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Fallout 4 est un jeu vidéo développé et édité par Bethesda.

« War. War never changes. » Le jeu commence sur ces mots. Il se termine également de la même façon. Ironiquement, on pourrait également dire que les jeux Bethesda ne changent pas non plus, draguant dans leur sillage les mêmes défauts que leur prédécesseurs.

Comme tout le monde, j’attendais Fallout 4 de pied ferme après sa présentation à l’E3 2015. On nous promettait monts et merveilles, de quoi dire adieu à sa vie sociale. Pour être honnête, je n’avais jamais fait de Fallout avant ce fameux E3. J’étais donc plus attiré par les promesses du jeu que par la licence. A l’époque, ayant beaucoup trop de temps libre, j’avais pris Fallout: New Vegas et, bien que ne l’ayant pas fini, je l’avais trouvé suffisamment attrayant pour doper mon envie de jouer à Fallout 4. Bref, les attentes étaient énormes et il fut difficile d’attendre le premier patch (car je ne prends plus mes jeux day-one).

Force est de constater que la plongée dans le Commonwealth pré et post apo de ce nouvel épisode est saisissante et remplit son objectif : vous déconnecter de la réalité ! On prend effectivement beaucoup de plaisir à juste explorer le monde, découvrir son bled après la bombe, arpenter les terres désertes pour tomber sur un vaisseau extraterrestre, trouver des magazines, des mini-jeux, construire ses baraques…

Franchement, le gigantisme du jeu donne rapidement le vertige.

Et puis, c’est le drame.

Le gigantisme du monde ouvert fait rapidement (presque, compter au moins une vingtaine d’heure avant de ressentir les premiers effets) place à l’ennui. Car tous les défauts des jeux Bethesda ressortent:

  • Quêtes génériques à base de « va faire ça pour moi parce que je suis une grosse fainéasse » contre une poignée d’argent. Quand on a 15000 capsules, on n’en a plus rien à battre d’aller secourir le pequenot de service pour 125 capsules de plus. Ca coûte plus cher en munitions que la pauvre récompense obtenue.
  • Investissement minimal dans l’histoire principale
  • Manque de diversité dans les options d’équipement. D’équipement efficace, précisons.
  • L’intelligence artificielle des ennemis étrange. On retrouve les syndromes des pillards qui vous attaquent sans raison particulière parce que vous passez dans le coin. Même après 40h de jeux et très clairement la réputation du mec qu’il faut pas faire chier… Même l’IA des compagnons est débile.
  • Tout devient clairement répétitif : buter des gens, construire des campements, explorer des bâtiments qui se ressemblent…

L’ultra customisation, la feature poudre aux yeux qui ne sert à rien : j’ai fini le jeu sans rien crafter (à cause de l’interface et du gain effectif vraiment minime)

Et il ne s’agit là que des problèmes qui ne surviennent qu’après plusieurs heures de jeu. Certains apparaissent quasiment au début:

L’interface pourrave de chez pourrave ! Je ne comprends pas que l’interaction designer n’aie pas été virer après Skyrim ! Naviguer dans les interfaces est un calvaire à jouer ! Le Pip-boy est une aberration avec ses listes déroulantes avec des centaines d’items. La médaille d’or revient à la création de campement, complètement ingérable. Manette ou pas. (Oui, parce que bien évidemment, le jeu n’est pas optimisé pour des commandes sur PC.) C’est bien simple, j’ai arrêté de m’occuper des campements au deuxième. Déjà parce que c’est relou, mais surtout parce que j’en ai un peu rien à faire. Je veux dire, je suis pas non plus obligé de planter des tomates puis dire à un abruti de PNJ de se sortir les doigts du fion pour qu’il s’en occupe. Je suis déjà bien sympa de ramener de quoi contruire des lits, il aurait été appréciable d’avoir une option pour que les gens se débrouille sans moi.

L’histoire est une tristesse absolue. J’avais commencé à faire des journaux façon « Journal en Bordeciel« , mais j’ai rapidement arrêté faute d’intérêt à la fois dans l’écriture mais aussi dans les choses à raconter. Les Miliciens sont des boyscouts sans intérêts, la Confrérie de l’Acier des guignols qui me prennent pour leur larbin, le réseau du Rail est pignoufs idéalistes sans saveur et l’Institut des grands méchants qui n’en sont pas. Oulala ! Si vous n’êtes pas capable de voir le twist du jeu à la seconde où on vous enlève votre fils, je ne peux rien pour vous ! Le gros point noir est le manque d’investissement du joueur dans le monde il est propulsé. Pourquoi rouler sa bosse pour l’un ou pour l’autre ? L’univers est lisse, plat, très loin que ce qu’avait Obsidian sur New Vegas. J’étais réellement pressé d’en finir et passé à autre chose.

Bethesda, et son moteur étrange et rigolo…

En définitive, Fallout 4 est une expérience agréable qui se perd dans la densité de son contenu.

Alors peut-on vraiment jeter la pierre à ce Fallout pour être une déception sur le long terme ? Oui et non. Les mondes ouverts ont toujours les défauts de leur qualité. Trop de contenu tue le contenu. Et Todd Howard n’y est pas allé de main morte avec son dernier bébé. De la customisation à foison, des quêtes à outrance, au point de rendre son jeu insipide passée la découverte. Fallout 4 est une belle collection de systèmes, pas tous très bien désignés, sans cohésion ni équilibrage !

Le pire reste le manque de finitions. Ca reste la marque de fabric’ d’un Bethesda : faire un jeu, laisser les moddeurs le finir. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi Bethesda ne profite pas du retour d’expérience des mods pour améliorer leurs jeux de façon significative. Fallout 4 est juste un Fallout 3++, il aurait été logique de prendre le meilleur des mods de Fallout 3 et de le digérer dans Fallout 4. Mais non ! Et laisser le jeu au bon soin est moddeurs est à double-tranchant. On en discutait avec un collègue, pour arriver chacun aux mêmes conclusions : dans la plupart des cas non cosmétiques, le mod ne rend pas le jeu meilleur, mais meilleur pour le mod qui le casse (en changeant arbitrairement des données de jeux à sa convenance, pour par exemple avoir plus de munitions).

Ne passons pas plus de temps que prévu sur Fallout 4. Je n’ai clairement pas fait le tour du jeu, laissant des quêtes et des zones inexplorées mais le jeu ne fait rien pour m’investir passée la phase de découverte. Le jeu est bon, saura vous en donner pour votre argent mais laissera un goût amer dans la bouche : celui d’un AAA qui se perd en chemin. Dommage. Je crois que je recommanderai plus un Skyrim ou New Vegas qu’un 4, en définitive…

Et puis, on va pas se leurrer non plus : Fallout, c’est juste la licence Bethesda qui fait patienter entre deux Elder Scrolls

Dragon Age: Inquisition est un jeu développé par Bioware, édité par EA (au cas où vous n’auriez pas remarqué le logo sur la jaquette…).

Le temple de la Chantrie vole en éclat tandis qu’un sommet pour solutionner le conflit entre les Mages et les Templiers s’y tenait. La Divine est morte et vous vous réveillez amnésique et avec le pouvoir de fermer des failles de l’Immatériel…

Si nous n’avez compris qu’un mot sur trois, je vous la refais plus simple :

Vous êtes l’Elu et vous allez devoir botter le cul du grand vilain qui veut conquérir le monde.

Rassurez-vous, moi aussi je pigeais qu’un mot sur trois au début. Pour n’avoir pas fait Dragon Age 2 et ne pas avoir eu le courage de finir le premier opus non plus, j’ai réussi à finir le jeu sans trop de soucis. Donc si vous êtes dans la même situation que moi en commençant le jeu, sachez simplement que vous allez devoir vous taper un tas d’expressions étranges, de mots abscons et d’historiques touffus pour comprendre les tenants et les aboutissants politiques autour du bordel qui s’abat autour de votre personnage.

Mais bon, après avoir fini Skyrim, j’étais en mal de jeu de rôle med-fan à me mettre sous la dent. Considérant les notes globalement positives sur le dernier titre de Bioware, j’ai décidé de lui laisser une chance, en dépit de mes à priori sur le jeu. Et puis c’est l’occasion de faire une chronique sans concession, comme d’habitude.

En premier lieu, il convient de dire que je n’avais pas accroché à l’univers Dragon Age lors de mon premier essai sur Origins. En effet, dans le genre univers ultra-générique bien classique, Dragon Age se posait là avec ses Elfes qui cueillent des fleurs, ses Nains qui cassent des pierres, sa magie sans grande innovation… J’ai dit la même chose de The Witcher. Là où ce dernier posait les bases d’un univers plus mature, Origins n’était qu’un rip-off de Baldur’s Gate sans grande saveur à mes yeux.

Je commencerai donc par faire le même genre de critique à ce troisième opus. C’est assez générique, comme univers. Mais contrairement au premier, le 3 a l’avantage de reposer sur les fondations et ce qui a été construit autour du Héros de Férelden et du Hérault de Kirkwall, donc d’un contexte ultra-classique, Bioware finit par se créer sa propre mythologie… même s’il y a des elfes et des nains…

Autre constatation évidente : c’est beau. Il va falloir bénéficier d’un PC assez solide pour pleinement tirer profit de l’ambiance, de l’environnement et des shaders. Vérifiez donc votre configuration et n’hésitez pas à pousser la proposition que vous fera le jeu par défaut suivant votre bécane (comme toujours, le jeu ment et on n’est jamais mieux servi que par ses propres réglages).

Niveau histoire, c’est diablement classique. Un élu, un gros vilain, des amis à la vie à la mort… Et la trame s’étend en longueur, encore une fois à cause des quêtes secondaires pas forcément très utile mais qui ont le mérite d’éviter l’écueil du « J’ai perdu mon marteau » ou « Rapporte moi 30 couilles de loups et je te donnerai un item générique »… Très honnêtement, la quête principale fait son boulot mais ne vous retournera pas les chaussettes. La plupart des PNJ ont au moins l’avantage d’être intéressants et travaillés, même dans leurs côtés énervants.

Niveau gameplay, le jeu propose une approche résolument orientée action qui fera rager les PCistes extrêmistes. On appuie sur le bouton d’attaque automatique, on vise un vilain et c’est parti ! Fonction de l’endurance ou du mana disponible, vous lâcherez régulièrement une de vos huit compétences sélectionnées dans vos arbres de talents. C’est assez dynamique et fonction de vos envies, de vos choix de construction de personnages, vous aurez le droit à des combats plus ou moins faciles, plus ou moins assistés.

Les plus fins tacticiens mettront le jeu en pause pour organiser au mieux les combats, en jouant sur les forces et les faiblesses de 3 de vos 8 compagnons. Vous aurez de quoi faire pour gérer des combats optimum en minimisant les pertes ou les consommations de potions. De toute façon l’IA se débrouille suffisamment bien toute seule.

L’édition collector, dispensable à mon avis…

A l’image de la tendance actuelle dans le jeu vidéo, Inquisition propose de grandes cartes dites « open world », vastes et regorgeant de pléthores de sous-quêtes, d’animaux à massacrer, de vilains bien aveugles et pas vraiment agressifs et de plantes/minéraux à ramasser. Ce n’est pas vraiment de l’open world à proprement parlé puisque vous êtes obligés de repasser par la carte générale, mais bon… Il faut bien admettre que Dragon Age 3 est un de ses jeux vampirisants où l’on se surprend à enquiller les heures, à fouiller les moindres recoins, à parler à tout le monde et faire toutes les quêtes qui se présentent sur le pas de votre porte.

J’ai fait 95% du jeu, laissant de côté les dernières quêtes qui personnellement me gonflent (genre chercher une clé perdue pour ouvrir une dernière grotte qui rapporterait seulement 40 XP). Etant un complétionniste comme moi, comptez environ 100 heures. Si vous rushez comme des brutes, j’imagine qu’il en faudrait « seulement » 40. Et ceux qui n’en auraient pas assez pourront sûrement compter sur des futurs DLC ou une grande rejouablité en créant un nouveau personnage et en changeant la configuration héritée des deux jeux précédents.

Dragon Age: Inquisition est vraiment ce qu’on appelle un jeu généreux, qui propose une réelle richesse que ce soit dans les styles de combat suivant l’équipe, les choses à lire, les choses à découvrir, les activités annexes, l’exploration, les dialogues… Bref. Très honnêtement, ce RPG est un must-have de cette année !

Bon… maintenant, passons à ce qui ne va pas et qui va pourrir votre expérience de jeu !

  • Le game designer UX/UI en charge de l’adaptation pour PC mérite de se voir lapidé en place publique ! (ou sans aller jusque là, il mérite au moins d’aller grossir les rangs du Pole Emploi !) On a dit du jeu que le PC était la plateforme référence… Mes fesses ! C’est une atrocité sans nom ! Des menus adaptés pour la manette, donc à vomir partout. Inventaire, craft, boutique, menus… tout, tout, tout est moisi !
  • Impossible de reconfigurer les boutons de la souris ! Une honte !
  • Un système de craft inutile. Honnêtement, j’ai réussi à faire l’intégralité du jeu en mode Difficile uniquement à partir du loot et sans me sentir réellement inquiété d’être sous-stuff. Si vous voulez vous amuser à fabriquer vos armes et amures, allez-y mais cela s’apparente à une évidente perte de temps.
  • Je n’ai pas été convaincu par le système d’améliorations armes/armures. Certes, cela rajoute une couche de spécialisation, mais c’est particulièrement pénible à gérer pour un intérêt somme toute minime. Pouvoir changer les améliorations à la volée sans passer par un établi, ça aurait déjà été un mieux.
  • Pas de sort de soin… Voilà qui est un choix particulièrement étrange. D’autant plus qu’il y aura toujours au moins un mage dans votre équipe. J’y vois là une volonté assumée de libérer le joueur de la gestion tactique de l’équipe et des combats.
  • En parlant de ça, la caméra tactique est juste une blague. Pas assez de recul, gérée au « pad » (i.e. ZQSD)… en l’état actuel des choses, sans patch, vous pouvez abandonner l’idée d’avoir des combats tactiques sur PC. Mon conseil : embrassez le coté action du jeu et ne vous prenez pas la tête.
  • Les amateurs de construction de personnages comme moi seront sûrement un peu déçus des possibilités offertes. Quatre arbres par classe, plus un cinquième pour la spécialisation… Vous allez vite découvrir que fonction de votre spécialisation, il n’y aura guère qu’une seule façon réellement optimale de dépenser vos points pour être efficace en combat
  • Le choix de résoudre des quêtes annexes en envoyant des conseillers était une idée intéressante. Le faire avec un facteur temporel était aussi intéressant. Dans la pratique, attendre pour 3 heures recevoir 100 po quand vous en avez plus de 70000 dans le porte-monnaie… No comment.
  • Le système d’affinités avec vos coéquipiers est toujours un système bien opaque dont les répercussions sont ténues…
  • Dans le même genre d’interactions avec vos camarades, il faut savoir que vous pouvez toujours romancer un PNJ. Mon choix s’est porté sur Joséphine, en dépit d’une certaine ressemblance avec mon ex. C’est donc dire si on est limité dans ses choix. Sachez que vous allez vous embarquer dans une romance bien cul-cul la praline sans grand intérêt
  • On retrouve l’un des défauts majeurs du premier sur le rythme : vous passez trois heures d’affilée à battre la campagne et ensuite une heure entière à faire du papotage.
  • L’IA des ennemis n’opposera pas de grande difficulté aux joueurs aguerris. Il faut dire qu’elle est aveugle et bien peu agressive. Notez que je n’ai pas joué en mode cauchemar, redoutant l’effet « sacs à PV » qui m’aurait retenu sur un titre plus longtemps que prévu sans réellement augmenter le challenge. De toute façon, si vous buildez un minimum correctement vos personnages (et craftez de façon optimale), vous n’aurez aucun mal à rouler sur vos pauvres ennemis… Bon, les dragons, c’est une autre histoire et cela nécessitera plus de temps et de préparation, surtout si votre personnage n’est pas mage et que vous déléguez les fonctions de survie/protection aux PNJ qui ont parfois une vision particulière des priorités immédiates.
  • L’inquisition profite d’un système de puissance que vous gonfler avec des quêtes. Ces points servent à débloquer des zones. Et… C’est tout. Si ça reflète effectivement la puissance de votre armée, il est dommage que cela ne se répercute pas sur des éléments de jeu comme ça a pu l’être avec Mass Effect 3 lors de la bataille finale… En d’autres termes, une autre surcouche de fonctionnalités qui part d’une bonne intention pour échouer sur le rivage des idées mal exploitées.
  • Résidu Bioware de Mass Effect, on retrouve encore une fois cette roue pour décider des choix de dialogues. Et encore une fois, je peste sur son utilisation formatée « réponses sympa en haut/réponses bourrues en bas » qui influence les choix du joueur au détriment du roleplay (alors que c’est pas très compliqué de faire un random sur la position de la réponse pour forcer le joueur à agir plutôt qu’à réagir).
  • La trame principale a tendance à perdre de son souffle équipe sur la fin
  • Il faut aimer la lecture : des « bouquins » décrivant l’univers, vous allez en bouffer des tas jusqu’à l’overdose. Au point de finir par les parcourir en diagonale et parfois louper les tenants et les aboutissants d’une quête…

Gardez bien en tête que tous ces défauts ne sont que le résultat d’une analyse du point de vue game/narrative designer. Et à part l’adaptation console-PC qui est très clairement moisie et scandaleuse, vous ne manquerez pas d’apprécier le jeu pour ce qu’il est : un grand jeu pétri d’imperfections.

Dans l’épisode précédent…

J’avais donc perdu un Sam et la mémoire. Autant dire que c’était plutôt mal engagé pour le retrouver. Je l’aurais bien rangé dans la catégorie « pertes et fracas » de mon journal de quêtes, mais bon, pour une fois qu’un compagnon d’aventure ne cherche tout simplement pas à me trancher la gorge une fois la cagnotte récupérée… Faisons un effort ! Mais comme Bordeciel, c’est grand, c’est vide, c’est moche et que j’allais pas fouiller tous les donjons du coin pour retrouver un type bourré, je me suis dit que j’allais d’abord finir toutes ses doléances qui traînent depuis des mois.

Car depuis que j’arpente ces terres glacées, le nombre de personnes qui me demandent des trucs n’a cessé de croire. Et comme je suppose que personne n’a fait l’effort de résoudre de lui-même son propre problème, autant que je m’y colle et que je me débarrasse de tout ça ! J’avais compté au moins une trentaine d’affaires en cours, alors j’ai retroussé mes manches pour torcher tout ça :

  • Encore des vols de bols pour la guilde des voleurs qui ne branle décidément rien !
  • Retrouver une épée perdue d’une aventurière. La bonne blague, c’est que son épée, ça fait des mois qu’elle moisit dans un des coffres de ma baraque…
  • Retrouver des livres pour le bibliothécaire orc de l’Académie des Mages… Oui, le bibliothécaire est un orc, ce qui tend à en dire assez long sur le QI moyen des Nordiques…
  • Cherchez un bidule dans une ruine naine
  • Récupérer des amulettes dans des tertres, donc buter du zombie et du fantôme à tour de bras, pour ensuite récupérer une amulette encore plus puissante qui ne me sert à rien…
  • Allez voir des « lieux de puissance » pour Paarthurnax. Il est marrant lui. Il m’envoie un coursier qui se tape autant d’allers-retours dans tout Bordeciel pour me retrouver, je reçois toujours la même lettre avec un nom de lieu et il me dit d’y aller pour enquêter. On a pas le même dictionnaire visiblement : enquêter, chez lui, ça veut dire allez buter un de ses congénères dragons qui se trouve – comme par hasard – à monter la garde sur une plaquette avec un mot du Thu’um. Je sais bien que je suis l’Elu et tout ça, et qu’il veut que je bute tous les dragons de Bordeciel parce que – visiblement – je n’ai pas de vie et un comportement suicidaire, mais son Thu’um là, bah je m’en sers pas ! Jusqu’à preuve du contraire, mon boulot, c’est assassin silencieux ; alors beugler du VOS RHO DAH comme un con dans des cavernes qui font de l’écho, c’est pas ce que j’appelle un travail bien fait ! Mais bon, je dis à Paarthunax que j’ai récupéré le Thu’um en bravant le dragon dans un combat épique et il est content. Je me contente d’aller chercher le mot en étant invisible sans buter quoi que ce soit, mais il n’a pas vraiment besoin de savoir toute la vérité le vieux radoteur.

Des exemples parmi tant d’autres qui n’équivaudront jamais ma quête préférée de toute. L’exemple-même qui synthétise toute la crétinerie et toute la fainéantise des Nordiques :

  1. Je vais parler à une marchande pour lui fourguer mes babioles (et oui, ma femme réclame toujours une maison secondaire). Comme un idiot, je pose la question de trop et elle se met à me raconter sa vie, notamment sa fille qui s’est engagée dans l’Armée Impériale et dont elle n’a plus de nouvelles. Il faut donc que ce soit MOI qui aille demander à son chef de compagnie pour apprendre ce que devient cette fille.
  2. Je traverse la rue. JE. TRAVERSE. LA. RUE. Et je demande au fameux chef de compagnie ce qu’il advient de la fille en question. Elle est morte.
  3. JE RETRAVERSE LA RUE VERS LA MARCHANDE.
  4. Je dis que sa fille est morte (parce que c’est une grosse incompétente sûrement : la garde impériale, ça fout pas grand-chose de ses journées, je le sais, j’en fais partie et ça me demande encore moins de temps que de diriger l’Académie de Magie…). Je récupère encore un truc sans intérêt pour me remercier de ma peine…

Voilà ma vie d’aventurier : traverser des rues et aller buter des dragons…

Bref, en moins de temps qu’il n’en a fallu à Muiri pour faire le ménage dans la baraque, j’avais résolu la plupart des affaires en souffrance. J’avais même résolu la quête de ma femme : acheter une résidence secondaire. Comme j’étais blindé de thunes, j’ai pris et décoré une baraque dans toutes les grandes villes ! Au moins elle se plaindra pas que je fais rien pour elle !

La bonne nouvelle, c’est qu’au cours de me voyages pour épurer mon journal, j’ai retrouvé Sam. Dans – ô surprise – une tanière de nécromanciens… Sam s’appelle en réalité Sanghin et c’est un prince Daedra qui s’emmerde ! Il s’est dit que ce serait marrant de me bourrer la gueule et de me faire culpabiliser de sa disparition au point que je me casse les noix pour le retrouver. Ha-ha, joke’s on you, je t’ai retrouvé sans te chercher ! Je me voyais déjà lui trancher la gorge pour lui faire payer mais il s’est barré comme ça, en me filant encore une connerie dont il n’a pas utilité ! Un bâton en forme de fleur (comme si je n’étais pas assez crédible quand je croise des gens) qui invoque des serviteurs comme lui. Donc un truc dont je n’aurais moi-même pas utilité. Merci, au revoir !

skyrim101

Prochain truc à rayer sur ma liste : « nettoyer l’Aile Pelagius du Palais Bleu ». Voilà ma vie d’aventurier : traverser des rues et faire le boulot de la femme de ménage…

Dans l’épisode précédent…

Cher Journal,

Cela faisait près d’un an que j’avais raccroché mes gants qui doublent les dégâts d’attaque sournoise afin de me consacrer à la vie d’époux modèle. En effet, un jour qu’elle faisait les comptes, Muiri avait récupéré l’équivalent de mes fiches d’honoraires d’assassin et s’est rendue compte que depuis que je étais arrivé dans ce pays de fous, j’avais amassé environ 140000 pièces d’or, sans compter l’achat de la maison à Solitude et les babioles accumulées dans les coffres du sous-sol. En gros, elle m’a fait comprendre que c’était enfin l’heure de la lune de miel et que Elu, dragons ou pas, c’était pas négociable.

Ca fait donc un an que je me fais chier chez moi à écouter les « bardes » d’à-coté picoler, à acheter des fruits et légumes sur le marché, à ce que tout le monde me demande si j’ai pris une flèche dans le genou pour maintenant rester glander chez moi et que Paarthurnax m’envoie des courriers alarmants toutes les semaines au sujet d’Alduin et de la destruction prochaine de Bordeciel ! Alors que hein, Bordeciel se porte très bien et j’ai pas vu un seul dragon depuis ma fenêtre.

Et puis Muiri a eu envie d’une maison secondaire ! J’ai dit « Pas à Blancherive », le peu de fois où j’étais allé, il y a toujours eu une attaque de dragons (A mon avis, Alduin est le Jarl de Blancherive). A Solitude on craint rien, à Blancherive, autant prendre une concession directe à la nécropole !

Bref, ni une ni deux, j’ai repris mes gants et ma liberté et je m’en suis allé battre campagne. Enfin, pas très loin, j’ai rencontré un autre Argonien fort sympatique du nom de Jee-Ra sur le port de Solitude. Voir une tête qui ressemblait à la mienne m’a fait tellement plaisir (et c’est tellement rare !) que j’ai engagé la conversation. Celui-ci m’a demandé si je pouvais lui rendre un service (j’aurais du m’en douter). Éteindre le phare du coin. C’est un peu étrange comme demande, mais bon. Je lui ai demandé si ça allait pas poser problème avec les bateaux, il m’a dit que c’était le but : faire échouer un bateau précis, vider sa cargaison et faire moitié-moitié. Sympa ! J’ai demandé pourquoi c’était pas lui qui allait éteindre le phare : il avait piscine (j’aurais du m’en douter aussi).

J’avais oublié que tout le monde était des grosses feignasses en Bordeciel, en attente d’une pauvre pomme près à traverser le pays pour 5 pièces d’or un bijou enchanté inutile bien trop cher pour des marchands bien trop pauvres.

Mon affaire du phare réglée, on a essayé de me buter…

*long soupir*

Les gens ont visiblement oublié qui était l’archimage de l’académie, qui était le bras droit de la Mère de la Nuit, qui avait libéré tout le pays des Sombrages, qui a buté l’Empereur… Si tant est qu’ils l’aient su un jour. Me voilà en train de buter les rares Argoniens du pays, sans gaieté de cœur, au nom de ma résidence secondaire.

Je vais ensuite faire un tour à la guilde des voleurs, voir comment ils se portaient. inutile de dire qu’ils m’ont dit : « bah t’étais où ? ça fait un an qu’on t’attend pour te filer du boulot qu’on veut pas faire nous-même… » Chuis parti.

*long soupir*

Je ne sais plus où en chemin, après ma dose réglementaire de bandits paranoïaques et de nécromanciens berserk, je suis tombé sur un certain Sam. Sam m’a proposé de venir picoler à avec lui. Pris d’une soudaine dépression sur ma propre condition, je me suis dit que c’était pas une idée plus bête qu’une autre de se bourrer la gueule… Même si au fond de moi, j’avais le sentiment que je devrais sûrement buter ce Sam pour duplicité viscérale une fois notre sympathique communion alcoolisée terminée.

Quelle ne fut donc pas ma surprise de me réveiller avec la gueule de bois du siècle certes, mais sans couteau sous la gorge. Sans l’ombre d’un Sam à mes côtés non plus d’ailleurs… J’aurais dû reprendre mes activités normales, mais je me suis réveillé en carafe dans le temple de Dibella de la ville aux escaliers. La prude nonne n’a pas manqué de me faire culpabiliser au sujet du Sam absent et me voilà parti à sa recherche comme un idiot… Et quand on ne se souvient de rien passée la rencontre, on se dit que ça va pas être facile…

Dans l’épisode précédent…

Bon… Cette fois, je torche ces quêtes moisies pour le Temple de Mara à Faillaise et on en parle plus. Ca doit pas être hyper compliqué de résoudre les problèmes d’un Temple qui prône l’amour  dans un pays où plus belle marque d’affection est une cicatrice en travers de la gueule.

Je dois me rendre dans ce village au pied de la montagne des vieux Barbus et m’entrenir avec une certaine Fastred. La belle me raconte sa vie… C’est une grosse paysanne sans avenir dans un bled paumé avec des méga problèmes de coeur parce que ses parents sont rien que des vilains qui ne veulent pas qu’elle se fasse sauter par le premier magicien venu… ou par le premier pêcheur venu… A vrai dire, j’en avais rien à branler de sa vie et j’imaginais déjà tous les moyens possibles de me soustraire à cette quête.

Ce que m’inspirait les problèmes de cette pécaure…

Visiblement, le problème, c’était les parents… Je lui ai dit que si c’était vraiment un problème, la Confrérie Noire serait ravie d’aider pour pas un rond… Elle a pas compris. Je suis allé parler aux parents.

Je me souvenais d’eux et de leur baraque. J’y avais piqué une putain de cuillère au hasard parce qu’elle était jolie et depuis, elle pourrit dans mon inventaire parce que je suis persuadé que je dois la rendre à quelqu’un mais que je sais pas qui. Donc les parents sont inquiets parce leur fille est ultra bonasse et qu’il y a deux glands qui lui font la cour. Bien évidemment, ils m’ont pas dit un seul mot sur la cuillère… La mère ne désapprouve pas un certain Bassanius. Le père pense que, peu importent les Bassanius ou les Klimmek sa fille est juste une salope. Bien bien bien…

Comme je disais, j’en avais rien à branler.

Je suis allé avoir Bassanius et je lui ai dit de se bouger le fion avec la nana à gros seins, sinon Klimmek a dit qu’il crachait pas dessus, mais qu’il cracherait bien dedans. Il est allé la voir, il lui a roulé un patin, je suis retourné à Faillaise récupérer le fruit de mon labeur. Klimmek était déjà là pour se lamenter sur son sort pour avoir été éconduit par la pétasse de son bled.

Comme je disais…

A peine revenu, le prêtre s’est sur moi comme une dealer de skooma et m’a filé une nouvelle quête…

Je suis donc parti à Markrat. Mrakart… Mrarkratr… Dans cette ville qui est LITTERALEMENT à l’autre bout de la carte pour aider un certain Calcelmo. Ce brave monsieur n’arrive pas à parler à une donzelle et me demande d’aller demander conseil au playboy du coin. Bon, alors d’une part, moi aussi j’aurais peur d’adresser la parole à une gonzesse dont le summum du raffinement est le  débitage de bûches à la double hache. D’autre part, je comprends pas pourquoi il veut lui faire la cour : dans cette province d’arriérés, je croyais qu’il suffisait de picoler en chantant « Ragnar le Rouge » pour séduire… Je vous passe les détails mais on a réussi à m’extorquer 200 pièces d’or pour un poème que j’ai remis à Calcelmo… Je lui ai bien dit que j’étais Membre de l’Académie des Barbes et que je pouvais faire rimer deux pauvres alexandrins s’il voulait mais non, on a préféré me soulager de 200 pièces…

En y réfléchissant bien, je pense qu’on m’a enflé dans les grandes longueurs et que Calcelmo se tapait déjà la grosse…

Mais bon, c’est fait, j’ai ma conscience pour moi et je suis retourné à Faillaise avec le sourire du vainqueur !

Le prêtre de Mara m’a filé une nouvelle tâche…

 

Je dois me rendre dans une plaine désertique, près du monument de Gjukar et réunir deux êtres déjà morts… On appelle ça le service après vente. Déjà, je suis pas spécialement inquiets que les morts soient encore vivants. Je suis simplement surpris que pour une fois, on me demande pas de les découper en tranches.

Effectivement, il y avait le fantôme d’une bonne femme. Elle était pas consciente qu’elle était morte. Il manquait le type, il fallait le retrouver… Au point où j’en étais. Il était à l’autre bout de la plaine, il était pas spécialement conscient que lui aussi était clamsé. Je l’ai ramené auprès de sa belle parce que visiblement les archimages de l’académie, ça ne sert qu’à ça… Personne n’a été surpris de voir qu’ils étaient tranlucides, qu’ils volaient et tout le toutim des esprits revenants. Même mort, un nordique conserve un QI d’horqueur…

Ils se sont élevés dans le ciel et j’ai supposé que c’était la fin de cette quête à deux balles. Je suis retourné auprès du prêtre du temple de Mara. Il a décidé qu’il avait encore une mission à me confier à la gloire de Mara. Je lui ai répondu:

(« J’ai décidé de te scalper et de complètement brûler ton village »)

Il a décidé qu’il avait plus besoin de moi et que je pouvais retourner vaquer à mes occupations.

J’ai consulté mon journal… tout m’a semblé d’une soudaine vacuité…