Articles Tagués ‘Christopher Nolan’

Tsuki Ga Kirei

Encore un anime romantique pour adolescents. Je sais, j’en regarde beaucoup trop. Mais celui-ci est vraiment un coup de coeur. Tant sur le graphisme que sur le traitement en pudeur de cette relation collégienne naissante. C’est plié en 12 épisodes, ça se suffit à eux-même, c’est vraiment une perle que je recommande à ceux qui veulent un peu de douceur dans un monde de brutes.

5/5

Dunkerque

Le film qui divise, qu’on soit fan de Nolan ou pas. Personnellement, j’ai adoré, en dépit de ses raccourcis/omissions historiques. Le montage sonore y est pour beaucoup, mais le vrai tour de force de Dunkirk est de ramener le cinéma à sa substance : l’image. Pas de palabre inutile, pas de digression, pas de voix-off, pas de surexposition… Ce serait bien que certains scénaristes s’en inspirent… C’est parfois un peu compliqué à suivre, mais pour une fois qu’un film fait travailler le cerveau, on ne s’en plaindra pas.

4.5/5

The Mummy

Pfff… Nan, mais c’est juste un vaste échec. Qui plus est pour un film supposé lancé un univers cinématographique horrifique de plusieurs films… (on retrouve un peu le problème soulevé avec King Arthur le mois dernier, ou les films ne sont plus pensés en tant qu’entité mais comme part d’un tout, dans les scénaristes et producteurs s’y perdent). Bref, c’était mauvais. Et puis ça fait pas peur non plus.

1.5/5

How to be a latin lover

Encore une comédie que j’ai maté uniquement à cause de Kristen Bell au casting. C’était très moyen mais avait le mérite d’explorer une trame peu exploitée (celle du gigolo).

2/5

Rough Night

On remerciera Scarlett Johansson d’être au casting et de porter un film qui serait sinon complètement passé inaperçu. C’est un genre de films qui a eu le vent en poupe ces dernières années : les soirées (entre filles) qui dégénèrent. Le film n’a vraiment pas d’intérêt tant il sent le réchauffer. A un moment, j’ai eu un vague espoir que le film devienne intéressant en prenant le contrepied de tout, quand le « strip-teaseur » meurt dans un accident. Ca aurait été tellement bien que la bande-annonce laisse croire à une comédie potache pour virer dans un trip noir nettement moins rigolo au bout de vingt minutes. Mais non…

2/5

Kuzu non Honkai

Pour ceux que mes anime romantiques adolescents saoulent à tous les niveaux, je vous présente la version côté obscur. C’est toujours avec des lycéens, mais c’est calibré pour une audience adulte. Donc on va largement plus loin que la demoiselle qui s’émeut au simple toucher malencontreux d’une main sur une autre. Il y a du sexe et des personnages plus complexes, limite malsains.

3/5

Guardians of the Galaxy Vol. 2

J’ai moins bien aimé que le premier. La faute à des problèmes de rythme et des choix d’écriture bizarre, notamment dans le développement des personnages (Drax devient fatiguant poussé à l’extrême dans l’humour, je ne pige pas pourquoi ils se font la gueule pour des conneries, etc.). Après, je dois avouer que le film possède des fulgurances malgré tout le maquillage numérique et les grosses ficelles à la Marvel. Le film vaut surtout pour Yondu.

4/5

Alien Covenant

A partir d’un moment, il faut vraiment arrêté de vouloir faire des préquelles, des suites aux préquelles et globalement ruiner une licence qui « à la base » était cool et explorait des genres différents avec des réalisateurs différents. L’ultra controle de Ridley sur ses deux plus gros succès (Alien et Blade Runner) est fatiguant et montre que le type est clairement fatigué de chercher des idées. Alien Covenant, c’est de la bouse façon Prometheus, mais avec une plume dessus pour détourner l’attention. Il faut arrêter le massacre maintenant, ça devient gênant pour tout le monde.

0.5/5

Baywatch

C’était débile. Vraiment débile, mais c’est fait avec suffisamment de recul et sans prétention pour remplir les cases obligatoires du divertissement vite vu, vite oublié.

2/5

The Hitman’s Bodyguard

De l’actionner buddy-movie. C’était rigolo sans casser trois pattes à un canard. Le film est clairement calibré pour Samuel L. Jackson en vrai…

3/5

Tous les dimanches, je mets en ligne une source d’inspiration pour l’écriture de mon roman Lithium Breed. Ca peut être une photographie, une chanson, une phrase… Par contre, je dis pas pourquoi ou pour quoi ça m’a parlé et la façon dont c’est digéré dans l’écriture : c’est juste pour le plaisir des yeux et/ou des oreilles (et vilement faire revenir les habitués aussi le dimanche !).

C’est parfaitement inutile, donc parfaitement indispensable.

Aujourd’hui : Memento de Christopher Nolan.

Un film qu’il faut que je revois très rapidement pour ce que je suis en train d’écrire.

Man of Steel est un film réalisé par Zack Snyder, avec Henry Calvill, Amy Adams (Leap Year), Michael Shannon (Premium Rush), Kevin Costner (Waterworld), Russel Crowe (Gladiator), Diane Lane (Jumper), sur un scénario de David Goyer (Ghost Rider 2…) et Christopher Nolan (Inception).

Bon, allez encore des nouvelles origines pour le personnage de Superman. Je vous ferai pas l’affront de vous faire le pitch. Le seul truc à savoir, c’est que le méchant c’est Zod et qu’il ne sort même pas sa phrase culte.

Man of Steel, à Dubai, en Imax 3D

Un film que j’attendais depuis des mois. Parce que les bandes-annonces ont toutes été plus dantesques les unes que les autres ! Parce que c’était Superman et que pour le mettre en scène, il y a derrière la caméra probablement le meilleur technicien visuel du cinéma hollywoodien.

Visuellement, c’était une de ses claques visuelles dont Zack Snyder a le secret. Même si je déteste la 3D et qu’au final ça a plus ruiné mon plaisir qu’autre chose, c’était magnifique. On en prend vraiment plein la gueule, et les Avengers peuvent retourner jouer dans leur bac à sable ! A tous les niveaux. Il n’y avait pas meilleur réalisateur pour mettre en scène un surhomme, des corps en mouvement et une esthétique ultra-chiadée.

Henri Calvill est parfait dans les collants sans slip, Amy Adams est parfaite dans une Lois Lane moins conne que la moyenne… Zod est un méchant crédible et riche, Jor-El est campé par un Russel Crowe géant… Un vrai sans faute à tous les niveaux pour le casting. Même Costner fait un Pa Kent honorable en dépit des choix sur son personnage.

Et la musique  de Hans Zimmer est purement épique !

Si on sent bien la patte de Christopher Nolan au scénar, à la production et à la direction générale… Le film passe malheureusement à côté de son sujet ! Je l’avais dit dès le départ : David Goyer est un tâcheron et il n’a absolument pas compris qui était le personnage et les valeurs qu’il portait (non, dire que le S sur le torse veut dire « espoir » ne suffit pas…).

  • L’impact de la figure paternelle est ridicule (l’accent est mis sur Jor-El… mais Pa Kent est le réel mentor… et avec un mentor en flashbacks, l’impact est néant… c’est triste à dire, mais même Smaville fait mieux à ce niveau)
  • La découverte de soi en tant qu’étranger est nulle, le sentiment d’exclusion n’a aucun impact émotionnel sur le spectateur (parce que forcé à coups de mini-scènes avec une grosse étiquette dessus pour les deux spectateurs du fond qui seraient en train de jouer avec leur portable en même temps)
  • Même si Calvill fait réellement des merveilles et donne une vraie profondeur au personnage de base lisse, il manque vraiment la dimension solitaire et le poids qu’implique la responsabilité d’être Superman (la faute à la promiscuité qui arrive trop rapidement avec Lois et au pathos des scène flashback)
  • Le rejet par autrui est inexistant et passe uniquement via des militaires (autant dire que ça limite, une fois de plus, l’impact émotionnel)
  • Le côté sombre est trop factice, alors qu’il a largement de quoi péter un câble quand on s’en prend à Lois ou sa mère
  • On évite allègrement les troubles liés à la paradoxale impuissance du personnage à sauver tout le monde (en cela, virer la crise cardiaque de Pa Kent est une erreur parmi tant d’autres). Et le voir participer à la destruction en règle de Smallville ET Metropolis a fait glisser le drame vers la comédie tant c’était risible (et si jamais l’idiot responsable du 2 n’utilise pas cela pour gérer une vague anti-Superman et l’ascension de Lex Luthor, ils auront vraiment tout raté avec ce scénario)
  • Ca manque terrible de rythme, notamment dans la bascule du personnage exclu en quête identitaire/Superman (non, rencontrer ton père naturel ne doit pas suffire à te sortir de l’anonymat et mettre une cape…) Earth One l’avait nettement mieux traitée, exactement sur la même trame scénaristique du vilain qui vient réclamer au monde la tête de Kal-El.

Un bon ratage sur toutes les symboliques en jouant avec les effets de manches pour masquer son incompétence… Un rythme tantôt trop mou, tantôt trop rapide pour un film finalement trop long…

Comment dire ? Ah oui, JE VOUS CONCHIE MR GOYER ! Si c’est pour faire un tel travail de sagouin en repompant ouvertement Earth 1 ou Birthright, adaptez l’un ou l’autre ! Au moins, la base est excellente !

Oui, ça m’énerve !

La raison pour laquelle on a supprimé le slip, chez les Kent, on ne les lave pas…

Il manque pas vraiment pas grand chose… Pas grand chose… Un vrai scénariste, et ça faisait toute la différence entre un très bon film et un film magique ! Le plus intéressant reste finalement Krypton et les personnages qui en découlent (Zod et Jor-El)… pour un film Man of Steel, ça le fait moyen. Et puis ça fait du bien de voir une Lois Lane qui est à la hauteur de son Pulitzer pour une fois.

Bon, je m’emporte, je m’emporte mais je n’ai pas boudé mon plaisir ! J’ai parfois eu la chair de poule. Il y a juste cette frustration d’après-séance où le bilan objectif ne peut être que mitigé.

Les néophytes du personnage en auront tout de même pour leur argent avec un blockbuster bien foutu et bien divertissant ! Les amateurs du personnage se diront que c’est dommage de se vautrer autant sur la charactérisation d’un personnage aussi riche et traité de façon juste dans certaines histoires de son médium original (je reviens aux deux origines sus-nommées parce qu’elles sont vraiment excellentes).

File:Batman- Earth One.jpg

Earth One: Batman est un comic-book créé par Geoff Johns et Gary Frank, l’équipe créative derrière Superman: Origines Secrètes.

Si vous n’êtes pas familier de DC comics (on ne sait jamais, vous n’avez peut-être jamais posé un oeil sur mon blog), du multivers et de la Terre 1 en particulier, je me fais fort de vous rediriger vers un précédent article qui explique les bases. Si vous avez oublié, même tarif.

Maintenant que tout le monde est à peu près au point, intéressons-nous à cette nouvelle mouture de Batman. Comme le Superman sus-lié, Batman n’existe pas en tant que tel. Terre 1 étant un univers où les super-héros ne sont pas encore sortis du placard, il faut bien commencer par les bases. Comme le Superman, nous allons donc découvrir les origines de Bruce Wayne et ses plus proches collaborateurs (Gordon, Alfred…).

Encore des origines… C’est un peu la lubby du moment. Entre les films, les séries et le reboot, on aura eu le droit à quasiment que ça ces dernières années. Certes, elles sont nécessaires, mais Batman restant Batman, difficile de faire aussi original que ce que j’avais pu lire dans le Superman: Earth One ou voir avec Arrow. Johns joue donc sur les mêmes traumas que la trame historique (meurtre des parents) et utilise des « canons » instaurés par la dernière trilogie Nolan : Lucius Fox, l’entrainement, l’exil, premiers échecs… Quand on sait que Batman Begins s’inspire très largement de Batman: Year One, on finit par instinctivement comparer ces « nouvelles » origines avec celles de Year One. Le constat est sans appel : le travail de Frank Miller surpasse celui de Johns, un peu fainéant sur le coup. Exactement le même problème que sur le Superman: Secret Origins ! La peur de déstabiliser les anciens lecteurs tout comme les potentiels nouveaux qui ne connaissent que les films. Alors sur la gamme Earth One, tout est permis.

On a déjà eu un Batman amateur un peu loser, un Alfred balèze, une Gotham City crade mais pas trop. Bref, ça sent le réchauffé et c’est dommage. Reste un vilain révisité plutôt sympathique mais, qui encore une fois, rappelle par bien des aspects un certain Batman: Le défi de Tim Burton. Finalement, ce que j’ai presque préféré, c’est Gordon, son nouveau partenaire et un Alfred plus bad-ass qu’il ne le devrait et son conflit avec cet idiot de Batman.

Les dessins de Gary Frank s’adaptent beaucoup mieux au chevalier noir qu’au boy-scout et côté graphisme, c’est vraiment très agréable à regarder, notamment beaucoup de planches pour unique dessin. Alors certes c’est très joli, mais côté narration BD, on m’empêchera pas de penser – encore une fois – que c’est un peu fainéant. Reste que Frank possède un style particulier, notamment sur les visages, et qu’il faudra se faire sa propre idée. Néanmoins, sur Batman, ça fonctionne très bien et on ressent parfaitement tout le côté « humain » derrière le masque.

L’avantage de la gamme Earth One, c’est qu’elle sort une fois tous les 36 du mois. Elle ne ruine pas le budget et elle n’a pas besoin d’une continuité pour s’apprécier. En revanche, elle n’est disponible qu’en anglais et, aux dernières nouvelles, c’est pas prêt d’arriver par chez nous ! L’offre Batman étant suffisamment riche sous nos vertes contrées, notamment avec l’édition de la Cour des Hiboux ou les ré-éditions du couple Loeb/Sale (Long Halloween, Amère Victoire…), il y a de quoi faire sans s’embarrasser d’un nouveau type de Batman mi-rétro, mi-moderne et mi-rétro derrière. Earth One: Batman s’adressera donc aux plus complétionnistes des fans de la chauve-souris. En plus, bien que de qualité au-dessus de la moyenne pour un graphic novel, celui-ci ne déborde pas de bonus.

J’attendais beaucoup plus de ce Earth One pour Batman. Plus de folies, plus de nouveautés, plus de Earth-onittude. Pour moi, Goeff Johns est passé à côté de son sujet et nous a pondu un truc certes très maîtrisé mais sans risques et bien trop propre pour mériter un achat, surtout comparé à l’offre existante. Les puristes et ceux qui veulent un truc équivalent (mieux mais moins mainstream) se tourneront vers le Batman: Year One (en bundle avec le dessin animé, en plus !) sans se poser plus de questions.