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Alpha Protocol est un jeu développé par Obsidian (Fallout: New Vegas, Pillars of Eternity) et édité par Sega, disponible sur PC, PS3 et 360.

Un avion de ligne est abattu par un missile de fabrication américaine, l’attentat est revendiqué par le cheik Shaheed, dirigeant du groupe terroriste Al-Samaad. L’agent Michael Thorton, dernière recrue d’une organisation gouvernementale secrète américaine, l’Alpha Protocol, est envoyé en mission afin de retrouver la trace des missiles volés à la société d’armement américaine Halbech, mais également pour assassiner le cheik Shaheed. Cependant, tout ne se passe pas comme prévu…

Voilà un article qui tombe assez mal dans le calendrier puisque la plupart des gens qui devraient être intéressés par ce jeu sont probablement tous devant Fallout 4… Mais c’est pas grave, parlons de cette pépite méconnue du jeu vidéo. « Pépite » n’est sûrement pas de mot. Disons plutôt un diamant mal dégrossi !

Car Obsidian a réussi le tour de force de magistralement s’en sortir là où tous les autres développeurs se seraient plantés et de se vautrer là où tous les autres développeurs auraient pondu un truc jouable !

Copier-Coller générique d’un héros de shooter… Se sont pas fouler pour le protagoniste…

Avant de faire mon achat en promo sur Steam, j’avais lu un peu de quoi il retournait. Pour faire simple et vous laissez retourner sur Fallout au plus vite : histoire super, gameplay pourri. J’ai donc essentiellement pris le jeu pour voir comment ils avaient géré leur histoire et les affinités avec les PNJ, croyant pouvoir m’accomoder d’un gameplay d’infiltration bancal à la Hitman. Chose qui me semblait la bonne solution pour un jeu qui se réclame de « l’espionnage RPG ». Sauf que non. S’il est effectivement possible de se la jouer Solid Snake, la majorité du gameplay dérive largement du shooter à la troisième personne. Un choix étrange, mais que sur le très court terme j’ai apprécié ! En effet, les animations étant tellement à la ramasse (pas d’interpolation entre les changements de position, saccades) et atroce à regarder que j’ai opté pour la plus expéditive des solutions pour finir le jeu : fusil à pompe + endurance ! Aucune finesse dans le gameplay : j’arrive dans un lieu, je pète des portes et je défouraille tout ce qui se met en travers de mon chemin.

C’était pas une raison non plus pour proposer de la customisation ridicule…

Avouez que pour un jeu d’espionnage, on est assez loin de l’image d’épinal de James Bond. Mais cette partie shooter est plombé par des levels design peu intelligents (et avec des auto-saves qui bloquent les niveaux, donc si vous n’avez pas tout exploré de fond en comble, vous êtes marrons…) et une intelligence artificielle bidon. Pour un jeu sorti dans les eaux de Mass Effect et Gears of War, les développeurs avaient l’embarras du choix pour faire une copie sans saveur mais qui aurait eu le mérite d’être propre. Là, c’est ni fait ni à faire. Mon plan de jeu shotgun se révèle sûrement le moins pénible et le plus expéditif pour ceux qui voudrait s’intéresser au jeu sans tout le temps raler sur son caractère mal fini.

Bref, un cas d’école de foirage en règle.

Tout comme le traitement de l’histoire reste un cas d’école de choses particulièrement bien exécuté. L’histoire réserve quelques surprises mais reste assez classique (l’agent secret renégat qui doit empêcher seul la troisième guerre mondiale, on frôle lapalissade entre Ethan Hunt et James Bond). Mais Obsidian est reconnu dans le milieu pour proposer des histoires à tiroirs, à choix multiples et avec des personnages fouillés. Et c’est ce qui fait toute la saveur du jeu. Votre personnage a toute liberté d’agir comme il le souhaite avec les PNJ qu’il rencontrera, depuis s’en faire des potes jusqu’à totalement les aliéner (ou les buter). Et il n’y a pas de mauvais choix. Un personnage qui vous déteste vous donnera également des avantages. Un personnage mort change le cours de vos alliances et de vos options de jeu.

J’en parle pas spécialement, mais l’interface est encore un de ses portages consoles bien naze !

Après la première mission, vous aurez le choix de vos prochaines et de leur ordre. Et même si le jeu reste sur des rails et vous amène dans la même direction, les PNJ que vous rencontrerez forcément dans des ordres différents auront des dialogues différents et cohérents par rapports à vos actions précédentes !

Le système de choix s’apparente très fortement à celui de Mass Effect, avec quatre choix qui plairont ou non à votre interlocuteur. Mais le jeu ne se met pas en pause pour vous laisser le temps de pondérer votre réponse. Vous avez 5 secondes pour réagir à la façon de penser du PNJ, l’issue de la réponse pouvant entraîner un bain de sang non prévue… Ce qui ajoute grandement à l’immersion du jeu. Chaque PNJ possède son propre caractère et à vous de voir si vous vous y adaptez ou si vous rester dans votre personnage (qu’il soit un gros branleur ou un psychorigide).

Le système RPG est classique et sans surprise, favorisant largement l’utraspécialisation de votre gameplay (style de jeu, arme, armure et accessoire). Peu de diversité dans les missions donc sinon les rencontres et choix à faire.

Le jeu est uniquement disponible en anglais sans sous-titres, ce qui risque de fermer pas mal de portes à certains. Il n’empêche que Alpha Protocol vaut le coup pour les cas d’école en game design qu’il peut offrir dans ce qu’il possède de très bien et de très mal fait. Un jeu qui aurait mérité largement six à neuf mois de développement supplémentaire. Aujourd’hui, ça reste un jeu assez anecdotique sur lequel les plus curieux pourront passer une vingtaine d’heures plaisantes. A recommander durant les soldes Steam.

Block ‘n’ Load est un jeu développé par ArtPlant et Jagex, édité par ce dernier et disponible pour PC via Steam.

Avant de commencer, il convient de faire une petite note. Les plus assidus lecteurs n’auront pas manqué de faire le rapprochement entre le ArtPlant en début d’article et le ArtPlant du prologue de mes Journaux au Pays des Fjords. Oui, Block ‘n’ Load est le dernier titre en date de la société qui vient de m’embaucher et non, ceci n’est pas un article de promo grasse.

  1. Ma participation à la version en ligne de BnL s’élève à 0.0000001%. En gros, j’ai rentré des perks et des items dans le store. Rien quoi.
  2. L’article a été écrit suite à un test en bonne et due forme, en jouant comme un joueur normal, sans aucun bonus type « argent gratuit » que pourrait me filer ma boite.

D’ordinaire, je fuis les jeux en ligne avec d’autres joueurs que je ne connais pas. L’internet étant ce qu’il est, il est donc peuplé en majorité d’idiots dont le potientiel de méchanceté et de crétinerie est multiplié par l’anonymat de l’écran. Bref, me faire pourrir la tronche par un gamin de 12 ans parce que j’ai pas fait ce qu’il fallait dans la partie, très peu pour moi ! BnL, je m’y suis un peu mis par obligation quand je faisais mes preuves pour être embauché par ArtPlant.

Et pour la première fois depuis… piouf, le premier Counter-Strike, je m’amuse réellement sur un jeu uniquement multi-joueurs et compétitif !

Image de la beta

« Mais, comment ? Pourquoi ? » me direz-vous. Vous pourriez même ajouter un « Diantre ! » que vous seriez toujours dans le vrai de mon propre étonnement.

La raison principale tout cela est que BnL n’est PAS un clone de shooter lambda à base de « c’est l’équipe qui tue le plus de monde qui gagne », ni à base de drapeau à ramener ou de trucs du genre. BnL n’est PAS un jeu pour décébrés. Et très vite vous vous rendez compte de la richesse tactique et stratégique d’un jeu qui ne paie pas de mine au premier abord.

Une partie se déroule en deux phases :

  1. Protéger votre base
  2. Allez détruire la base adverse

Et pour l’une comme pour l’autre, ce n’est pas vos armes qui vont compter mais votre faculté à analyser une situation sans cesse en mouvement et à en tirer profit. En effet, BnL a des allures de Minecraft. Le terrain est entièrement généré avec des petits blocs que vous pouvez détruire et votre personnage possède des blocs qu’il peut construire. Donc, durant la première phase, vous et vos 4 co-équipiers devez organiser votre défense autour d’un Cube à partir de vos blocs (Brique toute simple, Sac de sable résistant, Mine, Tourelles automatique, Caisse de munitions, Piège et j’en passe). Dans la deuxième phase, vous allez recevoir les assauts de l’équipe adverse qui cherche à détruire votre Cube tout en cherchant à faire de même.

Le terrain change en permanence et c’est à vous de vous adapter pour trouver la meilleure stratégie de groupe pour aller bousiller le(s) Cube(s) adverses. Et si j’aime tout particulièrement Block ‘n’ Load, c’est justement parce que le côté stratégique met largement plus en avant votre cerveau que vos réflexes !

On ne va pas se mentir, il demande un tout petit peu d’apprentissage mais la courbe de progression est vraiment rapide et les vidéos de tutoriel bien foutues.

En plus, c’est un jeu qui ne se prend pas au sérieux. C’est coloré, les personnages rigolos (ninja, robot, djinn, yéti, tueuse kawai yakusa, ingénieur en BTP…) et proposent tous des gameplays différents.

Pour achever de vous convaincre, plusieurs arguments-clés :

  1. Je suis actuellement en poste là-bas, je peux vous assurer que les programmeurs sont des brutasses et que le technologie réseau tient réellement le coup. Aucun crash, délai, attente, rien le jour du lancement où les serveurs qui avaient l’habitude de gérer 80 personnes en ont vu débarquer 4000 !
  2. Le directeur créatif du jeu est Ben Smestad. Baldur’s Gate, Crisis, Homeworld… C’est lui. Donc, sans vouloir faire l’apologie du mec, ni du respect que j’ai pour ce vétéran, inutile de dire que le jeu est chiadé aux petits oignons. Il y a encore du boulot pour l’améliorer sur de nombreux points mais la version actuelle est impressionnante de qualité et d’équilibrage.
  3. Le jeu est gratuit !

Oui, Free to Play. Mais pas dans le genre F2P chiant où si tu paies pas, tu joues pas. Comme je disais, je fais le jeu comme un joueur normal, voilà donc ce que je peux vous dire pour l’avoir réellement testé :

  • Vous commencez avec 3 personnages pour débutants en rotation libre (ça veut dire que vous pouvez jouer avec mais vous ne les possédez pas). Ces trois personnages vous donneront une idée du style que vous préférez sûrement jouer (Brawn = bourrin costaud, Skill = axé sur le déplacement, Brains = contrôle du terrain).
  • Vous jouez quelques jours avec, le temps de les monter au niveau 10 tous les trois.
  • Ce faisant, vous devriez avoir à peu près 15000 Gold dans votre besace (dont 5000 à rien faire d’autres que regarder des vidéos et appuyer sur des boutons). Avec c’est 15000 G, s’offre vous plusieurs possibilités:
    • Acheter les héros que vous aimez déjà pour les avoir
    • Acheter des perks offensif/défensif pour tordre vos héros à vos affinités de joueur (plus de vie, plus de précision, plus de vitesse, etc.)
    • Acheter des nouveaux héros pour essayer autre chose.

Avec mes 15000 Gold, j’ai acheté un nouveau héros et 3 perks niveau 1. Une semaine de jeu plus tard, j’ai de nouveau 15000 G à dépenser suite à mes gains de matches. En gros, celui qui veut jouer gratuitement, vraiment gratuitement !, il peut. L’argent réel ne sert qu’à acheter des nouveaux personnages ou des skins de personnages. Pour l’avoir testé, je recommanderai plutôt d’économiser vos Gold pour les perks et de mettre la main au porte-monnaie pour acheter des nouveaux personnages (entre 3 et 6 euros le personnage qui vous tient occuper largement plus d’une semaine, c’est un deal que je trouve plus qu’honnête, surtout pour mon ratio recommandé d’1 euro par heure de jeu). Après, pour les skins de personnages, c’est accessoire et chacun verra ou non l’intérêt de mettre des sous dans un personnage qui lui plait.

Bien évidemment, le jeu est encore tout jeune et bientôt, ce sont de nouvelles cartes, de nouveaux personnages, de nouveaux skins, de nouveaux modes de jeu qui vont arriver. Peut-être même des choses que j’aurais désigné personnellement… Qui sait ?

Block ‘n’ Load est réellement un jeu que j’aurais jamais pensé aimer. Et pourtant c’est un coup de coeur ! Essentiellement parce qu’il arrive à sortir des sentiers battus du shooter et proposer une nouvelle expérience qui met les facultés cérébrales du joueur en avant et les récompense. En plus, c’est gratuit, vous n’avez aucune raison de ne pas essayer. Ca vous plait, tant mieux, venez jouer avec moi ; ça ne vous plait pas, tant pis mais au moins, vous aurez essayé !

Lien vers Steam

(English below)

Je masterise actuellement une campagne sur le jeu de rôles Castle Falkenstein. En bon MJ, j’ai cherché des feuilles de personnages pour mes joueurs. Je sais bien que techniquement, sur Castle Falkenstein, il n’y a pas de feuille de personnage à proprement parler mais un journal tenu par les joueurs. Ceci étant dit, c’est tellement plus agréable d’avoir une structure pour les joueurs et le MJ que c’était nécessaire de se retrousser les manches (d’autant nécessaire qu’on joue via Skype et Roll20).

J’ai fait quelques recherches et je n’ai trouvé aucune feuille de personnage éditable directement sur un ordinateur. J’ai donc fait une feuille de personnages sur Excel, éditable et accessoirement imprimable. Vu que j’ai les bouquins en anglais, la feuille en anglais. Les plus motivés pourront éventuellement la traduire et l’adapter à leurs propres besoins.

Télécharger/DownloadCastle Falkenstein – Character Sheet

I’m running a campaign on Castle Falkenstein RPG. After days of searching the Internet for an editable sheet (I know, I know, CF is not supposed to be played with a character sheet, but you can’t deny it’s more comfortable), I’ve decided to create my own sheet, easily editable with Excel. If you want it, take it :).

Si vous ne connaissez pas This War of Mine, d’une part vous ne lisez pas assez mon blog, d’autre part vous ratez une véritable pépite vidéoludique. Commencez donc par lire ma récente chronique, puis allez acheter le jeu et revenez après quelques heures de jeu si vous galérez.

Pour les autres, je me fends d’un petit article pour partager mes expériences de jeu, astuces et conseils pour tenir le plus longtemps possible. L’article n’a pas à vocation d’être exhaustif, ni de présenter la meilleure façon de survie. C’est juste un retour d’expérience. Si vous n’êtes pas d’accord ou souhaitez aussi partager votre expérience, les commentaires tout en bas seront ravis d’accueillir vos propres expériences.

Personnages

Les trois personnages de départ sont tirés parmi un pool. Tous possède un bonus particulier pour vous aider à survivre. Voici les plus notables que j’ai pu rencontrer et la façon de les utiliser :

  • Bruno – Il a avantage bon cuisinier, ce qui veut dire qu’il est un bon candidat au départ. Il vous économisera du combustible pour cuisiner des repas au fourneau et du sucre pour fabriquer de l’alcool. C’est donc toujours lui que vous devez utiliser pour ces tâches, même s’il est malade, blessé ou fatigué. Ne lui faites pas monter la garde ni explorer.
  • Katia – Elle a la fibre commerciale et tire toujours bon prix des échanges. Elle doit toujours interagir avec les marchands. De fait, c’est elle que vous envoyez en exploration la nuit avec son sac de 12.
  • Roman – Il a un bonus pour se battre. A moins de l’envoyer en exploration dans les coins chauds, il devra toujours monter la garde la nuit, vous offrant un avantage non négligeable contre les pillard
  • Marco – Avec ses 15 emplacements, il vous rendra vraiment service pour explorer la nuit et ramener plus de choses pour vous développer plus rapidement
  • Arica – Elle ne fait pas de bruit en courant, mais ça ne sert pas à grand sauf dans les coins dangereux, mais vous n’irez probablement pas là-bas dans les premiers jours. Par contre quand il ne reste que les options dangereuses…
  • Pavle – Il court vite. Useless man, donc. Au moins, il porte 12 trucs en exploration… Exception notable : le square avec le sniper, vous apprécierez sa vitesse.
  • Anton – Le bon mathématicien. J’ai toujours pas compris à quoi ça servait… C’est en général le mec que j’envoie en mission aléatoire à l’extérieur. Au moins, il ne se plaint plus qu’il fait trop froid.
  • Boris – La mule à 17 emplacements ! Il est lent, mais bon, sur une expédition bien planifiée, ça passe à l’aise.
  • Marin – La bénédiction des ressources ! Faites lui faire les plans de tout ce que vous construisez pour économiser au max.
  • Cveta – Encore un autre poids mort…
  • Zlata – Il paraît qu’elle réconforte les gens… Il paraît…

Il y a d’autres personnages, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de jouer avec. Dans tous les cas, lisez leur description et tirez profit de leurs capacités naturelles. Chaque personnage possède un taux de déprimitude plus ou moins élevé fonction de la situation ou de vos choix. En général, les personnages plutôt dépressifs ont toujours un truc qui permet de les faire tenir : clopes, café, livres… Essayez dans la mesure du possible de toujours avoir ce qui les console en réserve. Dans un équipe composé de fumeurs, échangez le café. C’est de la logique, mais il faut y penser. De toute façon, vous verrez bien les ressources consommables qui baissent automatiquement.

Gardez toujours vos personnages en forme :

  • Soyez-les si vous pouvez, sinon faîtes les dormir et ne les dérangez que pour faire les tâches qui leur reviennent.
  • Vérifier les syndromes de dépressifs et allez chercher ce qui leur manque
  • Rationnez la bouffe, un personnage qui a très faim c’est toujours gérable dès le lendemain avec les bonnes décisions
  • Pas de personnages blessés ni malades ! Débrouillez-vous, mais occupez-vous en en priorité, notamment par des soins et des gros dodos. Un personnage blessé court moins vite et meurt plus vite.

Le tirage des personnages de départ est aléatoire. Si pour moi la dream team serait Bruno/Marin, Katia, Roman (puis Boris), jouez le jeu et essayez de tirer profit de vos boulets (oui, je parle de vous Anton et Cveta) ! Dans la guerre, on ne choisit pas ses compagnons d’infortunes. A noter d’ailleurs que mon plus long run à ce jour a été fait avec les boulets susnommés, donc tout est jouable ! Et sans une balle malheureuse, j’aurais pu continuer encore au moins 5 jours au regard de mon planning…

Si un personnage veut s’ajouter à votre équipe, prenez-le. C’est peu-être une bouche de plus à nourrir, mais c’est une paire de bras en plus pour vous défendre des pillards la nuit.

Exploration

L’exploration est primordiale et il va falloir s’organiser. Vous avez toute une nuit, tirez en profit au maximum:

  • Envoyez vos mules si vous en avez, Katia/Pavle sinon. Je ne vous cache pas que les 10 emplacements sont rudes, pas infaisables, mais ça demande vraiment de l’organisation priorisée !
  • Ne faites pas « tout prendre » bêtement, regardez ce qu’il y a avant, concentrez-vous sur le nécessaire ou faites le point ci-après
  • Faîtes des allers-retours entre les points de loot pour tout entreposer dans un seul, vous aurez ainsi une vue complète de ce que vous « possédez » hors de chez vous. En effet, jusqu’à présent, personne d’autres que vous ne semble visiter les maisons, vous pouvez vous constituer un stock alternatif a l’abri des pillards de votre. De plus, en faisant ainsi, vous constituez des piles de 4 optimisant chaque emplacement du sac
  • Avant de partir, sachez de quoi vous avez besoin en quelle quantité. Si vous avez fait vos stocks comme dit ci-dessus, c’est plus facile de savoir où allez. Sinon, fiez-vous au descriptif des maisons.
  • Ne volez les gens qu’en cas d’extrême galère. Ca mine le moral de l’équipe sauf si c’est pour l’ultime survie (personnages affamés, ultra blessés, ultra malades…)
  • Ne tuez personne. C’est le pire des cas envisageables et nous valons tous mieux que ça !
  • N’emportez pas d’item inutile la première nuit pour votre reconnaissance. Vous ferez ça à la prochaine. (sauf si vous connaissez déjà l’endroit où vous allez)
  • Remplissez toujours votre sac avant de partir, tant pis si au terme de l’exploration vous n’avez finalement pas trouvé ce que vous cherchiez
  • Si remplir votre sac implique se faire tirer dessus, oubliez ce que je viens de dire et foutez le camp. Gérez des personnages blessés est le pire !

Au début de l’aventure vous allez surtout gérer le cottage abandonné. Et c’est okay. A moins d’une grosse galère de bouffe/médocs, vous pourrez gérer les 3-4 premiers jours uniquement en lootant ce lieu. Ensuite, fonction de vos besoins et de ce qui est disponible, vous irez ailleurs.

Cela va sans dire, mais évitez les coins dangereux, à moins d’avoir – par exemple – Arica et le coeur bien accroché, parce que le coup de chevrotine, ça ne pardonne pas !

En hiver, prenez une hache et dégommez les meubles de lieux sans hostilité pour récupérer du bois et du combustible.

Echange

Echangez ce dont vous n’avez pas besoin, évidemment. Ce qui dépendra de votre configuration de jeu. Dans tous les cas, veillez toujours à faire l’échange optimisé au poil de cul. Grattez une clope, une eau, une herbe… peu importe, ça vous sauvera peut-être la vie.

Si vous avez accès à la distillerie, allez-y comme des porcs ! L’alcool, ça s’échange bien. En cas de galère absolue de bouffe/médocs, allez avec votre alcool au camp militaire, vous ne ferez pas une grosse exploration, mais vous vivrez un jour de plus !

Essayez de ne pas échanger le matos électronique, c’est tentant mais vous en souffrirez pour upgrader vos équipements de crafting.

Equipement de la maison

  • Le début de partie se ressemblera toujours un peu, voici pour moiles indispensables à construire dans les premiers jours :
    • La machine à filtrer l’eau
    • Un lit
    • Un réchaud
    • Un atelier
    • Un deuxième lit
  • L’eau filtrée est utilisée par le réchaud pour faire des rations de bouffe efficace. De plus, en le construisant tôt, vous pouvez commencer à faire des stocks de flotte pour plus tard. Le lit est obligatoire ! Sinon, ils dorment mal et c’est le début de la galère ! Construire tôt l’atelier vous permet d’avoir accès tôt au matos de crochetage pour vider votre maison.
  • Très rapidement, évoluez votre établi de base et construisez une deuxième station pour filtrer encore plus la flotte, surtout si vous prévoyez une distillerie ou un jardin. Sinon, c’est toujours un truc échangeable, l’eau.
  • Le plus dur pour moi est de gérer l’évolution de l’atelier de façon à avoir accès aux armes, dont la hache bien pratique pour les futurs stocks de bois.
  • Si vous n’êtes pas en hiver, le chauffage peut attendre qu’il fasse une température de 12-14 avant d’être construit.
  • A deux lits, vous devriez pouvoir réussir à gérer le repos de quatre personnages en rotation. Si vous avez trop de blessés ou malades, tant pis, construisez un 3ième et passez en mode survivaliste extrême avec un mec qui fait tout le taf la journée et les autres qui dorment.
  • Après, suivant vos préoccupations (fumeurs, caféinomane, manque de bouffe, manque de médocs), ce sera à vous de palier le plus urgent entre l’appât pour la nourriture, l’herberie et le potager.
  • Dans tous les cas, gérez au poil de cul votre stock de bois et de « petits objets », ça part à une vitesse folle. Plus d’une fois j’ai du faire des expéditions et des échanges uniquement dédiés à ces deux seules ressources. Evitez cependant de ne faire que l’un ou que l’autre, vous vous retrouveriez dans la position où vous ne pouvez rien faire le jour suivant. Comme je disais plus haut, si vous savez que vous devez construire une distillerie qu’il vous manque x planches, prenez absolument les x planches la nuit et comblez le reste avec du matériel annexe.
  • Si vous vous retrouvé en position où la criminalité explose en ville, laissez tomber le plan initial et faites des barricades ! Je le répète, un personnage blessé est le pire des poids morts !
  • Essayez de prévoir l’arrivée du froid grâce à la radio, donc à quel moment il faut songer à upgrader le chauffage.
  • Si jamais vous commencez votre partie en hiver, accrochez-vous à votre slip parce que c’est pas gagné d’avance. Votre plan : upgrade d’établi, chauffage, upgrade établi, upgrade de chauffage. Et dans le lot, il faut balancer au moins un lit et un réchaud. C’est jouable mais bon courage quand même !

Objets

  • Aplusieurs moment, vous aurez l’occasion de choisir entre construire un item et construire une amélioration de maison.
    • Si vous n’avez pas d’armes, choisissez l’arme.
    • Si vous avez envie d’améliorer un équipement, patientez un jour et faites-le lendemain avec les nouvelles ressources de la nuit
    • Si vous n’avouez pas une arme par personnage qui restent dans la maison la nuit, choisissez l’arme si c’est la hausse de la criminalité
  • La viande crue est toujours à privilégier sur la conserve si vous avez le choix. Ca se cuisine très bien. Si vous avez un piège à rats, c’est bien mais ne fondez pas vos espoirs dessus, c’est très aléatoire, et jamais au bon moment.
  • Ayez toujours au moins un livre et un peu de réserves pour les drogués, ça les tiendra toujours un peu éloignés de la déprime.
  • Les outils se dégradent. Echangez-les juste avant qu’ils se cassent, ils vendront comme neuf ! (Si vous avez deux outils dont un dégradé, c’est bien sur le tout neuf qui sera pris…)

La semaine dernière, je me suis fendu d’un article sur mes premières impressions sur Anarchy, la politique-fiction transmedia made in France 4 (impressions rapidement commentées par la rédaction, prouvant de facto mon point positif sur la réactivité des auteurs). On est désormais à une semaine de jeu et je me suis dit que j’allais faire un article dédié aux cadavres exquis. En tant qu’auteur, c’est la partie qui m’intéresse le plus parce qu’écrire tous les jours est important, parce que ça stimule les neurones, etc. Et puis, après une semaine de jeu, je constate souvent les mêmes pseudos qui reviennent, ce qui est dommageable (pour Enzo, on est en moyenne 2 à écrire et des fois, je poste juste pour maintenir cette moyenne à flot). Aussi me suis-je dit que dispenser quelques astuces pour aider les plus hésitants à se lancer serait positif pour tout le monde ! Même si j’ai personnellement envie d’atteindre la première place pour décrocher le stage CEEA et que cet article est antinomique avec mes envies égoïstes… Ma générosité me perdra… Bref… (en même temps, comme je l’ai statué avant, cette partie du jeu n’est pas la plus rentable et bonne chance pour rattraper le premier qui flirte avec les 9000 pts…)

Qu’est-ce qu’un cadavre exquis ? Le fonctionnement est simple. Au jour A, vous avez un texte A décrivant une situation pour un héros. A partir de ce texte A, vous devez en imaginer la suite logique (texte B), en gardant le ton de la narration si possible et en respectant les contraintes imposées par la rédaction d’Anarchy. A la fin du jour A, cette même rédaction sélectionne parmi toutes les propositions A des joueurs le meilleur texte B qui devient aussitôt la suite officielle du texte A. Le lendemain, vous devez refaire la même chose à partir du texte B et des nouvelles contraintes. En soi, ce n’est pas compliqué. Pourtant peu de personnes se jettent dans l’aventure, ce qui est préjudiciable pour tout le monde.

Alors voici quelques astuces simples pour vous lancer dans le grand bain :

  1. Lisez d’abord les bio des 5 héros (Jules, Jacques, Myriam, Nour et Enzo) et choisissez celui qui vous attire le plus. Mon conseil est de vous limiter à un seul personnage. En effet, Anarchy est une activité extrêmement chronophage ! Je parle en connaissance de cause puisque cela impacte directement sur l’écriture de mes propres livres (suffisamment pour le noter, et je ne fais que du cadavre exquis pour ainsi dire). De plus, jongler entre plusieurs trames narratives est un exercice mental que je déconseille à ceux qui veulent se lancer. Bon, moi, j’essaie de participer sur Nour, Myriam et Enzo mais comme dirait mon père : « Fais ce que je dis, pas ce que je fais ». Se limiter un héros vous permettra d’avoir un challenge sur la durée et de sortir des histoires plus cohérentes.
  2. Prenez connaissance des contraintes du jour. Il y a des jours plus faciles que les autres (par exemple, écrire l’histoire par le point de vue d’un autre personnage était l’occasion idéal de rentrer dans le jeu sans suivre la voix interne des héros et se lâcher un peu).
  3. Prenez connaissance du texte de la veille. C’est indispensable pour savoir ce qui s’est passé et pour pouvoir enchaîner de façon fluide.
  4. Lisez les textes qui ont été écrit 2-3 jours avant. Oui, c’est chronophage comme activité, mais je vous avais prévenu. Ces anciens textes contiennent l’historique du héros, avec des noms d’autres personnages. De la même façon dont vous vous servirez de ce qui s’est passé la veille, vous aurez plus de matière pour enrichir le texte du jour et comprendre des motivations de ceux qui suivent les héros (car oui, cela fait partie de la continuité, c’est toujours mieux de la respecter – la rédaction sera plus sensible à votre texte si vos personnages agissent de façon logique avec ce que s’est auparavant).
  5. Ne lisez pas les autres propositions du jour ! C’est très important ! Sinon vous pourriez vous voir influencé par ce qui a déjà été raconté. Sinon vous pourriez vous décourager avant même de commencer en vous disant que vous ne ferez jamais mieux. Sinon vous pourriez inutilement vous creuser la tête pour trouver d’autres idées alors que la vôtre, même si c’est la même, pourrait être racontée de façon différente et pas moins inintéressante.
  6. Maintenant, ouvrez un Word ou équivalent. Votre objectif est de remplir entre une demie page et une page. Pas moins, parce que pas grand chose ne serait dit. Et surtout pas plus ! Même si vous êtes verbeux. Pourquoi ? Parce que la rédaction qui lit se tape plein de textes, déjà. D’autre part, songez que si votre texte est sélectionné, il sera la base pour le lendemain. S’il fait trois pages, il y a fort à parier qu’il ne sera pas lu par ceux qui veulent s’y essayer, tuant toute envie. De plus, en réduisant l’investissement sur le temps d’écriture, vous réduirez la frustration si votre texte n’est pas sélectionné.
  7. Je ne vais pas faire un cours complet sur l’écriture d’une scène, avec ce que ça implique dans le rythme, personnages , dialogues… Ce n’est pas le but. La seule chose que vous devez garder en tête c’est qu’à la fin de votre texte, le héros doit se trouver dans une situation différente ! Si le héros, le conflit, les autres personnages, sa situation, ses possessions, etc n’évoluent pas (en bien ou en mal), vous racontez quelque chose que ne vaut pas la peine d’être lu. Un peu comme ce qui se passe avec Les Mystères de l’Amour
  8. A la fin de votre texte, faites en sorte d’avoir une ouverture pour le lendemain. Ce n’est pas forcément un cliffhanger de malade où il est question de vie ou de mort, mais c’est toujours un élément qui fait dire « tiens, je me demande ce qui va se passer pour le héros demain ». Astuce : quand vous finissez votre texte, essayez d’imaginer ce que vous raconteriez vous même à partir de votre propre texte pour le lendemain. Ainsi vous pouvez mieux jouer avec le suspense de la fin. De plus, vous avez déjà un pied pour écrire le texte du lendemain, d’une façon logique donc qui pourrait être appréciée par la rédaction au moment de la sélection.
  9. Même si vous pensez avoir écrit un texte pas terrible, soumettez-le tout de même ! Il m’est arrivé d’écrire des textes que je trouvais largement en-dessous de mes exigences normales, que j’ai soumis par dépit et qui ont été sélectionnés. L’idée est parfois plus valorisée que la façon dont elle est racontée.
  10. Si vous ne savez pas quoi raconter, voici une autre astuce : demandez-vous ce que veut le héros. Et puis faites en sorte qu’il ne l’obtienne pas. Ca marche toujours ! Par exemple, dans le cadre d’Enzo, c’était un personnage qui n’avait pas d’objectif au premier jour mais une affection pour sa mère. Ce que j’ai fait, j’ai dégagé sa mère du plan et j’ai introduit le père (nouvel objectif). Depuis, ça fait une semaine qu’il lui court après…
  11. Soignez votre orthographe et veillez à ne pas utiliser du vocabulaire trop compliqué. Les textes s’écrivent à la première personne, avec la voix du héros qui raconte ce qui lui arrive. Donc les passés simples, les subjonctifs, les adverbes, les mots de plus ce quatre syllabes sont globalement à bannir. Ce jeu n’a pas vocation à trouver le prochain Maupassant et un texte facile à lire, facile à comprendre engagera d’autres personnes qui auront compris en une seule lecture la situation d’où repartent les héros.
  12. Dans tous les cas, prenez du plaisir à écrire !

(Enfin, pour ceux qui sont en train de faire la chasse aux points de façons plus ou moins abusives, je rappelle qu’à l’heure actuelle soumettre un texte, c’est 5 points automatiques. Un texte sélectionné, c’est 200 points. Certes, il est plus facile de s’associer à 10 personnes, mais dans 3 semaines, quand tout le monde sera associé avec tout le monde, gagner 200 points, ce sera ptête pas une paille ! Peut-être…)

La décision de la rédaction est prise vers 21h. Ensuite, deux cas de figure. Vous êtes sélectionné, félicitations, vous gagnez un badge, le droit de vous gaussez sur Twitter et de remettre ça le lendemain. Ou vous n’êtes pas sélectionné. Dans ce cas, bienvenue dans le quotidien d’un écrivain où la vie est une longue suite de refus. Mais il faut relativiser les choses. D’une part, c’est avant tout un jeu. D’autre part, les statistiques sont contre vous et le refus est la norme. J’ai eu 6 textes sélectionnés pour à peu près le triple de soumis et avec le temps, ce ratio est appelé à s’agrandir. Parmi les choses à garder en mémoire en cas de non sélection :

  • C’est un jeu communautaire. Tout le monde a les mêmes chances de gagner. Et ça ne sert à rien de mettre des pouces vers le bas sur les textes d’un auteur sélectionné avec qui vous étiez en compétition, hein !
  • C’est un jeu bordélique. Ca ne sert à rien de pester sur le fait que le texte sélectionné comporte des éléments qui contredisent ce qui a été statué trois jours plus tôt dans un autre texte (et c’est déjà le cas chez tous les héros). Ca va durer 50 jours, des incohérences et des deus ex machina improbables, il y en aura un paquet ! Donc si vous êtes un psychorigide comme moi des histoires sans défaut, écrites au poil de cul où chaque détail compte… tant pis ! Au moins, je sais que dans mes romans et nouvelles, tout est parfaitement justifié et sous contrôle.
  • C’est un jeu créatif. S’approprier les personnages n’est pas le but. Alors quand le texte sélectionné part dans une direction complètement opposée à celle que vous estimez la plus correcte ou logique pour le héros, essayez de profiter du challenge du lendemain pour booster votre créativité. Soyons réaliste, sur les 3 héros que je suis, seul Enzo possède une histoire qui se tient globalement sur la durée. Nour avait écrit « road trip rom-com » sur sa tête le premier jour ; aujourd’hui, c’est personnage qui subit plus qu’elle n’entreprend et niveau romance, c’est bien foutu pour le moment donc tout reste à faire. Myriam était un personnage intéressant car elle voulait une chose consciemment (aller à Paris) et une chose inconsciemment (des médicaments). De mon point de vue, Myriam est montée trop rapidement à Paris et dans le même temps, on lui avait filé tout un stock de médocs. Puis elle a tout perdu. Et puis son mari est revenu dans le jeu sur un truchement dément. De facto, son histoire subit continuellement un mini-reboot tous les 2-3 jours avec lequel il faut composer. Mais voilà, les héros évoluent et comme je disais, ça fait partie du challenge de rebondir sur des bases plus compliquées et cela ne doit pas vous décourager de participer, au contraire !

Voilà. En espérant que cela motive certains timides se lancer dans l’aventure avec la poignée qui s’amusent déjà pour essayer d’imposer leur vision de la suite à donner aux aventures des personnages !