rappelle que quand je ne connais pas une statistique, je mets 82%, ça fait réaliste…

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Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux.

Il faut bien le clap de  fin d’une saison des Mystères de l’Amour pour sortir ce blog de sa léthargie et relancer la machine avec le désormais habituel debrief. A noter que j’ai tout de même hésité à le faire : rien qu’en listant les tags de l’article, je savais que j’aillais faire du copier-coller de choses que je répète de saison en saison, inlassablement, tel Sisyphe avec son rocher, avec l’espoir vain que quelqu’un m’entendra crier. Mais visiblement, dans le 78, c’est comme dans l’espace…

Car les épisodes passent et le spectateur aboie. J’avais laissé sous-entendre dans l’article précédent que la saison 5 était qualitativement meilleure que les autres… Disons qu’elle surnageait au-dessus de la médiocrité des autres et qu’avec un minimum d’application elle aurait pu être très agréable à regarder. Cette saison s’étant conclue sur la « mort » d’Audrey, on était en droit d’attendre une saison 6 qui naviguerait dans les mêmes eaux dramatiques que la précédente. Et bien non. Je vais même sauter directement à la conclusion : la saison 6 est nulle. Pas aussi nulle que la saison 2, hein. Mais nulle quand même.

Oh ? Ca m’étonne. J’y suis même pas dans cette saison…

Pourquoi donc ? Parce qu’elle est inintéressante. Sur une saison de 26 épisodes, l’équivalent en durée de 14 sont à jeter à la poubelle faute d’apporter quoi que ce soit à la série ou aux personnages. Je ne comprends pas pourquoi JLA s’obstine à faire des saisons calibrées sur 26 épisodes puisque :

  1. Il n’y a pas d’arc narratif cohérent qui tienne sur l’intégralité de la saison
  2. Rien, y a pas de 2. Quand on définit une saison, on définit des enjeux pour des personnages pour les entraîner vers une nouvelle étape, en veillant à conserver une certaine unité de personnages, de temps, de lieu et/ou de noeuds narratifs.

Si je prends la saison écoulée, qu’avons-nous eu ?

  • La mort de José, dont on n’apprend qu’il n’est pas mort AVANT l’épisode 26
  • Le retour « miraculeux » d’Audrey, qui traîne en longueur de façon proprement insupportable (et complètement artificielle) et qui ne correspond même pas à la fin de saison
  • La création du disque de Fanny qui était en cours au début et qui est encore en cours à la fin
  • Le parcours personnel de Nicolas qui n’a aucune logique puisqu’il entre le début et la fin, il est au même point
  • Les déboires judiciaires de Peter qui débutent après l’épisode 1 pour se conclure avant l’épisode 26
  • Je ne vais même pas citer leur restaurant qui se résume à une vaste blague…

En gros, il n’y a aucune cohérence narrative pour aucune des trames dans le cadre d’une saison complète. Prise indépendamment les unes des autres, les idées ne sont pas forcément idiotes, au contraire. Surtout le complot initial autour de Peter qui était – de loin – ce qui tenait le plus la route. Mais comme c’est noyé au milieu de sous-intrigues toutes plus anti-climatiques les unes que les autres, elles n’a finalement qu’une portée limitée.

Sauf pour moi ! Je suis devenue PDG alors que j’ai aucune compétence pour diriger une holding à plusieurs milliards de dollars !

C’est sûrement un détail, mais ne pensez-vous pas qu’il aurait été plus logique d’avoir une saison de 12 épisodes dont l’enjeu était la Watson Corp victime d’une OPA ? Puis une autre saison dont l’enjeu était la recherche d’Audrey et le jeu du chat et de la souris avec Ingrid ? Deux blocks qui font sens en tant que saison, avec le drame resserré sur une durée plus courte et dans lesquels le spectateur pourrait plus facilement s’investir émotionnellement ? Le tout n’empêchant pas des sous intrigues d’importance moindre comme Laly et ses doutes pour Antonio, la mort factice de José, le disque de Fanny… (on aurait aussi pu avoir une saison de 12 épisodes avec tout ça, mais bon…)

Je pose les questions, vous êtes libres d’exprimer votre avis dans les commentaires.

Je m’attaque encore une fois à l’écriture de Jean-François Porry. C’est triste, mais le scénario est le nerf de la guerre. S’il ne tient pas de debout, le spectateur finit par regarder la série par habitude, non par intérêt, et par passer plus de temps sur Twitter à lire les commentaires en direct plutôt qu’à s’intéresser au sort des personnages. Je reconnais les impératifs de production propres à la méthode JLA, qui torchent les mises en boite d’épisodes afin d’avoir du matériel d’avance pour les diffusions TMC. Mais, écrire les scénarios entre la poire et le fromage, en accumulant les scènes d’une vacuité sans fond pour remplir les bobines nuit d’une part à la qualité de la série et d’autre part à la reconnaissance du métier de scénariste et à l’importance de son travail.

Si vous suivez un peu l’actualité cinéma dans notre hexagone, vous n’êtes pas sans savoir que le salaire des acteurs représente une part non négligeable du budget, laissant de moins en moins de place à la valorisation des métiers de l’ombre. En bas de l’échelle de reconnaissance se trouve le scénariste, forcé d’accepter des royalties de misère et des conditions de travail pourraves sous le prétexte que 1. « n’importe qui peut écrire une histoire » et 2. « l’histoire qu’il écrit doit être calibrée pour vendre ». Sous entendu, si le scénariste n’écrit pas (ou pire ne ré-écrit pas) pas selon les directives de la chaîne ou du producteur, il n’a qu’à aller voir ailleurs. Aujourd’hui, à quelques exceptions près, je ne pense pas secouer le cocotier en disant que la fiction française (surtout à la télé) est d’une pauvreté sans nom, sans imagination (vive les copiés-collés) et dénigrée par le consommateur. Les choses semblent vaguement bouger quand on lit ci et là « il faut remettre le scénario au cœur des processus créatifs et financiers », mais vous pourriez gueuler dans le cul d’un poney que vous auriez la même avancée.

Pour compenser la véhémence de mes propos, je vous offre une image de petits chats

Et à mon avis, la pauvreté des scénarios des Mystères de l’Amour contribue à entretenir l’idée que le spectateur se fout de l’histoire pourvu qu’il voit des acteurs qu’il aime bien (que ce soit la nostalgie pour Hélène Rollès ou pour voir les grandes oreilles de Dany Boon). Le producteur (et pour le coup, un bon) JLA se faisant mauvais scénariste JFP pour des besoins de coûts de production ou pour son plaisir personnel entretient une télévision malheureusement poubelle où le consommateur n’a plus vraiment le choix des déchets qu’il souhaite manger (fictions bas de gamme, télé-réalité affligeantes, documentaires alarmistes…) sinon se tourner – souvent illégalement – vers ceux qui savent créer des shows fictionnels de qualité : les américains, les anglais les danois et les suédois ! Oui, parce que le Danemark produit de la série dramatique qui défonce, pas forcément avec des budgets plus élevés mais avec une part allouée aux scénarios plus juste.

Et si on regarde les scènes de la série de Nicolas, il faut bien admettre que toutes ou presque sont navrantes de facilité :

  1. Les scènes en bagnoles coûtent moins chères à produire mais sont particulièrement ennuyeuses et redondantes
  2. Je maudis les téléphones portables : dans quasiment une scène sur deux, les personnages se parlent par téléphones interposés. C’est bien pratique, sauf qu’ils répètent au téléphone ce que le spectateur sait déjà et puis cela renforce l’impression d’une série sans enjeux puisque les personnages ne sont même pas là pour partager des émotions dans la même pièce. (Et c’est particulièrement paradoxal quand on sait qu’ils vivent tous ensemble !)
  3. Toutes les filles (à l’exception notable d’Hélène qui ne s’accomplit plus qu’à travers Peter) passent leur journée le cul vissé sur une chaise. Si c’est pas un fauteuil du salon, c’est une chaise de la cuisine. Sauf pour aller voir Tom et aller à l’école, je ne suis pas certain d’avoir vu Bénédicte faire autre chose que se plaindre sans rien faire, engluée dans sa baraque.

Avant même d’aborder les personnages, leurs mises en situation contribuent à les enfoncer dans une routine sans intérêt, accumulant des lignes de dialogues minables pour le plaisir de combler le vide angoissant d’un habitacle d’Audi. On ne va plus chercher le pain, on va à l’école… Le propre d’une fiction reste de vous sortir un peu du quotidien, dans cette saison hormis une poignée de personnages, tous s’y enfoncent avec délectation (même pour faire un truc cool, comme un album de musique).

Chaque scénariste choisit la méthode qu’il souhaite pour concrétiser une scène. Loin de dire que celle que j’utilise pour mes romans (Sol Sunburst, disponible sur Kobo et Amazon) (c’est mon blog, je me fais de la pub si je veux !) (d’ailleurs, j’ajoute Le Tabouret gratuit dans le tas aussi tiens) est la meilleure, mais elle a le mérite d’être proche de celle de John August (The Nines, Big Fish), scénariste reconnu au pays de l’Oncle Sam. Imaginez maintenant un épisode écrit suivant sa méthode:

Source: Scénario Buzz

Pour les moins anglophones d’entre vous, voici les grands points:

  1. Qu’est-ce qui doit nécessairement se produire dans cette scène?
  2. Qu’est-ce qui arriverait de pire si cette scène était supprimée?
  3. Quels personnages ont besoin de figurer dans cette scène?
  4. Où cette scène pourrait-elle se dérouler?
  5. Quelle est la chose la plus surprenante qui pourrait se dérouler au cours de cette scène?
  6. Est-ce que c’est une longue scène ou une scène brève?
  7. Trouvez trois façons différentes de la faire débuter.
  8. Visualiser-la à l’écran.
  9. Ecrivez une simple ébauche de la scène.
  10. Ecrivez la scène in extenso.
  11. Recommencez 200 fois.

Rien que les points 1, 2, 3 et 5 écrémeraient la majorité des scènes sans intérêt qui jalonnent tous les épisodes. A ce niveau de ma plaidoirie, je ne peux que supplier Jean-Luc Azoulay de prendre un scénariste pour l’épauler dans l’écriture de sa série. J’en profite également pour lui rappeler que je suis disponible. (c’est mon blog, je me fais ma pub si je veux !).

Le seul épisode réellement digne d’intérêt se révèle être le dernier, certes à cause du cliffhanger, mais surtout parce que faute d’intrigues à démêler sinon celles pour préparer la suite, le rythme tend à être plus efficace. Sans être mauvaise langue, la saison aurait été calibrée sur 27 épisodes, le 26 aurait sûrement été insipide et le 27 condensé…

En règle générale, j’enchaîne mes articles en analysant chaque personnage les uns après les autres pour montrer qu’ils n’évoluent pas, aussi bien les uns que les autres. Comme il est fort probable que ceux qui s’intéresseront à cette chronique auront déjà vu la série, j’ai décidé de changer et de faire un top 10 des événements les plus CLDS/improbables/décevants qu’il nous ait été donné de voir au cours des mois passés.

  • Ingrid enceinte. En soi, pourquoi pas. Hormis le fait que ça met Nicolas dans une position inconfortable (encore !) et qu’il serait bon pour le personnage qu’elle se sente plus en danger vis-à-vis de sa double-vie, il m’est difficile d’accueillir la nouvelle sans arquer le sourcil. Premièrement, on sait tous comment finissent les grossesses dans cette série. Donc à moins que Carole Dechantre ne soit elle-même enceinte, on peut estimer qu’une nouvelle fausse couche se prépare ou qu’il ne s’agisse que d’une n-ième manipulation du personnage. Je peux me tromper, mais l’annonce fait également l’effet de manche de fin de saison afin d’appâter le chaland pour le 31 août. On ne me fera pas croire que c’était pas l’idée de dernière minute. Pour me convaincre, il aurait fallu me montrer le personnage en proie à des nausées dans les épisodes précédents (et c’était pas dur de faire passer la pilule et de brouiller les pistes grâce à un mal des transports après son vol pour Caracas…) !
  • Le double épisode comique façon OVNI. Déjà pour mettre un OVNI dans la scène d’intro… Ensuite parce que la résolution catapultée en 2 minutes montre en main prouve les problèmes de rythme et d’écriture et se révèle être le plus incroyable bordel qu’on ait pu voir dans cette série. De tous les CDLS, celui remporte l’oscar très haut la main. A côté de ça, on se surprend à accepter le rip-off de Pretty Woman avec un soupir et à ne même plus relever la vulgarité ambiante dès lors que JFP parle de sexe.
  • Le complot autour de Peter. Ou comment les bonnes idées sont sacrifiées sur l’autel du laxisme. On avait les bons ingrédients : Jean-Paul, le commanditaire secret, la médiatisation, l’impact sur la holding, la journaliste sans foi, etc. Et c’est gâché par le quotidien routinier de leur tribu. Où est la perquisition de la police ? Où sont les interrogatoires des inspecteurs ? Où est Peter ? La seule qui s’en sorte très honorablement, c’est Hélène en miraculeuse patronne qui se met à faire de la diffamation en public. Ressortir le baron de machin-chose et son sourire niais pouvait marcher, mais il aurait fallu une caractérisation plus agressive et égoïste, plus proche d’Ingrid quoi. Ca faisait partie des intrigues les plus palpitantes de la saison, mais sa résolution et ses conséquences n’ont pas été à la hauteur de mes attentes. Rien que de faire perdre à la Holding un bout de son patrimoine aurait augmenté la tension. Voir Peter en prison aussi. Là, rien. Même pas un frissonnement d’inquiétude à l’égard des personnages.

Peter, je suis ton père.

  • La révélation de Jean-Paul. In-com-pré-hen-si-ble. Elle n’a aucun sens. En soi, Jean-Paul pourrait être le père de Peter. Après tout pourquoi pas : on ne connaît pas la mère de Peter, mais on sait que JP est un queutard comme un autre dans cette série. Là où ce n’est pas crédible, c’est quand on remet en perspective la révélation dans les événements de la série entière : JP qui couche avec la soeur de Peter, JP qui envoie son fils en prison, JP qui cherche à ruiner son fils, JP qui couche avec la femme de son fils (Audrey, et oui). On a beau être un sale enfoiré, on a beau ne pas être le père idéal, mais là, c’est carrément abusé ! Au final, on accueille la nouvelle sans surprise (au contraire de Star Wars…). Le pire reste une justification moisie au comportement de Jean-Paul : « tu comprends, c’est à cause d’une femme… » NON. Non, non et non ! Faire des trucs débiles par amour, c’est le truc d’Ingrid ! Arrêtez d’avoir la même justification pourrie ! Si Jean-Paul avait sorti son insatiable soif de pouvoir comme excuse, c’était à la limite plausible, acceptable et raccord avec une pathologie psychologique. Anakin Skywalker n’a pas basculé vers le côté obscur à cause de son amour pour Padmé, c’est sa propre faiblesse à protéger les autres et les moyens faciles qu’offraient un régime totalitaire pour assouvir sa fin qui l’y ont poussé…
  • La mort de José. Il est de notoriété publique que JLA est proche de ses acteurs et concilie volontiers à s’adapter à leurs besoins/envies. L’envie de Philippe Vasseur était de prendre un peu de distance avec le show pour s’oxygéner, notamment grâce à ses nouvelles activités théâtrales. Comme il était marié et bien coincé dans sa maison du bonheur, il fallait trouver une pirouette cacahouète pour emmener José loin. Heureusement, les infidélités (enfin, surtout sa faiblesse) de Bénédicte lui offrent l’opportunité d’une crise de nerfs débile (je doute qu’on jette ses papiers par la fenêtre comme ça sous le coup de la colère, mais pourquoi pas) et un accident dramatique. En soi, la fausse mort de José n’est pas dérangeante, elle est même plutôt rigolote quoique incroyablement égoïste et surdimensionnée de la part du mec qui couche avec le premier cul venu mais refuse que sa femme fasse de même. Là où elle fut mal traitée, c’est sur son impact. Nicolas est plus effondré que Bénédicte certes, mais surtout on passe trop vite à l’option « la vie continue ».  Certes, personne n’y croyait à cette mort, mais plutôt que de faire un plan pathos avec la caméra qui monte vers le ciel, combien auraient préféré voir une scène au cimetière avec la bande réunie autour d’une tombe ? Le deuil est une chose incroyablement complexe passant par plusieurs étapes intéressantes en terme de drame ; bien sûr, la série passe outre pour laisser toute latitude à Jimmy de faire le rapace. De plus, dans mon scénario où on va dans le détail des répercussions de sa disparition, au moment où le public aurait autant persuadé que Nicolas que José était mort, là on secouait leurs certitudes d’un cliff de fin de saison avec une photo de José prise à l’aéroport… Bref, bonne idée, mauvaise exécution.

« Et moi, je peux être dans ton classement ? »

Non, toi, tu sers à rien sinon attirer l’audimat 15-25 ans.

  • L’album de Fanny. Ca va faire deux saisons qu’on se tape les mêmes bandes-son en boucle. Tout le monde se fiche de cette intrigue. Alors pour la relancer, on sort le fils de Thomas Fava en producteur de musique véreux qui volent les chansons. Parce que, oui, la musique, c’est juste un gros business d’enfoirés ! Et quand on apprend que leur musique « Fidélité » s’est faite pirater pour être mise sur le net, je suis désolé de le dire, mais le spectateur s’en branle. Pire, il montre du doigt cette bande de professionnels composée de pas moins de 5 cerveaux différents en hurlant qu’ils ne sont que des blaireaux pour n’être allés protéger leur travail à la SACEM ou tout autre organisme de gestion de droits.
  • Le retour d’Audrey. J’avais espoir que sa mort serait définitive. Espoir qui tenait plus du voeu pieu qu’autre chose. On a donc retrouver Audrey amnésique dans un hôpital à Caracas. Amnésique… Deux balles dans le dos, des truands qui ne prennent pas le temps de faire 15 mètres pour achever le travail et elle finit amnésique… Je suis démuni, franchement. Dans une histoire un peu ficelée, les truands n’auraient pas été en mousse et lui aurait logé une balle dans la tête (justifiant le fait qu’ils n’aillent pas finir le travail), une mare de sang se serait répandu dans le parking et ensuite – par miracle – Audrey serait toujours en vie mais amnésique à juste titre. Un artifice facile mais nettement plus probable. Il suffit de lire la BD XIII pour avoir un exemple explicatif de ce genre de cas plausibles… Là, c’est du bon CDLS des familles cette amnésie !
  • Le retour d’Audrey bis. Ou plus exactement, la traque d’Ingrid. C’était à la fois pitoyable (Nicolas), navrant (Sidonie) et mou (24 épisodes). JFP a bien essayé de se la jouer Spy vs Spy avec le duel à distance Ingrid/Jeanne (vive le téléphone, encore une fois) et en ajoutant des indics et la pauvre Mylène, mais c’était sans espoir. Honnêtement, je ne sais pas trop ce qu’il aurait fallu pour sauver cet intrigue sinon investir plus Nicolas, investir moins Jeanne, virer Mylène, se débarrasser de Sidonie, mettre Ingrid en danger, éviter de faire croire que le service de protection des témoins laisse une amnésique dans la nature, raccourcir son retour…
  • La nuisette Léopard d’Ingrid. Ou comment ce personnage finit par perdre tout crédibilité et le peu de respect qu’il m’inspirait. Prenez le personnage dans l’ensemble de la série, depuis son rôle de mère macquerelle jusqu’à sa double tentative d’assassinat sur Audrey au milieu desquels se trouvent un petit suicide raté et sa rédemption en dénonçant Jean-Paul (pour ensuite comploter de nouveau avec lui). Je suis à cours d’explications pour justifier les retournements de veste du personnage. Elle ne fait même pas de politique ! J’en suis venu à la conclusion qu’Emilie souffre d’une schizophrénie à tendance paranoïaque et sociopathe avec dédoublement de la personnalité. Je ne vois rien d’autres qui puissent justifier son comportement. Ses scènes avec Mylène sont vulgaires  et sans intérêt… enfin, disons plutôt qu’à chaque fois que JFP insiste sur le caractère sexuel d’Ingrid, c’est ultra-vulgaire avec ou sans Mylène. Son côté génie du mal est finalement tourné en ridicule parce qu’on n’arrive plus à s’attacher émotionnellement au personnage (et parce qu’elle est entourée d’une belle bande de bras cassés). Bref, je ne vais pas faire la liste des contradictions du personnage, ce serait trop long, mais il est temps de passer à autre chose niveau antagoniste.
  • Nicolas.

« Quoi ? Tu détailles même pas mon cas ? »

Non, ça sert plus à rien.

« Cool, je suis pas dans le top 10 ! Vous avez vu Madame ? »

Non, toi, t’es hors compétition…

Il faudrait ajouter le fait que le personnage de Laly devient complètement amorale (sexuellement parlant) sous le couvert d’être un ressort comique. Olga, autre ressort comique, ne sert à rien sinon parler de fromages (et tirer les cartes, à défaut d’autres choses). Jimmy qui ne sert que de co-pilote à Nico pour envoyer les gosses à l’école tout en dansant sur les cendres de José pour serrer Bénédicte. Cette dernière qui, après un bref moment de tristesse, se la joue veuve joyeuse en faisant péter les petites robes à décolleté pour essuyer des verres en prétextant que son restaurant va ré-ouvrir (sérieusement, j’en viens presque à espérer le retour de Frank pour elle…). Heureusement que j’ai dit que je faisais qu’un top 10 !

Parmi les autres trucs improbables de la série, je me dois de mentionner le décomplexe de la relation Laly-Fanny qui s’échangent des plans érotiques dans une ambiance assez malsaine.

« Je vais m’envoyer en l’air avec ton père pendant ton petit déj’ ! On va baiser comme des furieux et je vais même le fouetter. »

Réaction de Fanny dans la série :  » Hihihi ! Christian aime bien m’arracher la culotte avec les dents, demande à mon père de faire pareil ! »

Réaction de n’importe quel enfant dans la vraie vie : « LALALALALALALAJ’ENTENDSRIENLALALALALALAA »

Même si Léa est insupportable, il faut bien avouer que son trio (quatuor avec Laura) avec les autres gosses n’est pas dénué d’intérêt. Je me surprends à les espérer tous dans le même lycée et à avoir des aventures qui leur sont propres en marge (mais connectées) de ce qui arriveraient à leurs parents. Encore faudrait-il qu’ils apparaissent pour autre chose qu’être amenés à l’école le matin…

L’introduction de Marie apporta un bref vent de fraîcheur, jusqu’à ce qu’elle finisse cataloguée « grosse chaudasse hormonale », comme à peu près 82% des femmes dans cette série. C’est une pierre de plus au harem de Nicolas, qui devrait sérieusement apprendre à dire « non » ou « merde » à certaines et à se poser pour réfléchir à l’essentiel (commence donc par reconnaître ton fils d’ailleurs !).

Je voulais mettre un commentaire amusant, mais les voir encore en bagnole me déprime…

T’aurais pu dire que c’est des gros faux-culs qui se sont toujours enorgueillis de dire « on n’appelle pas la police » et dès qu’une fliquette arrive dans la bande, le commissariat de Plaisir croule sous le boulot…

Il y aurait tant et tant à dire, mais j’ai une vie et un roman sur le feu. Songeons à conclure ! Cette saison 6 fut des plus ennuyantes, ce qui justifie amplement mon « nulle » de début d’article. Beaucoup de bonnes idées mal exploitées entachent sérieusement la qualité de la série. L’un des rares soulagement que l’on puisse tirer de cette saison est qu’elle marque enfin une rupture avec ce qui s’est fait avant. On est en droit d’espérer une saison 7 avec quelques cartes redistribuées, notamment de par la disparition de la Villa Bonheur suite à la « maladresse » de Peter. Maison qu’il aurait fallu brûler depuis le départ au lieu de nous imposer ses tapisseries à tous les épisodes !

Quelles sont les pistes pour la suite ?

  • Nicolas et son harem.
  • Un nouvel endroit à squatter. Même si c’est plus pratique pour tourner, j’espère que des gens vont enfin se comporter en adulte et arrêter de vivre en bande pour certains (Peter/Hélène, Christian/Fanny, Nicolas/une nana…)
  • Visiblement plus d’humour, ce qui me fait craindre le pire.
  • Une évolution pour Hélène/Peter. Ce qui fera peut-être plaisir à Etienne…
  • Fanny, vedette de la chanson. Honnêtement, tant qu’elle arrête de chanter en studio, ça me va…

Ce que, moi, je voudrais :

  • Autre chose pour Nicolas. J’espère qu’il se mettra avec Audrey et qu’il commence à avoir des intrigues qui s’intéresse à autre chose que son pénis.
  • Des intrigues pour les ados.
  • De nouveaux emplois. Vu que le restau de Béné est parti en fumée, peut-être va-t-elle se sortir les doigts pour faire un truc de sa vie. Ce qui vaut aussi pour Olga, Nico, José, Jeanne, Laly…
  • Qu’on arrête avec Jeanne, qu’elle soit Wonder ou pas. On a le droit de passer à autre chose.
  • Un nouveau méchant crédible (ce qui me rappelle mon intro pour la saison 3).
  • Que José et Jeanne restent sur leur ile.
  • Que d’autres aillent les rejoindre sur leur ile.
  • Des épisodes ovni qui ressemblent à quelque chose (je milite pour mon épisode zombie avec le seul vrai mort de cette série, Antoine !)
  • Et surtout – surtout ! – de bons scénarios !

Cher Journal,

Il est vraiment rare que je parle de moi sur ce blog. Au mieux, je glisse une anecdote ou un avis. Au pire, je vous impose mes goûts de chiotte. Je sais que cela pouvait frustrer certains et que d’autres n’en avaient carrément rien à battre de ma vie (vous échappez, de facto, au instagram avec des photos de bouffe inutiles). Et bien cela va changer dans le cadre de cette nouvelle chronique, dont vous aurez noter le numéro. Zéro. Une espèce de prologue donc.

Vous n’êtes pas sans si vous êtes des connaissances/amis/lecteurs de CV, que j’ai quitté ma précédente entreprise en août 2010. F4, qu’elle s’appelait. Et des jeux vidéo qu’elle faisait. Suite à cela, j’avais décidé de me faire un break et me consacrer à des projets un peu plus personnels, notamment des projets d’écriture. Percer dans l’écriture, ça demande en moyenne 10 ans pour en vivre. Je suis encore loin d’avoir atteint cette date et les projets se sont accumulés sans réellement aboutir niveau signature et contrats. Pas tous, en tout cas.

Même si j’adore écriture et passé du temps à forger mes univers et personnages, je me suis rendu compte que travailler tout seul, non seulement c’est dur mais c’est surtout pesant. Si F4 était loin d’être parfaite (encore moins parfaite de loin), j’ai eu l’avantage de rencontrer des personnes extraordinaires qui sont devenues des amis proches et de travailler sur des grands projets avec une émulation commune. Faire des jeux vidéo, même en dépit d’un contexte économique difficile et en pleine mutation, ça reste l’un des métiers les plus cools du monde ! En marge de mes projets personnels, j’avais donc depuis longtemps repris les démarches assommantes et rébarbatives propres à toute recherche d’emploi. A l’exception de la France (parce que le jeu vidéo français brille plus par sa rubrique nécrologique qu’autres choses), de l’Allemagne (parce que j’ai fait espagnol LV2) et de l’Espagne (parce que j’ai fait espagnol LV2), je pense avoir envoyé mon CV dans 82% des studios du monde ! Inutile de dire que j’ai particulièrement matraqué les entreprises en Scandinavie puisque je voulais absolument aller là-bas et profiter d’un cadre de vie agréable au milieu des forêts.

Un fjord et la forêt finlandaise

Sans faire durer le suspense, pour les forêts, la neige et l’ambiance intimiste des chalets en bois au bord des fjords, on repassera. Si vous n’avez pas lu en diagonale, rien qu’au titre, vous savez que je vais m’envoler pour Dubaï, aux Emirats Arabes Unis. Oui, je vous entends déjà :

Mais ? Qu’est-ce que tu vas foutre là-bas ? Ya des boites de jeux vidéo à Dubaï ?

Alors, des boites de jeux vidéo à Dubaï, honnêtement, j’en avais jamais entendu parler. Je savais que le marché était émergent déjà à l’époque de F4 puisqu’il y avait une collaboration (et un surplus de travail) avec des gens de là-bas. Et puis, si un ancien collègue et pote de l’époque F4 est parti là-bas en qualité de Creative Director, c’est qu‘il doit bien y avoir des gens qui essaie de faire du jeu vidéo à Dubaï.

C’est ce pote (que nous appellerons Gorgonzola3000 ou G3K par mesure d’anonymat inutile) que j’ai contacté en désespoir de cause. Oui, après plus de 18 mois de recherche, de candidatures, d’entretien, d’éviction au dernier round et des news quotidiennes sur les entreprises qui mettent la clé sous la porte ou les licenciements en masse, vous êtes descendu au stade du désespoir. Encore quelques mois et c’est l’immolation par le feu devant une agence Pôle Emploi.

G3K me connaît, on a déjà travaillé ensemble sur Exalight dans ma grosse époque où j’étais Game et Story Designer, ainsi que Project et Team Manager. J’ai demandé comment c’était à Dubaï et au travail. Il m’a dit que c’était cool et que si je cherchais toujours du taf, mon profil serait plus que le bienvenu. Habitué aux perspectives sans lendemain, j’ai répondu que la gestion de projet était l’intitulé exact de mon diplôme d’ingénieur et que ça me bottait.

C’était un vendredi.

Le lundi qui suivait, j’avais une offre.

Le mardi, entre grosse flippance et excitation, j’acceptais. Flippance, parce qu’après des mois et des mois de CV regardés en diagonale, on voulait de moi dans les plus brefs délais et que j’avais tout à faire en un rien de temps. Excitation, parce que je vais devenir Producer/Game Designer et que c’est une grosse opportunité pleine de belles perspectives.

Voilà qui résume assez bien la flippance et l’excitation.

Je vais donc commencer le travail ce dimanche 5 mai 2013. Littéralement 2 semaines après que Jérôme ait présenté mon profil LinkedIn au patron. Si on m’aurait dit qu’un jour, ce réseau social professionnel m’aurait permis de trouver un emploi… En tout cas, je vais être content de mettre à jour ce profil ! Je pars donc de France ce vendredi. Ca va être la première fois de ma vie que je prendrai l’avion.

Qu’est ce ça va impliquer sur ton blog que j’aime trop, ce déménagement ?

Plusieurs choses :

  • Une probable baisse du rythme de parution d’articles, surtout dans la première moitié du mois de mai je pense.
  • Pas de chronique BD/roman avant un moment, le papier ça pèse lourd et j’ai dû faire des choix.
  • Pas de chronique jeu vidéo avant un moment (et dire que j’ai Bioshock Infinite à finir, Far Cry 3 Blood Dragon qui sort et mon PC qui reste en France…) (Je pars tout de même avec une PSP, Tactics Ogre et Persona 3… des jeux à 100h de durée de vie… donc c’est ce que je disais, pas de chronique avant un moment)
  • La suite du Journal en Bordeciel reporté au calandres grecques pour les mêmes raisons.
  • Mon rythme d’écriture (blog et roman) va être à retrouver et à adapter en fonction de mes nouvelles fonctions. La ré-écriture de Sol Sunburst se fera avec le concours du 15 juillet comme objectif. Lithium Breed devra patienter peut-être un peu plus longtemps avant d’être continué (ça me laissera le temps de peaufiner des recherches, tiens).
  • Les chroniques dominicales ne seront pas impactées, notamment parce que ça me prend pas de temps à faire.
  • Je vais essayer de faire un « Journal d’un Expat’ à Dubaï » de façon assez régulière, avec des photos, des anecdotes et tout le tralala du voyageur en terre inconnue. Son rythme de parution étant fixé à « aléatoirement » pour le moment. J’espère qu’ils vous plairont.

Hormis cela et le temps d’adaptation nécessaire, rien ne devrait trop changer (sauf en cas de pépin internet façon Hadopi puissance Chinoise) : je serais toujours disponible via mail, messagerie instantanée sur mes temps libres et toujours aussi prompt à répondre aux commentaires qui seront lâchés par les quelques braves (les vrais, les purs, les tatoués du blog). Parmi les potes qui me lisent et qui voudraient mon ID Skype, il suffit de demander. Parmi les potes qui me lisent et qui auraient envie de voyager, si je convaincs mon futur employeur au terme de ma période d’essai (3 mois), vous aurez un nouveau plan squat/vacances tout trouvé ! J’aurais réellement aimé faire un petit tour de France pour saluer de vive voix une dernière fois mes plus proches amis !

Bon, mais qu’est-ce que tu peux nous dire d’intéressant sur ton boulot?

Je vais travailler dans un premier temps sur un jeu qui s’appelle *censuré*. Il s’agit d’un *censuré* avec *censuré* et *censuré*… Comme je l’ai fait avec F4, il est fort probable que vous n’entendiez pas parler de mon travail ou de mon entreprise avant des dates clé et publiques (NDA oblige !).

J’arrive à Dubaï à 4 heures du mat’ samedi… Un peu plus de 10 heures d’avion, 2 h d’escale au Caire. Mais là, j’empiète déjà sur le prochain article.

C’est pas tout ça, mais les valises vont pas se faire toutes seules !

Saturn Bomberman est un jeu d’Hudson Soft paru en 1997 sur cette bonne vieille Saturn.

Aujourd’hui, c’est jeudi. Et comme mardi, je vais refaire un article sur les jeux vidéo. D’une part parce que je fais ce que je veux ; d’autre part parce que s’il y avait une vraie ligne éditoriale sur ce blog, ça se saurait. Pour inaugurer une série d’articles « Oldies but Goodies » sur le rétrogaming ultra-sélectif de ma propre collection de jeux vidéo, j’ai sélectionné Bomberman, dans sa version Saturn.

Déjà parce que la Saturn était l’une des meilleures consoles du monde et qu’elle n’a pas eu – en France – l’impact d’une Megadrive face au rouleau compresseur FFVII  de la Playstation, bien à tort. Ensuite parce que le Saturn Bomberman est – de mon point de vue – le meilleur Bomberman qui soit, toutes périodes et plateformes confondues !

Ce Bomberman-ci propose de jouer de 1 à 10 joueurs (une grande première !) en combotant les unes dans les autres les accessoires multi-ports. A 10, inutile de dire qu’en plus de pleins d’amis, il faut également une télé gigantesque pour contre-balancer la petitesse des sprites. Seul vous pourrez vous exercer en mode battle contre une intelligence artificielle plus ou moins agressive ou bien aller vous frotter au mode Histoire (qu’il est aussi possible de faire à deux, et c’est bien la tout l’intérêt de la chose… parce que tout seul…)

L’histoire en question d’une banalité affligeante, comme dans la plupart des softs du genre et cela n’a guère d’importance. Un vilain quelconque veut conquérir le monde, il a réuni des cristaux qui vont lui permettre d’achever son plan machiavélique et les petits bombers doivent voyager dans le temps pour récupérer les dits cristaux. En gros, c’est une excuse pour amener les joueurs à explorer des îles préhistoriques, le far-ouest, le Japon médiéval, le futur, etc. pour tabasser des gros boss bien méchants.

De toute façon, Bomberman est un jeu convivial ; le cœur du gameplay, c’est le mode Battle où on balance un groupe d’amis dans des arènes dont la seule règle est celle d’Highlander : il ne peut en rester qu’un ! Et tous les coups sont permis, surtout les plus vils, les plus crasseux, les plus fourbes… Le mode battle propose de mémoire 8 arènes différentes, déclinées chacune en 4 variations de terrains et bonus pour varier les plaisirs. La fin de chaque match est agrémentée de statistiques qui permettent de voir, entre autres, qui a tué qui et d’entretenir une saine ambiance autour de la console. A noter qu’il existe aussi une variante pseudo championnat qui offre virtuellement de diplômes pour récompenser le meilleur bomber, la meilleure équipe, le meilleur machin et le meilleur bidule. C’est parfaitement accessoire mais ça contribue toujours à agrémenter l’ambiance (parce que Bomberman est un jeu d’ambiance).

Ce Bomberman propose les options habituelles de bombes et divers accessoires comme les patins à roulettes. Mais pas que ! On trouvera également la chauve-souris qui donnera des maladies à tout le monde (dont la célèbre « commandes inversées » qui fait toujours son effet) et des dinosaures (ou Tamagochi, dans le langage de l’époque). Au nombre de 5, ils donneront non seulement des pouvoirs spéciaux à votre bomber mais aussi une vie supplémentaire (celle du tamagochi qui en prendra une pour l’équipe). Et le plus de Monsieur Plus, c’est qu’une fois morts, les joueurs ne sont pas éliminés. Non ! Ils reviennent en qualité de mad bomber en dehors de la zone de l’arène pour continuer de balancer des bombes sur leurs petits camarades…

Notons pour les amateurs de vieilleries que la côte pour ce jeu en PAL se situe entre 50 et 100 euros (complet s’entend bien sûr).

Bref, j’ai passé un nombre incalculable d’heures sur Saturn Bomberman. Il est tellement soigné (la magie de la 2D et des sprites, c’est irremplaçable) et le gameplay est tellement aux petits oignons qu’aucun autre Bomberman antérieur ou postérieur ne lui arrive à la cheville. Un classique. Une tuerie. Un indispensable pour tous les collectionneurs et les amoureux de bombes !

Bon, eux, ils jouent comme des bisounours… Mais vous voyez quelques niveaux Battle…

En cadeau bonus, je vous présente quelques astuces pour devenir une brutasse à Bomberman :

  • Bomberman n’est pas un jeu où il faut exploser des briques mais la tronche de vos adversaires !
  • C’est un jeu d’opportunistes ! Celui qui prend les plus gros risques est généralement celui qui s’en retrouve le plus récompensé sur le tableau récapitulatif ! C’est la raison pour laquelle il faut avoir la sensation du timing et d’évaluer le plus instinctivement possible quand les bombes explosent.
  • Quand vous jouez, il est indispensable d’avoir le regard partout ! Ne restez jamais concentré uniquement sur votre bonhomme. Il faut voir l’arène en intégralité et bien voir qui pose quelle bombe, la distance des flammes, ce que font les mad bombers… C’est ce qui fait toute la différence (et c’est certainement ce qui fait toute la différence entre les bons joueurs et les excellents joueurs).
  • Prenez toujours un tamagochi quand vous le pouvez. C’est toujours une vie en plus. Le plus utile restant le bleu car il peut faire sauter des bombes vous sortir d’un mauvais pas (le bleu n’a pas besoin d’être évolué, la première version est le plus rapide pour virer des bombes génantes). Le rose permet de sauter des briques, ce qui peut être pratique et sauve littéralement des vies. Le vert n’est utile que si vous l’avez évolué 3 fois (un miracle, déjà) et en fin d’arène quand il n’y a plus de briques (autant dire qu’il n’est jamais utile quoi). Le jaune est trop contextuel pour utiliser son pouvoir. Je ne parle même pas du violet…
  • Les patins à roulettes sont indispensables ! Plus vous courez vite, plus vous aurez de chances de poser une bombe pour coincer un adversaire qui croyait avoir le temps de sortir.
  • En tant que mad bomber, concentrez-vous sur les bombes à courte portée et sur les personnages non joueurs les plus crétins pour faire le vide (et marquer des points).
  • Un bon bomber est un bomber rancunier. Le type qui vous a explosé à la partie précédente est le type que vous devez chercher à buter au prochain match. C’est comme ça qu’on se bâtit une réputation autour de la console et que vos futurs anciens amis chercheront à éliminer les IA avant de s’attaquer à vous.
  • En tant que bomber, votre devoir est de chambrer tout le temps, sur tout, tous les autres joueurs. La guerre psychologique compte pour 82% de vos victoires ! Toutes les vannes sont permis et les coups bas que vous saurez capables d’asséner de votre verve pourront vous donner l’avantage décisif en jeu (car, ça se joue à rien Bomberman).
  • Bougez tout le temps. Un bomber qui ne bouge pas est un bomber en train de rédiger son testament !
  • Une fois qu’une bombe a explosé, posez immédiatement une autre bombe.
  • L’accessoire le plus puissant du jeu est, reste et restera le coup de pied, couplé à un bon timing (toujours).
  • Amis mad bombers, les combos de bombes sont vos meilleures amies pour faire des carnages : balancez vos bombes dans les explosions des autres bombes pour surprendre les gens pas assez attentifs. Là encore, tout est une question de timing !
  • L’humiliation n’a pas de prix. Et parfois, ça passe parfois par un suicide ! Le jour où, dans le tableau récapitulatif, votre tableau de chasse comportera l’intégralité de tous les bombers de l’arène, vous aurez définitivement posé une pierre immuable dans votre réputation de crevard à Bomberman !
  • Vous voulez vous entraîner à la dure ? Faites une arène en équipe à 8. Vous seul contre une unique équipe de 7. Plus le choix ; pour gagner, il faut abattre tout le monde.
  • Un bomber qui gagne est un bomber rapace ! Quand un autre joueur perd, pas de pitié pour les croissants et ramassez le plus d’items possibles (tout en posant des bombes, s’entend)
  • C’est pas parce qu’un joueur prend la princesse qu’il faut le laisser gagner. Votre motto à Bomberman, c’est celui des Cobra Kai ! Compris ? (Karate Kid, pour ceux qui n’auraient pas la référence en tête)
  • Enfin, l’ultime conseil : le meilleur personnage du jeu, c’est Bonk. Le petit chauve gagne toujours quand je le prends…

C’est déjà la fin de mes vacances imposées. Elles sont passées bien trop vite (évidemment qu’elles passent vite quand, en moyenne, un jour sur deux on rentre à 3 heures du matin). Pour fêter ça, j’avais décidé de taper dans la collection des films récemment achetés par ma mère pour m’offrir ce petit plaisir qu’est une comédie romantique.

Finalement, j’en ai fait trois d’affilée… La bonne nouvelle, c’est que le plus pourri n’était pas forcément celui que je pensais.

Love Happens

Burke a perdu sa femme il y a trois ans. Pour surmonter le deuil, il écrit un livre, devient connu puis fait des séminaires à travers les Etats-Unis pour aider d’autres personnes qui viennent de perdre un être cher. Il va tomber par hasard sur Eloise, fleuriste, et bien évidemment, sa vie va changer (car comme de bien entendu, c’est celui qui prodigue des conseils aux autres qui a la vie la plus en bordel). Ce n’est pas génial comme synopsis, mais je fais ce que je peux avec ce qu’on me donne.

Servie par un joli couple de stars (Aaron Eckart et Jennifer Aniston), Love Happens est une n-ième romcom pondue par Hollywood dont le seul intérêt est d’être une excuse pour peloter sa chère et tendre dans une salle obscure. Pas de chance, j’étais tout seul pour la regarder, j’ai donc du me concentrer sur ce que je voyais (et le gâteau au chocolat).

C’était nul ! Insipide. Ca mérite à peine le titre de romcom. On se tape le cliché du couple qui ne peut pas se saquer et qui finit par s’entendre larron en foire un peu comme par magie. Le propos sous-jacent sur comment survivre à la mort d’un être cher est somme toute trop survolé pour être intéressant. Les personnages sont fadasses (pas de caractère sous une caractérisation esquissée, ça ne pardonne pas). Jennifer Aniston ressemble de plus en plus à une vieille peau avec son bronzage artificiel et son maquillage. Martin Sheen fournit le service minimum. Et pour couronner le tout, on accumule des mini-scènes inutiles.

Sans l’argument « pelotage », Love Happens n’a aucun intérêt.

Sydney White (incompréhensiblement renommé Miss Campus dans l’Hexagone)

Sydney est un peu garçon manqué à avoir été élevé » par son papa après la mort de sa mère. Vient le temps de l’université et Syd s’en va rejoindre celle de sa mère avec l’espoir de rentrer dans la sororité Kappa Phi Nu. Seulement voilà, à peine arrivée, elle se fait mettre le grappin dessus par le bogoss qui est l’ex de la présidente des Kappa, Rachel, qui a toujours envie de ressortir avec lui. (Oui, je savais exactement ce que j’aillais regarder, en mon âme et conscience !) Syd se fait humilié puis évincée des Kappa et finit dans le « Vortex » la maison la plus minable du campus, là où on éjecte les geeks. Désormais, aidée de ses 7 boutonneux, Syd va se faire un plaisir de pourrir Rachel, concourir pour être la présidente des étudiantes (poste actuel de Rachel) et accessoirement conquérir le bogoss (elle n’aura pas grand chose à faire, c’est lui qui fera tout).

Ca ne payait pas de mine, mais il se trouve au final que c’était mieux que Love Happens. Bien sûr, c’était ultra-convenu, facile pour une teen romcom, sans aucune surprise, mais on ne va pas trop en demander. On se demandera comment sur tout un campus universitaire, il n’y a que 7 geeks exclus dans une baraque poussiéreuse. La réponse est simple : Sydney White est une revisitation de …. Snow White ! Blanche Neige ! On ne s’étonne plus de rien après et puis on se met à rechercher les clins d’oeil : la vieille baraque remise en état par Syd, lui c’est grincheux, lui c’est prof, l’éviction du château, le baiser du bogoss pour la réveiller, le Mac (Apple) piraté par un virus (lol), etc.

Ca vole très clairement au raz des pâquerettes, Amanda Bynes est vraiment moche (pas la fausse moche hein, je la trouve vraiment pas attirante – j’aurais eu internet dans le train, j’aurais cherché à savoir d’où elle débarquait) mais ça a le mérite de divertir à pas cher. Et puis, après Love Happens, je ne faisais plus la fine bouche.

Something New

Kenya est une jeune trentenaire d’origine afro-américaine qui fait passer sa carrière avant tout. Surtout avant le grand amour. Kenya est psycho-rigide, fait des listes, s’habille en tailleur droit, a des cheveux lissés, a des murs beiges unis dans sa nouvelle maison, et voit beaucoup de ses connaissances avec la bague au doigt. Pour la première fois, elle accepte un rendez-vous en aveugle. Problème : le type est blanc ! (l’acteur de The Mentalist). Ca aurait pu se terminer là, mais par un concours de circonstances comme seuls savent les faire les scénaristes, elle le retrouve à un mariage et se voit presque forcer de l’embauche comme paysagiste pour son jardin. De fil en aiguille, au delà de leur couleur de peau, ils finissent par se rapprocher, elle finit par s’ouvrir à lui et avec lui comme la vraie personne qu’elle est : plus spontanée, robes légères, cheveux bouclés, repeint ses murs, etc. Seulement voilà, il est blanc…

Agréablement surpris là encore. D’autant plus que je m’attendais à un truc un peu léger (il faut s’accrocher une heure avant de voir Kenya décrocher un sourire). Autour de l’histoire d’amour relativement bien foutue et crédible, on voit le protagoniste s’ouvrir et s’accomplir au contact de l’Amour de sa vie (le vrai, pas celui qu’elle se figurait).

Un bonne partie du scénario sert aussi à souligner la condition noire dans le milieu du travail blanc (en gros, il faut que tu travailles deux fois plus pour montrer que t’es autant capable qu’un blanc – propos racial qui me semble malheureusement encore vrai de nos jours) mais aussi celui du blanc amoureux au milieu d’une famille noire (en gros, il faut que tu montres deux fois plus que t’es vraiment amoureux et que c’est pas l’histoire d’un soir). Notons aussi le propos sous-jacent sur les conventions sociales, notamment l’impact des parents et de leur éducation, sur le qu’en-dira-t-on, sur la dualité coeur/raison et comment le protagoniste finit par s’affranchir de tout cela pour se réaliser.

L’élément humour ne tient finalement que sur le frère de Kenya (le Dr Turk dans Scrubs) avec un contrepoids intéressant pour souligner la condition amoureuse de sa soeur : elle est célibataire puis heureuse en couple, il change de partenaires à chaque scène où il apparaît.

Inutile de dire que ce n’est pas la romcom de l’année, loin de là, mais je l’ai trouvé suffisamment intelligente pour la proposer à tous les amateurs (ou amatrices, on ne va pas se leurrer) du genre en mal d’idées romantiques.

Demain, j’essaie de commencer le live report du Hellfest. Il se trouve que j’ai perdu les photos que j’avais préparé pour le blog, une intervention parentale musclée m’a fait perdre ça (ils ont bien compris le coup du « quand ça marche pas, il faut rebooter »…). Il faut que je retrie tout. Sinon, il y aura bien le live report du tournoi de samedi qui n’aura sûrement pas vraiment d’intérêt pour 82% des lecteurs de l’Asylum hormis celui de me voir bouger en vidéo youtube.