Articles Tagués ‘Charlie Hunnam’

Ghost in the Shell

C’était nul. Archi-nul. En même temps quand on décide d’adapter l’adaptation culte d’un mange culte (donc, vous voyez déjà le niveau : Hollywood pompe directement l’anime, soit la vision de Mamoru Oshii, pas le matériau de base), de faire un bon gros whitewashing des familles avec Scarlett Johansson (ce qui aurait pu passer – en toute honnête – s’il n’avait pas décidé d’y accoler pour de vrai le nom de Mokoto Kuzanagi) et en plus de foutre à la réalisation un tacheron incompétent comme Rupert Sanders (je vous invite à lire mon article sur son Blanche Neige), il n’y a pas de miracle : le film est une sombre bouse dénuée d’intérêt. Le plus pathétique restant le copié-collé des scènes de l’anime (un tacheron incompétent, je vous dis !). Le plus triste restant la musique emblématique de Kenji Kawai au générique de fin, comme l’ultime pied de nez au fan de la version animée. Bref, aucun, aucun, aucun intérêt, sinon rappeler l’urgence de voir ou revoir le chef d’oeuvre de Mamoru Oshii.

0.5/5

The Fate of the Furious

Pour ceux qui tiennent les comptes, c’est le 8e opus de la franchise. Et les comptes il faut les tenir parce que la série s’auto-référence désormais. Alors, à moins d’être des hardcore fans, vous hausserez le sourcil en vous demandant « c’est qui lui ? », « et elle, elle dans quel épisode déjà ? ». La série est comme son interprète principal, elle se prend trop sérieux la plupart du temps. Faut arrêter, les gars, depuis quand des vulgaires voleurs de bagnoles sont devenus des Jason Bourne ? Au final, le film ne brille que par ses moments WTF, comme la horde de voitures zombies… Il aurait fallu que tout le reste soit comme ça.

2.5/5

Le Correspondant

Le Correspondant est une comédie pour ados bien sympathique. Elle ne marquera pas les esprits bien longtemps mais il y a quelques moments vraiment drôles. Après, si j’ai autant d’affection pour ce film, c’est que j’avais commencé à développer un roman sur exactement le même genre de prémices. Du coup, j’ai dû passer à autre chose.

3/5

Jamais Contente

C’était LA bonne surprise côté comédie française sur ce mois. L’adaptation d’un roman jeunesse est vraiment réussie (enfin, le film est réussi, l’adaptation en soit, j’en ai aucune idée parce que j’ai pas lu le matériau de base). La force du film est de mettre en valeur le moment particulier de la vie adolescente, la phase rebelle égoïste, avec justesse. La gamine est énervante et touchante à la fois. Mention spéciale à la bande son qui soutient le film à merveille (Black Rebel Motorcycle Club en tête)

4/5

Quartier Lointain

Encore une adaptation, et cette fois, j’ai lu le matériau de base : un manga de Jirô Taniguchi. Si le film respecte dans les grandes largeurs les intentions du mangaka, force est de constater que c’est bien mou et que ça ne marche pas aussi bien. Le film repose plus sur son univers 50’s que sur son propos. Et c’est bien dommage. Donc maintenant, vous avez le choix entre investir dans un DVD moyen qui ne parlera qu’à ceux qui ont lu le manga ou investir dans un excellent manga…

3/5

The Mechanic

Ah, un bon gros actionner débridé avec Jason Statham. Que demande le peuple, sinon du pain en plus de ça ? C’était fun, à la limite de la façon dont la licence vidéoludique Hitman aurait pu être traitée dans son approche des contrats. Ca vide le cerveau pour pas un rond ou presque et difficile d’en demander plus d’un film avec Jason.

3.5/5

Mechanic: Resurrection

La suite bien dispensable. Réalisée 5 ans plus tard pour une sortie direct-to-DVD, on se demande pourquoi les producteurs perdent leur temps avec ce genre de film (à défaut de perdre leur argent de toute évidence). Il faut vraiment des fans de Jason Statham comme mes parents pour oser aller mater ça de son plein gré. Restez sur l’impression du premier opus dont vous n’aviez jamais entendu parlé avant de lire cet article.

1.5/5

7 Days in Hell

Une espèce de docu-fiction sur un match de tennis qui dura une semaine entière. Avec Andy Samberg et Kit Harington dans les rôles des duellistes de la balle jaune. C’était vraiment drôle, complètement con en fait, mais avec des interviewés comme Serena (ou Venus) Williams qui en parle avec sérieux et les rebondissements complètement WTF, je dois avouer que si vous ne deviez consacrer que 45 min de votre temps à regarder quelque chose dans cette liste, ce serait sur 7 days in hell.

4.5/5

Gifted

Un petit film mignon, sans prétention mais qui marche 1000 fois mieux que les grosses machineries présentées plus tôt.

4/5

The Circle

C’est un peu la déception. Il s’agit d’un film qu’on m’a surement trop hypé comme Apple ft. Facebook ft. 1984. Au final, je le trouve assez moyen, pas assez développé dans la charactérisation de ses personnages, a fortiori celui d’Emma Watson. Je ne comprends pas spécialement ses motivations dans le film, à moins qu’elle soit une grosse sociopathe à tendance paranoïaque… Bref, déçu. Très déçu.

2.5/5

Colossal

Autant sur le principe, j’adorerais Colossal, autant sur le traitement, j’ai eu du mal à accrocher. Et c’est uniquement à cause de la bande-annonce qui markete le film n’importe comment. A savoir, une comédie. Il y a des éléments rigolos mais Colossal n’est en rien une comédie et ça m’a perturbé au visionnage car je n’étais pas dans le bon état d’esprit. C’est la raison pour laquelle je ne mettrais pas de BA et que je vous invite à vous faire votre propre avis. En soi, je le répète, Colossal est vraiment bon, que ce soit dans les thèmes abordés ou leur traitement à l’image, c’est juste dommage que tout soit foiré sur une comm’ hasardeuse.

2.5/5

Going in Style

Il s’agit d’un film de Zach Braff. Le type qui a fait Garden State. Et c’est là où le bât blesse. Car Braff est un auteur que j’apprécie, qui a son univers, un prisme sur le monde et le cinéma intéressant (dans le jargon, c’est un « indé »). Et Going In Style est d’une platitude sans nom. N’importe quel Yes Man aurait pu se coller à la réalisation et sortir le même film. Reste le casting 3 étoiles pour sauver ce film de la banalité.

2.5/5

King Arthur: The Legend of the Sword

Le plus gros échec au box office de l’année. Les raisons en sont variées: budget complètement délirant (genre 275M$ marketing compris!), Charlie Hunnam incapable de porter un film (hum… Pacific Rim anyone ?), thème qui n’inspire pas vraiment la nouveauté (la légende arthurienne…) et j’en passe. Et pourtant, en qualité de divertissement pure, je trouve que le film fait le job. Ou plus exactement, Guy Ritchie fait le job, dépoussiérant façon rock n roll le mythe d’Arthur comme il l’avait fait avec Sherlock Holmes. Alors oui, le film vire complètement cheesy série B fantasy, mais le fait est que ça marche et qu’on passe un bon moment. Il faut avouer que la bande son et le montage y sont également pour beaucoup dans mon appréciation du film. Bref, King Arthur ne mérite pas la descente en flammes qu’il a connue.

4/5

Spectre

Hormis Casino Royale, je dois avouer que l’ère Daniel Craig dans les chaussures de 007 me laisse de marbre. Je ne le trouve pas particulièrement adapté au rôle, ni investi dedans (confirmé par toutes ses déclarations) et surtout, les scénarios s’emberlificotent dans des tortueux chemins à base de références d’autres films (sérieusement, vous vous souvenez de Quantum of Solace vous ?). C’est exactement le même problème que pour Fast & Furious 8 dont je parlais plus haut. La sérialisation des films. Ou comment le cinéma vampirise la télévision sans en comprendre les rouages : 1 film tous les 4 ans, ce n’est pas la même chose qu’une série toutes les semaines. Personnellement, je ne me souviens pas de tout ce qui s’est passé dans les films précédant Spectre pour réellement piger ce qui s’y passe. En d’autres termes, je me suis bien ennuyé…

1.5/5

Sons of Anarchy est une toujours série créée par Kurt Sutter, toujours avec Charlie Hunnam, Katey Sagal et Ron Perlman.

La chronique de la saison 1 est ici. Il est conseillé de la (re-)lire avant d’attaquer celle-ci, que j’essaie de promettre sans spoiler.

Suite aux événements de la saison 1, la tension monte entre Jax et Clay. De là à dire que rien ne va plus, il n’y a qu’un pas que les scénaristes se sont empressés de franchir. Pour rajouter à la bonne humeur ambiance, Charming se voit infectée par une ligue de néo-nazis. Et les Sons of Anarchy se voient pressés de tous les côtés par les gangs adverses et leur trafic d’armes un peu en berne (Saison 2). Mais Clay et Jax vont devoir mettre leurs griefs de côté au sein d’une cause commune et familiale qui va les emmener jusqu’en Irelande, berceau des secrets que la matriarche aimerait bien voir rester enterrés… (Saison 3)

Si la première saison de SOA était excellente, il faut savoir que la saison 2 est encore meilleure et que la 3 est encore meilleure que la 2 ! L’univers pourtant hermétique des bikers et des clubs de motos s’ouvre et se découvre encore plus. Au bout des 3 saisons, la base est pleinement posée : on a compris qui étaient les personnages et leurs relations (entre eux, vis-à-vis du club, de la justice, etc), ce qu’était le club (ses règles, sa morale, etc.), qui étaient les antagonistes (légaux, illégaux, etc.). Bref, vous vivez et respirez biker. Mieux, même en dépit des fusillades et des morts récurrentes, ce mode de vie où le mot « famille » possède un vrai sens fait presque envie.

Il faut savoir d’après un calcul hautement approximatif effectué part mes soins que les mots les plus répétés sont « Jesus Christ » qui remplacent l’habituel « Fuck » que la télévision américaine ne saurait souffrir et « I love you » souvent suivis d’une accolade bien virile. En d’autres termes, Kurt Sutter a réussi à créer un vrai sentiment d’empathie pour ses personnages et c’est une vraie réussite.

L’autre vraie réussite d’écriture, c’est la tension permanente que connaissent les protagonistes, tiraillés entre leurs devoirs envers le club et leurs besoins. Et comme en Amérique, on a tout compris, les deux regardent souvent dans des directions opposées, ce qui augmentent encore le phénomène d’addiction et l’attente de l’épisode suivant avec l’habituel cliffhanger au bout des 42 minutes.

C’est aussi l’arrivée des premières guest-stars : ici Stephen King.

La plongée en Irlande ouvre vraiment de nouvelles perspectives sur l’avenir de la série et le passé des différents personnages. Nathalie, dans un souci d’exactitude d’un commentaire de ma chronique de la saison 1, avait souligné l’importance de l’œuvre de Shakespeare (Hamlet) lors de l’écriture de SOA. Si vous gardez cette dimension en tête, vous comprenez encore plus certaines subtilités du show, notamment de cette voix d’outre-tombe qu’est celle du père de Jax. Et la question « to be or not to be », sans être formulée (les amateurs de sous-textes seront vraiment aux anges avec cette série), est au cœur des tourments que connaît le héros. Tourments qui sont apaisés à la fin de la saison 3.

Mais apaisés temporairement ! Car une saison 4 va suivre ! Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le bloc saisons 1-2-3 constitue un premier acte. Il se regarde comme un ensemble et se résout comme un ensemble. Preuve en est que la fin de la saison 3 n’ouvre pas la 4 comme la 1 ou la 2 l’avaient fait (avec un suspense insoutenable !). Je n’ai pas encore vu la 4 mais au regard de ce qui s’est produit (le journal du père a été lu, les relations inter-personnelles sont équilibrées, les conflits avec les différentes antagonistes résolus), elle va ouvrir un nouveau cycle et perturber l’équilibre précaire qui existe. Car le « To be or not to be » doit encore être résolu : papa n’a pas fini de parler au fiston depuis sa tombe ! Et ça promet un nouveau cycle qui va déboucher sur une implosion (les camps commencent sérieusement à se profiler…).

Sons of Anarchy, c’est un vrai coup de cœur et ça mérite d’être partagé, ça mérite d’être vu, ça mérite d’être apprécié à sa très juste valeur. Sons of Anarchy, ça envoie de la marmotte en orbite, tout simplement !

Remercions le papa Noël et son inspiration pour avoir mis ça dans ma chaussette. Mais SOA était accompagnée d’une autre série dont je parlerai très bientôt !

Sons Of Anarchy est une série créée par Kurt Sutter (The Shield), avec Charlie Hunnam (Les Fils de l’Homme), Katey Sagal (Futurama), Ron Perlman (Conan The Barbarian) et Mitch Pileggi (X-Files).

Les Sons Of Anarchy sont un groupe de motards résidant dans la petite ville sans histoire de Charming, Californie. Derrière leur business de garage automobile se cache un certain nombre d’activités illégales, dont le trafic d’armes. Jax est le vice-président de ce club et sa vie est en pleine mutation : il vient d’avoir un petit bébé avec son ex junkie, son premier amour est revenue en ville, il découvre un manuscrit de son père décédé qui décrit les origines fondatrices des SOA et ses dérives. Autant dire que les activités illégales, c’est devenu un mal nécessaire dont il aimerait bien se séparer. Mais c’est aller contre le groupe, Clay (le président et son beau-père), sa mère… Sans parler des Mayans, un groupe de biker adverse qui vient de leur cramer l’entrepôt où ils assemblaient leurs armes, du trou dans le budget que ça induit, des difficultés que cela implique avec les clients et fournisseurs habituels, du policier local qui n’acceptent pas les pots-de-vin, des fédéraux qui débarquent… 

Bref ! Les SOA sont à un tournant de leur histoire et cette première saison va servir à :

  • Introduire les différents personnages, leurs motivations (opposées, bien évidemment), leurs allégeances, leurs faiblesses et soulever certains voiles pour des explorations dans les saisons à venir,
  • Introduire les différents clans de biker (ou gansters, plus général), ce qui les oppose ou réunit,
  • Montrer comment les SOA vont se remettre de leurs difficultés financières suite à la perte de l’entrepôt,
  • Montrer comment le protagoniste – Jax –  va arriver à gérer sa vie privée, sa vie pour le club et son avenir pour les deux (ce qui bien sûr se poursuivra dans les saisons à venir).

Sons Of Anarchy est une série que j’ai découverte un peu par hasard alors que je squattais le canapé-lit de Sephiel l’été dernier. Ca m’avait l’air bien sympa, indépendamment du fait que je n’y connais rien aux motos ni à l’univers des bikers. J’ai demandé la première saison au Père Noël (qui m’aura bien plus gâté que ça !) et je l’ai avalé en deux jours montre en main.
Sons Of Anarchy démonte un pneu ! Tout simplement !

On y découvre un univers méconnu en France, qui possède ses propres codes et sa propre façon d’appréhender sa vie. Sur la pochette du DVD, on avait judicieusement collé un sticker qui disait un truc du genre « la relève des Sopranos ». Bon, j’ai pas vu les Sopranos mais je comprends l’affiliation avec l’univers de la mafia et de la façon dont elle gère son business vis-à-vis de la police, des mafias adverses, des habitants locaux. Les SOA possèdent littéralement la ville de Charming, ils y sont la loi et règlent leurs problèmes comme une famille…

Kurt Sutter était déjà habitué aux intrigues policières et la description des milieux borderline avec sa série The Shield. Pour SOA, il s’est inséré quelques temps dans un vrai gang de motards hors-la-loi pour s’imprégner de leur culture, de leurs codes, de leurs fonctionnements, de leur morale et de leur vie pour le retranscrire le plus fidèlement et le plus justement possible. Après, je doute que leur vie soit aussi mouvementées que cela en si peu de temps, mais la magie du scénariste fait effet et la plongée dans l’univers des SOA est saisissante et on enchaîne les épisodes avec une faim insassiable.

D’autant plus que l’intrigue suit une courbe exponentielle dans le niveau de pression que subissent les différents personnages et le club en général jusqu’à un épilogue de dingue où on attend la saison suivante avec, doux euphémisme, envie (oh, joie, Papa Noël l’a aussi mise dans ma chaussette). On en veut toujours plus et le syndrome « One More Episode » (l’équivalent du « One More Turn » à Civilization) est imparable.

L’écriture des personnages est chiadée comme pas permis et augure des épisodes à venir délicieux quant à l’exploration de leur passé. Cette première saison permet déjà de bien saisir à quel point ils sont multidimensionnels et combien ce qu’ils dégagent à l’écran n’est qu’une facette de ce qu’ils sont, entre leurs blessures et leur façon de se rattacher à cette famille.

Côté casting, chaque acteur enfile comme un gant le blouson patché de l’écusson des SOA. Pour Katey Sagal, c’est plus facile : son rôle de femme protectrice et manipulatrice a été écrit pour elle (c’est un peu la femme de Kurt Sutter). Ron Perlman en impose en chef de meute. Charlie Hunnam porte avec justesse son rôle de fils de, de futur nouveau président et globalement de bon samaritain en blouson noir. Le reste du casting, trop long pour être détaillé, sait aussi parfaitement jouer avec cette fameuse multi-dimensionnalitude mentionnée plus haut : ils ont beau être tatoués, dealer des armes et régler leurs problèmes à coups de 9mm, ils n’en restent pas moins attachants !

Bon, je vais pas m’éterniser, il faut que j’aille mater la saison 2. Sons Of Anarchy est une merveille ! Allez-y les yeux fermés !