Turbo Kid

Stop ! Arrêtez tout ! Posez ce DVD ultra générique que vous alliez acheter (sûrement un truc avec des types en collants puisque c’est à la mode) et demandez au vendeur d’aller vous chercher celui de Turbo Kid ! Turbo Kid est probablement le film le plus cool que j’ai vu depuis des mois ! La musique synthwave déboite, l’univers rétro-futuriste est génial, les personnages sont attachants, les effets gores rigolos, le casting permet de revoir Michael Ironside et de découvrir une pétillante Laurence Lebœuf ! Je ne veux pas en dévoiler pour vous laisser la surprise de la découverte ! Combien de points d’exclamation dois-je mettre pour prouver que ce film est extraordinaire ?! Foncez, foncez, foncez !

5/5

Rurouni Kenshin – Meiji Inferno & The Legend Ends

Comme je disais le mois dernier, le premier film live sur la licence Rurouni Kenshin a trouvé son public en salle. Donc, une suite s’est rapidement mise en chantier. Et dans la tête d’un producteur, on s’intéresse avant tout aux billets verts donc « la suite » s’est aussitôt muée en trilogie. Une trilogie rushée (le premier opus est sorti en 2012, les suites en 2014) qui souffre du syndrome trilogie Matrix. Donc un épisode 2 sans fin conclusive et un épisode 3 vide. C’était long et ennuyeux, tout juste rattrapé par les combats qui arrivent ça et là. Mieux écrit, on aurait pu avoir un seul film potable, avec plein d’action. Bref, potentiel gâché sur un autel de billets, encore une fois…

1/5

Gate: jieitai kanochi nite, kaku tatakaeri

Une série anime qui propose un pitch un peu éculé : quelqu’un de notre monde se retrouve dans un univers de fantasy. Le gros point innovant reste de se placer à l’échelle d’un pays (le Japon) et de se focaliser sur l’aspect diplomatique de la découverte d’un nouveau monde. Beaucoup de critiques semblaient dire que le pro-militarisme était gavant mais pas tant que ça si on y réfléchit. Certes, des Japonais avec des fusils automatiques bousillent par paquet de douze des trouffions dont le summum de la technologie militaire est l’épée. Mais ce serait pareil dans un film américain. On regrettera que certains passages aient vite été expédiés, que la fin n’en est pas vraiment une (comme d’hab’ avec les séries animées) mais si vous aimez, rien ne vous empêchera de vous rabattre sur les manga. La galerie de personnages est intéressante (à part l’elfe, comme tous les elfes…) et présente des archétypes qu’on voit assez peu, comme la déesse de la guerre en lolita ou l’otaku fainéant comme héros (encore que, on est borderline cliché là). Un anime divertissant en somme. Profitez qu’on puisse trouver le premier épisode sur youtube…

4/5

You Again

Il m’avait tellement marqué qu’aux 3/4 du film, je me suis dit « Mais en fait, je l’ai déjà vu ! ». Donc voilà, ça en dit assez long sur l’intérêt du film et l’impact qu’il aura sur votre vie. Sa seule curiosité est de réunir Sigourney Weaver et Jamie Lee Curtis et de les opposer autour d’un prétexte adolescent un peu bidon. Avouez qu’on aurait préféré voir les stars de Alien et Halloween dans un film d’action badass plutôt que dans une comédie pleine de bons sentiments. Les amateurs de Kristen Bell trouveront également une raison supplémentaire de regarder. Les autres ont déjà un DVD de Turbo Kid à regarder.

2/5

Kokoro Connect

Deuxième série animée du mois. C’est le pitch de base qui m’a semblé intéressant : un groupe d’adolescents commence à changer de corps. En soi, c’est pas nouveau-nouveau comme concept surtout avec un couple qui ne peut pas se piffer pour finir ensemble à la fin. Du coup, oui, c’est un anime romantique. Mais la notion de groupe apporte un petit plus. Et surtout, le côté échange de corps ne dure quelques épisodes avant de passer à d’autres types de phénomènes et d’échanges. Ce qui est intéressant dans Kokoro Connect, au-delà de romances un peu clichés, c’est que les interactions entre ados finissent par poser des questions plus profondes sur la nature de l’homme : qu’est-ce que l’âme ? le corps est-il une composante de soi ? Ce genre de considérations que je ne m’attendais pas à trouver dans un anime vendu comme de la romance ados. On regrettera que l’anime reste évanescent sur l’origine des phénomènes. Avis aux amateurs qui n’aurait pas fait le tour du genre.

3.5/5

Pelé

Dire que j’en ai rien à battre du foot relève de l’euphémisme. Mais j’adore les biopics. Du coup, ma curiosité m’a poussé à regarder celui sur la légende vivante du ballon rond brésilien. Donc la bonne nouvelle, c’est que même si ce sport, la FIFA, les stades, les beaufs ou la grammaire approximative de Ribéry vous filent de l’urticaire, c’est que cela ne vous empêchera pas d’apprécier ce film, découvrir une facette du Brésil méconnue ainsi que l’ascension de celui que l’on nomme Pelé. C’était étrange de voir des Brésiliens parler anglais et non portugais mais je suppose qu’on ne peux pas tout avoir… Divertissant, bien calibré pour la gloire du sport et du pays de Pelé (et non à la gloire du personnage lui-même). Je ne suis pas assez calé pour juger de la véracité de l’histoire racontée mais ça fait le job pour les ignares comme moi.

3.5/5

Friday Night Lights

Avant d’être une série de 5 saisons de qualité, Friday Night Light était un film, toujours de Peter Berg. Le film reprend globalement la trame de la première saison, avec les mêmes personnages et parfois les mêmes acteurs. La grande force de FNL est non pas de proposer un classique film de sport, avec une équipe de losers, des discours enflammés dans les vestiaires, des moments de bravoure… Non, FNL est un film nettement plus profond et s’intéresse à ce que cela signifie de jouer au football dans un trou du Texas où l’on considère ce sport sur une religion. Fardeau, contrainte, libération, promesse… chacun porte une croix avec une chaîne reliée au ballon ovale. C’est touchant, dur, intéressant mais ne mérite pas le note parfaite à cause d’une caméra un peu gerbante. A choisir également, je penche plutôt pour la série.

4/5

The Trust

J’ai un nouveau théorème : « si Nicolas Cage porte une moustache, son film sera bon ». J’attendais pas grand chose de ce direct-to-DVD, avec un acteur qui accepte tous les rôles que son agent propose pour assurer son train de vie onéreux, même – surtout – si le film est pourri et tourné au fin fond de la Moldavie. Il se trouve que c’était bien, ce film de braquage peu conventionnel. Pas le film du siècle, mais il est porté un duo d’acteurs sympathique (Cage et Frodon) sur un scénario qui se permet d’être un peu plus profond qu’il n’y parait. En fait, c’est un des rares scénarios récents qui évite l’écueil facile de tout raconter pour laisser place à des expositions et explications tacites. Bref, je recommande.

4/5

Un Fauteuil pour Deux

C’était la séance vidéo-club du mois, avec un film que je n’avais pas vu depuis genre 20 ans après l’avoir loué dans mon ancien vidéo-club qui puait le tabac. Etrangement, le film n’a pas tant vieilli que ça et il est toujours agréable à regarder. J’avais complètement oublié que Jamie Lee Curtis était au casting, aux côtés de Dan Aykroyd et Eddie Murphy (qu’il est décidément difficile d’entendre autrement qu’en français…) Ca fleure bon la nostalgie et Hollywood n’a pas encore eu la brillante idée d’en refaire un remake avec gender-swap à la mode. On ne boudera pas son plaisir devant cette comédie culte des années 80.

4/5

The Big Short

J’ai dû m’y reprendre à trois fois avant de rentrer dedans. Et même une fois dedans, c’était chaud à suivre. Car même si Margot Robbie ou Selena Gomez expliquent des concepts financiers de haute volée en termes simplifiés, ça reste tout de même hyper compliqué à suivre ! Pourtant, c’est un film intéressant qui retrace le pourquoi du comment de la crise financière de 2008 (en gros, on sait que c’est la faute aux banques, mais c’est largement plus compliqué que ça). On regrettera que le film est américano-centré (en même temps, c’est de leur faute si on a eu tout ce caca). Le casting 4 étoiles est parfait, surtout Steve Carell dont le potentiel dramatique ne cessera jamais de me surprendre.

3/5

The Nice Guys

Stop ! Arrêtez tout ! Gardez votre DVD de Turbo Kid dans le panier, mais faîtes demi-tour et demandez au même vendeur de vous indiquer le chemin le plus court vert le DVD de The Nice Guys. C’est drôle, c’est fun, ça se prend pas au sérieux, c’est intelligemment mis en scène, la musique des 70’s est cool, les acteurs prennent visiblement leur pied. Au milieu de tous les films en copier-coller qu’on est en train de se taper soit parce que c’est des mecs en collants, soit parce que c’est des reboots, soit parce que c’est des suites, soit parce que c’est des remakes, autant dire que le duo Russel Crowe – Ryan Gosling souffle comme un vent de fraîcheur sur les collines d’Hollywood ! Coup de cœur !

5/5

Switch

Voici le premier film 100% norvégien que j’ai vu. Dans le cadre de mes cours, pour être précis. Donc sans sous-titres, même dans la langue locale. Autant dire que j’ai eu du mal à piger toute la subtilité des dialogues de ses films pour ados. Ceci étant dit, Switch est un plagiat à peine éhonté de Karate Kid ! Remplacez les arts martiaux par le snowboard et voilà. Je me demande combien de producteurs et scénaristes norvégiens ont sérieusement cru que ça se verrait pas… Je veux dire : tout y est, absolument tout. Le gamin qui déménage avec sa mère célibataire à l’autre bout du pays, le héros qui tombe amoureux d’une nana qui a déjà un mec qui se trouve être le rival du héros, le rival se fait larguer par la gonz’ parce qu’il a été méchant, les humiliations du rival, le mentor qui sert d’homme à tout faire, qui est également un exilé (d’Amérique), qui prend en pitié le héros pour lui apprendre les arcanes secrètes d’un sport, le tournoi, le héros blessé au tournoi, le mentor qui rasfistole le héros au tournoi, le héros qui gagne le tournoi et la nana, l’entraînement mystique qu’on croit qu’il veut rien dire au départ… Pomme+C, Pomme+V. Littéralement. Mais comme je doute que quelqu’un regardera un jour Switch, autant que je conseille de mater à nouveau l’excellent Karate Kid ! Ou Turbo Kid

1.5/5

Now You See Me 2

Le premier volet pourrait être considéré comme « sympathique ». Genre un 2.5/5 avec un casting intéressant et une idée peu exploitée avec des magiciens mais à des lieux de qu’est Le Prestige. Et comme le premier film a fait un score décent au box office US, les exécutifs se sont dit que ce serait orignal de faire une suite… Le résultat est d’un ennui profond, accumulant des scènes de m’as-tu-vu à rallonge (comme le vol de la carte…), des couches d’épaisseur ridicule sur des personnages dont on se fichait dans le premier (Mark Ruffalo…). Globalement, le film cachetonne sur le précédent et n’a aucun intérêt. D’ici à ce que ça tourne en trilogie, y’a pas loin…

1/5

Les Délices de Tokyo

Stop ! Arrêtez tout ! Un dernier DVD dans votre panier et on en a fini avec ce mois. Les japonais ont un art particulier de filmer la vie, tout en pudeur et en contemplation, sans renfort de surexposition, de blabla ou d’effets de manche. Un film magnifique, tout simplement ! Dernier coup de cœur du mois !

5/5

Macross Frontier – The False Songstress

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris : je suis un méga-fan de la licence Macross ! Donc vous en boufferez régulièrement ! The False Songstress reprend une partie de la série animée, à l’image de Do you remember love?C’est justement à cause de ce film assez moyen et remaniant trop la mythologie Macross que j’avais peur de le mater : Macross Frontier est une des meilleures séries Macross derrière l’original, je craignais un massacre et charcutage de la trame en règle. Que nenni ! Certes le film prend des libertés par rapport à la série, prend des raccourcis et change des choses mais le film tient la route en l’état et propose une intrigue qui se tient sans donner l’impression d’avoir été rushée ou coupée. L’animation est de qualité, la musique aussi (avec des inédits). Bref, je recommande chaudement d’autant plus si vous voulez goûter à du Macross sans vous taper une série entière. Notez que ce film ne s’intéresse qu’à la première moitié de la série, la seconde étant couverte par un autre film pour un autre mois.

5/5

Le film est d’ailleurs disponible en VO sous-titré anglais sur youtube, je mets donc le lien plutôt qu’une BA.

Driving Lessons

On peut dire sans trop se tromper que parmi le trio des jeunes acteurs d’Harry Potter, Rupert Grint est celui qui vit « l’après » le plus compliqué. En même temps, le niveau n’est carrément pas le même comparé aux autres. La tête à claques qu’il a et son air ahuri n’aident en rien. Du coup, c’était plus par curiosité que réel intérêt que je me suis intéressé à Driving Lessons. Une comédie dramatique sur fond de passage à l’âge adulte. Le mec un peu bizarre qui n’arrive pas à pécho, avec une mère envahissante, bouffé par son environnement qui découvre la vérité vraie du véritable sens de la vie auprès d’un mentor excentrique… on navigue en terrain connu. C’est mou et pas spécialement intéressant d’une part, et l’acteur n’a absolument pas de charisme. Vous l’aurez compris, c’est une vaste perte de temps que vous saurez esquiver à partir de maintenant.

0.1/5

Stay Cool

Le film était bien parti pour être un truc qui allait me parler : un écrivain avec une petite célébrité revient dans son ancien lycée pour faire un discours, retrouver d’anciens amis, d’anciens ennemis et son crush d’ado tout en se faisant draguer par une Terminale. Littéralement, on n’est pas loin du pitch d’un roman que j’ai en projet. D’où mon intérêt. Sauf que ça ne marche pas. La raison première est que le mec revient au bahut 20 ans après. 20 ans ! Ce qui veut dire que pendant 20 ans le mec indécrottable n’a pas fait le deuil d’une fille qui lui a mis un vent pour la prom-night ! Comme de part hasard, la nana en question est toujours dans la même ville et vient tout juste de se séparer de son mec (avec qui elle sortait au lycée…) et, comme par hasard, elle est sans enfant (après 20 ans de vie commune avec un type… c’est bien pratique !). Le film passe à côté d’un vivier de bonnes idées pour s’enfoncer dans un misérabilisme à trois étages : l’histoire du mec qui revient dans sa ville pour revivre son cauchemar sentimental lycéen, la voix-off qui lit le livre qu’il a écrit pour raconter son cauchemar sentimental lycéen et le scénariste du film/acteur principal qui raconte probablement son cauchemar sentimental lycéen. Le seul truc qui sauve le film du zéro pointé est son casting de seconde zone trois étoiles : Wynona rider, Josh Holloway, Sean Astin, Jon Cryer, Chevy Chase, Hilary Duff…

1/5

The Boss

Une agréable surprise ! Vraiment. J’avais une vague idée du film grâce à la bande annonce et c’est essentiellement la présence de Kristen Bell qui m’a poussé à regarder. Au final, le film est vraiment drôle avec un côté WTF assumé (sérieusement, une baston de rue avec des scouts qui vendent des cookies) (Peter Dinklage…) mais il propose également des moments d’émotions bien venus et qui permettent au film de dépasser son statut de comédie lambda. A voir !

4/5

Demolition

A l’exception de bouse comme Prince of Persia, je trouve la carrière de Jake Gyllenhaal relativement sans faute et je me surprends à recommander sans hésiter la plupart de ces films (Southpaw, Nightcall…). C’est également le cas pour Demolition qui brasse plus de thèmes qu’il n’y parait autour d’acteurs investis. Un de mes coups de cœur de ce mois.

4.5/5

Hardcore Henry

Hardcore Henry est – de mémoire – le premier film 100% en vue subjective de l’histoire, loin du gimmick de Doom. En soi, il faut donc le considérer en tant que tel : une expérience inédite. Le film ne brille pas par son scénario, il n’y a guère que 3 acteurs qui en font tous des caisses, la mise en scène est dépendante du concept de base (donc limitée). En gros, c’est impressionnant comme pouvait être impressionant Onk-Bak à son époque, de part l’effet nouveauté sur les cascades. Il y a vraiment des scènes très intéressantes, mais je doute que le film passe l’épreuve du temps. Si vous aimez les jeux vidéo, c’est très clairement fait pour vous avec l’effet « your princess is in another castle » pour les rebondissements toutes les 5 minutes. A voir pour la curiosité. Attention, ce film peut filer la gerbe…

2/5

JEM et les Hologrammes

J’avais envie de revoir The Runaways, ou plus généralement un film sur l’ascension d’un groupe musical sans forcément passer par un documentaire (même si je lorgne sur celui dédié aux Stooges). Et puis, je me suis rappelé que j’avais vu passé une bande-annonce sur JEM, film inspiré d’un dessin animé des années 80’s produit dans la veine nostalgique de « choses » comme GI Joe ou Transformers. Même si je n’ai jamais spécialement maté le dessin animé (j’étais pas vraiment dans le cœur de cible, hein, c’était plus en attentant l’épisode des chevaliers du Zodiaque qu’autre chose), j’avais une vague idée de ce qu’était JEM et des battles de chansons avec les Misfits. Bref, c’est un peu la fleur au fusil que je me suis lancé dans l’adaptation live… J’ai dû perdre 10 à 20 points de QI dans l’affaire… C’était nul ! Je pourrais en débattre des heures mais globalement le film n’a aucun sens des réalités. Et ce dès le début où une pauvre nana qui poste une vidéo sur youtube se fait embaucher par une Major pour un disque, des concerts… Je passe sur les rebondissements convenus (présent dans la BA), l’histoire globalement abracadrabrantesque, la romance moisie, les chansons sans intérêt, les acteurs qui manquent de charisme (mention spéciale à JEM en sous Kristen Stewart – sa sœur est nettement plus intéressante) ou qui se retrouvent embarqués là-dedans (Molly Ringwald quoi…, Juliette Lewis en roue libre…) pour pointer du doigt le pire : l’effet 2.0 qui bouffe à tous les râteliers. Sous le couvert de faire un film « génération internet », on se tape des incrustations de vrais-faux clip youtube/instagram pour supporter le propos du film (comme si on avait besoin d’une vidéo dans la vidéo pour comprendre l’état émotionnel du personnage : scénariste, you’re doing it wrong!). Ca bouffe aussi dans la gamelle Hunger Games pour récupérer le gimmick du sifflement. Ca lorgne aussi du côté de Lady Gaga, influence pour JEM à laquelle on essaie d’insuffler le côté icône mondiale/nouvelle référence de vie/nouveau style… Alors que le propos – un tant soi peu valable – du film reste simplement la quête d’affirmation de soi. En gros, le film présente très mal ce qui s’est passé avec le personnage de Ziggy Stardust au début des années 70. Il donne une image aussi bidon de l’univers de la musique que l’était en son époque Popstars… Absolument tout est à jeter dans ce film. J’ai vu des productions Disney Channel plus intéressantes que ça, alors l’excuse « on s’en fout c’est pour les ados » ne tient pas la route : ils méritent mieux que ça ! De grâce, on oublie jusqu’à l’existence-même de cet étron et vous allez tous me faire le plaisir d’aller mater The Runaways à la place !

0.5/5

Et pour les grands gamins:

The Magicians – Saison 1

Je suis tombé sur cette série un peu par hasard via HBO Nordic. En me renseignant, j’ai appris que c’était inspiré d’un trilogie éponyme de Lev Grossman. Ni une, ni deux, je me procure le premier tome. J’ai pas du tout aimé. Mais pas du tout ! Le protagoniste est un trou du cul fini, ça picole tout le temps, il n’y a pas d’enjeux, le livre dans le livre (Fillory) est sans intérêt façon sous-Narnia… J’ai dû m’arrêter au milieu car j’ai préféré lire l’intégralité des « comprehensive rules » du jeu de cartes Magic The Gathering ! C’est dire ! Je l’ai fini dans la douleur en me disant que, depuis le début d’année, c’est au moins le cinquième livre de début de trilogie magique, après The Warded Man et A Gathering of Shadows, que je termine en lisant une ligne sur trois tellement j’en n’avais plus rien à battre des personnages, leur univers ou ce qui leur arrive. Bref, c’était pas gagné pour la série de 13 épisodes ! Et à ma grande surprise, c’était pas si mal. Comparé au livre, c’est même carrément mieux ! On retrouve le côté « Harry Potter » pour adultes survendant le livre, les personnages sont plus présents (le trou du cul est devenu un simple mec inintéressant), voire plus fouillés. Des enjeux sont clairement présentés, avec des vilains, des intrigues secondaires et – finalement – il se passe des trucs ! C’est pas la série de l’année mais, elle restera divertissante sur la fin de votre été quand vous aurez bouffé tous les indispensables (Mr Robot, Stranger Things…), rattrapé vos retards et attendrez la reprise d’automne.

3/5

Starter for 10

Ou la preuve que même Benedict Cumberbatch peut traîner des casseroles derrière lui… Ou que faisait James McAvoy avant de jouer les Professor X… Je me demande même si cela ne tient pas plus du téléfilm que d’une bobine qu’on passerait dans une salle obscure. La trame est assez classique dans le genre romcom (bien que le film soit probablement plus considéré comme une simple comédie) avec le protagoniste sympa, la bonasse, la bonne pote, la trahison du meilleur amie, etc. sur fond de compétition (ici, une espèce de Question pour un champion). Ca vaut pas des masses, et c’est plus pour la curiosité de voir des films de jeunesse de certains acteurs que pour la qualité générale. A noter cependant, l’excellent bande son composée de classique des années 80 !

2.5/5 (dont 2 pour la musique)

Rurouni Kenshin

J’ai dû lire les manga Kenshin il y a plus de 10 ans, à peine moins pour l’OAV. Je pensais la licence finie, appartenant à un passé révolu. Que nenni, voilà t’y pas qu’un film live est sorti en 2012. Film dont bien sûr je n’avais pas entendu parler avant de lire le dernier Animeland qui s’est fendu d’un article pour la sortie du DVD dans l’Hexagone. C’est donc curieux que je me le suis procuré. Je n’avais pas vu non plus de film de chambara japonais depuis des lustres et je suppose que cela joue sur mon appréciation globale. En gros, c’était divertissant et assez fidèle au matériau de base (de ce que ma mémoire se rappelle en tout cas). Les personnages sont plutôt bien campés, même Kenshin, le film alterne sérieux et humour comme savent le faire les Japonais sans jamais trop souvent tomber dans l’excès de l’un ou l’autre. On regrettera seulement des combats qui manquent parfois d’un brin de folie. Le film a tellement bien marché sur le territoire nippon qu’il s’est naturellement transformé en trilogie, donc attendez-vous à plus de Kenshin dans les mois à venir.

3.5/5

National Lampoon’s Vacation

Je n’avais pas vu ce film depuis à peu près 25 ans (c’est la présence de Chevy Chase dans Stay Cool qui l’a rappelé à mon bon souvenir). A l’époque, on allait dans un vidéo club pour louer des VHS. On fouillait les rayonnages, regardait les jaquettes et on choisissait ses films à l’instinct plutôt que par recommandations ou notes dans les magazines. Ce qui fait qu’on pouvait tomber sur des bouses comme des perles mais ça faisait partie du jeu. Une partie de moi est un peu nostalgique de cette époque. D’autant plus que maintenant, une simple bande annonce dévoile les pivots narratifs des deux premiers actes, ce qui hôte tout intérêt à se déplacer dans les salles de cinéma. Bref, c’est l’instant nostalgie. Vacation est une comédie burlesque avec un pitch totalement idiot pour des situations qui ne le sont pas moins et qui s’enchaînent sans fin. J’en avais un vague souvenir, surtout de la fin. Le revoir n’est rien d’autre qu’une madeleine de Proust. Le film a plutôt mal vieilli et les situations prêtes plus à rire qu’à sourire. Ma tête à couper qu’il n’intéressera personne… Mais si vous avez l’occasion de voir la suite/reboot du même nom avec Christina Applegate, peut-être que vous y jetteriez un œil curieux…

2.5/5

Batman v Superman est un film de Zack Snyder, avec Ben Affleck, Henri Cavill, Amy Adams et Jesse Eisenberg.

Batman est pas content, Superman est torturé, ils vont se foutre sur la tronche à grands coups de taglines qui font classe dans une bande annonce…

J’ai enfin pu mettre la main sur la version longue du dernier film avec des mecs en collants qui font de la bagarre. Comme je l’expliquais à je ne sais plus à quelle occasion, avoir annoncé au moment de la sortie en salle que le film aurait le droit à une édition différente et augmentée en DVD m’a tenu éloigné des salles obscures. Je veux bien qu’on prenne mon côté fanboy pour un pigeon, mais il y a tout de même des limites.

Bref, j’ai découvert le film sans passer par le montage cinéma. Je me suis tout de même renseigné a posteriori sur les scènes ajoutées. Soit plus de 30 minutes ! La plupart ajoute du temps à l’écran pour Superman et explique des points de scénario vite expédiés dans la version précédente. Du coup, je peux allègrement comprendre que la version ciné s’est faite pourrir ! J’aurais été le premier à hurler sur les plot-holes ! Je ne comprends vraiment pas la frilosité des producteurs à proposer des films de plus de 2h en salles. Au prix du ticket, c’est un scandale de trancher dans le gras pour rentrer les films dans des carcans, sacrifiant au passage le travail des scénaristes et acteurs. De plus, si vous êtes assez vieux pour avoir connu Titanic au cinéma, vous savez que 3-4h, ça se fait très bien ! Fin de la parenthèse sur la version ciné que j’ai pas vue mais devine bien abusée.

Alors que pensez de BvS ?

Bah c’était pas terrible… Attention, début des spoilers !

J’accuse Zack Snyder et David S Goyer, respectivement réalisateur-producteur-grand gourou et scénariste ! Je suis bien conscient que le premier est un artiste avec un sens esthétique poussé mais rappelons-nous que dès qu’il touche à un semblant d’histoire on se retrouve avec des trucs sans queue ni tête comme Sucker Punch ! Alors oui, Monsieur Snyder possède un sens esthétique indéniable, mais trop d’esthétisme tue l’esthétisme. Je pense que c’est toute la différence entre Zack Snyder et Nicolas Winding Refn : dans le premier cas, les plans sont beaux, dans le deuxième, ils sont beaux et possède un sous-texte. Dans BvS, je me suis surpris à sourire en me disant que ce sont tous des gros poseurs-branleurs tout de même ! Et tout ne fonctionne pas, au point de vous décrocher du film.

Si j’ai cité Sucker Punch en particulier, c’est aussi parce que la scène Batman dans le désert et son armée affrontant celle de Superman rappelle exactement la succession de mini-clips que représentaient Sucker Punch. La scène est hyper artificielle, à mi-chemin entre le rêve et la réalité alternative d’un futur probable avec un Superman sous l’emprise de Darkseid suite à la mort de Lois Lane. Arrive alors Flash – qui tend à prouver la notion de réalité alternative – qui corrige le futur à grands coups de voyage dans le temps tout en laissant ensuite Bruce se réveiller en sursaut… La scène en question est cool, et l’arrivé de Flash intéressante, mais semble soit au mauvais endroit dans le film (je l’aurais bien vu en début de film ou – mieux – en court-métrage indépendant sur lequel l’unique promo du film aurait dû ce faire), soit complètement accessoire…

Une esthétique chiante à mourir: du noir, du gris, du bleu foncé, du filtre sombre, du dark, de la ténébritude…

Et l’accessoire est nombreux dans le film… Ce qui est paradoxal parce que comme je disais plus haut, une version plus courte du film serait moins bien. C’est juste que les choses coupées dans un premier temps ne faisaient pas sens et ce qui reste plombe le film dans un insupportable sentiment dans lenteur. Le film regorge de petits plans de coupe inutiles (genre Superman qui ouvre le petit portillon au tribunal… ça t’aurait cassé les balloches de faire un plan séquence continu, hein, Zack ?). Autre truc bien inutile : Wonder Woman ! Plus particulièrement les scènes avec Diana Prince en train de faire je-sais-pas trop quoi… Sa présence est une vague excuse pour introduire les fichiers secrets de Luthor sur des métahumains (genre le mec est tellement à fond qu’il a même fait des icones pour les représenter dans ses dossiers… ce qui n’a aucun sens…). Je n’ai rien contre Wonder Woman, son arrivée est plutôt bienvenue, mais j’aurais aimé qu’elle débarque au milieu de la mêlée depuis nulle part, façon « tain les mecs, z’êtes des lopettes pour pas gérer Doomsday seuls, laissez faire les vrais guerriers qui ont déjà buté des dieux »… Là, ça aurait eu de la gueule, surtout lors du premier week-end d’exploitation en salle. Alors la présence de Diana flirtant comme une cruche avec Bruce Wayne et le marketing peu intelligent fait autour du film pourrissent un peu la présence de WW.

Et j’ai du mal avec son costume aussi…

En fait, c’est symptomatique d’un plus gros problème. L’écriture laxiste. En soi, le méta-plan de Luthor n’est pas si débile, c’est même assez bien vu avec ce qui démarre en Afrique et prend des proportions avec l’explosion du tribunal, l’exil de Supes… Et puis ça part en sucette avec Martha. Je veux bien croire que Batman est borné, mais à partir d’un moment, il faut savoir rester logique : Superman n’avait qu’à poliment resté à distance, expliquer à Batou la façon dont ils se sont fait manipulés depuis le départ et basta. Mais non, on force artificiellement un combat autour d’un quiproquo moisi ! C’est dommage parce que le build-up de la tension entre les deux personnages était intéressante sur le papier, mais allez au bout de l’idée aurait nécessité de faire passer l’un ou l’autre des héros pour un méchant (genre Superman qui assume son complexe de Dieu pour éradiquer Batman et ses méthodes extrêmes) (ou un Batman déterminé qui kidnappe lui-même Martha sous l’impulsion discrète de Luthor). Je suppose qu’on a des bollocks pour faire ce qu’on veut avec l’univers (hello Jimmy Olsen, au revoir Jimmy Olsen), mais pas au point de froisser l’image des acteurs… Dommage aussi que ça n’aille pas plus loin avec le concept du Dieu Superman alors que le film balance de la référence judéo-chrétienne dans tous les coins (dommage aussi de n’en faire qu’un problème américain… le jour où il y a un Superman qui arrive, je peux vous assurer que c’est branle-bas combat en Russie, en Europe, au Moyen-Orient…).

Le film est donc rempli de ces raccourcis qui décrochent – au même titre que les poseurs-branleurs – le spectateur du film. Genre Clark Kent, journaliste, qui demande qui est Bruce Wayne… (situation équivalente : Harry Roselmack demanderait qui est Vincent Bolloré…). Genre Diana Prince qui quitte un avion de grande ligne – en faisant low profile comme elle l’avoue elle-même, donc probablement en classe éco – précipitamment et l’hôtesse lui court après en l’appelant « Miss Prince? » : avez-vous déjà pris un vol où l’employée lambda connaissait votre nom ?

Qui a lu Doomsday connaissait probablement le dénouement final. Ceci dit, je trouve le choix de tuer Supes étrange. Premièrement, on n’a qu’un seul film avec ce personnage et cet acteur. Un plutôt moyen en plus. L’impact émotionnel est vraiment réduit par rapport au comics ou par rapport au même événement à la fin d’une trilogie. J’aurais pu accepter cette mort si et seulement si on n’avait pas eu le dernier plan foireux. Une mort permanente, au moins pour toute la durée du premier film Justice League, là il y aurait des bollocks. Le désaveu de la Warner autour du personnage de Superman est vraiment palpable, contrairement à ce qui se passe autour de Batman (ce qui explique 1/ le montage ciné centré sur Batfleck, 2/ ce même Batfleck devenant producteur exécutif du DCMU et la volonté de mettre en avant l’univers Batmanesque). Cela dit en passant, Batfleck est convaincant. Pour Luthor, c’est plus particulier et il faut oublier la version papier. Mais il reste que pas mal d’acteurs semblent plus cachetonner qu’autre chose (Amy Adams, Jeremy Irons…)

Tout n’est pas à jeter non plus hein ! Mais sur trois heures, on garde plus volontiers tout ce qui ne va pas parce que c’est énervant de voir des trucs idiots… Mais si on réfléchit bien, au milieu du DC Movie Universe, ce film risque fort d’être à l’image des apparitions de Cyborg ou d’Aquaman : anecdotique.

Un film entier là-dessus aurait été sûrement mieux, plus dans le thème BvS et un vrai boot à la Justice League grâce à Flash… Je dis ça, je dis plus rien parce que ça m’énerve !

BvS partait d’un bon sentiment mais se perd dès le départ à cause de son scénario pré-Justice League plaqué sur un méta-concept idiot racoleur : « ouais, on va faire de la bagarre entre Superman et Batman ». Alors que c’est prouvé, des scientifiques ont fait des recherches, le gagnant, c’est toujours Superman. Le scénario se perd en facilités tout au long du film sous le couvert de préparer les films à venir et de faire des jolis plans. Je me suis globalement ennuyé, c’était plaisant à voir mais ça ne laissera pas un trace indélébile dans ma mémoire.

Suicide Squad reste la dernière cartouche de DC pour le fanboy que je suis de sauver son univers au cinéma de l’indifférence. Sinon, il faut se rendre à l’évidence, DC avec des images qui bougent, c’est du côté des dessins animés qu’il faut regarder. Point barre.

Tout petit mois niveau film ! A cela plusieurs raisons :

  • Peu de sorties intéressantes dans les bacs
  • J’ai désormais deux soirées de flinguées avec mes cours de Norvégien
  • Cross Game est une série de 50 épisodes, techniquement c’est l’équivalent de 10 films…
  • Moins de films vus = Plus de livres lus
  • The Witcher 3… Et tous ceux qui ont pu y toucher savent que c’est un trou noir à temps à libre…

Two Week Notice

Je ne cesse de m’étonner moi-même : une comédie romantique avec Sandra Bullock que je n’avais pas vue ! Diantre ! On a frôlé la fin du monde ! Il s’avère que la romcom en question n’a rien de particulièrement novatrice. Un schéma parfaitement classique, avec une Sandra Bullock qui fait du Sandra Bullock, un Hugh Grant qui fait du Hugh Grant. Le film rappelle finalement une autre production avec Hugh Grant : The Rewrite. Cette dernière est d’ailleurs meilleure. Elle est également beaucoup moins typée années 90 et ses personnages moins caricaturaux (même s’il est drôle le millionnaire complètement déconnecté de la réalité qui appelle son assistant à au milieu de la nuit pour choisir une cravate). Par contre, Two Weeks Notice est l’occasion de voir les talents d’acteurs de Donald Trump…

3/5

Eddie The Eagle

Vous savez désormais que j’aime les biopics sportifs. Celui-ci avait de quoi attirer l’attention du péquin lambda : du saut à ski. En termes de hype, on n’est pas loin du curling. Le film profite cependant de l’élan de figures-clés : Hugh Jackman (qui est un peu en mode automatique dans tous les rôles de mentor qu’on lui file), Taron Egerton toujours auréolé de l’aura Kingsman et Matthew Vaughn à la production. Il en résulte un film qui fleure bon l’ultra-positivisme, à la fois drôle et touchant, et qui envoie un message fort sur les véritables valeurs du sport et sur la persévérance.

4.5/5

Evangelion: 1.0 You Are (Not) Alone

On ne peut pas dire que je connaisse Evangelion. A l’époque où j’avais encore accès à la chaine Mangas (ça date pas de cette décennie… ni même celle d’avant), j’ai vu les deux ou trois premiers épisodes, un par ci par là et ce qui ressemblait à une fin. En gros, je sais qu’il y a des mechas organiques qui se mettent sur la tronche avec des envoyés mystiques géants qui veulent détruire le monde. Du coup, quasiment rien. Il se trouve que pour fêter le anniversaire de la série, le créateur original a décidé de créer une série de quatre films (tétralogie Rebuild of Evangelion) qui « résument » l’ensemble de l’histoire tout en proposant sur certains points. Notamment la fin, nous promettant une lecture moins cryptique de la série. Sauf que le quatrième film n’est pas encore sorti. Le premier film propose une animation de qualité et une entrée en matière « facile » même pour ceux qui ne sont pas familiers de l’univers. En revanche, il faut s’accrocher car le film ne perd pas une seul seconde : les informations sont catapultées à toute vitesse, que ce soit sur les enjeux ou les personnages. C’est particulièrement délicat dans le cas du héros dont on ne pige absolument pas le mal-être, à la limite de l’insupportable ! Voilà ce qui arrive quand on doit caser l’équivalent de 6 épisodes en 1h30… ou le syndrome Les Chevaliers du Zodiaque – La Légende du Sanctuaire. Cela dit, Evangelion: 1.0 You Are (Not) Alone est nettement plus digeste et compréhensible que l’étron 3D susnommé. Le film se tient, mais il faudrait sûrement jauger la tétralogie en entier. La suite au mois prochain.

3.5/5

The Grimsby Brothers

Je ne suis pas spécialement fan de Sasha Baron Cohen et de son humour. Mais il faut bien avouer que la bande-annonce faisait envie. Après visionnage, je confirme que je ne suis pas fan du tout…

1/5

Cross Game

Si on posait la question aux afficionados du manga sur les plus grands auteurs nippons, je pense que la plupart répondrait instinctivement Otomo, Tezuka, Toriyama, Matsumuto… Les plus jeunes citerait plus probablement Oda ou Kishimoto. Les trentenaires du Club Dorothée pourrait éventuellement ajouter par effet de zèle Takahashi (Juliette je t’aime et Ranma 1/2) ou Hôjô (Nicky Larson). Pour ma part, mon trio de tête serait indubitablement Toriyama, Matsumoto et Adachi. Mitsuru Adachi est sans conteste un de mes artistes favoris, qui contrairement à Toriyama, possède un style de plus en plus fin à mesure que ses séries passent (contrairement au Jaco le patrouilleur galactique du papa de Dragon Ball qui n’était pas spécialement intéressant sur le graphisme). J’avais lu Cross Game, la série animée est très fidèle. Si vous aimez les cocktails mêlant tranche de vie adolescente, romance et sport, Adachi est THE auteur à lire. La grande force du mangaka est de réussir à faire passer des émotions et des informations sans utiliser de dialogues, juste en jouant sur les images, cadrages, vides et l’anime retranscrit parfaitement le style de l’auteur. A noter que la technique souffre un peu par économie de moyen (répétition des celluloids, animation parfois saccadée…) mais honnêtement, je m’en fiche. Pour les nostalgiques, si vous avez aimé Théo ou la batte de la victoire, cette anime est fait pour vous. Pour tous les autres amateurs de manga, je ne saurais que trop vous engagez à vous intéresser à ceux d’Adachi avant qu’ils ne coûtent tous une blinde ! (Vous aurez également l’occasion de lire des cases et des histoires intelligemment pensées)

5/5

 

Mr. Right

Sam Rockwell est probablement l’un des acteurs les plus sous-estimés d’Hollywood. L’un des rares capable de porter un film tout seul (Moon) ou de sauver un film du naufrage total (Iron Man 2). Bref, un acteur que j’adore. Mr. Right fait partie de ses films complètement décomplexés qui font mouche. C’est drôle, rafraîchissant, explosif ! Un vrai coup de cœur. Le film repose sur des personnages tout plus déjantés les uns que les autres, un scénario pas prise de tête et on passe un agréablement moment. Si vous avez kiffez American Ultra par exemple, je recommande Mr. Right. Et vice versa. De toute façon, c’est par le même scénariste Max Landis, un gars qu’il est bien et qui redonne des lettres de noblesse aux comédies d’action sans passer par la case débile ! Coup de coeur !

5/5

Numb

On peut dire que l’après Friends est délicat pour Matthew Perry. Ses séries peinent à décrocher une première saison complète et sa présence dans les salles obscures frôle le néant. Il faut dire aussi que s’il prenait soin de choisir ses scénarios, on n’en serait peut-être pas là. Numb fait partie de ses films qui ne savent pas exposer personnages et situations sans avoir recours à une voix-off (bien souvent équivalente à un cache-misère). Il en résulte une comédie romantique d’une incroyable longueur et téléphonée de tous les côtés au point de sortir les clichés par paquet de douze. Aucun intérêt sinon celui de se rappeler que des meilleurs films existent dans le genre, y compris avec des personnages en souffrance psychologique ou physique.

1/5

The Graduate

Face à la déception des films récents, il convient parfois de se tourner vers des classiques. Il se trouve que hormis les westerns, j’ai finalement vu assez peu de films qui remontent avant les années 80. Le Lauréat était sur ma liste depuis un moment et honnêtement j’aurais dû le voir il y a bien longtemps (imaginez que ça faisait prêt de 20 ans qu’une des scènes de fin de Wayne’s World 2 me passait au-dessus du cigare par manque de culture ciné pré-70’s !). Le film souffre un peu du poids des âges, ce qui le rendait outrageux  en 1967 passe nettement mieux 40 ans plus tard (surtout qu’on a vu nettement plus sordide depuis…). Le film vaut surtout pour le personnage principal, à la fois anti-conformiste et borderline antipathique quand on y réfléchit bien. Il faut surtout réfléchir en terme de musique, qui permet de décrypter des clés de lecture du caractère du protagoniste (et notamment comprendre la fin qui pourrait laisser des spectateurs sur le carreau). Musique de Simon & Garfunkel qui a grandement participé au succès du film, et vice versa. En 2016, regarder Le Lauréat relève plus de l’exercice de style ou d’une soirée thématique sur Arte que d’une soirée cinoch’ détente pop-corn. Ce qui n’enlève rien à la qualité du film, hein, juste que ça ne plaira pas à tout le monde !

4/5

The Final Girls

Malin Akerman (The Proposal) est vraiment une actrice que j’adore ! Et pourtant, c’est un peu par hasard que je suis tombé sur ce film : si vous êtes un peu comme moi, vous regardez une bande-annonce sur youtube, qui vous en propose ensuite une autre assez proche, puis une autre, puis un autre… Bref, c’est avec ce genre de téléphone arabe moderne que je suis tombé sur The Final Girls, un film tellement méta dans le méta-concept que je devais le regarder. L’histoire d’une fille d’actrice de séries Z qui se retrouve catapultée par le truchement du scénario actrice du film dans laquelle jouait sa mère, aux côtés d’icelle. Au final, ça donne un film barré qui explore le genre slasher tout en surfant sur les codes établis. C’était rigolo, pas prise de tête et intelligemment foutu ! Une très bonne surprise que je conseille et qui ravira les fans de films genre Tucker & Dale fighent le Mal.

4/5

10 Cloverfield Lane

Comme je disais dans un précédent billet, j’ai regardé Cloverfield dans l’attente de sa « suite ». Il s’avère que si le film fait bien partie d’un univers partagé, le lien entre les deux Cloverfield est toutefois tenu : l’un comme l’autre pouvant s’apprécier sans avoir vu le reste de la franchise. Complètement différent, 10CL n’en est pas moins intéressant. Au contraire, ayant un peu ma claque des film-footage, le huis-clos psychologique était fort bienvenu. Mary Elizabeth Winstead fonctionne bien avec John Goodman, très imposant dans son rôle. Pas de déluge d’effets spéciaux, une ambiance pesante, un film sorti un peu de nulle part, une production qui montre qu’on n’a pas forcément besoin de beaucoup, encore moins du marketing pompeux, pour réussir un blockbuster ! Que du bon !

4.5/5

One Punch Man – Saison 1

Je précise saison 1 car la probabilité d’une future saison 2 est quasiment certaine face au succès de l’anime. Le succès n’est clairement pas volé ! C’est fun, vif, drôle, punchy ! Ca fight dans tous les coins avec une énergie folle qui n’est pas sans rappeler des plans barrés de Fuli Culi. Les personnages sont attachants, tous à leur manière, mais ce qui fait le plus plaisir, c’est de regarder un shônen de baston qui s’affranchit des entraînements pour devenir plus fort. Ici, Saitama est déjà le plus fort, le type qui terrasse n’importe qui en un seul coup de poing ; du coup, la dynamique de l’anime se situe ailleurs. Le concept était casse-gueule mais il s’en sort avec brio. La musique de Jam Project dépote. Bref, regardez One Punch Man ! Vous êtes obligés !

5/5

Macross – Do you remember love?

La licence Macross est largement dans mon top 5 des animes que je préfère toutes catégories confondues. La première série en dépit de ses 30 ans tient toujours la route, Zero est top, Frontier est fantastique. Il n’a pas une série que je n’aime pas. Pour les films, le constat est un peu plus mitigé. On a eu du bon, et du très mauvais. Plutôt que de remater pour la n-ième fois la première série avec « Rick Hunter », je me suis dit que j’allais regarder le résumé, à savoir le film Do You Remember Love?. Durant toute la durée du film, j’étais tiraillé entre mon amour pour la série et le ridicule du film. C’est bien simple, il y a des incohérences partout ! Des trucs totalement improbables à mettre sur le dos des raccourcis que le créateur s’en sentit obligé de faire pour caler 36 épisodes de 20 minutes dans un long de 90. Le plus triste dans l’histoire, c’est que le film est devenu canonique et toutes les séries post-84 se raccrochent au film et non la série (parfois, elles se raccrochent un peu aux branches en citant le film comme étant un film dans la série). Il prend même des libertés étranges sur la mythologie. Sauf le film n’est pas à la hauteur de la série, alors épargnez votre cerveau et regarder plutôt la série originale à la place (Macross, hein, pas le découpage moisi américain appelé Robotech!). Vous aurez alors un 5/5 !

1.5/5

Zoolander 2

Il est des films qui vont tellement loin dans le débile qu’il en deviennent géniaux ! Zoolander fait partie de ceux-là. C’est vraiment très, très, très con. Et c’est en cela que c’est génial ! Derrière les vannes parfois haut perchées se cachent un fond de vérité ironique qui donne au film un autre degré de lecture derrière la dérision. Après, on va pas se leurrer, il faut être dans le trip et avoir vu le premier. Si vous avez aimez, vous apprécierez le second opus. Sinon, vous détesterez tout autant !

4/5

Pride and Prejudices and Zombies

Je pense qu’il est raisonnable de dire que Jane Austen n’est pas ma tasse de thé. Du coup, aucune chance que je lise ou regarde un film Pride and Prejudices. Oui, mais si on balance des zombies dedans, hein ? Et bien vous avez toute mon attention. Alors, c’est pas le film de l’année, loin de là. C’est pas un bon film de zombies, c’est pas un bon film romantique, c’est pas un bon film d’époque, mais c’est un bon film bien foutraque qui mélange tout en balançant des acteurs de Doctor Who et Game of Thrones dans le tas pour lui donner du cachet victorien. Le méchant est méchant, les gentils font des trucs au ralenti comme des poseurs, ça se prend pas au sérieux à l’image du pitch de base « et si on mettait des zombies chez Jane Austen ? ».  Bref, c’est pour les amateurs de zombies qui ont déjà fait le tour de la question et qui cherche un nouveau concept idiot pour passer une soirée. Je travaille moi-même sur un nouveau concept idiot pour me faire des tunes sur la vague de la mode : Pride and Prejudices and Sharks !

3/5

Shigatsu wa Kimi no Uso (Your Lie In April)

Deux séries animées dans le même mois, il faut croire que j’avais pas grand chose à faire ! Complètement différente du shônen présenté un peu plus haut, Your Lie in April s’adresse plutôt aux amateurs d’anime type Golden Time et autre romcom. Tiré d’un manga, on suit la vie assez déprimante d’un jeune pianiste brisé qui va tomber sous le charme d’une violoniste un peu fofolle. Il va falloir aimer la musique classique, les scénarios cousus de fils blancs, les personnages qui chialent à tous les épisodes (tous !), des bricolages un peu forcés sur les relations entre les personnages pour apprécier cet anime. J’aurais pu largement descendre la note à cause de tout ça, mais comme je l’ai binge watché comme une brute ce serait comme mentir. Bref, c’est pas l’anime du siècle mais certains épisodes, dont le dernier valait le coup d’oeil.

2.5/5

The Fault In Our Stars

Enchainer Shigatsu wa Kimi no Uso avec The Fault In Our Stars n’était probablement pas la meilleure des idées. A moins de vouloir se taper un weekend top dépression ! La bonne nouvelle, c’est que peu d’histoires arrivent réellement à me surprendre ; du coup, dès le premier quart d’heure, j’étais mentalement préparé au grand huit émotionnel du dernier acte. Le sujet du film est dur, surtout pour un film estampillé Young Adult comme l’est le roman originel. Heureusement, le scénario comme les acteurs et la réalisation ont le bon goût d’éviter le pathos pour finalement délivrer un message positif sur la vie et l’amour. C’est un film que je recommande chaudement, même si vous n’aimez pas les romances, mêmes si vous n’aimez pas les films pour ados et même si, comme moi, vous n’aimez pas les films qui traitent de maladies et d’hôpitaux !

4.5/5

Zootopia

Passer après Vice Versa aurait été un défi pour n’importe quel dessin animé, Disney ou pas. Zootopia avait un lourd héritage à assumer et c’est l’échec : long, pas hyper bien écrit, avec des personnages pas super attachants, des musiques pas géniales (Shakira ? Erk…), un univers particulièrement hermétique (sérieusement, une scène d’exposition pour expliquer pourquoi des animaux vivent comme des humains ? On n’avait pas besoin de ça dans Robin des Bois et c’était mille fois mieux).

0.5/5

Man Up

Je fais mon résumé mensuel en fin de mois, pour éviter de faire une critique trop à chaud (en bien comme en mal). Mais pour ne pas en oublier, je fais la liste au fur et à mesure. Et quand j’ai relu le titre « Man Up » pour faire l’article, bim, le blanc. Ce qui en dit assez long sur le caractère ultra-générique du titre et de cette rom-com. Honnêtement, ça cassait pas trois pattes à un canard. Le quiproquo de base est intéressant, avant de retourner sur le chemin ultra-balisé de la rom-com façon hollywood avec les clichés du genre « ils se détestent », « il veut faire rager son ex », « je cours à la fin pour la rattraper »… blablabla. Vite vu, vite oublié, malgré la présence de Simon Pegg.

1/5

Geek Charming

Si le sujet de The Fault in Our Stars est trop lourd pour vous mais que vous voulez satisfaire votre soif de films Young Adult tirés de romans, Geek Charming est à l’autre extrémité du spectre (vous savez, le côté niant-niant bisounours). Il faut aussi préciser que c’est un téléfilm pour le Disney Channel. Mais comme c’est de la YA et que j’ai pas le temps de lire tous les romans du genre pour nourrir un cerveau qui a envie d’écrire un roman du genre, bah je regarde les adaptations. Donc globalement, c’est pas terrible, l’acteur principal a le charisme d’une moule, l’humour bon enfant est à l’image du network de diffusion, ça suit un chemin classique pour le genre, il y a des parti-pris de narration étranges et ça a son lot de raccourcis et d’incohérences mais ça fait exactement le boulot qu’on attend d’un téléfilm sur Disney Channel. Si vous n’aimez pas le genre, si vous n’avez pas 15 ans ou si vous n’avez pas envie de proposer une oeuvre pour les ados, vous ne regarderez pas de toute façon… Moi, je rêve d’écrire un truc du genre !

3/5

Avatar

Croyez-le ou non, mais je n’avais pas encore vu Avatar. La faute à la hype et mon côté rebelle qui refusait de regarder. La faute à mon côté plein de préjugés sans fondement (« olala, mais on dirait l’histoire de Pocahontas », « olala, ça pique les yeux tout ce bleu-vert-violet »). Du coup, j’ai fini par m’y intéresser un peu parce que je ne savais pas quoi regarder. Le verdict est somme toute assez simple : bien mais pas top. Le film souffre d’un scénario carrément passe-partout avec des personnages bien stéréotypés (le méchant capitaliste, le vilain militaire bornée, le gentil samaritain, le faux antagoniste, etc.) qui m’ont fait régulièrement décrocher durant les trois heures de film. Si Avatar a réussi à faire le carton plein à sa sortie, c’est – à mon avis – à cause de sa révolution technologique (aujourd’hui encore ça reste impressionnant mais le côté fake ressort clairement sur certains plans). Ca reste un film qui brasse des idées très génériques, que j’oublierai d’ici deux mois à l’exception de scènes vraiment intéressantes mais qui aurait pu être traitées dans un western avec des indiens ou un documentaire sur l’Afrique Noire (je parle du côté shamanique des Na’Vi, ce qui m’a le plus plu). Le véritable point positif d’Avatar du film s’appelle James Cameron, et c’est surtout grâce à lui que le cinéma franchit certains caps, notamment technologiques…

3/5