Articles Tagués ‘Réveils’

Cher Journal,

Alors que Electrik Punk Books s’active dans les coulisses pour la sortie prochaine de Sol Sunburst, il faut bien penser un peu à l’avenir.

J’ai certes Réveils de tout prêt, mais je m’interroge sur la façon de le présenter, notamment à cause de la taille de bête. Quant à sa traduction anglaise, je vais attendre de voir comment se présenteront les ventes anglo-saxonnes de mon premier roman avant de me prononcer. Lithium Breed est toujours dans les tuyaux, mais toujours en phase de recherche pour la deuxième partie.

Les premières nouvelles attendent toujours leurs illustrations pour arriver sur les étalages numériques et la prochaine est déjà prête.

Bref, j’étais en train de me demander quel allait mon prochain mouvement sur l’échiquier quand je me suis dit que ce serait carrément bien de se rajouter une double dose de travail en temps imparti. Je vais donc faire un NaNoWriMo. Comme le punk électrique un vrai rebelle, je vais le faire tout seul au mois d’avril, non au mois de novembre.

Je ne fais pas les NaNoWriMo classiques, essentiellement sous le prétexte que le motto « la quantité, pas la qualité » ne me correspond pas. Une histoire, ça se travaille, ça se réfléchit sous tous les angles et ça ne s’improvise surtout pas au jour le jour. Fort heureusement, pour ce prochain roman, j’ai déjà toute la trame de prête et la plupart des dialogues écrits ! Car j’ai décidé de récupérer un script de long métrage déjà écrit pour le transcrire en roman. C’est une lettre encourageante de Black Moon suite à un concours d’écriture que j’avais fait chez eux qui m’a finalement motivé à écrire de la « Young Adult ».

Mais point de divergentes, de vampires, de mâles ténébreux, de jeux télévisés, je vais faire un truc réaliste, bien ancré dans notre monde. Sous le nom de code Teenage Riot se cache donc une future romance adolescente pour 16-25 ans. (Et puis, bon, comme tous mes noms de code finissent par être le nom du livre au final, autant dire de suite que Teenage Riot est le titre définitif.)

Sur ce, je vais travailler et n’oubliez pas de vous inscrire à ma page Facebook.

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Aujourd’hui, c’est mardi. Et une fois n’est pas coutume, j’ai la flemme de faire un véritable article alors je vais parler du pseudo-buzz du moment : la dernière vidéo en date de Quantic Dream ! Vidéo que je me fais fort de placer sous vos yeux ébahis avant de détailler.

Alors, c’est joli hein ? Il n’y a pas à dire, les équipes de graphistes, programmeurs moteurs et en charge des effets spéciaux a fait du bon boulot ! (J’en profite pour saluer certains de mes ex-collègues qui ont probablement travaillé sur cette vidéo).

Mais à part ça… Que retenir de cette vidéo en soi ?

Elle a été présentée à la dernière GDC en date et fait figure de démo technique. En d’autres termes, rien de ce que vous avez pu voir n’est le reflet d’un jeu, d’un personnage ou d’une histoire en cours de développement dans les studios parisiens. C’est juste du show-off façon court métrage pour impressionner la presse et les autres studios qui se lancent dans la grande vague hype de l’emotion gaming.

Ouverture de parenthèse. L’emotion gaming, pour faire simple, consiste en une certaine frange de la population des jeux qui mettent l’accent sur le réalisme des graphismes et de l’histoire pour proposer une expérience ludique vivide à tout point de vue, en particulier sur l’animation physique des personnages. Du coup, depuis LA Noire, c’est un peu la course à celui qui aura la plus grosse (technologie) et saura capturer au mieux les performances d’acteurs (en particulier les expressions faciales). Je n’ai pas eu l’occasion de me frotter aux dernières productions type « emotion games » (LA Noire donc, ou Heavy Rain, ni même Alan Wake… trois jeux aux partis pris radicalement différents que je range dans la même catégorie parce que je suis un dingue dans ma tête), mais c’est le genre de jeux qui me parlent. A côté des jeux carrément débiles, comme Parodius. Tiens, faudra que je vous parle de Parodius, un jour. Fermeture de parenthèse.

Donc, voilà. Kara est une démonstration de ce que sont capables de faire les gens chez Quantic Dream. Sauf que voilà, la vidéo (et le moteur associé) semble dater d’il y a un an aux dires des informations que j’ai pu glaner sur la toile. Nous avons donc une démo technique qui dit : « on est capable de faire ça, mais c’est rien comparé à ce qu’on peut faire maintenant ». La magie de la promotion spéculative et de l’envie de se faire mousser. En même temps, David Cage a bien raison de se faire mousser : Quantic Dream est a peu près le seul studio français qui affichent des ambitions démesurées pour rester sur la scène internationale (je ne vais même pas mentionner Ubi, dont la dénomination de « studio français » est désormais sujet à caution avec ses implantations au Canada, en Suède, en Chine et j’en passe).

La vraie nouveauté de la capture physique des acteurs, c’est qu’elle a été effectuée d’une traite avec plus de soixante caméras. C’est-à-dire le corps et le visage en même temps pour s’assurer d’une plus grande fidélité des émotions et des expressions faciales. Et c’est là où je me gausse doucement dans mon coin. Quel est l’intérêt de se pavaner en sortant cet argument quand, de manière très objective (il suffit de revisionner la vidéo) :

  1. on filme un androïde en construction (donc une femme-tronc),
  2. on choisit de ne mettre quasiment QUE des gros plans sur le visage ou des parties de visages.

Je pose la question. C’était bien la peine de filmer l’intégralité du corps de l’actrice tiens ! Au passage, l’actrice s’appelle Valorie Curry.

Même si ce n’est absolument pas le propos de la démo, je ne peux m’empêcher de souligner l’incroyable platitude du traitement de l’histoire. Les choix artistique et scénaristique pour supporter la nouvelle démo technique me semblent d’une rare faiblesse.

Déjà, je trouve cela extrêmement cliché de prendre pour protagoniste un androïde afin d’appuyer la volonté de Quantic Dream de donner à ses personnages un véritable panel d’émotions. De mon point de vue, faire ressentir des émotions à une machine dessert le studio à deux titres :

  1. Si les émotions ne vous semblent pas crédibles pour une raison x ou y après avoir vu la vidéo, le contre-argument « c’est une machine » peut être recevable,
  2. Si on essaie de me vendre le nouveau moteur de Quantic Dream à base de « vous avez vu, on arrive faire transpirer des émotions d’un être synthétique », c’est plutôt raté tant il est facile aujourd’hui de surfer sur la vague d’humanisation des androïdes (moi le premier dans Réveils, hein)

A côté de ça, on nous place dans un décor unique et particulièrement froid. Ce qui prouve que la démo voulait uniquement nous prouver la puissance de capture. Sauf qu’un moteur qui sait bien calculer ce qui a été préalablement filmé ne fera pas forcément un bon jeu, au contraire d’un bon scénario.

Je ne vais même pas rappeler combien le thème de l’androïde qui prend conscience de sa propre existence et désire sa survie est éculé au possible dans le milieu de la SF (Blade Runner ou l’œuvre d’Asimov pour simplement citer les deux piliers). Sans parler du fait que  la démo n’est pas s’en rappeler un clip de Björk… Au final pour un studio qui cherche à en mettre plein la vue et se targue de proposer des histoires riches dans ses productions, je trouve que le sieur Cage s’est laissé aller à une facilité qui ruine un peu le leitmotiv dont il a fait le fer de lance de Quantic Dream : on fait des jeux à histoire.

(Et puis, je ne comprends pas spécialement pourquoi l’opérateur s’arrêterait de la démonter une fois qu’elle a hurlé qu’elle a peur… une autre facilité narrative).

Pour conclure, la démo Kara est jolie mais elle m’en touche une sans faire bouger l’autre… Il en aurait fallu plus pour réellement me convaincre (à se titre et à l’époque, je trouve la précédente démo The casting nettement mieux trouvé pour supporter l’argumentaire du studio).

Pour mémoire, le clip de Björk :

Pour mémoire aussi, la démo tech The Casting (ah bah oui, c’est plus moche que Kara, mais c’est plus vieux !)

Pour mémoire parce qu’on me l’a rappelée et que c’est toujours aussi cool à regarder, la séquence d’intro du premier film Ghost in the Shell !

Aujourd’hui, c’est mon dernier jour à F4. Officieusement. Officiellement, mon dernier jour sera le 31 août. Mais comme je serai en congé jusqu’à la date officielle, on va dire que mon dernier jour, c’est effectivement aujourd’hui.

Je ne vais pas tirer un bilan de ces 4 dernières années et demi, positif et négatif, pour l’avoir déjà longuement fait avec plusieurs personnes. Il était temps de changer je suppose ; l’opportunité m’en a été donnée, je l’ai acceptée. Il est amusant de noter que F4 n’est pas la seule chose à changer et que dans l’objectif de faire les choses dans l’ordre et de manière posée, rien ne se passe comme prévu. Ce n’est pas grave, c’est tellement plus imprévu et rigolo comme ça.

Le plus triste quand on s’en va, c’est de laisser des gens derrière. Il y en a dont on se fout complètement (à vrai dire, je ne suis pas certain de pouvoir nommer la moitié du personnel à présent). Il y en a qui vont manquer… A tous les collègues encore en poste qui passeront par ici, je leur souhaite vraiment bon courage.

La question qui vous brûle les lèvres doit bien évidemment être : et maintenant, tu fais quoi ?

Comme mon départ se fait à peine un mois après avoir énoncé l’idée même d’un départ, je suis pris un peu au dépourvu au milieu de toutes mes envies. Alors, pour l’instant, je viens de sauter sans parachute. Pas de nouvel emploi en perspective et comme c’est l’été, ça devrait être calme de ce côté-ci encore quelques semaines.

Aujourd’hui, et dans les mois à venir, je crois que je n’ai pas envie de replonger tout de suite dans l’univers du jeu vidéo. J’y ai connu pas mal de désillusions et, pour être franc, je commence à m’en sentir détaché parce que celui-ci peine à satisfaire mes exigences en tant que joueur et en tant que créateur : j’y ai déjà fait longuement allusion dans d’autres billets acerbes mais je trouve que la qualité et la créativité des jeux sont trop souvent sacrifiées sur l’autel de la rentabilité. Il est dur à présent de trouver un studio de jeu passionné avec suffisamment de ressources pour être libre de ses choix créatifs, artistiques, etc… Je ne dis pas que je n’y reviendrai pas, je dis que j’ai l’opportunité de saisir un nouvelle orientation professionnelle et que j’ai envie de la saisir.

En d’autres termes, fenrhyr le joueur va laisser la place à Oliver Castle le scénariste. Dans les mois qui viennent je vais tâche de :

  • Finir Sol Sunburst pour présenter le projet à des éditeurs (vous n’avez même pas idée à quel point ça va être casse-gueule comme entreprise)
  • Remanier Réveils, car je pense avoir une carte à jouer avec Denoël par exemple
  • Dénicher des contrats pour être scénariste pour la télévision et le cinéma (oui, là encore, la seule chose qui m’empêche d’avoir un retour raisonnable sur ce projet s’appellerait « inconscience » ou « bisounoursitude »)
  • Écrire et présenter des courts-métrages à des concours
  • Trouver des collaborateurs pour faire de la BD

La liste est aussi longue que mes envies de toucher à tout et de percer dans les différents milieux de l’écriture, surtout dans l’audiovisuel/cinéma. J’en profite pour lier mon site pro, au cas où quelqu’un d’influent qui passerait par ce blog serait intéressé par mon profil.

Je n’ai aucune idée de ce que cela va impliquer pour les articles du blog et leur fréquence de postage. Ça va peut-être devenir des chroniques d’un jeune auteur au chômage… J’envisageai aussi de changer de blog pour fusionner celui-ci avec ma partie pro… On verra

Toujours est-il que je pense que j’utiliserai beaucoup plus Twitter pour poster l’avancée de mes travaux que le blog (vous savez donc maintenant à quel flux RSS il va falloir vous abonner).

Il reste encore Facebook, LinkedIn, Viadeo, les mails, les messageries instantanées pour ceux qui voudraient avoir des nouvelles si les entrées sur l’Asylum chutent dramatiquement.

En attendant, pas de panique, on verra bien de quoi demain sera fait !

De ménage sûrement…

Je l’avais déjà dit, mais l’étau se resserre vraiment autour du manuscrit de Réveils. Plus que deux chances restantes.

St Mammès le 24 juin 2010

Monsieur Olivier CHATEAU

Nous vous remercions de l’attention que vous portez aux éditions du « Bélial ». Nous sommes cependant au regret de vous informer que votre roman intitulé « Réveils » n’a pas été retenu pour publication.

Votre texte n’est cependant pas dénué de qualités et de bonnes idées. Peut-être gagneriez vous à mieux tenir votre intrigue et d’en rendre plus clairs les enjeux.

Si vous souhaitez récupérer votre manuscrit, faites nous parvenir une enveloppe affranchie au tarif idoine et auto adressée afin que nous puissions vous expédier votre ouvrage. Faute de quoi, d’ici trente jours, il sera détruit.

En vous remerciant pour votre confiance et en vous souhaitant de persévérer, veuillez agréer, Monsieur Olivier Chateau, l’expression de nos sincères salutations.

Olivier GIRARD, Responsable éditorial

Encore une lettre joliment tournée, « détaillée » et loin d’être impersonnelle.

Voilà, voilà… Affaire à suivre. La bonne nouvelle, c’est que le redécoupage que j’ai fait sur Réveils entrerait dans le conseil qu’ils me donnent.

En attendant, si on retournait sur l’autre projet ?

L’étau se resserre de plus en plus sur mon premier roman, Réveils. Je viens de recevoir un nouveau refus des éditions Au Diable Vauvert. Il ne me reste plus que deux réponses à recevoir parmi les grands éditeurs que j’ai pu contacter.

Je crois que je suis déjà psychologiquement prêt à recevoir des refus et retravailler encore ce manuscrit. Le terrain est déjà préparer pour se faire, mais j’ai choisi de consacrer mon énergie actuelle à Sol Sunburst, projet plus court, plus casse-gueule (l’investissement de la maison d’édition sera déterminant…) mais peut-être plus « grand public ».

Cher Olivier CHATEAU

Nous vous remercions de la confiance que vous nous avez accordée en nous adressant vos textes : Réveils.

Cependant, nous ne le retenons pas car il ne correspond pas à ce que nous souhaitons publier.

Le nombre très important de manuscrits qui nous est adressé ne nous permet pas de vous faire une réponse personnelle agrémentée de conseils et nous contraint aujourd’hui à ce genre difficile et un peu froid de la lettre type. C’est cependant la seule façon de vous répondre aussi rapidement que possible.

Merci de votre patience.

Vous souhaitant bonne chance dans vos démarches, nous vous adressons nos sincères salutations.

LES EDITIONS AU DIABLE VAUVERT

NB:  Merci de nous adresser une enveloppe affranchie si vous souhaitez récupérer votre manuscrit.

Une bonne lettre générique des familles mais qui s’excuse de sa propre condition. Je crois que j’aurais aimé faire partie de la maison Vauvert (j’aime beaucoup ce qu’ils font) et voir mon nom à côté de celui de Neil Gaiman.

Pour information, ne restent en liste plus que Mnémos et l’Atalante.

En attendant, les aventures de Sol avancent…