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Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux.

Les mystères de l’amour, c’est un peu comme le mariage de José et Bénédicte : quand vous commencez un épisode, vous devez vous attendre au meilleur comme au pire ! Et au cours de de ces dernières saisons, on a eu l’occasion de côtoyer les deux ! Mais avec maintenant autant de chroniques sur ce blog, je pense qu’il conviendrait de débuter celle-ci par une citation de Rita Mae Brown, qui résume tout à fait mon état d’esprit alors que je me mets derrière mon clavier une nouvelle fois pour critiquer les derniers épisodes en date :

 La folie consiste à faire la même chose encore et encore et à attendre des résultats différents.

En d’autres termes, la série demeure fidèle à elle-même dans son désir de se complaire dans ses défauts et je sais déjà en commençant cet article que je vais répéter ce que j’ai déjà dit par le passé ! Comme j’ai envie d’économiser le peu de santé mentale qui me reste après avoir visionné certains épisodes relevants clairement de la lie télévisuelle, je me suis dit que j’allais plutôt pointer vers des articles précédents. Mon propos restant le même, imaginez que je fasse du copié-collé brutal :

  • Saison 1: les personnages qui font du surplace, le vide des scénarios, Wonder Jeanne, le recyclage, les CDLS…
  • Saison 2: le vide des scènes, le rapport à l’argent, Ingrid, la gestion du sexe, les CDLS…
  • Saison 2.5: le n’importe quoi de l’écriture, la gestion désastreuse des couples lesbiens, Wonder Jeanne, les CDLS…
  • Saison 3: le vide des épisodes, la qualité des scénarios, la qualité de l’acting/improvisation, les problèmes de raccords et cohérences, Nicolas le mou, Wonder Jeanne, les CDLS…
  • Saison 4: la qualité des scénarios, la qualité de l’acting/improvisation, Nicolas le mou, les téléphones, les scènes de voitures, les personnages sans intérêt ni utilité, les CDLS…
  • Saison 5: la longueur des saisons, la relation Laly/John, useless Bénédicte, la gestion désastreuse des couples lesbiens, Nicolas le mou, les CDLS…
  • Saison 6: la longueur des saisons, les problèmes de cohérences narratives par arc, l’écriture laxiste, les scènes de bagnoles, les téléphones, le vide des scènes, la gestion du sexe, les CDLS…

Je me suis longtemps posé la question de continuer à chroniquer cette série. L’effet d’usure et de « folie » m’ayant tenu éloigné de l’absurdité de recommencer avec la saison 7, la saison 8 et la saison 9 ! Et puis dans une optique de proposer quelque chose de frais à l’aube de la saison 10, je me suis dit que j’allais m’occuper d’un bloc de saisons complètement arbitraire (à l’image de la cohésion des susdites saisons), à savoir les trois dernières, et voir ce que j’en avais à en dire à froid. Très froid puisque cela fait plusieurs semaines depuis la fin de la saison 9, plusieurs mois depuis la 7. Et au final, qu’est-ce que j’en retiens des aventures des quarantenaires qui agissent comme s’ils allaient toujours se prendre un diabolo à la cafèt’ ?

Et pour continuer dans la nouveauté, je vais faire un système de notations pour les intrigues qui me reviennent en mémoire. Ca me paraît une bonne idée. Des notes avec des petits cacas Dr Slump, en hommage au Club Dorothée. caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropPlus y’a du caca, plus ça pue  !

Il y a encore eu des histoires de lesbiennes gérées n’importe comment

Chaque épisode avec Chloé et sa nouvelle copine nymphomane bisexuelle touche littéralement le fond de la poubelle de la vulgarité. C’est bien simple, Jean-François Porry ne sait pas gérer ce genre de relations et cela ne s’apparente qu’à une vision fantasmée et scabreuse d’une réalité de couple. Franchement, entre Mylène, Ingrid, Angèle, Choé, Alex et l’autre folle dont j’ai déjà oublié le nom, on ne peut pas dire que ce thème est anodin : il est réellement présent dans la série et toujours, toujours, toujours traité de façon presque sale. Si en plus on rajoute Christian dans l’équation qui veut se faire un plan à trois, difficile de faire plus malsain…

Jean-Luc Azoulay

Si vous voulez, je peux faire plus malsain en remplaçant Christian et Alex juste par Hélène…

Tant qu’on est sur le traitement de la sexualité et du ridicule des situations qu’on nous impose pour rien, je rappelle la scène où Ingrid et Marie sont en train de comparer leurs sous-vêtements au lieu d’appréhender un suspect dans la pièce à côté. D’une part ça sert à rien, d’autre part ce n’est même pas drôle. Je ne sais pas quelle est la motivation profonde du scénariste à nécessairement évoquer l’érotisme dans cette série, mais je pense qu’il faut arrêter maintenant. Ou alors bien le faire. Donc autant arrêter.

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Et c’est pas fini, Audrey et Eve…

Dans la catégorie complètement tordue, je pense que ça se pose là. En fait, c’est même plus tordu, c’est du recyclage autour du personnage d’Audrey qui – en bon personnage monolithique et mono-maniaque – n’a qu’une seule passion dans la vie : récupérer la Watson Holding. Il y a des milliers de compagnies à travers le monde sur lesquelles faire des OPA hostiles et gagner de la thune, mais non ! C’est Watson qu’elle veut. Et comme le personnage est « méchant-méchant oulala », il n’a pas de morale et couche avec Eve.

(Cela dit en passant, pour une femme qui a passé des mois à Caracas à jouer la prostituée probablement régulièrement violée, elle a un rapport avec le sexe particulièrement libéré de traumas…)

C’est usant de voir les mêmes idées passer d’un personnage à l’autre indistinctement. C’est d’autant plus triste pour Audrey, un personnage pour lequel il y avait un vague espoir d’amélioration suite à son amnésie. En faire un personnage neuf et se trouver un nouveau méchant, un crédible, par exemple.

Mars, et ça repart dans le mur…

Donc, voilà, Audrey, femme d’affaires, se retrouve à jouer les lesbiennes avec Eve pour récupérer la Watson Holding via un mariage idiot d’après des lois de mariages belges sur la succession. Franchement, quand on en est rendu là pour faire des OPA hostiles, il est sérieusement temps de remettre en question ses capacités de business-woman. Peut-être faire un bilan de compétences et tenter une reconversion…

En plus, c’était même pas son idée à elle mais celle d’un type qui couchait avec Eve avant. Et avec Audrey, accessoirement. Le recyclage de scénario fait maintenant sa propre mise en abîme…

Franchement,  s’il y a un jour une MST dans ce groupe, c’est la fin de la série…

Voilà ma solution: j’attrape une MST sale, je couche avec Eve qui couche avec Rudy qui couche avec Mylène qui couche avec Ingrid qui couche avec Nico qui « embrasse » Hélène qui couche avec Peter, qui attrape la MST et meurt. Je récupère sa société. Un plan sans faille, réaliste. Mouhahaha!

 

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Fanny et Christian

Ross et Rachel. Difficile de mieux définir le couple le plus relou de la série. Je t’aime, je t’aime plus, je t’aime, je t’aime plus, je vais en studio, je t’aime plus, je te trompe, je t’aime, je te trompe, je vais en studio, je vais en studio, je vais en studio, je vais en studio, je fais des clips, je fais des clips, je fais des clips, je vais des clips… J’ai cru qu’il sortirait jamais cet album ! Je me demande quel était le plus ridicule dans toute cette histoire:

  • Christian qui se fait des films et va picoler pour finir en CDLS chez Cloé et sa copine
  • Favat, en mode pathos enculé (avec une nana dont j’ai oublié le nom pour rendre la jalouse Fanny)
  • Fanny…

Et tu dis rien sur moi ?

Si. Tiens ! caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Note: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La double vie de John

Tu ne le sais pas encore spectateur, mais j’ai une double vie depuis le début avec une autre famille quand je suis en concert…

Le truc totalement sorti du chapeau et qui tombe littéralement à plat car, dans le même épisode (ou peu s’en faut), on apprenait que le nouveau chéri de Bénédicte avait aussi une double vie avec une autre femme. Après être tombé à plat, ça se dégonfle puisque toute la tension autour de la double vie et des envies de Laly de se poser façon Paladin Loyal Bon s’évanouissent au bout de deux épisodes quand l’autre femme de retourner avec le père de l’enfant…

C’est dommage, en plus, ça tombait pile-poil au moment où Fanny redécouvrait son père biologique. Le truc propre à secouer un père adoptif et le faire réfléchir sur sa propre condition et la notion de famille. Au lieu de ça, la puissance dramatique de la série se limite à John qui va boire des canons avec Antonio…

Note théorique: 

Note pratique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La grossesse de Diego

Enfin, celle de Laura. Avec Diego comme papa. De l’irresponsabilité des jeunes qui n’ont pas eu de cours d’éducation sexuelle, donc ne savent pas qu’il faut mettre des préservatifs. Si encore, l’accident avait été utilisé pour faire passer un minimum de responsabilisation sur le port du préservatif, le planning social, la pilule du lendemain, etc. C’était sûrement trop en demander. C’est plus marrant de faire des scoubidou-gags avec Fanny qui fait des allers-retours pour porter de la bouffe…

Ceci dit, c’est probablement une des meilleures idées de ces dernières années. Sauf que la série est limitée par ses propres contraintes, notamment la disponibilité des acteurs adolescents. Au final, on en verra pas grand chose de cette grossesse, encore moins l’impact que ça peut avoir sur la vie d’adolescents ou celle des personnages principaux (Laly va devenir grand-mère… mais vu comment elle a élevé son fils…).

Encore une fois, le plus intéressant de la série se situe au niveau des ados. Sauf qu’on en voit rien et que c’est visiblement mieux pour la ménagère de voir Laly aller chez son marabout dingo… Si seulement on avait une espèce de rip-off de Premiers Baisers pour parler de ce genre de choses…

Note : caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La paternité de José

Sachant à quel point le personnage est un queutard, il était évident qu’il devait y avoir quelques bâtards dans son sillage. En soi, apprendre qu’il est père n’a rien de surprenant. Ca fait carrément doublon avec ce qui s’est passé avec Nicky et Nicolas. Mais si je devais rajouter le recyclage des idées à mes analyses, on aurait des petits cacas partout. (Une différence fondamentale c’est que les tests de paternité sont désormais assurés par la police via Marie…) J’ai trouvé particulièrement intéressante l’idée de lui faire découvrir un fils caché homosexuel et secouer le personnage de macho-womanizer.

Après, la bonne idée est éclaboussée du retour de Cathy. Je n’ai rien contre Cathy, c’est un personnage détestable de plus puisqu’elle pense avec son vagin, comme a peu près tous les personnages féminins de Jean-François Porry. Ce que je lui reproche c’est d’être la mère par rétroaction: « En fait, on a couché ensemble y’a vingt ans quand on était bourrés, et paf, ça fait des chocapics ! Mais j’en ai jamais parlé, parce que voilà dans la vraie vie, on ne parle plus à ses potes de fac 20 ans après… ».

Jean-Luc Azoulay

J’ai longuement hésité avec Johana, mais je pense que ça se serait vu que je me fous n’importe quoi avec mes personnages…

Note théorique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Note à cause de Cathy: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Note retour de Cathy: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Les nouveaux enfants de Peter et Hélène

Le couple star adoptent des enfants. Des ados de 15 ans… Personne l’avait vu venir ça ! Que les Watson adoptent, ça paraissait une bonne idée. En plus, ça aurait permis de voir combien le processus est long et délicat, ça aurait même pu permettre de les emmener à l’étranger pour adopter un petit asiatique et apporter des intrigues exotiques… Sauf que des enfants, c’est relou. Déjà, parce que si t’as moins de seize ans, tu peux pas tourner plus de x heures pas jours, entre 9h et 18h… Donc pas vraiment dans l’optique de la série de torcher les épisodes à tour de bras.

Du coup, quoi de mieux pour la série que d’adopter des adolescents presque majeurs, aux prénoms bien bretons et qui jouent comme des patates ? Et puis comme on les veut vite dans la série, on va se débrouiller pour balancer quelques passe-droits à la Watson…

Après un kidnapping. Parce qu’il faut un kidnapping tous les 15 épisodes…

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Note pratique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Cloé la cam-girl

J’ai l’impression qu’on s’acharne sur cette pauvre Cloé… Au fil des saisons, on peut raisonnablement admettre qu’elle a une vie de merde. Elle a été dépendante aux drogues dures, elle est sortie avec le seul personnage qu’on a fait mourir (Antoine), on lui a collé une nouvelle sexualité et une ex- psychopathe dérangée du bulbe, elle était prostituée dans un épisode spécial et la voilà désormais cam-girl… Ce qui revient à de la prostitution, au regard de son patron…

Notez que ça me fait toujours plaisir de voir Marion Huguenin en petite tenue ! Mais là… c’est gênant…

Les Mystères de l’amour : Hélène et Nicolas inséparables, Chloé en danger ?

En plus, je ne valide pas les choix de maquillage…

Et histoire de rajouter une couche de n’importe quoi, on lui colle un amoureux transi soumis (et pété de thunes)… Parce que visiblement, on n’en a pas eu assez des personnages de carpettes dans ce genre depuis 20 ans…

Et pourtant… Pousser le personnage dans un tel extrême pourrait se révéler intéressant. En effet, comment une personne « a priori » normale (« a priori » car elle est bien poissarde, la benjamine Girard) arrive-t-elle à tomber dans un tel réseau ? Il y aurait un côté social que n’importe quelle autre série se délecterait de pousser, chercher à comprendre la psyché du personnage, l’impact sur sa vie, son rapport à soi, aux autres, etc. Et avec l’arrivée d’Hélène dans sa maison, les tensions interpersonnelles sont intéressantes pour ce perso…

Bref, une mine d’or ! Qui tourne à la mine de plomb, parce que – encore une fois – rien ne dépasse le simple cadre du voyeurisme en petite tenue.

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Note pratique: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La « mort » de Jeanne et l’enquête associée

Très honnêtement, j’ai oublié les circonstances de son retour à Paris. Je me rappelle juste qu’elle a été la cible d’une vengeance d’Ingrid. Avec une bombe. Le truc définitif, quoi.

Mais pas pour Wonder Jeanne. Que ceux qui y ont cru une seule seconde lève la main. Elle ne sera que défigurée (ce ne sera jamais que la deuxième fois, hein !). Ne vous demandez pas comment elle a survécu, comment elle s’est échappée, comment elle n’a pas été à l’hôpital (ma théorie, elle a été voir son pote vétérinaire de la saison 1), comment elle a encore tous ses membres… En gros, CDLS.

Et c’est dommage, parce que faire mourir un personnage dont l’actrice n’a clairement plus envie de revenir dans la série aurait marqué d’une pierre blanche la série et ses personnages. Nicolas certes, mais aussi Ingrid. Et surtout, tous ceux qui voulaient se casser à Love Island plutôt que d’affronter la réalité de leur vie… Comme un procès pour le meurtre d’une prostituée…

Désormais, il faudra se méfier de Burqa-Jeanne, une super-héroïne qui fait régner sa justice dans le 77…

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La Watson Corp.

J’ai l’impression que ces dernières saisons ont surtout été marquées par des aventures qui se passent au sein de(s) W.C. et autour de Peter Watson. Enlevez cette composante et vous n’aurez plus qu’Olga qui regarde à la fenêtre en attendant qu’il se passe un truc dans la vie de Bénédicte. La plupart des intrigues sont souvent plates mais je garde un vague souvenir intéressé de la croisade médiatique contre Peter, avant d’apprendre que Jean-Paul est son père…

– C’était dans la saison 6…

– Non ?

Peter (Les Mystères de l'Amour saison 7, épisode 5 "Les fruits du mensonge")

– Si…

– Merde alors, il s’est passé quoi alors dans les saisons suivantes alors ?

– On s’est mariés !

– Je voulais dire « passé quoi d’intéressant » ?

Étienne (Les Mystères de l'Amour saison 7, épisode 19 "Démasqué !")

– Moi !

– Ok, on va passer à la note alors…

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– J’ai tout de même pris les rênes de la société et sauvé des milliers d’emplois !

– Au temps pour moi, avec ton DEUG de socio, ça change tout…

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Pour finir, en vrac

La grossesse imprévue de Bénédicte (et encore un foetus mort…):caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Christian alcoolique qui se fait draguer par un homosexuel:caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Fanny qui vit son rêve américain avec Favat (qui peut me citer un chanteur français à qui c’est arrivé ?): caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Le futur enfant d’Ingrid:caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La jalousie compulsive de Marie: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Le truc sordide qui semble arriver à Olga: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

L’amnésique omnipotent de Laly: caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

La réaction immature/illogique d’Hélène face à la vidéo incestueuse de son mari:caca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_cropcaca-de-la-arale.jpg.230x160_q85_crop

Alors quel bilan tirer de ses dernières saisons ?

Du caca. Mais du caca rose qui fait coucou.

En gros.

La série n’évolue pas, les personnages non plus (ou alors pour mieux régresser par la suite). Les intrigues tournent en rond, les personnages aussi. Aucune amélioration dans l’écriture, aucune amélioration à prévoir non plus. Je vais citer le créateur de la série:

Je suis tombé par hasard sur votre blog. Merci pour votre intérêt… Mais j entends le même genre de critiques depuis plus de 20 ans et ça marche quand même… Alors…

TMC est contente de la série (sous-entendu, on gagne assez d’argent sur le créneau de diffusion avec la pub) alors pourquoi chercher à s’améliorer ou améliorer la série ? On risque donc de se lamenter encore longtemps sur le vide cosmique qui hante les épisodes, sur la qualité des scénarios, sur la vacuité des dialogues, sur l’érotisme sordide, sur l’humour ras des pâquerettes…

Le plus triste dans l’histoire, c’est que le rythme de tournage est élevé, presque autant que Plus Belle La Vie, et que les personnages ont la sympathie du public. Donc – dès le départ – Les Mystères de l’Amour avait toutes les clés en main pour proposer un access-prime quotidien solide à l’image de la série susnommée… Mais là où le groupe TF1 préfère simplement ramasser la thune qui se présente, chez France Télévisions on a :

  1. compris l’intérêt d’avoir un pool de scénaristes, à l’Américaine…
  2. su se remettre en question…

Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux.

Il faut bien le clap de  fin d’une saison des Mystères de l’Amour pour sortir ce blog de sa léthargie et relancer la machine avec le désormais habituel debrief. A noter que j’ai tout de même hésité à le faire : rien qu’en listant les tags de l’article, je savais que j’aillais faire du copier-coller de choses que je répète de saison en saison, inlassablement, tel Sisyphe avec son rocher, avec l’espoir vain que quelqu’un m’entendra crier. Mais visiblement, dans le 78, c’est comme dans l’espace…

Car les épisodes passent et le spectateur aboie. J’avais laissé sous-entendre dans l’article précédent que la saison 5 était qualitativement meilleure que les autres… Disons qu’elle surnageait au-dessus de la médiocrité des autres et qu’avec un minimum d’application elle aurait pu être très agréable à regarder. Cette saison s’étant conclue sur la « mort » d’Audrey, on était en droit d’attendre une saison 6 qui naviguerait dans les mêmes eaux dramatiques que la précédente. Et bien non. Je vais même sauter directement à la conclusion : la saison 6 est nulle. Pas aussi nulle que la saison 2, hein. Mais nulle quand même.

Oh ? Ca m’étonne. J’y suis même pas dans cette saison…

Pourquoi donc ? Parce qu’elle est inintéressante. Sur une saison de 26 épisodes, l’équivalent en durée de 14 sont à jeter à la poubelle faute d’apporter quoi que ce soit à la série ou aux personnages. Je ne comprends pas pourquoi JLA s’obstine à faire des saisons calibrées sur 26 épisodes puisque :

  1. Il n’y a pas d’arc narratif cohérent qui tienne sur l’intégralité de la saison
  2. Rien, y a pas de 2. Quand on définit une saison, on définit des enjeux pour des personnages pour les entraîner vers une nouvelle étape, en veillant à conserver une certaine unité de personnages, de temps, de lieu et/ou de noeuds narratifs.

Si je prends la saison écoulée, qu’avons-nous eu ?

  • La mort de José, dont on n’apprend qu’il n’est pas mort AVANT l’épisode 26
  • Le retour « miraculeux » d’Audrey, qui traîne en longueur de façon proprement insupportable (et complètement artificielle) et qui ne correspond même pas à la fin de saison
  • La création du disque de Fanny qui était en cours au début et qui est encore en cours à la fin
  • Le parcours personnel de Nicolas qui n’a aucune logique puisqu’il entre le début et la fin, il est au même point
  • Les déboires judiciaires de Peter qui débutent après l’épisode 1 pour se conclure avant l’épisode 26
  • Je ne vais même pas citer leur restaurant qui se résume à une vaste blague…

En gros, il n’y a aucune cohérence narrative pour aucune des trames dans le cadre d’une saison complète. Prise indépendamment les unes des autres, les idées ne sont pas forcément idiotes, au contraire. Surtout le complot initial autour de Peter qui était – de loin – ce qui tenait le plus la route. Mais comme c’est noyé au milieu de sous-intrigues toutes plus anti-climatiques les unes que les autres, elles n’a finalement qu’une portée limitée.

Sauf pour moi ! Je suis devenue PDG alors que j’ai aucune compétence pour diriger une holding à plusieurs milliards de dollars !

C’est sûrement un détail, mais ne pensez-vous pas qu’il aurait été plus logique d’avoir une saison de 12 épisodes dont l’enjeu était la Watson Corp victime d’une OPA ? Puis une autre saison dont l’enjeu était la recherche d’Audrey et le jeu du chat et de la souris avec Ingrid ? Deux blocks qui font sens en tant que saison, avec le drame resserré sur une durée plus courte et dans lesquels le spectateur pourrait plus facilement s’investir émotionnellement ? Le tout n’empêchant pas des sous intrigues d’importance moindre comme Laly et ses doutes pour Antonio, la mort factice de José, le disque de Fanny… (on aurait aussi pu avoir une saison de 12 épisodes avec tout ça, mais bon…)

Je pose les questions, vous êtes libres d’exprimer votre avis dans les commentaires.

Je m’attaque encore une fois à l’écriture de Jean-François Porry. C’est triste, mais le scénario est le nerf de la guerre. S’il ne tient pas de debout, le spectateur finit par regarder la série par habitude, non par intérêt, et par passer plus de temps sur Twitter à lire les commentaires en direct plutôt qu’à s’intéresser au sort des personnages. Je reconnais les impératifs de production propres à la méthode JLA, qui torchent les mises en boite d’épisodes afin d’avoir du matériel d’avance pour les diffusions TMC. Mais, écrire les scénarios entre la poire et le fromage, en accumulant les scènes d’une vacuité sans fond pour remplir les bobines nuit d’une part à la qualité de la série et d’autre part à la reconnaissance du métier de scénariste et à l’importance de son travail.

Si vous suivez un peu l’actualité cinéma dans notre hexagone, vous n’êtes pas sans savoir que le salaire des acteurs représente une part non négligeable du budget, laissant de moins en moins de place à la valorisation des métiers de l’ombre. En bas de l’échelle de reconnaissance se trouve le scénariste, forcé d’accepter des royalties de misère et des conditions de travail pourraves sous le prétexte que 1. « n’importe qui peut écrire une histoire » et 2. « l’histoire qu’il écrit doit être calibrée pour vendre ». Sous entendu, si le scénariste n’écrit pas (ou pire ne ré-écrit pas) pas selon les directives de la chaîne ou du producteur, il n’a qu’à aller voir ailleurs. Aujourd’hui, à quelques exceptions près, je ne pense pas secouer le cocotier en disant que la fiction française (surtout à la télé) est d’une pauvreté sans nom, sans imagination (vive les copiés-collés) et dénigrée par le consommateur. Les choses semblent vaguement bouger quand on lit ci et là « il faut remettre le scénario au cœur des processus créatifs et financiers », mais vous pourriez gueuler dans le cul d’un poney que vous auriez la même avancée.

Pour compenser la véhémence de mes propos, je vous offre une image de petits chats

Et à mon avis, la pauvreté des scénarios des Mystères de l’Amour contribue à entretenir l’idée que le spectateur se fout de l’histoire pourvu qu’il voit des acteurs qu’il aime bien (que ce soit la nostalgie pour Hélène Rollès ou pour voir les grandes oreilles de Dany Boon). Le producteur (et pour le coup, un bon) JLA se faisant mauvais scénariste JFP pour des besoins de coûts de production ou pour son plaisir personnel entretient une télévision malheureusement poubelle où le consommateur n’a plus vraiment le choix des déchets qu’il souhaite manger (fictions bas de gamme, télé-réalité affligeantes, documentaires alarmistes…) sinon se tourner – souvent illégalement – vers ceux qui savent créer des shows fictionnels de qualité : les américains, les anglais les danois et les suédois ! Oui, parce que le Danemark produit de la série dramatique qui défonce, pas forcément avec des budgets plus élevés mais avec une part allouée aux scénarios plus juste.

Et si on regarde les scènes de la série de Nicolas, il faut bien admettre que toutes ou presque sont navrantes de facilité :

  1. Les scènes en bagnoles coûtent moins chères à produire mais sont particulièrement ennuyeuses et redondantes
  2. Je maudis les téléphones portables : dans quasiment une scène sur deux, les personnages se parlent par téléphones interposés. C’est bien pratique, sauf qu’ils répètent au téléphone ce que le spectateur sait déjà et puis cela renforce l’impression d’une série sans enjeux puisque les personnages ne sont même pas là pour partager des émotions dans la même pièce. (Et c’est particulièrement paradoxal quand on sait qu’ils vivent tous ensemble !)
  3. Toutes les filles (à l’exception notable d’Hélène qui ne s’accomplit plus qu’à travers Peter) passent leur journée le cul vissé sur une chaise. Si c’est pas un fauteuil du salon, c’est une chaise de la cuisine. Sauf pour aller voir Tom et aller à l’école, je ne suis pas certain d’avoir vu Bénédicte faire autre chose que se plaindre sans rien faire, engluée dans sa baraque.

Avant même d’aborder les personnages, leurs mises en situation contribuent à les enfoncer dans une routine sans intérêt, accumulant des lignes de dialogues minables pour le plaisir de combler le vide angoissant d’un habitacle d’Audi. On ne va plus chercher le pain, on va à l’école… Le propre d’une fiction reste de vous sortir un peu du quotidien, dans cette saison hormis une poignée de personnages, tous s’y enfoncent avec délectation (même pour faire un truc cool, comme un album de musique).

Chaque scénariste choisit la méthode qu’il souhaite pour concrétiser une scène. Loin de dire que celle que j’utilise pour mes romans (Sol Sunburst, disponible sur Kobo et Amazon) (c’est mon blog, je me fais de la pub si je veux !) (d’ailleurs, j’ajoute Le Tabouret gratuit dans le tas aussi tiens) est la meilleure, mais elle a le mérite d’être proche de celle de John August (The Nines, Big Fish), scénariste reconnu au pays de l’Oncle Sam. Imaginez maintenant un épisode écrit suivant sa méthode:

Source: Scénario Buzz

Pour les moins anglophones d’entre vous, voici les grands points:

  1. Qu’est-ce qui doit nécessairement se produire dans cette scène?
  2. Qu’est-ce qui arriverait de pire si cette scène était supprimée?
  3. Quels personnages ont besoin de figurer dans cette scène?
  4. Où cette scène pourrait-elle se dérouler?
  5. Quelle est la chose la plus surprenante qui pourrait se dérouler au cours de cette scène?
  6. Est-ce que c’est une longue scène ou une scène brève?
  7. Trouvez trois façons différentes de la faire débuter.
  8. Visualiser-la à l’écran.
  9. Ecrivez une simple ébauche de la scène.
  10. Ecrivez la scène in extenso.
  11. Recommencez 200 fois.

Rien que les points 1, 2, 3 et 5 écrémeraient la majorité des scènes sans intérêt qui jalonnent tous les épisodes. A ce niveau de ma plaidoirie, je ne peux que supplier Jean-Luc Azoulay de prendre un scénariste pour l’épauler dans l’écriture de sa série. J’en profite également pour lui rappeler que je suis disponible. (c’est mon blog, je me fais ma pub si je veux !).

Le seul épisode réellement digne d’intérêt se révèle être le dernier, certes à cause du cliffhanger, mais surtout parce que faute d’intrigues à démêler sinon celles pour préparer la suite, le rythme tend à être plus efficace. Sans être mauvaise langue, la saison aurait été calibrée sur 27 épisodes, le 26 aurait sûrement été insipide et le 27 condensé…

En règle générale, j’enchaîne mes articles en analysant chaque personnage les uns après les autres pour montrer qu’ils n’évoluent pas, aussi bien les uns que les autres. Comme il est fort probable que ceux qui s’intéresseront à cette chronique auront déjà vu la série, j’ai décidé de changer et de faire un top 10 des événements les plus CLDS/improbables/décevants qu’il nous ait été donné de voir au cours des mois passés.

  • Ingrid enceinte. En soi, pourquoi pas. Hormis le fait que ça met Nicolas dans une position inconfortable (encore !) et qu’il serait bon pour le personnage qu’elle se sente plus en danger vis-à-vis de sa double-vie, il m’est difficile d’accueillir la nouvelle sans arquer le sourcil. Premièrement, on sait tous comment finissent les grossesses dans cette série. Donc à moins que Carole Dechantre ne soit elle-même enceinte, on peut estimer qu’une nouvelle fausse couche se prépare ou qu’il ne s’agisse que d’une n-ième manipulation du personnage. Je peux me tromper, mais l’annonce fait également l’effet de manche de fin de saison afin d’appâter le chaland pour le 31 août. On ne me fera pas croire que c’était pas l’idée de dernière minute. Pour me convaincre, il aurait fallu me montrer le personnage en proie à des nausées dans les épisodes précédents (et c’était pas dur de faire passer la pilule et de brouiller les pistes grâce à un mal des transports après son vol pour Caracas…) !
  • Le double épisode comique façon OVNI. Déjà pour mettre un OVNI dans la scène d’intro… Ensuite parce que la résolution catapultée en 2 minutes montre en main prouve les problèmes de rythme et d’écriture et se révèle être le plus incroyable bordel qu’on ait pu voir dans cette série. De tous les CDLS, celui remporte l’oscar très haut la main. A côté de ça, on se surprend à accepter le rip-off de Pretty Woman avec un soupir et à ne même plus relever la vulgarité ambiante dès lors que JFP parle de sexe.
  • Le complot autour de Peter. Ou comment les bonnes idées sont sacrifiées sur l’autel du laxisme. On avait les bons ingrédients : Jean-Paul, le commanditaire secret, la médiatisation, l’impact sur la holding, la journaliste sans foi, etc. Et c’est gâché par le quotidien routinier de leur tribu. Où est la perquisition de la police ? Où sont les interrogatoires des inspecteurs ? Où est Peter ? La seule qui s’en sorte très honorablement, c’est Hélène en miraculeuse patronne qui se met à faire de la diffamation en public. Ressortir le baron de machin-chose et son sourire niais pouvait marcher, mais il aurait fallu une caractérisation plus agressive et égoïste, plus proche d’Ingrid quoi. Ca faisait partie des intrigues les plus palpitantes de la saison, mais sa résolution et ses conséquences n’ont pas été à la hauteur de mes attentes. Rien que de faire perdre à la Holding un bout de son patrimoine aurait augmenté la tension. Voir Peter en prison aussi. Là, rien. Même pas un frissonnement d’inquiétude à l’égard des personnages.

Peter, je suis ton père.

  • La révélation de Jean-Paul. In-com-pré-hen-si-ble. Elle n’a aucun sens. En soi, Jean-Paul pourrait être le père de Peter. Après tout pourquoi pas : on ne connaît pas la mère de Peter, mais on sait que JP est un queutard comme un autre dans cette série. Là où ce n’est pas crédible, c’est quand on remet en perspective la révélation dans les événements de la série entière : JP qui couche avec la soeur de Peter, JP qui envoie son fils en prison, JP qui cherche à ruiner son fils, JP qui couche avec la femme de son fils (Audrey, et oui). On a beau être un sale enfoiré, on a beau ne pas être le père idéal, mais là, c’est carrément abusé ! Au final, on accueille la nouvelle sans surprise (au contraire de Star Wars…). Le pire reste une justification moisie au comportement de Jean-Paul : « tu comprends, c’est à cause d’une femme… » NON. Non, non et non ! Faire des trucs débiles par amour, c’est le truc d’Ingrid ! Arrêtez d’avoir la même justification pourrie ! Si Jean-Paul avait sorti son insatiable soif de pouvoir comme excuse, c’était à la limite plausible, acceptable et raccord avec une pathologie psychologique. Anakin Skywalker n’a pas basculé vers le côté obscur à cause de son amour pour Padmé, c’est sa propre faiblesse à protéger les autres et les moyens faciles qu’offraient un régime totalitaire pour assouvir sa fin qui l’y ont poussé…
  • La mort de José. Il est de notoriété publique que JLA est proche de ses acteurs et concilie volontiers à s’adapter à leurs besoins/envies. L’envie de Philippe Vasseur était de prendre un peu de distance avec le show pour s’oxygéner, notamment grâce à ses nouvelles activités théâtrales. Comme il était marié et bien coincé dans sa maison du bonheur, il fallait trouver une pirouette cacahouète pour emmener José loin. Heureusement, les infidélités (enfin, surtout sa faiblesse) de Bénédicte lui offrent l’opportunité d’une crise de nerfs débile (je doute qu’on jette ses papiers par la fenêtre comme ça sous le coup de la colère, mais pourquoi pas) et un accident dramatique. En soi, la fausse mort de José n’est pas dérangeante, elle est même plutôt rigolote quoique incroyablement égoïste et surdimensionnée de la part du mec qui couche avec le premier cul venu mais refuse que sa femme fasse de même. Là où elle fut mal traitée, c’est sur son impact. Nicolas est plus effondré que Bénédicte certes, mais surtout on passe trop vite à l’option « la vie continue ».  Certes, personne n’y croyait à cette mort, mais plutôt que de faire un plan pathos avec la caméra qui monte vers le ciel, combien auraient préféré voir une scène au cimetière avec la bande réunie autour d’une tombe ? Le deuil est une chose incroyablement complexe passant par plusieurs étapes intéressantes en terme de drame ; bien sûr, la série passe outre pour laisser toute latitude à Jimmy de faire le rapace. De plus, dans mon scénario où on va dans le détail des répercussions de sa disparition, au moment où le public aurait autant persuadé que Nicolas que José était mort, là on secouait leurs certitudes d’un cliff de fin de saison avec une photo de José prise à l’aéroport… Bref, bonne idée, mauvaise exécution.

« Et moi, je peux être dans ton classement ? »

Non, toi, tu sers à rien sinon attirer l’audimat 15-25 ans.

  • L’album de Fanny. Ca va faire deux saisons qu’on se tape les mêmes bandes-son en boucle. Tout le monde se fiche de cette intrigue. Alors pour la relancer, on sort le fils de Thomas Fava en producteur de musique véreux qui volent les chansons. Parce que, oui, la musique, c’est juste un gros business d’enfoirés ! Et quand on apprend que leur musique « Fidélité » s’est faite pirater pour être mise sur le net, je suis désolé de le dire, mais le spectateur s’en branle. Pire, il montre du doigt cette bande de professionnels composée de pas moins de 5 cerveaux différents en hurlant qu’ils ne sont que des blaireaux pour n’être allés protéger leur travail à la SACEM ou tout autre organisme de gestion de droits.
  • Le retour d’Audrey. J’avais espoir que sa mort serait définitive. Espoir qui tenait plus du voeu pieu qu’autre chose. On a donc retrouver Audrey amnésique dans un hôpital à Caracas. Amnésique… Deux balles dans le dos, des truands qui ne prennent pas le temps de faire 15 mètres pour achever le travail et elle finit amnésique… Je suis démuni, franchement. Dans une histoire un peu ficelée, les truands n’auraient pas été en mousse et lui aurait logé une balle dans la tête (justifiant le fait qu’ils n’aillent pas finir le travail), une mare de sang se serait répandu dans le parking et ensuite – par miracle – Audrey serait toujours en vie mais amnésique à juste titre. Un artifice facile mais nettement plus probable. Il suffit de lire la BD XIII pour avoir un exemple explicatif de ce genre de cas plausibles… Là, c’est du bon CDLS des familles cette amnésie !
  • Le retour d’Audrey bis. Ou plus exactement, la traque d’Ingrid. C’était à la fois pitoyable (Nicolas), navrant (Sidonie) et mou (24 épisodes). JFP a bien essayé de se la jouer Spy vs Spy avec le duel à distance Ingrid/Jeanne (vive le téléphone, encore une fois) et en ajoutant des indics et la pauvre Mylène, mais c’était sans espoir. Honnêtement, je ne sais pas trop ce qu’il aurait fallu pour sauver cet intrigue sinon investir plus Nicolas, investir moins Jeanne, virer Mylène, se débarrasser de Sidonie, mettre Ingrid en danger, éviter de faire croire que le service de protection des témoins laisse une amnésique dans la nature, raccourcir son retour…
  • La nuisette Léopard d’Ingrid. Ou comment ce personnage finit par perdre tout crédibilité et le peu de respect qu’il m’inspirait. Prenez le personnage dans l’ensemble de la série, depuis son rôle de mère macquerelle jusqu’à sa double tentative d’assassinat sur Audrey au milieu desquels se trouvent un petit suicide raté et sa rédemption en dénonçant Jean-Paul (pour ensuite comploter de nouveau avec lui). Je suis à cours d’explications pour justifier les retournements de veste du personnage. Elle ne fait même pas de politique ! J’en suis venu à la conclusion qu’Emilie souffre d’une schizophrénie à tendance paranoïaque et sociopathe avec dédoublement de la personnalité. Je ne vois rien d’autres qui puissent justifier son comportement. Ses scènes avec Mylène sont vulgaires  et sans intérêt… enfin, disons plutôt qu’à chaque fois que JFP insiste sur le caractère sexuel d’Ingrid, c’est ultra-vulgaire avec ou sans Mylène. Son côté génie du mal est finalement tourné en ridicule parce qu’on n’arrive plus à s’attacher émotionnellement au personnage (et parce qu’elle est entourée d’une belle bande de bras cassés). Bref, je ne vais pas faire la liste des contradictions du personnage, ce serait trop long, mais il est temps de passer à autre chose niveau antagoniste.
  • Nicolas.

« Quoi ? Tu détailles même pas mon cas ? »

Non, ça sert plus à rien.

« Cool, je suis pas dans le top 10 ! Vous avez vu Madame ? »

Non, toi, t’es hors compétition…

Il faudrait ajouter le fait que le personnage de Laly devient complètement amorale (sexuellement parlant) sous le couvert d’être un ressort comique. Olga, autre ressort comique, ne sert à rien sinon parler de fromages (et tirer les cartes, à défaut d’autres choses). Jimmy qui ne sert que de co-pilote à Nico pour envoyer les gosses à l’école tout en dansant sur les cendres de José pour serrer Bénédicte. Cette dernière qui, après un bref moment de tristesse, se la joue veuve joyeuse en faisant péter les petites robes à décolleté pour essuyer des verres en prétextant que son restaurant va ré-ouvrir (sérieusement, j’en viens presque à espérer le retour de Frank pour elle…). Heureusement que j’ai dit que je faisais qu’un top 10 !

Parmi les autres trucs improbables de la série, je me dois de mentionner le décomplexe de la relation Laly-Fanny qui s’échangent des plans érotiques dans une ambiance assez malsaine.

« Je vais m’envoyer en l’air avec ton père pendant ton petit déj’ ! On va baiser comme des furieux et je vais même le fouetter. »

Réaction de Fanny dans la série :  » Hihihi ! Christian aime bien m’arracher la culotte avec les dents, demande à mon père de faire pareil ! »

Réaction de n’importe quel enfant dans la vraie vie : « LALALALALALALAJ’ENTENDSRIENLALALALALALAA »

Même si Léa est insupportable, il faut bien avouer que son trio (quatuor avec Laura) avec les autres gosses n’est pas dénué d’intérêt. Je me surprends à les espérer tous dans le même lycée et à avoir des aventures qui leur sont propres en marge (mais connectées) de ce qui arriveraient à leurs parents. Encore faudrait-il qu’ils apparaissent pour autre chose qu’être amenés à l’école le matin…

L’introduction de Marie apporta un bref vent de fraîcheur, jusqu’à ce qu’elle finisse cataloguée « grosse chaudasse hormonale », comme à peu près 82% des femmes dans cette série. C’est une pierre de plus au harem de Nicolas, qui devrait sérieusement apprendre à dire « non » ou « merde » à certaines et à se poser pour réfléchir à l’essentiel (commence donc par reconnaître ton fils d’ailleurs !).

Je voulais mettre un commentaire amusant, mais les voir encore en bagnole me déprime…

T’aurais pu dire que c’est des gros faux-culs qui se sont toujours enorgueillis de dire « on n’appelle pas la police » et dès qu’une fliquette arrive dans la bande, le commissariat de Plaisir croule sous le boulot…

Il y aurait tant et tant à dire, mais j’ai une vie et un roman sur le feu. Songeons à conclure ! Cette saison 6 fut des plus ennuyantes, ce qui justifie amplement mon « nulle » de début d’article. Beaucoup de bonnes idées mal exploitées entachent sérieusement la qualité de la série. L’un des rares soulagement que l’on puisse tirer de cette saison est qu’elle marque enfin une rupture avec ce qui s’est fait avant. On est en droit d’espérer une saison 7 avec quelques cartes redistribuées, notamment de par la disparition de la Villa Bonheur suite à la « maladresse » de Peter. Maison qu’il aurait fallu brûler depuis le départ au lieu de nous imposer ses tapisseries à tous les épisodes !

Quelles sont les pistes pour la suite ?

  • Nicolas et son harem.
  • Un nouvel endroit à squatter. Même si c’est plus pratique pour tourner, j’espère que des gens vont enfin se comporter en adulte et arrêter de vivre en bande pour certains (Peter/Hélène, Christian/Fanny, Nicolas/une nana…)
  • Visiblement plus d’humour, ce qui me fait craindre le pire.
  • Une évolution pour Hélène/Peter. Ce qui fera peut-être plaisir à Etienne…
  • Fanny, vedette de la chanson. Honnêtement, tant qu’elle arrête de chanter en studio, ça me va…

Ce que, moi, je voudrais :

  • Autre chose pour Nicolas. J’espère qu’il se mettra avec Audrey et qu’il commence à avoir des intrigues qui s’intéresse à autre chose que son pénis.
  • Des intrigues pour les ados.
  • De nouveaux emplois. Vu que le restau de Béné est parti en fumée, peut-être va-t-elle se sortir les doigts pour faire un truc de sa vie. Ce qui vaut aussi pour Olga, Nico, José, Jeanne, Laly…
  • Qu’on arrête avec Jeanne, qu’elle soit Wonder ou pas. On a le droit de passer à autre chose.
  • Un nouveau méchant crédible (ce qui me rappelle mon intro pour la saison 3).
  • Que José et Jeanne restent sur leur ile.
  • Que d’autres aillent les rejoindre sur leur ile.
  • Des épisodes ovni qui ressemblent à quelque chose (je milite pour mon épisode zombie avec le seul vrai mort de cette série, Antoine !)
  • Et surtout – surtout ! – de bons scénarios !

Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux.

Cela faisait longtemps que j’attendais de pouvoir écrire cet article. De toute façon, mes chroniques sur cette série sont de loin celles que je préfère rédiger ! La saison 3 fut particulièrement riche et pourtant, je vais commencer par la saison 4 !

EXT. DEVANT LA PRISON – JOUR

Une voiture se gare, plutôt milieu de gamme et passe-partout. La portière arrière s’ouvre et en sort un homme, 45-50 ans, élégamment vétu d’un costume trois pièces sobre. Les cheveux coupés court, rasé de près, il passerait pour un homme d’affaire d’Amérique du Sud.

Il referme sa veste avec un bout, tire sur les manches de sa chemise, et s’avance vers l’entrée de la prison pour faire la queue derrière les personnes qui attendent déjà.

INT. SALLE DE VISITE DE LA PRISON – JOUR

Il s’agit d’une très grande salle, avec plusieurs tables et chaises, toutes fixées au sol. Plusieurs détenus s’entretiennent avec leurs familles ou amis, chacun à une table. Des gardes patrouillent avec assiduité à travers la pièce et vieillent à ce que rien de suspect ne s’y déroule.

L’inconnu est assis, seul, à une de ses tables. Il finit de nettoyer ses lunettes avec précaution, les remets et utilise son chiffon pour nettoyer également le bord de la table où il est. Quand il aperçoit quelqu’un entrer, il se lève en rangeant son mouchoir et affiche un immense sourire sincère.

Ricardo vient d’entrer dans la pièce, il est menotté et porte un costume bleu délavé. Le garde lui fait signe d’aller à la table où se tient debout l’homme souriant, mais ne le démenotte pas.

Ricardo s’approche, sans répondre au sourire de son visiteur. Ce dernier lui tend les bras, mais Ricardo s’assoit. L’inconnu est interloqué de ce comportement mais s’en offusque point, garde le sourire et s’assoit.

RICARDO

Qu’est-ce que tu fous là ?

GIANCARLO (En espagnol sous-titré)

Je me fends d’une visite de courtoisie. N’est-ce pas là le rôle d’un grand-frère ?

RICARDO (En espagnol sous-titré, peu amène)

Arrête ton cinéma Giancarlo ! Ca fait des semaines que je moisis ici ! T’avais tout le temps de venir avant !

GIANCARLO (En espagnol sous-titré, toujours souriant)

Les nouvelles ont du mal à arriver jusque dans notre petit pays. Et comme tu n’as jamais été du genre à donner de tes nouvelles, j’ai pensé que tout allait bien. Voilà tout…

RICARDO (En espagnol sous-titré)

C’est bon, ça va ! Tu me fais sortir quand ?

Giancarlo prend une profonde inspiration, retire ses lunettes et les pose méticuleusement sur la table. Son sourire s’efface pour prendre un air plus grave.

GIANCARLO (En espagnol sous-titré)

Il m’a été donné la directive de remettre à flot ton entreprise vacillante et de me débarrasser des membres les moins efficaces. (Pause, puis les dents serrés et monolithe comme un juge). Tu n’as pas été efficace et le cartel se voit dans l’obligation de se passer de tes services. Définitivement.

RICARDO (En espagnol sous-titré, désinvolte qui n’en croit pas un mot)

Le patron pense ça ? Hein ? Mes couilles qu’il peut se passer de moi !

Il appuie son propos en tapant violemment sur la table, ce qui attire l’attention des gardes. Ricardo se calme, montre que tout va bien et reprend plus posément.

RICARDO (En espagnol sous-titré)

T’as besoin de moi. Fais-moi sortir et on règle ça ensemble, comme au bon vieux temps.

Giancarlo tire une photo de la poche intérieur de sa veste et la pose devant Ricardo. Sur le cliché, on reconnait Jeanne Garnier à Love Island.

GIANCARLO (En espagnol sous-titré, toujours glacial)

Je n’ai pas besoin de toi, Ricardo. Je sais tout ce dont j’ai besoin de savoir.

RICARDO (En espagnol sous-titré)

Tu n’auras jamais Jeanne Garnier sans moi !

Il reprend la photo.

GIANCARLO (En espagnol sous-titré)

Isabelle Grangier. C’est son vrai nom.

RICARDO (En espagnol sous-titré)

Quoi ?

Giancarlo reprend et remet ses lunettes.

GIANCARLO (En espagnol sous-titré)

Comme je le disais (Grand sourire à nouveau) : je n’ai pas besoin de toi, Ricardo.

RICARDO (En espagnol sous-titré, de nouveau arrogant)

Pourquoi t’es venu alors ?

GIANCARLO (En espagnol sous-titré, triste)

Je suis venu dire « Au revoir » à mon frère. (Pause, puis de nouveau sourire, cripé et faux) Maintenant, lève-toi, souris et embrasse-moi.

Ricardo comprend ce qui se cache derrière les mots de Giancarlo. Il réfléchit quelques instants, accepte puis se lève. Giancarlo fait de même et il se donne une accolade sincère.

RICARDO (En espagnol sous-titré, résigné)

Fais attention à toi.

L’accolade dure quelques secondes sous l’oeil vigilant des gardes. Ils se séparent. Giancarlo s’apprête à partir quand Ricardo l’interpelle une dernière fois.

RICARDO (En espagnol sous-titré)

Méfie-toi d’elle… Méfie-toi de tout le monde dans sa bande.

GIANCARLO (En espagnol sous-titré, toujours avec ce sourire triste)

Toi aussi Ricardo, méfie-toi de tout le monde…

Un dernier signe de tête et il s’en va. Ricardo est emmené, il jette un dernier regard derrière lui.

CUT TO:

Quand je m’imaginais le début de la quatrième saison, je rêvais d’un début comme ça. L’introduction d’un nouvel antagoniste qui n’était pas venu pour enfiler des perles mais qui avait tout de même cette petite part d’humanité. Sous le couvert d’un entrepreneur sud-américain qui chercherait à implanter une usine responsable dans le coin, il aurait passé quelques temps à la maison d’hôte Villa Bonheur pendant que des sous-fifres compétents faisaient le ménage (Tonio, Ingrid…), le temps d’attirer l’attention de Jeanne Garnier et la faire revenir en France… Ca me semblait une bonne idée pour relancer le côté thriller des Mystères saison 1 en y ajoutant un brin de sérieux et en évinçant la bande de baltringues incompétents qu’on avait pu voir. Il aurait eu une relation avec une des filles du groupe (allez, genre au pif Manuela dont on nous avait fait miroiter le retour), cela ne changeait rien aux intrigues amoureuses annexes, etc.

Quitte à remettre les choses dans l’ordre, j’en aurais profité pour reprendre l’idée que j’avais en matant la saison 1, la seule logique au regard de ce qui se passait d’épisode en épisode de l’illogique saison 1 : Nicolas était un flic infiltré dans le bordel d’Ingrid pour démanteler un réseau quelconque avant de se voir mettre sur la touche par la brigade qui traquait les Colombiens. Ca aurait même pu expliquer son comportement chaotique dans cette saison 3…

Mais non…

Ricardo est revenu dans la saison 3. C’était, de mon point de vue, une saison trop tôt. De toute façon, c’est un peu la saison des retours. Tout le monde revient !

Ah non, moi, je me casse au bout de 4 épisodes ! Dans le pire des cas, je suis replongée dans la drogue avec mon nouveau mec qui a appris à faire du Krav Maga en une saison… Sinon, on prend juste beaucoup de temps à visiter Montmartre.

Le retour de Cynthia, le retour de Sébastien, le retour de Diego, le retour de la soeur de Bénédicte qu’on avait dû évoquer un jour dans un épisode d’une série précédente, le retour de Peter Watson, le retour d’Ingrid, le retour de Tonio, le retour de Jimmy, le retour de Jeanne, le départ de Jeanne, le retour de Jeanne, le départ de Jeanne…

Comme d’habitude, résumer une saison entière des Mystères de l’Amour n’est pas une chose aisé tant ça brasse énormément de vent dans chaque épisode. Commençons donc par souligner le fait que globalement la saison 3 est meilleure que les précédentes, cela se ressent dans la mise en scène, la musique utilisée (adieu la bande-son avec 3 pistes sur le CD), les audiences qui ne cessent de monter avec le changement de case horaire. C’est toujours pas la série de l’année, loin s’en faut, mais on a eu le droit à d’agréables surprises qui ont relancé certaines choses dans le show.

Parmi les choses positives, on notera :

  • José et Bénédicte, enfin mariés ! Preuve que les choses peuvent finalement évoluées, même les personnages versés dans le cocufiage depuis 20 ans ! Reste à savoir comment cela va se passer et si le couple pourra avoir des intrigues solides sans retomber dans le « oups, j’ai glissé dans un autre vagin sans le faire exprès ».
  • Peter Watson. Honnêtement, je ne l’attendais pas celui-là. Je ne l’attendais surtout pas en qualité d’amoureux transi d’Hélène, repenti de ses années Love Island, prompt à enterrer la hache de guerre et entrer dans la bande. Un Watson étant un Watson, reste à voir ce que ça donnera par la suite.
  • Le retour des vieux ! Sébastien & Cynthia. C’était rigolo de voir la bande de potes à l’écran. Même si ça relève très clairement du fan-service assumé et, au final, sans grand intérêt.
  • C’est bon, on a arrêté de mettre la table et de picoler à longueur de journée. Maintenant, on ne sort les oignons que pour faire pleurer Nicolas. (Alerte au cliché !)
  • Le couple Fanny-Christian. En dehors du fait que visiblement le vieux Christian n’apprécie désormais plus que les petites chanteuses, cette relation  fait partie des choses relativement cohérentes tout au long de la saison, au travers du père chanteur protecteur, de leur envie commune de faire de la musique, de l’arrivée de Yann pour bousiller le couple. Honnêtement, c’était pas gagné d’avance et heureusement que Fanny s’est vue (tacitement) ré-écrite depuis la saison 1… Vu que c’était une nana nymphomane opportuniste, elle a parcouru du chemin pour ne pas simplement coucher avec son producteur !

Sur le papier, la saison 4 promet donc quelques petites intrigues sympathiques. Sur le papier… Après, on verra ce que ça donnera.

Ah, dans les choses très positives, on notera la très agréable présence d’Angèle Vivier, véritable délice pour les yeux !

Bon, d’accord, ya pas de plage dans la série, mais je fais ce que je veux avec mes photos d’articles !

Angèle Vivier interprète Aurélie, la soeur de Bénédicte, venue quelques jours en avance pour aider aux préparatifs du mariage… Personnellement, j’aiderai plutôt aux préparatifs de la maison d’hôte parce que à part décaper des volets et déplacer des pots de fleurs, ils ont pas foutus grand chose ! Sérieusement, vous avez vu les tapisseries dans les chambres ? Vous iriez passer un week-end dans le 78 pour vous retrouver dans une ambiance 1950 ?

Comme tout nouveau personnage introduit dans une série AB, Aurélie dispose de son malade mental personnel, un type qui s’est coupé un doigt et le lui a donné pour lui montrer qu’il lui appartenait… CDLS. WTF. Et LOL, même. Heureusement la bande est sur le coup, ils vont la sauver du kidnapping le plus foireux de l’histoire (ah non, pardon, c’est avec les Colombiens que les kidnappings sont les plus foireux). Et c’est là que va commencer la romance avec Nicolas…

La romance avec Nicolas…

J’aurais pu accepter cette romance. Sérieusement ! Ils ont 15 piges de différence, c’est la soeur de Béné et tout, mais j’étais prêt à me dire que « oui, ça peut fonctionner ». Sauf que, comme d’habitude, ce fut très mal géré. Pour que cette intrigue amoureuse demeure un brin crédible, il aurait fallu qu’Aurélie ne soit pas parachutée en milieu de saison avec son « quand j’avais 13 ans, je trouvais Nico mignon… » Si Aurélie était intervenue durant la première (ou deuxième) saison et s’était mise à gentiment draguer Nicolas (en lieu et place de Fanny, par exemple) avant de momentanément disparaître une grosse demie saison, la romance aurait été justifiée à son retour. Au lieu de ça, on a :

  • Une fille qui débarque de nulle part,
  • Une fille qui fait du rentre-dedans violent, façon fantasme de petite fille à assouvir,
  • Nico qui lui dit « oui », « non », « oui », « non », « peut-être », « je sais pas », « je t’aime », « en fait non » en l’espace de 2 jours !

Rappelons au passage que la saison débutait sur Jeanne enceinte (a priori de Nico), qu’il était plus ou moins convenu qu’ils allaient s’unir dans un truc sensiblement équivalent au mariage, qu’elle a eu une fausse couche (ce qui ne fait pas tout répétition avec le cas Laly… ou des intrigues passées…) et qu’elle s’est cassée, laissant son mec dans un désarroi bien compréhensible. N’importe quel Nico raisonnablement construit n’aurait pas pu tomber dans les bras d’une autre fille aussi débilement (surtout en disant des « je suis amoureux de toi » avec le plus grand sérieux du monde !). Certes, il fallait bien montré qu’il était complètement foutrarque, mais là… c’est juste n’importe quoi ! Mais bon, je rappelle que dans la vraie vie selon la saison 2, on se remet des ruptures amoureuses de 3 ans en 3 jours ; perdre un enfant inespéré à 40 balais, c’est du pipi de chat à côté, 2 jours suffisent pour se remettre avec la première jeunette venue !

Je vois pas où est le problème…

Sérieusement? Réfléchis bien…

L’autre façon de justifier cette romance était de la faire venir dans cette saison, qu’il ne se passe rien et de la déclencher de façon effective dans la 4. Ca n’aurait pas remis en cause les problèmes que traverse ce brave Nicolas. En fait, ma théorie, c’est : pour que personne ne remarque qu’Aurélie était arrivée en taxi puis disposait ensuite magiquement de sa voiture rouge à la villa, le plus simple était de faire la romance la plus invraisemblable de la série pour brouiller les pistes.

Après, c’est facile de lâcher au milieu d’un épisode « En fait, je te l’ai jamais dit, mais Aurélie a fait une tentative de suicide » pour justifier qu’elle désire ensuite se jeter sous les roues d’un train de banlieue. Entre les kidnappings, les enlèvements, le retour d’Ingrid, de Ricardo, de la prostituée nymphomane à la gâchette facile, les impôts non payés (CDLS !) de José, la tentative de suicide, les fausses-couches… la semaine qui précédait le mariage était un brin chargée. Même pour les critères larges d’une série estampillée JLA !

Qui dit retour de Ricardo, dit retour de Tonio, des terroristes en carton et de Soprano-Jeanne ! Je ne me lasserai jamais de ce petit restaurant où les méchants jouent au poker et où n’importe quelle nana bien gaulée peut manipuler des mecs qui viennent du pays le plus anarchique et dangereux du monde ! Bref… Le retour de Soprano-Jeanne et de ses contacts tentaculaires dans la mafia parisienne implique aussi le retour Rudy !

Avant, j’avais une vie… mais ça, c’était avant.

Rudy ou l’esclavage moderne. Et dire que ça tombe ironiquement sur un gars d’asie du Sud-Est ! Il fait taxi sans broncher et à l’oeil, il fait le boy entre son appartement et l’aéroport, prépare les petits déj, sacrifie la moindre parcelle de sa vie à chaque desiderata de Jeanne. Sans jamais avoir un mot plus au que l’autre. Je vous le dis, un jour, ce type va péter un câble et ce sera pas beau à voir…

RudyUnchained

« The D is not silent anymore! » Vivement que ça sorte !

Le problème de Jeanne, c’est qu’elle n’a aucune faiblesse. Son personnage est gravé dans un monolithe de granite et elle te démonte des réseaux mafieux comme elle bouffe une tartine de pain. Si son point faible, c’est Nicolas, autant dire que c’est ultra-mal géré parce que – que ce soit dans l’interprétation d’Isabelle Bouysse ou les dialogues copiés-collés du dictionnaire des citations toutes faites – elle reste imperméable à tout ce qui lui arrive. Si on y regarde bien, on sent bien que Jean-François Porry a envie d’en faire un personnage un peu à la Jack Reacher… Il manque simplement pour ce personnage de réels enjeux ou des enjeux qui soient exploités avec justesse (la fausse-couche, le retour de Ricardo, son attirance pour Jimmy… les occasions ne manquent pas, c’est juste nazement mis en place). (oui, « nazement », je fais des barbarismes si je veux)

Un mardi comme un autre dans la vie de Jeanne Garnier…

La saison 3 comporte comme 17 épisodes (auxquelles on ajoutera ou non, les 8 de la bâtarde 2.5). Comme d’habitude, elle s’étale sur une période temporelle assez restreinte couvrant à la louche la semaine qui précède le mariage. Comme d’habitude, la série souffre du syndrome « trop de choses en trop peu de temps ». Et comme d’habitude, le script est dilué dans une accumulation de scènes et de dialogues bouche-trou à l’intérêt limité. Entre improvisations des acteurs et scripts approximatifs, le rythme est très saccadé et souffre largement de ce laxisme généralisé. On se retrouve souvent face à des scènes inutiles où les dialogues surchargent le moment présent. Des non-dits et des gestes contextuelles en expliquent bien plus…

Dernier visionnage en date oblige, les exemples ne manquent pas dans l’épisode du mariage tant il était d’une vacuité sans fond. Avec une accumulation de scènes où on répète ce qu’on a déjà dit (John et Laly), où on met les acteurs dans des situations sans intérêt (Béné et Hélène dans la voiture qui reçoivent des coups de téléphone qui servent littéralement à rien… le but de la scène étant de faire déchirer le numéro de téléphone de Franck, il y avait matière à faire ça beaucoup mieux… de toute façon, ce numéro de téléphone aurait dû arriver à la mi-saison pour être bien utilisé…), où on fait du remplissage inutile (la séance album photo…) et j’en passe, cet épisode est à l’image de cette saison : des bons sentiments sur le papier mais une gestion ridicule des personnages (sauf exception sus-mentionnées) et des (anti-)climax scénaristiques.

La pseudo-romance Fanny-Yann aurait mérité d’être un peu étirée, quitte à ce qu’elle permette à Jeanne d’avoir sa part à jouer (vu que tout le monde se retrouve à Love Island…). Au lieu de ça, ça se termine en eau de boudin avec un coup de fil magique de Peter Watson (qui a l’air de se poser en CDLS tout trouvés pour gérer les résolutions expédiées tant il est pété de thunes !).

L’intrigue la plus intéressante du personnage de Sébastien : rouler un tapis à trois avec une main cassée !

Si j’ai dit apprécié revoir la tête de Sébastien, qui revient avec sa vraie fille, je ne démords pas du fait qu‘il aurait été sympa de le voir utiliser dans une courte intrigue, histoire de lui donner autres choses à faire que des retrouvailles entre potes où la frontière fiction-réalité semble bien mince. Idem pour Cynthia qui a l’air de débarquer à l’improviste !

Merde… elle est venue finalement ! Elle aurait pu répondre à l’invitation, ça fout en l’air nos plans de table, la quantité de bouffe qu’on avait prévue, heureusement que nos potes de 20 ans ont pas fait ça ou la pièce montée aurait pas été assez grande !

J’ai dit que j’avais apprécié que les personnages arrête de bouffer ou mettre la table à longueur de journée. Maintenant, il serait appréciable qu’il arrête d’utiliser leur téléphone portable pour rien ! Appeler pour simplement dire « tu me manques » ou « je rentre pas ce soir », ça ne sert à rien ! Ca se fait hors-champs. C’est bien simple, ils passent leur vie à s’appeler et quand il est absolument nécessaire qu’ils s’aient par téléphone – genre condition de vie ou de mort – le téléphone en question a été oublié dans un frigo, dans la voiture, en mode silence, avec une batterie morte ou je ne sais quoi ! Pour des cyber-addicts qui te géo-localisent des portables, l’astuce scénaristique est des plus foireuses et éculées au bout de trois saisons.

On ne va pas tout mettre sur le dos du scénariste non plus. La réalisation n’est pas souvent des plus inspirées avec des ralentis clichés pour souligner les mauvaises nouvelles et des plans pas toujours judicieux. Le ou la scripte fait vraiment un boulot de sagouin dans la gestion des raccords entre les scènes ! J’ai arrêté de compter les bagnoles qui disparaissaient, apparaissaient miraculeusement ou se dupliquaient littéralement !

La saison 3 signe aussi le retour de Ingrid, dans un rôle à contre-emploi. Jouer les victimes, c’est rare. On a un peu versé dans le pathos avec ce personnage, cependant j’ai cru qu’on allait avoir un personnage qui vit une espèce de rédemption…  Au regard des premiers spoilers de la saison 4, je suis vraiment naïf… Mais comme j’ai pas pour habitude de cracher dans la soupe pendant qu’elle cuit, je vais attendre de voir.

A gauche… Nicolas et Ingrid… C’est pas encore gagné pour ces personnages…

De toute façon, la saison 4 enchaîne directement avec la 3. Ce qui n’est pas pour me rassurer, le délai de production d’un épisode semblant s’être considérablement raccourcis, nous rapprochant ainsi de cette fameuse production low-cost vite-tournée vite-diffusée qui a fait les grandes heures des années 90. Pas forcément pour le meilleur…

Si la saison 3 était objectivement meilleure que les autres, on est loin d’atteindre le minimum syndical espéré et je ne peux pas m’empêcher de continuer de pester sur mon siège de scénariste devant la faiblesse de ses scénarios et dialogues. De mon point de vue toujours, les personnages (et leurs acteurs) et la série méritent clairement mieux ! Wait & see dimanche prochain…

Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…), plus des petits nouveaux pour renouveler le cheptel.

Il convient avant tout de faire un point sur la dénomination de la saison. 2.5, ça ne veut rien dire. Un peu à l’image de la communication autour de ces fameux 8 puis 9 épisodes diffusés sur TMC. On ne sait pas trop si on a affaire à une suite de la saison 2 où à une diffusion du début de la saison 3… Histoire de continuer à augmenter le bordel autour de ces épisodes et de ne faire comme personne, pour moi, ce sera la saison 2.5, dite de transition entre une saison 2 catastrophique et une saison 3 qui ne pourra pas faire pire à moins de prendre une pioche et de s’enfoncer encore plus profondément dans la nullité (honnêtement, ça me parait compliqué, pas infaisable, mais compliqué sans ruiner littéralement la série)(finalement, faîtes comme si j’avais rien dit, c’est largement faisable).

Il faut savoir que les audiences de la saison 2 ont été loin d’être aussi bonnes que TMC auraient pu être en droit d’attendre, capitalisant plus sur la fan-base que cherchant réellement des nouvelles parts de marché. L’effet que ça me fait, c’est que cette saison 2.5 a été commandée pour tester les réactions du public (et considérant la relative bonne présence de JLA sur les différents réseaux internetesques pour voir l’évolution des réactions publiques et corriger le tir au fur et à mesure, cela ne me semble pas impensable). On se retrouve donc avec une saison qui a complètement le cul entre deux chaises, chaque fesse étant posée sur 4 épisodes. 4 épisodes qui utilisent la recette de la saison 1 et 4 (5 en fait, car Mr Porry n’a pas pu clôturer son acte à la fin du huitième épisode programmé…) qui utilisent la recette de la saison 2. Comme vous n’avez peut-être pas lu mes chroniques des saisons précédents, je vous invite à le faire, histoire d’être sur la même page pour celle-ci.

Nous avons donc une saison en 2 parties.

Partie 1.

Tout va bien. On a fait une ellipse temporelle à faire tomber chèvre Sam Beckett (Code Quantum), mais tout va bien. Le trésor trouvé par hasard par l’insupportable Tim (dont on n’entend heureusement plus parlé) a permis de rincer une grande partie des frais inhérents à la récupération de la maison (oui, parce que j’ai été mauvaise langue dans ma chronique précédente ; en fait, tout est normal a posteriori grâce à la magie du CDLS) et à son retapage en maison d’hôtes. Il va sans dire que tout le monde vit dans cette villa comme un groupe hippie et retrousse ses manches pour peindre 3 volets. Mais venant d’Australie, la petite sœur d’Hélène va ramener avec elle : de la drogue, des diamants et des ennuis. Certes. Evidemment, elle va garder les diamants pour elle, donc ses employeurs ne seront pas hyper jouasses et s’en prendront aux amis de Chloe, en l’occurrence, sa sœur.

Hahaha ! Vous pensiez que je n’étais qu’un artifice ! Mais 19 ans plus tard, je reviens !

Et je suis carrément atomique ! Bon, je me drogue et vole des diamants pour les besoins d’une histoire complètement repompée sur celle de ma cousine Virginie, mais qui s’en rappelle ?

Et c’est parti pour un festival de n’importe quoi ! Encore une fois, le grand méchant de l’histoire est un gros pervers libidineux qui ne pense qu’à s’envoyer en l’air avec son otage. Visiblement, c’est la seule caractérisation possible pour un méchant estampillé JLA : Mr Barnier, Virgile, Eve et j’en passe. Et quand on voit à quel point Hélène est particulièrement idiote, je n’ai qu’une chose à dire : elle mérite d’être séquestrée ! Exemple ? Elle est gardé dans le fond d’une cour, le méchant vient la voir pour la draguer, il reçoit un coup de téléphone et se retourne littéralement (Wait ? What ? sic !). Il y a des bûches à un mètre d’Hélène. Un mètre ! Croyez-vous qu’elle les prendrait pendant qu’il a le dos tourné pour lui mettre un coup sur la nuque ? Noooooon, ce serait trop simple (c’est aussi accessoirement l’exemple d’un manque de détails dans la description des scènes dans le script et un scripte pas très alerte à corriger certaines aberrations). Autre exemple ? Ils sont tous les deux dans le salon, le méchant s’excuse encore pour un coup de téléphone (sic), elle se retrouve seule. Elle se lève et essaie d’ouvrir la porte d’entrée discrètement. Elle est bien évidemment fermée, patate. A un mètre de cette porte, un mètre !, il y a une fenêtre tout ce qu’il a de plus classique, impossible à verrouiller et qui donne sur la rue. Croyez-vous qu’elle essaiera de l’ouvrir pour s’enfuir avec un sprint derrière ? Noooooon, ce serait trop facile ! Moralité, si elle se fait droguée, c’est un peu de sa faute en définitive. Heureusement la cavalerie (Nico, Cricri et José) va arriver et la sortir du débarras, à deux doigts du viol.

C’est le grand méchant foireux du premier arc, mais ses sous-fifres ne sont pas mieux ! Tous des incapables ! Ils ont des guns et réchignent à s’en servir sous prétexte que le boss a dit qu’il fallait blesser personne. C’est pourtant pas compliqué de faire un coup de semonce dans le mur pour asseoir son autorité et être pris un peu au sérieux. Mais non ! Depuis quand la galanterie l’emporte sur des millions d’euros quand on est truand ? Ça réagit comme des crétins et au final ça se fait mettre en déroute par un pot de fleur… (sic) On retrouve les malfrats en carton de la première saison, sauf qu’ils sont allemands, pas colombiens. L’incompétence est donc internationale. Et encore une fois, Jeanne sauve le monde en capitalisant sur ce potentiel d’incompétence…

Que faut-il retenir de ces quatre premiers épisodes ? Sur le fond. Rien. On a fait revenir une petite sœur, ça fait plaisir aux fans. On a montré un caméo de Mr Girard, ça fait plaisir au fans. On a montré un caméo d’Annette qui drague ouvertement Mr Girard, ça fait carrément malsain… Sur la forme, Jean-François Porry ne sait pas écrire d’histoire policière ni des antagonistes qui soient suffisamment crédibles pour que les héros se sentent menacés. C’était ridicule. Quand bien même, c’est une série un peu légère, mettre un peu de tension avec des histoires de drogues et de vol de diamants ne devrait pas faire de mal. Mais comme c’est très mal écrit et exécuté, il va falloir s’abstenir ou trouver un scénariste capable de gérer les choses de façon un peu plus réaliste…

Partie 2.

Après un premier arc tellement mou du genou qu’un épisode de Derrick avec une course de déambulateurs aurait pu passer pour réalisation de Michael Bay, la deuxième partie délaisse les mystères pour se consacrer à l’amour. José est en taule parce que visiblement la police n’a pas assez de preuves pour la légitime défense (y compris les seringues de GHB dans le tiroir…). Notons au passage qu’à son sortir du coma, plutôt que de nier en bloc et s’assurer les services d’un avocat – je rappelle que son organisation dealer des diamants, l’argent ne devrait pas poser de problème – il avoue tout… WTF, j’ai envie de dire. Donc, José sort et se remet avec Béné. Oui. Encore. Comme à la grande époque. Mieux, il la demande même en mariage suite à une épiphanie (« c’est la femme de ma vie, blablabla », j’ai déjà fait état du caractère peu cohérent du personnage de José dans une chronique précédente, on est en droit de s’attendre à un futur « oups, j’ai glissé » pour justifier un prochain adultère). Béné+José : check.

Ca se voit pas, mais c’est un aéroport parisien… Je crois que même celui de Love Island était plus bondé…

Depuis la saison 2, Fanny harcèle Nico. Evidemment, fallait pas coucher avec, gros gland ! Même juste une fois. Et comme la petite est envahissante et qu’il est incapable de s’affirmer ou de bloquer son numéro de téléphone, finalement Jeanne se casse ! Ca devait arriver. Elle part donc en Suède. Pendant un instant, je me suis demandé si c’était la Suède ou la Normandie (je rappelle que JLA souhaite faire du low-cost…) Il s’avère que c’est bien la Suède (ça mériterait d’être encore plus exploité, c’était sympa de voir des paysages exotiques). Jimmy et Jeanne vont donc jouer au chat et la souris. Bon, ils finiront par coucher ensemble, hein ! Mais ça veut rien dire car Jeanne est toujours amoureuse de Nico… Et puis, Jimmy va encore être papa…

Et oui, car Laly est enceinte ! Pendant un moment, on a fait croire que François pourrait être le père (parce que dans les MDLA, quand on couche avec quelqu’un on ne se protège pas, les maladies sexuellement transmissibles ne sont qu’une légende urbaine…). Mais bon, visiblement, Jimmy est bien le père. Mais Laly ne va pas se remettre avec lui. La question n’a même pas été évoquée. J’avais mentionné qu’il serait appréciable de parler des grossesses tardives ; ça aurait été appréciable de le faire avec la moins irresponsable du groupe et d’éviter des explications totalement aberrantes vis-à-vis de son premier fils Diego (limite borderline « je le connais pas parce que mes parents l’ont élevé à ma place, donc, c’est pas vraiment mon fils »). A part ça, Laly perd son téléphone portable dans les frigos…

Fanny va finalement comprendre que Nico ne veut pas d’elle. Heureusement, Christian va voler à sa rescousse et lui balancer un « j’ai craqué sur toi dès que je t’ai vu ». Tu veux dire à l’époque où tu venais de sortir de ta relancer de 3 ans avec Angèle via un texto moisi ? L’époque où tu aurais dû être effondré et te remettre à picoler si ça avait été normalement géré ? Donc Christian va se mettre avec la chieuse. Elsa Esnoult a le mérite de plutôt bien jouer son personnage. Mais c’était sans compter sur le retour du personnage d’Angèle. Comment ? Vous croyiez que Christian et Angèle étaient de nouveau ensemble à la fin de la saison 2 ? Non non non. Angèle déstabilisée par son séjour à la ferme bio, se réfugie chez Ingrid. Personne l’a prévenue qu’Ingrid était ultra-louche, il lui vient absolument pas à l’idée que Ingrid connaissait Virgile et que c’était suffisant pour ne plus s’approcher d’elle… Non, il faut bien se réserver des occasions de faire des trames scénaristiques abracadabrantesques. Et si Ingrid se mariait avec Angèle pour récupérer un héritage d’un oncle qui a fait fortune avec une mine d’or (CDLS, sic et WTF pas forcément dans cet ordre-là) ? Je vous passe les détails mais au final on réussira à sortir Angèle des griffes d’Ingrid à la fin du 9ième épisode. Elle avait mis les moyens en soudoyant un éminent psychiatre qui n’a aucune étique professionnelle, en employant encore Tonio et ses traceurs infaillibles et en usant de plans retords. Mais tel est pris qui croyait prendre et à la fin tant va à la cruche que la charrue est mise avant la peau de l’ours. Un truc du genre. Tout ça pour dire que si Christian est pour le moment avec Fanny, il est plutôt entre deux feux amoureux. Notez qu’il a dit que Angèle était de l’histoire ancienne (on sait jamais, je prévois déjà les incohérences de ma chronique de la saison 3…) (et puis, on est pas à l’abri du retour de Johanna)(encore).

Jeanne étant écartée de la « Villa Bonheur », l’heure est au rapprochement entre Hélène et Nico. Ouais, ils vont s’embrasser. Et ça va faire un pataquès. Honnêtement, je n’ai pas d’avis sur quoi que ce soit et sur les couples idéaux. Tout ce que je note c’est que personne n’arrive à rester constant dans ses décisions et son comportement ! Nico est très clairement amoureux des deux, et finalement, il ne met sa langue que dans la gorge de celle qu’il a sous le coude… Il serait bon qu’il prenne le temps de faire le point, loin. Très loin. Un peu comme Jeanne, mais sans coucher avec Jimmy. Histoire qu’il se case avec une personne, qu’on en parle plus et qu’on avance un peu. Après je comprends bien que les tensions amoureuses entre Jeanne et Hélène sont au cœur du débat, mais rappelez-vous, à l’époque des Vacances, quand tout le monde glandait à la plage, Nico n’était qu’avec Jeanne en dépit de la présence d’Hélène et ça se passait très bien pour la qualité globale de la série… Donc il est avec Hélène, mais au retour de Jeanne, il a l’air de se remettre tacitement avec Jeanne (tu m’étonnes que la blonde soit mal à l’aise ensuite…). Un nouveau bordel en perspective. Un bordel à l’image de la vie de Jeanne dont on en apprend plus à chaque épisode (danseuse, drogué, famille à rallonge, karaté en prison, piratage d’iPhone quand ça l’arrange… elle devrait probablement aussi avoir reçu un prix Nobel de Biologie quand elle avait 12 ans…)

Avant, j’étais crédible. Mais ça, c’était avant…

Chloe va se mettre avec Antoine qui a voulu se suicider après le départ de Fanny (quitte a faire du grandiloquent, autant se suicider). Mais avant elle était avec son boyfriend australien, celui à cause de qui elle s’est drogué et fait du trafic de diamants. Evidemment, elle fait partie des gentils, c’est pas de sa faute en définitive… En fait, le gars en question, tout ce qu’il voulait, c’était les diamants. Il va se faire gauler avec comme un abruti en prenant l’avion (oui, parce que vous ne le saviez pas, mais Laly a des contacts à la douane qui l’ont arrêté… la magie des Deus Ex Machina made in Porry ne cessera jamais de me surprendre). Il ne pouvait pas savoir, hein… La prudence lui aurait sûrement commandé de se mettre au vert quelques temps avant de retourner en Australie, mais bon…

Reste que pour compléter ces 9 épisodes, 17 devrait débouler à la rentrée prochaine. Quel bilan tirer de cette 2.5 ? Bah, que c’était pas terrible au cas où mon résumé n’était pas assez flagrant. C’est souvent du n’importe quoi qui ressemble à du bricolage pour faire plaisir aux fans sans réellement s’attarder à la qualité intrinsèque de la série. L’acteur qui jouait Philippe réclamait un vrai scénariste aux commandes, je ne peux que plussoyer. Encore. On notera que la bande à Hélène sont toujours une belle bande de branleurs et que, comme toujours, personne ne travaille. On va bien rire quand il va falloir nourrir une huitaine de personnes sur les seuls revenus d’une maison d’hôtes dans le 78. Même Rudy avec son taxi, je me demande comment il fait pour joindre les deux bouts en passant son temps a trimballer Jeanne partout. Bah, il y aura encore un loto ou un héritage pour leur permettre de vivre sans trop se poser de question.

Taxi-driver à Paris, un métier usant mais qui doit rapporter un max pour se prendre des pauses/vacances quand on veut…

J’avais aussi décrié le rythme de la saison 2. Je vais me plaindre de celui de la 2.5, encore bien floue et sans cohérence. C’est ainsi qu’en un épisode, on apprend qu’il s’est passé 9 jours (depuis le départ de Jeanne). C’est absolument pas retranscrit dans la série et on a l’impression que c’est 9 épisodes couvrent au mieux 5 jours. Quand on fait des ellipses de temps dans l’épisode-même ou que la seule façon de juger du temps reste l’avancement des travaux, inutile de dire qu’on ne juge de rien du tout ! Au moins, on a arrêté de mettre la table ou de prendre un apéro pour un oui ou pour un non !

Maintenant, on bricole ! Et on va faire des courses au Castorama à peu près tous les trois épisodes ! Et c’est important de le montrer, comme toujours.

Que sommes-nous en droit d’attendre pour la saison 3 ?

  • Un imbroglio avec les histoires de cœur de Nico
  • Idem avec celle de Christian
  • Un mariage, avec possibilité d’annulation à cause d’un « oups, j’ai glissé » de José
  • Le retour de Tonio et des plans à la noix d’Ingrid pour s’occuper (franchement, j’espère pas, elle est très clairement grillée auprès de toute la bande… il est temps d’introduire un nouvel antagoniste un tant soit peu crédible)
  • Le départ sans explication de personnages secondaires
  • Des nouvelles apparitions de vieilles têtes (genre Manuela ou Cynthia)
  • Un nouveau tube made in Christian
  • Peut-être que Nico arrêtera d’avoir son permis quand ça l’arrange
  • Le retour de Marie Girard ?

Mais si vous voulez réellement apprécier la saison à venir, le mieux, c’est encore de ne rien en attendre et de se laisser surprendre par la magie JLA productions, par les incohérences en pagaille et les retournements de situation de derrière les fagots. Après l’espoir fait vivre… Bref, il est encore trop tôt pour juger de la saison 3 (dont la 2.5 est le début en fait), mais je me répète encore : il y a encore du boulot pour (re)mettre à flots cette série !

Je serais toutefois curieux de mettre la main sur un script d’épisode et le retravailler à ma sauce. Histoire de voir…

Dernier épisode de la semaine, de la série, de ma vie. Ca va être très vite résumé car c’était naze et il n’y avait rien de notable pour le spectateur sarcastique que je suis. Un consensus foireux pour tous les fans de la première heure qui ont du mal à grandir et évoluer dans leur propre vie.

  • Jimmy apprend de la bouche de Hugo (sous l’impulsion de la perfide Audrey) que Bénédicte avait couché avec lui. Déçu, il va rentrer en Suède. Il ne gênera plus pour la résolution des intrigues de couples.
  • Audrey essaie bien d’augmenter le potentiel lesbien et bi-sexuel de la série avec un bain mais c’est raté parce que Eve, l’ancienne méchante, s’achète une rédemption avec son petit Rudy. Audrey finit donc avec Hugo.
  • Bénédicte complètement bourrée va rencontrer José. Ils couchent ensemble sans le faire exprès, c’est génant… surtout pour Joanna.
  • Cette dernière est prise à part par Christian qui lui avoue ses sentiments recta. Elle essaie bien de résister, mais elle se rend compte qu’elle n’est plus très amoureuse de José (je vous ai déjà expliquer la carte « C’est dans le script » du scénariste ?).
  • De fait, Laly est seule. On apprend d’un coup de Christian a toujours le numéro de Sébastien, son amour de l’époque d’Hélène et les Garçons.
  • Hélène avec Nico…

L’époque d’Hélène et les garçons, voilà où on retourne, avec exactement les mêmes couples ! Super ! Ça valait le coup de faire le Miracle de l’amour et 160 épisodes des Vacances de l’amour pour finir avec ce résultat…

Bon, et Jeanne alors ? Et bien, elle a compris que Nicolas était retourné avec Hélène suite à sa viste dans la cabane (elle était rangée, surement l’indice qu’une femme était là pour faire le ménage !). Alors elle se casse ! Comme ça ! Pour ouvrir une porte à un éventuel rebondissement « contrôlé » dans une éventuelle suite…

Rudy finit par se rendre compte que la grande brûlée est Jeanne et la coince à l’aéroport pour échanger quelques paroles. Vu qu’il a le charisme d’une moule, il n’arrivera pas à la retenir. Avec elle et Jimmy, vous aurez compris que c’est la fuite de l’ile, la seule solution du scénariste pour arriver à s’en sortir ! Ça aurait été plus simple de la laisser morte, mais non…

Ça m’a tenu la semaine, je l’ai fait, je suis fier. C’était inutile, donc parfaitement indispensable ! Ca, on n’en parlera plus. Aucun intérêt de regarder des épisodes précédents, sachant la fin naze calibrée pour les midinettes qui nous attend. Et dire que le noyau de fans hardcore demande une suite. Mais pourquoi faire ? Relancer les intrigues amoureuses à 0.03 euros ? Ramener Sébastien pour le faire coucher avec toute l’ile avant qu’il finisse avec Laly ? Ajouter encore à l’insécurité de l’ile ? Non, au moins Jean-François Porry a cessé de sévir, la prochaine génération sera sauvée de la lobotomie. (NOTE DE MOI-MÊME EN 2012: Ou pas…)