Romcom night

Publié: 28/06/2010 dans Cinema
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C’est déjà la fin de mes vacances imposées. Elles sont passées bien trop vite (évidemment qu’elles passent vite quand, en moyenne, un jour sur deux on rentre à 3 heures du matin). Pour fêter ça, j’avais décidé de taper dans la collection des films récemment achetés par ma mère pour m’offrir ce petit plaisir qu’est une comédie romantique.

Finalement, j’en ai fait trois d’affilée… La bonne nouvelle, c’est que le plus pourri n’était pas forcément celui que je pensais.

Love Happens

Burke a perdu sa femme il y a trois ans. Pour surmonter le deuil, il écrit un livre, devient connu puis fait des séminaires à travers les Etats-Unis pour aider d’autres personnes qui viennent de perdre un être cher. Il va tomber par hasard sur Eloise, fleuriste, et bien évidemment, sa vie va changer (car comme de bien entendu, c’est celui qui prodigue des conseils aux autres qui a la vie la plus en bordel). Ce n’est pas génial comme synopsis, mais je fais ce que je peux avec ce qu’on me donne.

Servie par un joli couple de stars (Aaron Eckart et Jennifer Aniston), Love Happens est une n-ième romcom pondue par Hollywood dont le seul intérêt est d’être une excuse pour peloter sa chère et tendre dans une salle obscure. Pas de chance, j’étais tout seul pour la regarder, j’ai donc du me concentrer sur ce que je voyais (et le gâteau au chocolat).

C’était nul ! Insipide. Ca mérite à peine le titre de romcom. On se tape le cliché du couple qui ne peut pas se saquer et qui finit par s’entendre larron en foire un peu comme par magie. Le propos sous-jacent sur comment survivre à la mort d’un être cher est somme toute trop survolé pour être intéressant. Les personnages sont fadasses (pas de caractère sous une caractérisation esquissée, ça ne pardonne pas). Jennifer Aniston ressemble de plus en plus à une vieille peau avec son bronzage artificiel et son maquillage. Martin Sheen fournit le service minimum. Et pour couronner le tout, on accumule des mini-scènes inutiles.

Sans l’argument « pelotage », Love Happens n’a aucun intérêt.

Sydney White (incompréhensiblement renommé Miss Campus dans l’Hexagone)

Sydney est un peu garçon manqué à avoir été élevé » par son papa après la mort de sa mère. Vient le temps de l’université et Syd s’en va rejoindre celle de sa mère avec l’espoir de rentrer dans la sororité Kappa Phi Nu. Seulement voilà, à peine arrivée, elle se fait mettre le grappin dessus par le bogoss qui est l’ex de la présidente des Kappa, Rachel, qui a toujours envie de ressortir avec lui. (Oui, je savais exactement ce que j’aillais regarder, en mon âme et conscience !) Syd se fait humilié puis évincée des Kappa et finit dans le « Vortex » la maison la plus minable du campus, là où on éjecte les geeks. Désormais, aidée de ses 7 boutonneux, Syd va se faire un plaisir de pourrir Rachel, concourir pour être la présidente des étudiantes (poste actuel de Rachel) et accessoirement conquérir le bogoss (elle n’aura pas grand chose à faire, c’est lui qui fera tout).

Ca ne payait pas de mine, mais il se trouve au final que c’était mieux que Love Happens. Bien sûr, c’était ultra-convenu, facile pour une teen romcom, sans aucune surprise, mais on ne va pas trop en demander. On se demandera comment sur tout un campus universitaire, il n’y a que 7 geeks exclus dans une baraque poussiéreuse. La réponse est simple : Sydney White est une revisitation de …. Snow White ! Blanche Neige ! On ne s’étonne plus de rien après et puis on se met à rechercher les clins d’oeil : la vieille baraque remise en état par Syd, lui c’est grincheux, lui c’est prof, l’éviction du château, le baiser du bogoss pour la réveiller, le Mac (Apple) piraté par un virus (lol), etc.

Ca vole très clairement au raz des pâquerettes, Amanda Bynes est vraiment moche (pas la fausse moche hein, je la trouve vraiment pas attirante – j’aurais eu internet dans le train, j’aurais cherché à savoir d’où elle débarquait) mais ça a le mérite de divertir à pas cher. Et puis, après Love Happens, je ne faisais plus la fine bouche.

Something New

Kenya est une jeune trentenaire d’origine afro-américaine qui fait passer sa carrière avant tout. Surtout avant le grand amour. Kenya est psycho-rigide, fait des listes, s’habille en tailleur droit, a des cheveux lissés, a des murs beiges unis dans sa nouvelle maison, et voit beaucoup de ses connaissances avec la bague au doigt. Pour la première fois, elle accepte un rendez-vous en aveugle. Problème : le type est blanc ! (l’acteur de The Mentalist). Ca aurait pu se terminer là, mais par un concours de circonstances comme seuls savent les faire les scénaristes, elle le retrouve à un mariage et se voit presque forcer de l’embauche comme paysagiste pour son jardin. De fil en aiguille, au delà de leur couleur de peau, ils finissent par se rapprocher, elle finit par s’ouvrir à lui et avec lui comme la vraie personne qu’elle est : plus spontanée, robes légères, cheveux bouclés, repeint ses murs, etc. Seulement voilà, il est blanc…

Agréablement surpris là encore. D’autant plus que je m’attendais à un truc un peu léger (il faut s’accrocher une heure avant de voir Kenya décrocher un sourire). Autour de l’histoire d’amour relativement bien foutue et crédible, on voit le protagoniste s’ouvrir et s’accomplir au contact de l’Amour de sa vie (le vrai, pas celui qu’elle se figurait).

Un bonne partie du scénario sert aussi à souligner la condition noire dans le milieu du travail blanc (en gros, il faut que tu travailles deux fois plus pour montrer que t’es autant capable qu’un blanc – propos racial qui me semble malheureusement encore vrai de nos jours) mais aussi celui du blanc amoureux au milieu d’une famille noire (en gros, il faut que tu montres deux fois plus que t’es vraiment amoureux et que c’est pas l’histoire d’un soir). Notons aussi le propos sous-jacent sur les conventions sociales, notamment l’impact des parents et de leur éducation, sur le qu’en-dira-t-on, sur la dualité coeur/raison et comment le protagoniste finit par s’affranchir de tout cela pour se réaliser.

L’élément humour ne tient finalement que sur le frère de Kenya (le Dr Turk dans Scrubs) avec un contrepoids intéressant pour souligner la condition amoureuse de sa soeur : elle est célibataire puis heureuse en couple, il change de partenaires à chaque scène où il apparaît.

Inutile de dire que ce n’est pas la romcom de l’année, loin de là, mais je l’ai trouvé suffisamment intelligente pour la proposer à tous les amateurs (ou amatrices, on ne va pas se leurrer) du genre en mal d’idées romantiques.

Demain, j’essaie de commencer le live report du Hellfest. Il se trouve que j’ai perdu les photos que j’avais préparé pour le blog, une intervention parentale musclée m’a fait perdre ça (ils ont bien compris le coup du « quand ça marche pas, il faut rebooter »…). Il faut que je retrie tout. Sinon, il y aura bien le live report du tournoi de samedi qui n’aura sûrement pas vraiment d’intérêt pour 82% des lecteurs de l’Asylum hormis celui de me voir bouger en vidéo youtube.

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