Articles Tagués ‘Macross’

Crazyhead – Saison 1

Buffy vous manque ? Moi aussi. Et comme je ne veux pas m’abaisser à lire la suite en comics, je devais me contenter de remater la série en cas de nostalgie. Et bien rejouissez-vous car sa digne successeuse est une série britannique moderne et intelligence où les vampires sont remplacés par des démons (oui, je sais, les vampires de buffy sont techniquement des démons, allez pas chipoter) et la blonde par une autre blonde (la voix de Tracer pour les joueurs d’Overwatch) et une black qui n’a pas la langue dans sa poche. C’est péchu, cru, dynamique, drôle et malheureusement trop court. Ca reste tout de même une excellent série de 6 épisodes à mater d’urgence ! La musique déboite aussi. Et puis on fait des exorcismes avec du pipi, alors…

4.5/5

Being Charlie

Alala, qu’il est facile d’être déçu par un scénario sans ambition ressassant les malheurs d’un drogué en quête de rédemption au fil de rebondissements cousu de fils blancs. Je me disais que Rob Reiner (Quand Harry Rencontre Sally) pourrait au minimum sauver le truc, mais non.

2/5

The Art of Getting by

Petite comédie romantique adolescente vraiment sans prétention, aux enjeux vus et revus. A ma grande surprise, Emma Roberts n’était pas complètement monolitique. Elle apporte limite un peu de fraicheur. Dommage que son personnage ne casse pas des briques. Mignon sans plus quoi.

2/5

Westworld – Saison 1

La nouvelle claque de HBO, calibrée pour remplacer Game of Thrones. Et je dois avouer qu’à titre personnel, la dernière production du petit frère Nolan envoie plus de pâté que les dragons de Martin. C’est une histoire de sensibilité aussi, le film de Michael Crichton m’avait plus, je préfère la SF à la Fantasy et les cowboy aux chevaliers. La série peut souffrir d’un manque de folie (la plupart des twists se voyant 3 épisodes avant) mais elle a le mérite de se tenir et de proposer des personnages intéressants dans leur évolution. Casting impeccable, univers cool, potentiel de ouf. Je l’ai maté en un week-end, ce qui est toujours un gage de qualité dans mon appréciation générale. Reste plus qu’à attendre 2018 et c’est le plus triste dans l’histoire.

5/5

Macross Frontier: The Wings of Goodbye

Dernier film de la série Macross Saga qui condense la série pour ceux qui auraient la flemme de la regarder. Pas vraiment un résumé car l’histoire diverge des épisodes mais qui a le mérite de se tenir  sans temps mort (par contre, les néophytes vont devoir s’accrocher car ça balance des termes et rebondissements à deux cent à l’heure). Macross Frontier est l’une de mes séries favorites de la licence et ce deuxième long métrage conclue avec maestria le diptyque commencé avec The False Songstress. Un must see ! D’ailleurs youtube propose le film en entier…

5/5

Les 7 Mercenaires, le retour de la vengeance du remake

Comment dire… Nul ? Sans intérêt ? Dispensable ? Le vide créatif à l’état pur ?

1/5

Dernier Train pour Busan

Ca faisait un moment que je n’avais pas vu un film de zombies. Certainement parce que le genre commence à tourner en rond et à se répéter. Du coup, il faut aller chercher la nouveauté en Corée et force est de constater qu’ils nous ont pondus un film vraiment rafraichissant pour le genre, alternant stress relatif au genre, touches d’humour, évolution de personnages… Vraiment un excellent film, à conseiller à tous les amateurs de viande faisandée.

4.5/5

Sing Street

Le dernier film de l’année est aussi l’un des tout meilleurs que j’ai pu voir. Un véritable film « feel-good » avec une véritable âme et une démarche qui me parle. C’est bien simple, The Nice Guys et Sing Street sont définitivement mes 2 films préférés sorties 2016. Deux coups de coeur que je recommande à tous. A voir absolument si vous aimez les années 80, la musique, les romance, Duran Duran, les tranches de vie, la vie tout court !

5/5

Tokyo Fiancée

Je ne suis pas fan d’Amélie Nothomb. J’ai dû lire un ou deux de ses bouquins qui traînaient sur un coin de table chez ma meilleure pote. Livres que j’ai oubliés à un détail près : ils étaient courts, écrits en gros caractère et semblaient remplis de vent. Mais bon, l’auteure étant amoureuse du Japon, je pouvais bien faire l’effort de mater un film inspirée d’un livre à haute teneur en autobiographie. Et c’était pas terrible. En fait, le rendu final est assez proche d’un « Amélie Poulain au pays nippon », avec une voix-off totalement insupportable qui raconte ce que des images devraient suffire à comprendre. On aura bien compris la désillusion amère est au cœur de l’expérience tokyoïte de Nothomb et c’est assez bien retranscrit dans le film, mais non sans une lourdeur pathologique à cause de cette foutue voix-off. Et pour pourtant Pauline Etienne est mimi et colle parfaitement à l’idée du personnage. C’est juste… globalement insipide. Et mou. Ca pue l’adaptation bête et méchante d’un livre qui n’a pas grand chose d’intéressant à raconter de base (comprendre « le film manque d’enjeux et de conflits »). Au mieux, on profitera des paysages de Tokyo et de quelques moments qui font sourire. A noter que je l’ai maté juste après Les Délices de Tokyo, donc on est clairement dans « deux poids, deux mesures ».

2/5

Kickboxer Vengeance

Jean-Claude Van Damme a ma sympathie. Il ne fait que des films pourris en Europe de l’Est depuis des années, pourtant, je suis attaché à mon idole de jeunesse. Et puis de temps en temps, il sort des ovnis géniaux comme JCVD ou Welcome in the Jungle. Du coup, j’ai accueilli ce remake de Kickboxer avec un minimum de méfiance, genre « allez, on est fous, pourquoi pas ». Et là c’est le drame. Je m’attendais pas à un chef d’oeuvre, j’avais même déjà ma note en tête après la bande-annonce : 2. Et bien c’est pire ! C’est filmé avec les pieds. Ou monté avec les pieds (je ne comprends toujours pas pourquoi on s’obstine à monter les films de bagarre à l’occidentale quand Jackie Chan a montré pendant 40 en Chine la façon de filmer un film de karaté…). Dire que l’acteur principal a le charisme d’une huître est faire injure à l’ensemble des lamellibranches ! Le méchant est… Drax, des Guardiens de la Galaxie, histoire de bien continuer le white-washing en cours à Hollywood. Pour un film en Thailande, ça la fout mal. L’histoire est… à peu près la même. Les références au premier opus sont lourdes (« vous avez vu, on défonce un jukebox dans un bar, hahaha, c’est drôle ») Et JCVD… JCVD… sérieusement… J’ai beau fouillé dans mon capital sympathie engrangé depuis les années 80, je ne peux rien faire pour défendre son rôle. Un belge maître en arts martial d’asie du Sud Est à la rigueur, parce que la suspension d’incrédibilité à bon dos. Mais il s’approprie tellement le film, faisant passer le supposé héros comme son faire-valoir dans toutes les scènes où ils sont ensemble, qu’il en devient insupportable. Il avait l’occasion de prouver une palette de jeu plus vaste, plus en retrait, mais les muscles de Bruxelles ont un besoin évident de satisfaire un ego en manque de bons scénarios. Et puis ça balance des généralités à tour de bras, depuis « je n’ai pas envie de perdre deux fils » jusqu’au discours de motivation en combat final les moins crédibles de l’histoire du film avec des combats finaux. Je ne parlerai même pas des lunettes de soleil qu’il porte tout le temps, parce que – moi, je sais, j’ai vu sa télé-réalité – monsieur JCVD ne veut pas qu’on voit qu’il vieillit avec ses pattes d’oie. Le meilleur du film, c’est le début du générique de fin où on voit la scène de danse du premier film. Faites-moi plaisir, allez revoir l’original.

0/5

Pas de BA pour les étrons, juste celle des bons films massacrés sur l’autel des remakes.

Captain America – Civil War

Je pense que j’ai officiellement atteint le point de non-retour en ce qui concerne les mecs en collants. Sur le papier, le troisième opus consacré au boy-scout Marvel a tout pour faire un bon divertissement, avec de la bagarre, de la course poursuite, des blagues… mais j’en peux plus. La note n’est pas réflexive de ce que j’ai éprouvé au fond : de l’ennui. Toutes les aventures chez Marvel – hormis les « origin stories » telle que Iron Man – manquent d’enjeux, les films ne sont plus que de gigantesques bandes annonces promouvant les films à venir tout en se reposant paradoxalement sur une demi-douzaine de films passés. On ne pige pas spécialement ce qui se passe entre les personnages si on a pas vu les films d’avant et on s’en cogne de ce qui se passe dans le film actuel puisqu’il n’apporte fondamentalement rien aux personnages. J’ai maté ce Cap en mode automatique, à base de « ah… », « bagarre bagarre », « oh… », « bagarre bagarre », « et ? ». Le plus excitant dans le film, c’était Spider-Man, qui va juste revivre sont troisième reboot en 10 ans. C’est dire… Je m’en tamponne de Rogers, de Starks, de Tchalla, de… de tous en fait. C’était chiant. Encore un film charnière pour annoncer l’homme araignée, Black Panther, accessoirement Thor/Hulk, et le méga bloubiboulga que sera le dyptique Avengers.

3/5

Ouais, non, en fait 1.5/5

X-Men: Apocalypse

Et encore des mecs en collants… Deux dans le même mois, c’est désormais trop. Mais je dois avouer que je partais plus confiant que pour le Captain car Days of the Future Past (le deuxième épisode de cette deuxième trilogie sur les mutants de la Fox) était sympa. Et j’ai vite compris que ce serait le drame… On se tape une exposition qui dure presque une heure, le temps de rappeler à nos bons souvenirs qui sont les gentils d’avant (Xavier, Mystique, Magneto, Quicksilver, Moira, Havok, le Fauve), qui sont les nouveaux gentils (Jean Grey, Cyclops, Nightcrawler), qui sont les nouveaux méchants (Apocalypse, Storm, Angel, Pyslocke). L’air de rien, ça fait déjà 14 personnages. Une fois que c’est fait, il est largement temps de rajouter la dose de fan service : la séquence « ralenti et musique cool » de Quicksilver (l’unique moment bien du film) et le moment Wolverine. Après, il faut s’inquiéter de la continuité de la licence, on a déjà commencé avec Wolverine pour expliquer comment il est devenu amnésique, il faut s’occuper des cheveux de Xavier par un artifice bidon. Une petite séquence de bagarre, et hop, emballé c’est pesé. Encore un film bien ennuyeux qui souffre de la présence d’un mauvais scénariste à la barre (Simon Kinberg) qui se contente d’appliquer ce qui a bien marché par le passé et de faire passer l’aura de la l’acteur avant l’intérêt des personnages (d’où Mystique en héroïne désintéressée, Magneto repentant pour la sixième fois, Sansa Stark surexposée et à contrario Jubilee littéralement en potiche par exemple). Apocalypse ne donne pas l’impression d’être le grand vilain qu’il devrait être, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux tout en donnant un côté kitch à l’ensemble… Bref, c’était long, mal rythmé, pas intéressant et avec des personnages qu’on ferait bien de mettre au placard pour passer à autre chose…

1/5

Warcraft

Duncan Jones est un réalisateur que j’apprécie (Moon). En revanche, et ça s’est un peu vérifié avec Source Code, dès lors que des gros studios mettent la main dans ses projets, sa démarche en tant qu’auteur s’en retrouve lésée pour un résultat somme toute moyen. Du coup, un projet comme Warcraft avait toutes les chances de le tourner en « Yes Man ». Fort heureusement, le gars est un joueur et s’est battu pour imposer sa vision de l’adaptation vidéoludique. C’est peut-être la raison pour laquelle on évite le naufrage complet. Les enjeux sont clairement présentés en s’éloignant de l’écueil « tout ce qui n’est pas humain est forcément méchant », les personnages sont intéressants sauf les héros humains et même si on y connait rien comme moi à l’histoire du jeu Warcraft, on pige ce qui se passe dans le film. Sur ce point-là, on ratissait large pour le grand public. Mais le film se vautre complètement sur l’esthétique héritée du jeu qui donne un cachet ultra-kitch à l’ensemble. Surtout chez les humains. Il suffit de regarder l’armure du roi pour s’en rendre compte… Encore une fois, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux et si les orcs en imposent, tout le reste fait carton-pâte numérique (notamment les décors). Je prédis que le film vieillira très mal. Quand on voit ce que Peter Jackson à réussir à faire en décor naturel, je m’étonne encore qu’on choisisse la solution cheapos du fond vert dans tous les coins pour les films fantasy. Ajoutons à cela les acteurs les moins investis du monde du côté des humains (les moins investis ou les plus gênés par les fonds verts), un combat final expédié et un scénario pensé pour amorcer une trilogie qui ne verra probablement jamais le jour et vous avez pour moi une dépense d’argent bien dispensable… et vous avez un film juste très moyen.

2.5/5

Blind Dating

Ca ne révolutionnera pas l’histoire de la comédie romantique mais on pourra souligner un certain effort sur les personnages avec un aveugle et une exilée indienne en Amérique dans le duo de charme. Un effet de « nouveauté » qui passera trop vite sur les réels problèmes inhérents au handicap pour l’un et au poids des traditions pour l’autre quand l’amour est en jeu. On passera allègrement aussi sur le fait que – comme toutes les romcoms – le cœur de l’intrigue repose sur 2 idiots qui n’arrivent pas à communiquer… Reste des petites vannes marrantes grâce au frère du héros, le plus développé des personnages secondaires quand les autres font de la figuration avec une caratérisation qui tient sur un timbre poste. Au final, je ne peux même pas vous le recommander…

2.5/5

Central Intelligence

Comment dire… C’est vraiment un mois très moyen au niveau des films que je m’enfile. Rien d’excitant, de nouveau, de wow!, de fun… Central Intelligence est dans la norme des films capitalisant sur le potentiel sympathie de The Rock et Kevin Hart pour attirer les spectateurs dans les salles. Une fois dedans, la place payée, on n’a guère de scrupules à leur proposer un scénario mâché, digéré, déféqué et remâcher derrière. Du coup, le film est porté uniquement par le duo d’acteurs. Et encore, il faut vraiment faire abstraction du caractère idiot de celui de Dwayne Johnson qui jamais, ô grand jamais, n’aurait pu entrer à la CIA compte tenu de son caractère obsessionnel intrinsèque. A noter que je suis tombé sur une version unrated malgré moi, donc plein de blagues improvisées par les acteurs et de plans inutiles, alourdissant de fait le rythme du film qui n’en possède que peu.

2/5

Bad Neighbors 2

Et c’est parti pour la suite commerciale d’un film que personne n’attendait et qui a plutôt bien fonctionné au box-office. Film qui était divertissant, cela dit en passant. Donc on prend les mêmes et on recommence. Même formule, même scénario, même enjeux, pas du tout le même intérêt. Ca commence à se sentir que je suis fatigué de chroniquer des films bordeline pourris ce mois ?

2/5

Ghostbusters, le reboot

Non. Non-non-non-non. Non ! Juste non !

0.5/5

Macross Delta

Au milieu d’un mois tout pourri niveau film, je me suis dit que j’allais sauver cet article grâce à une valeur sûre : Macross. Et que même si c’était moyen, mon côté fanboy prendrait la relève et encenserait le dernier anime en date de licence. Sauf que voilà, j’ai beau être hardcore et vénérer Macross, Delta franchit un cap dans le mix mécha-romance-musique. Il faut dire que mettre l’équivalent science-fiction des magical girls, c’était couillu et ça a dû prendre pas mal de monde en route. Maintenant, on envoie carrément des jeunes filles en fleur avec des jupettes à réaction chanter sur les champs de bataille pendant que les Valkyries combattent autour. C’était osé. Mais j’ai dit « allez, pourquoi pas ». On fait connaissance avec un groupe de chanteuse « idols » comme on en trouve des tonnes au Japon, un p’tit qui veut voler dans le ciel bien évidemment, l’habituel triangle amoureux et puis une nouvelle race d’humains qui vient faire la guerre au reste sous des prétextes plus ou moins fallacieux… Bref, du Macross. Et si le début est péchu en dépit de choix scénaristiques déconcertants, ça part vite en cacahuète. C’est bien simple à partir de l’épisode 13-14 (soit à la moitié de la série, hein), il ne se passe plus rien. Finis les combats spatiaux (hormis deux-trois escarmouches histoire de dire), la romance passe au second plan (avec deux-trois mièvreries histoire de dire et un final (abo)minable) et les chansons passent quant à elles en boucle au point de devenir fatigantes (et pour le coup, c’est vraiment très pop japonaise… le genre de truc que vous entendez sur une borne de DDR). Pendant ce temps, la politique et les tarabiscotages associés s’expliquent et se font expliqués jusqu’à un final mou et sans enjeu. C’est triste à dire, mais je me suis fait chier devant Macross Delta

2/5

Mike and Dave Need Wedding Dates

Qui l’eût cru ? Le meilleur des films du mois est une comédie avec la moitié du cast de Dirty Granpa et la moitié du cast de Pitch Perfect… A croire que les rôles de débiles siéent (ouh, c’est pas une conjugaison qu’on a l’habitude de faire dis donc) à Zac Efron et Anna Kendrick (assez proche de ce qu’on a vu dans l’excellent Mr Right, d’ailleurs) ! Car oui, le film est débile mais ça m’a fait marrer. Largement plus que des comédies à gros budget sus-vues. C’est le moment de débrancher le cerveau et passer un moment sans complexe dans le canapé.

3.5/5

Star Trek Beyond

Le premier épisode était divertissant, le second une abominable bouse. Autant dire que j’en attendais pas grand chose. D’autant moins que je ne suis pas trekky pour deux sous. Somme toute, c’était à la hauteur du premier opus : divertissant. Je crois qu’on peut remercier Simon Pegg de s’être penché sur le scénario pour éviter un naufrage à la Khan et à Justin Lin pour son sens de l’action (c’est monsieur Fast & Furious). Honnêtement, vues toutes les daubes que je me suis farcies ce mois, je ne suis peut-être pas hyper objectif mais ça reste un excellent film pop-corn auquel on pardonnera les raccourcis scénaristiques…

4/5

Macross Frontier – The False Songstress

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore compris : je suis un méga-fan de la licence Macross ! Donc vous en boufferez régulièrement ! The False Songstress reprend une partie de la série animée, à l’image de Do you remember love?C’est justement à cause de ce film assez moyen et remaniant trop la mythologie Macross que j’avais peur de le mater : Macross Frontier est une des meilleures séries Macross derrière l’original, je craignais un massacre et charcutage de la trame en règle. Que nenni ! Certes le film prend des libertés par rapport à la série, prend des raccourcis et change des choses mais le film tient la route en l’état et propose une intrigue qui se tient sans donner l’impression d’avoir été rushée ou coupée. L’animation est de qualité, la musique aussi (avec des inédits). Bref, je recommande chaudement d’autant plus si vous voulez goûter à du Macross sans vous taper une série entière. Notez que ce film ne s’intéresse qu’à la première moitié de la série, la seconde étant couverte par un autre film pour un autre mois.

5/5

Le film est d’ailleurs disponible en VO sous-titré anglais sur youtube, je mets donc le lien plutôt qu’une BA.

Driving Lessons

On peut dire sans trop se tromper que parmi le trio des jeunes acteurs d’Harry Potter, Rupert Grint est celui qui vit « l’après » le plus compliqué. En même temps, le niveau n’est carrément pas le même comparé aux autres. La tête à claques qu’il a et son air ahuri n’aident en rien. Du coup, c’était plus par curiosité que réel intérêt que je me suis intéressé à Driving Lessons. Une comédie dramatique sur fond de passage à l’âge adulte. Le mec un peu bizarre qui n’arrive pas à pécho, avec une mère envahissante, bouffé par son environnement qui découvre la vérité vraie du véritable sens de la vie auprès d’un mentor excentrique… on navigue en terrain connu. C’est mou et pas spécialement intéressant d’une part, et l’acteur n’a absolument pas de charisme. Vous l’aurez compris, c’est une vaste perte de temps que vous saurez esquiver à partir de maintenant.

0.1/5

Stay Cool

Le film était bien parti pour être un truc qui allait me parler : un écrivain avec une petite célébrité revient dans son ancien lycée pour faire un discours, retrouver d’anciens amis, d’anciens ennemis et son crush d’ado tout en se faisant draguer par une Terminale. Littéralement, on n’est pas loin du pitch d’un roman que j’ai en projet. D’où mon intérêt. Sauf que ça ne marche pas. La raison première est que le mec revient au bahut 20 ans après. 20 ans ! Ce qui veut dire que pendant 20 ans le mec indécrottable n’a pas fait le deuil d’une fille qui lui a mis un vent pour la prom-night ! Comme de part hasard, la nana en question est toujours dans la même ville et vient tout juste de se séparer de son mec (avec qui elle sortait au lycée…) et, comme par hasard, elle est sans enfant (après 20 ans de vie commune avec un type… c’est bien pratique !). Le film passe à côté d’un vivier de bonnes idées pour s’enfoncer dans un misérabilisme à trois étages : l’histoire du mec qui revient dans sa ville pour revivre son cauchemar sentimental lycéen, la voix-off qui lit le livre qu’il a écrit pour raconter son cauchemar sentimental lycéen et le scénariste du film/acteur principal qui raconte probablement son cauchemar sentimental lycéen. Le seul truc qui sauve le film du zéro pointé est son casting de seconde zone trois étoiles : Wynona rider, Josh Holloway, Sean Astin, Jon Cryer, Chevy Chase, Hilary Duff…

1/5

The Boss

Une agréable surprise ! Vraiment. J’avais une vague idée du film grâce à la bande annonce et c’est essentiellement la présence de Kristen Bell qui m’a poussé à regarder. Au final, le film est vraiment drôle avec un côté WTF assumé (sérieusement, une baston de rue avec des scouts qui vendent des cookies) (Peter Dinklage…) mais il propose également des moments d’émotions bien venus et qui permettent au film de dépasser son statut de comédie lambda. A voir !

4/5

Demolition

A l’exception de bouse comme Prince of Persia, je trouve la carrière de Jake Gyllenhaal relativement sans faute et je me surprends à recommander sans hésiter la plupart de ces films (Southpaw, Nightcall…). C’est également le cas pour Demolition qui brasse plus de thèmes qu’il n’y parait autour d’acteurs investis. Un de mes coups de cœur de ce mois.

4.5/5

Hardcore Henry

Hardcore Henry est – de mémoire – le premier film 100% en vue subjective de l’histoire, loin du gimmick de Doom. En soi, il faut donc le considérer en tant que tel : une expérience inédite. Le film ne brille pas par son scénario, il n’y a guère que 3 acteurs qui en font tous des caisses, la mise en scène est dépendante du concept de base (donc limitée). En gros, c’est impressionnant comme pouvait être impressionant Onk-Bak à son époque, de part l’effet nouveauté sur les cascades. Il y a vraiment des scènes très intéressantes, mais je doute que le film passe l’épreuve du temps. Si vous aimez les jeux vidéo, c’est très clairement fait pour vous avec l’effet « your princess is in another castle » pour les rebondissements toutes les 5 minutes. A voir pour la curiosité. Attention, ce film peut filer la gerbe…

2/5

JEM et les Hologrammes

J’avais envie de revoir The Runaways, ou plus généralement un film sur l’ascension d’un groupe musical sans forcément passer par un documentaire (même si je lorgne sur celui dédié aux Stooges). Et puis, je me suis rappelé que j’avais vu passé une bande-annonce sur JEM, film inspiré d’un dessin animé des années 80’s produit dans la veine nostalgique de « choses » comme GI Joe ou Transformers. Même si je n’ai jamais spécialement maté le dessin animé (j’étais pas vraiment dans le cœur de cible, hein, c’était plus en attentant l’épisode des chevaliers du Zodiaque qu’autre chose), j’avais une vague idée de ce qu’était JEM et des battles de chansons avec les Misfits. Bref, c’est un peu la fleur au fusil que je me suis lancé dans l’adaptation live… J’ai dû perdre 10 à 20 points de QI dans l’affaire… C’était nul ! Je pourrais en débattre des heures mais globalement le film n’a aucun sens des réalités. Et ce dès le début où une pauvre nana qui poste une vidéo sur youtube se fait embaucher par une Major pour un disque, des concerts… Je passe sur les rebondissements convenus (présent dans la BA), l’histoire globalement abracadrabrantesque, la romance moisie, les chansons sans intérêt, les acteurs qui manquent de charisme (mention spéciale à JEM en sous Kristen Stewart – sa sœur est nettement plus intéressante) ou qui se retrouvent embarqués là-dedans (Molly Ringwald quoi…, Juliette Lewis en roue libre…) pour pointer du doigt le pire : l’effet 2.0 qui bouffe à tous les râteliers. Sous le couvert de faire un film « génération internet », on se tape des incrustations de vrais-faux clip youtube/instagram pour supporter le propos du film (comme si on avait besoin d’une vidéo dans la vidéo pour comprendre l’état émotionnel du personnage : scénariste, you’re doing it wrong!). Ca bouffe aussi dans la gamelle Hunger Games pour récupérer le gimmick du sifflement. Ca lorgne aussi du côté de Lady Gaga, influence pour JEM à laquelle on essaie d’insuffler le côté icône mondiale/nouvelle référence de vie/nouveau style… Alors que le propos – un tant soi peu valable – du film reste simplement la quête d’affirmation de soi. En gros, le film présente très mal ce qui s’est passé avec le personnage de Ziggy Stardust au début des années 70. Il donne une image aussi bidon de l’univers de la musique que l’était en son époque Popstars… Absolument tout est à jeter dans ce film. J’ai vu des productions Disney Channel plus intéressantes que ça, alors l’excuse « on s’en fout c’est pour les ados » ne tient pas la route : ils méritent mieux que ça ! De grâce, on oublie jusqu’à l’existence-même de cet étron et vous allez tous me faire le plaisir d’aller mater The Runaways à la place !

0.5/5

Et pour les grands gamins:

The Magicians – Saison 1

Je suis tombé sur cette série un peu par hasard via HBO Nordic. En me renseignant, j’ai appris que c’était inspiré d’un trilogie éponyme de Lev Grossman. Ni une, ni deux, je me procure le premier tome. J’ai pas du tout aimé. Mais pas du tout ! Le protagoniste est un trou du cul fini, ça picole tout le temps, il n’y a pas d’enjeux, le livre dans le livre (Fillory) est sans intérêt façon sous-Narnia… J’ai dû m’arrêter au milieu car j’ai préféré lire l’intégralité des « comprehensive rules » du jeu de cartes Magic The Gathering ! C’est dire ! Je l’ai fini dans la douleur en me disant que, depuis le début d’année, c’est au moins le cinquième livre de début de trilogie magique, après The Warded Man et A Gathering of Shadows, que je termine en lisant une ligne sur trois tellement j’en n’avais plus rien à battre des personnages, leur univers ou ce qui leur arrive. Bref, c’était pas gagné pour la série de 13 épisodes ! Et à ma grande surprise, c’était pas si mal. Comparé au livre, c’est même carrément mieux ! On retrouve le côté « Harry Potter » pour adultes survendant le livre, les personnages sont plus présents (le trou du cul est devenu un simple mec inintéressant), voire plus fouillés. Des enjeux sont clairement présentés, avec des vilains, des intrigues secondaires et – finalement – il se passe des trucs ! C’est pas la série de l’année mais, elle restera divertissante sur la fin de votre été quand vous aurez bouffé tous les indispensables (Mr Robot, Stranger Things…), rattrapé vos retards et attendrez la reprise d’automne.

3/5

Starter for 10

Ou la preuve que même Benedict Cumberbatch peut traîner des casseroles derrière lui… Ou que faisait James McAvoy avant de jouer les Professor X… Je me demande même si cela ne tient pas plus du téléfilm que d’une bobine qu’on passerait dans une salle obscure. La trame est assez classique dans le genre romcom (bien que le film soit probablement plus considéré comme une simple comédie) avec le protagoniste sympa, la bonasse, la bonne pote, la trahison du meilleur amie, etc. sur fond de compétition (ici, une espèce de Question pour un champion). Ca vaut pas des masses, et c’est plus pour la curiosité de voir des films de jeunesse de certains acteurs que pour la qualité générale. A noter cependant, l’excellent bande son composée de classique des années 80 !

2.5/5 (dont 2 pour la musique)

Rurouni Kenshin

J’ai dû lire les manga Kenshin il y a plus de 10 ans, à peine moins pour l’OAV. Je pensais la licence finie, appartenant à un passé révolu. Que nenni, voilà t’y pas qu’un film live est sorti en 2012. Film dont bien sûr je n’avais pas entendu parler avant de lire le dernier Animeland qui s’est fendu d’un article pour la sortie du DVD dans l’Hexagone. C’est donc curieux que je me le suis procuré. Je n’avais pas vu non plus de film de chambara japonais depuis des lustres et je suppose que cela joue sur mon appréciation globale. En gros, c’était divertissant et assez fidèle au matériau de base (de ce que ma mémoire se rappelle en tout cas). Les personnages sont plutôt bien campés, même Kenshin, le film alterne sérieux et humour comme savent le faire les Japonais sans jamais trop souvent tomber dans l’excès de l’un ou l’autre. On regrettera seulement des combats qui manquent parfois d’un brin de folie. Le film a tellement bien marché sur le territoire nippon qu’il s’est naturellement transformé en trilogie, donc attendez-vous à plus de Kenshin dans les mois à venir.

3.5/5

National Lampoon’s Vacation

Je n’avais pas vu ce film depuis à peu près 25 ans (c’est la présence de Chevy Chase dans Stay Cool qui l’a rappelé à mon bon souvenir). A l’époque, on allait dans un vidéo club pour louer des VHS. On fouillait les rayonnages, regardait les jaquettes et on choisissait ses films à l’instinct plutôt que par recommandations ou notes dans les magazines. Ce qui fait qu’on pouvait tomber sur des bouses comme des perles mais ça faisait partie du jeu. Une partie de moi est un peu nostalgique de cette époque. D’autant plus que maintenant, une simple bande annonce dévoile les pivots narratifs des deux premiers actes, ce qui hôte tout intérêt à se déplacer dans les salles de cinéma. Bref, c’est l’instant nostalgie. Vacation est une comédie burlesque avec un pitch totalement idiot pour des situations qui ne le sont pas moins et qui s’enchaînent sans fin. J’en avais un vague souvenir, surtout de la fin. Le revoir n’est rien d’autre qu’une madeleine de Proust. Le film a plutôt mal vieilli et les situations prêtes plus à rire qu’à sourire. Ma tête à couper qu’il n’intéressera personne… Mais si vous avez l’occasion de voir la suite/reboot du même nom avec Christina Applegate, peut-être que vous y jetteriez un œil curieux…

2.5/5

Mr. Right

Sam Rockwell est probablement l’un des acteurs les plus sous-estimés d’Hollywood. L’un des rares capable de porter un film tout seul (Moon) ou de sauver un film du naufrage total (Iron Man 2). Bref, un acteur que j’adore. Mr. Right fait partie de ses films complètement décomplexés qui font mouche. C’est drôle, rafraîchissant, explosif ! Un vrai coup de cœur. Le film repose sur des personnages tout plus déjantés les uns que les autres, un scénario pas prise de tête et on passe un agréablement moment. Si vous avez kiffez American Ultra par exemple, je recommande Mr. Right. Et vice versa. De toute façon, c’est par le même scénariste Max Landis, un gars qu’il est bien et qui redonne des lettres de noblesse aux comédies d’action sans passer par la case débile ! Coup de coeur !

5/5

Numb

On peut dire que l’après Friends est délicat pour Matthew Perry. Ses séries peinent à décrocher une première saison complète et sa présence dans les salles obscures frôle le néant. Il faut dire aussi que s’il prenait soin de choisir ses scénarios, on n’en serait peut-être pas là. Numb fait partie de ses films qui ne savent pas exposer personnages et situations sans avoir recours à une voix-off (bien souvent équivalente à un cache-misère). Il en résulte une comédie romantique d’une incroyable longueur et téléphonée de tous les côtés au point de sortir les clichés par paquet de douze. Aucun intérêt sinon celui de se rappeler que des meilleurs films existent dans le genre, y compris avec des personnages en souffrance psychologique ou physique.

1/5

The Graduate

Face à la déception des films récents, il convient parfois de se tourner vers des classiques. Il se trouve que hormis les westerns, j’ai finalement vu assez peu de films qui remontent avant les années 80. Le Lauréat était sur ma liste depuis un moment et honnêtement j’aurais dû le voir il y a bien longtemps (imaginez que ça faisait prêt de 20 ans qu’une des scènes de fin de Wayne’s World 2 me passait au-dessus du cigare par manque de culture ciné pré-70’s !). Le film souffre un peu du poids des âges, ce qui le rendait outrageux  en 1967 passe nettement mieux 40 ans plus tard (surtout qu’on a vu nettement plus sordide depuis…). Le film vaut surtout pour le personnage principal, à la fois anti-conformiste et borderline antipathique quand on y réfléchit bien. Il faut surtout réfléchir en terme de musique, qui permet de décrypter des clés de lecture du caractère du protagoniste (et notamment comprendre la fin qui pourrait laisser des spectateurs sur le carreau). Musique de Simon & Garfunkel qui a grandement participé au succès du film, et vice versa. En 2016, regarder Le Lauréat relève plus de l’exercice de style ou d’une soirée thématique sur Arte que d’une soirée cinoch’ détente pop-corn. Ce qui n’enlève rien à la qualité du film, hein, juste que ça ne plaira pas à tout le monde !

4/5

The Final Girls

Malin Akerman (The Proposal) est vraiment une actrice que j’adore ! Et pourtant, c’est un peu par hasard que je suis tombé sur ce film : si vous êtes un peu comme moi, vous regardez une bande-annonce sur youtube, qui vous en propose ensuite une autre assez proche, puis une autre, puis un autre… Bref, c’est avec ce genre de téléphone arabe moderne que je suis tombé sur The Final Girls, un film tellement méta dans le méta-concept que je devais le regarder. L’histoire d’une fille d’actrice de séries Z qui se retrouve catapultée par le truchement du scénario actrice du film dans laquelle jouait sa mère, aux côtés d’icelle. Au final, ça donne un film barré qui explore le genre slasher tout en surfant sur les codes établis. C’était rigolo, pas prise de tête et intelligemment foutu ! Une très bonne surprise que je conseille et qui ravira les fans de films genre Tucker & Dale fighent le Mal.

4/5

10 Cloverfield Lane

Comme je disais dans un précédent billet, j’ai regardé Cloverfield dans l’attente de sa « suite ». Il s’avère que si le film fait bien partie d’un univers partagé, le lien entre les deux Cloverfield est toutefois tenu : l’un comme l’autre pouvant s’apprécier sans avoir vu le reste de la franchise. Complètement différent, 10CL n’en est pas moins intéressant. Au contraire, ayant un peu ma claque des film-footage, le huis-clos psychologique était fort bienvenu. Mary Elizabeth Winstead fonctionne bien avec John Goodman, très imposant dans son rôle. Pas de déluge d’effets spéciaux, une ambiance pesante, un film sorti un peu de nulle part, une production qui montre qu’on n’a pas forcément besoin de beaucoup, encore moins du marketing pompeux, pour réussir un blockbuster ! Que du bon !

4.5/5

One Punch Man – Saison 1

Je précise saison 1 car la probabilité d’une future saison 2 est quasiment certaine face au succès de l’anime. Le succès n’est clairement pas volé ! C’est fun, vif, drôle, punchy ! Ca fight dans tous les coins avec une énergie folle qui n’est pas sans rappeler des plans barrés de Fuli Culi. Les personnages sont attachants, tous à leur manière, mais ce qui fait le plus plaisir, c’est de regarder un shônen de baston qui s’affranchit des entraînements pour devenir plus fort. Ici, Saitama est déjà le plus fort, le type qui terrasse n’importe qui en un seul coup de poing ; du coup, la dynamique de l’anime se situe ailleurs. Le concept était casse-gueule mais il s’en sort avec brio. La musique de Jam Project dépote. Bref, regardez One Punch Man ! Vous êtes obligés !

5/5

Macross – Do you remember love?

La licence Macross est largement dans mon top 5 des animes que je préfère toutes catégories confondues. La première série en dépit de ses 30 ans tient toujours la route, Zero est top, Frontier est fantastique. Il n’a pas une série que je n’aime pas. Pour les films, le constat est un peu plus mitigé. On a eu du bon, et du très mauvais. Plutôt que de remater pour la n-ième fois la première série avec « Rick Hunter », je me suis dit que j’allais regarder le résumé, à savoir le film Do You Remember Love?. Durant toute la durée du film, j’étais tiraillé entre mon amour pour la série et le ridicule du film. C’est bien simple, il y a des incohérences partout ! Des trucs totalement improbables à mettre sur le dos des raccourcis que le créateur s’en sentit obligé de faire pour caler 36 épisodes de 20 minutes dans un long de 90. Le plus triste dans l’histoire, c’est que le film est devenu canonique et toutes les séries post-84 se raccrochent au film et non la série (parfois, elles se raccrochent un peu aux branches en citant le film comme étant un film dans la série). Il prend même des libertés étranges sur la mythologie. Sauf le film n’est pas à la hauteur de la série, alors épargnez votre cerveau et regarder plutôt la série originale à la place (Macross, hein, pas le découpage moisi américain appelé Robotech!). Vous aurez alors un 5/5 !

1.5/5

Zoolander 2

Il est des films qui vont tellement loin dans le débile qu’il en deviennent géniaux ! Zoolander fait partie de ceux-là. C’est vraiment très, très, très con. Et c’est en cela que c’est génial ! Derrière les vannes parfois haut perchées se cachent un fond de vérité ironique qui donne au film un autre degré de lecture derrière la dérision. Après, on va pas se leurrer, il faut être dans le trip et avoir vu le premier. Si vous avez aimez, vous apprécierez le second opus. Sinon, vous détesterez tout autant !

4/5

Pride and Prejudices and Zombies

Je pense qu’il est raisonnable de dire que Jane Austen n’est pas ma tasse de thé. Du coup, aucune chance que je lise ou regarde un film Pride and Prejudices. Oui, mais si on balance des zombies dedans, hein ? Et bien vous avez toute mon attention. Alors, c’est pas le film de l’année, loin de là. C’est pas un bon film de zombies, c’est pas un bon film romantique, c’est pas un bon film d’époque, mais c’est un bon film bien foutraque qui mélange tout en balançant des acteurs de Doctor Who et Game of Thrones dans le tas pour lui donner du cachet victorien. Le méchant est méchant, les gentils font des trucs au ralenti comme des poseurs, ça se prend pas au sérieux à l’image du pitch de base « et si on mettait des zombies chez Jane Austen ? ».  Bref, c’est pour les amateurs de zombies qui ont déjà fait le tour de la question et qui cherche un nouveau concept idiot pour passer une soirée. Je travaille moi-même sur un nouveau concept idiot pour me faire des tunes sur la vague de la mode : Pride and Prejudices and Sharks !

3/5

Shigatsu wa Kimi no Uso (Your Lie In April)

Deux séries animées dans le même mois, il faut croire que j’avais pas grand chose à faire ! Complètement différente du shônen présenté un peu plus haut, Your Lie in April s’adresse plutôt aux amateurs d’anime type Golden Time et autre romcom. Tiré d’un manga, on suit la vie assez déprimante d’un jeune pianiste brisé qui va tomber sous le charme d’une violoniste un peu fofolle. Il va falloir aimer la musique classique, les scénarios cousus de fils blancs, les personnages qui chialent à tous les épisodes (tous !), des bricolages un peu forcés sur les relations entre les personnages pour apprécier cet anime. J’aurais pu largement descendre la note à cause de tout ça, mais comme je l’ai binge watché comme une brute ce serait comme mentir. Bref, c’est pas l’anime du siècle mais certains épisodes, dont le dernier valait le coup d’oeil.

2.5/5

The Fault In Our Stars

Enchainer Shigatsu wa Kimi no Uso avec The Fault In Our Stars n’était probablement pas la meilleure des idées. A moins de vouloir se taper un weekend top dépression ! La bonne nouvelle, c’est que peu d’histoires arrivent réellement à me surprendre ; du coup, dès le premier quart d’heure, j’étais mentalement préparé au grand huit émotionnel du dernier acte. Le sujet du film est dur, surtout pour un film estampillé Young Adult comme l’est le roman originel. Heureusement, le scénario comme les acteurs et la réalisation ont le bon goût d’éviter le pathos pour finalement délivrer un message positif sur la vie et l’amour. C’est un film que je recommande chaudement, même si vous n’aimez pas les romances, mêmes si vous n’aimez pas les films pour ados et même si, comme moi, vous n’aimez pas les films qui traitent de maladies et d’hôpitaux !

4.5/5

Zootopia

Passer après Vice Versa aurait été un défi pour n’importe quel dessin animé, Disney ou pas. Zootopia avait un lourd héritage à assumer et c’est l’échec : long, pas hyper bien écrit, avec des personnages pas super attachants, des musiques pas géniales (Shakira ? Erk…), un univers particulièrement hermétique (sérieusement, une scène d’exposition pour expliquer pourquoi des animaux vivent comme des humains ? On n’avait pas besoin de ça dans Robin des Bois et c’était mille fois mieux).

0.5/5

Man Up

Je fais mon résumé mensuel en fin de mois, pour éviter de faire une critique trop à chaud (en bien comme en mal). Mais pour ne pas en oublier, je fais la liste au fur et à mesure. Et quand j’ai relu le titre « Man Up » pour faire l’article, bim, le blanc. Ce qui en dit assez long sur le caractère ultra-générique du titre et de cette rom-com. Honnêtement, ça cassait pas trois pattes à un canard. Le quiproquo de base est intéressant, avant de retourner sur le chemin ultra-balisé de la rom-com façon hollywood avec les clichés du genre « ils se détestent », « il veut faire rager son ex », « je cours à la fin pour la rattraper »… blablabla. Vite vu, vite oublié, malgré la présence de Simon Pegg.

1/5

Geek Charming

Si le sujet de The Fault in Our Stars est trop lourd pour vous mais que vous voulez satisfaire votre soif de films Young Adult tirés de romans, Geek Charming est à l’autre extrémité du spectre (vous savez, le côté niant-niant bisounours). Il faut aussi préciser que c’est un téléfilm pour le Disney Channel. Mais comme c’est de la YA et que j’ai pas le temps de lire tous les romans du genre pour nourrir un cerveau qui a envie d’écrire un roman du genre, bah je regarde les adaptations. Donc globalement, c’est pas terrible, l’acteur principal a le charisme d’une moule, l’humour bon enfant est à l’image du network de diffusion, ça suit un chemin classique pour le genre, il y a des parti-pris de narration étranges et ça a son lot de raccourcis et d’incohérences mais ça fait exactement le boulot qu’on attend d’un téléfilm sur Disney Channel. Si vous n’aimez pas le genre, si vous n’avez pas 15 ans ou si vous n’avez pas envie de proposer une oeuvre pour les ados, vous ne regarderez pas de toute façon… Moi, je rêve d’écrire un truc du genre !

3/5

Avatar

Croyez-le ou non, mais je n’avais pas encore vu Avatar. La faute à la hype et mon côté rebelle qui refusait de regarder. La faute à mon côté plein de préjugés sans fondement (« olala, mais on dirait l’histoire de Pocahontas », « olala, ça pique les yeux tout ce bleu-vert-violet »). Du coup, j’ai fini par m’y intéresser un peu parce que je ne savais pas quoi regarder. Le verdict est somme toute assez simple : bien mais pas top. Le film souffre d’un scénario carrément passe-partout avec des personnages bien stéréotypés (le méchant capitaliste, le vilain militaire bornée, le gentil samaritain, le faux antagoniste, etc.) qui m’ont fait régulièrement décrocher durant les trois heures de film. Si Avatar a réussi à faire le carton plein à sa sortie, c’est – à mon avis – à cause de sa révolution technologique (aujourd’hui encore ça reste impressionnant mais le côté fake ressort clairement sur certains plans). Ca reste un film qui brasse des idées très génériques, que j’oublierai d’ici deux mois à l’exception de scènes vraiment intéressantes mais qui aurait pu être traitées dans un western avec des indiens ou un documentaire sur l’Afrique Noire (je parle du côté shamanique des Na’Vi, ce qui m’a le plus plu). Le véritable point positif d’Avatar du film s’appelle James Cameron, et c’est surtout grâce à lui que le cinéma franchit certains caps, notamment technologiques…

3/5

Ami(e) un peu fleur-bleue, ce billet est pour toi. Ami(e) un peu cynique, ce billet est aussi pour toi !

Qu’est-ce qu’un shôjo ? Car il est bon de revenir aux fondamentaux afin que chacun puisse bien saisir toute l’ampleur de ce qui va suivre. Un shôjo est un style de manga traditionnellement à destination des jeunes filles en fleur et de celles un peu plus défraîchies. Il se fonde globalement sur des bons sentiments bien mielleux et des histoires de cœur, s’attachant plus aux relations entre personnages qu’à l’action. On appelle ces derniers des shônen. Notons qu’il existe plusieurs variations de cette école de manga.

  1. Classique, une adolescente aime un garçon qui ne l’aime pas, ou pas dans un premier temps. De façon générale, il est plus vieux, souvent son professeur ou un adulte. Soit c’est très terre à terre, soit dans un trip à la Sailor Moon...
  2. Saphique, une adolescente aime une autre adolescente qui l’aime aussi pour le coup. C’est aussi à destination des demoiselles, bande de pervers ! Ce qui les intéresse, ce sont les relations qui se construisent entre les personnages… enfin, je suppose.
  3. Gay, un adolescent aime un autre adolescent et qui de façon tout à fait surprenante reçoit un lectorat majoritairement féminin.
  4. Classique mais pour les garçons, ou justement c’est un personnage masculin qui est perdu au milieu d’une kyrielle de petites culottes parmi lesquelles il ne sait choisir.

Que cela soit bien clair, Je ne lis aucun des trois premiers. De l’époque où je travaillais dans une librairie spécialisée en BD, j’ai bien essayé J’aime ce que j’aime pour le fun. Une collégienne amoureuse de son prof répétait quasiment à toutes les cases ce qu’elle aimait tout en les faisant.

« J’aime bien faire des gâteaux pour mon professeur. »

« J’aime bien mon ours en peluche à qui je raconte ma vie toute pourrie mais incroyablement fantasmée. »

« J’aime bien faire caca. »

Je caricature à peine…

Toujours est-il que vous aurez compris que, malgré tout, au milieu de mes Dragon Ball et Blame! traînent deux séries dégoulinante de naïveté. Mais, attention, de la naïveté formaté pour mon gène Y (c’est le quatrième genre, le shôjo pour garçons). 100% Ichigo et I’s. Bon, d’accord, il y a aussi Love Hina. Et quoi qu’on en dise, Macross n’en est pas très loin non plus. Officiellement, ils restent classés comme du shônen, mais bon, les relations entre personnages sont tout de même au coeur de la non-action.

Quelle est donc leur particularité pour que je m’y intéresse ? Et bien, le personnage principal est un garçon, ce qui m’arrange nettement plus côté identification. Pourquoi je les lis ? Des fois, je me le demande. Des fois, pour le côté projection que ma vie d’adolescent aurait pu avoir si j’avais eu des filles dans mon entourage (un jour, si l’envie m’en prend, je vous parlerai de la misère collégienne et lycéenne que connaissent tous les parias). Des fois, pour la quantité de petites culottes au centimètre-carré. Des fois, parce que finalement, c’est profondément débile. Et la débilité, c’est souvent ce qui vous empêche de sombrer dans la folie propre à votre quotidien.

On a beau dire que c’est de la lecture pour filles romantiques, il n’en reste pas moins vrai que je suis Rome en toc et que je joue parfois un peu ma vie en les lisant. Et ceci en dépit des situations et personnages totalement from beyond !

« Espèce de gros blaireau ! Pourquoi tu t’intéresses à cette pauvre cruche de Iori ! Regarde, là, ya la super cute Itsuki qui t’attend ! Embrasse-là ! Mais embrasse-là ! Mais non, pas elle ! »

Ce qu’il y a d’absolument fascinant avec les shôjo a priori pour garçons, ce sont les archétypes que les auteurs en mal de créativité n’hésitent même plus à se piquer les uns les autres et à user jusqu’à la corde (quitte à la remplacer et à repartir de plus belle).

  • Le héros. C’est toujours un looser. Toujours. Il n’a pas un physique propre à faire tourner les têtes, il est nul en sport, il n’est même pas intelligent. Mais qu’a-t-il donc pour lui ? Il est généralement un indécrottable obstiné, optimiste et rêveur (on lui associe souvent un talent particulier pour la création artistique). Dans les grandes lignes, ça marche assez bien pour l’identification (évidemment, car c’est un paria lui aussi). L’important pour ce personnage, c’est d’être vrai et d’écouter son cœur.

  • La fadasse de service. Celle dont est ouvertement amoureux le héros. Elle est brune, intelligente, sage, timide mais fait du théâtre et s’écrase pour un rien. C’est une cruche finie avec autant de charisme qu’une huitre. Celle-là, je la déteste. Je ne comprends même pas comment le héros peut s’intéresser à une telle flaque d’eau. (Enfin, si je comprends, la culture japonaise possède une certaine notion poussé de la femme dominée, soumise, parfaite, virginale et tout ça. Mais avec des gros seins.)

  • La petite piquante. Généralement blonde et aux cheveux courts, elle est bizarrement toujours mon choix, quoi qu’il arrive. Indépendante, volontaire et décidée, elle ne brille pas à l’école mais réussit sur les autres plans professionnelles (très doués dans les tâches manuelles par exemple, pâtisserie, sculpture, etc.). Elle a le mérite d’avoir une personnalité un peu plus affirmée. En générale, elle n’a pas de poitrine, pour qui aime avoir tous les détails.

  • La grosse cochonne. Personnalité surjouée, ultra amoureuse, ultra rejétée, bornée, tête de lard, attributs mammaires gigantesques, déconneuse. C’est un personnage de second plan qui marche très bien. Toutes les allusions cochonnes sortent généralement de sa bouche. Elle passe également son temps à frapper le héros pour un oui ou pour un non. Surtout quand il tombe par hasard dans les vestiaires des filles…

  • Le prof (ou la prof). Toujours l’exubérance à la puissance 4, surtout envers le héros. Il lui trouve toujours des plans foireux à exécuter sous peine de punition divine. Plans qui introduisent une situation privilégiée avec une demoiselle.
  • Les sous-vêtements. Tout est prétexte à en mettre une page sur trois. Le vent, la chute malheureuse, le T-shirt mouillé, des vestiaires… Pour plus d’informations sur le Japon et les petites culottes, je vous renvoie aux archives de Culture en placard.

  • Le meilleur ami. Souvent aussi moche et seul que le héros, il apparaît paradoxalement comme un puits de science en matière de filles. Et se révèle toujours de bon conseil : « Oublie machine, va voir truc », « Embrasse truc après avoir créer une situation invraisemblable », « Tiens un photo-montage de machine toute nue ».
  • Le bogoss. Sûr de lui, il a toute les filles à ses pieds mais il décide d’arrêter d’user des filles comme un vulgaire biftek pour jeter son dévolu sur la fadasse de service. Ça devrait arranger le héros, qui a une excuse valable pour ne plus s’occuper de cette tête à claques et aller retrouver la piquante… Mais non, rappelez-vous, il est indécrottablement obstiné !
  • Le voyage organisé obligatoire. Pour le rapprochement des cœurs, avec une intervention du prof et du bogoss comme déclencheur. La mer et les maillots de bain ne sont jamais bien loin.
  • Le triangle pentagone amoureux. Car dans certains, ça prend des proportions dantesques ! Le plus souvent, ça se limite au héros amoureux de deux filles (la fadasse et la piquante) qui n’arrive pas à faire son choix (le gros naze, avec moi, toute les histoires seraient pliées en un tome !). Mais des fois, c’est l’orgie, elles sont une demi-douzaine à être clairement attirées par notre moche de héros, parce qu’au fond il a du cœur. Comme si, dans la vraie vie, les filles prenaient le temps de chercher la beauté intérieure…
  • Questionitude. Le héros passe son temps à se prendre à la tête. Est-ce que je l’aime ? M’aime-t-elle ? L’aimé-je-t-elle autant qu’elle m’aime-je ? Dans quelle étatgère ? Suis-je amoureux d’elle ? Ou d’elle ? Ou d’elle ? Ou d’elle ? Qu’en pense mon meilleur ami ? Quelle heure est-il ? Mais à qui est cette petite culotte ? Évidement, le type est tellement indécis sur la fille avec qui il veut sortir, quand il se décide, elle part à l’étranger, se trouve un autre mec, etc.

  • Platoniquitude. Il ne se passe jamais rien. Rien, rien et rien avant le dernier tome. Un baiser, c’est l’évènement du siècle et ça arrive par accident (« oups j’ai glissé »). Les autres styles n’hésitent à y aller franco avec des galoches et beaucoup plus si affinité, mais le shôjo pour garçon mise tout sur la frustration (+100 point d’identification) !

Tout est 100% véridique et vrai dans chacun des shôjo présents sur mon étagère. On pourrait croire que c’est digne d’un Arlequin ou des Vacances de l’amour, mais je n’exagère rien !

Je critique, je critique, mais je les achète ! Je revendique même ma fanboyitude. Un psy aurait sûrement des choses très intéressante à dire sur ses petites culottes, la frustration, l’identification au personnage principal, la profusion de filles, la frustration… Comme je le disais hier, ça me permet de me refaire une vie lycéenne pleine d’extravagance que je n’ai pas eu. Il faut dire que je me retrouve un peu aussi dans cette propension qu’a le héros à passer d’une nana à l’autre, toujours de manière de fantasmes et de plans sur la comète, sans jamais oser faire le pas… mais ça c’est une autre histoire.

Mes recommandations :

  • En manga papier, 100% Ichigo, pour tout le coté orgiaque du pentagone amoureux. Peut-être aurais-je un avis différent une fois Vidéo Girl Aï lu.
  • En animation, il n’y a pas photo, Entre elle et lui ou Kare Kano pour les intimes. C’est d’un rare finesse en matière d’expression des sentiments amoureux au lycée, l’héroïne est complètement déjantée, l’animation made in Gainax est délirante, c’est plein d’humour. C’est vraiment mon gros coup de cœur !