Articles Tagués ‘Apocalypse’

Tokyo Fiancée

Je ne suis pas fan d’Amélie Nothomb. J’ai dû lire un ou deux de ses bouquins qui traînaient sur un coin de table chez ma meilleure pote. Livres que j’ai oubliés à un détail près : ils étaient courts, écrits en gros caractère et semblaient remplis de vent. Mais bon, l’auteure étant amoureuse du Japon, je pouvais bien faire l’effort de mater un film inspirée d’un livre à haute teneur en autobiographie. Et c’était pas terrible. En fait, le rendu final est assez proche d’un « Amélie Poulain au pays nippon », avec une voix-off totalement insupportable qui raconte ce que des images devraient suffire à comprendre. On aura bien compris la désillusion amère est au cœur de l’expérience tokyoïte de Nothomb et c’est assez bien retranscrit dans le film, mais non sans une lourdeur pathologique à cause de cette foutue voix-off. Et pour pourtant Pauline Etienne est mimi et colle parfaitement à l’idée du personnage. C’est juste… globalement insipide. Et mou. Ca pue l’adaptation bête et méchante d’un livre qui n’a pas grand chose d’intéressant à raconter de base (comprendre « le film manque d’enjeux et de conflits »). Au mieux, on profitera des paysages de Tokyo et de quelques moments qui font sourire. A noter que je l’ai maté juste après Les Délices de Tokyo, donc on est clairement dans « deux poids, deux mesures ».

2/5

Kickboxer Vengeance

Jean-Claude Van Damme a ma sympathie. Il ne fait que des films pourris en Europe de l’Est depuis des années, pourtant, je suis attaché à mon idole de jeunesse. Et puis de temps en temps, il sort des ovnis géniaux comme JCVD ou Welcome in the Jungle. Du coup, j’ai accueilli ce remake de Kickboxer avec un minimum de méfiance, genre « allez, on est fous, pourquoi pas ». Et là c’est le drame. Je m’attendais pas à un chef d’oeuvre, j’avais même déjà ma note en tête après la bande-annonce : 2. Et bien c’est pire ! C’est filmé avec les pieds. Ou monté avec les pieds (je ne comprends toujours pas pourquoi on s’obstine à monter les films de bagarre à l’occidentale quand Jackie Chan a montré pendant 40 en Chine la façon de filmer un film de karaté…). Dire que l’acteur principal a le charisme d’une huître est faire injure à l’ensemble des lamellibranches ! Le méchant est… Drax, des Guardiens de la Galaxie, histoire de bien continuer le white-washing en cours à Hollywood. Pour un film en Thailande, ça la fout mal. L’histoire est… à peu près la même. Les références au premier opus sont lourdes (« vous avez vu, on défonce un jukebox dans un bar, hahaha, c’est drôle ») Et JCVD… JCVD… sérieusement… J’ai beau fouillé dans mon capital sympathie engrangé depuis les années 80, je ne peux rien faire pour défendre son rôle. Un belge maître en arts martial d’asie du Sud Est à la rigueur, parce que la suspension d’incrédibilité à bon dos. Mais il s’approprie tellement le film, faisant passer le supposé héros comme son faire-valoir dans toutes les scènes où ils sont ensemble, qu’il en devient insupportable. Il avait l’occasion de prouver une palette de jeu plus vaste, plus en retrait, mais les muscles de Bruxelles ont un besoin évident de satisfaire un ego en manque de bons scénarios. Et puis ça balance des généralités à tour de bras, depuis « je n’ai pas envie de perdre deux fils » jusqu’au discours de motivation en combat final les moins crédibles de l’histoire du film avec des combats finaux. Je ne parlerai même pas des lunettes de soleil qu’il porte tout le temps, parce que – moi, je sais, j’ai vu sa télé-réalité – monsieur JCVD ne veut pas qu’on voit qu’il vieillit avec ses pattes d’oie. Le meilleur du film, c’est le début du générique de fin où on voit la scène de danse du premier film. Faites-moi plaisir, allez revoir l’original.

0/5

Pas de BA pour les étrons, juste celle des bons films massacrés sur l’autel des remakes.

Captain America – Civil War

Je pense que j’ai officiellement atteint le point de non-retour en ce qui concerne les mecs en collants. Sur le papier, le troisième opus consacré au boy-scout Marvel a tout pour faire un bon divertissement, avec de la bagarre, de la course poursuite, des blagues… mais j’en peux plus. La note n’est pas réflexive de ce que j’ai éprouvé au fond : de l’ennui. Toutes les aventures chez Marvel – hormis les « origin stories » telle que Iron Man – manquent d’enjeux, les films ne sont plus que de gigantesques bandes annonces promouvant les films à venir tout en se reposant paradoxalement sur une demi-douzaine de films passés. On ne pige pas spécialement ce qui se passe entre les personnages si on a pas vu les films d’avant et on s’en cogne de ce qui se passe dans le film actuel puisqu’il n’apporte fondamentalement rien aux personnages. J’ai maté ce Cap en mode automatique, à base de « ah… », « bagarre bagarre », « oh… », « bagarre bagarre », « et ? ». Le plus excitant dans le film, c’était Spider-Man, qui va juste revivre sont troisième reboot en 10 ans. C’est dire… Je m’en tamponne de Rogers, de Starks, de Tchalla, de… de tous en fait. C’était chiant. Encore un film charnière pour annoncer l’homme araignée, Black Panther, accessoirement Thor/Hulk, et le méga bloubiboulga que sera le dyptique Avengers.

3/5

Ouais, non, en fait 1.5/5

X-Men: Apocalypse

Et encore des mecs en collants… Deux dans le même mois, c’est désormais trop. Mais je dois avouer que je partais plus confiant que pour le Captain car Days of the Future Past (le deuxième épisode de cette deuxième trilogie sur les mutants de la Fox) était sympa. Et j’ai vite compris que ce serait le drame… On se tape une exposition qui dure presque une heure, le temps de rappeler à nos bons souvenirs qui sont les gentils d’avant (Xavier, Mystique, Magneto, Quicksilver, Moira, Havok, le Fauve), qui sont les nouveaux gentils (Jean Grey, Cyclops, Nightcrawler), qui sont les nouveaux méchants (Apocalypse, Storm, Angel, Pyslocke). L’air de rien, ça fait déjà 14 personnages. Une fois que c’est fait, il est largement temps de rajouter la dose de fan service : la séquence « ralenti et musique cool » de Quicksilver (l’unique moment bien du film) et le moment Wolverine. Après, il faut s’inquiéter de la continuité de la licence, on a déjà commencé avec Wolverine pour expliquer comment il est devenu amnésique, il faut s’occuper des cheveux de Xavier par un artifice bidon. Une petite séquence de bagarre, et hop, emballé c’est pesé. Encore un film bien ennuyeux qui souffre de la présence d’un mauvais scénariste à la barre (Simon Kinberg) qui se contente d’appliquer ce qui a bien marché par le passé et de faire passer l’aura de la l’acteur avant l’intérêt des personnages (d’où Mystique en héroïne désintéressée, Magneto repentant pour la sixième fois, Sansa Stark surexposée et à contrario Jubilee littéralement en potiche par exemple). Apocalypse ne donne pas l’impression d’être le grand vilain qu’il devrait être, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux tout en donnant un côté kitch à l’ensemble… Bref, c’était long, mal rythmé, pas intéressant et avec des personnages qu’on ferait bien de mettre au placard pour passer à autre chose…

1/5

Warcraft

Duncan Jones est un réalisateur que j’apprécie (Moon). En revanche, et ça s’est un peu vérifié avec Source Code, dès lors que des gros studios mettent la main dans ses projets, sa démarche en tant qu’auteur s’en retrouve lésée pour un résultat somme toute moyen. Du coup, un projet comme Warcraft avait toutes les chances de le tourner en « Yes Man ». Fort heureusement, le gars est un joueur et s’est battu pour imposer sa vision de l’adaptation vidéoludique. C’est peut-être la raison pour laquelle on évite le naufrage complet. Les enjeux sont clairement présentés en s’éloignant de l’écueil « tout ce qui n’est pas humain est forcément méchant », les personnages sont intéressants sauf les héros humains et même si on y connait rien comme moi à l’histoire du jeu Warcraft, on pige ce qui se passe dans le film. Sur ce point-là, on ratissait large pour le grand public. Mais le film se vautre complètement sur l’esthétique héritée du jeu qui donne un cachet ultra-kitch à l’ensemble. Surtout chez les humains. Il suffit de regarder l’armure du roi pour s’en rendre compte… Encore une fois, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux et si les orcs en imposent, tout le reste fait carton-pâte numérique (notamment les décors). Je prédis que le film vieillira très mal. Quand on voit ce que Peter Jackson à réussir à faire en décor naturel, je m’étonne encore qu’on choisisse la solution cheapos du fond vert dans tous les coins pour les films fantasy. Ajoutons à cela les acteurs les moins investis du monde du côté des humains (les moins investis ou les plus gênés par les fonds verts), un combat final expédié et un scénario pensé pour amorcer une trilogie qui ne verra probablement jamais le jour et vous avez pour moi une dépense d’argent bien dispensable… et vous avez un film juste très moyen.

2.5/5

Blind Dating

Ca ne révolutionnera pas l’histoire de la comédie romantique mais on pourra souligner un certain effort sur les personnages avec un aveugle et une exilée indienne en Amérique dans le duo de charme. Un effet de « nouveauté » qui passera trop vite sur les réels problèmes inhérents au handicap pour l’un et au poids des traditions pour l’autre quand l’amour est en jeu. On passera allègrement aussi sur le fait que – comme toutes les romcoms – le cœur de l’intrigue repose sur 2 idiots qui n’arrivent pas à communiquer… Reste des petites vannes marrantes grâce au frère du héros, le plus développé des personnages secondaires quand les autres font de la figuration avec une caratérisation qui tient sur un timbre poste. Au final, je ne peux même pas vous le recommander…

2.5/5

Central Intelligence

Comment dire… C’est vraiment un mois très moyen au niveau des films que je m’enfile. Rien d’excitant, de nouveau, de wow!, de fun… Central Intelligence est dans la norme des films capitalisant sur le potentiel sympathie de The Rock et Kevin Hart pour attirer les spectateurs dans les salles. Une fois dedans, la place payée, on n’a guère de scrupules à leur proposer un scénario mâché, digéré, déféqué et remâcher derrière. Du coup, le film est porté uniquement par le duo d’acteurs. Et encore, il faut vraiment faire abstraction du caractère idiot de celui de Dwayne Johnson qui jamais, ô grand jamais, n’aurait pu entrer à la CIA compte tenu de son caractère obsessionnel intrinsèque. A noter que je suis tombé sur une version unrated malgré moi, donc plein de blagues improvisées par les acteurs et de plans inutiles, alourdissant de fait le rythme du film qui n’en possède que peu.

2/5

Bad Neighbors 2

Et c’est parti pour la suite commerciale d’un film que personne n’attendait et qui a plutôt bien fonctionné au box-office. Film qui était divertissant, cela dit en passant. Donc on prend les mêmes et on recommence. Même formule, même scénario, même enjeux, pas du tout le même intérêt. Ca commence à se sentir que je suis fatigué de chroniquer des films bordeline pourris ce mois ?

2/5

Ghostbusters, le reboot

Non. Non-non-non-non. Non ! Juste non !

0.5/5

Macross Delta

Au milieu d’un mois tout pourri niveau film, je me suis dit que j’allais sauver cet article grâce à une valeur sûre : Macross. Et que même si c’était moyen, mon côté fanboy prendrait la relève et encenserait le dernier anime en date de licence. Sauf que voilà, j’ai beau être hardcore et vénérer Macross, Delta franchit un cap dans le mix mécha-romance-musique. Il faut dire que mettre l’équivalent science-fiction des magical girls, c’était couillu et ça a dû prendre pas mal de monde en route. Maintenant, on envoie carrément des jeunes filles en fleur avec des jupettes à réaction chanter sur les champs de bataille pendant que les Valkyries combattent autour. C’était osé. Mais j’ai dit « allez, pourquoi pas ». On fait connaissance avec un groupe de chanteuse « idols » comme on en trouve des tonnes au Japon, un p’tit qui veut voler dans le ciel bien évidemment, l’habituel triangle amoureux et puis une nouvelle race d’humains qui vient faire la guerre au reste sous des prétextes plus ou moins fallacieux… Bref, du Macross. Et si le début est péchu en dépit de choix scénaristiques déconcertants, ça part vite en cacahuète. C’est bien simple à partir de l’épisode 13-14 (soit à la moitié de la série, hein), il ne se passe plus rien. Finis les combats spatiaux (hormis deux-trois escarmouches histoire de dire), la romance passe au second plan (avec deux-trois mièvreries histoire de dire et un final (abo)minable) et les chansons passent quant à elles en boucle au point de devenir fatigantes (et pour le coup, c’est vraiment très pop japonaise… le genre de truc que vous entendez sur une borne de DDR). Pendant ce temps, la politique et les tarabiscotages associés s’expliquent et se font expliqués jusqu’à un final mou et sans enjeu. C’est triste à dire, mais je me suis fait chier devant Macross Delta

2/5

Mike and Dave Need Wedding Dates

Qui l’eût cru ? Le meilleur des films du mois est une comédie avec la moitié du cast de Dirty Granpa et la moitié du cast de Pitch Perfect… A croire que les rôles de débiles siéent (ouh, c’est pas une conjugaison qu’on a l’habitude de faire dis donc) à Zac Efron et Anna Kendrick (assez proche de ce qu’on a vu dans l’excellent Mr Right, d’ailleurs) ! Car oui, le film est débile mais ça m’a fait marrer. Largement plus que des comédies à gros budget sus-vues. C’est le moment de débrancher le cerveau et passer un moment sans complexe dans le canapé.

3.5/5

Star Trek Beyond

Le premier épisode était divertissant, le second une abominable bouse. Autant dire que j’en attendais pas grand chose. D’autant moins que je ne suis pas trekky pour deux sous. Somme toute, c’était à la hauteur du premier opus : divertissant. Je crois qu’on peut remercier Simon Pegg de s’être penché sur le scénario pour éviter un naufrage à la Khan et à Justin Lin pour son sens de l’action (c’est monsieur Fast & Furious). Honnêtement, vues toutes les daubes que je me suis farcies ce mois, je ne suis peut-être pas hyper objectif mais ça reste un excellent film pop-corn auquel on pardonnera les raccourcis scénaristiques…

4/5

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Sol Sunburst est un roman d’Oliver Castle (Atomic Girl et moi).

2169. Guerres, dérèglements climatiques et extinctions animales en série vont bientôt avoir raison d’une Terre qui se meurt, consumée par l’avidité et la négligence de l’Homme. Ultime solution pour sauver une espèce qui disparaît, introduire son génome à celui de l’homme et créer ainsi un animoïde : un être mi-homme mi-animal.

Alors que le reste du monde semble déjà tourné vers la colonisation de Mars emmenée par le Major Tom, un groupe éco-terroriste animoïde – les Diamond Dogs – tentent de sauver la planète de sa destruction prochaine.

Sol Sunburst est un rocker dont les chansons prophétiques et son charisme font rapidement de lui un véritable Messie pour la nouvelle humanité. Il prédit l’apocalypse dans cinq ans. Trop peu pour Angela, la dernière recrue des Diamond Dogs qui s’est jurée de changer ce monde condamné…

D’ordinaire, un article qui commence de la sorte sur ce blog est suivi d’une longue diatribe faisant l’apologie du livre ou bien une descente en flammes. Comme il s’agit de mon propre livre, je me vois mal le pourrir dans les grandes largeurs. Je me vois mal en faire la réclame objective.

Tout ça pour dire que mon ebook sort aujourd’hui !

Pour faire court, j’ai déjà listé 10 bonnes raisons qui pourraient vous pousser à apprécier mon roman. Et pour ceux qui ont besoin de tâter la marchandise avant de se prononcer, j’ai aussi mis le chapitre 2 en lecture libre.

Je rappelle également que Sol Sunburst soutient le WWF.

Vous pouvez donc acheter Sol Sunburst sur Amazon (format .mobi) ou sur Kobo (format .epub) !

logo-amazonlogo-kobo

Il est amusant de regarder en arrière et voir ce que m’a amené jusqu’à ce jour. Depuis la crise de la page blanche jusqu’aux relectures qui n’en finissent plus. Honnêtement, il y aurait beaucoup à dire, a fortiori sur la partie « édition » où on lit un peu partout sur l’internet que « publier son livre indé, c’est les doigts dans le nez ». Franchement, non. Pas si on veut faire ça bien. J’aurais peut-être l’occasion d’y revenir dans un autre article.

Je crois que pour résumer le sentiment du jour, il faudrait s’écouter la chanson Space Oddity de David Bowie.  Un astronaute qui décide de faire le grand saut dans le vide sidéral. Il s’agit de la première « chanson » du roman également (coïncidence ? je ne crois pas…). Je vous mets d’ailleurs la version « Walter Mitty », que je trouve assez représentative en fait.

Merci à tous ceux qui m’ont soutenu jusque là et à tous ceux achèteront mon premier roman. N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires.

Bonne lecture !

Perfect Sense est un film de David MacKenzie (You Instead) avec Ewan McGregor (Trainspotting), Eva Green (La Boussole d’Or), d’après un scénario de Kim Fupz Aakeson (Soap)

Au milieu d’un monde frappé par une étrange épidémie qui détruit progressivement les cinq sens, un cuisinier et une brillante chercheuse tombent amoureux…

Voilà le pitch d’Allociné, je vois mal comment je pourrais faire plus simple.

Après You Instead, que j’avais trouvé plutôt sympathique, j’ai voulu voir un autre film du même réalisateur, pour voir comment il traiterait une autre histoire d’amour. Il se trouve que Ewan McGregor est l’un de mes acteurs favoris, cela faisait suffisamment de raison de s’intéresser à ce Perfect Sense.

Si le pitch laisse tout de même entrevoir un film un peu catastrophe, c’est bien l’histoire d’amour qui est au centre du scénario, ou comment deux personnes aux histoires passées difficiles se rencontrent, tombent amoureux et essaient de traverser ensemble ce qui ressemble fort à une apocalypse en règle. Du coup, c’est assez pataud dans son traitement : encore une fois, nous profitons d’une voix-off complètement inutile qui explique tout et prouve à quel point le scénariste est allé à la facilité. Pour les deux ou trois du fond qui se sont déjà endormis et ne souhaitent pas voir le film, il faudra juste retenir que l’important, c’est l’espoir et l’amour. Le fin mot de Perfect Sense, c’est ça. Et c’était plutôt maladroitement exécuté, disais-je.

Ajoutons un aspect pseudo-documentaire et vous obtenez la cerise sur la choucroute d’un film un peu chiant tout de même. Bien évidemment, l’épidémie n’est absolument pas expliquée (pas même avec un truc aussi foireux que les arbres vengeurs de Phénomènes) et elle n’est qu’un prétexte pour montrer à quel point l’homme finit par s’adapter (jusqu’au point où il n’y a plus à s’adapter et c’est vraiment la fin).

Choisir une apocalypse par perte de sens était une idée intéressante, plutôt bien exploité sur la forme. Et si c’est moins impressionnant que des zombies, ça n’en reste pas moins un bon moyen d’en finir avec l’espèce humaine une fois qu’elle est privé de ses 5 sens. On ne s’appelle pas tous Seiya pour se découvrir des 6, 7, 8 voire 9 sens cachés…

Reste à l’écran le couple Green-McGregor qui porte le film avec les blessures de leurs personnages et une réelle alchimie. A noter que Eva Green offre une quantité non négligeable de plans boobs et que les demoiselles auront le plaisir de voir les fesses d’Obi-Wan Kenobi… Un choix qu’on pourrait qualifier d’accessoire, voire d’inutile tant cela fait passer la relation physique au premier plan et efface la connexion plus profonde qu’il existe entre les deux êtres, mais il paraît évident qu’un créatif, soit le scénariste, soit le réalisateur, a voulu mettre en avant la perte de sens avec l’acte sexuel – puisque celui-ci, quand il est pas trop mal exécuté, met à profit tous les sens… Les personnages et situations sont plus crues que d’ordinaire au cinéma (ex- James Bond Girl, Miss Green n’a rien de glamour), et cela reste appréciable, plus proche de la vraie vie. Bref, pour le coup, la romance est plutôt juste et reste un point fort du film.

Pour les amateurs de troisième degré de lecture, on trouve dans Perfect Sense aussi un taquet bien senti au capitalisme et à la façon dont lui-même apporte sa propre apocalypse au monde…

Au final, on se trouve face à un film que je juge un peu bancal, un peu nombriliste qui partaient d’une bonne idée mais dont la réalisation  me paraît trop formaté et facile pour être complètement honnête. On a très vite compris le message comme quoi « l’amour c’est bien », c’est finalement assez lourd de se le voir répéter jusqu’à la fin. Reste que les acteurs sont excellents et qu’une telle apocalypse mérite de se voir pour le côté curieux de la chose.

En revoyant le trailer, je me rends compte qu’il ne veut rien dire. Enfin, vous savez que vous aller voir une romance, quoi… Quand je disais qu’à part l’amour et l’espoir, il n’y pas grand chose de dit dans ce film…

Ergo Proxy est une série d’animation japonaise réalisée par le studio Manglobe (Samurai Champloo) d’après des scénarios de Dai Sato (Cowboy Bebop).

Rombo est une ville-dome coupée d’un monde extérieur très post-apocalyptique. A Romdo, les habitants sont assistés par des Entourages (des androïdes aux fonctions variées), sa société fleure bon le totalitarisme, et beaucoup de choses sont en train de dérailler. Les entourages attrapent un mystérieux virus qui les rend conscients de leur condition artificielle et soumise tandis qu’une espèce de démon trouble la quiétude de la ville. Vincent Law est un immigré chargé de contrôler les entourages, Ril est une enquêtrice chargée de traquer le « démon » et tout deux vont se retrouver embarqués dans une longue quête identitaire…

Ça faisait un moment que je n’avais pas maté une série japonaise. Attiré par la réputation du scénariste (Cowboy Bebop reste ma série d’animation favorite de tous les temps) et par un commentaire glané sur internet qui disait en substance « Ergo Proxy est ma plus grande claque depuis Cowboy Bebop« , je me suis laissé tenter. Force est de constater que soit on n’a pas regardé le même Cowboy Bebop, soit on n’a pas regardé le même Ergo Proxy !

Mais avant de se plonger dans les détails de l’histoire, quelques mots sur la technique. Série datant de 2006, elle mêle plus ou moins agréablement des effets 2D et 3D, la 3D permettant de considérablement réduire certains coûts de production en animation, on comprend que ce choix s’est largement démocratisé depuis 10 ans. Des fois, on ne voit rien. Des fois, c’est très moche… La 2D reste de bonne facture, les Japonais n’ayant plus grand chose à démontrer dans le domaine. Reste des choix artistiques particulièrement sombres et déprimants à base de noir, gris et sépia pour retranscrire l’atmosphère post-apocalyptique de l’histoire et à base de gris et bleu pour l’atmosphère froid et futuriste de Romdo. Et au bout d’une demi-douzaine d’épisodes, cela me gonflait ce manque d’originalité flagrante.

Les personnages sont plutôt bien définis et suivent leur propre évolution à mesure que les épisodes avancent et que les obstacles et révélations tombent. Evidemment, le plus intéressant reste celui de Ril, mais ma préférence est allée à Pino, la petite androïde infecté dont la bonne humeur naïve faisait du bien au milieu de toute cette tristitude ambiante.

Ergo Proxy était long… Terriblement long… Dramatiquement long… Un peu plus de vingt épisodes et une folle envie d’en finir au plus vite une fois que Vincent a quitté Romdo. Ca se traîne à la vitesse d’un gastéropode asthmatique. Pire, la série se paye même le luxe d’épisodes one-shot totalement décalés du ton de la série, avec des justifications scénaristiques tirées aux forceps pour les raccrocher à la trame principale. Je ne sais pas dans quelles conditions s’est vendu le pitch de la série à Manglobe, ni les décisions sur le nombre d’épisodes, mais c’est typiquement le genre de histoire qui aurait méritée de consacrer plus de temps à Romdo que dans les plaines désertiques de la planète et ne pas dépasser les 10-12 épisodes.

Résultat : un ennui profond. Après je reste totalement conscient que le monde se divise en deux : soit t’es ultra fan de la série, soit pas du tout. Après tout dépend de là où vous choisissez de placer vos exigences : sur le caractère totalement élitiste pour appréhender la série, ou sur le fond de la série.

Et le fond de la série est plutôt léger. Des androïdes qui se retrouvent doués de conscience propre me semble trop peu pour classer l’œuvre dans la catégorie cyberpunk ; c’est pourtant ce qui est fait. Donc le virus qui touche les robots, les cités-dôme au milieu d’une tragédie apocalyptique, les jeux de pouvoir… Bref, c’est comme la direction artistique, rien de nouveau sous le soleil. Hormis le fait de rendre le tout terriblement ennuyeux !

Le générique d’ouverture est plutôt sympa ceci dit, et celui de fin se déroule sur le Paranoid Android de Radiohead.

Vous l’aurez compris, trop mou, sans saveur et sans grande originalité, Ergo Proxy est une nouvelle déception à ajouter à ma déjà trop grande liste. Après, si vous vous lancez dans l’aventure, vous êtes prévenus : amateurs s’abstenir, on est dans une série trop élitiste pour convenir à tous.

Après un troisième des plus catastrophiques (je vous mets au défi de me dire de mémoire ce qu’il s’y passe au delà de « ya une blonde terminator qui fait gonfler ses seins ») et une série télévisée pas tip-top, la saga Terminator se poursuit.

Conscients que, visiblement, tenter de sauver le monde dans le passé ne marchera jamais, les scénaristes ont placé leur aventure dans le futur avec le vieux John Connor, membre de la résistance mais pas encore prophète de celle-ci (en même temps, Christian Bale a signé pour trois films si ça marchait, on a encore le temps de voir…). Un petit mot sur les scénaristes – il est amusant comme je finis par de plus en plus noter qui fait quoi pour juger au mieux de la qualité d’un film – pour dire qu’il était à l’origine du troisième opus… Ca m’aurait peut-être dissuadé d’y aller, si j’avais su avant.

John Connor est un officier reconnu de la Résistance contre Skynet qui domine le monde avec ses robots divers et variés et depuis une ville fortifiée pas si impénétrable que ça. Il se porte volontaire pour tester un nouveau signal capable de désactiver les machines. Pendant ce temps, Marcus, un condamné à mort qui a fait don de son corps à la science dans les années 2000 se réveille une vingtaine d’année plus tard et découvre le monde après l’apocalypse nucléaire. Ce dernier va se faire sauver les miches par un gosse de 19 ans, Kyle Reese. Ca tombe bien, c’est pile poil le mec que recherchent John Connor et Skynet. Le premier parce que c’est son père, le deuxième parce que c’est son père, et que dans les deux cas, il est un peu responsable de la Résistance contre les machines… mais ça commence à devenir compliqué, surtout si vous n’avez pas vu le premier (auquel cas, il faudra attendre un nouvel article, car je prévois de le remater ce week-end).

Bon, autant le dire tout de suite, le scénario est tout de même un peu bancal, comporte des grosses ficelles et joue la carte du blockbuster. En même temps, la moralité de tous les Terminator, c’est que de toute façon, quoi que vous fassiez, le futur est toujours aussi pourri et immuable qu’au départ. Il ne faut pas s’attendre à ce que John Connor mette fin à la guerre en allant voir le film. Par contre, on peut s’attendre à plein de petites références aux deux premiers et que je ne spoile pas pour les fanboys.

Christian Bale est complètement transparent dans le rôle de John Connor (pour le coup, Edward Furlon l’incarnait beaucoup mieux) et au regard de la profondeur accordé au personnage, j’ai presque envie de dire qu’il a fait ce qu’il a pu. Sam Worthington (pas de rôle transcendant pour le moment, mais on le retrouvera dans le Choc des Titans et Avatar) et Anton Yelchin (le navigateur russe dans le nouveau Star Trek) campent respectivement des Marcus et Kyle Reese très convaincants de mon point de vue. On retrouve aussi Helena Boham Carter qui s’octroie un petit rôle entre deux films de son mari. Et une petite black inutile, sauf pour ramasser des détonateurs…

Côté réalisation, ça reste efficace sans atteindre la maestria d’un James Cameron. Côté effets spéciaux, certains font un peu cheap mais globalement, c’est bien foutu.

Pour conclure, c’est clairement pas un film qu’il faut voir à tout prix mais ça reste un bon divertissement qui sort la saga de la fange où elle commençait à s’enfoncer. A réserver, je pense, aux admirateurs des deux premiers films comme moi.