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Dans l’épisode précédent…

De retour au Palais Bleu, le balai à la main, je me rends donc dans l’aile Pelagius. Je confirme que personne n’y a foutu les pieds depuis des lustres, c’est plein de toiles d’araignées et de bordel. A croire que personne ne leur a dit qu’il fallait couvrir les meubles pour les protéger de la poussière. La bonne nouvelle dans l’histoire, c’est que je ne suis pas tombé sur des givrépeires. En général, quand il y a des toiles d’araignée, il y a toujours au moins une de ces saloperies d’arachnides qui traînent au plafond. Parfois, elles traînent suffisamment longtemps pour que j’ai le temps de les dégommer avant qu’elles descendent.

La mauvaise nouvelle, c’est qu’il y a pas de fantômes. J’ai vite découvert qu’il y avait une rupture du continuum espace-temps vers une dimension parallèle contrôlée par un seigneur daedra. Je suppose que « fantôme » fera l’affaire quand j’expliquerai aux bas du front qui régissent ce palais que j’ai résolu leur problème…

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Le taulier de la dimension en question s’appelle Shéogorath, a.k.a. le prince de la folie, a.k.a. « je n’aurais jamais une discussion sensée avec qui que ce soit ». Bref, j’interromps le bonhomme en plein banquet avec Pelagius lui-même qui ne demande rien d’autres que le repos éternel. Sur ce, n’ayant rien de mieux à faire, Shéogorath me mets au défi de sortir de la folie de Pelagius en résolvant ses peurs intimes qui le tourmentent et donnent une excuse aux femmes de ménage du Palais Bleu pour ne pas en branler une. Le dieu me file donc un bâton (encore !) et me dit de me débrouiller. J’ai beau soupiré et dire que les traumas de l’enfance, les complexes d’Oedipe et autres névroses de Pelagius m’en touchent une sans faire bouger l’autre, je suis tout de même coincé ici parce que – comme tous les dieux – Shéogorath se fait passablement chier et préfère s’en prendre au seul Argonien de Bordeciel plutôt que de vaquer à des occupations de dieux comme déclencher des calamités sur le monde.

Me voilà donc à jouer d’un bâton pour résoudre des énigmes dignes d’un gosse de 4 ans… J’ai torché cette affaire en 3 minutes, une par épreuve, au désespoir du taulier qui espérait que je reste à tailler une bavette avec lui une éternité. Je gage que pour le QI d’un nordique moyen faire grandir Pelagius et changer des loups en chèvres auraient pu prendre du temps, mais j’étais pressé. Mon journal de quêtes était encore loin d’être vide. Comme avec Sam, Shéogorath me refile « en cadeau » son bâton idiot qui peut aussi bien me sauver la vie en combat que me téléporter sur un nuage. Sérieusement, si des daedras veulent se débarrasser de leurs encombrants, qu’ils les mettent à la cave ! L’aventurier de passage n’est pas leur poubelle ! Merci !

« Fantôme » du Palais Bleu : check

Tant que j’étais à régler les problèmes des daedras, j’en ai profité pour régler dans la foulée celui de Molag Bal dans la maison abandonnée de Markath. Il fallait que je ramène un prêtre gentil dans la maison. J’en ai trouvé un pas trop loin. Il se vantait de servir je-ne-sais-quelle-divinité et d’avoir une foi assez forte pour résister au côté obscur. Alors Molag Bal m’a filé sa masse pour que je le batte à mort et que le prêtre sympa se convertisse dans la foulée. Honnêtement, je pourrais faire tout un traité moral sur l’évangélisation, le fanatisme religieux et le pouvoir de conviction de celui qui possède la plus grosse massue mais, à la place, je suis allé pisser dans un violon. Et j’ai battu le prêtre à mort.

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Parce que quand un daedraqui a littéralement le droit de vie et de mort sur toi, y compris celui de t’enfermer dans une dimension parallèle en te racontant blague minable sur minable autour d’un banquet pour l’éternité, tu fermes ta gueule et tu fais ce qu’il te dit. Et puis ça lui a donné une leçon à cet idiot de prêtre : « c’est pas la peine de faire croire que t’as la plus grosse quand t’es pas capable de pisser dans le trou » comme dirait mon père. Je sais pas si ça s’applique particulièrement à ce cas-là, mais je trouve ça suffisamment profond pour le citer. L’autre morale que tous les crétins de Bordeciel devraient retenir est : « ARRÊTEZ DE ME FAIRE PERDRE MON TEMPS, BORDEL ! »

Pour avoir correctement servi Molag Bal, il m’a filé sa cochonnerie de masse parce que « aventurier = poubelle ». J’ai même plus envie de discuter : tant que je raye des trucs sur ma to-do list, ça me va, je vais ranger l’arme inutile dans un coffre d’une de mes nombreuses baraques et l’oublier de toute façon. Evitons de froisser les dieux susceptibles.

Tant que je suis dans la ville aux 1000 escaliers, autant en profiter pour gérer cette histoire de meurtre qui traîne depuis des lustres !

Dans l’épisode précédent…

Bon… Cette fois, je torche ces quêtes moisies pour le Temple de Mara à Faillaise et on en parle plus. Ca doit pas être hyper compliqué de résoudre les problèmes d’un Temple qui prône l’amour  dans un pays où plus belle marque d’affection est une cicatrice en travers de la gueule.

Je dois me rendre dans ce village au pied de la montagne des vieux Barbus et m’entrenir avec une certaine Fastred. La belle me raconte sa vie… C’est une grosse paysanne sans avenir dans un bled paumé avec des méga problèmes de coeur parce que ses parents sont rien que des vilains qui ne veulent pas qu’elle se fasse sauter par le premier magicien venu… ou par le premier pêcheur venu… A vrai dire, j’en avais rien à branler de sa vie et j’imaginais déjà tous les moyens possibles de me soustraire à cette quête.

Ce que m’inspirait les problèmes de cette pécaure…

Visiblement, le problème, c’était les parents… Je lui ai dit que si c’était vraiment un problème, la Confrérie Noire serait ravie d’aider pour pas un rond… Elle a pas compris. Je suis allé parler aux parents.

Je me souvenais d’eux et de leur baraque. J’y avais piqué une putain de cuillère au hasard parce qu’elle était jolie et depuis, elle pourrit dans mon inventaire parce que je suis persuadé que je dois la rendre à quelqu’un mais que je sais pas qui. Donc les parents sont inquiets parce leur fille est ultra bonasse et qu’il y a deux glands qui lui font la cour. Bien évidemment, ils m’ont pas dit un seul mot sur la cuillère… La mère ne désapprouve pas un certain Bassanius. Le père pense que, peu importent les Bassanius ou les Klimmek sa fille est juste une salope. Bien bien bien…

Comme je disais, j’en avais rien à branler.

Je suis allé avoir Bassanius et je lui ai dit de se bouger le fion avec la nana à gros seins, sinon Klimmek a dit qu’il crachait pas dessus, mais qu’il cracherait bien dedans. Il est allé la voir, il lui a roulé un patin, je suis retourné à Faillaise récupérer le fruit de mon labeur. Klimmek était déjà là pour se lamenter sur son sort pour avoir été éconduit par la pétasse de son bled.

Comme je disais…

A peine revenu, le prêtre s’est sur moi comme une dealer de skooma et m’a filé une nouvelle quête…

Je suis donc parti à Markrat. Mrakart… Mrarkratr… Dans cette ville qui est LITTERALEMENT à l’autre bout de la carte pour aider un certain Calcelmo. Ce brave monsieur n’arrive pas à parler à une donzelle et me demande d’aller demander conseil au playboy du coin. Bon, alors d’une part, moi aussi j’aurais peur d’adresser la parole à une gonzesse dont le summum du raffinement est le  débitage de bûches à la double hache. D’autre part, je comprends pas pourquoi il veut lui faire la cour : dans cette province d’arriérés, je croyais qu’il suffisait de picoler en chantant « Ragnar le Rouge » pour séduire… Je vous passe les détails mais on a réussi à m’extorquer 200 pièces d’or pour un poème que j’ai remis à Calcelmo… Je lui ai bien dit que j’étais Membre de l’Académie des Barbes et que je pouvais faire rimer deux pauvres alexandrins s’il voulait mais non, on a préféré me soulager de 200 pièces…

En y réfléchissant bien, je pense qu’on m’a enflé dans les grandes longueurs et que Calcelmo se tapait déjà la grosse…

Mais bon, c’est fait, j’ai ma conscience pour moi et je suis retourné à Faillaise avec le sourire du vainqueur !

Le prêtre de Mara m’a filé une nouvelle tâche…

 

Je dois me rendre dans une plaine désertique, près du monument de Gjukar et réunir deux êtres déjà morts… On appelle ça le service après vente. Déjà, je suis pas spécialement inquiets que les morts soient encore vivants. Je suis simplement surpris que pour une fois, on me demande pas de les découper en tranches.

Effectivement, il y avait le fantôme d’une bonne femme. Elle était pas consciente qu’elle était morte. Il manquait le type, il fallait le retrouver… Au point où j’en étais. Il était à l’autre bout de la plaine, il était pas spécialement conscient que lui aussi était clamsé. Je l’ai ramené auprès de sa belle parce que visiblement les archimages de l’académie, ça ne sert qu’à ça… Personne n’a été surpris de voir qu’ils étaient tranlucides, qu’ils volaient et tout le toutim des esprits revenants. Même mort, un nordique conserve un QI d’horqueur…

Ils se sont élevés dans le ciel et j’ai supposé que c’était la fin de cette quête à deux balles. Je suis retourné auprès du prêtre du temple de Mara. Il a décidé qu’il avait encore une mission à me confier à la gloire de Mara. Je lui ai répondu:

(« J’ai décidé de te scalper et de complètement brûler ton village »)

Il a décidé qu’il avait plus besoin de moi et que je pouvais retourner vaquer à mes occupations.

J’ai consulté mon journal… tout m’a semblé d’une soudaine vacuité…