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Tyranny est un jeu développé par Obsidian Entertainment et édité par Paradox Interactive

Des fois, c’est les méchants qui gagnent. Et ça tombe bien puisque vous faites partie des minions du méchant, s’en allant gaiement pacifier la dernière région insoumise, le dernier village de gaulois du coin qui fait rien que de la misère aux forces du vaillant Chef Suprême. Alors, comment est-ce que vous allez gérer le bordel pour la domination complète de votre patron ?

Après un Pillars of Eternity ma foi fort sympathique pour tous les amateurs de RPG restés à juste titre bloqués dans les années 2000 et vénérant Baldur’s Gate, Obsidian remet le couvert avec un autre RPG du même cru. Tyranny ne bénéficiant pas de la couverture médiatique d’un kickstarter à records, il y a fort à parier que beaucoup ont accueilli la nouvelle de « ah tiens, un nouveau RPG comme Baldur’s Gate » avec retard et circonspections. Il y a même fort à parier que beaucoup se fichent même de Tyranny car PoE avait un petit côté « vanilla » qui l’a empêché de se faire une vraie place aux côtés de ses aînés.

Et bien, c’est dommage, car Tyranny est un excellent jeu, largement au-dessus de PoE, à tout point de vue. Le fait de rouler pour le méchant de l’histoire qui asservit les peuples sous son joug à un petit côté libérateur et jubilatoire. En effet, en général, à moins d’être un gros sociopathes, un joueur lambda embrassera plutôt son côté loyal bon. Ici, on prend presque un malin plaisir à égorger des enfants parce que hein, c’est la volonté du chef suprême ! Le jeu propose – comme toujours avec Obsidian (Fallout New Vegas) – un univers ni tout blanc ni tout noir, avec des choix qui se répercute dans le temps et qui vont réellement avoir un impact sur votre destinée. D’ailleurs, l’équipe de développement a fait le choix d’une aventure plutôt courte (30 heures contre 100 pour PoE) avec une forte dose de réjouabilité avec ses quatre embranchements majeurs disponibles (j’en ai fait qu’un, celui de l’anarchiste qui dit fuck à tout le monde – mais je referai assurément au moins un run avec les Disgraciés).

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Le système de magie est vraiment hyper intéressant et offre une très grande liberté dans la création de sort ! En tant que sorcier rôliste, j’ai énormément apprécié la combinatoire derrière la mécanique magique (ça fait un peu comme une recette de cuisine).

Le système de progression est dit « sans classe », comme dans Skyrim. Ce qui veut dire que vous gagnez en expérience sur ce que vous utilisez. Normalement, ce genre de système a deux effets : vous vous ultra-spécialisez sur un nombre limité de compétences ou bien vous montez un peu de tout. Comme tenu de la durée de vie du jeu, autant dire que la deuxième solution est un piètre choix : vous devenez un peu mauvais partout et ne pouvez assumer aucun rôle clé dans votre groupe (tank, DPS, heal pour synthétiser). Et pour quelqu’un comme moi qui aime bien planifier et prévoir une progression, c’est pas ce que je préfère (je me rappelle avoir passer une dizaine de niveaux sur Skyrim avant de dépenser mes points de compétences, histoire de voir ce que je préférais faire). J’en profite pour glisser une astuce qui m’a desservi sur le end game : entraînez vos personnages à chaque niveau ! Il n’y pas de limite à vos compétences, donc pas de raison de se priver (surtout que la thune n’est pas un problème – et ça vous évitera de manquer de points de connaissances comme moi pour faire des sorts vraiment cools).

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La direction artistique est vraiment excellente, que ce soit sur le style un peu cartoony ou les dessins en 2D qui font très parchemin. Comme quoi on peut faire un jeu de fantasy avec un minimum d’âme sans avec l’impression de jouer à un n-ième copier-coller de poncifs génériques.

Une dernière note sur l’histoire. C’est du Obsidian et il n’y a rien à dire, c’est parfait, avec beaucoup d’embranchement avant même que vous ne commenciez à jouer (quand vous définissez l’univers de jeu en gros) et il y a énormément de moments juste jouissifs à vivre tout au long de votre aventure.

Tyranny est clairement la bonne surprise de fin d’année pour tous les amateurs de RPG sur PC. Un vrai coup de coeur, bien écrit, bien chiadé, avec une bonne durée de vie et une excellent rejouabilité. Tous les amateurs du genre devraient se ruer sur cette véritable pépite !

Bon, maintenant qu’on a fait la critique « Joueur » sympa, passons à la critique du game designer pinailleur qui ne peut pas s’empêcher de voir les défauts d’un jeu.

Et quand on y regarde bien, Tyranny souffre d’un manque d’équilibrage flagrant à l’heure actuelle. Bien sûr, comme d’habitude, vous commencez le jeu sans un rond et vous finissez riche à Crésus. Mais là n’est pas la question. Il s’agit surtout de décisions assez étrange. Déjà, on n’a pas des masses de compagnons d’aventure, soit. Mais cela pose deux problèmes : le premier, c’est que cela limite vos propres choix en matière de build et du rôle de votre personnage au sein de l’équipe. Assumez un rôle particulier vous impose à dégager celui un de vos compagnons, et malheureusement, en dépit du système sans classe, il va être difficile de faire d’un gros bourrin un magicien : déjà parce que ses arbres de talents orientent les PNJ vers deux orientations de gameplay (qui ne vous plaisent peut-être pas) et parce que la durée de vie courte du jeu vous limite très clairement dans la re-spécialisation de vos personnages en cas de mauvais choix (et à haut niveau de difficultés vous avez finalement assez peu de place pour les erreurs). Le deuxième point noir de si peu de compagnons est lié à leur histoire ; se faisant, vous avez TOUS les emplacements d’armure de DEUX personnages impossibles à changer. C’est ultra-frustrant !

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C’est d’autant plus frustrant que la répartition du loot – comme celui de la thunes – est loin d’être linéaire : pendant très longtemps vous récupérez de la bouse et quasiment immédiatement, vous croulez sous les artefacts légendaires dont vous ne savez pas quoi faire parce que 1. vous n’avez qu’un groupe de 4, 2. il est possible que dans ce groupe vous ne pouvez pas vous en équiper 3. vous n’êtes pas entraîné pour ces artefacts à cause du système sans classe et 4. vous avez déjà upgradé votre stuff à la forge.

Au final, le jeu possède trop de générosité pour sa durée de vie. Virer tout ce qui est craft n’aurait personnellement pas dérangé et aurait permis une progression de puissance moins foutraque. Précisons que le craft m’ennuie, car de façon générale, il est rarement bien fait et Tyranny n’est pas l’exception et il confirme la règle.

Je m’attendais aussi à un boss de fin ingérable comme dans PoE. Il n’en est rien. Ils sont même plutôt ridicules ! J’avoue que je n’avais pas une équipe de branleurs à leur opposer non plus, ça joue nécessairement sur mon ressenti de type « c’était trop facile », des builds bien chiadés sont donc nécessaires ! Ca a le défaut de ses inconvénients dira-t-on, suivant le type de joueur que vous êtes.

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Donc, le jeu n’est vraiment pas dur, pour peu que vous ne fassiez pas de conneries dans vos builds de personnages. Et il est facile de faire des erreurs dans ce système. Alors, ce n’est pas dramatique car à moins de faire le dernier niveau de difficulté, vous vous en sortirez sans soucis. Cependant, au niveau maximum de difficulté, vous risquez de souffrir dans 95% des cas. Croyez-moi, j’ai fait et refait le premier acte entier avec pas moins de 5 builds différents pour tester : guerrier épée-bouclier, archer, mains nues, et différentes variations de magiciens. Le constat est sans appel : la magie est LA voie royale. Et encore même là, il est facile de se planter. Mon astuce : maximiser la célérité en premier, puis l’esprit en deuxième, la vitalité au neutre et le reste en négatif à la création. Vous avez ainsi un magicien capable d’avoir un haut DPS magique dès le début. Mettez un sac à PV devant et ça devrait bien se passer (mon choix personnel s’est porté sur Sirin spé Guerre en armure lourde et max vita, il suffit de laisser chanter ses chants agressifs et de spammer vos compétences… elle est réellement OP).

La raison pour laquelle les magiciens sont complètement fumés par rapport aux autres classes (hormis le système de magie bien foutu), c’est à cause de leur nombre de capacités. Toutes les personnages commencent avec 2-3 capacités, vous les utilisez cycliquement et entre temps vous balancez vos attaques classiques. Avec un magicien, vous avez vos 3 capacités plus – au moins – 4 sorts magiques, pour peu que ce soit des sorts agressifs avec une bonne célérité, vous avez un fort taux de rotation sur vos sorts à dégâts, ce qui constitue un avantage carrément déséquilibrant pour votre groupe. Alors, certes, vous pouvez faire de n’importe quel perso un magicien avec le système sans classe, mais est-ce vraiment utile de faire de Barrik un jeteur de sorts quand ses arbres de talents vous hurlent à la tronche « Deux mains » ou « Bouclier ». Alors, c’était très rigolo de faire de Lantry un guerrier à javelot mais uniquement parce qu’il y avait un arbre prévu à cet effet (j’ai pas du tout poussé son côté magicien et ça a très bien marché).

Là où je veux en venir, c’est que le système sans classe à haut degré de liberté qu’on nous promet n’est que de la poudre aux yeux et ne fonctionne que pour votre personnage à vous. Et malheureusement, de tous les essais que j’ai pu faire, seule la voie magique possède un réel intérêt tactique. Si vous voulez autre chose que balancer vos capacités en mode brainless comme dans PoE.

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Un autre problème est la répétitivité des combats. Il n’y a finalement pas tant de variétés d’ennemis que ça, et vous finirez par rencontrer des groupes similaires plus souvent que vous ne le souhaiteriez. Gérer un combat finit par devenir du copier-coller. Astuce : tout ce qui est interruptions (étourdi, renversé) fait vraiment le café. J’en venais aussi à regretter l’absence de création de scripts. A chaque fois que je voyais le cercle rouge d’un ennemi apparaître à l’écran, je lançais ma tripotée de sort de protection pré-combat. Ce qui est bien relou à faire toutes les 5 minutes… J’aurais aimé l’automatiser d’un unique bouton.

Je pourrais aussi cracher sur l’interface qui refuse de mettre toutes mes capacités en raccourcis directs mais arriver à ce point-là, on est dans l’ultra pinaillage.

Enfin, je ne suis pas spécialement du genre à refaire des jeux une fois finis. Celui-là va avoir l’avantage de proposer des variations d’histoire donc forcer mon intérêt, mais je n’aurais clairement pas dit non sur un trame beaucoup plus longue, avec plus de quêtes annexes (notamment liées à vos compagnons), plus de donjons, plus de tout…

Si vous avez lu jusque-là (déjà, merci), rappelez-vous que c’est vraiment pour pinailler et que rien de tout cela n’entache le plaisir de jeu que vous expérimenterez au final ! 

 

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Democracy 3 est un jeu de simulation de Positech Games sur PC, Mac et tablettes.

Vous vous plaignez de votre pays ? Vous pensez que le président fait n’importe quoi ? Que ses ministres sont des gros branleurs ? Alors prenez en main la destinée de la France et sortez-la de la merde !

Democracy 3 est donc un jeu de simulation de président/1er Ministre. A la tête d’un pays (France, Allemagne, USA…) et d’une mouvance politique, votre boulot est de modifier les lois en cours, d’en proposer des nouvelles, de gérer les crises du pays, d’avoir une balance financière saine, des ministres qui travaillent bien et fidèlement, de satisfaire vos électeurs et d’en récupérer pour vous assurer une victoire au prochaine élection et continuer votre boulot !

En d’autres termes : diriger un pays, c’est moins facile que ça en a l’air ! Pour ce faire, vous devez gérer 6 grands axes : Taxes, Economie, Transports, Loi et Ordre, Politique Extérieure et Social. Chacun a son lot de lois dont il faut définir un budget qui agira plus ou moins positivement/négativement sur un nombre de variables qui agiront plus ou moins positivement/négativement sur un nombre de données. Pour faire plus simple, prenons un exemple basique :

Moi Président, je décide d’introduire un nouvel impôt sur le revenu parce que mes caisses sont vides ! Ce nouvel impôt, je vais définir combien je souhaite qu’il rapporte à mon budget. Evidemment, plus je veux sucer les salaires de mes concitoyens, plus ceux-ci vont tirer la gueule. Surtout les classes sociales les moins riches et les capitalistes. En revanche, les socialistes vont me kiffer et un tel impôt renforcera le sentiment d’équité en France.

Donc, j’aurais plus d’argent pour mettre en place d’autres réformes (genre des Tasers pour mes policiers, ou bien financer ma conquête de Mars, ou bien interdire les écoles privées, ou bien augmenter les pensions retraites), les socialistes seront contents de ma politique, les autres tireront la gueule et risqueront de ne pas voter pour moi.

Vous devez faire du macro-management (votre budget, votre ensemble de loi, vos électeurs) et du micro-management (un budget alloué à telle loi, un sous-groupe particulier de vos électeurs comme les automobilistes ou les écologistes). Bien sûr, ça ce complique quand vous vous rendez compte que satisfaire les capitalistes et les socialistes, les conservateurs et les libéraux, les riches et les pauvres, etc. impliquent de prendre des décisions radicalement opposées. Donc qu’il est difficile de récupérer les voix de tout le monde.

Vous aurez des points d’action grâce à vos 6 ministres, qui représentent chacun des groupes d’électeurs particuliers. Si vous ne faites pas assez de réformes pour ces groupes, vos ministres commencent à tirer la gueule et menacent de démissionner…

Et comme si gérer un pays n’était pas assez difficile, des crises vont éclater, souvent en rapport avec vos propres décisions. C’est sur que légaliser les drogues dures rapportent de l’argent, mais en même temps, ça fait grimper le crime et créer une situation de crise avec le grand banditisme. Que faire maintenant ? Interdire les drogues ? Réintroduire la peine de mort pour dissuader les criminels ? On va plutôt mettre en place une carte d’identité obligatoire et un contrôle des frontières. Ce qui augmente les tensions raciales, et crée une nouvelle crise, les ghettos…

Bref, vous l’aurez compris, Democracy 3 est un simulateur de pays assez complet et réaliste qui couvrent une très large portion des responsabilités inhérentes à l’exercice du pouvoir. Libre à vous de gérer votre pays comme vous l’entendez et de faire du mieux qui vous pourrez. Les possibilités sont variées, encore plus si vous rajoutez les DLC.

Niveau graphisme, autant dire que c’est pas la panacée. C’est même plutôt moche. Moins qu’une simulation d’un manager de foot ou qu’un tableur Excel, mais bon…

Democracy 3 The Ultimate Political Strategy Game

Vous aimez les graphiques ? Mmmmh, toutes ces courbes…

La durée de vie est finalement assez courte. La France étant limitée à deux mandats par exemple, la partie se claque en 2-3 heures. Et sur des mandats illimités, l’aspect répétitif du jeu se fait cruellement ressentir. Cela est dû à une difficulté assez mal équilibrée : soit vous vous faites rouler dessus parce que le pays que vous choisissez est particulièrement dans la mouise au début du mandat, soit parce que vous roulez rapidement sur les autres partis, vous assurant ainsi des réélections faciles.

Astuces ! Pour vous assurez une partie facile et des réélections gagnées d’avance, voici le mode d’emploi :

  1. Mettez en place les réformes qui plairont aux électeurs potentiels (celles avec une grosse barre vertes de popularité)
  2. Mettez en place des réformes pour gérer les crises en cours
  3. Virez une fois par trimestre seulement le ministre dont la fidélité est dans le rouge (s’il y en a deux, attendez le trimestre prochains) pour en prendre un plus proche de vos actions
  4. Ne jouez pas sur tous les tableaux en même temps et concentrez vous sur des aspects bien particuliers (régler le crime, régler le chômage…)
  5. Micro-gérez vos réformes, surtout au début en ne mettant surtout pas les curseurs à fond.
  6. Ayez tout le temps un œil sur votre budget et équilibrer vos réformes et vos taxes de façon à toujours être dans le positif (crée x réformes, introduisez une taxe, x réformes, 1 taxes, x réformes, etc.), quitte à vous mettre à dos une partie des électeurs

Avec ça vous devriez vous en sortir correctement et être réélu à 97% tout le temps, jusqu’à ce qu’un groupe de mécontents vous assassine…

Le jeu est intégralement en Français, ce qui est assez confortable. Bourré de fautes, mais confortable. Les DLC ne sont pas traduits. Le jeu est disponible pour 23 €. Ce qui est complètement abusé ! Les DLC vous coûteront 5 €. Ce qui est encore plus abusé ! 38 € pour un jeu complet assez moche, mal ou pas traduit et à l’équilibrage pas spécialement fin ; c’est vraiment, vraiment, vraiment trop cher et je vous incite à passer votre chemin ! MAIS, en ce moment c’est les Soldes sur Steam. Le jeu sans extension est à moins de 8€, le pack complet à moins de 10€. Je l’avais récupéré encore à moins cher lors d’une vente flash mais bon 8/10 euros, ça reste raisonnable pour peu que vous décidiez d’appliquer mon ratio 1€/heure sur la rentabilité minimum d’un jeu.

Democracy 3 est un petit jeu de simulation sympathique qui vous divertira une petite dizaine d’heures avant que vous décidiez de passer à autre chose. Ce n’est pas la simulation du siècle, mais c’est toujours rigolo de se dire que si on était président, on aurait remis la France d’aplomb en 10 ans. A se procurer uniquement en promo !

Si vous ne connaissez pas This War of Mine, d’une part vous ne lisez pas assez mon blog, d’autre part vous ratez une véritable pépite vidéoludique. Commencez donc par lire ma récente chronique, puis allez acheter le jeu et revenez après quelques heures de jeu si vous galérez.

Pour les autres, je me fends d’un petit article pour partager mes expériences de jeu, astuces et conseils pour tenir le plus longtemps possible. L’article n’a pas à vocation d’être exhaustif, ni de présenter la meilleure façon de survie. C’est juste un retour d’expérience. Si vous n’êtes pas d’accord ou souhaitez aussi partager votre expérience, les commentaires tout en bas seront ravis d’accueillir vos propres expériences.

Personnages

Les trois personnages de départ sont tirés parmi un pool. Tous possède un bonus particulier pour vous aider à survivre. Voici les plus notables que j’ai pu rencontrer et la façon de les utiliser :

  • Bruno – Il a avantage bon cuisinier, ce qui veut dire qu’il est un bon candidat au départ. Il vous économisera du combustible pour cuisiner des repas au fourneau et du sucre pour fabriquer de l’alcool. C’est donc toujours lui que vous devez utiliser pour ces tâches, même s’il est malade, blessé ou fatigué. Ne lui faites pas monter la garde ni explorer.
  • Katia – Elle a la fibre commerciale et tire toujours bon prix des échanges. Elle doit toujours interagir avec les marchands. De fait, c’est elle que vous envoyez en exploration la nuit avec son sac de 12.
  • Roman – Il a un bonus pour se battre. A moins de l’envoyer en exploration dans les coins chauds, il devra toujours monter la garde la nuit, vous offrant un avantage non négligeable contre les pillard
  • Marco – Avec ses 15 emplacements, il vous rendra vraiment service pour explorer la nuit et ramener plus de choses pour vous développer plus rapidement
  • Arica – Elle ne fait pas de bruit en courant, mais ça ne sert pas à grand sauf dans les coins dangereux, mais vous n’irez probablement pas là-bas dans les premiers jours. Par contre quand il ne reste que les options dangereuses…
  • Pavle – Il court vite. Useless man, donc. Au moins, il porte 12 trucs en exploration… Exception notable : le square avec le sniper, vous apprécierez sa vitesse.
  • Anton – Le bon mathématicien. J’ai toujours pas compris à quoi ça servait… C’est en général le mec que j’envoie en mission aléatoire à l’extérieur. Au moins, il ne se plaint plus qu’il fait trop froid.
  • Boris – La mule à 17 emplacements ! Il est lent, mais bon, sur une expédition bien planifiée, ça passe à l’aise.
  • Marin – La bénédiction des ressources ! Faites lui faire les plans de tout ce que vous construisez pour économiser au max.
  • Cveta – Encore un autre poids mort…
  • Zlata – Il paraît qu’elle réconforte les gens… Il paraît…

Il y a d’autres personnages, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de jouer avec. Dans tous les cas, lisez leur description et tirez profit de leurs capacités naturelles. Chaque personnage possède un taux de déprimitude plus ou moins élevé fonction de la situation ou de vos choix. En général, les personnages plutôt dépressifs ont toujours un truc qui permet de les faire tenir : clopes, café, livres… Essayez dans la mesure du possible de toujours avoir ce qui les console en réserve. Dans un équipe composé de fumeurs, échangez le café. C’est de la logique, mais il faut y penser. De toute façon, vous verrez bien les ressources consommables qui baissent automatiquement.

Gardez toujours vos personnages en forme :

  • Soyez-les si vous pouvez, sinon faîtes les dormir et ne les dérangez que pour faire les tâches qui leur reviennent.
  • Vérifier les syndromes de dépressifs et allez chercher ce qui leur manque
  • Rationnez la bouffe, un personnage qui a très faim c’est toujours gérable dès le lendemain avec les bonnes décisions
  • Pas de personnages blessés ni malades ! Débrouillez-vous, mais occupez-vous en en priorité, notamment par des soins et des gros dodos. Un personnage blessé court moins vite et meurt plus vite.

Le tirage des personnages de départ est aléatoire. Si pour moi la dream team serait Bruno/Marin, Katia, Roman (puis Boris), jouez le jeu et essayez de tirer profit de vos boulets (oui, je parle de vous Anton et Cveta) ! Dans la guerre, on ne choisit pas ses compagnons d’infortunes. A noter d’ailleurs que mon plus long run à ce jour a été fait avec les boulets susnommés, donc tout est jouable ! Et sans une balle malheureuse, j’aurais pu continuer encore au moins 5 jours au regard de mon planning…

Si un personnage veut s’ajouter à votre équipe, prenez-le. C’est peu-être une bouche de plus à nourrir, mais c’est une paire de bras en plus pour vous défendre des pillards la nuit.

Exploration

L’exploration est primordiale et il va falloir s’organiser. Vous avez toute une nuit, tirez en profit au maximum:

  • Envoyez vos mules si vous en avez, Katia/Pavle sinon. Je ne vous cache pas que les 10 emplacements sont rudes, pas infaisables, mais ça demande vraiment de l’organisation priorisée !
  • Ne faites pas « tout prendre » bêtement, regardez ce qu’il y a avant, concentrez-vous sur le nécessaire ou faites le point ci-après
  • Faîtes des allers-retours entre les points de loot pour tout entreposer dans un seul, vous aurez ainsi une vue complète de ce que vous « possédez » hors de chez vous. En effet, jusqu’à présent, personne d’autres que vous ne semble visiter les maisons, vous pouvez vous constituer un stock alternatif a l’abri des pillards de votre. De plus, en faisant ainsi, vous constituez des piles de 4 optimisant chaque emplacement du sac
  • Avant de partir, sachez de quoi vous avez besoin en quelle quantité. Si vous avez fait vos stocks comme dit ci-dessus, c’est plus facile de savoir où allez. Sinon, fiez-vous au descriptif des maisons.
  • Ne volez les gens qu’en cas d’extrême galère. Ca mine le moral de l’équipe sauf si c’est pour l’ultime survie (personnages affamés, ultra blessés, ultra malades…)
  • Ne tuez personne. C’est le pire des cas envisageables et nous valons tous mieux que ça !
  • N’emportez pas d’item inutile la première nuit pour votre reconnaissance. Vous ferez ça à la prochaine. (sauf si vous connaissez déjà l’endroit où vous allez)
  • Remplissez toujours votre sac avant de partir, tant pis si au terme de l’exploration vous n’avez finalement pas trouvé ce que vous cherchiez
  • Si remplir votre sac implique se faire tirer dessus, oubliez ce que je viens de dire et foutez le camp. Gérez des personnages blessés est le pire !

Au début de l’aventure vous allez surtout gérer le cottage abandonné. Et c’est okay. A moins d’une grosse galère de bouffe/médocs, vous pourrez gérer les 3-4 premiers jours uniquement en lootant ce lieu. Ensuite, fonction de vos besoins et de ce qui est disponible, vous irez ailleurs.

Cela va sans dire, mais évitez les coins dangereux, à moins d’avoir – par exemple – Arica et le coeur bien accroché, parce que le coup de chevrotine, ça ne pardonne pas !

En hiver, prenez une hache et dégommez les meubles de lieux sans hostilité pour récupérer du bois et du combustible.

Echange

Echangez ce dont vous n’avez pas besoin, évidemment. Ce qui dépendra de votre configuration de jeu. Dans tous les cas, veillez toujours à faire l’échange optimisé au poil de cul. Grattez une clope, une eau, une herbe… peu importe, ça vous sauvera peut-être la vie.

Si vous avez accès à la distillerie, allez-y comme des porcs ! L’alcool, ça s’échange bien. En cas de galère absolue de bouffe/médocs, allez avec votre alcool au camp militaire, vous ne ferez pas une grosse exploration, mais vous vivrez un jour de plus !

Essayez de ne pas échanger le matos électronique, c’est tentant mais vous en souffrirez pour upgrader vos équipements de crafting.

Equipement de la maison

  • Le début de partie se ressemblera toujours un peu, voici pour moiles indispensables à construire dans les premiers jours :
    • La machine à filtrer l’eau
    • Un lit
    • Un réchaud
    • Un atelier
    • Un deuxième lit
  • L’eau filtrée est utilisée par le réchaud pour faire des rations de bouffe efficace. De plus, en le construisant tôt, vous pouvez commencer à faire des stocks de flotte pour plus tard. Le lit est obligatoire ! Sinon, ils dorment mal et c’est le début de la galère ! Construire tôt l’atelier vous permet d’avoir accès tôt au matos de crochetage pour vider votre maison.
  • Très rapidement, évoluez votre établi de base et construisez une deuxième station pour filtrer encore plus la flotte, surtout si vous prévoyez une distillerie ou un jardin. Sinon, c’est toujours un truc échangeable, l’eau.
  • Le plus dur pour moi est de gérer l’évolution de l’atelier de façon à avoir accès aux armes, dont la hache bien pratique pour les futurs stocks de bois.
  • Si vous n’êtes pas en hiver, le chauffage peut attendre qu’il fasse une température de 12-14 avant d’être construit.
  • A deux lits, vous devriez pouvoir réussir à gérer le repos de quatre personnages en rotation. Si vous avez trop de blessés ou malades, tant pis, construisez un 3ième et passez en mode survivaliste extrême avec un mec qui fait tout le taf la journée et les autres qui dorment.
  • Après, suivant vos préoccupations (fumeurs, caféinomane, manque de bouffe, manque de médocs), ce sera à vous de palier le plus urgent entre l’appât pour la nourriture, l’herberie et le potager.
  • Dans tous les cas, gérez au poil de cul votre stock de bois et de « petits objets », ça part à une vitesse folle. Plus d’une fois j’ai du faire des expéditions et des échanges uniquement dédiés à ces deux seules ressources. Evitez cependant de ne faire que l’un ou que l’autre, vous vous retrouveriez dans la position où vous ne pouvez rien faire le jour suivant. Comme je disais plus haut, si vous savez que vous devez construire une distillerie qu’il vous manque x planches, prenez absolument les x planches la nuit et comblez le reste avec du matériel annexe.
  • Si vous vous retrouvé en position où la criminalité explose en ville, laissez tomber le plan initial et faites des barricades ! Je le répète, un personnage blessé est le pire des poids morts !
  • Essayez de prévoir l’arrivée du froid grâce à la radio, donc à quel moment il faut songer à upgrader le chauffage.
  • Si jamais vous commencez votre partie en hiver, accrochez-vous à votre slip parce que c’est pas gagné d’avance. Votre plan : upgrade d’établi, chauffage, upgrade établi, upgrade de chauffage. Et dans le lot, il faut balancer au moins un lit et un réchaud. C’est jouable mais bon courage quand même !

Objets

  • Aplusieurs moment, vous aurez l’occasion de choisir entre construire un item et construire une amélioration de maison.
    • Si vous n’avez pas d’armes, choisissez l’arme.
    • Si vous avez envie d’améliorer un équipement, patientez un jour et faites-le lendemain avec les nouvelles ressources de la nuit
    • Si vous n’avouez pas une arme par personnage qui restent dans la maison la nuit, choisissez l’arme si c’est la hausse de la criminalité
  • La viande crue est toujours à privilégier sur la conserve si vous avez le choix. Ca se cuisine très bien. Si vous avez un piège à rats, c’est bien mais ne fondez pas vos espoirs dessus, c’est très aléatoire, et jamais au bon moment.
  • Ayez toujours au moins un livre et un peu de réserves pour les drogués, ça les tiendra toujours un peu éloignés de la déprime.
  • Les outils se dégradent. Echangez-les juste avant qu’ils se cassent, ils vendront comme neuf ! (Si vous avez deux outils dont un dégradé, c’est bien sur le tout neuf qui sera pris…)

XCOM: Enemy Within est un jeu développé par Firaxis Games, édité par 2K, disponible sur toutes les plateformes hors PS4 et Xbox One.

A l’origine, il y a XCOM: Enemy Unknown, un reboot/remake du jeu UFO: Enemy Unknown. Puis les développeurs ont fait un add-on (en gros, ils ont rajouté du contenu) nommé Enemy Within. Comme ce contenu ne change pas la face du monde, il faut savoir que sauf sur PC où Enemy Unknow est obligatoire, Enemy Within est considéré comme un jeu à part entière contenant déjà Enemy Unknown. Tout ça pour dire en préambule de vous méfier de la version que vous ne manquerez pas de choisir une fois cette chronique terminée. Car j’ai vu tous les prix et les seuls que vous devriez accepter c’est 12 € sur iOS et 9.99€ pour le double pack Unknow/Within sur PC. Donc, premier point positif du jeu, c’est (normalement) très abordable !

Enemy Within fait partie de ses jeux que j’affectionne tant : la stratégie au tour par tour. En gros, vous avez une escouade de bonshommes surentraînés, et vous les déplacer de cases en cases vers d’autres bonshommes surentraînés catégorie « piétailles de méchant mégalomaniaque » et vous faites de votre mieux pour que vous en sortiez victorieux avec le minimum de victimes côté gentils. Les gentils, c’est une association internationale qui vieille depuis des années à bouter l’extraterrestre hors de la terre ; les méchants, c’est une civilisation extraterrestre qui a décidé que c’était fini de jouer avec les éclaireurs et qu’il fallait envahir la Terre maintenant, et de préférence en tuant le plus de monde possible.

En qualité de Commander XCOM, votre but est double. A l’échelle micro, vous devez gérer les combats type « escarmouche » dans des missions pour sauver des civils, escorter des VIP, buter tout ce qui n’est pas humains, récupérer des colis, etc. A l’échelle macro, vous allez devoir gérer tout le bordel autour et dans votre base. Ce qui inclut : recherche scientifique, construction de bâtiments, de vaisseaux et d’équipements, recruter et entraîner des militaires, gérer un budget, gérer des sources d’énergie, abattre des vaisseaux ET, renverser un groupuscule pro-ET, lancer des satellites pour rallier le plus de pays à votre cause…

Bref, XCOM: Enemy Within est un jeu diablement complet qui ne se limite pas à simplement bousiller de l’alien entre deux bâtiments à Shanghai. Votre victoire final va essentiellement dépendre de la façon dont vous allez gérer les priorités et les dépenses d’argent pour votre base. Certains choix pris au mauvais moment auront des répercussions sur la suite de l’aventure et il ne sera pas facile de tout appréhender. Pour être honnête, il m’a fallu prêt de 15 heures d’entraînement pour :

  1. pleinement comprendre les implications de la gestion de la base,
  2. réussir à gérer le système de combat tour par tour.

En effet, les jeux de stratégie au tour par tour, je les fais plutôt dans un monde médiéval-fantastique, alors le temps de bien appréhender les notions de couverture, pistolets, hauteur, revers, décors destructibles… était nécessaire pour réussir des missions en ramenant le plus de monde possible. Une fois que vous aurez bien compris qu’il faut prendre son temps, ne pas envoyer un éclaireur à perpette sur la carte comme un gland, recharger quand il faut, leurrer les monstres, dégommer les murs, s’acharner sur un monstre, etc. les combats prennent enfin leur pleine ampleur et sont menés avec efficacité (la plupart du temps). Chaque militaire possède une classe avec un nombre limité d’évolutions mais suffisamment pour correspondre à votre style de jeu. Grâce à l’extension Within, votre chair à canon gagne la possibilité d’évoluer grâce à la génétique alien ou à la technologie façon Robocop, offrant ainsi encore plus de flexibilité pour trouver l’équipe de vainqueurs qui ira bouter l’alien loin de chez nous. Personnellement, j’ai eu un faible pour lance-roquettes x2 (dont un mécanisé), 1 sniper génétique, 1 assault génétique, 1 soutien psychique. Bref, ça faisait pas dans la dentelle ! Il en résulte des combats parfois intenses et tendus, dans le cadre d’un jeu au tour par tour, on ne demande pas mieux.

Point astuce: La gestion est un point particulièrement délicat, comme je disais, il est possible de s’en sortir même avec un départ raté mais je ne saurais que trop vous conseiller de commencé en Afrique, puis se débrouiller pour récupérer rapidement l’Amérique du Sud et accepter de perdre 4 pays. Cela ne vous empêchera pas de finir le jeu. Misez plutôt sur les ingénieurs que la science, prévoyez tôt vos centrales énergétiques et optimiser le placement de vos bâtiments au moins pour les satellites (à construire, lancer et protéger tôt puisque c’est c’est qui rapportent de l’argent) et l’énergie.

Deux des personnages sans intérêt que vous allez vous coltiner…

Côté scénario, c’est absolument risible et sans intérêt. Il est clair que c’est juste une excuse pour enchaîner les missions avec un vague liant. On ne s’attardera pas dessus, c’est pas le plus important, contentez-vous de sauvez le monde.

Il ne me reste plus que la dernière mission à faire (je me la réserve pour plus tard, mais comme je disais, au regard du scénario bidon, la fin, quelle qu’elle soit, ne changera pas mon avis général). Pour une campagne bien gérée au niveau difficile, comptez 40-50 heures (sans l’entrainement). Les fous furieux pourront toujours se retenter l’expérience avec mode Iron Man qui n’autorise qu’une seule sauvegarde, autant dire que les décisions ne vont pas être les mêmes en combat et que ça va changer la donne sur le turn-over des troupes.

Le vieillissant moteur Unreal 3 est joli, sans être transcendant ; et encore une fois, ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est qu’on retrouve le savoir Firaxis en matière de jeu de stratégie et que dès lors que vous mettez le pied sur le champ de bataille en milieu urbain, vous vous éclatez vraiment. On retrouve très clairement la patte addictive « one more turn » d’un Civilization qui se mue en « one more fight », parce qu’il est particulièrement grisant de se retrouver à réfléchir comment tirer parti au mieux de votre effectif face à des aliens qui ont 3 fois plus de PV que vous et parfois deux fois plus d’actions.

Bien que disponible sur consoles, je pense personnellement que ce doit être inbittable à jouer manette en main (notamment pour les différentes hauteurs sur le champ de bataille et pour les tirs libres). Je recommande donc fortement la version clavier-souris ou la toute récente version tablette qui semble tout appropriée pour ce style de jeux.

XCOM: Enemy Within est assurément un excellent titre pour les amateurs de stratégie au tour par tour. De toute façon, le genre est tellement pauvre qu’il serait criminel de ne pas se jeter sur un titre bien réalisé, riche et aux nombreuses possibilités (sans parler de la rejouabilité). L’ajout d’une dimension macro donne au jeu toute sa profondeur et un réel intéret sur la durée de la campagne. Bref, pour moi, un seul mot : indispensable !

A noter que XCOM va bientôt sortir en jeu de plateau avec un support tablette. Que ceux qui ont eu l’occasion de le tester partagent leur avis, je suis preneur. Idem pour ceux qui ont fait le spin-off The Bureau. Merci.

Saturn Bomberman est un jeu d’Hudson Soft paru en 1997 sur cette bonne vieille Saturn.

Aujourd’hui, c’est jeudi. Et comme mardi, je vais refaire un article sur les jeux vidéo. D’une part parce que je fais ce que je veux ; d’autre part parce que s’il y avait une vraie ligne éditoriale sur ce blog, ça se saurait. Pour inaugurer une série d’articles « Oldies but Goodies » sur le rétrogaming ultra-sélectif de ma propre collection de jeux vidéo, j’ai sélectionné Bomberman, dans sa version Saturn.

Déjà parce que la Saturn était l’une des meilleures consoles du monde et qu’elle n’a pas eu – en France – l’impact d’une Megadrive face au rouleau compresseur FFVII  de la Playstation, bien à tort. Ensuite parce que le Saturn Bomberman est – de mon point de vue – le meilleur Bomberman qui soit, toutes périodes et plateformes confondues !

Ce Bomberman-ci propose de jouer de 1 à 10 joueurs (une grande première !) en combotant les unes dans les autres les accessoires multi-ports. A 10, inutile de dire qu’en plus de pleins d’amis, il faut également une télé gigantesque pour contre-balancer la petitesse des sprites. Seul vous pourrez vous exercer en mode battle contre une intelligence artificielle plus ou moins agressive ou bien aller vous frotter au mode Histoire (qu’il est aussi possible de faire à deux, et c’est bien la tout l’intérêt de la chose… parce que tout seul…)

L’histoire en question d’une banalité affligeante, comme dans la plupart des softs du genre et cela n’a guère d’importance. Un vilain quelconque veut conquérir le monde, il a réuni des cristaux qui vont lui permettre d’achever son plan machiavélique et les petits bombers doivent voyager dans le temps pour récupérer les dits cristaux. En gros, c’est une excuse pour amener les joueurs à explorer des îles préhistoriques, le far-ouest, le Japon médiéval, le futur, etc. pour tabasser des gros boss bien méchants.

De toute façon, Bomberman est un jeu convivial ; le cœur du gameplay, c’est le mode Battle où on balance un groupe d’amis dans des arènes dont la seule règle est celle d’Highlander : il ne peut en rester qu’un ! Et tous les coups sont permis, surtout les plus vils, les plus crasseux, les plus fourbes… Le mode battle propose de mémoire 8 arènes différentes, déclinées chacune en 4 variations de terrains et bonus pour varier les plaisirs. La fin de chaque match est agrémentée de statistiques qui permettent de voir, entre autres, qui a tué qui et d’entretenir une saine ambiance autour de la console. A noter qu’il existe aussi une variante pseudo championnat qui offre virtuellement de diplômes pour récompenser le meilleur bomber, la meilleure équipe, le meilleur machin et le meilleur bidule. C’est parfaitement accessoire mais ça contribue toujours à agrémenter l’ambiance (parce que Bomberman est un jeu d’ambiance).

Ce Bomberman propose les options habituelles de bombes et divers accessoires comme les patins à roulettes. Mais pas que ! On trouvera également la chauve-souris qui donnera des maladies à tout le monde (dont la célèbre « commandes inversées » qui fait toujours son effet) et des dinosaures (ou Tamagochi, dans le langage de l’époque). Au nombre de 5, ils donneront non seulement des pouvoirs spéciaux à votre bomber mais aussi une vie supplémentaire (celle du tamagochi qui en prendra une pour l’équipe). Et le plus de Monsieur Plus, c’est qu’une fois morts, les joueurs ne sont pas éliminés. Non ! Ils reviennent en qualité de mad bomber en dehors de la zone de l’arène pour continuer de balancer des bombes sur leurs petits camarades…

Notons pour les amateurs de vieilleries que la côte pour ce jeu en PAL se situe entre 50 et 100 euros (complet s’entend bien sûr).

Bref, j’ai passé un nombre incalculable d’heures sur Saturn Bomberman. Il est tellement soigné (la magie de la 2D et des sprites, c’est irremplaçable) et le gameplay est tellement aux petits oignons qu’aucun autre Bomberman antérieur ou postérieur ne lui arrive à la cheville. Un classique. Une tuerie. Un indispensable pour tous les collectionneurs et les amoureux de bombes !

Bon, eux, ils jouent comme des bisounours… Mais vous voyez quelques niveaux Battle…

En cadeau bonus, je vous présente quelques astuces pour devenir une brutasse à Bomberman :

  • Bomberman n’est pas un jeu où il faut exploser des briques mais la tronche de vos adversaires !
  • C’est un jeu d’opportunistes ! Celui qui prend les plus gros risques est généralement celui qui s’en retrouve le plus récompensé sur le tableau récapitulatif ! C’est la raison pour laquelle il faut avoir la sensation du timing et d’évaluer le plus instinctivement possible quand les bombes explosent.
  • Quand vous jouez, il est indispensable d’avoir le regard partout ! Ne restez jamais concentré uniquement sur votre bonhomme. Il faut voir l’arène en intégralité et bien voir qui pose quelle bombe, la distance des flammes, ce que font les mad bombers… C’est ce qui fait toute la différence (et c’est certainement ce qui fait toute la différence entre les bons joueurs et les excellents joueurs).
  • Prenez toujours un tamagochi quand vous le pouvez. C’est toujours une vie en plus. Le plus utile restant le bleu car il peut faire sauter des bombes vous sortir d’un mauvais pas (le bleu n’a pas besoin d’être évolué, la première version est le plus rapide pour virer des bombes génantes). Le rose permet de sauter des briques, ce qui peut être pratique et sauve littéralement des vies. Le vert n’est utile que si vous l’avez évolué 3 fois (un miracle, déjà) et en fin d’arène quand il n’y a plus de briques (autant dire qu’il n’est jamais utile quoi). Le jaune est trop contextuel pour utiliser son pouvoir. Je ne parle même pas du violet…
  • Les patins à roulettes sont indispensables ! Plus vous courez vite, plus vous aurez de chances de poser une bombe pour coincer un adversaire qui croyait avoir le temps de sortir.
  • En tant que mad bomber, concentrez-vous sur les bombes à courte portée et sur les personnages non joueurs les plus crétins pour faire le vide (et marquer des points).
  • Un bon bomber est un bomber rancunier. Le type qui vous a explosé à la partie précédente est le type que vous devez chercher à buter au prochain match. C’est comme ça qu’on se bâtit une réputation autour de la console et que vos futurs anciens amis chercheront à éliminer les IA avant de s’attaquer à vous.
  • En tant que bomber, votre devoir est de chambrer tout le temps, sur tout, tous les autres joueurs. La guerre psychologique compte pour 82% de vos victoires ! Toutes les vannes sont permis et les coups bas que vous saurez capables d’asséner de votre verve pourront vous donner l’avantage décisif en jeu (car, ça se joue à rien Bomberman).
  • Bougez tout le temps. Un bomber qui ne bouge pas est un bomber en train de rédiger son testament !
  • Une fois qu’une bombe a explosé, posez immédiatement une autre bombe.
  • L’accessoire le plus puissant du jeu est, reste et restera le coup de pied, couplé à un bon timing (toujours).
  • Amis mad bombers, les combos de bombes sont vos meilleures amies pour faire des carnages : balancez vos bombes dans les explosions des autres bombes pour surprendre les gens pas assez attentifs. Là encore, tout est une question de timing !
  • L’humiliation n’a pas de prix. Et parfois, ça passe parfois par un suicide ! Le jour où, dans le tableau récapitulatif, votre tableau de chasse comportera l’intégralité de tous les bombers de l’arène, vous aurez définitivement posé une pierre immuable dans votre réputation de crevard à Bomberman !
  • Vous voulez vous entraîner à la dure ? Faites une arène en équipe à 8. Vous seul contre une unique équipe de 7. Plus le choix ; pour gagner, il faut abattre tout le monde.
  • Un bomber qui gagne est un bomber rapace ! Quand un autre joueur perd, pas de pitié pour les croissants et ramassez le plus d’items possibles (tout en posant des bombes, s’entend)
  • C’est pas parce qu’un joueur prend la princesse qu’il faut le laisser gagner. Votre motto à Bomberman, c’est celui des Cobra Kai ! Compris ? (Karate Kid, pour ceux qui n’auraient pas la référence en tête)
  • Enfin, l’ultime conseil : le meilleur personnage du jeu, c’est Bonk. Le petit chauve gagne toujours quand je le prends…