Articles Tagués ‘Blame!’

The Babysitter

Gros coup de coeur pour cette production Netflix ! C’est fun, barré, drôle, décaler, bien écrit, bien réalisé. Typiquement le film sorti de nulle part qui met la pèche et fait la nique aux gros blockbusters bien formaté. A voir !

5/5

Pas de trailer, c’est le genre de films qui se découvre en aveugle ! Par contre, une affiche qui claque.

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Valerian et la cité des 1000 I don’t give a fuck

Déjà, sur le papier ça me faisait pas rêver : Luc Besson au scénario, duo d’acteur à l’opposé du charisme et du talent, bande-annonce insipide… Je me suis un peu forcé pour le voir et c’est encore deux heures de ma vie parties dans un film moisi. Quand vous commencez à checker vos mails ou facebook plusieurs fois durant le film, c’est un signe. Alors, on est face à une pure production Europa Corp : écriture laxiste sans cohérence (vous avez l’impression de voir scènes sans rapport mises bout-à-bout), personnages sans profondeur, dialogues mous… Du Luc Besson pure jus de poubelle comme on est habitué depuis 20 ans maintenant…

0.5/5

Stranger Things 2

Dans la continuité dans la saison 1, peut-être légèrement moins tenue dans son ensemble (c’est beaucoup plus éclaté) mais toujours aussi sympa. Certains personnages évoluent de façon très surprenante. Steeve par exemple, que j’aimais pas spécialement dans la 1, trouve une place de choix dans le pool des personnages badass. La musique est toujours aussi cool (80’s forever !), les références toujours aussi nombreuses mais moins tape-à-l’oeil. De toute façon, pas la peine d’en parler plus, vous l’avez sûrement déjà bingée…

4.5/5

A Silent Voice

Là encore, très gros coup de cœur anime ! Un film que je recommande sans modération, qui traite de sujets graves sans pathos ni jugement, mais avec finesse et justesse. Ca parle de handicap (surdité) et de harcèlement dans le cadre scolaire, mais depuis le point de vue de l’agresseur, non de l’agressée. Au passage, il n’y aurait pas eu Your Name, a Silent Voice aurait été le film d’animation de 2016 (Makoto Shinkai le dit lui même). A voir absolument !

5/5

Risky Business

Il n’est jamais trop tard pour rattraper ses lacunes cinéma. Surtout si c’est un film des années 80 ! Risky Business reste un film intéressant qui n’a pas tant pris un coup de vieux que ça. Je me suis demandé à quoi ressemblerait le même sujet traité en 2017 (self-made american spirit, capitalism, prostitution…) et puis finalement, en imaginant le résultat, je me dis vraiment que le cinoch des années 80, il avait une autre gueule !

4/5

Birth of the Dragon

Bruce Lee est une de mes idoles de ma prime-prime-prime jeunesse (j’ai dû voir la Fureur du Dragon à 4 ou 5 ans…) alors dès qu’un biopic a été annoncé, j’ai été curieux. Et puis j’ai vu… Je n’arrive pas à croire qu’on ait pu produire une bouse pareil tout en capitalisant sur l’image Lee. Ca me semble encore pire que la bruceploitation ! Tout est nul ! « Inspiré de faits réels » est un doux euphémisme pour dire « un jour, Bruce Lee s’est battu, alors on a fait un film ». Combat intéressants, personnages fictifs inutiles, intrigues molles… Sérieux, y’a rien à sauver. Allez mater un vrai film de Bruce Lee ! Ou même juste Dragon !

1/5

The Wraith

Ayant fréquenté des videoclubs dans les années 80-90, je suis vraiment étonné de ne voir cette série B que maintenant ! Alors ça a difficilement supporté l’épreuve du temps, mais c’est encore une preuve que dans les années 80, on produisait des films en mode YOLO. On dirait un mauvais comics strip sur une sombre vengeance avec des voitures qui font du bruit, des vilains très vilains, des retournements des situations complément prévisibles, un scénario borderline débile, des filles qui montrent des boobs (encore que, pas trop, Sherilyn Fenn la joue soft – oui, Laura Palmer) et bien sûr, les bogoss bankables de l’époque (Charlie Sheen). A réserver pour soirées films bis uniquement.

2.5/5

Blame!

Ceux qui me connaissent savent que je suis hyper fan du manga Blame! et que ce dernier m’a largement influencé. Bref, j’attendais avec une énorme impatience cette production Netflix sur mon manga culte. Et là, c’est le drame… Le ratage n’est pas loin d’être complet. On passe à côté de tout ce qu’est Blame! pour une espèce de soupe fadasse calibrée pour du grand public qui n’y connaît rien à l’univers. Et résumer un univers indéfinissable en 1h30, c’était le plus casse-gueule des paris. Ca se présente comme une histoire « annexe » à caser quelque part dans le manga pour peu que vous ne soyez pas psycho-rigide sur la chronologie. La 3D cell-shadé est borderline dégueulasse et surtout pas adapté à l’univers craspec de Nihei… L’histoire à peine intéressante, les personnages peu attachants… Franchement je m’arrête là ! C’est une perte de temps pour tout le monde ! Lisez Blame!. Point barre.

1.5/5

Sword Art Online: Ordinal Scale

J’adore vraiment la série. J’ai switché en revanche de la production anime vers la lecture des light novels à la fin de la saison 1. Ce film est un inédit, écrit spécialement pour surfer sur la vague post-saison 2. Une histoire inédite donc, par le romancier lui-même. Comme toujours, le game design présenté dans les jeux est une vaste blague mais tout fonctionne très bien dans la globalité et il y a un vrai kiff de gamers (la réalité augmentée, le futur de demain !) et d’amateurs d’anime à regarder ce long métrage. C’est hyper propre et dynamique. J’ai hâte de commencer la lecture de l’arc Aliciazation maintenant ! En revanche, c’est à voir APRES la saison 1 et 2 en anime ou après la lecture des romans si vous voulez vraiment l’apprécier !

5/5

American Assassin

J’écris cet avis plusieurs jours après l’avoir vu et réalise que, globalement, j’ai déjà oublié le film… Ce qui en dit assez long… Toutefois, sur le moment, c’était plutôt sympatoche, essentiellement de par la présence de Michael Keaton…

2.5/5

Kingsman: The Golden Circle

Un film d’espionnage complètement décomplexé, déjanté et barré. Après la purge Spectre, ça fait du bien de voir des professionnels qui ne se prennent pas au sérieux mais fournissent un travail chiadé sur la réalisation, le scénario, le montage, la musique… Dans la directe lignée du premier opus, que je conseille également !

4.5/5

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Blame! Gakuen (And so on) est un recueil d’histoires courtes de Tsutomu Nihei (Biomega), paru aux éditions Glénat Manga.

C’est probablement l’une des chroniques les plus inutiles que j’ai jamais faite, pour deux raisons :

  1. Si vous êtes fan de Blame! ou de Tsutomu Nihei comme je le suis, vous avez déjà acheté ce volume.
  2. Si vous n’êtes pas fan de Blame! ou de Tsutomu Nihei, vous n’avez probablement aucun intérêt à acheter ce manga.

Si vous ne connaissez pas Blame!, d’une part, c’est dommage, d’autre part, c’est un manga si délicat à appréhender qu’il m’est impossible de vous en faire la réclame en quelques lignes. Blame! est l’un des mangas qui m’a le plus influencé, au même titre que Akira. Blame! est sûrement le summum du cyberpunk mystique, avec zéro dialogue, des architectures de ouf et des montres et combats hallucinants.

Bref. Blame Gakuen est une bizarrerie, un recueil de petites histoires qui se rattachent vaguement à Blame! ou à l’univers déjanté de son auteur. Gakuen est complètement barré et propose quelques histoires en propulsant les héros de la série originale (Killy et Shibo) dans un lycée et une ambiance moé (avec ce que ça implique comme humour raz de la petite culotte).

A côté de celles-ci, on trouvera des histoires complètes de science-fiction halluciné et un récit qui donnera une nouvelle vision de l’univers Blame!. C’est toujours aussi sombre et pessimiste, et c’est ce qu’on adore avec Nihei.

Le manga est tout en couleurs et comme j’adore l’auteur et son style si particulier, je ne peux que dire : « c’est beau !« . Après, j’ai tout à fait conscience que c’est particulier comme dessins…

Entre drôlerie et violence, Blame! Gakuen trouvera sûrement un public qui se connaît déjà. Les autres, je vous propose d’aller acheter le premier volume de Blame!

L’Histoire passera sur le fait que je suis encore allé au Virgin faire des dépenses inconsidérées pour se focaliser sur l’essentiel : « Oh my fucking god! Le nouveau Tsutomu Nihei est enfin dans les bacs ! »

Pour vous donner une approximation de mon état d’excitation en découvrant l’oeuvre, il faut juste dire que Tsutomu Nihei est tout simplement mon auteur de manga favori, devant Leiji Matsumoto et Otomo (c’est dire !). Blame! est mon oeuvre culte et rien n’y personne ne m’en fera démordre. Et pourtant, à la lecture du premier tome (avaler comme il se doit à grands renforts de « woooooah », « cooooooool » et autres « c’est ginial »), j’ai l’impression que dans le temps Biomega pourrait surpasser Blame!

En 3005, une mission humaine repose le pied sur Mars après sept siècles d’absence. Personne sauf une étrange femme, qui vit à la surface sans oxygène…

Six mois plus tard, sur Terre, Zoichi entre dans une ville condamnée pour retrouver des gens non contaminé par un étrange virus qui transforme les gens en zombies. Il rencontre Ion, une jeune fille qui a assimilé le virus et lui permet de régénérer ses propres cellules. Kidnappée par la DRF, Zoichi doit la retrouver car la sauvegarde de notre monde contaminé dépend peut-être d’elle…

Je vous la fait courte, c’est un poil plus compliqué avec d’autres personnages. Mais ça n’a rien d’insurmontable et les détracteurs faciles de Blame! (oude Abara, une autre oeuvre de Nihei) comprendront que dans ce manga, le scénario est de prime abord accessible et pas totalement obscur.

Comme dans toutes les oeuvres de Nihei, les planches sont sales et très lâchées. On retrouve son style sans commune mesure avec des mutants issus de vos cauchemars les plus malsains, des gigastructures avec des perspective de malade mental, des combats hyper dynamiques, un découpage efficace et une action très bien retranscrite. Le design des personnages peut rebuter les plus fermés, mais tant pis pour eux. Et puis de toute façon, le héros porte un casque la plupart du temps.

Biomega, c’est comme du Blame! mais la claque est moins gigantesque. Le héros et les combats badass avec un gun qui déchire ont un petit air de déjà vu (tout comme la quête de Zoichi, finalement proche de celle de Killy), mais on s’en fout.

Ya une moto à la Akira, un gun à la Blame!, des zombies par milliers découpés à la hache, du gore, des mutants qui mutationnent, des gigastructures, un ours qui parle, de l’action à qui va une vitesse propre à vous vriller le cerveau et le héros qui n’est pas là pour ramasser des pâquerettes.

Biomega, c’est mon coup de coeur impartial et non objectif. Si vous êtes fan, vous l’avez déjà probablement acheté et vous étes déjà d’accord avec moi. Sinon, croyez-moi, c’est une découverte qui mérite d’être faite et bien plus accessible que Blame! (Glénat, 7€50, 194 pages)

La série comportera 6 tomes. Et on se prend tous à rêver que Biomega, c’est en fait la préquelle de Blame! …

(Si certains veulent me faire des cadeaux, regardez les goodies de Biomega, je crois qu’il y a déjà la moto…)