Articles Tagués ‘Alcool’

Si vous ne connaissez pas This War of Mine, d’une part vous ne lisez pas assez mon blog, d’autre part vous ratez une véritable pépite vidéoludique. Commencez donc par lire ma récente chronique, puis allez acheter le jeu et revenez après quelques heures de jeu si vous galérez.

Pour les autres, je me fends d’un petit article pour partager mes expériences de jeu, astuces et conseils pour tenir le plus longtemps possible. L’article n’a pas à vocation d’être exhaustif, ni de présenter la meilleure façon de survie. C’est juste un retour d’expérience. Si vous n’êtes pas d’accord ou souhaitez aussi partager votre expérience, les commentaires tout en bas seront ravis d’accueillir vos propres expériences.

Personnages

Les trois personnages de départ sont tirés parmi un pool. Tous possède un bonus particulier pour vous aider à survivre. Voici les plus notables que j’ai pu rencontrer et la façon de les utiliser :

  • Bruno – Il a avantage bon cuisinier, ce qui veut dire qu’il est un bon candidat au départ. Il vous économisera du combustible pour cuisiner des repas au fourneau et du sucre pour fabriquer de l’alcool. C’est donc toujours lui que vous devez utiliser pour ces tâches, même s’il est malade, blessé ou fatigué. Ne lui faites pas monter la garde ni explorer.
  • Katia – Elle a la fibre commerciale et tire toujours bon prix des échanges. Elle doit toujours interagir avec les marchands. De fait, c’est elle que vous envoyez en exploration la nuit avec son sac de 12.
  • Roman – Il a un bonus pour se battre. A moins de l’envoyer en exploration dans les coins chauds, il devra toujours monter la garde la nuit, vous offrant un avantage non négligeable contre les pillard
  • Marco – Avec ses 15 emplacements, il vous rendra vraiment service pour explorer la nuit et ramener plus de choses pour vous développer plus rapidement
  • Arica – Elle ne fait pas de bruit en courant, mais ça ne sert pas à grand sauf dans les coins dangereux, mais vous n’irez probablement pas là-bas dans les premiers jours. Par contre quand il ne reste que les options dangereuses…
  • Pavle – Il court vite. Useless man, donc. Au moins, il porte 12 trucs en exploration… Exception notable : le square avec le sniper, vous apprécierez sa vitesse.
  • Anton – Le bon mathématicien. J’ai toujours pas compris à quoi ça servait… C’est en général le mec que j’envoie en mission aléatoire à l’extérieur. Au moins, il ne se plaint plus qu’il fait trop froid.
  • Boris – La mule à 17 emplacements ! Il est lent, mais bon, sur une expédition bien planifiée, ça passe à l’aise.
  • Marin – La bénédiction des ressources ! Faites lui faire les plans de tout ce que vous construisez pour économiser au max.
  • Cveta – Encore un autre poids mort…
  • Zlata – Il paraît qu’elle réconforte les gens… Il paraît…

Il y a d’autres personnages, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de jouer avec. Dans tous les cas, lisez leur description et tirez profit de leurs capacités naturelles. Chaque personnage possède un taux de déprimitude plus ou moins élevé fonction de la situation ou de vos choix. En général, les personnages plutôt dépressifs ont toujours un truc qui permet de les faire tenir : clopes, café, livres… Essayez dans la mesure du possible de toujours avoir ce qui les console en réserve. Dans un équipe composé de fumeurs, échangez le café. C’est de la logique, mais il faut y penser. De toute façon, vous verrez bien les ressources consommables qui baissent automatiquement.

Gardez toujours vos personnages en forme :

  • Soyez-les si vous pouvez, sinon faîtes les dormir et ne les dérangez que pour faire les tâches qui leur reviennent.
  • Vérifier les syndromes de dépressifs et allez chercher ce qui leur manque
  • Rationnez la bouffe, un personnage qui a très faim c’est toujours gérable dès le lendemain avec les bonnes décisions
  • Pas de personnages blessés ni malades ! Débrouillez-vous, mais occupez-vous en en priorité, notamment par des soins et des gros dodos. Un personnage blessé court moins vite et meurt plus vite.

Le tirage des personnages de départ est aléatoire. Si pour moi la dream team serait Bruno/Marin, Katia, Roman (puis Boris), jouez le jeu et essayez de tirer profit de vos boulets (oui, je parle de vous Anton et Cveta) ! Dans la guerre, on ne choisit pas ses compagnons d’infortunes. A noter d’ailleurs que mon plus long run à ce jour a été fait avec les boulets susnommés, donc tout est jouable ! Et sans une balle malheureuse, j’aurais pu continuer encore au moins 5 jours au regard de mon planning…

Si un personnage veut s’ajouter à votre équipe, prenez-le. C’est peu-être une bouche de plus à nourrir, mais c’est une paire de bras en plus pour vous défendre des pillards la nuit.

Exploration

L’exploration est primordiale et il va falloir s’organiser. Vous avez toute une nuit, tirez en profit au maximum:

  • Envoyez vos mules si vous en avez, Katia/Pavle sinon. Je ne vous cache pas que les 10 emplacements sont rudes, pas infaisables, mais ça demande vraiment de l’organisation priorisée !
  • Ne faites pas « tout prendre » bêtement, regardez ce qu’il y a avant, concentrez-vous sur le nécessaire ou faites le point ci-après
  • Faîtes des allers-retours entre les points de loot pour tout entreposer dans un seul, vous aurez ainsi une vue complète de ce que vous « possédez » hors de chez vous. En effet, jusqu’à présent, personne d’autres que vous ne semble visiter les maisons, vous pouvez vous constituer un stock alternatif a l’abri des pillards de votre. De plus, en faisant ainsi, vous constituez des piles de 4 optimisant chaque emplacement du sac
  • Avant de partir, sachez de quoi vous avez besoin en quelle quantité. Si vous avez fait vos stocks comme dit ci-dessus, c’est plus facile de savoir où allez. Sinon, fiez-vous au descriptif des maisons.
  • Ne volez les gens qu’en cas d’extrême galère. Ca mine le moral de l’équipe sauf si c’est pour l’ultime survie (personnages affamés, ultra blessés, ultra malades…)
  • Ne tuez personne. C’est le pire des cas envisageables et nous valons tous mieux que ça !
  • N’emportez pas d’item inutile la première nuit pour votre reconnaissance. Vous ferez ça à la prochaine. (sauf si vous connaissez déjà l’endroit où vous allez)
  • Remplissez toujours votre sac avant de partir, tant pis si au terme de l’exploration vous n’avez finalement pas trouvé ce que vous cherchiez
  • Si remplir votre sac implique se faire tirer dessus, oubliez ce que je viens de dire et foutez le camp. Gérez des personnages blessés est le pire !

Au début de l’aventure vous allez surtout gérer le cottage abandonné. Et c’est okay. A moins d’une grosse galère de bouffe/médocs, vous pourrez gérer les 3-4 premiers jours uniquement en lootant ce lieu. Ensuite, fonction de vos besoins et de ce qui est disponible, vous irez ailleurs.

Cela va sans dire, mais évitez les coins dangereux, à moins d’avoir – par exemple – Arica et le coeur bien accroché, parce que le coup de chevrotine, ça ne pardonne pas !

En hiver, prenez une hache et dégommez les meubles de lieux sans hostilité pour récupérer du bois et du combustible.

Echange

Echangez ce dont vous n’avez pas besoin, évidemment. Ce qui dépendra de votre configuration de jeu. Dans tous les cas, veillez toujours à faire l’échange optimisé au poil de cul. Grattez une clope, une eau, une herbe… peu importe, ça vous sauvera peut-être la vie.

Si vous avez accès à la distillerie, allez-y comme des porcs ! L’alcool, ça s’échange bien. En cas de galère absolue de bouffe/médocs, allez avec votre alcool au camp militaire, vous ne ferez pas une grosse exploration, mais vous vivrez un jour de plus !

Essayez de ne pas échanger le matos électronique, c’est tentant mais vous en souffrirez pour upgrader vos équipements de crafting.

Equipement de la maison

  • Le début de partie se ressemblera toujours un peu, voici pour moiles indispensables à construire dans les premiers jours :
    • La machine à filtrer l’eau
    • Un lit
    • Un réchaud
    • Un atelier
    • Un deuxième lit
  • L’eau filtrée est utilisée par le réchaud pour faire des rations de bouffe efficace. De plus, en le construisant tôt, vous pouvez commencer à faire des stocks de flotte pour plus tard. Le lit est obligatoire ! Sinon, ils dorment mal et c’est le début de la galère ! Construire tôt l’atelier vous permet d’avoir accès tôt au matos de crochetage pour vider votre maison.
  • Très rapidement, évoluez votre établi de base et construisez une deuxième station pour filtrer encore plus la flotte, surtout si vous prévoyez une distillerie ou un jardin. Sinon, c’est toujours un truc échangeable, l’eau.
  • Le plus dur pour moi est de gérer l’évolution de l’atelier de façon à avoir accès aux armes, dont la hache bien pratique pour les futurs stocks de bois.
  • Si vous n’êtes pas en hiver, le chauffage peut attendre qu’il fasse une température de 12-14 avant d’être construit.
  • A deux lits, vous devriez pouvoir réussir à gérer le repos de quatre personnages en rotation. Si vous avez trop de blessés ou malades, tant pis, construisez un 3ième et passez en mode survivaliste extrême avec un mec qui fait tout le taf la journée et les autres qui dorment.
  • Après, suivant vos préoccupations (fumeurs, caféinomane, manque de bouffe, manque de médocs), ce sera à vous de palier le plus urgent entre l’appât pour la nourriture, l’herberie et le potager.
  • Dans tous les cas, gérez au poil de cul votre stock de bois et de « petits objets », ça part à une vitesse folle. Plus d’une fois j’ai du faire des expéditions et des échanges uniquement dédiés à ces deux seules ressources. Evitez cependant de ne faire que l’un ou que l’autre, vous vous retrouveriez dans la position où vous ne pouvez rien faire le jour suivant. Comme je disais plus haut, si vous savez que vous devez construire une distillerie qu’il vous manque x planches, prenez absolument les x planches la nuit et comblez le reste avec du matériel annexe.
  • Si vous vous retrouvé en position où la criminalité explose en ville, laissez tomber le plan initial et faites des barricades ! Je le répète, un personnage blessé est le pire des poids morts !
  • Essayez de prévoir l’arrivée du froid grâce à la radio, donc à quel moment il faut songer à upgrader le chauffage.
  • Si jamais vous commencez votre partie en hiver, accrochez-vous à votre slip parce que c’est pas gagné d’avance. Votre plan : upgrade d’établi, chauffage, upgrade établi, upgrade de chauffage. Et dans le lot, il faut balancer au moins un lit et un réchaud. C’est jouable mais bon courage quand même !

Objets

  • Aplusieurs moment, vous aurez l’occasion de choisir entre construire un item et construire une amélioration de maison.
    • Si vous n’avez pas d’armes, choisissez l’arme.
    • Si vous avez envie d’améliorer un équipement, patientez un jour et faites-le lendemain avec les nouvelles ressources de la nuit
    • Si vous n’avouez pas une arme par personnage qui restent dans la maison la nuit, choisissez l’arme si c’est la hausse de la criminalité
  • La viande crue est toujours à privilégier sur la conserve si vous avez le choix. Ca se cuisine très bien. Si vous avez un piège à rats, c’est bien mais ne fondez pas vos espoirs dessus, c’est très aléatoire, et jamais au bon moment.
  • Ayez toujours au moins un livre et un peu de réserves pour les drogués, ça les tiendra toujours un peu éloignés de la déprime.
  • Les outils se dégradent. Echangez-les juste avant qu’ils se cassent, ils vendront comme neuf ! (Si vous avez deux outils dont un dégradé, c’est bien sur le tout neuf qui sera pris…)

Dans l’épisode précédent…

Cher Journal,

Cela faisait près d’un an que j’avais raccroché mes gants qui doublent les dégâts d’attaque sournoise afin de me consacrer à la vie d’époux modèle. En effet, un jour qu’elle faisait les comptes, Muiri avait récupéré l’équivalent de mes fiches d’honoraires d’assassin et s’est rendue compte que depuis que je étais arrivé dans ce pays de fous, j’avais amassé environ 140000 pièces d’or, sans compter l’achat de la maison à Solitude et les babioles accumulées dans les coffres du sous-sol. En gros, elle m’a fait comprendre que c’était enfin l’heure de la lune de miel et que Elu, dragons ou pas, c’était pas négociable.

Ca fait donc un an que je me fais chier chez moi à écouter les « bardes » d’à-coté picoler, à acheter des fruits et légumes sur le marché, à ce que tout le monde me demande si j’ai pris une flèche dans le genou pour maintenant rester glander chez moi et que Paarthurnax m’envoie des courriers alarmants toutes les semaines au sujet d’Alduin et de la destruction prochaine de Bordeciel ! Alors que hein, Bordeciel se porte très bien et j’ai pas vu un seul dragon depuis ma fenêtre.

Et puis Muiri a eu envie d’une maison secondaire ! J’ai dit « Pas à Blancherive », le peu de fois où j’étais allé, il y a toujours eu une attaque de dragons (A mon avis, Alduin est le Jarl de Blancherive). A Solitude on craint rien, à Blancherive, autant prendre une concession directe à la nécropole !

Bref, ni une ni deux, j’ai repris mes gants et ma liberté et je m’en suis allé battre campagne. Enfin, pas très loin, j’ai rencontré un autre Argonien fort sympatique du nom de Jee-Ra sur le port de Solitude. Voir une tête qui ressemblait à la mienne m’a fait tellement plaisir (et c’est tellement rare !) que j’ai engagé la conversation. Celui-ci m’a demandé si je pouvais lui rendre un service (j’aurais du m’en douter). Éteindre le phare du coin. C’est un peu étrange comme demande, mais bon. Je lui ai demandé si ça allait pas poser problème avec les bateaux, il m’a dit que c’était le but : faire échouer un bateau précis, vider sa cargaison et faire moitié-moitié. Sympa ! J’ai demandé pourquoi c’était pas lui qui allait éteindre le phare : il avait piscine (j’aurais du m’en douter aussi).

J’avais oublié que tout le monde était des grosses feignasses en Bordeciel, en attente d’une pauvre pomme près à traverser le pays pour 5 pièces d’or un bijou enchanté inutile bien trop cher pour des marchands bien trop pauvres.

Mon affaire du phare réglée, on a essayé de me buter…

*long soupir*

Les gens ont visiblement oublié qui était l’archimage de l’académie, qui était le bras droit de la Mère de la Nuit, qui avait libéré tout le pays des Sombrages, qui a buté l’Empereur… Si tant est qu’ils l’aient su un jour. Me voilà en train de buter les rares Argoniens du pays, sans gaieté de cœur, au nom de ma résidence secondaire.

Je vais ensuite faire un tour à la guilde des voleurs, voir comment ils se portaient. inutile de dire qu’ils m’ont dit : « bah t’étais où ? ça fait un an qu’on t’attend pour te filer du boulot qu’on veut pas faire nous-même… » Chuis parti.

*long soupir*

Je ne sais plus où en chemin, après ma dose réglementaire de bandits paranoïaques et de nécromanciens berserk, je suis tombé sur un certain Sam. Sam m’a proposé de venir picoler à avec lui. Pris d’une soudaine dépression sur ma propre condition, je me suis dit que c’était pas une idée plus bête qu’une autre de se bourrer la gueule… Même si au fond de moi, j’avais le sentiment que je devrais sûrement buter ce Sam pour duplicité viscérale une fois notre sympathique communion alcoolisée terminée.

Quelle ne fut donc pas ma surprise de me réveiller avec la gueule de bois du siècle certes, mais sans couteau sous la gorge. Sans l’ombre d’un Sam à mes côtés non plus d’ailleurs… J’aurais dû reprendre mes activités normales, mais je me suis réveillé en carafe dans le temple de Dibella de la ville aux escaliers. La prude nonne n’a pas manqué de me faire culpabiliser au sujet du Sam absent et me voilà parti à sa recherche comme un idiot… Et quand on ne se souvient de rien passée la rencontre, on se dit que ça va pas être facile…

Les Mystères de l’Amour est toujours une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) toujours avec les acteurs habituels qu’on a toujours l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe toujours environ une demi-douzaine…). Oui, je fais toujours les mêmes introductions pour cette série si je veux.

Il faut bien le clap de  fin d’une saison des Mystères de l’Amour pour sortir ce blog de sa léthargie et relancer la machine avec le désormais habituel debrief. A noter que j’ai tout de même hésité à le faire : rien qu’en listant les tags de l’article, je savais que j’aillais faire du copier-coller de choses que je répète de saison en saison, inlassablement, tel Sisyphe avec son rocher, avec l’espoir vain que quelqu’un m’entendra crier. Mais visiblement, dans le 78, c’est comme dans l’espace…

Car les épisodes passent et le spectateur aboie. J’avais laissé sous-entendre dans l’article précédent que la saison 5 était qualitativement meilleure que les autres… Disons qu’elle surnageait au-dessus de la médiocrité des autres et qu’avec un minimum d’application elle aurait pu être très agréable à regarder. Cette saison s’étant conclue sur la « mort » d’Audrey, on était en droit d’attendre une saison 6 qui naviguerait dans les mêmes eaux dramatiques que la précédente. Et bien non. Je vais même sauter directement à la conclusion : la saison 6 est nulle. Pas aussi nulle que la saison 2, hein. Mais nulle quand même.

Oh ? Ca m’étonne. J’y suis même pas dans cette saison…

Pourquoi donc ? Parce qu’elle est inintéressante. Sur une saison de 26 épisodes, l’équivalent en durée de 14 sont à jeter à la poubelle faute d’apporter quoi que ce soit à la série ou aux personnages. Je ne comprends pas pourquoi JLA s’obstine à faire des saisons calibrées sur 26 épisodes puisque :

  1. Il n’y a pas d’arc narratif cohérent qui tienne sur l’intégralité de la saison
  2. Rien, y a pas de 2. Quand on définit une saison, on définit des enjeux pour des personnages pour les entraîner vers une nouvelle étape, en veillant à conserver une certaine unité de personnages, de temps, de lieu et/ou de noeuds narratifs.

Si je prends la saison écoulée, qu’avons-nous eu ?

  • La mort de José, dont on n’apprend qu’il n’est pas mort AVANT l’épisode 26
  • Le retour « miraculeux » d’Audrey, qui traîne en longueur de façon proprement insupportable (et complètement artificielle) et qui ne correspond même pas à la fin de saison
  • La création du disque de Fanny qui était en cours au début et qui est encore en cours à la fin
  • Le parcours personnel de Nicolas qui n’a aucune logique puisqu’il entre le début et la fin, il est au même point
  • Les déboires judiciaires de Peter qui débutent après l’épisode 1 pour se conclure avant l’épisode 26
  • Je ne vais même pas citer leur restaurant qui se résume à une vaste blague…

En gros, il n’y a aucune cohérence narrative pour aucune des trames dans le cadre d’une saison complète. Prise indépendamment les unes des autres, les idées ne sont pas forcément idiotes, au contraire. Surtout le complot initial autour de Peter qui était – de loin – ce qui tenait le plus la route. Mais comme c’est noyé au milieu de sous-intrigues toutes plus anti-climatiques les unes que les autres, elles n’a finalement qu’une portée limitée.

Sauf pour moi ! Je suis devenue PDG alors que j’ai aucune compétence pour diriger une holding à plusieurs milliards de dollars !

C’est sûrement un détail, mais ne pensez-vous pas qu’il aurait été plus logique d’avoir une saison de 12 épisodes dont l’enjeu était la Watson Corp victime d’une OPA ? Puis une autre saison dont l’enjeu était la recherche d’Audrey et le jeu du chat et de la souris avec Ingrid ? Deux blocks qui font sens en tant que saison, avec le drame resserré sur une durée plus courte et dans lesquels le spectateur pourrait plus facilement s’investir émotionnellement ? Le tout n’empêchant pas des sous intrigues d’importance moindre comme Laly et ses doutes pour Antonio, la mort factice de José, le disque de Fanny… (on aurait aussi pu avoir une saison de 12 épisodes avec tout ça, mais bon…)

Je pose les questions, vous êtes libres d’exprimer votre avis dans les commentaires.

Je m’attaque encore une fois à l’écriture de Jean-François Porry. C’est triste, mais le scénario est le nerf de la guerre. S’il ne tient pas de debout, le spectateur finit par regarder la série par habitude, non par intérêt, et par passer plus de temps sur Twitter à lire les commentaires en direct plutôt qu’à s’intéresser au sort des personnages. Je reconnais les impératifs de production propres à la méthode JLA, qui torchent les mises en boite d’épisodes afin d’avoir du matériel d’avance pour les diffusions TMC. Mais, écrire les scénarios entre la poire et le fromage, en accumulant les scènes d’une vacuité sans fond pour remplir les bobines nuit d’une part à la qualité de la série et d’autre part à la reconnaissance du métier de scénariste et à l’importance de son travail.

Si vous suivez un peu l’actualité cinéma dans notre hexagone, vous n’êtes pas sans savoir que le salaire des acteurs représente une part non négligeable du budget, laissant de moins en moins de place à la valorisation des métiers de l’ombre. En bas de l’échelle de reconnaissance se trouve le scénariste, forcé d’accepter des royalties de misère et des conditions de travail pourraves sous le prétexte que 1. « n’importe qui peut écrire une histoire » et 2. « l’histoire qu’il écrit doit être calibrée pour vendre ». Sous entendu, si le scénariste n’écrit pas (ou pire ne ré-écrit pas) pas selon les directives de la chaîne ou du producteur, il n’a qu’à aller voir ailleurs. Aujourd’hui, à quelques exceptions près, je ne pense pas secouer le cocotier en disant que la fiction française (surtout à la télé) est d’une pauvreté sans nom, sans imagination (vive les copiés-collés) et dénigrée par le consommateur. Les choses semblent vaguement bouger quand on lit ci et là « il faut remettre le scénario au cœur des processus créatifs et financiers », mais vous pourriez gueuler dans le cul d’un poney que vous auriez la même avancée.

Pour compenser la véhémence de mes propos, je vous offre une image de petits chats

Et à mon avis, la pauvreté des scénarios des Mystères de l’Amour contribue à entretenir l’idée que le spectateur se fout de l’histoire pourvu qu’il voit des acteurs qu’il aime bien (que ce soit la nostalgie pour Hélène Rollès ou pour voir les grandes oreilles de Dany Boon). Le producteur (et pour le coup, un bon) JLA se faisant mauvais scénariste JFP pour des besoins de coûts de production ou pour son plaisir personnel entretient une télévision malheureusement poubelle où le consommateur n’a plus vraiment le choix des déchets qu’il souhaite manger (fictions bas de gamme, télé-réalité affligeantes, documentaires alarmistes…) sinon se tourner – souvent illégalement – vers ceux qui savent créer des shows fictionnels de qualité : les américains, les anglais les danois et les suédois ! Oui, parce que le Danemark produit de la série dramatique qui défonce, pas forcément avec des budgets plus élevés mais avec une part allouée aux scénarios plus juste.

Et si on regarde les scènes de la série de Nicolas, il faut bien admettre que toutes ou presque sont navrantes de facilité :

  1. Les scènes en bagnoles coûtent moins chères à produire mais sont particulièrement ennuyeuses et redondantes
  2. Je maudis les téléphones portables : dans quasiment une scène sur deux, les personnages se parlent par téléphones interposés. C’est bien pratique, sauf qu’ils répètent au téléphone ce que le spectateur sait déjà et puis cela renforce l’impression d’une série sans enjeux puisque les personnages ne sont même pas là pour partager des émotions dans la même pièce. (Et c’est particulièrement paradoxal quand on sait qu’ils vivent tous ensemble !)
  3. Toutes les filles (à l’exception notable d’Hélène qui ne s’accomplit plus qu’à travers Peter) passent leur journée le cul vissé sur une chaise. Si c’est pas un fauteuil du salon, c’est une chaise de la cuisine. Sauf pour aller voir Tom et aller à l’école, je ne suis pas certain d’avoir vu Bénédicte faire autre chose que se plaindre sans rien faire, engluée dans sa baraque.

Avant même d’aborder les personnages, leurs mises en situation contribuent à les enfoncer dans une routine sans intérêt, accumulant des lignes de dialogues minables pour le plaisir de combler le vide angoissant d’un habitacle d’Audi. On ne va plus chercher le pain, on va à l’école… Le propre d’une fiction reste de vous sortir un peu du quotidien, dans cette saison hormis une poignée de personnages, tous s’y enfoncent avec délectation (même pour faire un truc cool, comme un album de musique).

Chaque scénariste choisit la méthode qu’il souhaite pour concrétiser une scène. Loin de dire que celle que j’utilise pour mes romans (Sol Sunburst, disponible sur Kobo et Amazon) (c’est mon blog, je me fais de la pub si je veux !) (d’ailleurs, j’ajoute Le Tabouret gratuit dans le tas aussi tiens) est la meilleure, mais elle a le mérite d’être proche de celle de John August (The Nines, Big Fish), scénariste reconnu au pays de l’Oncle Sam. Imaginez maintenant un épisode écrit suivant sa méthode:

Source: Scénario Buzz

Pour les moins anglophones d’entre vous, voici les grands points:

  1. Qu’est-ce qui doit nécessairement se produire dans cette scène?
  2. Qu’est-ce qui arriverait de pire si cette scène était supprimée?
  3. Quels personnages ont besoin de figurer dans cette scène?
  4. Où cette scène pourrait-elle se dérouler?
  5. Quelle est la chose la plus surprenante qui pourrait se dérouler au cours de cette scène?
  6. Est-ce que c’est une longue scène ou une scène brève?
  7. Trouvez trois façons différentes de la faire débuter.
  8. Visualiser-la à l’écran.
  9. Ecrivez une simple ébauche de la scène.
  10. Ecrivez la scène in extenso.
  11. Recommencez 200 fois.

Rien que les points 1, 2, 3 et 5 écrémeraient la majorité des scènes sans intérêt qui jalonnent tous les épisodes. A ce niveau de ma plaidoirie, je ne peux que supplier Jean-Luc Azoulay de prendre un scénariste pour l’épauler dans l’écriture de sa série. J’en profite également pour lui rappeler que je suis disponible. (c’est mon blog, je me fais ma pub si je veux !).

Le seul épisode réellement digne d’intérêt se révèle être le dernier, certes à cause du cliffhanger, mais surtout parce que faute d’intrigues à démêler sinon celles pour préparer la suite, le rythme tend à être plus efficace. Sans être mauvaise langue, la saison aurait été calibrée sur 27 épisodes, le 26 aurait sûrement été insipide et le 27 condensé…

En règle générale, j’enchaîne mes articles en analysant chaque personnage les uns après les autres pour montrer qu’ils n’évoluent pas, aussi bien les uns que les autres. Comme il est fort probable que ceux qui s’intéresseront à cette chronique auront déjà vu la série, j’ai décidé de changer et de faire un top 10 des événements les plus CLDS/improbables/décevants qu’il nous ait été donné de voir au cours des mois passés.

  • Ingrid enceinte. En soi, pourquoi pas. Hormis le fait que ça met Nicolas dans une position inconfortable (encore !) et qu’il serait bon pour le personnage qu’elle se sente plus en danger vis-à-vis de sa double-vie, il m’est difficile d’accueillir la nouvelle sans arquer le sourcil. Premièrement, on sait tous comment finissent les grossesses dans cette série. Donc à moins que Carole Dechantre ne soit elle-même enceinte, on peut estimer qu’une nouvelle fausse couche se prépare ou qu’il ne s’agisse que d’une n-ième manipulation du personnage. Je peux me tromper, mais l’annonce fait également l’effet de manche de fin de saison afin d’appâter le chaland pour le 31 août. On ne me fera pas croire que c’était pas l’idée de dernière minute. Pour me convaincre, il aurait fallu me montrer le personnage en proie à des nausées dans les épisodes précédents (et c’était pas dur de faire passer la pilule et de brouiller les pistes grâce à un mal des transports après son vol pour Caracas…) !
  • Le double épisode comique façon OVNI. Déjà pour mettre un OVNI dans la scène d’intro… Ensuite parce que la résolution catapultée en 2 minutes montre en main prouve les problèmes de rythme et d’écriture et se révèle être le plus incroyable bordel qu’on ait pu voir dans cette série. De tous les CDLS, celui remporte l’oscar très haut la main. A côté de ça, on se surprend à accepter le rip-off de Pretty Woman avec un soupir et à ne même plus relever la vulgarité ambiante dès lors que JFP parle de sexe.
  • Le complot autour de Peter. Ou comment les bonnes idées sont sacrifiées sur l’autel du laxisme. On avait les bons ingrédients : Jean-Paul, le commanditaire secret, la médiatisation, l’impact sur la holding, la journaliste sans foi, etc. Et c’est gâché par le quotidien routinier de leur tribu. Où est la perquisition de la police ? Où sont les interrogatoires des inspecteurs ? Où est Peter ? La seule qui s’en sorte très honorablement, c’est Hélène en miraculeuse patronne qui se met à faire de la diffamation en public. Ressortir le baron de machin-chose et son sourire niais pouvait marcher, mais il aurait fallu une caractérisation plus agressive et égoïste, plus proche d’Ingrid quoi. Ca faisait partie des intrigues les plus palpitantes de la saison, mais sa résolution et ses conséquences n’ont pas été à la hauteur de mes attentes. Rien que de faire perdre à la Holding un bout de son patrimoine aurait augmenté la tension. Voir Peter en prison aussi. Là, rien. Même pas un frissonnement d’inquiétude à l’égard des personnages.

Peter, je suis ton père.

  • La révélation de Jean-Paul. In-com-pré-hen-si-ble. Elle n’a aucun sens. En soi, Jean-Paul pourrait être le père de Peter. Après tout pourquoi pas : on ne connaît pas la mère de Peter, mais on sait que JP est un queutard comme un autre dans cette série. Là où ce n’est pas crédible, c’est quand on remet en perspective la révélation dans les événements de la série entière : JP qui couche avec la soeur de Peter, JP qui envoie son fils en prison, JP qui cherche à ruiner son fils, JP qui couche avec la femme de son fils (Audrey, et oui). On a beau être un sale enfoiré, on a beau ne pas être le père idéal, mais là, c’est carrément abusé ! Au final, on accueille la nouvelle sans surprise (au contraire de Star Wars…). Le pire reste une justification moisie au comportement de Jean-Paul : « tu comprends, c’est à cause d’une femme… » NON. Non, non et non ! Faire des trucs débiles par amour, c’est le truc d’Ingrid ! Arrêtez d’avoir la même justification pourrie ! Si Jean-Paul avait sorti son insatiable soif de pouvoir comme excuse, c’était à la limite plausible, acceptable et raccord avec une pathologie psychologique. Anakin Skywalker n’a pas basculé vers le côté obscur à cause de son amour pour Padmé, c’est sa propre faiblesse à protéger les autres et les moyens faciles qu’offraient un régime totalitaire pour assouvir sa fin qui l’y ont poussé…
  • La mort de José. Il est de notoriété publique que JLA est proche de ses acteurs et concilie volontiers à s’adapter à leurs besoins/envies. L’envie de Philippe Vasseur était de prendre un peu de distance avec le show pour s’oxygéner, notamment grâce à ses nouvelles activités théâtrales. Comme il était marié et bien coincé dans sa maison du bonheur, il fallait trouver une pirouette cacahouète pour emmener José loin. Heureusement, les infidélités (enfin, surtout sa faiblesse) de Bénédicte lui offrent l’opportunité d’une crise de nerfs débile (je doute qu’on jette ses papiers par la fenêtre comme ça sous le coup de la colère, mais pourquoi pas) et un accident dramatique. En soi, la fausse mort de José n’est pas dérangeante, elle est même plutôt rigolote quoique incroyablement égoïste et surdimensionnée de la part du mec qui couche avec le premier cul venu mais refuse que sa femme fasse de même. Là où elle fut mal traitée, c’est sur son impact. Nicolas est plus effondré que Bénédicte certes, mais surtout on passe trop vite à l’option « la vie continue ».  Certes, personne n’y croyait à cette mort, mais plutôt que de faire un plan pathos avec la caméra qui monte vers le ciel, combien auraient préféré voir une scène au cimetière avec la bande réunie autour d’une tombe ? Le deuil est une chose incroyablement complexe passant par plusieurs étapes intéressantes en terme de drame ; bien sûr, la série passe outre pour laisser toute latitude à Jimmy de faire le rapace. De plus, dans mon scénario où on va dans le détail des répercussions de sa disparition, au moment où le public aurait autant persuadé que Nicolas que José était mort, là on secouait leurs certitudes d’un cliff de fin de saison avec une photo de José prise à l’aéroport… Bref, bonne idée, mauvaise exécution.

« Et moi, je peux être dans ton classement ? »

Non, toi, tu sers à rien sinon attirer l’audimat 15-25 ans.

  • L’album de Fanny. Ca va faire deux saisons qu’on se tape les mêmes bandes-son en boucle. Tout le monde se fiche de cette intrigue. Alors pour la relancer, on sort le fils de Thomas Fava en producteur de musique véreux qui volent les chansons. Parce que, oui, la musique, c’est juste un gros business d’enfoirés ! Et quand on apprend que leur musique « Fidélité » s’est faite pirater pour être mise sur le net, je suis désolé de le dire, mais le spectateur s’en branle. Pire, il montre du doigt cette bande de professionnels composée de pas moins de 5 cerveaux différents en hurlant qu’ils ne sont que des blaireaux pour n’être allés protéger leur travail à la SACEM ou tout autre organisme de gestion de droits.
  • Le retour d’Audrey. J’avais espoir que sa mort serait définitive. Espoir qui tenait plus du voeu pieu qu’autre chose. On a donc retrouver Audrey amnésique dans un hôpital à Caracas. Amnésique… Deux balles dans le dos, des truands qui ne prennent pas le temps de faire 15 mètres pour achever le travail et elle finit amnésique… Je suis démuni, franchement. Dans une histoire un peu ficelée, les truands n’auraient pas été en mousse et lui aurait logé une balle dans la tête (justifiant le fait qu’ils n’aillent pas finir le travail), une mare de sang se serait répandu dans le parking et ensuite – par miracle – Audrey serait toujours en vie mais amnésique à juste titre. Un artifice facile mais nettement plus probable. Il suffit de lire la BD XIII pour avoir un exemple explicatif de ce genre de cas plausibles… Là, c’est du bon CDLS des familles cette amnésie !
  • Le retour d’Audrey bis. Ou plus exactement, la traque d’Ingrid. C’était à la fois pitoyable (Nicolas), navrant (Sidonie) et mou (24 épisodes). JFP a bien essayé de se la jouer Spy vs Spy avec le duel à distance Ingrid/Jeanne (vive le téléphone, encore une fois) et en ajoutant des indics et la pauvre Mylène, mais c’était sans espoir. Honnêtement, je ne sais pas trop ce qu’il aurait fallu pour sauver cet intrigue sinon investir plus Nicolas, investir moins Jeanne, virer Mylène, se débarrasser de Sidonie, mettre Ingrid en danger, éviter de faire croire que le service de protection des témoins laisse une amnésique dans la nature, raccourcir son retour…
  • La nuisette Léopard d’Ingrid. Ou comment ce personnage finit par perdre tout crédibilité et le peu de respect qu’il m’inspirait. Prenez le personnage dans l’ensemble de la série, depuis son rôle de mère macquerelle jusqu’à sa double tentative d’assassinat sur Audrey au milieu desquels se trouvent un petit suicide raté et sa rédemption en dénonçant Jean-Paul (pour ensuite comploter de nouveau avec lui). Je suis à cours d’explications pour justifier les retournements de veste du personnage. Elle ne fait même pas de politique ! J’en suis venu à la conclusion qu’Emilie souffre d’une schizophrénie à tendance paranoïaque et sociopathe avec dédoublement de la personnalité. Je ne vois rien d’autres qui puissent justifier son comportement. Ses scènes avec Mylène sont vulgaires  et sans intérêt… enfin, disons plutôt qu’à chaque fois que JFP insiste sur le caractère sexuel d’Ingrid, c’est ultra-vulgaire avec ou sans Mylène. Son côté génie du mal est finalement tourné en ridicule parce qu’on n’arrive plus à s’attacher émotionnellement au personnage (et parce qu’elle est entourée d’une belle bande de bras cassés). Bref, je ne vais pas faire la liste des contradictions du personnage, ce serait trop long, mais il est temps de passer à autre chose niveau antagoniste.
  • Nicolas.

« Quoi ? Tu détailles même pas mon cas ? »

Non, ça sert plus à rien.

« Cool, je suis pas dans le top 10 ! Vous avez vu Madame ? »

Non, toi, t’es hors compétition…

Il faudrait ajouter le fait que le personnage de Laly devient complètement amorale (sexuellement parlant) sous le couvert d’être un ressort comique. Olga, autre ressort comique, ne sert à rien sinon parler de fromages (et tirer les cartes, à défaut d’autres choses). Jimmy qui ne sert que de co-pilote à Nico pour envoyer les gosses à l’école tout en dansant sur les cendres de José pour serrer Bénédicte. Cette dernière qui, après un bref moment de tristesse, se la joue veuve joyeuse en faisant péter les petites robes à décolleté pour essuyer des verres en prétextant que son restaurant va ré-ouvrir (sérieusement, j’en viens presque à espérer le retour de Frank pour elle…). Heureusement que j’ai dit que je faisais qu’un top 10 !

Parmi les autres trucs improbables de la série, je me dois de mentionner le décomplexe de la relation Laly-Fanny qui s’échangent des plans érotiques dans une ambiance assez malsaine.

« Je vais m’envoyer en l’air avec ton père pendant ton petit déj’ ! On va baiser comme des furieux et je vais même le fouetter. »

Réaction de Fanny dans la série :  » Hihihi ! Christian aime bien m’arracher la culotte avec les dents, demande à mon père de faire pareil ! »

Réaction de n’importe quel enfant dans la vraie vie : « LALALALALALALAJ’ENTENDSRIENLALALALALALAA »

Même si Léa est insupportable, il faut bien avouer que son trio (quatuor avec Laura) avec les autres gosses n’est pas dénué d’intérêt. Je me surprends à les espérer tous dans le même lycée et à avoir des aventures qui leur sont propres en marge (mais connectées) de ce qui arriveraient à leurs parents. Encore faudrait-il qu’ils apparaissent pour autre chose qu’être amenés à l’école le matin…

L’introduction de Marie apporta un bref vent de fraîcheur, jusqu’à ce qu’elle finisse cataloguée « grosse chaudasse hormonale », comme à peu près 82% des femmes dans cette série. C’est une pierre de plus au harem de Nicolas, qui devrait sérieusement apprendre à dire « non » ou « merde » à certaines et à se poser pour réfléchir à l’essentiel (commence donc par reconnaître ton fils d’ailleurs !).

Je voulais mettre un commentaire amusant, mais les voir encore en bagnole me déprime…

T’aurais pu dire que c’est des gros faux-culs qui se sont toujours enorgueillis de dire « on n’appelle pas la police » et dès qu’une fliquette arrive dans la bande, le commissariat de Plaisir croule sous le boulot…

Il y aurait tant et tant à dire, mais j’ai une vie et un roman sur le feu. Songeons à conclure ! Cette saison 6 fut des plus ennuyantes, ce qui justifie amplement mon « nulle » de début d’article. Beaucoup de bonnes idées mal exploitées entachent sérieusement la qualité de la série. L’un des rares soulagement que l’on puisse tirer de cette saison est qu’elle marque enfin une rupture avec ce qui s’est fait avant. On est en droit d’espérer une saison 7 avec quelques cartes redistribuées, notamment de par la disparition de la Villa Bonheur suite à la « maladresse » de Peter. Maison qu’il aurait fallu brûler depuis le départ au lieu de nous imposer ses tapisseries à tous les épisodes !

Quelles sont les pistes pour la suite ?

  • Nicolas et son harem.
  • Un nouvel endroit à squatter. Même si c’est plus pratique pour tourner, j’espère que des gens vont enfin se comporter en adulte et arrêter de vivre en bande pour certains (Peter/Hélène, Christian/Fanny, Nicolas/une nana…)
  • Visiblement plus d’humour, ce qui me fait craindre le pire.
  • Une évolution pour Hélène/Peter. Ce qui fera peut-être plaisir à Etienne…
  • Fanny, vedette de la chanson. Honnêtement, tant qu’elle arrête de chanter en studio, ça me va…

Ce que, moi, je voudrais :

  • Autre chose pour Nicolas. J’espère qu’il se mettra avec Audrey et qu’il commence à avoir des intrigues qui s’intéresse à autre chose que son pénis.
  • Des intrigues pour les ados.
  • De nouveaux emplois. Vu que le restau de Béné est parti en fumée, peut-être va-t-elle se sortir les doigts pour faire un truc de sa vie. Ce qui vaut aussi pour Olga, Nico, José, Jeanne, Laly…
  • Qu’on arrête avec Jeanne, qu’elle soit Wonder ou pas. On a le droit de passer à autre chose.
  • Un nouveau méchant crédible (ce qui me rappelle mon intro pour la saison 3).
  • Que José et Jeanne restent sur leur ile.
  • Que d’autres aillent les rejoindre sur leur ile.
  • Des épisodes ovni qui ressemblent à quelque chose (je milite pour mon épisode zombie avec le seul vrai mort de cette série, Antoine !)
  • Et surtout – surtout ! – de bons scénarios !

Vous sentez venir cette chronique de série B moldave ?

6 Bullets est un film réalisé par Ernie Barbarash (Cube Zero), avec Jean-Claude Van Damme a.k.a The Muscles from Brussels, Kristopher Van Varenberg (fils de), Bianca Bree dit Bianca Van Varenberg (fille de) et Joe Flanigan (Stargate Atlantis). Cette merveille est issue des cerveaux de Evan et Chad Law.

Dans un obscur pays d’ex-Union Soviétique, le trafic de pré-pubères fait rage. Heureusement, un homme, un américain, un vrai, se dresse fasse à l’injustice et s’en va délivrer les âmes innocentes des mains de la mafia.

Croyez-le ou non, mais les deux articles qui se tirent la bourre sur mon blog pour savoir qui aura le plus de vues sont Les Mystères de l’Amour saison 1 et Assassination Games. Autant pour le premier je peux bénéficier du support d’une fan-base et des relais via divers forums, autant le deuxième s’est forgé une réputation tout seule, à la force du poignet. D’ailleurs, j’avoue que la présence d’une photo de Bianca Van Varenberg a bien aidé… Et c’est en perfide sournois que j’entends encore profité de son aura et que je re-cite son nom en dépit d’un rôle anecdotique. Car si j’ai fait des productions JLA mon fond de commerce à visiteurs, je me suis dit qu’il serait temps d’user de mon autre fond de commerce : JCVD !

Six Bullets : photo

C’est la raison pour laquelle je me suis frappé son dernier direct-to-DVD en date : 6 Bullets. J’espère très sincèrement que sa présence au casting du dernier Expendables permettra de relancer sa carrière au cinéma et qu’on verra de moins de moins de productions cheapos. 6 Bullets est un mystère. Le titre est un mystère, déjà. Pourquoi 6 Bullets ? 6 balles… Heureusement qu’on nous explique au début du film, via des phrases sur un écran noir :

Notre monde est régi par le grand business. Tout s’achète. Un jour, j’ai vu un enfant être vendu pour 6 balles. Et je n’ai rien fait.

Qui parle ? On ne sait pas. Mieux, on s’en fout. Il ne sera plus fait mention à un quelconque moment de ces 6 balles et on comprend que c’est artificiel au plus au point et d’une pauvreté sans nom. Mais grâce à ses quelques mots, on sait que visiblement le film va parler du trafic d’enfants. Des fois que la séquence d’intro ne serait pas assez explicite…

Dans la séquence d’intro en question, JCVD affublé d’un postiche ridicule se rend dans un bordel clandestin (dans un manoir, dans une riche propriété, avec des mecs armés pour la surveiller… mais que fait la police ?) pour récupérer un gosse. Pour la faire courte, on apprend que Samson Gaul est un mercenaire et que, via l’ambassade américaine, il récupère des gosses kidnappés pour les ramener chez leurs parents. Pas tous, hein ! Juste celui pour lequel il a été payé. Si vous aussi vous êtes choqué par cette caractérisation de personnage, tapez 1 ; si vous n’êtes pas plus choqué que ça et après tout c’est un barbouze, il fait ça pour la thune pas pour les heures supp’, tapez 2.

2

Gaul est un professionnel, comme les vilains ont vu son visage, il les bute. Normal. Comme c’est un professionnel, il fait ça au couteau à beurre et à l’explosifs. Normal.

Six Bullets : photo

Sauf que plus tard, Gaul apprend que durant son feu d’artifice, les malfrats restants ont placé les enfants restants (tous moins 1, donc) dans des caches secrètes et que les explosifs aidant, le manoir a pris feu, les enfants avec… Là, Gaul se sent pas bien et sa conscience vient le travailler. Vous avez tapé 2, si vous sentez que la caractérisation du personnage est déjà foireuse, tapez 3 ; si en plus vous ne comprenez pas comment un professionnel qui est payé pour récupérer un gosse n’est pas au courant du modus operandus des malfrats qui cachent des enfants et que les explosifs ont tendance à faire des dommages collatéraux, tapez 4.

4

Comme à présent Gaul a une conscience cliché à mort , il va faire ce que tout bon personnage hanté par des fantômes fait : il picole. Et comme il est boucher, bah, il va retourner vendre des saucisses.

Sur ces entrefaites  arrivent un américain et sa famille. L’américain est venu pour un match de free fight. Message sous-jacent dans la caractérisation du personnage : je suis un gros dur, je défonce qui je veux, d’ailleurs, j’aurais ma scène à moi pour ça. La fille va se faire kidnapper, la police n’arrive à rien, alors les parents vont faire appel à Gaul. Qui va refuser. Et oui, un bon héros refusent toujours le premier appel de l’aventure, c’est comme ça.

Sur ce, un employé de l’ambassade va essayer de convaincre Gaul que « non, c’est pas cool que des américains se fasse kidnapper leurs enfants et que ce serait bien que le seul autre américain du coin se sorte un peu les doigts de la saucisse pour leur venir en aide ». L’employé de l’ambassade n’est autre que le fils de Gaul, joué par le fils de JCVD. Si vous trouvez que c’est une coïncidence des plus surprenantes, tapez 1. Si vous pensez que les producteurs (JCVD et sa fille, entre autres), essaient de placer tous les membres de la famille Van Varenberg au sein du même film et qu’ils ont fait pression sur les scénaristes pour avoir cette incroyable coïncidence dans le script, tapez 2.

2

Six Bullets : photo

Oui, quand tu travailles à l’ambassade de Moldavie, tu dois savoir te servir d’une arme pour aider ton père à tout moment opportun du scénario…

Comme le père est un free fighter, il va aller dans des bars et casser la gueule au premier venu… Ca ne sert à rien, vraiment à rien, et on se rend compte que ce type aurait pu être un businessman en affaire et le script aurait déjà gagné en réalisme. Bref, Gaul raccroche la bouteille, reprend du service et va bousculer un pont de la mafia local. Il explique à ce dernier que c’est lui qui va retrouver la blonde américaine disparu pour lui et qu’il a 24 heures. A ce moment-là du film, l’observateur averti ne pourra que se demander pourquoi Gaul, qui avait pris soin de buter tous les malfrats qui avaient son visage dans la séquence d’intro, parle à visage découvert. Si vous pensez que c’est les scénaristes sont mauvais, tapez 1. Si vous pensez que la suite du film dépend de cet acte anodin et qu’on en a besoin pour que le mafieux retrouve plus tard Gaul, tapez 2.

1 (En fait, c’est 2, mais le 1 prévaut tout de même !)

Evidemment, comme on peut pas faire confiance à un mafieux, la fille kidnappée sera retrouvée morte, brûlée à l’acide dans une baignoire. La famille est en deuil, Gaul picole parce que sérieusement il doit s’agir du professionnel le plus minable de tous les mercenaires du monde. Comme vous avez tapé 2 précédemment, le mafieux sait qui est Gaul (un simple boucher) et revient pour lui péter la gueule. Gaul se tape une giga-gueule de bois, et c’est grâce à cette gueule de bois qu’il va comprendre que la fille retrouvée dans la baignoire n’est pas la fille du free fighter (à ce point là, il n’y a que le CDLS).

Six Bullets : photo

T’inquiète JC, le spectateur souffre avec toi de la boucherie faite de ce scénario

Je vous passe à présent la fin du film qui va se limiter à du défouraillage en règle sur fond de deal commercial mafieux zarbi. Sauf que maintenant, tout le monde sait que Gaul va venir et qu’il est boucher. Du coup, on l’appelle « Le Boucher ». Et quand tu vas valser dans les tripes des vilains de service, se faire surnommer « Le Boucher », c’est badass ! De toute façon, comme vous avez tapé 1 précédemment, vous savez que ce film est particulièrement bancal et vous demandez comment et pourquoi Jean-Claude Van Damme ne prend pas plus le temps de lire et travailler les scénarios des films qu’il produit. Mais comme j’ai regardé le documentaire Behind Closed Doors, je sais que l’acteur tourne une semaine, se casse 1 semaine faire une pub au Japon, revient tourner une semaine, part voir un pote en Russie 2 jours, tourne 2 jours, retourne en Belgique 2 jours… Il devient évident qu’il n’apprend que vaguement son texte et n’appréhende jamais complètement le rôle qu’il endosse.

En gros, tous les personnages sont mal construits. Tous. Même le free fighter, même sa femme qui s’est se servir d’un flingue parce que –  je cite – son père était dans l’armée. La perle revenant à Samson Gaul qui, comme je l’ai montré au départ, n’est pas crédible ni en tant que barbouze, ni en tant qu’humain. Je ne vais pas faire le détail du film tel qu’il aurait dû être écrit pour être un minimum plus logique et crédible ; mais honnêtement, même un pitch basique comme celui de ce film, c’était à la portée du premier scénariste qui fait son boulot avec un minimum de sérieux ! En plus de ça, le film est rempli de dialogues foireux et si éculés qu’il est impossible de ne pas rire. Mention spécial pour la fin, la où on va buter le grand-grand-grand méchant. Je ne peux m’empêcher de faire partager.

Le bad guy prie dans une église, genre c’est un salopard qui vend des gosses mais au prix d’une confession les portes du paradis lui seront ouvertes (là encore, alerte au cliché éculé). Il s’en va donc au confessionnal. Le prêtre arrive et il commence.

Pardonnez-moi mon père parce que j’ai pêché. (Pause) Je ne me suis pas confessé depuis longtemps maintenant. (Pause) Dîtes-moi mon père, pensez-vous que Dieu pardonne tout le monde.

Pause dramatique. Le prêtre bouge et pour les deux trois du fond, oui, c’est Jean-Claude. Ce dernier sort une arme avec silencieux et, avant de tirer, déclame l’une des punchlines les plus cheesy depuis le film éponyme avec Trinita:

Le film, comme Assassination Games, a été tourné dans un obscur pays d’Europe de l’Est avec une réduction des drastiques des coûts. On se s’étonne pas d’avoir à l’écran un filtre cradingue ultra-saturé qui vous donne réellement l’impression de mater un téléfilm ukrainien en jaune et marron ! La réalisation est la même que sur Assassination Games (normal, c’est le même réal) et ne vaut pas tripette. Les acteurs semblent peu investis (sauf les enfants de Van Damme, alors que franchement dans le genre rôle mal défini, le personnage de Kristopher se pose là), à commencer par JCVD, dans un rôle de mec mi-froid, mi-torturé et re mi-fatigué derrière. Fatigué, c’est peut-être le maître-mot qui désigne l’acteur dans cette production. Un rôle très clairement bouche-trou dans un emploi du temps chargé. C’est d’autant plus dommage car, pour avoir vu JCVD, on sait que l’acteur est digne d’un vrai potentiel dramatique et même dans Expendables 2, il était plus grand !

6 Bullets est un film que vous ne regarderez pas et vous aurez bien raison. Il s’adresse uniquement aux puristes de l’acteur, à ceux qui se font des soirées films pourraves entre potes et aux bloggueurs qui veulent un article facile au prix d’une heure trente de leur vie !

Les Mystères de l’Amour est une série créée, produite et écrite par Jean-Luc Azoulay (a.k.a Jean-François Porry) avec tous les acteurs habituels qu’on a l’habitude de voir dans les séries estampillées Jean-Luc Azoulay (Hélène Rollès, Patrick Puydebat, Isabelle Bouysse, Sébastien Roch et j’en passe environ une demi-douzaine…)

Par où commencer ? Le sujet est vaste et la saison longue à explorer (26 épisodes de 45 minutes, tout de même). Le mieux, c’est sûrement de commencer par un cours de rattrapage sur la première saison, histoire de (re-)mettre tout le monde au diapason. Fort de cette première saison pour le moins riche en rebondissements et en… facilités scénaristiques dirons-nous, TMC – satisfaite des audiences cumulées – décide de remettre le couvert et de continuer à jouer sur la vague nostalgique entretenue par Hélène et ses garçons.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Mr Azoulay reste un producteur proche de sa communauté ! Vous en conviendrez du message qu’il a lui-même laissé en réponse à mon article susnommé (+1 point). Aussi n’est-il pas étonnant qu’il a entendu les griefs redondants et s’est évertué à changer sa recette et à expérimenter de nouvelles choses pour son groupe de quarantenaires. Comme c’est mon blog et qu’il fait l’apologie de mon égocentrisme, j’aurais préféré que ce soient mes griefs qui aient été pris en compte…

M’enfin, on ne peut pas tout avoir et regardons en détails les aventures qui attendent nos héros. Il faut que parmi les critiques récurrentes de la saison 1 on trouvait : c’est pas assez romantique, c’est pas assez drôle, c’est trop rocambolesque (en rapport à cette histoire de drogue), c’est pas assez comme avant… La bonne nouvelle pour tout ceux qui se plaignaient, c’est que des efforts ont été faits. La mauvaise, c’est que ça relève plus du pansement sur une jambe de bois que d’une cautérisation au fer rouge…

Dans cette nouvelle saison, José – séparé de Bénédicte mais immédiatement remis en couple avec Ingrid (oui, parce qu’on ne passe pas par les 5 phases du deuil émotionnel dans les séries AB)(et oui, ça aide de fréquenter le même fournisseur, à savoir l’épicier du coin…) – a décidé d’ouvrir une maison d’hôte. C’est la raison pour laquelle il va aller jusque dans les régions les plus sauvages et les plus vierges de France pour trouver son bonheur et proposer par la suite un cadre de qualité. Son choix se portera donc sur le département du 78 parce que l’air pur de la vraie campagne parisienne, il n’y a que ça de vrai. Dans son entreprise, il tombera par chance sur une petite vieille un peu frappée qui décide de donner sa grande baraque pour le projet de José. Donner. Littéralement ! Pas d’agence, pas de papier, pas de contrat. Rien ! Parce que ça se passe comme ça dans la vraie vie. Tous ceux qui ont cherché à louer un appartement et qui disent qu’il faut avoir un casier vierge, un CDI depuis 20 ans, des garants blindés de thunes et accessoirement être non fumeur et ne pas avoir d’animaux de compagnie ne font vraiment pas d’effort pour se trouver un logement ! Le marché n’est pas en crise, les vieux n’ont pas des retraites de misère, tout va bien, quoi.

Patrick relit son script et admet que j’ai peut-être marqué un point…

Mais comme monter un maison d’hôtes ça reste un gros projet pour les petites épaules de José, il va faire appel à Nico. Nico hésite, ça reste un gros changement dans sa vie de photographe de cul de péniche. Fort heureusement, suite à une injonction législative, son emplacement de péniche se retrouve saisi. Comme les emplacements de péniche et les fleuves, ça ne court pas les rues, Nico et Jeanne sont à la baille. Ça tombe bien, José possède désormais une maison gratos.

De plus, Jimmy et Laly (toujours en couple…) se retrouve également à la rue. Une bête inondation parce que le couple montre qu’il ne sait pas communiquer. Ça tombe bien, José possède désormais une maison gratos.

Hélène (qui vit toujours chez Rudy… elle n’a sûrement pas le bon CDI pour louer un appartement à elle seule) décide de s’occuper d’un petit enfant d’Afrique qui vient en France pour être opéré du cœur. Suite un truchement scénaristique de haute volée (le fameux CDLS – C’est Dans le Script), l’appartement de Rudy prend feu ! Ça tombe bien, José possède désormais une maison gratos.

Rassurez-vous, Bénédicte n’aura pas d’ennui en particulier et elle pourra continuer d’être exclu du groupe en s’occupant de son restaurant. Heureusement que Olga est là pour lui refiler tous ses plans cul usés pour apporter un peu de… plans coupe (aka plans de remplissage) entre deux aventures palpitantes dans ce village du 78, qui n’a pas fini de révéler ses secrets.

Si vous avez bien suivi, tout le monde ou presque va se retrouver dans une immense baraque du 78 à vivre plus ou moins en communauté. Comme à l’époque du Miracle de l’Amour ! « C’est pas assez comme avant » : check !

Bien sûr, cette vague introduction au pitch de la saison ne permet pas de brosser l’intégralité des rebondissements, surprises et autres coups du sort que Nico et sa bande vont devoir affronter. Mais pour plus de clarté, il va falloir prendre les choses avec un semblant d’organisation et de cohérence.

Durée effective de la saison 2 : 5 jours (à une vache près, c’est pas une science exacte). 

Si je commence par mentionner ce détail, c’est qu’il va avoir son importance. Déjà parce que 26 épisodes pour 5 jours, c’est long. Histoire de comparer ce qui n’est absolument pas comparable, 5 jours, c’est plus ou moins – de mémoire – la durée de la saison 1 de Sons of Anarchy… qui n’a pas le luxe d’avoir 26 épisodes. Et 24, c’est 24 épisodes pour 1 journée. Sauf que l’une et l’autre de ses séries ne se revendiquent pas du « low cost » (normal, c’est « l’american way »). 26 épisodes de Les Mystères de l’Amour, c’est au bas mot :

  • Une table mise/débarrassée pour le petit déj/déjeuner/diner/goûter par épisode. Car oui, dans LMDLA, on met la table, on dit qu’on met la table, on demande à ce qu’on aide pour mettre la table, on prévient qu’on va mettre la table… (idem pour débarrasser).
  • Une course tous les 3 épisodes. Qui dit repas, dit courses, et oui ! Et il manque toujours un truc ! Il faut régulièrement aller chercher le pain, du liquide vaisselle, des tomates… Une grande part des sous-intrigues sera motivée par la boulangerie (sic).
  • Un repas à préparer tous les 3-4 épisodes. Et quand on fait la cuisine, on montre qu’on fait la cuisine. C’est important d’écosser des petits pois en discutant de tout et surtout de rien. Et comme LMDLA, c’est une représentation de la vraie vie, systématiquement, le repas sera une tâche exclusivement affectée aux filles : Hélène et Jeanne, principalement. Et oui, car on a beau mettre des sous-entendus dans des discussions à propos du caractère ultra-dangereux de Jeanne Garnier, il s’avère qu’elle n’est dangereuse que pour les pommes de terre et les tomates-mozza. Ou je ne sais quel plat exotique quand elle était danseuse à Sumatra (Comment ? Vous étiez pas au courant ? Ses meilleurs amis non plus…)
  • Un apéro ou un petit canon par épisode ! On soulignera au passage l’incroyable volonté de Christian, ancien alcoolique notoire, qui boit à tous les repas et tous les apéros sans jamais rechuter. Et pourtant, il aurait de quoi rechuter ; car suite à l’accident/amnésie/endoctrinement magique, il croit qu’Angèle l’a quitté. Pour mémoire, ils ont été 3 ans ensemble. Alors, à tous ceux qui ont déjà connu un chagrin amoureux, sans même parler d’une rupture d’une relation de 3 ans, visiblement, vous gérez mal la situation : Christian ne cherche pas spécialement à se battre pour récupérer la femme qu’il aime, il l’oublie en à peu près 3 heures et couche avec une autre fille (en lui disant je t’aime, sinon, ça compte pas) 3 jours après avoir reçu le texto de rupture… Car la vraie vie, c’est comme ça ; c’est comme pour trouver un appart’ !
  • Une scène de sexe suggérée, introduite ou conclue par épisode. Et encore, je pense que tire cette moyenne vers le bas ! Pour mémoire, on rappellera que le titre de la série est les mystères de l’amour… Amour, mes fesses oui ! Les Mystères du Glauque ou de la Nymphomanie serait nettement plus approprié ! Sans aller à dire que tout le monde couche avec tout le monde (même si au final, sur toutes les séries, tout le monde a effectivement couché avec tout le monde… sauf Hélène, qui n’a pas de libido), il convient simplement de dire les histoires de coucheries, d’adultères, de lesbianisme et autres plans « sordides » autour du sexe ont pris le pas sur l’abracadabrantesque histoire de drogue de la saison 1… Prenons l’exemple complètement abusé de Ingrid. Elle couche en moyenne avec 2 personnes par épisode. Après un savant calcul ramené au taux horaire d’un épisode, on en déduit qu’Ingrid couche avec une autre personne environ toutes les deux heures ! A ce niveau-là, c’est même plus de la nymphomanie, ça relève du désordre psychologique grave (sans compter qu’au niveau physiologique, je me demande comment son corps arrive à tenir le rythme). Ça n’engage que moi, mais à ce tarif, je préfère encore les histoires de drogues moisies…
  • Un flashback tous les 5 épisodes. Histoire de recycler des shots des séries précédentes et montrer à peu de frais l’état émotionnel des personnages. Surtout Jeanne, Nico et Hélène, les dignes représentants du « j’arrive pas à avancer dans ma vie, bouhouhou ». Arrêtez de réfléchir et prenez des décisions, bordel !
  • Un résumé des événements précédents au moins une fois par épisode. Car oui, on n’aime bien répéter les trucs qui se sont passés en l’absence des personnages mais qu’on a déjà montré à l’écran. « Ah bah, Jimmy est parti chercher le pain, Nico a mis la table, moi je prépare le déjeuner, Tim joue au badmington… »

Avant, j’étais alcoolique. Mais ça, c’était avant…

Pour résumer ma pensée en quelques mots : il ne se passe absolument rien ! Jamais ! On nous montre tout, tout le temps. Sans déconner, il y a une journée qui s’étale au moins sur 8 ou 9 épisodes ! Bien maîtrisé, avec un sens de l’économie et de la justesse dans l’élaboration des scènes, la saison n’aurait pas dû s’étaler sur plus de… allez, 12 épisodes.

Bon, à part mettre la table et aller chercher du pain, il se passe quoi dans cette saison sans Colombien véreux pour jouer au poker dans un restaurant couscous ?

En vivant dans ce village pittoresque de la région parisienne, nos amis vont découvrir une ferme bio. Le truc de la ferme bio, c’est qu’elle est tenu par un seul homme – Virgile – entouré d’une tripotée de nanas en robe blanche. La ferme bio est en fait une secte ! Oui, madame ! Une secte ! Mais attention, pas une secte comme celle du Mandarum. Non, Virgile ne cherche pas à amasser une montagne de thunes, il ne cherche qu’à baiser tout ce qui porte une robe blanche. On pourra se poser la question de savoir comment il arrive à entretenir un vingtaine de demoiselles sur les seuls revenus d’un panier de carottes vendus une fois de temps en temps… Mais il faut avouer qu’il est balèze, le Virgile. On pourrait croire que c’est délicat d’endoctriner des esprits faibles, de les asseoir sous sa coupe, de les rendre complètement dépendants. En fait, non ! Rappelez-vous de la durée effective de la saison, ramenez ça au taux horaire d’un épisode, on en déduit qu’il faut environ entre 0,4 et 1,3 jours s’il est en petite forme pour transformer des jeunes filles sans le sou et paumées en petites fées du jardinage, prêtes à coucher avec lui et VRP experte en minauderies pour son entreprise de la « Nouvelle Aube » (ou tout autre nom pourri qui pue la secte à 15 bornes). La magie de la prière collective… Cherchez pas, à ce niveau, je n’ai que le CDLS pour l’expliquer.

Moi, Virgile, je vais t’apporter la lumière, prends donc cette carotte et va la planter (message subliminal phallique à peine caché)

Et celle qui va faire les frais de cette endoctrinement magique, c’est Angèle ! Pour la faire simple, Angèle part retrouver Christian à la campagne, elle a un accident de voiture ; amnésique, elle est prise en charge par le Dr Virgile qui lui fait des péridurales et tient des discours pour le moins tendancieux que n’importe quel fille avec le niveau d’éducation d’Angèle aurait su détecter. Ni une, ni deux, un miracle et un manque de lucidité plus tard, Angèle est en train de planter des patates (enfin pas vraiment… elle va essentiellement passer ses journées à glander au pieu… Seule, tout le monde ne pourra pas en dire autant comme je l’ai suggéré plus haut…).  Si j’avais dit que le truc de Jeanne, c’était la prison, il semblerait que le truc d’Angèle soit d’attirer les gros pervers (après Mr Barnier, Virgile). Voilà c’est son truc à elle !

En plus de la secte de la ferme bio, il y a une histoire de trésor de guerre nazi que recherche Virgile (puis Ingrid, puisqu’ils sont potes, en fait… CDLS!). Un prétexte pour faire durer les journées jusque tard dans la nuit… Et pour nous torcher un épilogue ridicule où le groupe récupère le trésor sous forme de lingots d’or. Déjà qu’ils en branlaient absolument pas une seule en dépit du fait que ça se dit photographe, chanteur, secrétaire… imaginez ce que cela va donner maintenant qu’ils sont pétés de thunes ! (Un trésor en lingots, une baraque filée gratos, deux fois vainqueur au loto… depuis 20 ans, s’ils ont pas le cul littéralement fourré de Barilla, j’en aime mieux rien !)

Moue numéro 3, utilisée pour les « je t’aime bien, mais on va rester pote », les « il est trop mignon ce Tim et pas du tout insupportable en permanence » et les « oh non, on n’a plus de pâtes pour le diner ! qui va en chercher à l’épicerie ? »

J’avais souligné dans la première saison qu’Ingrid était l’un des personnages les plus intéressants. Oubliez ! C’était une erreur de jugement. Ingrid est absolument sans intérêt ! C’est une sociopathe. Et pas une sociopathe genre Dexter, qui possède son lot de faiblesses et failles pour le rendre intéressant, voire attachant. Non, non, une bonne grosse sociopathe sans réelle caractérisation. Non, nymphomane, ce n’est pas de la caractérisation… Ce qui la rendait intéressante dans la saison 1, c’était la part de failles qu’elle démontrait (vis-à-vis de Nico, par exemple). Dans la saison 2, elle ne possède aucune faiblesse, aucun remord, aucune attache, aucune façon de solliciter une forme d’empathie ni aucune faiblesse qui la rendrait vulnérable, donc intéressante. Ingrid se fout de José, de Nico, de Philippe, de Dan, de Cristal, de son business ; elle tient la police et le monde des ombres dans ses filets ; en d’autres termes, rien ne peut lui arriver lui arriver et, subséquemment, on se fout complètement d’elle et de ses machinations. Son personnage, qui était porteur d’intérêt, devient juste la grosse cochonne du coin… (non, ce n’est pas une caractérisation non plus…)

Je ne vais pas spécialement m’attarder sur la façon dont il aurait fallu gérer Ingrid pour susciter un brin d’intérêt, mais l’air de rien, il y a Philippe et c’était pas très compliqué d’en faire un nœud intéressant : si Ingrid tenait sincèrement à Philippe et développait une certaine forme de remords – même contenus – à son égard, on la rendrait plus humaine, donc plus intéressante. Ou idem avec Nico… Mais non, c’est juste une nymphomane adepte de la traite des blanches (entre autres) ! (Y a-t-il eu une bible pour définir la série et ses personnages, on est en droit de se poser la question…)

Mon personnage ? Pas crédible ? Non ? Vraiment ?

Car, oui, elle va envoyer Cristal au Maroc. Cristal, c’est la nouvelle nana de Rudy ; ils avaient prévu de partir tous les deux au Sri-Lanka, ce qui n’a pas plu à Ingrid… La mère-matronne est rancunière (oui, ici, c’est un soupçon de caractérisation). Je vous passe les détails – c’est affreusement long – pour sauter sur un point de détail qui revèle en puissance toute l’incohérence qu’est, en général, cette série. Entre le moment où Cristal a été enlevée par Tonio (visez le nom du bandit de service…) et récupérée par Rudy, il s’est écoulé deux jours. Deux jours à tout casser. En deux jours et avec un camion, ses kidnappeurs n’auront pas réussi à l’amener plus loin que… une station-service de la banlieue parisienne ! Et les kidnappeurs en mousse seront en train de la chercher dans les fourrés quand, deux scènes plus loin, Jeanne retirera de la ceinture de Crystal un émetteur (qui donc, techniquement, permettait de la retrouver n’importe où, n’importe quand, pour peu d’avoir le récepteur de l’emetteur…) ! Voilà où ça mène d’être aussi laxiste sur son écriture, sur des incohérences partout, tout le temps. Si je devais être exhaustif, il me faudrait au bas mots une semaine de chroniques quotidiennes…

Parlons-en de Jeanne tiens ! Jeanne n’ira pas en prison. Ce qui constitue sûrement un tournant dans son existence. Mais elle est tout de même un peu en prison, celle de son cœur (oui, je fais les licences poétiques que je veux). Car figurez-vous que après avoir vécu tous les jours à Love Island, après avoir vu tous les jours Jimmy en maillot avec ses muscles turgescents, il suffit d’une scène dans le premier épisode pour que Jeanne se rende compte que Jimmy est baraqué, mignon et gentil… Et l’embrasse. Oui, elle est toujours avec Nico et il est avec Laly mais on s’en fiche. Finalement, Jimmy aura la présence d’esprit d’arrêter les frais (à base de « je me casse plutôt que d’affronter la réalité » parce que c’est comme ça qu’on règle les vrais problèmes dans la vraie vie…). Du coup, Jeanne va faire ce qu’elle sait faire de mieux pour tromper son ennui : pister les téléphones portables… Un truc qu’elle a appris en prison, avec le karaté. Elle fait aussi la cuisine, disais-je… Le scénario fait bien d’insister sur son caractère dangereux, hein, on est effectivement en risque de passer à côté de cet élément au cours de cette saison.

C’est pas Jeanne, je la mets juste parce que je trouvais l’actrice mignonne en dépit de son rôle absurde… (oui, je fais toujours ce que je veux avec mes photos d’article)

Les décisions et discours des personnages varient d’un épisode à l’autre sans aucune forme de cohérence (et donc virtuellement varie du matin à l’après-midi…) :

  • José a le comportement le plus erratique qui soit. Il dit (j’ai des preuves !) qu’Ingrid n’est pas la femme de sa vie, qu’il est parfaitement conscience qu’elle s’envoie en l’air avec tout le monde et pourtant, il se paye le luxe d’être jaloux et de la défendre (sic et WTF),
  • Il faut aussi dire à José de se mettre d’accord : la femme de la vie de Nico, c’est Hélène ou Jeanne. Il faut se décider et éviter de pousser son pote dans toutes les directions.
  • Parce que sinon, Nico, il est tout perturbé. Et il n’arrive pas à expliquer pourquoi il couche avec Fanny alors qu’il aime Jeanne (ou Hélène, rien n’est sûr dans cette série). Même le script reste sans explication… Alors que, franchement, Mr Porry aurait fait de cette aventure extra-conjugale un truc ultra-animal et primaire, une pulsion en somme, c’était plus crédible sans même chercher d’explications qui se limitent à « J’ai glissé » après cette réplique d’anthologie pour Fanny « On couche ensemble, mais juste une fois, hein »… comme si ça le dédouanait…

Dans le genre glauquitude assumée, il n’y a pas qu’Ingrid qui couche avec tout le monde, hein. Laly va tromper Jimmy, avec François qui trompe sa femme Claude, qui elle-même le trompe avec un autre, ce même autre la trompe avec Bénédicte. Qui elle ne trompe personne, puisque Franck a été écarté de l’image au début de la saison avec un enfant, une autre fille et un clip à Los Angeles… De toute façon, comme le dit si bien François : « Mais c’est la vie Laly, tout le monde fait ça ! » Excusez-moi, je sors, je vais gerber…

Je ne comprends pas pourquoi le couple Bénédicte/Frank n’a pas tenu. C’était une opportunité de faire un vrai arc narratif sur la difficulté au quotidien d’une relation établie entre une femme et un homme plus jeune. Mais non ! Mr Porry le scénariste préfère visiblement :

  • avoir un troupeau de femmes cougars (Claude, Béné, Olga),
  • mettre en avant systématiquement et à chaque épisode les relations lesbiennes,
  • avoir des relations hors-normes (Fanny qui couche avec deux petits amis aussi débiles que consentants… et avec Nicolas… et avec Virgile…),
  • les coucheries endiablées dans les sectes…

D’un naturel social, les cougars ont l’habitude de se retrouver autour d’un point d’eau alcoolisé pour guetter leurs nouvelles proies, souvent de jeunes éphèbes sans défense mais consentants…

Pourquoi ? Sérieusement, pourquoi ?

Ce serait sûrement bien trop simple d’amener une seule relation dans des problématiques réelles. Je ne vais pas spécialement répéter ce que j’avais dit dans mon article de la saison 1, mais un peu quand même : avoir un enfant à plus de 40, s’insérer professionnellement à plus de 40 ans, chercher un appartement, gérer la différence d’âge et le regard des autres dans une relation amoureuse, etc. Tout cela sans sacrifier aux histoires de drogues, de doutes, de projets personnels et même, soyons fous, de sectes/fermes bio… (dont l’amalgame est aussi malsain que l’idée d’un groupe de potes où tout le monde couche avec tout le monde).

Franchement, si la saison 3 pouvaient, un tant soit peu, poser des bases qui ne reposent pas uniquement sur des libidos décomplexées, j’en serais fort aise.

Alors, à côté des histoires de coucheries dans tous les sens, nous serons également ravis d’apprendre que :

  • Jeanne qui s’était promis de lever de l’argent pour une inconnue lambda de la saison 1 s’en contrebat désormais les steaks,
  • Olga est toujours un mère aussi ingrate et préfère picoler de la vodka au bar de Bénédicte plutôt que de passer du temps avec son fils,
  • La carrière de chanteuse de Laly avec son groupe d’amies de 40 ans est déjà partie aux oubliettes,
  • Dans les forêts du 78, on peut tomber n’importe où, n’importe quand, sur des pièges à loup (sic!),
  • Entre le début et la fin de la saison, absolument RIEN n’a jamais évolué pour les personnages et leurs relations !

Si la qualité des scénarios, des intrigues et des dialogues laissent encore plus à désirer que dans la saison 1, le niveau de l’acting s’élève au même niveau. Sans rire, au regard du jeu de certains acteurs, on a l’impression qu’ils sont parfaitement conscients de la médiocrité de leurs lignes (mention spéciale à Isabelle Bouysse dans cette fameuse journée qui dure 8-9 épisodes)…

Il convient également de s’attarder quelques instants sur le fameux tournage low cost des séries JLA. Une série low cost à la française, ça veut dire :

  • Un tournage dans le 78 et des environnements limités (garage, extérieurs en forêt, rue du centre-ville déserte, studios de IDF1, 12 mètres-carrés pour symboliser l’ouverture de la nouvelle boîte branchée de Paris…)
  • 3 véhicules en tout : une Audi, une Citroën haut de gamme pour Ingrid et Virgile (la même), un véhicule familial type Zafira que se partagent visiblement Bénédicte et Philippe,
  • On fait l’amour en sous-vêtements et pantalons (ce qui ne manque jamais de me faire sourire à côté des situations nettement plus glauques qu’un bout de téton visible),
  • Une bande son composée de trois samples : la chanson de crooner pour les ambiances romantiques et les flashbacks, les trois accords bontampis pour les ambiances mystères et la chanson répétée en boucle pour les répétitions…
  • Des rebondissements scénaristiques limités à « Tu veux bien aller chercher du pain, on en a plus… » (et là, le doute assaille le spectateur : Jimmy aura-t-il le temps d’aller à la boulangerie avant sa fermeture ? Y aura-t-il du pain pour le diner ? La réponse dans 2 épisodes…)

La bonne nouvelle, c’est qu’un budget maquillage semble avoir été débloqué : tous les acteurs font en moyenne 5 ans de moins que dans la saison 1…

Une grosse scène à venir, un déjeuner d’une importance capitale, où l’on apprendra par des dialogues chiadés qu’on a perdue Lucille, au cas où le spectateur atteint d’une léthargie soudaine n’aurait pas compris qu’elle s’est cassée de dépit en voyant la langue de Christian dans la gorge de sa sœur… Tout en subtilité…

La vraie question que certains se posent à présent, c’est : mais pourquoi tu regardes si c’est si nul que ça ?

  • Déjà, il faut savoir que c’est encore plus nul que ce bref aperçu (je gage au moins que cette chronique aura arraché quelques sourires, ce sera toujours ça que la série n’aura pas réussi à faire).
  • Je regarde parce que, comme on dit à Nanarland, « le pire n’est jamais décevant ».
  • Je regarde parce que, en ces temps de crise, avoir l’occasion de rigoler à peu de frais est toujours bon à prendre.
  • Je regarde parce que le temps passe et c’est toujours agréable d’être un peu nostalgique une fois par semaine.
  • Je regarde parce que, en qualité de scénariste, j’essaie de me tenir au courant de certaines productions françaises et parce que, toujours en qualité de scénariste, j’essaie de flatter mon ego comme je peux en me disant « je sais que je peux faire mieux que ça » ! Et c’est exactement pour ça que je regarderai les saisons à suivre !

Salut c’est Jacky, je suis aussi dans la saison 2 des Mystères de l’Amour ! Et ça me dérange pas de couvrir mon boss marié qui couche avec la nouvelle pigiste…

La saison 2 de Les mystères de l’Amour est encore pire que la précédente. Intrigues et personnages perdent en cohérence et en intérêt. Je n’ai pas assez d’un article pour pointer du doigt tout ce qu’il y aurait à pointer du doigt et se payer une bonne tranche de rigolade à base d’humour cynique. Je ne sais pas de quoi les épisodes à venir seront fait, mais la quantité de boulot à abattre pour relever la qualité est titanesque, à tout point de vue !

En fait si, je sais de quoi les épisodes seront faits, puisque’une espèce de saison 2.5 de 8 épisodes a été commandée et que les synopsis commencent à pulluler sur la toile… Je vais apprécier le retour des histoires de crimes incroyables et me gausser encore des rebondissements amoureux… Pourrait-on remettre les rires enregistrés s’il vous plait ?