Articles Tagués ‘CIA’

Tokyo Fiancée

Je ne suis pas fan d’Amélie Nothomb. J’ai dû lire un ou deux de ses bouquins qui traînaient sur un coin de table chez ma meilleure pote. Livres que j’ai oubliés à un détail près : ils étaient courts, écrits en gros caractère et semblaient remplis de vent. Mais bon, l’auteure étant amoureuse du Japon, je pouvais bien faire l’effort de mater un film inspirée d’un livre à haute teneur en autobiographie. Et c’était pas terrible. En fait, le rendu final est assez proche d’un « Amélie Poulain au pays nippon », avec une voix-off totalement insupportable qui raconte ce que des images devraient suffire à comprendre. On aura bien compris la désillusion amère est au cœur de l’expérience tokyoïte de Nothomb et c’est assez bien retranscrit dans le film, mais non sans une lourdeur pathologique à cause de cette foutue voix-off. Et pour pourtant Pauline Etienne est mimi et colle parfaitement à l’idée du personnage. C’est juste… globalement insipide. Et mou. Ca pue l’adaptation bête et méchante d’un livre qui n’a pas grand chose d’intéressant à raconter de base (comprendre « le film manque d’enjeux et de conflits »). Au mieux, on profitera des paysages de Tokyo et de quelques moments qui font sourire. A noter que je l’ai maté juste après Les Délices de Tokyo, donc on est clairement dans « deux poids, deux mesures ».

2/5

Kickboxer Vengeance

Jean-Claude Van Damme a ma sympathie. Il ne fait que des films pourris en Europe de l’Est depuis des années, pourtant, je suis attaché à mon idole de jeunesse. Et puis de temps en temps, il sort des ovnis géniaux comme JCVD ou Welcome in the Jungle. Du coup, j’ai accueilli ce remake de Kickboxer avec un minimum de méfiance, genre « allez, on est fous, pourquoi pas ». Et là c’est le drame. Je m’attendais pas à un chef d’oeuvre, j’avais même déjà ma note en tête après la bande-annonce : 2. Et bien c’est pire ! C’est filmé avec les pieds. Ou monté avec les pieds (je ne comprends toujours pas pourquoi on s’obstine à monter les films de bagarre à l’occidentale quand Jackie Chan a montré pendant 40 en Chine la façon de filmer un film de karaté…). Dire que l’acteur principal a le charisme d’une huître est faire injure à l’ensemble des lamellibranches ! Le méchant est… Drax, des Guardiens de la Galaxie, histoire de bien continuer le white-washing en cours à Hollywood. Pour un film en Thailande, ça la fout mal. L’histoire est… à peu près la même. Les références au premier opus sont lourdes (« vous avez vu, on défonce un jukebox dans un bar, hahaha, c’est drôle ») Et JCVD… JCVD… sérieusement… J’ai beau fouillé dans mon capital sympathie engrangé depuis les années 80, je ne peux rien faire pour défendre son rôle. Un belge maître en arts martial d’asie du Sud Est à la rigueur, parce que la suspension d’incrédibilité à bon dos. Mais il s’approprie tellement le film, faisant passer le supposé héros comme son faire-valoir dans toutes les scènes où ils sont ensemble, qu’il en devient insupportable. Il avait l’occasion de prouver une palette de jeu plus vaste, plus en retrait, mais les muscles de Bruxelles ont un besoin évident de satisfaire un ego en manque de bons scénarios. Et puis ça balance des généralités à tour de bras, depuis « je n’ai pas envie de perdre deux fils » jusqu’au discours de motivation en combat final les moins crédibles de l’histoire du film avec des combats finaux. Je ne parlerai même pas des lunettes de soleil qu’il porte tout le temps, parce que – moi, je sais, j’ai vu sa télé-réalité – monsieur JCVD ne veut pas qu’on voit qu’il vieillit avec ses pattes d’oie. Le meilleur du film, c’est le début du générique de fin où on voit la scène de danse du premier film. Faites-moi plaisir, allez revoir l’original.

0/5

Pas de BA pour les étrons, juste celle des bons films massacrés sur l’autel des remakes.

Captain America – Civil War

Je pense que j’ai officiellement atteint le point de non-retour en ce qui concerne les mecs en collants. Sur le papier, le troisième opus consacré au boy-scout Marvel a tout pour faire un bon divertissement, avec de la bagarre, de la course poursuite, des blagues… mais j’en peux plus. La note n’est pas réflexive de ce que j’ai éprouvé au fond : de l’ennui. Toutes les aventures chez Marvel – hormis les « origin stories » telle que Iron Man – manquent d’enjeux, les films ne sont plus que de gigantesques bandes annonces promouvant les films à venir tout en se reposant paradoxalement sur une demi-douzaine de films passés. On ne pige pas spécialement ce qui se passe entre les personnages si on a pas vu les films d’avant et on s’en cogne de ce qui se passe dans le film actuel puisqu’il n’apporte fondamentalement rien aux personnages. J’ai maté ce Cap en mode automatique, à base de « ah… », « bagarre bagarre », « oh… », « bagarre bagarre », « et ? ». Le plus excitant dans le film, c’était Spider-Man, qui va juste revivre sont troisième reboot en 10 ans. C’est dire… Je m’en tamponne de Rogers, de Starks, de Tchalla, de… de tous en fait. C’était chiant. Encore un film charnière pour annoncer l’homme araignée, Black Panther, accessoirement Thor/Hulk, et le méga bloubiboulga que sera le dyptique Avengers.

3/5

Ouais, non, en fait 1.5/5

X-Men: Apocalypse

Et encore des mecs en collants… Deux dans le même mois, c’est désormais trop. Mais je dois avouer que je partais plus confiant que pour le Captain car Days of the Future Past (le deuxième épisode de cette deuxième trilogie sur les mutants de la Fox) était sympa. Et j’ai vite compris que ce serait le drame… On se tape une exposition qui dure presque une heure, le temps de rappeler à nos bons souvenirs qui sont les gentils d’avant (Xavier, Mystique, Magneto, Quicksilver, Moira, Havok, le Fauve), qui sont les nouveaux gentils (Jean Grey, Cyclops, Nightcrawler), qui sont les nouveaux méchants (Apocalypse, Storm, Angel, Pyslocke). L’air de rien, ça fait déjà 14 personnages. Une fois que c’est fait, il est largement temps de rajouter la dose de fan service : la séquence « ralenti et musique cool » de Quicksilver (l’unique moment bien du film) et le moment Wolverine. Après, il faut s’inquiéter de la continuité de la licence, on a déjà commencé avec Wolverine pour expliquer comment il est devenu amnésique, il faut s’occuper des cheveux de Xavier par un artifice bidon. Une petite séquence de bagarre, et hop, emballé c’est pesé. Encore un film bien ennuyeux qui souffre de la présence d’un mauvais scénariste à la barre (Simon Kinberg) qui se contente d’appliquer ce qui a bien marché par le passé et de faire passer l’aura de la l’acteur avant l’intérêt des personnages (d’où Mystique en héroïne désintéressée, Magneto repentant pour la sixième fois, Sansa Stark surexposée et à contrario Jubilee littéralement en potiche par exemple). Apocalypse ne donne pas l’impression d’être le grand vilain qu’il devrait être, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux tout en donnant un côté kitch à l’ensemble… Bref, c’était long, mal rythmé, pas intéressant et avec des personnages qu’on ferait bien de mettre au placard pour passer à autre chose…

1/5

Warcraft

Duncan Jones est un réalisateur que j’apprécie (Moon). En revanche, et ça s’est un peu vérifié avec Source Code, dès lors que des gros studios mettent la main dans ses projets, sa démarche en tant qu’auteur s’en retrouve lésée pour un résultat somme toute moyen. Du coup, un projet comme Warcraft avait toutes les chances de le tourner en « Yes Man ». Fort heureusement, le gars est un joueur et s’est battu pour imposer sa vision de l’adaptation vidéoludique. C’est peut-être la raison pour laquelle on évite le naufrage complet. Les enjeux sont clairement présentés en s’éloignant de l’écueil « tout ce qui n’est pas humain est forcément méchant », les personnages sont intéressants sauf les héros humains et même si on y connait rien comme moi à l’histoire du jeu Warcraft, on pige ce qui se passe dans le film. Sur ce point-là, on ratissait large pour le grand public. Mais le film se vautre complètement sur l’esthétique héritée du jeu qui donne un cachet ultra-kitch à l’ensemble. Surtout chez les humains. Il suffit de regarder l’armure du roi pour s’en rendre compte… Encore une fois, trop d’effets spéciaux tue les effets spéciaux et si les orcs en imposent, tout le reste fait carton-pâte numérique (notamment les décors). Je prédis que le film vieillira très mal. Quand on voit ce que Peter Jackson à réussir à faire en décor naturel, je m’étonne encore qu’on choisisse la solution cheapos du fond vert dans tous les coins pour les films fantasy. Ajoutons à cela les acteurs les moins investis du monde du côté des humains (les moins investis ou les plus gênés par les fonds verts), un combat final expédié et un scénario pensé pour amorcer une trilogie qui ne verra probablement jamais le jour et vous avez pour moi une dépense d’argent bien dispensable… et vous avez un film juste très moyen.

2.5/5

Blind Dating

Ca ne révolutionnera pas l’histoire de la comédie romantique mais on pourra souligner un certain effort sur les personnages avec un aveugle et une exilée indienne en Amérique dans le duo de charme. Un effet de « nouveauté » qui passera trop vite sur les réels problèmes inhérents au handicap pour l’un et au poids des traditions pour l’autre quand l’amour est en jeu. On passera allègrement aussi sur le fait que – comme toutes les romcoms – le cœur de l’intrigue repose sur 2 idiots qui n’arrivent pas à communiquer… Reste des petites vannes marrantes grâce au frère du héros, le plus développé des personnages secondaires quand les autres font de la figuration avec une caratérisation qui tient sur un timbre poste. Au final, je ne peux même pas vous le recommander…

2.5/5

Central Intelligence

Comment dire… C’est vraiment un mois très moyen au niveau des films que je m’enfile. Rien d’excitant, de nouveau, de wow!, de fun… Central Intelligence est dans la norme des films capitalisant sur le potentiel sympathie de The Rock et Kevin Hart pour attirer les spectateurs dans les salles. Une fois dedans, la place payée, on n’a guère de scrupules à leur proposer un scénario mâché, digéré, déféqué et remâcher derrière. Du coup, le film est porté uniquement par le duo d’acteurs. Et encore, il faut vraiment faire abstraction du caractère idiot de celui de Dwayne Johnson qui jamais, ô grand jamais, n’aurait pu entrer à la CIA compte tenu de son caractère obsessionnel intrinsèque. A noter que je suis tombé sur une version unrated malgré moi, donc plein de blagues improvisées par les acteurs et de plans inutiles, alourdissant de fait le rythme du film qui n’en possède que peu.

2/5

Bad Neighbors 2

Et c’est parti pour la suite commerciale d’un film que personne n’attendait et qui a plutôt bien fonctionné au box-office. Film qui était divertissant, cela dit en passant. Donc on prend les mêmes et on recommence. Même formule, même scénario, même enjeux, pas du tout le même intérêt. Ca commence à se sentir que je suis fatigué de chroniquer des films bordeline pourris ce mois ?

2/5

Ghostbusters, le reboot

Non. Non-non-non-non. Non ! Juste non !

0.5/5

Macross Delta

Au milieu d’un mois tout pourri niveau film, je me suis dit que j’allais sauver cet article grâce à une valeur sûre : Macross. Et que même si c’était moyen, mon côté fanboy prendrait la relève et encenserait le dernier anime en date de licence. Sauf que voilà, j’ai beau être hardcore et vénérer Macross, Delta franchit un cap dans le mix mécha-romance-musique. Il faut dire que mettre l’équivalent science-fiction des magical girls, c’était couillu et ça a dû prendre pas mal de monde en route. Maintenant, on envoie carrément des jeunes filles en fleur avec des jupettes à réaction chanter sur les champs de bataille pendant que les Valkyries combattent autour. C’était osé. Mais j’ai dit « allez, pourquoi pas ». On fait connaissance avec un groupe de chanteuse « idols » comme on en trouve des tonnes au Japon, un p’tit qui veut voler dans le ciel bien évidemment, l’habituel triangle amoureux et puis une nouvelle race d’humains qui vient faire la guerre au reste sous des prétextes plus ou moins fallacieux… Bref, du Macross. Et si le début est péchu en dépit de choix scénaristiques déconcertants, ça part vite en cacahuète. C’est bien simple à partir de l’épisode 13-14 (soit à la moitié de la série, hein), il ne se passe plus rien. Finis les combats spatiaux (hormis deux-trois escarmouches histoire de dire), la romance passe au second plan (avec deux-trois mièvreries histoire de dire et un final (abo)minable) et les chansons passent quant à elles en boucle au point de devenir fatigantes (et pour le coup, c’est vraiment très pop japonaise… le genre de truc que vous entendez sur une borne de DDR). Pendant ce temps, la politique et les tarabiscotages associés s’expliquent et se font expliqués jusqu’à un final mou et sans enjeu. C’est triste à dire, mais je me suis fait chier devant Macross Delta

2/5

Mike and Dave Need Wedding Dates

Qui l’eût cru ? Le meilleur des films du mois est une comédie avec la moitié du cast de Dirty Granpa et la moitié du cast de Pitch Perfect… A croire que les rôles de débiles siéent (ouh, c’est pas une conjugaison qu’on a l’habitude de faire dis donc) à Zac Efron et Anna Kendrick (assez proche de ce qu’on a vu dans l’excellent Mr Right, d’ailleurs) ! Car oui, le film est débile mais ça m’a fait marrer. Largement plus que des comédies à gros budget sus-vues. C’est le moment de débrancher le cerveau et passer un moment sans complexe dans le canapé.

3.5/5

Star Trek Beyond

Le premier épisode était divertissant, le second une abominable bouse. Autant dire que j’en attendais pas grand chose. D’autant moins que je ne suis pas trekky pour deux sous. Somme toute, c’était à la hauteur du premier opus : divertissant. Je crois qu’on peut remercier Simon Pegg de s’être penché sur le scénario pour éviter un naufrage à la Khan et à Justin Lin pour son sens de l’action (c’est monsieur Fast & Furious). Honnêtement, vues toutes les daubes que je me suis farcies ce mois, je ne suis peut-être pas hyper objectif mais ça reste un excellent film pop-corn auquel on pardonnera les raccourcis scénaristiques…

4/5

Die Hard : belle journée pour mourir : affiche

Die Hard 5 ou A good day to Die Hard ou Une belle journée pour mourir est un film réalisé par John Moore (Max Payne), avec Bruce Willis (Hudson Hawk) et Jai Courtney (Jack Reacher).

John McClane va chercher son fils en Russie. Sauf que son fils fait partie de la CIA et qu’il avait pas besoin de papa. Mais comme ça va mal tourné, John va pouvoir redonner du Yippie-kay-yay motherfucker à qui veut l’entendre…

Honnêtement, j’attendais rien de ce nouveau Die Hard, convaincu de faire face à un nouvel étron du gabarit du précédent. J’avais pas tout à fait tord. En fait, il est pire ! Mais bon, comme j’avais décidé de passer une bonne après-midi au cinéma, j’avais laissé mon cerveau dans la boite à gants. Die Hard 5 est un gros actionner moisi sans grand intérêt, limite, je crois que je m’amuserais plus en matant le futur GI Joe 2.

Alors oui, je vais tirer sur l’ambulance, mais regardons un peu les CV des personnes attachées à la réalisation de ce film. John Moore déjà. Le responsable de Max Payne. Il n’avait pas fait de film depuis celui-ci et force est de constater que les années de disgrâce ne lui ont pas donné l’opportunité d’apprendre à se servir d’une caméra. C’est bien simple, il n’y a aucun sens du rythme ! En témoigne cette course-poursuite interminable dans les rues de Budapest (enfin, Moscou dans le film) où on passera plus de temps à compter les Porsche détruites qu’à s’intéresser au sort des protagonistes. Un exemple parmi tant d’autres. John Moore était un nom interchangeable et quand on sait que celui du réalisateur de Drive était un moment dans la short-list, on a un peu mal à son sens esthétique…

Die Hard : belle journée pour mourir : photo Bruce Willis, Jai Courtney

Mais comme je fais partie des gens qui ne jugent pas un film à la qualité de sa réalisation mais à celle de son scénario, je me dis que John Moore a peut-être fait simplement ce qu’il a pu avec ce qu’il avait. Au scénario, on retrouve Skip Woods. Déjà, un type qui s’appelle « Skip », j’ai pas forcément confiance. Ensuite, quand on s’intéresse de plus près à sa filmographie, on retrouve :

  • The A-Team
  • Hitman
  • X-Men Origins: Wolverine
  • GI Joe: l’Eveil du Cobra (que je vais regarder bientôt, j’en salive d’avance)

Ca fait rêver hein ? Que de l’actionner décérébré sans une once de talent pour ceux que j’ai vu. Je ne comprends pas qu’on le signe encore après le bide critique de X-Men ! Au regard de ce qu’il a fait avec la licence Die Hard, on ne peut que se dire qu’il n’a tout simplement jamais vu un épisode de la série ou que, s’il la fait, il n’a pas compris ce qu’était l’essence d’un Die Hard. Vu que le script est passé, on peut aussi se dire que ses producteurs ne savent pas non plus ce qu’ils font et que Bruce Willis est en manque de fonds pour signer sans s’intéresser d’un peu plus près à son personnage culte.

Die Hard : belle journée pour mourir : photo Bruce Willis

Non, même avec un cuir, tu ne fais pas jeune ! Assume, bordel !

Petite liste des indispensables d’un Die Hard qu’on ne retrouve pas dans ce « scénario »:

  • John McClane est flic (là, il est quoi ? à la retraite ?)
  • John McClane est désabusé, mal en point, alcoolique, cynique
  • John McClane est au mauvais endroit au mauvais moment (sans vouloir être vexant, il était pas obligé d’aller en Russie)
  • John McClane n’a pas de besoin de sidekick (Samuel L Jackson ne compte pas… mais quel idée de lui accoler son fils bodybuildé !)
  • A partir d’un moment, le méchant en veut personnellement à John McClane (autant dire que le méchant n’en a rien à branler de McClane, père ou fils)
  • John McClane souffre mais tant pis (là, c’est son fils qui prend cher)
  • Un Die Hard, c’est une unité de temps et de lieu (et ça, désolé, mais c’est la base !)

Ce n’est qu’un florilège parmi des centaines de détails pourris. D’autres ont le même avis que moi…

En d’autres termes, c’est un ratage complet, depuis la caractérisation des personnages jusqu’à la construction de l’histoire (dont on se fiche complètement).

Bruce Willis a l’air de s’emm… comme un rat crevé. Je ne dis nullement qu’il est trop vieux pour ces conneries, parce que papy Willis aurait encore des aventures à raconter dans ce rôle ; je pense qu’il a simplement conscience qu’il est en train de tourner un film à gerber et que cet air crispé et détaché qu’il arbore en permanence, c’est juste qu’il se retient de dégobiller. Il n’est tout simplement pas concerné par ce qui se passe autour de lui…

Petite note sur la version française. Même ça, c’était raté. Enfin, d’ordinaire, c’est souvent raté. Mais on se souviendra que le premier opus avait une VF différente et appréciable. Là, son doubleur officiel (Patrick Poivey) cabotine à mort et en fait des caisses, tant et si bien que ça en devient carrément insupportable !

N’y a-t-il rien pour sauver ce film ?

Die Hard : belle journée pour mourir : photo Yuliya Snigir

Non… Rien, désolé. L’image de Yuliya Snigir, c’est juste une excuse. Comme dirait Gandalf : « Fuyez, pauvres fous ! ». Pour apprécier Die Hard 5, il faut s’imaginer en train de mater une émission de téléréalité sur NRJ12 et se dire que finalement, ya pire…

This Means War est un film réalisé par McG (Terminator Renaissance), écrit entre autres par Simon Kinberg (Mr & Mrs Smith), avec Reese Witherspoon (Cruel Intentions), Chris Pine (Star Trek) et Tom Hardy (Inception)

Tuck et FDR sont les meilleurs amis du monde. Ils sont aussi un duo d’agents de choc à la CIA, dans la catégorie espion. Mais ils sont seuls. FDR enchaîne les filles dans des nuits sans lendemain, Tuck est divorcé avec un petit garçon. Les deux vont rencontrer – chacun à leur manière – la même fille, en tomber en amoureux et se faire la guerre en utilisant éhontément les ressources de la CIA pour la conquérir. Bien évidemment, la fille au milieu ne va pas arriver à se décider entre les deux…

En général, je ne prends connaissance des scénaristes d’un film qu’au générique de fin ou en rédigeant une chronique. Donc bien souvent, il est trop tard et j’ai maté le film en entier. A la fin de This Means War (encore une fois renommé bizarrement Target en français… pour le coup, les titres français et original sont tout aussi débiles l’un que l’autre), je me disais que ça ressemblait tout de même pas mal à Mr & Mrs Smith avec Brad Pitt et Angelina Jolie. Mon instinct ne m’avait donc pas trompé.

Sauf que ce This Means War est nettement moins rigolo que sont grand frère… Il était pas nul, hein ? Il était divertissant. Dans une certaine mesure…

Le film est plutôt bien réalisé, avec des idées intéressantes – quoi que bien artificielles – et des scènes d’actions bien péchues. McG prouve qu’il a un certain style, même si ça s’apparente plus à de la poudre aux yeux qu’autre chose. Je m’étais plus amusé avec son Charlie’s Angels (c’est dire).

Dans tout le casting, il n’y a guère que Tom Hardy qui ne soit pas totalement insupportable. Personnellement, j’aime pas Chris Pine, j’y peux rien. Quant à Reese Witherspoon, en dehors du fait qu’elle était plus mignonne avant sa période bordeline anorexique, elle campe un rôle à mi-chemin entre la blonde débile et la cadre sup coincée.

Mais pour dédouaner le réalisateur et les acteurs, comme toujours, l’entièreté de la médiocrité réside dans la qualité du scénario. Tuck et FDR (n’importe quoi, déjà) sont deux agents de la CIA assez pro. Tuck un peu plus que l’autre. Il est immédiatement dépeint comme le mec qui calcule, fait passer la mission avant les frivolités et compagnie. Pourtant, c’est lui qui manque systématiquement de munitions… Etrange. En d’autres termes, les caractérisations de personnages sont approximatives. Après pour les besoins du scénario, ils utilisent et bouzillent les ressources de la CIA qui doivent coûter une blinde (drones, micros, hommes… la totale), c’est rigolo mais pas réaliste pour un sou. Alors, oui, blablabla, comédie, blablabla, on s’en fout… N’empêche ! Je réclame pas du réalisme à 100%, mais là où j’avais apprécié Mr & Mrs Smith, tout est raté dans This Means War.

En matant il y a longtemps la bande annonce, j’avais eu l’impression que les deux agents étaient des issus d’organisations différentes (FBI, CIA, MI5, etc.) et qu’ils se tiraient la bourre avec les ressources associées à leur agence (d’où protocoles différents). Rien que ce pitch me semble plus intéressant que celui de Target Et je dis pas seulement ça parce que c’est le mien.

On colle une histoire de vilain particulièrement crétin qui veut se venger des agents parce qu’ils ont tué son frère (il arrive à remonter la piste via un bout de tissu… sic et WTF). Et plutôt que de kidnapper l’ex-femme ou le fils de Tuck, il s’attaque à la potentielle petite amie de l’un et de l’autre… Bien bien bien… Et sinon, elle est où l’école de génies du mal que j’aille donner quelques cours d’introduction ?

L’acte 1 dure une éternité pour rien. L’épilogue n’est pas en reste. Et au milieu, on nous bricole des mini-sketchs où les deux agents les plus bêtes du monde se tirent la bourre pour conquérir la belle. Si vous avez bien lu mon pitch, vous savez déjà comment et avec qui ça va se finir (ah oui, parce que, cerise pourrie sur le gâteau moisi, le film est incroyablement prévisible).

Les seules scènes qui arriveront à vous tirer un sourire sont, comme toujours, dans la bande-annonce.

Target est donc un film de romance raté et un film d’espionnage raté. Pour l’apprécier, il va très clairement falloir laisser son cerveau de côté quand vous mettrez la galette dans la platine. Personnellement, même avec les films légers, c’est pas ce que je recherche…

Miracle Day est la quatrième saison de la série Torchwood, toujours avec John Barrowman dans le rôle du Captain Jack Harkness et Eve Myles dans celui de Gwen Cooper.

Un jour, sur Terre, personne ne meurt. Le suivant, pareil. Et le jour d’après. Et le jour d’après. L’humanité a mystérieusement accédé à l’immortalité. Sauf le Captain Jack Harkness qui est passé du statut d’immortel à celui de mortel. Les deux sont forcément liés et Jack connaît trop bien le goût de l’immortalité pour savoir que c’est une malédiction. Et la Terre ne va pas tarder à la connaître…

Les amateurs de la série savent qu’à la fin de la saison 3, l’institut Torchwood n’existe virtuellement plus. C’est donc une nouvelle page qu’il reste à écrire pour la série. Page qui s’écrit des deux côtés de l’Atlantique puisque la série est désormais co-produite par la BBC (UK) et la chaîne Starz (US). Toute l’action ou presque de la série perd son côté délicieusement anglais pour se laisser embarquer dans des aventures qui fleurent bon le gras de burger.

Je reste un grand fan de Doctor Who, bien évidemment, et de cette série qui en est dérivée. L’équipe créative aux commandes de Torchwood est globalement la même depuis la création de la série. Comme les trois saisons précédentes m’avaient toujours plu, il n’y avait pas de raison que cela change…

Et pourtant… Mon appréciation de cette saison fut à l’image des courbes d’audience américaine : plutôt basse. En terme de public, cette saison est très clairement un échec. Comment expliquer un tel vautrage sur les ondes américaines ?

  1. On ne va pas se leurrer, les USA restent un pays ultra-conversateur, avec des gens qui ont un tas de préjugés sans fondement. Et les scénaristes ont vraiment osé beaucoup de choses pour cette première saison produite par une chaîne de l’oncle Sam. Premièrement, la sexualité de Jack Harkness a toujours été assez floue. Dans cette saison, un cap a été franchi. Et comme Tochwood ne s’est jamais gênée pour montrer des scènes de sexe (c’est un peu une marque de fabrique), il est possible qu’autant de situations explicites à la télévision ait fait perdre une audience certaine du côté des homophobes de service.
  2. Ensuite, la série s’ouvre par un pédophile qui survit à l’injection léthale (et oui, plus personne ne meure). Pire, cet personnage odieux va devenir une espèce d’égérie adulée du peuple. En reliant cela au premier point, vous imaginez que nombre de dents ont dû grincer et faire chuter en flèche la côte de popularité de la série.
  3. La série manque de rythme. Habitués à travailler sur des épisodes one-shot ou des mini-séries de six épisodes, les créateurs n’ont pas su gérer les 10 épisodes qui leur ont été octroyés. La série aurait gagné à être compressée en 6-8 épisodes. Un départ mou du genou pour une série signe en quelque sorte son épitaphe. Les creux de la série étant dans les épisodes 3-4 et 7-8, ça fait deux beaux trous entre un départ chiadé et un climax très prenant (deux épisodes écrits par Russel T Davies, le créateur… je dis rien mais j’en pense pas moins)
  4. On aura beau dire, on aura beau faire, mettre le personnage de Jack Harkness ne suffit pas à faire du Torchwood. Et cette saison 4 n’est pas du Torchwood. Le fan de base ne retrouve pas les éléments qui ont fait le sucre de cette série : des monstres, un QG, de la technologie alien, etc.

Si les points 1 et 2 sont, de mon point de vue, uniquement à réserver à téléspectateurs américains beaucoup plus conservateurs que d’autres avec la bouillie vomie par la télévision, rien n’excuse les points 3 et 4 ! Et c’est dommage. C’est vraiment dommage.

Car la série propose, comme toujours, d’excellents thèmes de réflexion et les développe bien :

  • Le fameux personnage du pédophile (interprété par un Bill Pullman en grande forme) va se gagner une solide notoriété grâce à la télévision. C’est un tacle délicatement porté dans les parties intimes des médias et sur la façon dont la manipulation du public leur ait aisé. Ça montre aussi en filigrane combien la célébrité obtenue par les médias est aussi factice qu’éphémère.
  • Le postulat de base est extrêmement intéressant. Et si l’homme devenait immortel ? (Techniquement, l’explication est qu’il vieillirait trèèèèèès lentement.) Si l’homme devenait immortel, ça serait vite le bordel. Car les gens continuent de tomber malades et de souffrir mais ils ne meurent pas. Et les humains continuent de se procréer. La population augmente donc, de fait. Et pas qu’un peu. Ce qui implique des problèmes de gestion des ressources naturelles, de ressources manufacturées (la bouffe, les médicaments,etc.), l’effondrement des marchés, la délinquance, l’inévitable montée des extrêmes (gauche ou droite, au choix) et surtout la question « que faire des malades qui ne meurent pas ? ». Et la série traite intelligemment toutes ces questions et tacle encore une fois des institutions gouvernementales sans vergogne. (Vous noterez au passage que les Elfes gèrent beaucoup mieux leur immortalité que les humains…)

Et pourtant la sauce ne prend pas, parce que c’est trop long. Il faut attendre 8 épisodes pour avoir les mots « technologie » et « alien » placés dans la même phrase ! Et qu’on ne me parle pas des fameuses lentilles, un très beau deus ex machina. L’épisode 7 a été très mal géré pour le suspense de la série. En fait, de façon générale, le suspense de la série n’existe pas : on sait que Jack ne peut pas mourir (puisqu’il existe dans un futur Doctor Whoesque, en dépit de l’excuse « le futur peut être ré-écrit » que sortent les scénaristes) donc toutes les situations qui mettent en jeu la vie de Jack sont inutiles. Alors, on se retrouve avec une recette type Columbo, ou c’est le « comment ? » qui importe. En soi, ce n’est pas dérangeant, Columbo reste une très bonne série, c’est juste que ce n’est pas du Torchwood. La raison du pourquoi du miracle est aussi logique (on sait forcément que c’est lié à Jack) que bidon (C’est Dans Le Script).

En définitive, cette quatrième saison de Torchwood se résumerait en un « bien mais pas top ». Et ça ne tient pas grand chose : juste un problème de rythme et des facilités scénaristiques dont on se serait bien passées. Après une saison 3 vraiment dantesque, l’essai n’est pas transformé. Dommage…

Confessions d’un homme dangereux est l’adaptation d’une autobiographie (ou roman autobiographique, je doute qu’on sache un jour la vérité) éponyme de Chuck Barris.

« Mon nom est Chuck Barris. J’ai écrit des chansons pop, j’ai été producteur de télévision, j’ai inondé le petit écran d’émissions d’une terrifiante débilité. Et j’ai tué trente-trois personnes. »

Chuck Barris est connu aux Etats-Unis comme l’un des pionniers de la dégradation de la qualité des émissions télévisuelles. En d’autres termes : il a créé pas mal de bouses pour la télévision qui finissaient par empêcher le téléspectateur de réfléchir par lui-même. C’est à partir de ses émissions qu’on a vu arriver en France Tournez Manège ou encore les Mariés de la 2 (enfin, les Z’Amours quoi…). Producteur à succès donc, il clame également dans son livre qu’il fut un assassin pour la CIA et qu’il profitait des voyages récompenses offerts à ses jeux pour aller de part le monde et buter du camarade communiste pour le compte de la mère patrie.

Et donc, le film raconte le livre qui raconte sa vie.

La réalisation est signée George « What else » Clooney qui s’octroie au passage le rôle de l’informateur de Barris. Force est de constater que, pour une première réalisation, il s’en sort très bien avec de bonnes idées de mises en scènes de-ci de-là. Profitant de son statut de movie star avec plein de potes, il appelle ces derniers pour compléter des morceaux de choix au casting : Julia roberts ici, caméo de Brad Pitt et Matt Damon par là et puis Soderberg à la production. Chuck Barris est quant à lui campé par un Sam Rockwell vraiment très convaincant et récompensé à Berlin pour sa prestation.

Le film est parfois dur à suivre, surtout au début, mais livre une biographie dans laquelle il est plutôt amusant de se plonger, avec des petites touches d’humour bien sympathiques pour égayer le propos légèrement dramatique (film noir inside).

Si vous avez l’occasion, c’est un film à découvrir ! Vraiment.

En plus, il y a un nain dedans… (et finalement, par certains côtés, Confessions of a dangerous mind rappelle vraiment In Bruges)