Articles Tagués ‘Duncan Jones’

Tokyo Fiancée

Je ne suis pas fan d’Amélie Nothomb. J’ai dû lire un ou deux de ses bouquins qui traînaient sur un coin de table chez ma meilleure pote. Livres que j’ai oubliés à un détail près : ils étaient courts, écrits en gros caractère et semblaient remplis de vent. Mais bon, l’auteure étant amoureuse du Japon, je pouvais bien faire l’effort de mater un film inspirée d’un livre à haute teneur en autobiographie. Et c’était pas terrible. En fait, le rendu final est assez proche d’un « Amélie Poulain au pays nippon », avec une voix-off totalement insupportable qui raconte ce que des images devraient suffire à comprendre. On aura bien compris la désillusion amère est au cœur de l’expérience tokyoïte de Nothomb et c’est assez bien retranscrit dans le film, mais non sans une lourdeur pathologique à cause de cette foutue voix-off. Et pour pourtant Pauline Etienne est mimi et colle parfaitement à l’idée du personnage. C’est juste… globalement insipide. Et mou. Ca pue l’adaptation bête et méchante d’un livre qui n’a pas grand chose d’intéressant à raconter de base (comprendre « le film manque d’enjeux et de conflits »). Au mieux, on profitera des paysages de Tokyo et de quelques moments qui font sourire. A noter que je l’ai maté juste après Les Délices de Tokyo, donc on est clairement dans « deux poids, deux mesures ».

2/5

Kickboxer Vengeance

Jean-Claude Van Damme a ma sympathie. Il ne fait que des films pourris en Europe de l’Est depuis des années, pourtant, je suis attaché à mon idole de jeunesse. Et puis de temps en temps, il sort des ovnis géniaux comme JCVD ou Welcome in the Jungle. Du coup, j’ai accueilli ce remake de Kickboxer avec un minimum de méfiance, genre « allez, on est fous, pourquoi pas ». Et là c’est le drame. Je m’attendais pas à un chef d’oeuvre, j’avais même déjà ma note en tête après la bande-annonce : 2. Et bien c’est pire ! C’est filmé avec les pieds. Ou monté avec les pieds (je ne comprends toujours pas pourquoi on s’obstine à monter les films de bagarre à l’occidentale quand Jackie Chan a montré pendant 40 en Chine la façon de filmer un film de karaté…). Dire que l’acteur principal a le charisme d’une huître est faire injure à l’ensemble des lamellibranches ! Le méchant est… Drax, des Guardiens de la Galaxie, histoire de bien continuer le white-washing en cours à Hollywood. Pour un film en Thailande, ça la fout mal. L’histoire est… à peu près la même. Les références au premier opus sont lourdes (« vous avez vu, on défonce un jukebox dans un bar, hahaha, c’est drôle ») Et JCVD… JCVD… sérieusement… J’ai beau fouillé dans mon capital sympathie engrangé depuis les années 80, je ne peux rien faire pour défendre son rôle. Un belge maître en arts martial d’asie du Sud Est à la rigueur, parce que la suspension d’incrédibilité à bon dos. Mais il s’approprie tellement le film, faisant passer le supposé héros comme son faire-valoir dans toutes les scènes où ils sont ensemble, qu’il en devient insupportable. Il avait l’occasion de prouver une palette de jeu plus vaste, plus en retrait, mais les muscles de Bruxelles ont un besoin évident de satisfaire un ego en manque de bons scénarios. Et puis ça balance des généralités à tour de bras, depuis « je n’ai pas envie de perdre deux fils » jusqu’au discours de motivation en combat final les moins crédibles de l’histoire du film avec des combats finaux. Je ne parlerai même pas des lunettes de soleil qu’il porte tout le temps, parce que – moi, je sais, j’ai vu sa télé-réalité – monsieur JCVD ne veut pas qu’on voit qu’il vieillit avec ses pattes d’oie. Le meilleur du film, c’est le début du générique de fin où on voit la scène de danse du premier film. Faites-moi plaisir, allez revoir l’original.

0/5

Pas de BA pour les étrons, juste celle des bons films massacrés sur l’autel des remakes.

Captain America – Civil War

Je pense que j’ai officiellement atteint le point de non-retour en ce qui concerne les mecs en collants. Sur le papier, le troisième opus consacré au boy-scout Marvel a tout pour faire un bon divertissement, avec de la bagarre, de la course poursuite, des blagues… mais j’en peux plus. La note n’est pas réflexive de ce que j’ai éprouvé au fond : de l’ennui. Toutes les aventures chez Marvel – hormis les « origin stories » telle que Iron Man – manquent d’enjeux, les films ne sont plus que de gigantesques bandes annonces promouvant les films à venir tout en se reposant paradoxalement sur une demi-douzaine de films passés. On ne pige pas spécialement ce qui se passe entre les personnages si on a pas vu les films d’avant et on s’en cogne de ce qui se passe dans le film actuel puisqu’il n’apporte fondamentalement rien aux personnages. J’ai maté ce Cap en mode automatique, à base de « ah… », « bagarre bagarre », « oh… », « bagarre bagarre », « et ? ». Le plus excitant dans le film, c’était Spider-Man, qui va juste revivre sont troisième reboot en 10 ans. C’est dire… Je m’en tamponne de Rogers, de Starks, de Tchalla, de… de tous en fait. C’était chiant. Encore un film charnière pour annoncer l’homme araignée, Black Panther, accessoirement Thor/Hulk, et le méga bloubiboulga que sera le dyptique Avengers.

3/5

Ouais, non, en fait 1.5/5

X-Men: Apocalypse

Et encore des mecs en collants… Deux dans le même mois, c’est désormais trop. Mais je dois avouer que je partais plus confiant que pour le Captain car Days of the Future Past (le deuxième épisode de cette deuxième trilogie sur les mutants de la Fox) était sympa. Et j’ai vite compris que ce serait le drame… On se tape une exposition qui dure presque une heure, le temps de rappeler à nos bons souvenirs qui sont les gentils d’avant (Xavier, Mystique, Magneto, Quicksilver, Moira, Havok, le Fauve), qui sont les nouveaux gentils (Jean Grey, Cyclops, Nightcrawler), qui sont les nouveaux méchants (Apocalypse, Storm, Angel, Pyslocke). L’air de rien, ça fait déjà 14 personnages. Une fois que c’est fait, il est largement temps de rajouter la dose de fan service : la séquence « ralenti et musique cool » de Quicksilver (l’unique moment bien du film) et le moment Wolverine. Après, il faut s’inquiéter de la continuité de la licence, on a déjà commencé avec Wolverine pour expliquer comment il est devenu amnésique, il faut s’occuper des cheveux de Xavier par un artifice bidon. Une petite séquence de bagarre, et hop, emballé c’est pesé. Encore un film bien ennuyeux qui souffre de la présence d’un mauvais scénariste à la barre (Simon Kinberg) qui se contente d’appliquer ce qui a bien marché par le passé et de faire passer l’aura de la l’acteur avant l’intérêt des personnages (d’où Mystique en héroïne désintéressée, Magneto repentant pour la sixième fois, Sansa Stark surexposée et à contrario Jubilee littéralement en potiche par exemple). Apocalypse ne donne pas l’impression d’être le grand vilain qu’il devrait être, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux tout en donnant un côté kitch à l’ensemble… Bref, c’était long, mal rythmé, pas intéressant et avec des personnages qu’on ferait bien de mettre au placard pour passer à autre chose…

1/5

Warcraft

Duncan Jones est un réalisateur que j’apprécie (Moon). En revanche, et ça s’est un peu vérifié avec Source Code, dès lors que des gros studios mettent la main dans ses projets, sa démarche en tant qu’auteur s’en retrouve lésée pour un résultat somme toute moyen. Du coup, un projet comme Warcraft avait toutes les chances de le tourner en « Yes Man ». Fort heureusement, le gars est un joueur et s’est battu pour imposer sa vision de l’adaptation vidéoludique. C’est peut-être la raison pour laquelle on évite le naufrage complet. Les enjeux sont clairement présentés en s’éloignant de l’écueil « tout ce qui n’est pas humain est forcément méchant », les personnages sont intéressants sauf les héros humains et même si on y connait rien comme moi à l’histoire du jeu Warcraft, on pige ce qui se passe dans le film. Sur ce point-là, on ratissait large pour le grand public. Mais le film se vautre complètement sur l’esthétique héritée du jeu qui donne un cachet ultra-kitch à l’ensemble. Surtout chez les humains. Il suffit de regarder l’armure du roi pour s’en rendre compte… Encore une fois, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux et si les orcs en imposent, tout le reste fait carton-pâte numérique (notamment les décors). Je prédis que le film vieillira très mal. Quand on voit ce que Peter Jackson à réussir à faire en décor naturel, je m’étonne encore qu’on choisisse la solution cheapos du fond vert dans tous les coins pour les films fantasy. Ajoutons à cela les acteurs les moins investis du monde du côté des humains (les moins investis ou les plus gênés par les fonds verts), un combat final expédié et un scénario pensé pour amorcer une trilogie qui ne verra probablement jamais le jour et vous avez pour moi une dépense d’argent bien dispensable… et vous avez un film juste très moyen.

2.5/5

Blind Dating

Ca ne révolutionnera pas l’histoire de la comédie romantique mais on pourra souligner un certain effort sur les personnages avec un aveugle et une exilée indienne en Amérique dans le duo de charme. Un effet de « nouveauté » qui passera trop vite sur les réels problèmes inhérents au handicap pour l’un et au poids des traditions pour l’autre quand l’amour est en jeu. On passera allègrement aussi sur le fait que – comme toutes les romcoms – le cœur de l’intrigue repose sur 2 idiots qui n’arrivent pas à communiquer… Reste des petites vannes marrantes grâce au frère du héros, le plus développé des personnages secondaires quand les autres font de la figuration avec une caratérisation qui tient sur un timbre poste. Au final, je ne peux même pas vous le recommander…

2.5/5

Central Intelligence

Comment dire… C’est vraiment un mois très moyen au niveau des films que je m’enfile. Rien d’excitant, de nouveau, de wow!, de fun… Central Intelligence est dans la norme des films capitalisant sur le potentiel sympathie de The Rock et Kevin Hart pour attirer les spectateurs dans les salles. Une fois dedans, la place payée, on n’a guère de scrupules à leur proposer un scénario mâché, digéré, déféqué et remâcher derrière. Du coup, le film est porté uniquement par le duo d’acteurs. Et encore, il faut vraiment faire abstraction du caractère idiot de celui de Dwayne Johnson qui jamais, ô grand jamais, n’aurait pu entrer à la CIA compte tenu de son caractère obsessionnel intrinsèque. A noter que je suis tombé sur une version unrated malgré moi, donc plein de blagues improvisées par les acteurs et de plans inutiles, alourdissant de fait le rythme du film qui n’en possède que peu.

2/5

Bad Neighbors 2

Et c’est parti pour la suite commerciale d’un film que personne n’attendait et qui a plutôt bien fonctionné au box-office. Film qui était divertissant, cela dit en passant. Donc on prend les mêmes et on recommence. Même formule, même scénario, même enjeux, pas du tout le même intérêt. Ca commence à se sentir que je suis fatigué de chroniquer des films bordeline pourris ce mois ?

2/5

Ghostbusters, le reboot

Non. Non-non-non-non. Non ! Juste non !

0.5/5

Macross Delta

Au milieu d’un mois tout pourri niveau film, je me suis dit que j’allais sauver cet article grâce à une valeur sûre : Macross. Et que même si c’était moyen, mon côté fanboy prendrait la relève et encenserait le dernier anime en date de licence. Sauf que voilà, j’ai beau être hardcore et vénérer Macross, Delta franchit un cap dans le mix mécha-romance-musique. Il faut dire que mettre l’équivalent science-fiction des magical girls, c’était couillu et ça a dû prendre pas mal de monde en route. Maintenant, on envoie carrément des jeunes filles en fleur avec des jupettes à réaction chanter sur les champs de bataille pendant que les Valkyries combattent autour. C’était osé. Mais j’ai dit « allez, pourquoi pas ». On fait connaissance avec un groupe de chanteuse « idols » comme on en trouve des tonnes au Japon, un p’tit qui veut voler dans le ciel bien évidemment, l’habituel triangle amoureux et puis une nouvelle race d’humains qui vient faire la guerre au reste sous des prétextes plus ou moins fallacieux… Bref, du Macross. Et si le début est péchu en dépit de choix scénaristiques déconcertants, ça part vite en cacahuète. C’est bien simple à partir de l’épisode 13-14 (soit à la moitié de la série, hein), il ne se passe plus rien. Finis les combats spatiaux (hormis deux-trois escarmouches histoire de dire), la romance passe au second plan (avec deux-trois mièvreries histoire de dire et un final (abo)minable) et les chansons passent quant à elles en boucle au point de devenir fatigantes (et pour le coup, c’est vraiment très pop japonaise… le genre de truc que vous entendez sur une borne de DDR). Pendant ce temps, la politique et les tarabiscotages associés s’expliquent et se font expliqués jusqu’à un final mou et sans enjeu. C’est triste à dire, mais je me suis fait chier devant Macross Delta

2/5

Mike and Dave Need Wedding Dates

Qui l’eût cru ? Le meilleur des films du mois est une comédie avec la moitié du cast de Dirty Granpa et la moitié du cast de Pitch Perfect… A croire que les rôles de débiles siéent (ouh, c’est pas une conjugaison qu’on a l’habitude de faire dis donc) à Zac Efron et Anna Kendrick (assez proche de ce qu’on a vu dans l’excellent Mr Right, d’ailleurs) ! Car oui, le film est débile mais ça m’a fait marrer. Largement plus que des comédies à gros budget sus-vues. C’est le moment de débrancher le cerveau et passer un moment sans complexe dans le canapé.

3.5/5

Star Trek Beyond

Le premier épisode était divertissant, le second une abominable bouse. Autant dire que j’en attendais pas grand chose. D’autant moins que je ne suis pas trekky pour deux sous. Somme toute, c’était à la hauteur du premier opus : divertissant. Je crois qu’on peut remercier Simon Pegg de s’être penché sur le scénario pour éviter un naufrage à la Khan et à Justin Lin pour son sens de l’action (c’est monsieur Fast & Furious). Honnêtement, vues toutes les daubes que je me suis farcies ce mois, je ne suis peut-être pas hyper objectif mais ça reste un excellent film pop-corn auquel on pardonnera les raccourcis scénaristiques…

4/5

Source Code est un film réalisé par Duncan Jones (Moon), d’après un scénario de Ben Ripley (La mutante 3 et 4, ouais, ça calme un peu d’un coup…), avec Jake Gyllenhaal (Prince of Persia), Michelle Monaghan (Le Témoin Amoureux) et Vera Farminga (In The Air).

Colter se réveille dans un train, il ne sait pas ce qu’il y fait, ni comment il est venu, ni la femme en face en lui, ni même pourquoi elle l’appelle autrement que Colter. D’ailleurs Colter n’est même pas dans la peau de Colter, mais dans celle d’un autre. Et puis Colter meurt dans l’explosion du train. Il se réveille à nouveau, mais dans un caisson. Là on lui dit « hop hop hop, mission gouvernementale, source code, arrêter la bombe du train et zou. Colter se réveille dans un train, il ne sait pas ce qu’il y fait, ni comment il est venu, ni la femme en face en lui, ni même pourquoi elle l’appelle autrement que Colter. D’ailleurs Colter n’est même pas dans la peau de Colter, mais dans celle d’un autre. Et puis Colter se rappelle de la femme, du caisson et de la bombe. Mais il meurt dans l’explosion du train. Il se réveille à nouveau, mais dans un caisson. Là on lui dit « hop hop hop, mission gouvernementale, source code, arrêter la bombe du train, qu’est-ce que tu branles et zou ». Colter se réveille dans un train…

Depuis Moon, j’attendais le prochain film de Duncan Jones. Après Source Code, j’attends le prochain film de Duncan Jones… Celui-ci étant trop formaté blockbuster pour réellement laisser parler le talent du fils de David Bowie. C’est propre dans la réalisation, avec quelques idées intéressantes pour exploiter les morts de Colter façon running gag de jeu vidéo (Duncan Jones restant un gros geek, la référence était évidente pour lui à la lecture du scénario).

Le scénario en question propose un mix entre Un Jour Sans Fin, Code Quantum et Matrix. Le tout fonctionne plutôt agréablement. Il ne faut pas se leurrer, je préfère 1000 fois la série, 100 fois Un jour Sans Fin et 10 fois Matrix à Source Code. On retrouve un brin de Memento aussi. Bref, Source Code, c’est un nouveau film patchwork qui pioche des bonnes idées un peu partout en espérant que cela ne se verra pas trop. Un film faussement original, suffisamment bien maquillé d’explosions pour faire passer la pilule.

La véritable force du scénario et de la mise en scène derrière, c’est de faire tenir des séquences répétées en boucle dans le même train pendant 8 minutes tout en apportant un truc supplémentaire à chaque fois pour aider l’histoire à avancer et à débusquer ce fichu poseur de bombe. En cela, le film est plutôt réussi et le côté blockbuster finit de polir le vernis. Mais en spectateur exigeant, Source Code ne m’a pas transcendé outre mesure. Sans parler de la fin pour le moins bizarre… Ou de cette espèce de love-story à deux balles…

Côté casting, seul Jake Gyllenhaal semble réellement s’investir dans son personnage. En même temps, c’est lui qui a porté le scénario à bout de bras en allant spécifiquement chercher Duncan Jones pour le réaliser. En même temps aussi, c’est le seul qui ait aussi un personnage vaguement développé par rapport aux autres. Michelle Monaghan et Vera Farminga semblent passer à côté du truc et n’ont que le rôle de faire-valoir de Colter (la faute à une caractérisation faiblarde). On notera la présence de Scott Bakula (Quantum Leap) en clin d’œil amusant dans le rôle du père de Colter.

Dernière note, Source Code fait à présent l’objet d’une adaptation en série télévisée, développée par Ben Ripley. Aucune idée de ce que cela va donner… mais entre Code Quantum et cette autre série avec un type qui reçoit un journal qui lui dit l’avenir, j’ai peur que cela ne soit guère intéressant. Mais au regard du nombre de séries estampillées CSI, une nouvelle qui copie Code Quantum risque de fonctionner sur l’audience américaine finalement trop peu exigente…

D’ailleurs, ça me rappelle qu’il me manque des coffrets de Code Quantum

Source Code, c’est bien mais carrément pas ouf. Limite accessoire, en fait. Vivement le prochain film de Duncan Jones !

Moon

Publié: 16/07/2010 dans Cinema
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Nouvel article sur Moon, qui mérite définitivement qu’on reparle de lui un mois après sa sortie DVD (alors que nos amis d’Allemagne ont le droit à une sortie au cinéma) (j’en profite pour signaler que Scott Pilgrim a été repoussé à décembre, six mois… Vive la France, j’ai envie de dire) !

Moon est une perle, un film intelligent et intelligent fait ! N’y allons pas par quatre chemins, ce film est une vraie réussite dans le monde de la science-fiction spatiale (totalement en berne depuis des années si ce n’était quelques rares exceptions telles que Sunshine). C’est bien simple, qualitativement, il faut ranger Moon sur la même étagère que Blade Runner !

Tourné dans des décors minimalistes, avec des effets spéciaux à l’ancienne (exit les images de synthèses qui vieillissent mal, vive les maquettes – on notera la mise en abîme subtile du protagoniste qui construit une maquette), pour un budget d’environ 5 millions de dollars (en d’autres termes : pour rien), Moon est l’antithèse des films de SF tournés à l’américaine et ça se voit. Pas de débauche de poudre aux yeux digitale, pas de casting gigantesque, pas de production tentaculaire et le résultat est juste bluffant.

Au scénario et à la réalisation, on retrouve Duncan Jones (il s’agit du fils de David Bowie et pourtant jamais le film n’a joué la carte du « fils de », même le marketing français ne l’a pas fait et pourtant, ça aurait tellement tentant avec le Major Tom, n’est-ce pas ?) et force est de constater que pour un premier film et premier scénario, c’est juste à tomber par terre et remet en perspective la présence de film comme Avatar aux oscars. Je ne peux pas vous raconter le film sans spoiler alors je me contenterai du minimum syndical.

Sam Bell est l’unique employé d’une base lunaire chargée de récolter de l’hélium 3, la source d’énergie qui a apporté paix et prospérité sur la Terre. Il avait un contrat de 3 ans avant de rentrer retrouver sa femme et sa petite fille, ne manquait que deux semaines avant l’accident…

Ne vous y trompez pas, le scénario est vraiment intelligent et traite de la solitude, du libre-arbitre et de l’identité (rien de bien neuf pour les amateurs du genre, mais quand c’est bien fait/recycler, on n’a rien à critiquer). Le film en huis-clos est porté en intégralité et uniquement par Sam Rockwell qui signe une performance extraordinaire. A ses côtés, un robot old-school et profondément humain doublé par Kevin Spacey. C’est tout. Et ça suffit.

La musique est signée Clint Mansell et accompagne le film à la perfection.

Moon est un chef d’oeuvre qui bien évidemment n’est pas sorti au cinéma par chez nous comme je disais. Le DVD est franchement chiche en bonus, un documentaire de 16 minutes. C’est tout. J’aurais vraiment aimé avoir un commentaire du réalisateur et du scénariste (je me suis donc contenter de récupérer le script du film sur internet. Bon, je critique, je veux plus, mais je l’ai tout de même gagné gratuitement ce DVD…

Une oeuvre intimiste au scénario solide et au jeu d’acteur impeccable qui surpasse de loin tout ce que vous avez pu voir dernièrement dans le genre. Son rythme lent pourra rebuter plus d’un, mais tant pis pour ceux qui choisirait de passer à côté car c’est vraiment, vraiment, vraiment une perle de la science-fiction et du cinéma tout court. Achetez le DVD, pour le salut de la science-fiction et peut-être forcé le retour dans les cinémas le retour systématique des films indépendants de ce genre !

La bande-annonce spoile un peu le film m’a-t-on dit…

A noter pour les (futurs) amateurs du réalisateur que son prochain film Code Source est en cours de montage à Los Angeles et que ce sera encore de la science fiction avec l’acteur du Prince of Persia dedans. Le synopsis serait : Un soldat se retrouve passager d’un train inconnu à devoir revivre sans cesse, comme une journée sans fin, un attentat visant ce convoi ; il décide de mener l’enquête pour découvrir le ou les responsables et peut-être la solution pour sortir de cette boucle temporelle. Autant dire que je l’attends de pied ferme !

Je croyais passer une journée globalement naze. Elle n’aurait rien eu d’extraordinaire sans l’intervention de Krouki qui me tanait pour regarder un film. Et comme je n’avais pas envie de faire la même erreur deux fois (Dollhouse trauma inside), je m’y suis mis. La suite dans quelques paragraphes.

Depuis que j’ai fini Mass Effect 2, je me demandais quel jeu j’allais bien pouvoir faire à présent. Sachant que je n’ai pas envie de continuer Dragon Age, The Witcher ou, de manière générale, aucun autre jeu que je possède déjà, je cherchais un nouveau substitut ludique. Mon choix s’était finalement porté sur Batman: Arkham Asylum. Sur PC, parce que je n’ai toujours pas de 360. En même temps, j’aurais une 360, je prendrais Alan Wake… De toute façon, soyons réaliste, je n’aurais probablement jamais de xbox, je me sens tellement détaché du jeu vidéo sur console. Alors à quoi bon.

J’ai donc cherché à récupérer le susnommé Batman. Le micromania en face du boulot est toujours fermé. Le Virgin des Champs ne propose que la version collector (qui ne m’intéresse pas). Je fais le tour le Compiègne. Aucun des magasins à ma portée ne me le propose. Je pourrais le commander sur Amazon, mais comme je ne suis pas chez moi la semaine prochaine, c’est useless. Donc, voilà, après mes deux échecs sur Compiègne pour le récupérer, je considère que c’est deux signes de trop : je ne dois pas acheter de nouveau jeu. Est-ce que c’est pour me forcer à finir les jeux que j’ai déjà ? Est-ce que c’est pour me forcer à travailler quand absolument rien de bon ne sort de mon clavier ?

Sans jeu vidéo pour m’occuper, sans motivation pour travailler, je vais un tour des films à regarder.

Diary of the dead. De Romero. Encore une oeuvre avec des zombies pour donner au vieux réalisateur un alibi pour dénoncer les travers de notre société moderne, à savoir la manipulation de l’information par les médias et l’habituel « l’homme est un loup pour l’homme » (je pense qu’on l’a bien compris celui Monsieur Romero). Ce film est autant une perte de temps que l’a été ma recherche du jeu Batman. Useless ! Ennuyeux. Complètement ennuyeux. Mou du genou même. Le film est porté par une seule actrice à peu près potable, les autres font preuve d’autant de charisme que des acteurs en première année du cours Florent. Le scénario est inexistant et ne sert qu’à appuyer ce que j’ai mentionné plus haut. Les effets spéciaux sont bons, mais dès lors qu’on s’attache à ça pour sauver un film, on sait tous que c’est de la bobine de gâchée ! Franchement, pour un film caméra à l’épaule façon Blair Witch Project, autant regarder REC. Bref, Diary of the Dead n’est pas une bouse complète mais ne mérite pas le détour !

Ensuite, j’ai décidé de regarder la suite du remake de V. Ceux qui ne connaîtrait pas sont invités à relire un précédent article à son sujet. Finalement, contrairement à ce que j’ai pu dire dans le billet lié, c’est nul. Mou du genou. Mal fait. Mal écrit. Mal joué. Et sans intérêt. Visiblement, je dois me poser en rebelle puisqu’une saison 2 a été commandée… Et pendant ce temps-là, des séries absolument fantastique comme Dollhouse ne sont pas reconduites… V rejoint donc Heroes dans les séries que je ne finirai pas de regarder. J’ai assez d’une seule série minablissime pour m’occuper : Smallville.

Bon, là, on est rendu au moment de ma journée où je me demande pourquoi je me suis levé parce que globalement, disais-je, elle est bien naze et ressemble à une vaste perte de temps emplie de médiocritude.

C’est à ce moment-là que je lance les premières images de Moon.

Enfin un bon film ! Enfin un film intelligent et intelligemment fait ! Après toutes les chroniques de films/jeux/séries que j’ai pu faire, je tiens enfin une perle ! N’y allons pas par quatre chemins, ce film est une vraie réussite dans le monde de la science-fiction (totalement en berne depuis des années si ce n’était quelques rares exceptions telles que Sunshine). C’est bien simple, qualitativement, il faut ranger Moon sur la même étagère que Blade Runner !

Tourné dans des décors minimalistes, avec des effets spéciaux à l’ancienne (exit les images de synthèses qui vieillissent mal, vive les maquettes – on notera la mise en abîme subtile du protagoniste qui construit une maquette), pour un budget d’environ 5 millions de dollars (en d’autres termes : pour rien), Moon est l’antithèse des films de SF tournés à l’américaine et ça se voit. Pas de débauche de poudre aux yeux digitale, pas de casting gigantesque, pas de production tentaculaire et le résultat est juste bluffant.

Au scénario et à la réalisation, on retrouve Duncan Jones (il s’agit du fils de David Bowie et pourtant jamais le film n’a joué la carte du « fils de ») et force est de constater que pour un premier film et premier scénario, c’est juste à tomber par terre et remet en perspective la présence de film comme Avatar aux oscars. Je ne peux pas vous raconter le film sans spoiler alors je me contenterai du minimum syndical.

Sam Bell est l’unique employé d’une base lunaire chargée de récolter de l’hélium 3, la source d’énergie qui a apporté paix et prospérité sur la Terre. Il avait un contrat de 3 ans avant de rentrer retrouver sa femme et sa petite fille, ne manquait que deux semaines avant l’accident…

Ne vous y trompez pas, le scénario est vraiment intelligent et traite de la solitude, du libre-arbitre et de l’identité (rien de bien neuf pour les amateurs du genre, mais quand c’est bien fait/recycler, on n’a rien à critiquer). Le film en huis-clos est porté en intégralité et uniquement par Sam Rockwell qui signe une performance extraordinaire. A ses côtés, un robot old-school et profondément humain doublé par Kevin Spacey. C’est tout.

La musique est signée Clint Mansell et accompagne le film à la perfection.

Moon est un chef d’oeuvre qui bien évidemment n’est pas sorti au cinéma et qu’on devrait bientôt retrouver en DVD par chez nous. Une oeuvre intimiste au scénario solide et au jeu d’acteur impeccable qui surpasse de loin tout ce que vous avez pu voir dernièrement dans le genre. Son rythme lent pourra rebuter plus d’un, mais tant pis pour ceux qui choisirait de passer à côté car c’est vraiment, vraiment, vraiment une perle de la science-fiction et du cinéma tout court.

Ce film a sauvé ma journée…