Archives de la catégorie ‘Télévision’

Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux.

Les mystères de l’amour, c’est un peu comme le mariage de José et Bénédicte : quand vous commencez un épisode, vous devez vous attendre au meilleur comme au pire ! Et au cours de de ces dernières saisons, on a eu l’occasion de côtoyer les deux ! Mais avec maintenant autant de chroniques sur ce blog, je pense qu’il conviendrait de débuter celle-ci par une citation de Rita Mae Brown, qui résume tout à fait mon état d’esprit alors que je me mets derrière mon clavier une nouvelle fois pour critiquer les derniers épisodes en date :

 La folie consiste à faire la même chose encore et encore et à attendre des résultats différents.

En d’autres termes, la série demeure fidèle à elle-même dans son désir de se complaire dans ses défauts et je sais déjà en commençant cet article que je vais répéter ce que j’ai déjà dit par le passé ! Comme j’ai envie d’économiser le peu de santé mentale qui me reste après avoir visionné certains épisodes relevants clairement de la lie télévisuelle, je me suis dit que j’allais plutôt pointer vers des articles précédents. Mon propos restant le même, imaginez que je fasse du copié-collé brutal :

  • Saison 1: les personnages qui font du surplace, le vide des scénarios, Wonder Jeanne, le recyclage, les CDLS…
  • Saison 2: le vide des scènes, le rapport à l’argent, Ingrid, la gestion du sexe, les CDLS…
  • Saison 2.5: le n’importe quoi de l’écriture, la gestion désastreuse des couples lesbiens, Wonder Jeanne, les CDLS…
  • Saison 3: le vide des épisodes, la qualité des scénarios, la qualité de l’acting/improvisation, les problèmes de raccords et cohérences, Nicolas le mou, Wonder Jeanne, les CDLS…
  • Saison 4: la qualité des scénarios, la qualité de l’acting/improvisation, Nicolas le mou, les téléphones, les scènes de voitures, les personnages sans intérêt ni utilité, les CDLS…
  • Saison 5: la longueur des saisons, la relation Laly/John, useless Bénédicte, la gestion désastreuse des couples lesbiens, Nicolas le mou, les CDLS…
  • Saison 6: la longueur des saisons, les problèmes de cohérences narratives par arc, l’écriture laxiste, les scènes de bagnoles, les téléphones, le vide des scènes, la gestion du sexe, les CDLS…

Je me suis longtemps posé la question de continuer à chroniquer cette série. L’effet d’usure et de « folie » m’ayant tenu éloigné de l’absurdité de recommencer avec la saison 7, la saison 8 et la saison 9 ! Et puis dans une optique de proposer quelque chose de frais à l’aube de la saison 10, je me suis dit que j’allais m’occuper d’un bloc de saisons complètement arbitraire (à l’image de la cohésion des susdites saisons), à savoir les trois dernières, et voir ce que j’en avais à en dire à froid. Très froid puisque cela fait plusieurs semaines depuis la fin de la saison 9, plusieurs mois depuis la 7. Et au final, qu’est-ce que j’en retiens des aventures des quarantenaires qui agissent comme s’ils allaient toujours se prendre un diabolo à la cafèt’ ?

Et pour continuer dans la nouveauté, je vais faire un système de notations pour les intrigues qui me reviennent en mémoire. Ca me paraît une bonne idée. Des notes avec des petits cacas Dr Slump, en hommage au Club Dorothée. caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropPlus y’a du caca, plus ça pue  !

Il y a encore eu des histoires de lesbiennes gérées n’importe comment

Chaque épisode avec Chloé et sa nouvelle copine nymphomane bisexuelle touche littéralement le fond de la poubelle de la vulgarité. C’est bien simple, Jean-François Porry ne sait pas gérer ce genre de relations et cela ne s’apparente qu’à une vision fantasmée et scabreuse d’une réalité de couple. Franchement, entre Mylène, Ingrid, Angèle, Choé, Alex et l’autre folle dont j’ai déjà oublié le nom, on ne peut pas dire que ce thème est anodin : il est réellement présent dans la série et toujours, toujours, toujours traité de façon presque sale. Si en plus on rajoute Christian dans l’équation qui veut se faire un plan à trois, difficile de faire plus malsain…

Jean-Luc Azoulay

Si vous voulez, je peux faire plus malsain en remplaçant Christian et Alex juste par Hélène…

Tant qu’on est sur le traitement de la sexualité et du ridicule des situations qu’on nous impose pour rien, je rappelle la scène où Ingrid et Marie sont en train de comparer leurs sous-vêtements au lieu d’appréhender un suspect dans la pièce à côté. D’une part ça sert à rien, d’autre part ce n’est même pas drôle. Je ne sais pas quelle est la motivation profonde du scénariste à nécessairement évoquer l’érotisme dans cette série, mais je pense qu’il faut arrêter maintenant. Ou alors bien le faire. Donc autant arrêter.

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Et c’est pas fini, Audrey et Eve…

Dans la catégorie complètement tordue, je pense que ça se pose là. En fait, c’est même plus tordu, c’est du recyclage autour du personnage d’Audrey qui – en bon personnage monolithique et mono-maniaque – n’a qu’une seule passion dans la vie : récupérer la Watson Holding. Il y a des milliers de compagnies à travers le monde sur lesquelles faire des OPA hostiles et gagner de la thune, mais non ! C’est Watson qu’elle veut. Et comme le personnage est « méchant-méchant oulala », il n’a pas de morale et couche avec Eve.

(Cela dit en passant, pour une femme qui a passé des mois à Caracas à jouer la prostituée probablement régulièrement violée, elle a un rapport avec le sexe particulièrement libéré de traumas…)

C’est usant de voir les mêmes idées passer d’un personnage à l’autre indistinctement. C’est d’autant plus triste pour Audrey, un personnage pour lequel il y avait un vague espoir d’amélioration suite à son amnésie. En faire un personnage neuf et se trouver un nouveau méchant, un crédible, par exemple.

Mars, et ça repart dans le mur…

Donc, voilà, Audrey, femme d’affaires, se retrouve à jouer les lesbiennes avec Eve pour récupérer la Watson Holding via un mariage idiot d’après des lois de mariages belges sur la succession. Franchement, quand on en est rendu là pour faire des OPA hostiles, il est sérieusement temps de remettre en question ses capacités de business-woman. Peut-être faire un bilan de compétences et tenter une reconversion…

En plus, c’était même pas son idée à elle mais celle d’un type qui couchait avec Eve avant. Et avec Audrey, accessoirement. Le recyclage de scénario fait maintenant sa propre mise en abîme…

Franchement,  s’il y a un jour une MST dans ce groupe, c’est la fin de la série…

Voilà ma solution: j’attrape une MST sale, je couche avec Eve qui couche avec Rudy qui couche avec Mylène qui couche avec Ingrid qui couche avec Nico qui « embrasse » Hélène qui couche avec Peter, qui attrape la MST et meurt. Je récupère sa société. Un plan sans faille, réaliste. Mouhahaha!

 

Note: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Fanny et Christian

Ross et Rachel. Difficile de mieux définir le couple le plus relou de la série. Je t’aime, je t’aime plus, je t’aime, je t’aime plus, je vais en studio, je t’aime plus, je te trompe, je t’aime, je te trompe, je vais en studio, je vais en studio, je vais en studio, je vais en studio, je fais des clips, je fais des clips, je fais des clips, je vais des clips… J’ai cru qu’il sortirait jamais cet album ! Je me demande quel était le plus ridicule dans toute cette histoire:

  • Christian qui se fait des films et va picoler pour finir en CDLS chez Cloé et sa copine
  • Favat, en mode pathos enculé (avec une nana dont j’ai oublié le nom pour rendre la jalouse Fanny)
  • Fanny…

Et tu dis rien sur moi ?

Si. Tiens ! caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Note: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La double vie de John

Tu ne le sais pas encore spectateur, mais j’ai une double vie depuis le début avec une autre famille quand je suis en concert…

Le truc totalement sorti du chapeau et qui tombe littéralement à plat car, dans le même épisode (ou peu s’en faut), on apprenait que le nouveau chéri de Bénédicte avait aussi une double vie avec une autre femme. Après être tombé à plat, ça se dégonfle puisque toute la tension autour de la double vie et des envies de Laly de se poser façon Paladin Loyal Bon s’évanouissent au bout de deux épisodes quand l’autre femme de retourner avec le père de l’enfant…

C’est dommage, en plus, ça tombait pile-poil au moment où Fanny redécouvrait son père biologique. Le truc propre à secouer un père adoptif et le faire réfléchir sur sa propre condition et la notion de famille. Au lieu de ça, la puissance dramatique de la série se limite à John qui va boire des canons avec Antonio…

Note théorique: 

Note pratique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La grossesse de Diego

Enfin, celle de Laura. Avec Diego comme papa. De l’irresponsabilité des jeunes qui n’ont pas eu de cours d’éducation sexuelle, donc ne savent pas qu’il faut mettre des préservatifs. Si encore, l’accident avait été utilisé pour faire passer un minimum de responsabilisation sur le port du préservatif, le planning social, la pilule du lendemain, etc. C’était sûrement trop en demander. C’est plus marrant de faire des scoubidou-gags avec Fanny qui fait des allers-retours pour porter de la bouffe…

Ceci dit, c’est probablement une des meilleures idées de ces dernières années. Sauf que la série est limitée par ses propres contraintes, notamment la disponibilité des acteurs adolescents. Au final, on en verra pas grand chose de cette grossesse, encore moins l’impact que ça peut avoir sur la vie d’adolescents ou celle des personnages principaux (Laly va devenir grand-mère… mais vu comment elle a élevé son fils…).

Encore une fois, le plus intéressant de la série se situe au niveau des ados. Sauf qu’on en voit rien et que c’est visiblement mieux pour la ménagère de voir Laly aller chez son marabout dingo… Si seulement on avait une espèce de rip-off de Premiers Baisers pour parler de ce genre de choses…

Note : caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La paternité de José

Sachant à quel point le personnage est un queutard, il était évident qu’il devait y avoir quelques bâtards dans son sillage. En soi, apprendre qu’il est père n’a rien de surprenant. Ca fait carrément doublon avec ce qui s’est passé avec Nicky et Nicolas. Mais si je devais rajouter le recyclage des idées à mes analyses, on aurait des petits cacas partout. (Une différence fondamentale c’est que les tests de paternité sont désormais assurés par la police via Marie…) J’ai trouvé particulièrement intéressante l’idée de lui faire découvrir un fils caché homosexuel et secouer le personnage de macho-womanizer.

Après, la bonne idée est éclaboussée du retour de Cathy. Je n’ai rien contre Cathy, c’est un personnage détestable de plus puisqu’elle pense avec son vagin, comme a peu près tous les personnages féminins de Jean-François Porry. Ce que je lui reproche c’est d’être la mère par rétroaction: « En fait, on a couché ensemble y’a vingt ans quand on était bourrés, et paf, ça fait des chocapics ! Mais j’en ai jamais parlé, parce que voilà dans la vraie vie, on ne parle plus à ses potes de fac 20 ans après… ».

Jean-Luc Azoulay

J’ai longuement hésité avec Johana, mais je pense que ça se serait vu que je me fous n’importe quoi avec mes personnages…

Note théorique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Note à cause de Cathy: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Note retour de Cathy: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Les nouveaux enfants de Peter et Hélène

Le couple star adoptent des enfants. Des ados de 15 ans… Personne l’avait vu venir ça ! Que les Watson adoptent, ça paraissait une bonne idée. En plus, ça aurait permis de voir combien le processus est long et délicat, ça aurait même pu permettre de les emmener à l’étranger pour adopter un petit asiatique et apporter des intrigues exotiques… Sauf que des enfants, c’est relou. Déjà, parce que si t’as moins de seize ans, tu peux pas tourner plus de x heures pas jours, entre 9h et 18h… Donc pas vraiment dans l’optique de la série de torcher les épisodes à tour de bras.

Du coup, quoi de mieux pour la série que d’adopter des adolescents presque majeurs, aux prénoms bien bretons et qui jouent comme des patates ? Et puis comme on les veut vite dans la série, on va se débrouiller pour balancer quelques passe-droits à la Watson…

Après un kidnapping. Parce qu’il faut un kidnapping tous les 15 épisodes…

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Note pratique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Cloé la cam-girl

J’ai l’impression qu’on s’acharne sur cette pauvre Cloé… Au fil des saisons, on peut raisonnablement admettre qu’elle a une vie de merde. Elle a été dépendante aux drogues dures, elle est sortie avec le seul personnage qu’on a fait mourir (Antoine), on lui a collé une nouvelle sexualité et une ex- psychopathe dérangée du bulbe, elle était prostituée dans un épisode spécial et la voilà désormais cam-girl… Ce qui revient à de la prostitution, au regard de son patron…

Notez que ça me fait toujours plaisir de voir Marion Huguenin en petite tenue ! Mais là… c’est gênant…

Les Mystères de l’amour : Hélène et Nicolas inséparables, Chloé en danger ?

En plus, je ne valide pas les choix de maquillage…

Et histoire de rajouter une couche de n’importe quoi, on lui colle un amoureux transi soumis (et pété de thunes)… Parce que visiblement, on n’en a pas eu assez des personnages de carpettes dans ce genre depuis 20 ans…

Et pourtant… Pousser le personnage dans un tel extrême pourrait se révéler intéressant. En effet, comment une personne « a priori » normale (« a priori » car elle est bien poissarde, la benjamine Girard) arrive-t-elle à tomber dans un tel réseau ? Il y aurait un côté social que n’importe quelle autre série se délecterait de pousser, chercher à comprendre la psyché du personnage, l’impact sur sa vie, son rapport à soi, aux autres, etc. Et avec l’arrivée d’Hélène dans sa maison, les tensions interpersonnelles sont intéressantes pour ce perso…

Bref, une mine d’or ! Qui tourne à la mine de plomb, parce que – encore une fois – rien ne dépasse le simple cadre du voyeurisme en petite tenue.

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Note pratique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La « mort » de Jeanne et l’enquête associée

Très honnêtement, j’ai oublié les circonstances de son retour à Paris. Je me rappelle juste qu’elle a été la cible d’une vengeance d’Ingrid. Avec une bombe. Le truc définitif, quoi.

Mais pas pour Wonder Jeanne. Que ceux qui y ont cru une seule seconde lève la main. Elle ne sera que défigurée (ce ne sera jamais que la deuxième fois, hein !). Ne vous demandez pas comment elle a survécu, comment elle s’est échappée, comment elle n’a pas été à l’hôpital (ma théorie, elle a été voir son pote vétérinaire de la saison 1), comment elle a encore tous ses membres… En gros, CDLS.

Et c’est dommage, parce que faire mourir un personnage dont l’actrice n’a clairement plus envie de revenir dans la série aurait marqué d’une pierre blanche la série et ses personnages. Nicolas certes, mais aussi Ingrid. Et surtout, tous ceux qui voulaient se casser à Love Island plutôt que d’affronter la réalité de leur vie… Comme un procès pour le meurtre d’une prostituée…

Désormais, il faudra se méfier de Burqa-Jeanne, une super-héroïne qui fait régner sa justice dans le 77…

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La Watson Corp.

J’ai l’impression que ces dernières saisons ont surtout été marquées par des aventures qui se passent au sein de(s) W.C. et autour de Peter Watson. Enlevez cette composante et vous n’aurez plus qu’Olga qui regarde à la fenêtre en attendant qu’il se passe un truc dans la vie de Bénédicte. La plupart des intrigues sont souvent plates mais je garde un vague souvenir intéressé de la croisade médiatique contre Peter, avant d’apprendre que Jean-Paul est son père…

– C’était dans la saison 6…

– Non ?

Peter (Les Mystères de l'Amour saison 7, épisode 5 "Les fruits du mensonge")

– Si…

– Merde alors, il s’est passé quoi alors dans les saisons suivantes alors ?

– On s’est mariés !

– Je voulais dire « passé quoi d’intéressant » ?

Étienne (Les Mystères de l'Amour saison 7, épisode 19 "Démasqué !")

– Moi !

– Ok, on va passer à la note alors…

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– J’ai tout de même pris les rênes de la société et sauvé des milliers d’emplois !

– Au temps pour moi, avec ton DEUG de socio, ça change tout…

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Pour finir, en vrac

La grossesse imprévue de Bénédicte (et encore un foetus mort…):caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Christian alcoolique qui se fait draguer par un homosexuel:caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Fanny qui vit son rêve américain avec Favat (qui peut me citer un chanteur français à qui c’est arrivé ?): caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Le futur enfant d’Ingrid:caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La jalousie compulsive de Marie: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Le truc sordide qui semble arriver à Olga: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

L’amnésique omnipotent de Laly: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La réaction immature/illogique d’Hélène face à la vidéo incestueuse de son mari:caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Alors quel bilan tirer de ses dernières saisons ?

Du caca. Mais du caca rose qui fait coucou.

En gros.

La série n’évolue pas, les personnages non plus (ou alors pour mieux régresser par la suite). Les intrigues tournent en rond, les personnages aussi. Aucune amélioration dans l’écriture, aucune amélioration à prévoir non plus. Je vais citer le créateur de la série:

Je suis tombé par hasard sur votre blog. Merci pour votre intérêt… Mais j entends le même genre de critiques depuis plus de 20 ans et ça marche quand même… Alors…

TMC est contente de la série (sous-entendu, on gagne assez d’argent sur le créneau de diffusion avec la pub) alors pourquoi chercher à s’améliorer ou améliorer la série ? On risque donc de se lamenter encore longtemps sur le vide cosmique qui hante les épisodes, sur la qualité des scénarios, sur la vacuité des dialogues, sur l’érotisme sordide, sur l’humour ras des pâquerettes…

Le plus triste dans l’histoire, c’est que le rythme de tournage est élevé, presque autant que Plus Belle La Vie, et que les personnages ont la sympathie du public. Donc – dès le départ – Les Mystères de l’Amour avait toutes les clés en main pour proposer un access-prime quotidien solide à l’image de la série susnommée… Mais là où le groupe TF1 préfère simplement ramasser la thune qui se présente, chez France Télévisions on a :

  1. compris l’intérêt d’avoir un pool de scénaristes, à l’Américaine…
  2. su se remettre en question…

La semaine dernière, je me suis fendu d’un article sur mes premières impressions sur Anarchy, la politique-fiction transmedia made in France 4 (impressions rapidement commentées par la rédaction, prouvant de facto mon point positif sur la réactivité des auteurs). On est désormais à une semaine de jeu et je me suis dit que j’allais faire un article dédié aux cadavres exquis. En tant qu’auteur, c’est la partie qui m’intéresse le plus parce qu’écrire tous les jours est important, parce que ça stimule les neurones, etc. Et puis, après une semaine de jeu, je constate souvent les mêmes pseudos qui reviennent, ce qui est dommageable (pour Enzo, on est en moyenne 2 à écrire et des fois, je poste juste pour maintenir cette moyenne à flot). Aussi me suis-je dit que dispenser quelques astuces pour aider les plus hésitants à se lancer serait positif pour tout le monde ! Même si j’ai personnellement envie d’atteindre la première place pour décrocher le stage CEEA et que cet article est antinomique avec mes envies égoïstes… Ma générosité me perdra… Bref… (en même temps, comme je l’ai statué avant, cette partie du jeu n’est pas la plus rentable et bonne chance pour rattraper le premier qui flirte avec les 9000 pts…)

Qu’est-ce qu’un cadavre exquis ? Le fonctionnement est simple. Au jour A, vous avez un texte A décrivant une situation pour un héros. A partir de ce texte A, vous devez en imaginer la suite logique (texte B), en gardant le ton de la narration si possible et en respectant les contraintes imposées par la rédaction d’Anarchy. A la fin du jour A, cette même rédaction sélectionne parmi toutes les propositions A des joueurs le meilleur texte B qui devient aussitôt la suite officielle du texte A. Le lendemain, vous devez refaire la même chose à partir du texte B et des nouvelles contraintes. En soi, ce n’est pas compliqué. Pourtant peu de personnes se jettent dans l’aventure, ce qui est préjudiciable pour tout le monde.

Alors voici quelques astuces simples pour vous lancer dans le grand bain :

  1. Lisez d’abord les bio des 5 héros (Jules, Jacques, Myriam, Nour et Enzo) et choisissez celui qui vous attire le plus. Mon conseil est de vous limiter à un seul personnage. En effet, Anarchy est une activité extrêmement chronophage ! Je parle en connaissance de cause puisque cela impacte directement sur l’écriture de mes propres livres (suffisamment pour le noter, et je ne fais que du cadavre exquis pour ainsi dire). De plus, jongler entre plusieurs trames narratives est un exercice mental que je déconseille à ceux qui veulent se lancer. Bon, moi, j’essaie de participer sur Nour, Myriam et Enzo mais comme dirait mon père : « Fais ce que je dis, pas ce que je fais ». Se limiter un héros vous permettra d’avoir un challenge sur la durée et de sortir des histoires plus cohérentes.
  2. Prenez connaissance des contraintes du jour. Il y a des jours plus faciles que les autres (par exemple, écrire l’histoire par le point de vue d’un autre personnage était l’occasion idéal de rentrer dans le jeu sans suivre la voix interne des héros et se lâcher un peu).
  3. Prenez connaissance du texte de la veille. C’est indispensable pour savoir ce qui s’est passé et pour pouvoir enchaîner de façon fluide.
  4. Lisez les textes qui ont été écrit 2-3 jours avant. Oui, c’est chronophage comme activité, mais je vous avais prévenu. Ces anciens textes contiennent l’historique du héros, avec des noms d’autres personnages. De la même façon dont vous vous servirez de ce qui s’est passé la veille, vous aurez plus de matière pour enrichir le texte du jour et comprendre des motivations de ceux qui suivent les héros (car oui, cela fait partie de la continuité, c’est toujours mieux de la respecter – la rédaction sera plus sensible à votre texte si vos personnages agissent de façon logique avec ce que s’est auparavant).
  5. Ne lisez pas les autres propositions du jour ! C’est très important ! Sinon vous pourriez vous voir influencé par ce qui a déjà été raconté. Sinon vous pourriez vous décourager avant même de commencer en vous disant que vous ne ferez jamais mieux. Sinon vous pourriez inutilement vous creuser la tête pour trouver d’autres idées alors que la vôtre, même si c’est la même, pourrait être racontée de façon différente et pas moins inintéressante.
  6. Maintenant, ouvrez un Word ou équivalent. Votre objectif est de remplir entre une demie page et une page. Pas moins, parce que pas grand chose ne serait dit. Et surtout pas plus ! Même si vous êtes verbeux. Pourquoi ? Parce que la rédaction qui lit se tape plein de textes, déjà. D’autre part, songez que si votre texte est sélectionné, il sera la base pour le lendemain. S’il fait trois pages, il y a fort à parier qu’il ne sera pas lu par ceux qui veulent s’y essayer, tuant toute envie. De plus, en réduisant l’investissement sur le temps d’écriture, vous réduirez la frustration si votre texte n’est pas sélectionné.
  7. Je ne vais pas faire un cours complet sur l’écriture d’une scène, avec ce que ça implique dans le rythme, personnages , dialogues… Ce n’est pas le but. La seule chose que vous devez garder en tête c’est qu’à la fin de votre texte, le héros doit se trouver dans une situation différente ! Si le héros, le conflit, les autres personnages, sa situation, ses possessions, etc n’évoluent pas (en bien ou en mal), vous racontez quelque chose que ne vaut pas la peine d’être lu. Un peu comme ce qui se passe avec Les Mystères de l’Amour
  8. A la fin de votre texte, faites en sorte d’avoir une ouverture pour le lendemain. Ce n’est pas forcément un cliffhanger de malade où il est question de vie ou de mort, mais c’est toujours un élément qui fait dire « tiens, je me demande ce qui va se passer pour le héros demain ». Astuce : quand vous finissez votre texte, essayez d’imaginer ce que vous raconteriez vous même à partir de votre propre texte pour le lendemain. Ainsi vous pouvez mieux jouer avec le suspense de la fin. De plus, vous avez déjà un pied pour écrire le texte du lendemain, d’une façon logique donc qui pourrait être appréciée par la rédaction au moment de la sélection.
  9. Même si vous pensez avoir écrit un texte pas terrible, soumettez-le tout de même ! Il m’est arrivé d’écrire des textes que je trouvais largement en-dessous de mes exigences normales, que j’ai soumis par dépit et qui ont été sélectionnés. L’idée est parfois plus valorisée que la façon dont elle est racontée.
  10. Si vous ne savez pas quoi raconter, voici une autre astuce : demandez-vous ce que veut le héros. Et puis faites en sorte qu’il ne l’obtienne pas. Ca marche toujours ! Par exemple, dans le cadre d’Enzo, c’était un personnage qui n’avait pas d’objectif au premier jour mais une affection pour sa mère. Ce que j’ai fait, j’ai dégagé sa mère du plan et j’ai introduit le père (nouvel objectif). Depuis, ça fait une semaine qu’il lui court après…
  11. Soignez votre orthographe et veillez à ne pas utiliser du vocabulaire trop compliqué. Les textes s’écrivent à la première personne, avec la voix du héros qui raconte ce qui lui arrive. Donc les passés simples, les subjonctifs, les adverbes, les mots de plus ce quatre syllabes sont globalement à bannir. Ce jeu n’a pas vocation à trouver le prochain Maupassant et un texte facile à lire, facile à comprendre engagera d’autres personnes qui auront compris en une seule lecture la situation d’où repartent les héros.
  12. Dans tous les cas, prenez du plaisir à écrire !

(Enfin, pour ceux qui sont en train de faire la chasse aux points de façons plus ou moins abusives, je rappelle qu’à l’heure actuelle soumettre un texte, c’est 5 points automatiques. Un texte sélectionné, c’est 200 points. Certes, il est plus facile de s’associer à 10 personnes, mais dans 3 semaines, quand tout le monde sera associé avec tout le monde, gagner 200 points, ce sera ptête pas une paille ! Peut-être…)

La décision de la rédaction est prise vers 21h. Ensuite, deux cas de figure. Vous êtes sélectionné, félicitations, vous gagnez un badge, le droit de vous gaussez sur Twitter et de remettre ça le lendemain. Ou vous n’êtes pas sélectionné. Dans ce cas, bienvenue dans le quotidien d’un écrivain où la vie est une longue suite de refus. Mais il faut relativiser les choses. D’une part, c’est avant tout un jeu. D’autre part, les statistiques sont contre vous et le refus est la norme. J’ai eu 6 textes sélectionnés pour à peu près le triple de soumis et avec le temps, ce ratio est appelé à s’agrandir. Parmi les choses à garder en mémoire en cas de non sélection :

  • C’est un jeu communautaire. Tout le monde a les mêmes chances de gagner. Et ça ne sert à rien de mettre des pouces vers le bas sur les textes d’un auteur sélectionné avec qui vous étiez en compétition, hein !
  • C’est un jeu bordélique. Ca ne sert à rien de pester sur le fait que le texte sélectionné comporte des éléments qui contredisent ce qui a été statué trois jours plus tôt dans un autre texte (et c’est déjà le cas chez tous les héros). Ca va durer 50 jours, des incohérences et des deus ex machina improbables, il y en aura un paquet ! Donc si vous êtes un psychorigide comme moi des histoires sans défaut, écrites au poil de cul où chaque détail compte… tant pis ! Au moins, je sais que dans mes romans et nouvelles, tout est parfaitement justifié et sous contrôle.
  • C’est un jeu créatif. S’approprier les personnages n’est pas le but. Alors quand le texte sélectionné part dans une direction complètement opposée à celle que vous estimez la plus correcte ou logique pour le héros, essayez de profiter du challenge du lendemain pour booster votre créativité. Soyons réaliste, sur les 3 héros que je suis, seul Enzo possède une histoire qui se tient globalement sur la durée. Nour avait écrit « road trip rom-com » sur sa tête le premier jour ; aujourd’hui, c’est personnage qui subit plus qu’elle n’entreprend et niveau romance, c’est bien foutu pour le moment donc tout reste à faire. Myriam était un personnage intéressant car elle voulait une chose consciemment (aller à Paris) et une chose inconsciemment (des médicaments). De mon point de vue, Myriam est montée trop rapidement à Paris et dans le même temps, on lui avait filé tout un stock de médocs. Puis elle a tout perdu. Et puis son mari est revenu dans le jeu sur un truchement dément. De facto, son histoire subit continuellement un mini-reboot tous les 2-3 jours avec lequel il faut composer. Mais voilà, les héros évoluent et comme je disais, ça fait partie du challenge de rebondir sur des bases plus compliquées et cela ne doit pas vous décourager de participer, au contraire !

Voilà. En espérant que cela motive certains timides se lancer dans l’aventure avec la poignée qui s’amusent déjà pour essayer d’imposer leur vision de la suite à donner aux aventures des personnages !

Ce jeudi 30 octobre s’est lancée sur internet une initiative intéressante de la part de France 4 : anarchy.fr. France 4 qui, notons-le au passage devient de plus en plus un laboratoire de la télévision qui explore de plus en plus de pistes fraîches pour sa programmation, notamment de par ses programmes « éducatifs » (quoi qu’étrangement dérangeant quand on pense qu’ils filment des adolescents saouls pour leur montrer preuve à l’appui que « tu t’es vu quand t’as bu »).

Anarchy est, pour faire simple, une politique-fiction dans lequel la France sort du jour au lendemain de la zone euro pour revenir au franc. L’expérience invite les internautes à s’immerger dans cette France alternative et à créer des personnages, des situations, des témoignages, etc. de façon à construire pendant 7 semaines une fiction de toute pièce. Je suis curieux, je me suis inscrit pour voir ce que ça donnait. C’est commencé depuis trois jours et je peux déja voir de grandes tendances. Certaines intéressantes, d’autres plus dérangeantes (et pourtant aucun ado n’est bourré, enfin je pense).

  1. Anarchy, c’est avant tout un flot d’info continu sur lequel les inscrits sont invités à réagir à propos des événements faisant suite au retrait de l’euro. Ca va du « postez une image » au « répondez à un sondage ». Il est encore trop tôt pour se prononcer sur l’état actuel de ce flot d’information et la façon dont les propositions d’internautes sont prises en compte. A mon avis, on est encore dans le script des auteurs et rien ne s’emballe trop. En effet, l’univers se met en place et seules les contributions en rapport avec la fausse actu (cadavres de distributeur, file d’attente…) sont prise en compte. La où ça va être intéressant c’est quand on va commencer à sortir des sentiers battus (i.e. élection d’un nouveau ministère, débat politique, intervention de l’UE, etc.) pour aller sur de la création générée par les internautes.
  2. Les internautes ont en effet la possibilité de créer jusqu’à huit personnages et ils les font vivre dans cette nouvelle France au travers de textes relatant leur vie au quotidien. Dans quelle mesure, ces vies vont intervenir sur la fausse actualité, c’est encore une fois trop tôt pour le dire. Pour l’instant, il faut imaginer ça comme un grand jeu de rôle où les personnages d’un joueur peuvent interagir avec les personnages d’un autre joueur. Alors comment le boucher des Sables d’Olonne risque d’intervenir dans l’actualité, c’est encore un peu flou. Honnêtement, j’hésite à créer un personnage jouer pour aller tuer d’autres personnages et voir si je peux finir dans l’actu… Mais ce serait s’attirer les foudres de la communauté. J’ai donc décidé de ne créer qu’un seul personnage et mon objectif n’est rien de moins que de profiter du bordel pour que la Bretagne, d’une façon ou d’une autre gagne son indépendance !
  3. La dernière façon d’interagir dans le monde d’Anarchy se fait via un cadavre exquis de 5 personnages fixes sur lesquels n’importe qui peut proposer d’écrire sa journée actuelle au milieu du bordel ambiant autour du nouveau franc. Ces personnages avaient une situation initiale, un mode de pensée, des envies, des défauts. Chaque jour, la meilleure contribution est sélectionnée par la rédaction et devient canonique pour le jour suivant. De mon point de vue d’auteur, c’est ce qui m’intéresse le plus.

Enfin, on enrobe tout ça d’un jeu où plus on participe, plus on gagne des points. Plus on a de points, plus on a de chance de repartir avec une caméra GoPro et pour le premier un stage d’écriture au CEEA. Bon, je ne vais pas vous la faire à l’envers, même si ça me semble compliqué de tenir 7 semaines, je ne cracherai clairement pas sur un stage au CEEA !

En marge du projet fictionnel sur le web, France 4 produit également une série tv hebdomadaire créé en flux tendu, notamment à partir des créations des internautes. Je ne sais pas trop encore si la série télé ira chercher des personnages dans ceux créés par les internautes ou dans les cadavres exquis. D’après ce que j’ai rapidement lu, les oeuvres utilisées tombent sur le droit de la création commune mais rémunérée par le droit d’auteur. Un truc que j’ai pas spécialement regardé et qui viendra à n’intéresser que ceux dont les textes finiront dans la série de toute façon (plus d’infos ici).

Passons maintenant en revue les points positifs :

  • L’équipe de CM/journalistes/auteurs fait tout de même un boulot appréciable : jusqu’à présent, le niveau d’écriture est globalement très correct, et ce n’est pas la foire aux SMS
  • Cette même équipe est assez prompte à la sélection des textes, leur refus, la discussion,etc…
  • Le calendrier est tenu (journaux live à heure fixe, sélection des textes à heures fixes, etc.)
  • La communauté est elle aussi relativement saine et propose des interactions logiques et adultes en personnage
  • Globalement, c’est marrant pour le moment. Je suis de nature très curieuse.
  • Et ça me force à écrire alors que je m’enlise dans les structures et fiches personnages de 3 romans différents (sic!)

Les points négatifs :

  • Ca bug. En deux jours, j’ai reçu nombre incalculable (15) de mails des CM indiquant que mes articles n’étaient postés au bon endroit, pour la bonne catégorie, etc. en dépit du fait que je suivais scrupuleusement la méthode. Verdict : c’était bien chez eux le problème mais c’est réglé (normalement)
  • C’est. Le. Bordel. Le flux des personnages est continu, illisible, inbitable et inavigable. Sachant que l’expérience jeux de rôle est au coeur de l’expérience participative, c’est moche.
  • 8 personnages, c’est très clairement de trop ! Quand on sait qu’un MMO classique limite ses slots à 4 voire 5, c’est surestimé le potentiel d’écriture de chaque participant et c’est aussi augmenter le bordel susnommé. Et puis, c’est ultra-chronophage !
  • Le système de points… Très clairement le point noir, surtout comparé  à la récompense « stage d’écriture » qui tente à appâter ceux avec une fibre littéraire. En gros, avoir un texte sélectionné dans un cadavre exquis, c’est 200 points. S’allier à quelqu’un, c’est 20 points. Faites un rapide calcul. Comme sur tout réseau social, la quantité prime sur la qualité et c’est dommage. Après, sur la durée, la tendance viendra peut-être à s’inverser… (doutitude : rien que 2000 comptes en 2 jours, c’est donc déjà un minimum de 40000 points potentiels ; 1 cadavre exquis sélectionné par jour quand t’es balèze et assidu, c’est donc 10000 points potentiel au maximum pour les 50 jours…)
  • Il manque des fonctionnalités de mon point de vue essentielles pour ce genre de jeu : outils de recherche, notifications…
  • Au regard des différents points déjà abordés, je pense qu’un game designer chargé de faire quelques tableaux excel pour régler le système de récompenses et points sur les sept semaines à venir (déjà, plus de 3 niveaux et 2 badges, ça aurait été sympa). Il y aurait pu également en avoir un autre pour s’occuper de pondre une UI plus ergonomique et des features en plus…
  • Il parait qu’un roman s’écrit aussi jour après jour par un professionnel. Honnêtement j’ai essayé de le commencer, mais le format web n’est clairement pas adapté pour. A voir si leur final sera disponible en format numérique ou papier.
  • La série télé. J’ai regardé le premier épisode. Et force est de constater que c’est très particulier, notamment sur le parti pris humoristique, et que je suis à la fois curieux et inquiet de voir comment les auteurs vont réussir à lier la série qui a pris un cadre particulier pour ce pilote avec le bordel des personnages créés par les joueurs. En l’état, c’est très bizarre.
  • Je suis encore circonspect sur la règle qui valide tout automatiquement à minuit si rien n’est fait. Je veux dire… vous les sentez les assassinats surprises à 23h59 ? Je suis aussi circonspect sur le choix de montrer les délations négatives par vote (non, parce que je vois qui vote contre moi hein, c’est pas cool ni totalement justifié…).
  • Après, pondérons tout ça par le fait que je ne suis pas dans les petits papiers de la création et que, comme dans tout projet, il a sûrement fallu faire des choix par rapport au temps, au budget…

C’est tout pour mes premières impressions. On verra bien comment celles-ci et l’expérience globale évolueront. Comme je le disais, je vais me concentrer sur l’indépendance de la Bretagne côté jeu de rôle avec un personnage trouble et sur deux cadavres exquis (3 textes sélectionnés en 2 jours, c’est plutôt un bon départ). Si vous êtes sages et intéressés, je vous ferai un debrief sur cette partie spécifique de l’aventure.

Photo Adam Pally, Casey Wilson, Damon Wayans Jr., Elisha Cuthbert, Eliza Coupe

Happy Endings est une série créée par David Caspe avec Elisha Cuthbert (Girl Next Door), Zachary Knighton (Hitcher), Damon Wayans Jr. (New Girl), Adam Pally (Californication), Casey Wilson (Gone Girl) et Eliza Coupe (Anchorman 2).

Quand j’étais à Dubaï, dans un appartement sans internet (vive le moyen-âge quoi !), je me suis retrouvé à mater la télévision. Passée la tristesse de devoir regarder TV5 Monde et ses programmes qui fleuraient bon la France, je me suis naturellement tourné vers les chaînes américaines. Moi qui ne supporte pas la publicité au milieu d’un film, j’ai dû apprendre à composer avec des réclames toutes les 10 minutes. En dehors d’éprouver votre force mentale déjà bien affaiblie par votre quotidien dans une ville surréaliste, s’affliger un tel supplice doit vraiment valoir le coup.

Et Happy Endings, c’est probablement le truc le plus génial qu’il m’ait été donné de voir en sitcom ses dernières années. Alors oui, j’étais d’accord pour pleurer du sang en voyant des pubs pour Doritos et Moutain Dew si c’était pour voir Happy Endings.

Photo Adam Pally, Casey Wilson, Damon Wayans Jr., Elisha Cuthbert, Eliza Coupe

Happy Endings, ou l’histoire d’une sitcom géniale sacrifiée sur l’autel d’un audimat trop pédant pour lui donner une chance. Il faut dire que depuis Friends, la comédie au format 20 minutes qui réunit un groupe d’amis est sérieusement formatée et que le plus gros défaut de la série de David Caspe est d’embrasser son héritage. Six amis, trois garçons, trois filles, des rendez-vous quotidiens dans un café… Il y a fort à parier que beaucoup se sont arrêtés à ce constat sans chercher à comprendre les personnages et ni ce qui les motivait. Il faut aussi avouer que le public américain était obnubilé par les sitcom made in CBS et préférait rester dans sa zone de confort avec la sitcom post-Friends de référence : How I Met Your Mother.

Et le plus triste, c’est que Happy Endings a débuté au moment où HIMYM aurait dû tirer sa révérence avant de s’embourber dans des saisons toutes plus embarrassantes les unes que les autres, avec des personnages qui devenaient des caricatures d’eux-mêmes. Le public regardait CBS mu par la force de l’habitude sans se rendre compte de la médiocrité de ce qu’il regardait (tiens, exactement comme Les Mystères de l’Amour). En d’autres termes, je suis dégoûté et vert d’avoir suivi une série de grande qualité, annulée avant d’avoir pu donner aux personnages une conclusion.

Mais qu’est-ce qui rend cette sitcom si attractive ? me demanderez-vous. Et bien les personnages ! Dans une série du genre, sans personnages forts, elle est déjà enterrée. Happy Endings propose une galerie de personnages attachants dans leurs défauts et particulièrement travaillés au travers de ceux-ci. En d’autres termes, ils avaient tous un petit côté looser et des traits de caractères marqués :

  • Alex. Elle plante Dave devant l’autel pour fuir avec un type qui interrompt la noce en patins à roulettes… Premières minutes du premier épisode. Ensuite, on découvrira qu’elle n’est pas particulièrement futée, naïve et adorable. Elle tient un magasin de fringues sans jamais croiser un client, ce qui ne manque pas de devenir un gag récurrent au milieu de sa bande d’amis. Avec Dave, elle va former l’équivalent du couple Ross/Rachel… Leur aurait-on laisser une saison 4, il y a fort à parier que la situation serait devenu un triangle avec Penny (à l’image de ce que vous pouvez voir dans l’affiche en haut d’article).
  • Dave. Dans un épisode, il est montré que toute la force de Dave est de ne justement n’avoir aucun trait de caractère. Rien qui le rend exceptionnel. En soi, je trouve ça particulièrement malin d’avoir un héros auquel on pourrait finalement s’identifier. Surtout au travers de son côté self-made man cher aux Américains et sa volonté à avoir une vie « normale ».
  • Penny. C’est la bonne copine qui n’arrive pas à se caser. Celle qui se retrouve toujours dans des plans amoureux un peu foireux.
  • Max. Après une courte relation adolescente avec Penny, il se découvre une homosexualité et l’embrasse à bras le corps en multipliant les aventures, non sans faire rager Penny (avec qui il forme malgré eux le troisième « couple » de la série). Le prototype même du personnage un brin je sais tout, philosophe, sur de lui et grassouillet.
  • Jane. La sœur parfaite d’Alex. L’épouse comblée mais névrosée, manipulatrice et obsessionnelle.
  • Brad. Epoux de Jane, il enfonce la porte du stéréotype black, mais représente le seul avec un boulot corporate qui ne lui conviendrait pas.

Happy Endings : Photo

En soi, la galerie de personnages verse clairement vers les caricatures un peu grossières sans pour autant verser dans le cliché (et dieu sait que c’est facile de dériver dès lors qu’un personnage gay fait son apparition). Et pourtant. Et pourtant ça marche ! La sitcom est loin d’être aussi inventive que Community mais elle a su apporter au genre « série mettant en scène des amis pour la vie » un vent de nouveauté à la fois sur les intrigues mais aussi sur l’évolution des personnages hauts en couleurs. En effet, contrairement à Friends avec des Monica et des Chandler qui se sont perdus en cours de route, contrairement à l’insipide Ted, aucun des protagonistes de Happy Endings n’est plus faible que les autres et tous contribuent à nourrir la veine comique et sentimentale propre à la série.

Comme toute les séries qui se lancent, elle souffre d’un début un peu poussif (regardez à nouveau les premiers épisodes de Friends, vous verrez qu’il n’y a pas lieu de critiquer ça) mais explose dans les saisons 2 et 3, osant des épisodes-hommage de grande qualité (celui sur Usual Suspects est à mourir de rire) et des mises en situation originales. Si la série ne réinvente pas la roue, elle lui met indubitablement des jantes alliage 16 pouces !

Je ne me suis toujours pas remis de son arrêt prématuré après seulement trois trop courtes saisons… Bien évidemment, aucun DVD n’est disponible par chez nous et comme je ne peux pas décemment faire l’apologie du téléchargement illégal, il faut se tourner vers l’import pour se les procurer. Et ça vaut le coup ! Ou alors… vous allez sur youtube et vous regardez tout gratos avant que quelqu’un les retire !

Happy Endings : Photo Adam Pally, Casey Wilson, Damon Wayans Jr., Elisha Cuthbert, Eliza Coupe

Happy Endings est selon moi la meilleure chose qui soit arrivée aux sitcoms ces dernières années. Une série nettement plus riche et profonde que l’ersatz de Friends ou de HIMYM pour laquelle on a bien voulu la faire passer. Franchement, maintenant qu’on a arrêté de souffrir avec Ted, je ne peux que vous recommander de foncer sur cette série, les yeux fermés. Vous ne le regrettez pas !

Et pour vous prouver que j’ai raison, le premier épisode est à suivre pour les anglophones.

Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux.

Il faut bien le clap de  fin d’une saison des Mystères de l’Amour pour sortir ce blog de sa léthargie et relancer la machine avec le désormais habituel debrief. A noter que j’ai tout de même hésité à le faire : rien qu’en listant les tags de l’article, je savais que j’aillais faire du copier-coller de choses que je répète de saison en saison, inlassablement, tel Sisyphe avec son rocher, avec l’espoir vain que quelqu’un m’entendra crier. Mais visiblement, dans le 78, c’est comme dans l’espace…

Car les épisodes passent et le spectateur aboie. J’avais laissé sous-entendre dans l’article précédent que la saison 5 était qualitativement meilleure que les autres… Disons qu’elle surnageait au-dessus de la médiocrité des autres et qu’avec un minimum d’application elle aurait pu être très agréable à regarder. Cette saison s’étant conclue sur la « mort » d’Audrey, on était en droit d’attendre une saison 6 qui naviguerait dans les mêmes eaux dramatiques que la précédente. Et bien non. Je vais même sauter directement à la conclusion : la saison 6 est nulle. Pas aussi nulle que la saison 2, hein. Mais nulle quand même.

Oh ? Ca m’étonne. J’y suis même pas dans cette saison…

Pourquoi donc ? Parce qu’elle est inintéressante. Sur une saison de 26 épisodes, l’équivalent en durée de 14 sont à jeter à la poubelle faute d’apporter quoi que ce soit à la série ou aux personnages. Je ne comprends pas pourquoi JLA s’obstine à faire des saisons calibrées sur 26 épisodes puisque :

  1. Il n’y a pas d’arc narratif cohérent qui tienne sur l’intégralité de la saison
  2. Rien, y a pas de 2. Quand on définit une saison, on définit des enjeux pour des personnages pour les entraîner vers une nouvelle étape, en veillant à conserver une certaine unité de personnages, de temps, de lieu et/ou de noeuds narratifs.

Si je prends la saison écoulée, qu’avons-nous eu ?

  • La mort de José, dont on n’apprend qu’il n’est pas mort AVANT l’épisode 26
  • Le retour « miraculeux » d’Audrey, qui traîne en longueur de façon proprement insupportable (et complètement artificielle) et qui ne correspond même pas à la fin de saison
  • La création du disque de Fanny qui était en cours au début et qui est encore en cours à la fin
  • Le parcours personnel de Nicolas qui n’a aucune logique puisqu’il entre le début et la fin, il est au même point
  • Les déboires judiciaires de Peter qui débutent après l’épisode 1 pour se conclure avant l’épisode 26
  • Je ne vais même pas citer leur restaurant qui se résume à une vaste blague…

En gros, il n’y a aucune cohérence narrative pour aucune des trames dans le cadre d’une saison complète. Prise indépendamment les unes des autres, les idées ne sont pas forcément idiotes, au contraire. Surtout le complot initial autour de Peter qui était – de loin – ce qui tenait le plus la route. Mais comme c’est noyé au milieu de sous-intrigues toutes plus anti-climatiques les unes que les autres, elles n’a finalement qu’une portée limitée.

Sauf pour moi ! Je suis devenue PDG alors que j’ai aucune compétence pour diriger une holding à plusieurs milliards de dollars !

C’est sûrement un détail, mais ne pensez-vous pas qu’il aurait été plus logique d’avoir une saison de 12 épisodes dont l’enjeu était la Watson Corp victime d’une OPA ? Puis une autre saison dont l’enjeu était la recherche d’Audrey et le jeu du chat et de la souris avec Ingrid ? Deux blocks qui font sens en tant que saison, avec le drame resserré sur une durée plus courte et dans lesquels le spectateur pourrait plus facilement s’investir émotionnellement ? Le tout n’empêchant pas des sous intrigues d’importance moindre comme Laly et ses doutes pour Antonio, la mort factice de José, le disque de Fanny… (on aurait aussi pu avoir une saison de 12 épisodes avec tout ça, mais bon…)

Je pose les questions, vous êtes libres d’exprimer votre avis dans les commentaires.

Je m’attaque encore une fois à l’écriture de Jean-François Porry. C’est triste, mais le scénario est le nerf de la guerre. S’il ne tient pas de debout, le spectateur finit par regarder la série par habitude, non par intérêt, et par passer plus de temps sur Twitter à lire les commentaires en direct plutôt qu’à s’intéresser au sort des personnages. Je reconnais les impératifs de production propres à la méthode JLA, qui torchent les mises en boite d’épisodes afin d’avoir du matériel d’avance pour les diffusions TMC. Mais, écrire les scénarios entre la poire et le fromage, en accumulant les scènes d’une vacuité sans fond pour remplir les bobines nuit d’une part à la qualité de la série et d’autre part à la reconnaissance du métier de scénariste et à l’importance de son travail.

Si vous suivez un peu l’actualité cinéma dans notre hexagone, vous n’êtes pas sans savoir que le salaire des acteurs représente une part non négligeable du budget, laissant de moins en moins de place à la valorisation des métiers de l’ombre. En bas de l’échelle de reconnaissance se trouve le scénariste, forcé d’accepter des royalties de misère et des conditions de travail pourraves sous le prétexte que 1. « n’importe qui peut écrire une histoire » et 2. « l’histoire qu’il écrit doit être calibrée pour vendre ». Sous entendu, si le scénariste n’écrit pas (ou pire ne ré-écrit pas) pas selon les directives de la chaîne ou du producteur, il n’a qu’à aller voir ailleurs. Aujourd’hui, à quelques exceptions près, je ne pense pas secouer le cocotier en disant que la fiction française (surtout à la télé) est d’une pauvreté sans nom, sans imagination (vive les copiés-collés) et dénigrée par le consommateur. Les choses semblent vaguement bouger quand on lit ci et là « il faut remettre le scénario au cœur des processus créatifs et financiers », mais vous pourriez gueuler dans le cul d’un poney que vous auriez la même avancée.

Pour compenser la véhémence de mes propos, je vous offre une image de petits chats

Et à mon avis, la pauvreté des scénarios des Mystères de l’Amour contribue à entretenir l’idée que le spectateur se fout de l’histoire pourvu qu’il voit des acteurs qu’il aime bien (que ce soit la nostalgie pour Hélène Rollès ou pour voir les grandes oreilles de Dany Boon). Le producteur (et pour le coup, un bon) JLA se faisant mauvais scénariste JFP pour des besoins de coûts de production ou pour son plaisir personnel entretient une télévision malheureusement poubelle où le consommateur n’a plus vraiment le choix des déchets qu’il souhaite manger (fictions bas de gamme, télé-réalité affligeantes, documentaires alarmistes…) sinon se tourner – souvent illégalement – vers ceux qui savent créer des shows fictionnels de qualité : les américains, les anglais les danois et les suédois ! Oui, parce que le Danemark produit de la série dramatique qui défonce, pas forcément avec des budgets plus élevés mais avec une part allouée aux scénarios plus juste.

Et si on regarde les scènes de la série de Nicolas, il faut bien admettre que toutes ou presque sont navrantes de facilité :

  1. Les scènes en bagnoles coûtent moins chères à produire mais sont particulièrement ennuyeuses et redondantes
  2. Je maudis les téléphones portables : dans quasiment une scène sur deux, les personnages se parlent par téléphones interposés. C’est bien pratique, sauf qu’ils répètent au téléphone ce que le spectateur sait déjà et puis cela renforce l’impression d’une série sans enjeux puisque les personnages ne sont même pas là pour partager des émotions dans la même pièce. (Et c’est particulièrement paradoxal quand on sait qu’ils vivent tous ensemble !)
  3. Toutes les filles (à l’exception notable d’Hélène qui ne s’accomplit plus qu’à travers Peter) passent leur journée le cul vissé sur une chaise. Si c’est pas un fauteuil du salon, c’est une chaise de la cuisine. Sauf pour aller voir Tom et aller à l’école, je ne suis pas certain d’avoir vu Bénédicte faire autre chose que se plaindre sans rien faire, engluée dans sa baraque.

Avant même d’aborder les personnages, leurs mises en situation contribuent à les enfoncer dans une routine sans intérêt, accumulant des lignes de dialogues minables pour le plaisir de combler le vide angoissant d’un habitacle d’Audi. On ne va plus chercher le pain, on va à l’école… Le propre d’une fiction reste de vous sortir un peu du quotidien, dans cette saison hormis une poignée de personnages, tous s’y enfoncent avec délectation (même pour faire un truc cool, comme un album de musique).

Chaque scénariste choisit la méthode qu’il souhaite pour concrétiser une scène. Loin de dire que celle que j’utilise pour mes romans (Sol Sunburst, disponible sur Kobo et Amazon) (c’est mon blog, je me fais de la pub si je veux !) (d’ailleurs, j’ajoute Le Tabouret gratuit dans le tas aussi tiens) est la meilleure, mais elle a le mérite d’être proche de celle de John August (The Nines, Big Fish), scénariste reconnu au pays de l’Oncle Sam. Imaginez maintenant un épisode écrit suivant sa méthode:

Source: Scénario Buzz

Pour les moins anglophones d’entre vous, voici les grands points:

  1. Qu’est-ce qui doit nécessairement se produire dans cette scène?
  2. Qu’est-ce qui arriverait de pire si cette scène était supprimée?
  3. Quels personnages ont besoin de figurer dans cette scène?
  4. Où cette scène pourrait-elle se dérouler?
  5. Quelle est la chose la plus surprenante qui pourrait se dérouler au cours de cette scène?
  6. Est-ce que c’est une longue scène ou une scène brève?
  7. Trouvez trois façons différentes de la faire débuter.
  8. Visualiser-la à l’écran.
  9. Ecrivez une simple ébauche de la scène.
  10. Ecrivez la scène in extenso.
  11. Recommencez 200 fois.

Rien que les points 1, 2, 3 et 5 écrémeraient la majorité des scènes sans intérêt qui jalonnent tous les épisodes. A ce niveau de ma plaidoirie, je ne peux que supplier Jean-Luc Azoulay de prendre un scénariste pour l’épauler dans l’écriture de sa série. J’en profite également pour lui rappeler que je suis disponible. (c’est mon blog, je me fais ma pub si je veux !).

Le seul épisode réellement digne d’intérêt se révèle être le dernier, certes à cause du cliffhanger, mais surtout parce que faute d’intrigues à démêler sinon celles pour préparer la suite, le rythme tend à être plus efficace. Sans être mauvaise langue, la saison aurait été calibrée sur 27 épisodes, le 26 aurait sûrement été insipide et le 27 condensé…

En règle générale, j’enchaîne mes articles en analysant chaque personnage les uns après les autres pour montrer qu’ils n’évoluent pas, aussi bien les uns que les autres. Comme il est fort probable que ceux qui s’intéresseront à cette chronique auront déjà vu la série, j’ai décidé de changer et de faire un top 10 des événements les plus CLDS/improbables/décevants qu’il nous ait été donné de voir au cours des mois passés.

  • Ingrid enceinte. En soi, pourquoi pas. Hormis le fait que ça met Nicolas dans une position inconfortable (encore !) et qu’il serait bon pour le personnage qu’elle se sente plus en danger vis-à-vis de sa double-vie, il m’est difficile d’accueillir la nouvelle sans arquer le sourcil. Premièrement, on sait tous comment finissent les grossesses dans cette série. Donc à moins que Carole Dechantre ne soit elle-même enceinte, on peut estimer qu’une nouvelle fausse couche se prépare ou qu’il ne s’agisse que d’une n-ième manipulation du personnage. Je peux me tromper, mais l’annonce fait également l’effet de manche de fin de saison afin d’appâter le chaland pour le 31 août. On ne me fera pas croire que c’était pas l’idée de dernière minute. Pour me convaincre, il aurait fallu me montrer le personnage en proie à des nausées dans les épisodes précédents (et c’était pas dur de faire passer la pilule et de brouiller les pistes grâce à un mal des transports après son vol pour Caracas…) !
  • Le double épisode comique façon OVNI. Déjà pour mettre un OVNI dans la scène d’intro… Ensuite parce que la résolution catapultée en 2 minutes montre en main prouve les problèmes de rythme et d’écriture et se révèle être le plus incroyable bordel qu’on ait pu voir dans cette série. De tous les CDLS, celui remporte l’oscar très haut la main. A côté de ça, on se surprend à accepter le rip-off de Pretty Woman avec un soupir et à ne même plus relever la vulgarité ambiante dès lors que JFP parle de sexe.
  • Le complot autour de Peter. Ou comment les bonnes idées sont sacrifiées sur l’autel du laxisme. On avait les bons ingrédients : Jean-Paul, le commanditaire secret, la médiatisation, l’impact sur la holding, la journaliste sans foi, etc. Et c’est gâché par le quotidien routinier de leur tribu. Où est la perquisition de la police ? Où sont les interrogatoires des inspecteurs ? Où est Peter ? La seule qui s’en sorte très honorablement, c’est Hélène en miraculeuse patronne qui se met à faire de la diffamation en public. Ressortir le baron de machin-chose et son sourire niais pouvait marcher, mais il aurait fallu une caractérisation plus agressive et égoïste, plus proche d’Ingrid quoi. Ca faisait partie des intrigues les plus palpitantes de la saison, mais sa résolution et ses conséquences n’ont pas été à la hauteur de mes attentes. Rien que de faire perdre à la Holding un bout de son patrimoine aurait augmenté la tension. Voir Peter en prison aussi. Là, rien. Même pas un frissonnement d’inquiétude à l’égard des personnages.

Peter, je suis ton père.

  • La révélation de Jean-Paul. In-com-pré-hen-si-ble. Elle n’a aucun sens. En soi, Jean-Paul pourrait être le père de Peter. Après tout pourquoi pas : on ne connaît pas la mère de Peter, mais on sait que JP est un queutard comme un autre dans cette série. Là où ce n’est pas crédible, c’est quand on remet en perspective la révélation dans les événements de la série entière : JP qui couche avec la soeur de Peter, JP qui envoie son fils en prison, JP qui cherche à ruiner son fils, JP qui couche avec la femme de son fils (Audrey, et oui). On a beau être un sale enfoiré, on a beau ne pas être le père idéal, mais là, c’est carrément abusé ! Au final, on accueille la nouvelle sans surprise (au contraire de Star Wars…). Le pire reste une justification moisie au comportement de Jean-Paul : « tu comprends, c’est à cause d’une femme… » NON. Non, non et non ! Faire des trucs débiles par amour, c’est le truc d’Ingrid ! Arrêtez d’avoir la même justification pourrie ! Si Jean-Paul avait sorti son insatiable soif de pouvoir comme excuse, c’était à la limite plausible, acceptable et raccord avec une pathologie psychologique. Anakin Skywalker n’a pas basculé vers le côté obscur à cause de son amour pour Padmé, c’est sa propre faiblesse à protéger les autres et les moyens faciles qu’offraient un régime totalitaire pour assouvir sa fin qui l’y ont poussé…
  • La mort de José. Il est de notoriété publique que JLA est proche de ses acteurs et concilie volontiers à s’adapter à leurs besoins/envies. L’envie de Philippe Vasseur était de prendre un peu de distance avec le show pour s’oxygéner, notamment grâce à ses nouvelles activités théâtrales. Comme il était marié et bien coincé dans sa maison du bonheur, il fallait trouver une pirouette cacahouète pour emmener José loin. Heureusement, les infidélités (enfin, surtout sa faiblesse) de Bénédicte lui offrent l’opportunité d’une crise de nerfs débile (je doute qu’on jette ses papiers par la fenêtre comme ça sous le coup de la colère, mais pourquoi pas) et un accident dramatique. En soi, la fausse mort de José n’est pas dérangeante, elle est même plutôt rigolote quoique incroyablement égoïste et surdimensionnée de la part du mec qui couche avec le premier cul venu mais refuse que sa femme fasse de même. Là où elle fut mal traitée, c’est sur son impact. Nicolas est plus effondré que Bénédicte certes, mais surtout on passe trop vite à l’option « la vie continue ».  Certes, personne n’y croyait à cette mort, mais plutôt que de faire un plan pathos avec la caméra qui monte vers le ciel, combien auraient préféré voir une scène au cimetière avec la bande réunie autour d’une tombe ? Le deuil est une chose incroyablement complexe passant par plusieurs étapes intéressantes en terme de drame ; bien sûr, la série passe outre pour laisser toute latitude à Jimmy de faire le rapace. De plus, dans mon scénario où on va dans le détail des répercussions de sa disparition, au moment où le public aurait autant persuadé que Nicolas que José était mort, là on secouait leurs certitudes d’un cliff de fin de saison avec une photo de José prise à l’aéroport… Bref, bonne idée, mauvaise exécution.

« Et moi, je peux être dans ton classement ? »

Non, toi, tu sers à rien sinon attirer l’audimat 15-25 ans.

  • L’album de Fanny. Ca va faire deux saisons qu’on se tape les mêmes bandes-son en boucle. Tout le monde se fiche de cette intrigue. Alors pour la relancer, on sort le fils de Thomas Fava en producteur de musique véreux qui volent les chansons. Parce que, oui, la musique, c’est juste un gros business d’enfoirés ! Et quand on apprend que leur musique « Fidélité » s’est faite pirater pour être mise sur le net, je suis désolé de le dire, mais le spectateur s’en branle. Pire, il montre du doigt cette bande de professionnels composée de pas moins de 5 cerveaux différents en hurlant qu’ils ne sont que des blaireaux pour n’être allés protéger leur travail à la SACEM ou tout autre organisme de gestion de droits.
  • Le retour d’Audrey. J’avais espoir que sa mort serait définitive. Espoir qui tenait plus du voeu pieu qu’autre chose. On a donc retrouver Audrey amnésique dans un hôpital à Caracas. Amnésique… Deux balles dans le dos, des truands qui ne prennent pas le temps de faire 15 mètres pour achever le travail et elle finit amnésique… Je suis démuni, franchement. Dans une histoire un peu ficelée, les truands n’auraient pas été en mousse et lui aurait logé une balle dans la tête (justifiant le fait qu’ils n’aillent pas finir le travail), une mare de sang se serait répandu dans le parking et ensuite – par miracle – Audrey serait toujours en vie mais amnésique à juste titre. Un artifice facile mais nettement plus probable. Il suffit de lire la BD XIII pour avoir un exemple explicatif de ce genre de cas plausibles… Là, c’est du bon CDLS des familles cette amnésie !
  • Le retour d’Audrey bis. Ou plus exactement, la traque d’Ingrid. C’était à la fois pitoyable (Nicolas), navrant (Sidonie) et mou (24 épisodes). JFP a bien essayé de se la jouer Spy vs Spy avec le duel à distance Ingrid/Jeanne (vive le téléphone, encore une fois) et en ajoutant des indics et la pauvre Mylène, mais c’était sans espoir. Honnêtement, je ne sais pas trop ce qu’il aurait fallu pour sauver cet intrigue sinon investir plus Nicolas, investir moins Jeanne, virer Mylène, se débarrasser de Sidonie, mettre Ingrid en danger, éviter de faire croire que le service de protection des témoins laisse une amnésique dans la nature, raccourcir son retour…
  • La nuisette Léopard d’Ingrid. Ou comment ce personnage finit par perdre tout crédibilité et le peu de respect qu’il m’inspirait. Prenez le personnage dans l’ensemble de la série, depuis son rôle de mère macquerelle jusqu’à sa double tentative d’assassinat sur Audrey au milieu desquels se trouvent un petit suicide raté et sa rédemption en dénonçant Jean-Paul (pour ensuite comploter de nouveau avec lui). Je suis à cours d’explications pour justifier les retournements de veste du personnage. Elle ne fait même pas de politique ! J’en suis venu à la conclusion qu’Emilie souffre d’une schizophrénie à tendance paranoïaque et sociopathe avec dédoublement de la personnalité. Je ne vois rien d’autres qui puissent justifier son comportement. Ses scènes avec Mylène sont vulgaires  et sans intérêt… enfin, disons plutôt qu’à chaque fois que JFP insiste sur le caractère sexuel d’Ingrid, c’est ultra-vulgaire avec ou sans Mylène. Son côté génie du mal est finalement tourné en ridicule parce qu’on n’arrive plus à s’attacher émotionnellement au personnage (et parce qu’elle est entourée d’une belle bande de bras cassés). Bref, je ne vais pas faire la liste des contradictions du personnage, ce serait trop long, mais il est temps de passer à autre chose niveau antagoniste.
  • Nicolas.

« Quoi ? Tu détailles même pas mon cas ? »

Non, ça sert plus à rien.

« Cool, je suis pas dans le top 10 ! Vous avez vu Madame ? »

Non, toi, t’es hors compétition…

Il faudrait ajouter le fait que le personnage de Laly devient complètement amorale (sexuellement parlant) sous le couvert d’être un ressort comique. Olga, autre ressort comique, ne sert à rien sinon parler de fromages (et tirer les cartes, à défaut d’autres choses). Jimmy qui ne sert que de co-pilote à Nico pour envoyer les gosses à l’école tout en dansant sur les cendres de José pour serrer Bénédicte. Cette dernière qui, après un bref moment de tristesse, se la joue veuve joyeuse en faisant péter les petites robes à décolleté pour essuyer des verres en prétextant que son restaurant va ré-ouvrir (sérieusement, j’en viens presque à espérer le retour de Frank pour elle…). Heureusement que j’ai dit que je faisais qu’un top 10 !

Parmi les autres trucs improbables de la série, je me dois de mentionner le décomplexe de la relation Laly-Fanny qui s’échangent des plans érotiques dans une ambiance assez malsaine.

« Je vais m’envoyer en l’air avec ton père pendant ton petit déj’ ! On va baiser comme des furieux et je vais même le fouetter. »

Réaction de Fanny dans la série :  » Hihihi ! Christian aime bien m’arracher la culotte avec les dents, demande à mon père de faire pareil ! »

Réaction de n’importe quel enfant dans la vraie vie : « LALALALALALALAJ’ENTENDSRIENLALALALALALAA »

Même si Léa est insupportable, il faut bien avouer que son trio (quatuor avec Laura) avec les autres gosses n’est pas dénué d’intérêt. Je me surprends à les espérer tous dans le même lycée et à avoir des aventures qui leur sont propres en marge (mais connectées) de ce qui arriveraient à leurs parents. Encore faudrait-il qu’ils apparaissent pour autre chose qu’être amenés à l’école le matin…

L’introduction de Marie apporta un bref vent de fraîcheur, jusqu’à ce qu’elle finisse cataloguée « grosse chaudasse hormonale », comme à peu près 82% des femmes dans cette série. C’est une pierre de plus au harem de Nicolas, qui devrait sérieusement apprendre à dire « non » ou « merde » à certaines et à se poser pour réfléchir à l’essentiel (commence donc par reconnaître ton fils d’ailleurs !).

Je voulais mettre un commentaire amusant, mais les voir encore en bagnole me déprime…

T’aurais pu dire que c’est des gros faux-culs qui se sont toujours enorgueillis de dire « on n’appelle pas la police » et dès qu’une fliquette arrive dans la bande, le commissariat de Plaisir croule sous le boulot…

Il y aurait tant et tant à dire, mais j’ai une vie et un roman sur le feu. Songeons à conclure ! Cette saison 6 fut des plus ennuyantes, ce qui justifie amplement mon « nulle » de début d’article. Beaucoup de bonnes idées mal exploitées entachent sérieusement la qualité de la série. L’un des rares soulagement que l’on puisse tirer de cette saison est qu’elle marque enfin une rupture avec ce qui s’est fait avant. On est en droit d’espérer une saison 7 avec quelques cartes redistribuées, notamment de par la disparition de la Villa Bonheur suite à la « maladresse » de Peter. Maison qu’il aurait fallu brûler depuis le départ au lieu de nous imposer ses tapisseries à tous les épisodes !

Quelles sont les pistes pour la suite ?

  • Nicolas et son harem.
  • Un nouvel endroit à squatter. Même si c’est plus pratique pour tourner, j’espère que des gens vont enfin se comporter en adulte et arrêter de vivre en bande pour certains (Peter/Hélène, Christian/Fanny, Nicolas/une nana…)
  • Visiblement plus d’humour, ce qui me fait craindre le pire.
  • Une évolution pour Hélène/Peter. Ce qui fera peut-être plaisir à Etienne…
  • Fanny, vedette de la chanson. Honnêtement, tant qu’elle arrête de chanter en studio, ça me va…

Ce que, moi, je voudrais :

  • Autre chose pour Nicolas. J’espère qu’il se mettra avec Audrey et qu’il commence à avoir des intrigues qui s’intéresse à autre chose que son pénis.
  • Des intrigues pour les ados.
  • De nouveaux emplois. Vu que le restau de Béné est parti en fumée, peut-être va-t-elle se sortir les doigts pour faire un truc de sa vie. Ce qui vaut aussi pour Olga, Nico, José, Jeanne, Laly…
  • Qu’on arrête avec Jeanne, qu’elle soit Wonder ou pas. On a le droit de passer à autre chose.
  • Un nouveau méchant crédible (ce qui me rappelle mon intro pour la saison 3).
  • Que José et Jeanne restent sur leur ile.
  • Que d’autres aillent les rejoindre sur leur ile.
  • Des épisodes ovni qui ressemblent à quelque chose (je milite pour mon épisode zombie avec le seul vrai mort de cette série, Antoine !)
  • Et surtout – surtout ! – de bons scénarios !