Articles Tagués ‘Jake Gyllenhaal’

Macross Frontier – The False Songstress

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris : je suis un méga-fan de la licence Macross ! Donc vous en boufferez régulièrement ! The False Songstress reprend une partie de la série animée, à l’image de Do you remember love?C’est justement à cause de ce film assez moyen et remaniant trop la mythologie Macross que j’avais peur de le mater : Macross Frontier est une des meilleures séries Macross derrière l’original, je craignais un massacre et charcutage de la trame en règle. Que nenni ! Certes le film prend des libertés par rapport à la série, prend des raccourcis et change des choses mais le film tient la route en l’état et propose une intrigue qui se tient sans donner l’impression d’avoir été rushée ou coupée. L’animation est de qualité, la musique aussi (avec des inédits). Bref, je recommande chaudement d’autant plus si vous voulez goûter à du Macross sans vous taper une série entière. Notez que ce film ne s’intéresse qu’à la première moitié de la série, la seconde étant couverte par un autre film pour un autre mois.

5/5

Le film est d’ailleurs disponible en VO sous-titré anglais sur youtube, je mets donc le lien plutôt qu’une BA.

Driving Lessons

On peut dire sans trop se tromper que parmi le trio des jeunes acteurs d’Harry Potter, Rupert Grint est celui qui vit « l’après » le plus compliqué. En même temps, le niveau n’est carrément pas le même comparé aux autres. La tête à claques qu’il a et son air ahuri n’aident en rien. Du coup, c’était plus par curiosité que réel intérêt que je me suis intéressé à Driving Lessons. Une comédie dramatique sur fond de passage à l’âge adulte. Le mec un peu bizarre qui n’arrive pas à pécho, avec une mère envahissante, bouffé par son environnement qui découvre la vérité vraie du véritable sens de la vie auprès d’un mentor excentrique… on navigue en terrain connu. C’est mou et pas spécialement intéressant d’une part, et l’acteur n’a absolument pas de charisme. Vous l’aurez compris, c’est une vaste perte de temps que vous saurez esquiver à partir de maintenant.

0.1/5

Stay Cool

Le film était bien parti pour être un truc qui allait me parler : un écrivain avec une petite célébrité revient dans son ancien lycée pour faire un discours, retrouver d’anciens amis, d’anciens ennemis et son crush d’ado tout en se faisant draguer par une Terminale. Littéralement, on n’est pas loin du pitch d’un roman que j’ai en projet. D’où mon intérêt. Sauf que ça ne marche pas. La raison première est que le mec revient au bahut 20 ans après. 20 ans ! Ce qui veut dire que pendant 20 ans le mec indécrottable n’a pas fait le deuil d’une fille qui lui a mis un vent pour la prom-night ! Comme de part hasard, la nana en question est toujours dans la même ville et vient tout juste de se séparer de son mec (avec qui elle sortait au lycée…) et, comme par hasard, elle est sans enfant (après 20 ans de vie commune avec un type… c’est bien pratique !). Le film passe à côté d’un vivier de bonnes idées pour s’enfoncer dans un misérabilisme à trois étages : l’histoire du mec qui revient dans sa ville pour revivre son cauchemar sentimental lycéen, la voix-off qui lit le livre qu’il a écrit pour raconter son cauchemar sentimental lycéen et le scénariste du film/acteur principal qui raconte probablement son cauchemar sentimental lycéen. Le seul truc qui sauve le film du zéro pointé est son casting de seconde zone trois étoiles : Wynona rider, Josh Holloway, Sean Astin, Jon Cryer, Chevy Chase, Hilary Duff…

1/5

The Boss

Une agréable surprise ! Vraiment. J’avais une vague idée du film grâce à la bande annonce et c’est essentiellement la présence de Kristen Bell qui m’a poussé à regarder. Au final, le film est vraiment drôle avec un côté WTF assumé (sérieusement, une baston de rue avec des scouts qui vendent des cookies) (Peter Dinklage…) mais il propose également des moments d’émotions bien venus et qui permettent au film de dépasser son statut de comédie lambda. A voir !

4/5

Demolition

A l’exception de bouse comme Prince of Persia, je trouve la carrière de Jake Gyllenhaal relativement sans faute et je me surprends à recommander sans hésiter la plupart de ces films (Southpaw, Nightcall…). C’est également le cas pour Demolition qui brasse plus de thèmes qu’il n’y parait autour d’acteurs investis. Un de mes coups de cœur de ce mois.

4.5/5

Hardcore Henry

Hardcore Henry est – de mémoire – le premier film 100% en vue subjective de l’histoire, loin du gimmick de Doom. En soi, il faut donc le considérer en tant que tel : une expérience inédite. Le film ne brille pas par son scénario, il n’y a guère que 3 acteurs qui en font tous des caisses, la mise en scène est dépendante du concept de base (donc limitée). En gros, c’est impressionnant comme pouvait être impressionant Onk-Bak à son époque, de part l’effet nouveauté sur les cascades. Il y a vraiment des scènes très intéressantes, mais je doute que le film passe l’épreuve du temps. Si vous aimez les jeux vidéo, c’est très clairement fait pour vous avec l’effet « your princess is in another castle » pour les rebondissements toutes les 5 minutes. A voir pour la curiosité. Attention, ce film peut filer la gerbe…

2/5

JEM et les Hologrammes

J’avais envie de revoir The Runaways, ou plus généralement un film sur l’ascension d’un groupe musical sans forcément passer par un documentaire (même si je lorgne sur celui dédié aux Stooges). Et puis, je me suis rappelé que j’avais vu passé une bande-annonce sur JEM, film inspiré d’un dessin animé des années 80’s produit dans la veine nostalgique de « choses » comme GI Joe ou Transformers. Même si je n’ai jamais spécialement maté le dessin animé (j’étais pas vraiment dans le cœur de cible, hein, c’était plus en attentant l’épisode des chevaliers du Zodiaque qu’autre chose), j’avais une vague idée de ce qu’était JEM et des battles de chansons avec les Misfits. Bref, c’est un peu la fleur au fusil que je me suis lancé dans l’adaptation live… J’ai dû perdre 10 à 20 points de QI dans l’affaire… C’était nul ! Je pourrais en débattre des heures mais globalement le film n’a aucun sens des réalités. Et ce dès le début où une pauvre nana qui poste une vidéo sur youtube se fait embaucher par une Major pour un disque, des concerts… Je passe sur les rebondissements convenus (présent dans la BA), l’histoire globalement abracadrabrantesque, la romance moisie, les chansons sans intérêt, les acteurs qui manquent de charisme (mention spéciale à JEM en sous Kristen Stewart – sa sœur est nettement plus intéressante) ou qui se retrouvent embarqués là-dedans (Molly Ringwald quoi…, Juliette Lewis en roue libre…) pour pointer du doigt le pire : l’effet 2.0 qui bouffe à tous les râteliers. Sous le couvert de faire un film « génération internet », on se tape des incrustations de vrais-faux clip youtube/instagram pour supporter le propos du film (comme si on avait besoin d’une vidéo dans la vidéo pour comprendre l’état émotionnel du personnage : scénariste, you’re doing it wrong!). Ca bouffe aussi dans la gamelle Hunger Games pour récupérer le gimmick du sifflement. Ca lorgne aussi du côté de Lady Gaga, influence pour JEM à laquelle on essaie d’insuffler le côté icône mondiale/nouvelle référence de vie/nouveau style… Alors que le propos – un tant soi peu valable – du film reste simplement la quête d’affirmation de soi. En gros, le film présente très mal ce qui s’est passé avec le personnage de Ziggy Stardust au début des années 70. Il donne une image aussi bidon de l’univers de la musique que l’était en son époque Popstars… Absolument tout est à jeter dans ce film. J’ai vu des productions Disney Channel plus intéressantes que ça, alors l’excuse « on s’en fout c’est pour les ados » ne tient pas la route : ils méritent mieux que ça ! De grâce, on oublie jusqu’à l’existence-même de cet étron et vous allez tous me faire le plaisir d’aller mater The Runaways à la place !

0.5/5

Et pour les grands gamins:

The Magicians – Saison 1

Je suis tombé sur cette série un peu par hasard via HBO Nordic. En me renseignant, j’ai appris que c’était inspiré d’un trilogie éponyme de Lev Grossman. Ni une, ni deux, je me procure le premier tome. J’ai pas du tout aimé. Mais pas du tout ! Le protagoniste est un trou du cul fini, ça picole tout le temps, il n’y a pas d’enjeux, le livre dans le livre (Fillory) est sans intérêt façon sous-Narnia… J’ai dû m’arrêter au milieu car j’ai préféré lire l’intégralité des « comprehensive rules » du jeu de cartes Magic The Gathering ! C’est dire ! Je l’ai fini dans la douleur en me disant que, depuis le début d’année, c’est au moins le cinquième livre de début de trilogie magique, après The Warded Man et A Gathering of Shadows, que je termine en lisant une ligne sur trois tellement j’en n’avais plus rien à battre des personnages, leur univers ou ce qui leur arrive. Bref, c’était pas gagné pour la série de 13 épisodes ! Et à ma grande surprise, c’était pas si mal. Comparé au livre, c’est même carrément mieux ! On retrouve le côté « Harry Potter » pour adultes survendant le livre, les personnages sont plus présents (le trou du cul est devenu un simple mec inintéressant), voire plus fouillés. Des enjeux sont clairement présentés, avec des vilains, des intrigues secondaires et – finalement – il se passe des trucs ! C’est pas la série de l’année mais, elle restera divertissante sur la fin de votre été quand vous aurez bouffé tous les indispensables (Mr Robot, Stranger Things…), rattrapé vos retards et attendrez la reprise d’automne.

3/5

Starter for 10

Ou la preuve que même Benedict Cumberbatch peut traîner des casseroles derrière lui… Ou que faisait James McAvoy avant de jouer les Professor X… Je me demande même si cela ne tient pas plus du téléfilm que d’une bobine qu’on passerait dans une salle obscure. La trame est assez classique dans le genre romcom (bien que le film soit probablement plus considéré comme une simple comédie) avec le protagoniste sympa, la bonasse, la bonne pote, la trahison du meilleur amie, etc. sur fond de compétition (ici, une espèce de Question pour un champion). Ca vaut pas des masses, et c’est plus pour la curiosité de voir des films de jeunesse de certains acteurs que pour la qualité générale. A noter cependant, l’excellent bande son composée de classique des années 80 !

2.5/5 (dont 2 pour la musique)

Rurouni Kenshin

J’ai dû lire les manga Kenshin il y a plus de 10 ans, à peine moins pour l’OAV. Je pensais la licence finie, appartenant à un passé révolu. Que nenni, voilà t’y pas qu’un film live est sorti en 2012. Film dont bien sûr je n’avais pas entendu parler avant de lire le dernier Animeland qui s’est fendu d’un article pour la sortie du DVD dans l’Hexagone. C’est donc curieux que je me le suis procuré. Je n’avais pas vu non plus de film de chambara japonais depuis des lustres et je suppose que cela joue sur mon appréciation globale. En gros, c’était divertissant et assez fidèle au matériau de base (de ce que ma mémoire se rappelle en tout cas). Les personnages sont plutôt bien campés, même Kenshin, le film alterne sérieux et humour comme savent le faire les Japonais sans jamais trop souvent tomber dans l’excès de l’un ou l’autre. On regrettera seulement des combats qui manquent parfois d’un brin de folie. Le film a tellement bien marché sur le territoire nippon qu’il s’est naturellement transformé en trilogie, donc attendez-vous à plus de Kenshin dans les mois à venir.

3.5/5

National Lampoon’s Vacation

Je n’avais pas vu ce film depuis à peu près 25 ans (c’est la présence de Chevy Chase dans Stay Cool qui l’a rappelé à mon bon souvenir). A l’époque, on allait dans un vidéo club pour louer des VHS. On fouillait les rayonnages, regardait les jaquettes et on choisissait ses films à l’instinct plutôt que par recommandations ou notes dans les magazines. Ce qui fait qu’on pouvait tomber sur des bouses comme des perles mais ça faisait partie du jeu. Une partie de moi est un peu nostalgique de cette époque. D’autant plus que maintenant, une simple bande annonce dévoile les pivots narratifs des deux premiers actes, ce qui hôte tout intérêt à se déplacer dans les salles de cinéma. Bref, c’est l’instant nostalgie. Vacation est une comédie burlesque avec un pitch totalement idiot pour des situations qui ne le sont pas moins et qui s’enchaînent sans fin. J’en avais un vague souvenir, surtout de la fin. Le revoir n’est rien d’autre qu’une madeleine de Proust. Le film a plutôt mal vieilli et les situations prêtes plus à rire qu’à sourire. Ma tête à couper qu’il n’intéressera personne… Mais si vous avez l’occasion de voir la suite/reboot du même nom avec Christina Applegate, peut-être que vous y jetteriez un œil curieux…

2.5/5

Enemy : Affiche

Enemy est un film de Denis Villeneuve (Prisoners) avec Jake Gyllenhaal (Source Code), Mélanie Laurent (Inglorious Bastards) et Sarah Gadon (Cosmopolis) sur une adaptation de la nouvelle José Saramago.

Professeur d’université discret Adam mène un peu une vie plan-plan avec ce qui semble être sa fiancée Mary. Par un truchement scénaristique catapulté, il découvre son sosie parfait dans un film. Particulièrement perturbé par cette découverte, il commence à observer la vie de cet homme et s’immisce peu à peu dans sa famille. Mais son double Anthony n’est pas moins troublé par Adam et entend tourner la situation à son avantage !

En premier lieu, je tiens à vomir sur l’affiche française, sans intérêt ni attrait. Dans la mouvance des films un peu tordu façon La Moustache. Je lui préfère sa version outre-atlantique nettement plus stylée et plus en phase avec le caractère du film.

Commençons avec le point négatif. En dépit d’une photographie bien chiadée et d’une mise en scène efficace, le rythme du film souffre d’une neurasthénie extrême qui risque d’avoir raison des plus motivés des spectateurs. C’est pas lent « contemplatif », c’est lent « chiant ». C’est d’autant plus dommageable que le film est réellement tordu, donc qu’il nécessite une attention constante pour essayer de comprendre ce qui se passe, les enjeux des personnages, le vrai du faux et – pour les plus motivés – le sous-texte.

Je n’ai pas lu la nouvelle du Prix Nobel de littérature qui a inspiré ce film, je peux donc difficilement comparer l’avant/après et dois me contenter de ce que j’ai sous la main : le film. Je n’en avais jamais entendu parler avant de le voir, je me suis passé de la bande-annonce pour faire confiance au simple pitch qui proposait une histoire de double et à l’affiche avec l’araignée qui marche sur la ville. Au moment du générique de fin, je pense avoir été comme tout le monde à me demander si l’oeuvre de Villeneuve tenait du pur génie ou d’une vaste perte de temps (je le rappelle, le film est très très lent).

J’ai décidé de faire une chronique sans spoiler, à l’image de Triangle, donc je me passerai d’analyse poussée afin que, comme tout le monde, vous ayez le plaisir de vous creuser les méninges pendant des heures en vous demandant comment mettre en place toutes les pièces du puzzle. Car déjà que l’histoire du double parfait est un poil difficile à accepter et à remettre dans le bon ordre, s’ajoute par dessus une couche fantasmagorique avec la symbolique de l’araignée et les références aux régimes dictatoriaux et schémas qui se reproduisent. Pourtant tout est dans le film, et ce qui paraît « caché », « obscur » voire « abscons » s’explique finalement de lui-même pour peu qu’on analyse parfois au premier degré ce qu’on voit.

Enemy : Photo Jake Gyllenhaal

Miroir, mon beau miroir, appuie la notion de double dans mon film…

J’ai longtemps cru que le film cachait une invasion d’araignées venu de l’espace pour contrôler les esprits humains sous le couvert d’une dictature sournoise et de fabrication de clones… Mon côté amateur de séries B et science-fiction se voyant excité par l’affiche US et certains plans du film. Que nenni, je vous le dis. Parfois, il suffit de rester terre à terre et d’embrasser des thèmes plus simple comme la dualité, la fidélité, l’engagement, l’inconscient, les pulsions, les femmes, l’adultère…

Il est plus que fort probable qu’un deuxième visionnage pour saisir chacun des allusions et messages s’impose, pour remettre en perspective la notion de double et comprendre l’histoire. Ceci fait, vous prêcherez comme moi pour la diffusion de ce film comme étant l’une des oeuvres cinématographiques les plus percutants de l’année 2014 !

Il faut saluer la prestation de l’acteur principal, réellement impressionnante dans le double rôle (maintenant que j’y pense, j’ai aussi eu envie de voir le film à cause de Orphan Black…) et qui permet de ne pas vous endormir face à la lenteur du film. Sarah Gadon en épouse enceinte jusqu’aux oreilles est également parfaite et la composition juste de son personnage permet d’appréhender encore mieux l’histoire dans l’histoire. Le bémol ira définitivement pour Mélanie Laurent, une actrice avec qui j’ai du mal.

Enemy : Photo Jake Gyllenhaal, Sarah Gadon

Enemy n’est pas un film qui vous prend par la main. La main n’est même pas tendue vers vous. Ce n’est même pas un film qui fait l’effort de vous rencontrer à mi-chemin. Non, il va vous falloir passer par plusieurs états d’incompréhension et vous presser un peu le citron pour le comprendre, et comprendre combien ce thriller est génial et intelligemment mené. Quoi qu’il en soit, je vous le recommande chaudement !

Note: La bande-annonce ne spoile pas comme certaines, vous pouvez y aller. Si vous êtes en peine dans l’analyse de film et si vous avez la flemme de lire d’autres interprétations via google, je vous laisserai des indices sur demande dans les commentaires.

Source Code est un film réalisé par Duncan Jones (Moon), d’après un scénario de Ben Ripley (La mutante 3 et 4, ouais, ça calme un peu d’un coup…), avec Jake Gyllenhaal (Prince of Persia), Michelle Monaghan (Le Témoin Amoureux) et Vera Farminga (In The Air).

Colter se réveille dans un train, il ne sait pas ce qu’il y fait, ni comment il est venu, ni la femme en face en lui, ni même pourquoi elle l’appelle autrement que Colter. D’ailleurs Colter n’est même pas dans la peau de Colter, mais dans celle d’un autre. Et puis Colter meurt dans l’explosion du train. Il se réveille à nouveau, mais dans un caisson. Là on lui dit « hop hop hop, mission gouvernementale, source code, arrêter la bombe du train et zou. Colter se réveille dans un train, il ne sait pas ce qu’il y fait, ni comment il est venu, ni la femme en face en lui, ni même pourquoi elle l’appelle autrement que Colter. D’ailleurs Colter n’est même pas dans la peau de Colter, mais dans celle d’un autre. Et puis Colter se rappelle de la femme, du caisson et de la bombe. Mais il meurt dans l’explosion du train. Il se réveille à nouveau, mais dans un caisson. Là on lui dit « hop hop hop, mission gouvernementale, source code, arrêter la bombe du train, qu’est-ce que tu branles et zou ». Colter se réveille dans un train…

Depuis Moon, j’attendais le prochain film de Duncan Jones. Après Source Code, j’attends le prochain film de Duncan Jones… Celui-ci étant trop formaté blockbuster pour réellement laisser parler le talent du fils de David Bowie. C’est propre dans la réalisation, avec quelques idées intéressantes pour exploiter les morts de Colter façon running gag de jeu vidéo (Duncan Jones restant un gros geek, la référence était évidente pour lui à la lecture du scénario).

Le scénario en question propose un mix entre Un Jour Sans Fin, Code Quantum et Matrix. Le tout fonctionne plutôt agréablement. Il ne faut pas se leurrer, je préfère 1000 fois la série, 100 fois Un jour Sans Fin et 10 fois Matrix à Source Code. On retrouve un brin de Memento aussi. Bref, Source Code, c’est un nouveau film patchwork qui pioche des bonnes idées un peu partout en espérant que cela ne se verra pas trop. Un film faussement original, suffisamment bien maquillé d’explosions pour faire passer la pilule.

La véritable force du scénario et de la mise en scène derrière, c’est de faire tenir des séquences répétées en boucle dans le même train pendant 8 minutes tout en apportant un truc supplémentaire à chaque fois pour aider l’histoire à avancer et à débusquer ce fichu poseur de bombe. En cela, le film est plutôt réussi et le côté blockbuster finit de polir le vernis. Mais en spectateur exigeant, Source Code ne m’a pas transcendé outre mesure. Sans parler de la fin pour le moins bizarre… Ou de cette espèce de love-story à deux balles…

Côté casting, seul Jake Gyllenhaal semble réellement s’investir dans son personnage. En même temps, c’est lui qui a porté le scénario à bout de bras en allant spécifiquement chercher Duncan Jones pour le réaliser. En même temps aussi, c’est le seul qui ait aussi un personnage vaguement développé par rapport aux autres. Michelle Monaghan et Vera Farminga semblent passer à côté du truc et n’ont que le rôle de faire-valoir de Colter (la faute à une caractérisation faiblarde). On notera la présence de Scott Bakula (Quantum Leap) en clin d’œil amusant dans le rôle du père de Colter.

Dernière note, Source Code fait à présent l’objet d’une adaptation en série télévisée, développée par Ben Ripley. Aucune idée de ce que cela va donner… mais entre Code Quantum et cette autre série avec un type qui reçoit un journal qui lui dit l’avenir, j’ai peur que cela ne soit guère intéressant. Mais au regard du nombre de séries estampillées CSI, une nouvelle qui copie Code Quantum risque de fonctionner sur l’audience américaine finalement trop peu exigente…

D’ailleurs, ça me rappelle qu’il me manque des coffrets de Code Quantum

Source Code, c’est bien mais carrément pas ouf. Limite accessoire, en fait. Vivement le prochain film de Duncan Jones !