Saturn Bomberman est un jeu d’Hudson Soft paru en 1997 sur cette bonne vieille Saturn.

Aujourd’hui, c’est jeudi. Et comme mardi, je vais refaire un article sur les jeux vidéo. D’une part parce que je fais ce que je veux ; d’autre part parce que s’il y avait une vraie ligne éditoriale sur ce blog, ça se saurait. Pour inaugurer une série d’articles « Oldies but Goodies » sur le rétrogaming ultra-sélectif de ma propre collection de jeux vidéo, j’ai sélectionné Bomberman, dans sa version Saturn.

Déjà parce que la Saturn était l’une des meilleures consoles du monde et qu’elle n’a pas eu – en France – l’impact d’une Megadrive face au rouleau compresseur FFVII  de la Playstation, bien à tort. Ensuite parce que le Saturn Bomberman est – de mon point de vue – le meilleur Bomberman qui soit, toutes périodes et plateformes confondues !

Ce Bomberman-ci propose de jouer de 1 à 10 joueurs (une grande première !) en combotant les unes dans les autres les accessoires multi-ports. A 10, inutile de dire qu’en plus de pleins d’amis, il faut également une télé gigantesque pour contre-balancer la petitesse des sprites. Seul vous pourrez vous exercer en mode battle contre une intelligence artificielle plus ou moins agressive ou bien aller vous frotter au mode Histoire (qu’il est aussi possible de faire à deux, et c’est bien la tout l’intérêt de la chose… parce que tout seul…)

L’histoire en question d’une banalité affligeante, comme dans la plupart des softs du genre et cela n’a guère d’importance. Un vilain quelconque veut conquérir le monde, il a réuni des cristaux qui vont lui permettre d’achever son plan machiavélique et les petits bombers doivent voyager dans le temps pour récupérer les dits cristaux. En gros, c’est une excuse pour amener les joueurs à explorer des îles préhistoriques, le far-ouest, le Japon médiéval, le futur, etc. pour tabasser des gros boss bien méchants.

De toute façon, Bomberman est un jeu convivial ; le cœur du gameplay, c’est le mode Battle où on balance un groupe d’amis dans des arènes dont la seule règle est celle d’Highlander : il ne peut en rester qu’un ! Et tous les coups sont permis, surtout les plus vils, les plus crasseux, les plus fourbes… Le mode battle propose de mémoire 8 arènes différentes, déclinées chacune en 4 variations de terrains et bonus pour varier les plaisirs. La fin de chaque match est agrémentée de statistiques qui permettent de voir, entre autres, qui a tué qui et d’entretenir une saine ambiance autour de la console. A noter qu’il existe aussi une variante pseudo championnat qui offre virtuellement de diplômes pour récompenser le meilleur bomber, la meilleure équipe, le meilleur machin et le meilleur bidule. C’est parfaitement accessoire mais ça contribue toujours à agrémenter l’ambiance (parce que Bomberman est un jeu d’ambiance).

Ce Bomberman propose les options habituelles de bombes et divers accessoires comme les patins à roulettes. Mais pas que ! On trouvera également la chauve-souris qui donnera des maladies à tout le monde (dont la célèbre « commandes inversées » qui fait toujours son effet) et des dinosaures (ou Tamagochi, dans le langage de l’époque). Au nombre de 5, ils donneront non seulement des pouvoirs spéciaux à votre bomber mais aussi une vie supplémentaire (celle du tamagochi qui en prendra une pour l’équipe). Et le plus de Monsieur Plus, c’est qu’une fois morts, les joueurs ne sont pas éliminés. Non ! Ils reviennent en qualité de mad bomber en dehors de la zone de l’arène pour continuer de balancer des bombes sur leurs petits camarades…

Notons pour les amateurs de vieilleries que la côte pour ce jeu en PAL se situe entre 50 et 100 euros (complet s’entend bien sûr).

Bref, j’ai passé un nombre incalculable d’heures sur Saturn Bomberman. Il est tellement soigné (la magie de la 2D et des sprites, c’est irremplaçable) et le gameplay est tellement aux petits oignons qu’aucun autre Bomberman antérieur ou postérieur ne lui arrive à la cheville. Un classique. Une tuerie. Un indispensable pour tous les collectionneurs et les amoureux de bombes !

Bon, eux, ils jouent comme des bisounours… Mais vous voyez quelques niveaux Battle…

En cadeau bonus, je vous présente quelques astuces pour devenir une brutasse à Bomberman :

  • Bomberman n’est pas un jeu où il faut exploser des briques mais la tronche de vos adversaires !
  • C’est un jeu d’opportunistes ! Celui qui prend les plus gros risques est généralement celui qui s’en retrouve le plus récompensé sur le tableau récapitulatif ! C’est la raison pour laquelle il faut avoir la sensation du timing et d’évaluer le plus instinctivement possible quand les bombes explosent.
  • Quand vous jouez, il est indispensable d’avoir le regard partout ! Ne restez jamais concentré uniquement sur votre bonhomme. Il faut voir l’arène en intégralité et bien voir qui pose quelle bombe, la distance des flammes, ce que font les mad bombers… C’est ce qui fait toute la différence (et c’est certainement ce qui fait toute la différence entre les bons joueurs et les excellents joueurs).
  • Prenez toujours un tamagochi quand vous le pouvez. C’est toujours une vie en plus. Le plus utile restant le bleu car il peut faire sauter des bombes vous sortir d’un mauvais pas (le bleu n’a pas besoin d’être évolué, la première version est le plus rapide pour virer des bombes génantes). Le rose permet de sauter des briques, ce qui peut être pratique et sauve littéralement des vies. Le vert n’est utile que si vous l’avez évolué 3 fois (un miracle, déjà) et en fin d’arène quand il n’y a plus de briques (autant dire qu’il n’est jamais utile quoi). Le jaune est trop contextuel pour utiliser son pouvoir. Je ne parle même pas du violet…
  • Les patins à roulettes sont indispensables ! Plus vous courez vite, plus vous aurez de chances de poser une bombe pour coincer un adversaire qui croyait avoir le temps de sortir.
  • En tant que mad bomber, concentrez-vous sur les bombes à courte portée et sur les personnages non joueurs les plus crétins pour faire le vide (et marquer des points).
  • Un bon bomber est un bomber rancunier. Le type qui vous a explosé à la partie précédente est le type que vous devez chercher à buter au prochain match. C’est comme ça qu’on se bâtit une réputation autour de la console et que vos futurs anciens amis chercheront à éliminer les IA avant de s’attaquer à vous.
  • En tant que bomber, votre devoir est de chambrer tout le temps, sur tout, tous les autres joueurs. La guerre psychologique compte pour 82% de vos victoires ! Toutes les vannes sont permis et les coups bas que vous saurez capables d’asséner de votre verve pourront vous donner l’avantage décisif en jeu (car, ça se joue à rien Bomberman).
  • Bougez tout le temps. Un bomber qui ne bouge pas est un bomber en train de rédiger son testament !
  • Une fois qu’une bombe a explosé, posez immédiatement une autre bombe.
  • L’accessoire le plus puissant du jeu est, reste et restera le coup de pied, couplé à un bon timing (toujours).
  • Amis mad bombers, les combos de bombes sont vos meilleures amies pour faire des carnages : balancez vos bombes dans les explosions des autres bombes pour surprendre les gens pas assez attentifs. Là encore, tout est une question de timing !
  • L’humiliation n’a pas de prix. Et parfois, ça passe parfois par un suicide ! Le jour où, dans le tableau récapitulatif, votre tableau de chasse comportera l’intégralité de tous les bombers de l’arène, vous aurez définitivement posé une pierre immuable dans votre réputation de crevard à Bomberman !
  • Vous voulez vous entraîner à la dure ? Faites une arène en équipe à 8. Vous seul contre une unique équipe de 7. Plus le choix ; pour gagner, il faut abattre tout le monde.
  • Un bomber qui gagne est un bomber rapace ! Quand un autre joueur perd, pas de pitié pour les croissants et ramassez le plus d’items possibles (tout en posant des bombes, s’entend)
  • C’est pas parce qu’un joueur prend la princesse qu’il faut le laisser gagner. Votre motto à Bomberman, c’est celui des Cobra Kai ! Compris ? (Karate Kid, pour ceux qui n’auraient pas la référence en tête)
  • Enfin, l’ultime conseil : le meilleur personnage du jeu, c’est Bonk. Le petit chauve gagne toujours quand je le prends…
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