Grave Encounters est un premier film écrit et réalisé par les mystérieux Vicious Brothers avec des acteurs dont je n’ai pas vraiment retenu les noms, ce qui en dit déjà long sur le film en question…

« Grave Encounters » est une émission de télé-réalité sur des chasseurs de fantômes. Pour le cinquième épisode, ils vont s’enfermer volontairement et une nuit entière dans un asile psychiatrique abandonné au passé aussi sombre que macabre. Ils vont rapidement se rendre compte que l’établissement n’est pas juste une vaste blague…

Ma curiosité naturelle me pousse à l’exploration de films obscurs (Win a Date with Tad Hamilton ou House of the Dead) et c’est avec un certain intérêt que je me suis penché sur ce Grave Encounters qui surfe sur la grosse vague des Paranormal Activity, REC et autres films tournés caméra à l’épaule qui fleurissent au cinéma depuis The Blair Witch Project. En plus, comme j’aime bien chercher le frisson et que l’émission Mystères (et ses fantômes qui balancent des pommes à travers les portes) a marqué mon enfance, je me suis donc laissé tenter.

Il faut savoir en préambule que les émissions de télé-réalité sur la chasse aux fantômes sont un petit phénomène outre-atlantique et que je trouvais intéressant de faire un film dessus et de montrer les petites astuces pour faire prendre une mayonnaise quand on n’a pas d’huile (en d’autres termes, c’est de la télé, ils ne chassent pas vraiment des fantômes). Et puis, mettre des arnaqueurs de la télévision dans une situation qui les dépassent complètement avec des vrais fantômes, ça me semblait un parti pris intéressant dans le pitch de Grave Encounters. Par conscience professionnelle, j’ai aussi regardé un de ses fameux épisodes de chasse aux fantômes américains… Honnêtement, TF1 faisait mieux avec l’émission susnommée.

Toujours est-il que ça paraissait alléchant…

Sauf…

Que c’est un échec !

Un gros et lamentable échec. 

Le montage « uncut » de rush d’un faux programme de télé-réalité, ça permet certes de poser une ambiance mais après REC et compagnie, il est difficile de vraiment innover en la matière. Du coup, je n’arrivais pas à rentrer dedans, quoi qu’il se passe (au contraire de The Troll Hunter, dont je parlerai aussi un jour). De mon point de vue, un vrai bon film de fantôme, c’est d’abord une ambiance forte (je crois que le seul exemple s’en approchant sur ce blog est le remake de The Grudge… et c’était pas terrible). Et se déplacer dans des couloirs d’un asile la nuit ne suffit pas à créer une ambiance ! Au contraire… L’image est assez crade et l’utilisation de filtres assez fatigante (et cheap).

La mise en place du film durant le premier acte est bien trop longue. Je ne sais pas combien de temps il faut attendre avant de voir à l’écran le premier phénomène paranormal, mais j’ai dû presque lutter pour ne pas m’endormir (oui, car j’ai regardé le film un peu tard pour rendre l’ambiance plus spooky à la maison).

Et quand le deuxième acte commence, ça va monter en puissance niveau apparitions depuis le simple bruit jusqu’aux incrustations informatiques les plus foireuses. Au milieu de celui-ci, les pauvres types qui voulaient se faire de l’argent sur la crédibilité des gens qui regardent le network américains qui diffuse la télé-réalité se retrouvent propulsés dans une espèce de cauchemar dont il est impossible de sortir : cela se traduit par le fait qu’ils tournent en rond dans un labyrinthe auto-reproduit de couloirs et où le temps coule comme il le souhaite. Par chance, la plupart choisiront de ne pas faire 2 groupes de 1…

Donc, ils vont essayer de trouver un moyen de sortir de l’asile, mourir les uns après les autres jusqu’à arriver jusqu’au troisième acte qui m’a laissé pantois avec son copier-coller de REC. Une fin complètement débile qui achève un film sans intérêt et déjà peu crédible.

Pour répondre à la question qui doit brûler les lèvres des amateurs de sensations fortes : non, ça ne fait pas peur ! J’ai beau être un client difficile pour me faire sursauter de mon canapé, Grave Encounters, en dépit d’une bande-annonce somme toute sympathique a priori, ne remplit pas son cahier des charges.

Visiblement, la thématique de la semaine, c’est « films pourris et sans intérêt » et Grave Encounters s’y taille une place de choix. A réserver aux petites natures qui n’ont pas l’habitude des films qui font peur ou pour les mâles alpha qui souhaitent attirer des jeunes filles crédules dans leurs bras dans une soirée « Tiens, ça te dirait de voir ce film ? Si t’as peur, n’hésite pas à t’accrocher à mon bras… *Rire machiavélique intériorisé* »

commentaires
  1. […] Avec plus ou moins de succès ou d’intérêt (on oubliera par exemple assez rapidement Grave Encounters) et surtout en jouant sur la fibre terrifiante à base de chats qui surgissent d’un placard […]

  2. […] Car je n’ai eu de cesse de le répéter dans des chroniques où je m’intéresse aux films d’horreur : l‘important, ce n’est pas la façon dont on fait sortir le chat du placard, mais la gueule du placard ! Bon, j’ai pas dit ça exactement en ces termes, mais la clé du succès d’un bon film qui fait peur, c’est l’ambiance qui s’en dégage. Si ça met mal à l’aise, c’est gagné. Sinon… bah, ça ressemble une comédie… […]

  3. […] aux titres français pour choisir mes films…). Pour le coup, rien à voir avec le très raté Grave Encounters niveau ambiance… On va plus s’intéresser au parcours de Florence et à son histoire, […]

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