Mass Effect: Evolution est un comic-book écrit Mac Walters et John Jackson Miller (son nègre, pour présenter les choses plus clairement que le « scripter » des crédits) et dessiné par Omar Francia (Star Wars Legacy).

Qui était l’Homme Trouble avant de devenir l’Homme Trouble ? Comment a-t-il récupéré ses yeux bizarres ? Quelles sont ses motivations ? Vous le saurez à peu près en lisant les aventures de Jack Harper, mercenaire durant la guerre du Premier Contact !

Très honnêtement, on sait tous ce que valent les adaptations de licences cinématographiques ou vidéoludiques sur des supports tels que les romans ou la bande dessinée : le produit fini se situe quelque part entre le guano et la bouse de vache. Autant dire que j’avais pas mal d’a priori sur ce comic et que j’en attendais pas grand chose. Mais comme je suis un ultra-fan de la licence Mass Effect en dépit de choses qui m’ont fait hurler dans les deuxième et troisième opus de la saga, je me suis dit que le vieux barbu pouvait bien m’amener l’unique tome traduit par Delcourt.

Au scénario, on retrouve Mac Walters, le responsable de certaines crises de nerf scénaristiques dans les épisodes 2 et 3. Un type raisonnablement doué, mais – de mon point de vue – clairement pas au niveau de Drew Karpyshyn. Et force est de constater que si le comic lève un voile sur l’Homme Trouble, on ne pourra s’empêcher de se demander encore et toujours comme Jack Harper est passé de l’autre côté de la barrière, comment il a amassé sa thune pour Cerberus, comment il peut réagir de la sorte durant le climax final du jeu vidéo… En gros, on sent clairement l’univers construit par patchworks, avec un type aux commandes qui n’a qu’une vague idée de comment vont s’agencer toutes les pièces de son puzzle. Au moins, on a une réponse pour les yeux de l’Homme Trouble… C’est à peu près tout ce que vous saurez sur les origines du type. Le reste n’est que marketing mensonger.

Oups… spoiler !

Il faut donc lire cet Evolution comme une histoire à part entière, prenant place dans l’univers connu avec finalement peu de révélations sur les tenants et les aboutissants de la trame principale développée dans les jeux. Il faut dire aussi que j’ai lu ce comic après Mass Effect 3 alors que sa parution originale avec lieu avant, en septembre 2011. En replaçant les choses dans leur contexte, il y avait un certain intérêt à le lire et à comprendre des micro-trucs avant de découvrir l’histoire du 3. Maintenant… disons que c’est pour les complétionnistes (oui, je fais toujours des barbarismes en 2013 si je veux).

On appréciera toutefois l’opportunité de découvrir Palaven (la planète des Turiens) et un bout d’histoire pré-Mass Effect (la guerre du premier contact) ainsi qu’un Saren pré-bad guy.

Côté dessin, c’est pas foufou ni top-moumoute mais ça se lit plutôt bien. Les couvertures sont classes, et il faut le noter. La lecture française est des plus pénibles avec ses phrases coupées bizarrement pour rentrer dans des bulles. Personnellement, ça m’a gêné et m’a rappelé que lire en anglais est un vrai confort.

Les quatre épisodes de Evolution sont complétés par deux fill-in sans grand intérêt : Incursion et Inquisition. Le deuxième, bien qu’accessoire, répond à une question que certains pouvaient se poser : Comment Bailey est devenu chef de la sécurité sur la Citadelle ? Un truc de puriste, quoi.

Sinon, pour la petite anecdote, tous les titres dérivés de Mass Effect ont un suffixe nominal accolé qui se termine par « -sion » : évolution, incursion, inquisition, révélation, rédemption… manquent plus que des « tentation » et autres « séduction » et voilà qui n’est pas sans rappeler Twilight… Ca casse le mythe, hein ?

Toujours est-il que ce comic-book s’adresse uniquement aux plus gros fans de la série, du genre qui achètent les art-books. Les autres n’y verront aucun intérêt, en plus de trouver cela complètement abscons. Moi, ça m’a diverti et j’ai apprécié me replonger dans l’univers. Tout comme je l’ai refait avec un autre produit dérivé, dont je parlerai un autre jour (oui, je tease si je veux).

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commentaires
  1. […] me satisfaire pleinement. Autant cette histoire aurait pu passer en fill-in de comic-books, autant Mass Effection: Evolution aurait mérité sa place en adaptation animée. Reste aussi le doubleur officiel de James Vega, […]

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