Articles Tagués ‘Plage’

Tsuki Ga Kirei

Encore un anime romantique pour adolescents. Je sais, j’en regarde beaucoup trop. Mais celui-ci est vraiment un coup de coeur. Tant sur le graphisme que sur le traitement en pudeur de cette relation collégienne naissante. C’est plié en 12 épisodes, ça se suffit à eux-même, c’est vraiment une perle que je recommande à ceux qui veulent un peu de douceur dans un monde de brutes.

5/5

Dunkerque

Le film qui divise, qu’on soit fan de Nolan ou pas. Personnellement, j’ai adoré, en dépit de ses raccourcis/omissions historiques. Le montage sonore y est pour beaucoup, mais le vrai tour de force de Dunkirk est de ramener le cinéma à sa substance : l’image. Pas de palabre inutile, pas de digression, pas de voix-off, pas de surexposition… Ce serait bien que certains scénaristes s’en inspirent… C’est parfois un peu compliqué à suivre, mais pour une fois qu’un film fait travailler le cerveau, on ne s’en plaindra pas.

4.5/5

The Mummy

Pfff… Nan, mais c’est juste un vaste échec. Qui plus est pour un film supposé lancé un univers cinématographique horrifique de plusieurs films… (on retrouve un peu le problème soulevé avec King Arthur le mois dernier, ou les films ne sont plus pensés en tant qu’entité mais comme part d’un tout, dans les scénaristes et producteurs s’y perdent). Bref, c’était mauvais. Et puis ça fait pas peur non plus.

1.5/5

How to be a latin lover

Encore une comédie que j’ai maté uniquement à cause de Kristen Bell au casting. C’était très moyen mais avait le mérite d’explorer une trame peu exploitée (celle du gigolo).

2/5

Rough Night

On remerciera Scarlett Johansson d’être au casting et de porter un film qui serait sinon complètement passé inaperçu. C’est un genre de films qui a eu le vent en poupe ces dernières années : les soirées (entre filles) qui dégénèrent. Le film n’a vraiment pas d’intérêt tant il sent le réchauffer. A un moment, j’ai eu un vague espoir que le film devienne intéressant en prenant le contrepied de tout, quand le « strip-teaseur » meurt dans un accident. Ca aurait été tellement bien que la bande-annonce laisse croire à une comédie potache pour virer dans un trip noir nettement moins rigolo au bout de vingt minutes. Mais non…

2/5

Kuzu non Honkai

Pour ceux que mes anime romantiques adolescents saoulent à tous les niveaux, je vous présente la version côté obscur. C’est toujours avec des lycéens, mais c’est calibré pour une audience adulte. Donc on va largement plus loin que la demoiselle qui s’émeut au simple toucher malencontreux d’une main sur une autre. Il y a du sexe et des personnages plus complexes, limite malsains.

3/5

Guardians of the Galaxy Vol. 2

J’ai moins bien aimé que le premier. La faute à des problèmes de rythme et des choix d’écriture bizarre, notamment dans le développement des personnages (Drax devient fatiguant poussé à l’extrême dans l’humour, je ne pige pas pourquoi ils se font la gueule pour des conneries, etc.). Après, je dois avouer que le film possède des fulgurances malgré tout le maquillage numérique et les grosses ficelles à la Marvel. Le film vaut surtout pour Yondu.

4/5

Alien Covenant

A partir d’un moment, il faut vraiment arrêté de vouloir faire des préquelles, des suites aux préquelles et globalement ruiner une licence qui « à la base » était cool et explorait des genres différents avec des réalisateurs différents. L’ultra controle de Ridley sur ses deux plus gros succès (Alien et Blade Runner) est fatiguant et montre que le type est clairement fatigué de chercher des idées. Alien Covenant, c’est de la bouse façon Prometheus, mais avec une plume dessus pour détourner l’attention. Il faut arrêter le massacre maintenant, ça devient gênant pour tout le monde.

0.5/5

Baywatch

C’était débile. Vraiment débile, mais c’est fait avec suffisamment de recul et sans prétention pour remplir les cases obligatoires du divertissement vite vu, vite oublié.

2/5

The Hitman’s Bodyguard

De l’actionner buddy-movie. C’était rigolo sans casser trois pattes à un canard. Le film est clairement calibré pour Samuel L. Jackson en vrai…

3/5

Tous les dimanches, je mets en ligne une source d’inspiration pour l’écriture de mon roman Lithium Breed. Ca peut être une photographie, une chanson, une phrase… Par contre, je dis pas pourquoi ou pour quoi ça m’a parlé et la façon dont c’est digéré dans l’écriture : c’est juste pour le plaisir des yeux et/ou des oreilles (et vilement faire revenir les habitués aussi le dimanche !).

C’est parfaitement inutile, donc parfaitement indispensable.

Aujourd’hui : George Barris

George Barris est assurément mon photographe préféré dès lors qu’il s’agit de prendre des clichés intimes (et naturels) de Marilyn Monroe. Celui que je vous propose est le tout dernier qu’il est pris d’elle. Après une longue séance photo sur la plage, il est temps de plier bagages ; elle s’assoit alors simplement sur le sable et lui dit « Ce baiser n’est rien que pour toi ». Il fait partie des rare photographe qui, de mon point de vue, arrive à effacer le côté glamour/femme fatale de l’actrice pour laisser place à la femme vulnérable, ce dont j’avais besoin pour écrire sur elle.

Cher Journal,

En bon touriste, j’ai décidé d’aller faire un truc de gros touriste : aller à la Marina. La Marina est un port de plaisance 100% artificiel, un quartier résidentiel et une plage. Le tout saupoudré du minimum nécessaire pour attirer le chaland : des bars.

Mais pour bien restituer le contexte, les touristes qui passent leurs vacances à la Marina ont tendance à aller dans ce genre d’hôtel :

Autant dire que je suis pas trop dans la cible. J’y suis allé dans l’après-midi, pas spécialement le meilleur moment. Déjà parce qu’il fait chaud. Ensuite parce que la Marina est le genre d’endroit qui s’anime plutôt à la tombée de la nuit, quand les jet-setteurs commencent à sortir de leur trou pour squatter les terrasses des bars à chicha avant de se retrouver sur un bateau privé pour faire la fête.

Comme il est particulièrement délicat de se procurer de l’alcool à Dubaï et interdit de se balader pinté en pleine rue, les touristes locaux ont trouvé la faille en allant en mer pour se bourrer la gueule.

En toute objectivité, la Marina est à ranger dans les quartiers sans intérêt: pour le coup, il n’y a vraiment rien à visiter, les bâtiments sont tous interchangeables… sauf le bâtiment qui twiste. Bâtiment qui, comme tous, n’est pas fini.

« Ce serait bien de mettre un parc pour les enfants, monsieur le Maire… »

« Z’avez qu’à le foutre sous un pont. Il me faut de la place pour mon prochain Mall ! »

Le port de plaisance n’a de typique que les quelques boutres (bâteaux traditionnels) qui font la liaison entre la partie nord et sud du canal.

Entre la plage et le canal, on trouvera les tours d’habitation à loyer démesuré et une gigantesque rue qui n’est pas sans rappeler l’esprit 90210 (Beverly Hills et la Califonie, quoi. Voire Miami). Une petite rue vaguement commerçante bordée de palmiers et d’hôtels de luxe.

Je suis pas très plage (j’ai fait une overdose quand j’était petit) mais je dois bien avouer qu’en m’y baladant, je serais bien allé piquer une tête (eau à température idéal, peu de monde, pas d’algue, pas de méduse…) mais j’avais pas de maillot. Après ça reste une plage à touriste, du genre « 15 minutes de chaque côté ».

Mais durant ma promenade, je suis tombé sur un mec et ses deux chameaux (enfin des dromadaires pour être exact). Curieux de nature, je suis allé voir. En dépit de l’accent incompréhensible du mec, j’ai compris qu’il s’agissait de deux frères, agés de 9 et 15 ans. Ma théorie sur le chameau, c’est qu’il n’en a rien à battre de ta vie. Il avance quand on lui dit d’avancer, se lève ou s’assoie sur ordre et le reste du temps, il vit sa vie dans son petit monde à lui et préfère résoudre des équations différentielles de tête plutôt que s’intéresser à toi.

Photo touriste ! (Oui, je suis pas rasé, mais j’avais pas prévu de me faire tirer le portrait en compagnie de camélidés)(Oui, j’ai aussi le soleil en pleine gueule)

« Alors, la racine carré de l’intégrale de 0 à l’infini du cosinus du nombre de grain de sable que je peux compter égale… »

L’air de rien, rencontre des chameaux en vrai, ça a justifié ma journée et cette balade à la Marina ! J’étais content.

En bonus, pour rester dans le domaine animalier, florilège de la faune à plumes qu’il est possible de rencontrer à Dubaï !

Aujourd’hui, il faut bien l’avouer, j’ai la flemme de faire un article. Pour être plus précis, j’ai la flemme de faire un article parce que je préfère écrire mon roman  en cours. Je vais faire d’une pierre deux coups en parlant un peu de mes avancées sur Lithium Breed. En plus, ça tombe plus ou moins bien car j’ai envoyé à un de mes relecteurs la version complète de ce que j’avais écrit, suite à une erreur de compilation de fichiers. Alors, oui, j’ai quelques relecteurs sur des versions préliminaires pas finies, ça ne se fait pas… sauf pour se booster un peu l’égo et se pousser un peu plus à écrire. Même si c’est difficile d’aller plus vite que la machine.

De toute façon, c’était un point écriture ou je vous parlais encore de Marilyn Monroe avec cet excellent film qu’est My Week With Marilyn (faudra donc attendre la semaine prochaine). Mais comme je suis sympa, je mets tout de même une photo d’elle en fin d’article.

J’ai fini assez rapidement ma feuille de route. Elle correspond très brutalement à un synopsis par points-clés. J’ai conscience que pour démarcher et présenter mon projet dans l’avenir, je devrais écrire un vrai synopsis. Mais pour l’instant, au regard de son utilisation, cela suffit amplement ; d’autant plus que cette version (la troisième) peut encore être amenée à changer pour une raison ou une autre, au gré de mes recherches. Pour donner un ordre d’idée aux gens qui aiment comparer, il m’a fallu un gros week-end pour construire la colonne vertébrale de mon roman. Et quand je dis gros, c’est deux fois 11h-1h sans trop bouger de ma chaise qui fait mal aux fesses. Honnêtement, je n’ai aucune idée de l’efficacité de mon entreprise, je peux juste vous dire que ça pompe une énergie folle.

J’ai décidé de ne pas faire toutes mes recherches d’un coup. Pour deux raisons.

  1. Sur mon projet précédent, je n’ai fait que des recherches. J’ai constaté qu’à trop rechercher, on ne trouve jamais l’impulsion pour écrire.
  2. En alternant écriture et recherches, cela me permet de toujours rester dans une attitude positive qui me pousse à approfondir mon projet dans l’un et dans l’autre, sans ressentir de frustration pour ne faire que l’un ou que l’autre.

Bref, c’est de la win-win comme situation.

Pour ceux qui aiment bien les chiffres, après compilation, j’ai écrit en une semaine 50000 signes, 8100 mots, 28 pages. Bon, personnellement, ça ne me parle pas. 28 pages peut paraître impressionnant, mais ça reste de la police Courrier… 8000 mots/50000 signes, c’est genre une nouvelle de taille standard en terme de volume.

Je préfère parler en terme d’achèvement du but total :

  • Ça correspond au chapitre 4 (pas encore fini) sur la trentaine de mon premier découpage
  • Ça correspond au premier acte de l’intrigue principale.

Bref, on n’a pas fini !

En termes de difficultés rencontrées, j’en verrais plusieurs :

  • J’écris de la science-fiction, mes scènes d’exposition d’univers et de technologies s’en retrouvent par conséquent assez denses dans ce premier jet. Mieux vaut charger la mule et couper dans le gras ensuite ! Quand tout sera écrit, je pourrais redistribuer de façon peut-être plus digeste les informations tout au long du livre sans pour autant perdre le lecteur. Pour l’instant, quand je me mets à sa place, c’est la curiosité qui l’emporte et un désir de justifier les pourquoi aux comment. Mais ça n’a pas l’air rédhibitoire d’après les premiers retours.
  • J’ai choisi un sujet qui fait intervenir une certaine réalité historique. Si vous suivez les tag « Lithium Breed » sur mon blog ou Twitter, vous pouvez commencer à devenir quelle période, quelles personnes… En tant que psychorigide, j’apprécie que mon écriture colle à la réalité historique. Parfois c’est facile ; parfois un peu plus compliqué pour imbriquer des pièces (et la phase de recherche et de recoupement des informations est indispensable ! Béni soit l’internet !).
  • A force de se documenter, on finit par digérer tout ce qu’on a lu comme une évidence pour tout le monde. Le retour lecteur est indispensable pour vous recadrer : ce qui vous semble évident ne l’est absolument pas pour 82% de la population ! Jongler entre l’évidence et la sur-explication est toujours un exercice délicat tant l’un et l’autre sont des pièges dans lesquels ne pas tomber.
  • Comme j’essaie de caractériser au mieux mes personnages pour qu’ils résonnent juste, j’ai tendance à m’imposer un certain nombre de contraintes. Les contraintes, c’est bien, ça vous force à les dépasser de façon logique. Jusqu’à ce que je réalise un truc : mon protagoniste ne ment pas. C’est comme ça, c’est une résultante de ses enseignements religieux, il ne ment pas… mais il ne peut pas parler de son travail non plus. C’est comme si James bond ne pouvait pas mentir, et que si on lui demandait son métier son code moral l’obligerait à dire « Je suis agent secret pour Sa Majesté » ou à trouver des subterfuges qui torderaient ce code sans le briser « Je me contente de sauver régulièrement le monde, annonça-t-il avec une pointe d’humour léger ». J’ai pas encore complètement exploré les conséquences que cela va augurer, mais rien qu’avec ne pas mentir et ne pas commettre d’adultère, c’est comme je venais de m’imposer des contraintes dans lesquelles 82% des intrigues de scénarii français ne rentreraient pas ! Là où ça va être intéressant, c’est quand il va devoir briser pour de bon son code et en accepter (ou pas) les conséquences.

Toujours est-il que ça faisait très longtemps que je ne m’étais pas autant amusé en écrivant ! D’ailleurs j’y retourne. A bientôt pour un nouveau point sur le projet.

Dans la nouvelle mouture de ce blog, j’avais décidé que je ne parlerai que très rarement de ma vie personnelle et professionnelle. So far, so good. Alors profitez-en, aujourd’hui, on ne chronique rien, on parle écriture. La mienne, en l’occurrence.

Si vous avez lu cet article (oui, je mets des rétroliens de ping si je veux), vous n’êtes pas sans savoir que cela fait déjà un certain nombre de mois que j’étais empêtré  dans un writer’s block, comme on dit dans le jargon. A savoir que j’avais une productivité nouvelle réduite à néant tandis que je corrigeais des vieux trucs et que j’essayais de démarrer un nouveau projet.

Le nouveau projet en question était un un roman japonisant cross-genre uchronique. J’avais eu l’idée en novembre dernier et j’avais commencé à faire un certain nombre de recherches sur une époque précise du Japon, de ses personnalités, de ses mœurs. Force est de constater que de ce roman, 4 mois plus tard, je n’ai que des notes accumulées sur Scrivener et toujours aucune page utile ! Pourtant l’univers et ce que j’ai envie d’en faire me semble intéressant. C’est juste visiblement pas le moment…

C’est pas le moment pour pas grand-chose, pourrait-on dire, tant mon envie principale est d’écrire pour un medium qui me paierait régulièrement (jeux vidéo ou comics books) plutôt que d’accumuler les spec-scripts (romans ou films)… Si j’effectue mes démarches jeu vidéo au quotidien pour trouver un job (j’ai pas de pistes pour aller travailler chez DC et sur Superman… si vous avez je prends !!!), j’avoue sans honte que cela impacte mes efforts pour me motiver à me remettre sur ce fameux projet de roman.

En d’autres termes, je ne pensais pas pouvoir retravailler sur un projet personnel pour la gloire de travailler sur un projet personnel avant d’avoir retrouvé cette frustration que l’on peut éprouver quand on est employé par quelqu’un d’autre. Et je m’étais fait à cette idée, un peu résigné.

Et puis, jeudi dernier (le 12 avril pour les historiens qui viendraient à rédiger ma biographie en fouillant sur ce blog), la magie est revenue. Je ne saurais pas expliquer ce qui s’est produit, autrement que par l’analogie du coup de foudre amoureux. C’était soudain, inattendu et ça a occupé 100% de mes pensées depuis. J’ai eu une idée, puis une idée de projet obsédante !

Depuis, en l’espace de 48 heures, j’ai travaillé plus efficacement, plus largement, plus passionnément que je ne l’ai fait depuis l’époque lointaine où j’attaquais la refonte de Réveils (qui est toujours à la recherche d’un éditeur, cela dit en passant). Un sentiment grisant que je voulais partager avec les quelques personnes qui croient en moi, suivent mon actualité écriture et me demandent régulièrement et poliment ce que je branle de mes journées…

En ce troisième jour de travail sur ce nouveau projet, voilà ce que je peux partager :

  • J’ai fini ma feuille de route, la colonne vertébrale de la structure du roman. Douze heures de travail non-stop les fesses vissées sur ma chaise, à tracer des traits dans tous les sens, à multiplier les pomme-C/pomme-V/banane-Z en masse et à fouiller la toile à la recherche de mes premières sources d’information. Cette feuille de route est sans doute amenée à s’étoffer, changer encore ou se voir jetée à la poubelle, mais j’ai atteint le point où je suis satisfait du niveau 0 de mon histoire et de sa cohérence.
  • J’ai commencé à esquisser mes premières fiches de personnages, fiches qui se compléteront à mesure que mes recherches et mon écriture avanceront.
  • Si je fais des recherches, c’est que le roman ne sera pas du space-opera ou de la science-fiction from scratch.
  • Mais ce sera de la science-fiction !
  • J’ai commencé à compiler ces fameuses premières recherches. Il n’est pas impossible que, l’air de rien, je partage ces recherches sur ce blog. Il vous faudra surveiller le tag d’articles « Lithium Breed » pour en avoir des aperçus.
  • Ceux qui me suivent sur Twitter pourront aussi suivre mes sautes d’humeur quand j’écris grâce au hashtag #LithiumBreed
  • Lithium Breed est donc le nom de code de ce projet (parce que des noms de code pour des projets, c’est cool)

Les amateurs d’énigmes à deux balles pourront chercher l’indice qui se cacher derrière Lithium Breed. J’ai peur que ce soit évident, mais bon. Mes félicitations à ceux qui auront trouvé un bout d’indice avec ça.

Pour faire écho à la généreuse interview que m’avait accordé Nathalie Lenoir dans l’article suslinké, je ne pourrais jamais assez rappeler à tous les aspirants scénaristes combien la feuille de route est un élément important. J’ai une envie folle de commencer à me jeter à corps perdu dans la rédaction et de faire vivre pour de vrai mes personnages. Mais si je l’avais fait à partir de la seule scène que j’avais vendredi, ça aurait été du suicide artistique, une perte de temps et de production folle. Avant de commencer à écrire, vous devez avoir une idée d’où vous allez en définitive ! La suite n’en sera que plus confortable, vous n’aurez pas l’impression de constamment mettre du scotch partout – sans même parler de l’impression de mettre des pansements sur une jambe en bois…

J’avais également mentionné au détour d’une question l’importance que j’accordais à ma muse, celle de l’écriture. C’est toujours plus facile d’écrire pour quelqu’un ou en pensant à quelqu’un. J’ai donc rencontré ma nouvelle muse jeudi dernier, alors que j’arpentais dans les rayons de la FNAC du coin pour me changer les idées, sans but précis. Ça a donc conduit mes pas vers un rayon que je ne fréquente jamais ou presque : les livres sur le cinéma. Et là, il y avait un présentoir avec les dernières nouveautés du genre. J’en ai ouvert aucun. J’ai juste vu une couverture.

Et c’est là où l’effet coup de foudre dont je parlais plus haut est assez flagrant. Je l’ai vue des millions de fois en photo, et sans explication aucune, cette fois-ci déclenche une succession d’émotions incontrôlables et d’idées en série qui vous empêchent de dormir.

Ma muse du moment et pour Lithium Breed est donc… Roulements de tambour…

Après, il est encore trop tôt pour que je dévoile la façon dont elle m’a inspiré. Les photos que j’ai choisies pour illustrer mon propos appartiennent au photographe Georges Barris et font assurément partie de mes préférées de toutes celles qu’il est possible de trouver sur Marilyn Monroe. Elles sont issues de la dernière session de shooting photos qu’elle faisait, le 10 juillet 1962, et démontrent assez bien le paradoxe qu’était Marilyn Monroe dans les dernières semaines de sa vie : explosion de vie et sensualité mais surtout fragilité, tristesse et détresse derrière le sourire.

Voilà un gros article sur mon actu,mes envies et mon projet du moment. Profitez-en, ça n’arrivera pas tous les quatre matins !