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Deponia est un jeu de Daedalic Entertainement, disponible sur Steam ou via une galette Micro Application.

Deponia est une gigantesque décharge dans laquelle vit Rufus, un égocentrique monomaniaque qui veut à tout prix s’en échapper pour gagner Elysium, une ville paradisiaque dans le ciel. Bien sûr, rien ne va se passer comme prévu…

Cela faisait bien des années que je n’avais pas fait un point & click ! Nourri aux Monkey Island et autres Discworld, j’ai un goût assez particulier pour ce genre de jeux et la plupart me semblent bien fades s’il n’y a pas d’humour ou d’énigmes débiles. C’est peut-être la raison pour laquelle j’ai eu du mal à me mettre à Runaway ou aux Chevaliers de Baphomet. En effet, dans ses derniers, plus réalistes, il est facile de pester contre le manque de latitude offerte (combien de fois vous vous êtes retrouvé face à une énigme simple dans laquelle il aurait suffit que votre personnage monte sur une chaise ou lève les bras pour la résoudre de façon logique). Avec les univers ouvertement débiles, le cerveau change d’optique et est prêt à accepter que l’évidence requiert un poulet-poulie pour être accomplie…

Bref, Deponia est dans la veine des point & click old school avec des énignes tordues (qui nécessitent parfois une soluce par que, hein, fuck it, on a plus la patience de passer 3 heures à essayer toutes les combinaisons possibles), des dialogues et interactions travaillés, un anti-héros looser comme il le faut et de l’humour. Les amateurs seront en terrain connu et retrouveront vite leurs marques à ramasser tout et n’importe quoi parce que « forcément, ça aura une utilité ».

La réalisation tout en 2D est jolie, pas transcendante sur les animations mais si vous n’êtes pas un gros pinailleur, ça passe largement. Après n’espérez pas des effets de malades…

Le jeu souffre toutefois de quelques bugs qui, sans être gênants, induisent parfois en erreur sur la réelle utilisation d’un objet. Le doublage anglaise est – comme toujours – de qualité, les sous-titres français permettent de suivre mais peuvent là encore certaines fois induire en erreur. Les personnages ne sont tous pas spécialement attachants, cherchant parfois trop à coller sur les clichés inhérents à ce type de jeu, mais le couple principal est réussi (Toni aussi). Le jeu est très bien écrit et l’humour fait mouche. Il faut bien avouer que le caractère bien débile de Rufus fait régulièrement sourire (et comme toujours, le personnage principal et ses sarcasmes restent la raison majeure de se plonger dans ce genre de jeux).

Au milieu d’énigmes, vous aurez quelques fois des puzzles à résoudre. Hormis celui avec les aiguillages ou j’ai rien pigé, c’est toujours rafraîchissant de couper le rythme du jeu avec ce genre d’initiatives.

J’ai bien aimé Lotti, « la » secrétaire à droite…

Je ne fais pas assez de point & click pour réellement juger la durée de vie mais celui-ci m’a semblé bien court avec ses 7-8 heures. C’est d’autant plus frustrant que Deponia n’est en fait que la première partie d’une trilogie. La fin n’en est pas vraiment une et on reste très clairement sur sa fin. En fait, on n’a pas vraiment l’impression de réellement avancer dans une histoire mais plus d’accomplir des mini-missions immédiates dans un environnement réduits (on n’explore pas grand-chose et il y a beaucoup d’allers-retours assez pénibles à effectuer). Considérant la durée de vie et le manque d’effets waouh, je me dois de pousser un petit coup de gueule contre le prix de base du jeu à 19,99€ sur Steam. 8 heures  à 20 euros pour la première partie d’une trilogie, c’est tout de même abusé. J’ai moins ce ressenti pour l’avoir récupéré -90% durant les soldes mais ça m’a clairement refroidi pour acquérir la suite (à ce même prix). Pour le coup, il faut très clairement se tourner vers les alternatives physiques et Amazon pour acquérir Deponia ou la trilogie entière à un prix raisonnable.

Deponia est un petit point & click old school sympathique qui ravira les amateurs du genre, plus particulièrement ceux qui apprécient les titres de la trempe de Monkey Island et si tant est que vous pouvez le récupérer pour un prix abordable. Un jeu à faire, surtout pour Rufus ! Pour tous les autres… je dirais « meh, pourquoi pas ».

Dans l’épisode précédent…

De retour au Palais Bleu, le balai à la main, je me rends donc dans l’aile Pelagius. Je confirme que personne n’y a foutu les pieds depuis des lustres, c’est plein de toiles d’araignées et de bordel. A croire que personne ne leur a dit qu’il fallait couvrir les meubles pour les protéger de la poussière. La bonne nouvelle dans l’histoire, c’est que je ne suis pas tombé sur des givrépeires. En général, quand il y a des toiles d’araignée, il y a toujours au moins une de ces saloperies d’arachnides qui traînent au plafond. Parfois, elles traînent suffisamment longtemps pour que j’ai le temps de les dégommer avant qu’elles descendent.

La mauvaise nouvelle, c’est qu’il y a pas de fantômes. J’ai vite découvert qu’il y avait une rupture du continuum espace-temps vers une dimension parallèle contrôlée par un seigneur daedra. Je suppose que « fantôme » fera l’affaire quand j’expliquerai aux bas du front qui régissent ce palais que j’ai résolu leur problème…

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Le taulier de la dimension en question s’appelle Shéogorath, a.k.a. le prince de la folie, a.k.a. « je n’aurais jamais une discussion sensée avec qui que ce soit ». Bref, j’interromps le bonhomme en plein banquet avec Pelagius lui-même qui ne demande rien d’autres que le repos éternel. Sur ce, n’ayant rien de mieux à faire, Shéogorath me mets au défi de sortir de la folie de Pelagius en résolvant ses peurs intimes qui le tourmentent et donnent une excuse aux femmes de ménage du Palais Bleu pour ne pas en branler une. Le dieu me file donc un bâton (encore !) et me dit de me débrouiller. J’ai beau soupiré et dire que les traumas de l’enfance, les complexes d’Oedipe et autres névroses de Pelagius m’en touchent une sans faire bouger l’autre, je suis tout de même coincé ici parce que – comme tous les dieux – Shéogorath se fait passablement chier et préfère s’en prendre au seul Argonien de Bordeciel plutôt que de vaquer à des occupations de dieux comme déclencher des calamités sur le monde.

Me voilà donc à jouer d’un bâton pour résoudre des énigmes dignes d’un gosse de 4 ans… J’ai torché cette affaire en 3 minutes, une par épreuve, au désespoir du taulier qui espérait que je reste à tailler une bavette avec lui une éternité. Je gage que pour le QI d’un nordique moyen faire grandir Pelagius et changer des loups en chèvres auraient pu prendre du temps, mais j’étais pressé. Mon journal de quêtes était encore loin d’être vide. Comme avec Sam, Shéogorath me refile « en cadeau » son bâton idiot qui peut aussi bien me sauver la vie en combat que me téléporter sur un nuage. Sérieusement, si des daedras veulent se débarrasser de leurs encombrants, qu’ils les mettent à la cave ! L’aventurier de passage n’est pas leur poubelle ! Merci !

« Fantôme » du Palais Bleu : check

Tant que j’étais à régler les problèmes des daedras, j’en ai profité pour régler dans la foulée celui de Molag Bal dans la maison abandonnée de Markath. Il fallait que je ramène un prêtre gentil dans la maison. J’en ai trouvé un pas trop loin. Il se vantait de servir je-ne-sais-quelle-divinité et d’avoir une foi assez forte pour résister au côté obscur. Alors Molag Bal m’a filé sa masse pour que je le batte à mort et que le prêtre sympa se convertisse dans la foulée. Honnêtement, je pourrais faire tout un traité moral sur l’évangélisation, le fanatisme religieux et le pouvoir de conviction de celui qui possède la plus grosse massue mais, à la place, je suis allé pisser dans un violon. Et j’ai battu le prêtre à mort.

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Parce que quand un daedraqui a littéralement le droit de vie et de mort sur toi, y compris celui de t’enfermer dans une dimension parallèle en te racontant blague minable sur minable autour d’un banquet pour l’éternité, tu fermes ta gueule et tu fais ce qu’il te dit. Et puis ça lui a donné une leçon à cet idiot de prêtre : « c’est pas la peine de faire croire que t’as la plus grosse quand t’es pas capable de pisser dans le trou » comme dirait mon père. Je sais pas si ça s’applique particulièrement à ce cas-là, mais je trouve ça suffisamment profond pour le citer. L’autre morale que tous les crétins de Bordeciel devraient retenir est : « ARRÊTEZ DE ME FAIRE PERDRE MON TEMPS, BORDEL ! »

Pour avoir correctement servi Molag Bal, il m’a filé sa cochonnerie de masse parce que « aventurier = poubelle ». J’ai même plus envie de discuter : tant que je raye des trucs sur ma to-do list, ça me va, je vais ranger l’arme inutile dans un coffre d’une de mes nombreuses baraques et l’oublier de toute façon. Evitons de froisser les dieux susceptibles.

Tant que je suis dans la ville aux 1000 escaliers, autant en profiter pour gérer cette histoire de meurtre qui traîne depuis des lustres !